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La canicule s’étend dans le sud de la France, avant le reste du pays
Avec 14 départements en vigilance orange, l’épisode de canicule se poursuit sur le sud de la France samedi pour la deuxième journée consécutive, avant une extension vers le nord du pays, entraînant notamment des risques d’incendies multipliés.L’Aude, le Vaucluse, le Var, les Alpes-Maritimes, la Haute-Corse, les Alpes-de-Haute-Provence, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère et le Rhône rejoignent, à partir de midi, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, concernées depuis vendredi par cet “épisode caniculaire précoce”.Lequel doit s’étendre progressivement au nord et gagner en intensité dans certains départements dimanche: 53 départements au total seront alors placés en vigilance orange, de l’Ile-de-France à l’Arc méditerranéen, et de la Vendée au Doubs, a annoncé Météo-France samedi matin.Le phénomène doit durer au moins jusqu’à mardi.”Les températures minimales sont souvent comprises entres 19 et 23°C, et jusqu’à 26 degrés près de la Méditerranée”, prévient Météo-France, qui s’attend à ce que les températures atteignent 34 à 38°C samedi après-midi sur les départements concernés par la vigilance orange, et qu’elles approchent “ponctuellement les 40°C près de la Méditerranée”.La vague de chaleur concerne tout le sud de l’Europe, avec une vingtaine de villes d’Italie, dont Rome et Venise, placées en alerte. Au Portugal, les deux tiers du pays seront en alerte orange dimanche, avec 42°C prévus à Lisbonne et un risque maximal d’incendie. En Espagne, le pic de chaleur est attendu à partir de dimanche avec un mercure au-delà des 40°C sur une grande partie du territoire.En France, le numéro vert canicule, qui permet d’obtenir des conseils “pour se protéger et protéger son entourage”, sera réactivé à partir de 08H00, a annoncé le ministère de la Santé.Dimanche et lundi, le thermomètre affichera 35°C au moins sur les deux tiers du pays, promettant des nuits “très désagréables” lors desquelles le mercure ne devrait pas descendre en dessous de 20 degrés, selon Tristan Amm, prévisionniste chez Météo-France.”On sera souvent de 12 à 15 degrés au-dessus des normales et il est possible que des niveaux proches des records soient atteints localement sur les températures minimales”, ajoute-t-il.La cause de ce nouveau pic est un “dôme de chaleur”: un large et puissant anticyclone forme une sorte de couvercle qui vient bloquer l’air en basses couches, empêchant l’entrée de perturbations, tout en le réchauffant progressivement.Depuis le 19 juin, la France traverse sa 50e vague de chaleur nationale depuis 1947, et sa 33e du XXIe siècle, conséquence du réchauffement climatique qui augmente l’intensité et la fréquence des canicules.Et impossible d’en prévoir la fin avec certitude: elle va durer “au moins jusqu’à mardi”, mais pour la fin, “est-ce que ce sera mercredi, jeudi ou vendredi, c’est trop tôt pour le dire”, précise M. Amm.- Ecoles en surchauffe -Pour y faire face, mairies, préfectures et pompiers multiplient mises en garde et recommandations.Des massifs forestiers sont interdits par crainte d’incendies, des locaux climatisés restent ouverts malgré le week-end, des distributions d’eau sont organisées…A Marseille, où certains habitants ont trouvé refuge vendredi dans les centres commerciaux climatisés, la mairie a annoncé la gratuité des piscines municipales et publié une cartographie des lieux publics disposant de la climatisation.Dans la deuxième ville de France, au bâti scolaire souvent ancien, la chaleur a mis ces derniers jours les écoliers à rude épreuve, obligeant parfois parents et enseignants à fournir eux-mêmes des ventilateurs.Alors qu’il reste une semaine de cours, l’association de parents FCPE a demandé vendredi à la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne de donner, d'”urgence”, “des consignes claires” aux personnels des établissements scolaires afin d’adapter l’accueil des élèves.La ville de Nice assure pour sa part que près de 250 ventilateurs portables d’appoint “ont été livrés ces deux dernières semaines” à la demande des chefs d’établissement et qu’une distribution de ventilateurs aux personnes âgées isolées a également été mise en place.
Funérailles nationales en Iran pour les morts de la guerre des 12 jours
L’Iran organise samedi des funérailles nationales pour une soixantaine de hauts gradés et de scientifiques nucléaires tués pendant la guerre de 12 jours déclenchée par Israël, au quatrième jour d’un fragile cessez-le-feu et alors que Donald Trump menace d’attaquer à nouveau le pays.Vendredi, le président américain a affirmé que les Etats-Unis mèneraient “sans aucun doute” de nouvelles frappes en Iran si le pays enrichissait l’uranium à des niveaux lui permettant d’obtenir des armes nucléaires. Il a aussi accusé le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, de manquer de reconnaissance, affirmant lui avoir évité “une mort affreuse et ignominieuse”.”Je savais exactement où il s’abritait, et je n’ai pas voulu laisser Israël ni les forces armées américaines, de loin les plus puissantes et les plus grandes du monde, mettre fin à sa vie”, a martelé Donald Trump dans un message extraordinairement virulent sur son réseau Truth social, se vantant d’avoir infligé “une raclée” à l’Iran.Les Etats-Unis ont bombardé trois sites nucléaires en Iran dans la nuit du 21 au 22 juin, se joignant à l’offensive déclenchée par Israël le 13 juin dans le but affiché d’empêcher le pays de se doter de la bombe atomique.”Israël a agi au dernier moment possible face à une menace imminente contre lui, la région et la communauté internationale”, a encore affirmé vendredi sur X le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar.L’Iran, de son côté, a toujours nié vouloir construire la bombe atomique et revendique le droit de mener un programme nucléaire civil. Téhéran a aussi démenti qu’il allait reprendre les négociations avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, comme l’avait soutenu Donald Trump à La Haye lors d’un sommet de l’Otan.- “Irrespectueux et inacceptable” -“Si le président Trump souhaite réellement conclure un accord, il devrait mettre de côté son ton irrespectueux et inacceptable à l’égard du guide suprême iranien, le grand ayatollah Khamenei, et cesser de blesser ses millions de partisans sincères”, a écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.”Le grand et puissant peuple iranien, qui a montré au monde que le régime israélien n’avait PAS D’AUTRE CHOIX que de courir vers +papa+ pour éviter d’être anéanti par nos missiles, n’apprécie guère les menaces et les insultes”, a-t-il déclaré. “La bonne volonté engendre la bonne volonté, et le respect engendre le respect”.Plusieurs importants commandants des forces armées iraniennes, dont les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ainsi qu’une dizaine de scientifiques nucléaires, ont été tués par les bombardements israéliens. Les autorités iraniennes leur rendent hommage samedi matin au cours de funérailles nationales.Samedi “sera un jour historique pour l’Iran islamique et l’histoire de la révolution”, a déclaré vendredi à la télévision d’Etat Mohsen Mahmoudi, un responsable religieux pour la province de Téhéran.Les médias iraniens ont diffusé tôt dans la matinée les premières images des cortèges funéraires des “martyrs de la guerre imposée par le régime sioniste”. Des photos montrent des cercueils drapés dans des drapeaux iraniens et portant des portraits des commandants tués en uniforme. Dans une vidéo, les véhicules, en provenance de l’Université de Téhéran, sont entourés par une foule sur la place Enghelab (Révolution), toute proche, où doit avoir lieu une brève cérémonie. Le cortège funèbre se rendra ensuite place Azadi (Liberté), distante de 11 kilomètres, a précisé M. Mahmoudi.Mohammad Bagheri, puissant général des forces armées iraniennes et tué au premier jour de la guerre, sera enterré avec sa femme et sa fille, selon Mohsen Mahmoudi.M. Bagheri était le plus haut gradé des forces iraniennes, responsable à la fois de l’armée, du Corps des Gardiens de la Révolution mais aussi du programme balistique du pays. Il travaillait directement sous l’autorité du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ultime décisionnaire et commandant en chef des forces armées.Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, a dans le passé présidé les funérailles nationales, notamment l’an dernier après la mort dans un accident d’hélicoptère du président Ebrahim Raïssi. Sa présence samedi n’a toutefois pas été confirmée.Selon le ministère iranien de la Santé, au moins 627 personnes ont été tuées et près de 4.900 blessées parmi la population civile durant les 12 jours de guerre.Les tirs iraniens de représailles vers Israël ont fait 28 morts, selon les autorités israéliennes.
Funérailles nationales en Iran pour les morts de la guerre des 12 jours
L’Iran organise samedi des funérailles nationales pour une soixantaine de hauts gradés et de scientifiques nucléaires tués pendant la guerre de 12 jours déclenchée par Israël, au quatrième jour d’un fragile cessez-le-feu et alors que Donald Trump menace d’attaquer à nouveau le pays.Vendredi, le président américain a affirmé que les Etats-Unis mèneraient “sans aucun doute” de nouvelles frappes en Iran si le pays enrichissait l’uranium à des niveaux lui permettant d’obtenir des armes nucléaires. Il a aussi accusé le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, de manquer de reconnaissance, affirmant lui avoir évité “une mort affreuse et ignominieuse”.”Je savais exactement où il s’abritait, et je n’ai pas voulu laisser Israël ni les forces armées américaines, de loin les plus puissantes et les plus grandes du monde, mettre fin à sa vie”, a martelé Donald Trump dans un message extraordinairement virulent sur son réseau Truth social, se vantant d’avoir infligé “une raclée” à l’Iran.Les Etats-Unis ont bombardé trois sites nucléaires en Iran dans la nuit du 21 au 22 juin, se joignant à l’offensive déclenchée par Israël le 13 juin dans le but affiché d’empêcher le pays de se doter de la bombe atomique.”Israël a agi au dernier moment possible face à une menace imminente contre lui, la région et la communauté internationale”, a encore affirmé vendredi sur X le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar.L’Iran, de son côté, a toujours nié vouloir construire la bombe atomique et revendique le droit de mener un programme nucléaire civil. Téhéran a aussi démenti qu’il allait reprendre les négociations avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, comme l’avait soutenu Donald Trump à La Haye lors d’un sommet de l’Otan.- “Irrespectueux et inacceptable” -“Si le président Trump souhaite réellement conclure un accord, il devrait mettre de côté son ton irrespectueux et inacceptable à l’égard du guide suprême iranien, le grand ayatollah Khamenei, et cesser de blesser ses millions de partisans sincères”, a écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.”Le grand et puissant peuple iranien, qui a montré au monde que le régime israélien n’avait PAS D’AUTRE CHOIX que de courir vers +papa+ pour éviter d’être anéanti par nos missiles, n’apprécie guère les menaces et les insultes”, a-t-il déclaré. “La bonne volonté engendre la bonne volonté, et le respect engendre le respect”.Plusieurs importants commandants des forces armées iraniennes, dont les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ainsi qu’une dizaine de scientifiques nucléaires, ont été tués par les bombardements israéliens. Les autorités iraniennes leur rendent hommage samedi matin au cours de funérailles nationales.Samedi “sera un jour historique pour l’Iran islamique et l’histoire de la révolution”, a déclaré vendredi à la télévision d’Etat Mohsen Mahmoudi, un responsable religieux pour la province de Téhéran.Les médias iraniens ont diffusé tôt dans la matinée les premières images des cortèges funéraires des “martyrs de la guerre imposée par le régime sioniste”. Des photos montrent des cercueils drapés dans des drapeaux iraniens et portant des portraits des commandants tués en uniforme. Dans une vidéo, les véhicules, en provenance de l’Université de Téhéran, sont entourés par une foule sur la place Enghelab (Révolution), toute proche, où doit avoir lieu une brève cérémonie. Le cortège funèbre se rendra ensuite place Azadi (Liberté), distante de 11 kilomètres, a précisé M. Mahmoudi.Mohammad Bagheri, puissant général des forces armées iraniennes et tué au premier jour de la guerre, sera enterré avec sa femme et sa fille, selon Mohsen Mahmoudi.M. Bagheri était le plus haut gradé des forces iraniennes, responsable à la fois de l’armée, du Corps des Gardiens de la Révolution mais aussi du programme balistique du pays. Il travaillait directement sous l’autorité du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ultime décisionnaire et commandant en chef des forces armées.Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, a dans le passé présidé les funérailles nationales, notamment l’an dernier après la mort dans un accident d’hélicoptère du président Ebrahim Raïssi. Sa présence samedi n’a toutefois pas été confirmée.Selon le ministère iranien de la Santé, au moins 627 personnes ont été tuées et près de 4.900 blessées parmi la population civile durant les 12 jours de guerre.Les tirs iraniens de représailles vers Israël ont fait 28 morts, selon les autorités israéliennes.
A Budapest, une marche des fiertés qui tourne au bras de fer avec Orban
Y aller ou pas? Un nombre record de participants est attendu samedi après-midi dans les rues de Budapest pour braver l’interdiction par la police hongroise de la marche des fiertés, une régression inédite des droits LGBT+ dans l’UE.Plus de 35.000 personnes sont attendues au point de rassemblement à 14H00 heure locale (12H00 GMT) près de l’hôtel de ville de Budapest, une heure avant le départ du cortège.Le dirigeant nationaliste Viktor Orban veut éviter les images de répression violentes: vendredi, il a écarté toute intervention des forces de l’ordre, tout en menaçant les gays, lesbiennes et transgenres de conséquences légales a posteriori.Car dans toute l’Europe, les yeux seront braqués sur ce pays de 9,6 millions d’habitants qui s’est attiré les foudres de la Commission européenne avec cette mesure.La Commissaire à l’égalité Hadja Lahbib a fait le déplacement vendredi à Budapest, estimant qu’il était de son “devoir” de soutenir les personnes LGBT+ après ce bannissement, qui rappelle ceux de Moscou en 2006 et d’Istanbul en 2015.Elle s’est affichée aux côtés des organisateurs et du maire écologiste de Budapest Gergely Karacsony, qui a décidé de maintenir la Pride, estimant qu’un tel événement municipal ne nécessitait pas d’autorisation officielle.- Caméras installées -Slovaquie, Roumanie, Bulgarie… La présidente de la Pride, Viktoria Radvanyi, craint un effet domino dans d’autres pays de la région, où les droits de la communauté LGBT+ restent fragiles.”Cette année, la Budapest Pride n’est pas seulement une fête, c’est une prise de position internationale forte”, estime-t-elle.Après le soutien affiché par 33 pays au rassemblement, le ministre de la Justice a prévenu les diplomates en poste à Budapest que s’ils participaient à cet événement interdit, ils devraient en assumer les conséquences. Au moins 70 eurodéputés ont annoncé leur présence.Des caméras ont été installées le long du parcours et la reconnaissance faciale pourrait permettre aux autorités de distribuer des amendes pouvant aller jusqu’à 500 euros, tandis qu’organiser ou appeler à y participer est passible d’un an de prison.Cette procédure est faite pour “intimider les gens”, selon l’analyste politique Daniel Mikecz, alors que sur un plan juridique, l’interdiction viole les traités européens signés par la Hongrie lors de son adhésion à l’UE en 2004.Selon le gouvernement, il ne faut pas exposer les mineurs à l’homosexualité et à la transidentité, et encore moins à des scènes de “débauche”.Outre la loi adoptée mi-mars visant à bannir de tels rassemblements, il est allé jusqu’à modifier la Constitution pour assurer ses arrières. Il y affirme l’intérêt supérieur de l’enfant pour justifier sa remise en cause de la liberté de manifester. – “Polariser la société” -Et comme des contre-manifestants d’extrême droite ont eux obtenu l’autorisation de défiler au même endroit, il a fallu adapter cette 30e édition, entre conseils de sécurité, formation aux questions juridiques et aide de dizaines d’ONG.Encouragé par l’offensive de Donald Trump contre les programmes de promotion de la diversité, “Viktor Orban utilise avant les législatives de l’an prochain une recette éprouvée en générant un conflit”, avance M. Mikecz. “Polariser la société sur les questions migratoires a bien fonctionné” par le passé, rappelle-t-il.Ce mois-ci, une enquête Ipsos dans 26 pays a démontré que seulement 30% des répondants hongrois soutiennent l’idée que les personnes LGBT+ puissent assumer leur orientation sexuelle ou leur identité de genre en toute circonstance.Pourtant, avant le retour au pouvoir de Viktor Orban en 2010, la Hongrie était l’un des pays les plus progressistes de la région: l’homosexualité y avait été dépénalisée dès le début des années 1960 et l’union civile entre conjoints de même sexe reconnue dès 1996.Mais le chef de gouvernement, chantre de “l’illibéralisme”, a petit à petit changé la donne.Les marches des fiertés sont organisées par des associations souvent en juin, en lien avec les émeutes de Stonewall, mobilisation fondatrice du mouvement LGBT+, qui a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, à New York, après une descente de police dans un bar gay. Un cortège arc-en-ciel traversera aussi Paris samedi.
A Budapest, une marche des fiertés qui tourne au bras de fer avec Orban
Y aller ou pas? Un nombre record de participants est attendu samedi après-midi dans les rues de Budapest pour braver l’interdiction par la police hongroise de la marche des fiertés, une régression inédite des droits LGBT+ dans l’UE.Plus de 35.000 personnes sont attendues au point de rassemblement à 14H00 heure locale (12H00 GMT) près de l’hôtel de ville de Budapest, une heure avant le départ du cortège.Le dirigeant nationaliste Viktor Orban veut éviter les images de répression violentes: vendredi, il a écarté toute intervention des forces de l’ordre, tout en menaçant les gays, lesbiennes et transgenres de conséquences légales a posteriori.Car dans toute l’Europe, les yeux seront braqués sur ce pays de 9,6 millions d’habitants qui s’est attiré les foudres de la Commission européenne avec cette mesure.La Commissaire à l’égalité Hadja Lahbib a fait le déplacement vendredi à Budapest, estimant qu’il était de son “devoir” de soutenir les personnes LGBT+ après ce bannissement, qui rappelle ceux de Moscou en 2006 et d’Istanbul en 2015.Elle s’est affichée aux côtés des organisateurs et du maire écologiste de Budapest Gergely Karacsony, qui a décidé de maintenir la Pride, estimant qu’un tel événement municipal ne nécessitait pas d’autorisation officielle.- Caméras installées -Slovaquie, Roumanie, Bulgarie… La présidente de la Pride, Viktoria Radvanyi, craint un effet domino dans d’autres pays de la région, où les droits de la communauté LGBT+ restent fragiles.”Cette année, la Budapest Pride n’est pas seulement une fête, c’est une prise de position internationale forte”, estime-t-elle.Après le soutien affiché par 33 pays au rassemblement, le ministre de la Justice a prévenu les diplomates en poste à Budapest que s’ils participaient à cet événement interdit, ils devraient en assumer les conséquences. Au moins 70 eurodéputés ont annoncé leur présence.Des caméras ont été installées le long du parcours et la reconnaissance faciale pourrait permettre aux autorités de distribuer des amendes pouvant aller jusqu’à 500 euros, tandis qu’organiser ou appeler à y participer est passible d’un an de prison.Cette procédure est faite pour “intimider les gens”, selon l’analyste politique Daniel Mikecz, alors que sur un plan juridique, l’interdiction viole les traités européens signés par la Hongrie lors de son adhésion à l’UE en 2004.Selon le gouvernement, il ne faut pas exposer les mineurs à l’homosexualité et à la transidentité, et encore moins à des scènes de “débauche”.Outre la loi adoptée mi-mars visant à bannir de tels rassemblements, il est allé jusqu’à modifier la Constitution pour assurer ses arrières. Il y affirme l’intérêt supérieur de l’enfant pour justifier sa remise en cause de la liberté de manifester. – “Polariser la société” -Et comme des contre-manifestants d’extrême droite ont eux obtenu l’autorisation de défiler au même endroit, il a fallu adapter cette 30e édition, entre conseils de sécurité, formation aux questions juridiques et aide de dizaines d’ONG.Encouragé par l’offensive de Donald Trump contre les programmes de promotion de la diversité, “Viktor Orban utilise avant les législatives de l’an prochain une recette éprouvée en générant un conflit”, avance M. Mikecz. “Polariser la société sur les questions migratoires a bien fonctionné” par le passé, rappelle-t-il.Ce mois-ci, une enquête Ipsos dans 26 pays a démontré que seulement 30% des répondants hongrois soutiennent l’idée que les personnes LGBT+ puissent assumer leur orientation sexuelle ou leur identité de genre en toute circonstance.Pourtant, avant le retour au pouvoir de Viktor Orban en 2010, la Hongrie était l’un des pays les plus progressistes de la région: l’homosexualité y avait été dépénalisée dès le début des années 1960 et l’union civile entre conjoints de même sexe reconnue dès 1996.Mais le chef de gouvernement, chantre de “l’illibéralisme”, a petit à petit changé la donne.Les marches des fiertés sont organisées par des associations souvent en juin, en lien avec les émeutes de Stonewall, mobilisation fondatrice du mouvement LGBT+, qui a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, à New York, après une descente de police dans un bar gay. Un cortège arc-en-ciel traversera aussi Paris samedi.
“Une question d’argent”: la défense de P. Diddy tance les victimes présumées
Les victimes présumées de P. Diddy sont des femmes motivées par “l’argent”, ont soutenu vendredi les avocats du magnat du hip-hop lors de leur plaidoirie finale à son procès pour trafic sexuel marqué par des semaines de témoignages bouleversants.Marc Agnifilo a balayé devant les jurés du tribunal de Manhattan, à New York, le tableau présenté par l’accusation, à savoir celui d’un homme violent, dominateur, qui se servait de son pouvoir et de sa fortune pour alimenter un “climat de peur” et contraindre les femmes à se soumettre à des marathons sexuels humiliants. La star du rap, 55 ans, est un “entrepreneur noir ayant réussi sans l’aide de personne” et qui a entretenu des relations “compliquées” avec ses accusatrices mais au bout du compte des “histoires d’amour” consenties, a fait valoir l’avocat.”Il ne s’agit pas d’une question de justice. Il ne s’agit pas d’un crime. Il s’agit d’une question d’argent”, a-t-il martelé, la défense soutenant que les accusatrices avaient bénéficié de leur relation avec P. Diddy, de son vrai nom Sean Combs.La chanteuse de R&B Casandra Ventura, de son nom d’artiste Cassie, et “Jane”, une femme restée anonyme, ont raconté en détail comment elles avaient été contraintes de se livrer à des marathons nommés “freak-offs” avec des hommes prostitués, dans des mises en scène chorégraphiées, afin de satisfaire les désirs du rappeur qui se masturbait ou filmait.”Il ne s’agissait absolument pas de choix libres”, avait répété, cinq heures durant jeudi, la procureure Christy Slavik, précisant que les victimes présumées “étaient droguées, badigeonnées d’huile, épuisées et avaient mal”.P. Diddy “n’acceptait pas le +non+ comme une réponse possible”, avait-elle insisté, en rappelant le contrôle qu’il exerçait sur son ex-compagne “Cassie” et les loyers payés pour son autre ex, Jane, devenue financièrement dépendante du rappeur.”Cassie est tout sauf idiote. Sa fortune avoisine les 30 millions de dollars. S’il y a un gagnant dans cette affaire, c’est bien elle”, a rétorqué vendredi M. Agnifilo devant les jurés qui devront déterminer le sort du fondateur du label Bad Boy Records. – “Libre de quitter”? -Ex-compagne de P. Diddy pendant une décennie, Cassie avait porté plainte contre lui au civil en 2023, un contentieux qui a donné lieu à un accord amiable en moins de 24 heures mais avait ouvert les vannes d’un véritable déluge d’accusations contre le rappeur et donc la voie à ce procès pénal.”Elle (Cassie) a toujours été libre de quitter. Elle avait choisi de rester parce qu’elle était amoureuse de lui et qu’il était amoureux d’elle (…), elle aime le sexe et grand bien lui en fasse”, a ajouté l’avocat, en la qualifiant de “belle” et “sexy”.P. Diddy a plaidé non coupable et choisi de ne pas témoigner, une stratégie courante de la défense aux Etats-Unis. Ses avocats n’ont pas à prouver l’innocence de leur client, mais plutôt à semer un doute raisonnable chez les membres du jury quant aux accusations des procureurs.Durant le procès, les avocats du rappeur ont tout fait pour discréditer un à un les témoins à charge à coups de contre-interrogatoires musclés. Cassie a été soumise à un feu roulant de questions, visant à lui faire concéder qu’elle participait de son plein gré aux parties sexuelles avec d’autres hommes.”Je suis toujours prête” pour un “freak-off”, avait-elle écrit à son compagnon, en 2009. La chanteuse n’a pas contesté, tout en expliquant qu’elle était sous l’emprise de Sean Combs.Cassie et “Jane” ont admis que leur relation respective impliquait de l’amour, mais qu’elles étaient dans le même temps soumises à des menaces liées à leur réputation, à leur situation financière et à leur intégrité physique.L’accusation aura le dernier mot, la procureure Maurene Comey devant réfuter une dernière fois la thèse de la défense. Le juge donnera lundi ses instructions aux jurés qui se retireront pour délibérer.En parallèle de ce procès, le déluge d’accusations visant P. Diddy, qui émane de plus d’une centaine de personnes, s’est encore alourdi cette semaine. Le rappeur est visé par trois nouvelles plaintes pour agression sexuelle déposées devant un tribunal de Los Angeles, que l’AFP a pu consulter vendredi. Elles émanent d’une femme de Louisiane (sud), qui accuse le fils du rappeur, Justin, de l’avoir attirée à Los Angeles pour que son père la soumette à un viol collectif en 2017. Deux hommes accusent également le rappeur de les avoir drogués pour les violer lors de soirées remontant en 2021 et 2023.”Peu importe le nombre de poursuites judiciaires intentées, cela ne changera rien au fait que M. Combs n’a jamais agressé sexuellement ni exploité sexuellement qui que ce soit”, a réagi sa défense dans les médias américains.






