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Le Premier ministre reçoit les syndicats agricoles, de nouveau mobilisés

Les tracteurs sont lancés et la mobilisation des agriculteurs reprend lundi pour faire pression sur le gouvernement dont le chef Sébastien Lecornu reçoit les syndicats afin d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne.Les rencontres ont débuté lundi avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA, suivie de la Confédération paysanne à 19H00.Les crises sont nombreuses: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur; négociations ardues à venir concernant la politique agricole commune (PAC) européenne; détresse des viticulteurs…Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Le Buisson, Lozère), A64 (Carbonne, Haute-Garonne), A51 (Roissard, Isère) et sur l’A7 au niveau de l’échangeur de Chanas dans le même département.D’autres voies d’accès à Lyon sont également perturbées. Un cortège de 30 tracteurs bloque depuis la mi-journée une voie d’accès à l’autoroute du Soleil (A7) au sud de la métropole.”On ne bouge pas jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos sollicitations” concernant la dermatose ou l’accord avec le Mercosur, explique Laurence Chanove, animatrice régionale de la Coordination rurale.La question sera de savoir si le président du syndicat appellera à sa sortie de Matignon à lancer les tracteurs vers Paris, rumeur qui s’amplifie ces derniers jours.La FNSEA, plus puissant des syndicats qui avait lancé ses tracteurs à l’assaut de la capitale début 2024, a sonné la mobilisation nationale dimanche, ce qui pourrait donner de l’ampleur au mouvement.- Réunion à Bruxelles -Après des premières rencontres à Matignon et à l’Elysée en décembre, le gouvernement a promis vendredi “de nombreuses mesures” pour les agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi matin sur X que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026. En 2025, 20 millions d’euros étaient destinés à 97 projets.Dimanche, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”, promettant d’entrer dans une phase “plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la PAC.- Promesses “insuffisantes” -Pour l’heure, les syndicats jugent tous ces promesses “insuffisantes”, la FNSEA dénonçant notamment une “absence de vision (…) mortifère” et un manque de réponses concrètes aux “problématiques de revenus des agriculteurs”.Ces dernières semaines, le syndicat, soutien de la stratégie gouvernementale contre la dermatose nodulaire, avait laissé la main à ses sections locales pour se mobiliser, menant surtout une manifestation massive à Bruxelles en décembre contre le Mercosur.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) étaient en pointe de la contestation en France depuis décembre.Ils réclament la vaccination généralisée du cheptel bovin (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral du foyer dès le premier cas de dermatose nodulaire.La vaccination des bovins dans le Sud-Ouest devrait passer le cap décisif des 75% lundi, première condition pour prétendre ensuite à une levée des restrictions de mouvement d’animaux.Après une relative trêve, les syndicats avaient prévenu qu’ils relanceraient la mobilisation en janvier contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier.Quelques dizaines d’agriculteurs et 35 tracteurs ont installé un barrage filtrant lundi à Calais, pour vérifier les marchandises transportées. Le but: “faire prendre conscience aux citoyens qu’on nous impose des normes de production que d’autres pays ne respectent pas”, explique Antoine Peenaert, responsable local de la FNSEA.

Contestation en Iran: Donald Trump fait pression sur les autorités après de nouveaux affrontements

Des affrontements ont opposé ce week-end manifestants et forces de l’ordre en Iran, que Donald Trump a menacé dimanche de “frapper” en cas de nouveaux morts civils, après une semaine d’un mouvement de protestation initié par des revendications économiques.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre à Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, et s’est depuis élargi à des revendications politiques.La contestation a touché à des degrés divers une quarantaine de villes, essentiellement petites et moyennes, principalement dans l’ouest du pays.Au moins 12 personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées, selon un bilan basé sur des annonces officielles.”Nous regardons cela de très près. S’ils commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans le passé, je pense qu’ils seront frappés très durement par les Etats-Unis”, a prévenu dimanche le président américain Donald Trump, à bord de son avion Air Force One.Depuis le début, le pouvoir joue l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, tout en avertissant qu’il fera preuve de fermeté face aux “émeutiers”.Dimanche, le gouvernement a annoncé une aide mensuelle de 10 millions de rials, soit environ six euros, par personne et pendant quatre mois, qui vise à “réduire la pression économique sur la population”.Le salaire moyen en Iran, un pays qui compte 86 millions d’habitants, est d’environ 170 euros par mois, et le salaire minimum d’environ 85 euros par mois. Samedi soir, de nouveaux rassemblements se sont tenus dans la capitale iranienne qui compte environ 10 millions d’habitants. L’agence de presse Fars les a qualifiés de “limités”, et étant “généralement composés de groupes de 50 à 200 jeunes”.  Selon l’agence de presse, des slogans politiques tels que “+Mort au dictateur+” ont été entendus mais aucun débordement notable n’a eu lieu, hormis “quelques jets de pierres et l’incendie de quelques poubelles”. Dimanche, la majorité des commerces de Téhéran étaient ouverts, même si les rues semblaient moins remplies que d’habitude. Les forces de sécurité et anti-émeutes étaient déployées aux principaux carrefours, a constaté l’AFP.Des images prises dans la journée dans le centre-ville et authentifiées par l’AFP montrent des forces de l’ordre utiliser du gaz lacrymogène pour disperser un groupe de manifestants.- “Attaques organisées” -La situation est plus tendue dans l’ouest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran, où des médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des violences et dégradations.L’agence Fars a fait état samedi d'”attaques organisées”, notamment à Malekshahi, un comté d’environ 20.000 habitants où vit une importante population kurde.D’après l’agence, des affrontements y ont coûté la vie à un membre des forces de sécurité et deux “émeutiers” qui avaient “tenté de pénétrer dans un commissariat”.Selon le mouvement de défense des droits de l’Homme Hengaw, basé en Norvège, les Gardiens de la Révolution (l’armée idéologique de l’Iran), ont ouvert le feu sur des manifestants à Malekshahi, tuant quatre membres de la minorité kurde. L’ONG a dit vérifier des rapports faisant état de deux morts supplémentaires, en plus de nombreux blessés. Elle a aussi accusé les autorités d’être allées récupérer les corps des manifestants tués à l’hôpital.L’organisation Iran Human Rights, elle aussi basée en Norvège, a également fait état de quatre morts, et trente blessés dans cette ville. En publiant des images, authentifiées par l’AFP, de ce qui paraissait être des corps ensanglantés au sol. L’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA) affirme qu’au total, 582 personnes ont été arrêtés depuis le début du mouvement.Samedi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que les revendications économiques des manifestants étaient “justes” mais que les “émeutiers” devaient être “remis à leur place”.Le mouvement est en tout cas pour l’instant de moindre ampleur que celui qui avait secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.

Incendie en Suisse: l’Italie dénonce une tragédie évitable, cinq corps rapatriés

L’incendie d’un bar de la station suisse de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et “dû être évitée”, a affirmé lundi devant la presse l’ambassadeur d’Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.Présent lundi à l’aéroport de Sion, dans le canton du Valais, pour le rapatriement des corps de cinq des six …

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Lecornu met la pression sur le budget face aux crises

Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an –avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année– Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la colère des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale –adopté fin décembre–, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir cette semaine les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.

Brigitte Macron: jusqu’à six mois de prison ferme pour ses cyberharceleurs

“Une volonté de nuire”: les cyberharceleurs de Brigitte Macron, accusés d’avoir diffusé ou relayé insultes et rumeurs liées à son genre et à son écart d’âge avec le président, ont été condamnés lundi à Paris à des peines allant jusqu’à six mois de prison ferme, la plupart écopant de sursis.Huit autres des dix prévenus ont été condamnés à des peines de quatre à huit mois de prison avec sursis pour avoir “publié ou relayé” dans des “termes malveillants, dégradants et insultants” des propos sur le genre et la “prétendue pédocriminalité” de la Première dame, a détaillé le président du tribunal Thierry Donard lors du délibéré. La peine de six mois de prison ferme a été infligée à l’un des prévenus qui était absent à ce procès très médiatisé, les 27 et 28 octobre derniers.Le dernier prévenu n’a lui pas été condamné à de la prison, écopant seulement d’un stage de sensibilisation et d’une amende auxquels ses neuf co-prévenus ont également été condamnés.Les cyberharceleurs jugés les plus influents sur les réseaux sociaux, qualifiés d'”instigateurs” lors du procès par le procureur Hervé Tétier, ont été condamnés à des peines avec sursis les plus lourdes: huit mois pour l’écrivain Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, six mois pour la médium Amandine Roy et le galeriste Bertrand Scholler. Ils ont l’interdiction d’utiliser leurs comptes sur les réseaux sociaux pendant une durée de six mois.”L’important sont les stages de prévention et la suspension des comptes” de certains des auteurs, a estimé Me Jean Ennochi, l’avocat de Brigitte Macron à l’issue du délibéré. Tous devront, à leurs frais, suivre un stage de sensibilisation au “respect des personnes dans l’espace numérique” et s’acquitter d’une amende solidaire de 10.000 euros.Seuls deux des 10 prévenus, âgées de 41 à 65 ans et originaires de tout le pays, étaient présents au délibéré. La relation entre Emmanuel Macron, 48 ans, et sa femme Brigitte, 72 ans, rencontrée lorsqu’elle enseignait le théâtre dans son lycée, fait l’objet d’une diffusion massive de fausses informations que le couple s’est finalement décidé à combattre sur le plan judiciaire en France et aux Etats-Unis. Absente de ce procès, Brigitte Macron avait expliqué aux enquêteurs lors de dépôt de plainte fin août 2024 que la rumeur la présentant comme une femme transgenre avait eu “un très fort retentissement” sur son entourage et sur elle-même, rapportant que ses petits-enfants entendaient dire que “leur grand-mère est un homme”.”Moi, je me bats, à longueur de temps. Je veux aider les adolescents à se battre contre le harcèlement. Mais si je ne (…) montre pas l’exemple, ça va être difficile”, a indiqué dimanche soir l’épouse du chef de l’Etat lors du JT de 20H00 de TF1, à la veille du délibéré. “On ne touchera pas à ma généalogie”, “on ne joue pas avec ça”, a-t-elle asséné. Devant une salle comble, sa fille Tiphaine Auzière avait confirmé l’impact de cette infox mondiale sur la santé de sa mère, “en permanence sur le qui-vive” face à la remise en cause continuelle de son “identité”. La plupart des prévenus avaient eux exprimé leur surprise d’avoir à se justifier de posts “satiriques”, invoquant la liberté d’expression ou le droit d’informer face à une vérité “cachée”.  – “Devenir Brigitte” – Sur son compte X, suspendu depuis, Zoé Sagan, 41 ans, avait qualifié les 24 ans qui séparent les époux Macron de “crime sexuel” et de “pédophilie cautionnée par l’Etat”. Amandine Roy, 51 ans, est à l’origine d’une vidéo virale de quatre heures publiée en 2021, depuis retirée, affirmant que Brigitte Macron n’aurait jamais existé et que son frère Jean-Michel aurait pris son identité après avoir changé de sexe. Condamnée en première instance pour diffamation en septembre 2024 dans un autre procès, elle a été relaxée en appel le 10 juillet. La Première dame française, qui s’est pourvue en cassation avec son frère, avait expliqué que cette vidéo réalisée avec Natacha Rey – qui ne comparaît pas à ce procès – avait largement contribué à amplifier la rumeur.Egalement absent de ce procès pour cyberharcèlement, le journaliste Xavier Poussard, dont le cas a finalement été disjoint car il vit à Milan, est présenté comme l’autre grand instigateur de cette infox mondiale. Auteur du best-seller “Becoming Brigitte” (“Devenir Brigitte”), il s’est associé à l’influenceuse américaine Candace Owen contre laquelle le couple présidentiel a engagé cet été des poursuites aux Etats-Unis.La podcasteuse conspirationniste de 36 ans a publié une série de vidéos basée sur le livre de Xavier Poussard dont la viralité a donné un écho mondial à la rumeur transphobe. Plusieurs prévenus jugés à Paris ont relayé ses publications et notamment une couverture détournée du magazine Time présentant Mme Macron en “homme de l’année”. 

Grèce: enquête ouverte sur le problème technique qui a touché l’espace aérien dimanche

Le problème technique qui a touché les fréquences de l’espace aérien grec dimanche provoquant retards et annulations de vols dans tous les aéroports grecs va faire l’objet d’une enquête du parquet d’Athènes a assuré lundi la chaîne de télévision publique Ert.Selon Ert, l’enquête préliminaire doit permettre de déterminer d’où provenaient les interférences sur presque toutes les …

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Dans les montagnes, le périple mortel de jeunes Afghans en quête d’une vie meilleure

Il avait quinze ans, un visage rond et voulait aider sa famille à survivre en Afghanistan. Habibullah a tenté de traverser les montagnes, espérant travailler en Iran. Il est mort de froid par une nuit de décembre.Dans sa maison en pisé du village de Ghunjan (ouest), sa mère, Mah Jan, évoque la misère qui a …

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Ukraine: des frappes russes touchent une clinique à Kiev et font deux morts

Des frappes russes ont touché lundi une clinique à Kiev, entraînant une évacuation en pleine nuit et sous un froid polaire, et tué deux personnes dont un patient, à la veille d’une réunion des alliés de l’Ukraine visant à relancer les efforts diplomatiques pour régler le conflit.Des alertes antiaériennes ont retenti au cours de la nuit sur tout le territoire ukrainien, visé par 165 drones selon le président Volodymyr Zelensky, qui a rapporté de nouvelles coupures d’électricité.A Kiev, une clinique privée a été touchée, provoquant un incendie et faisant un mort et trois blessés, selon les services de secours qui ont diffusé des images montrant l’évacuation de patients sur des brancards.Margaryta Maliovana, la directrice de la clinique, a témoigné auprès de l’AFP d’une “nuit terrible”. Selon elle, 26 patients se trouvaient sur place au moment de l’impact et un homme de 30 ans a trouvé la mort.”Il y a des blessés légers, mais ils ont été soignés à la clinique – quelques égratignures ici et là, quelques personnes étaient stressées”, a-t-elle ajouté.”Nous dormions, comme d’habitude. Et soudain, il y a eu une explosion. Nous nous sommes réveillés, sans comprendre (…) Puis nous avons vu de la fumée”, a rapporté Vitaly Chliaïev, un retraité 81 ans qui habite à proximité.Dans la périphérie de la capitale, les bombardements ont touché plusieurs habitations et infrastructures essentielles, tuant un homme dans la localité de Fastiv, a indiqué le gouverneur Mykola Kalachnyk sur Telegram.Les frappes ont provoqué des coupures de courant, nécessitant le déclenchement de systèmes de secours pour maintenir l’approvisionnement en eau et chauffage, a précisé le responsable, alors que les températures nocturnes sont tombées à -8°C.- Guerre ou diplomatie -Ces attaques interviennent à la veille d’une réunion à Paris de pays soutenant Kiev pour tenter d’avancer en vue d’un règlement du conflit qui entrera bientôt dans sa cinquième année.Pour préparer la rencontre, des conseillers à la sécurité de 15 pays, dont la France, l’Allemagne et le Canada, ainsi que des représentants de l’UE et de l’Otan, se sont réunis à Kiev samedi.L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, a participé à distance aux discussions, consacrées aux détails de la dernière mouture du plan de sortie du conflit présenté par les Etats-Unis et négocié avec Kiev.Une autre réunion, préparatoire, entre chefs d’état-major, est prévue lundi.Cette série de discussions vise à “apporter une contribution supplémentaire à la défense (ukrainienne) et à accélérer la fin de la guerre”, a déclaré dimanche soir le président Volodymyr Zelensky.”L’Ukraine sera prête pour les deux voies possibles: la diplomatie, que nous recherchons, ou la poursuite d’une défense active si la pression exercée par nos partenaires sur la Russie s’avère insuffisante”, a-t-il ajouté.Le président russe Vladimir Poutine a lui aussi répété ces dernières semaines que Moscou atteindrait ses objectifs en Ukraine, soit par la voie des négociations, soit par celle des armes.- Trump met en doute Moscou -Le Kremlin a annoncé son intention de “durcir” sa position dans les pourparlers après avoir accusé l’Ukraine d’avoir voulu viser avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Après s’être dans un premier temps dit choqué par l’annonce de cette attaque présumée, le président américain Donald Trump a finalement indiqué dimanche ne pas croire “que cette frappe ait eu lieu”.Face aux doutes exprimés par les Européens sur la véracité de l’attaque, Moscou avait diffusé une vidéo montrant des débris d’un drone, une carte montrant la trajectoire des engins et le témoignage d’un homme présenté comme un habitant d’un village situé près de cette résidence.Sur le terrain, la Russie a poursuivi ses avancées lundi, revendiquant la capture de la localité de Grabovské dans la région de Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, où M. Poutine avait ordonné à ses troupes de conquérir une “zone tampon” à la frontière entre les deux pays.L’armée russe a réalisé en Ukraine sa plus forte progression sur le front en 2025 depuis la première année de l’invasion, s’emparant de plus de 5.600 km2 de territoire ukrainien, selon l’analyse par l’AFP de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l’étude des conflits.La Russie a indiqué pendant le week-end avoir abattu plusieurs centaines de drones ukrainiens, un nombre inhabituellement élevé, dont plusieurs autour de la capitale.

“Ca suffit maintenant”, réagit le Groenland face aux menaces répétées de Trump

“Ca suffit maintenant”, a réagi le Premier ministre groenlandais dans la nuit de dimanche à lundi après les menaces réitérées du président américain Donald Trump de “s’occuper” de l’île arctique pour l’annexer.”Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international”, a écrit sur Facebook Jens Frederik Nielssen.Interrogé par le magazine américain The Atlantic sur les implications pour le Groenland de l’opération militaire menée par les forces spéciales américaines au Venezuela, Donald Trump venait de déclarer que c’était à ses partenaires de les évaluer : “Ils vont devoir se faire leur propre opinion. Je ne sais vraiment pas”.”Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper”, a-t-il ensuite réaffirmé devant des journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir. Et d’ajouter: “Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours”. Immense île arctique peuplée de 57.000 habitants et territoire autonome danois, le Groenland dispose d’importantes ressources minières, majoritairement non exploitées, et est considéré comme un emplacement stratégique. Les Etats-Unis y ont déjà une base militaire et en exploitaient une dizaine pendant la guerre froide.Le mois dernier, le président américain s’était plaint que des navires russes et chinois soient “partout” le long des côtes du Groenland.Lundi dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis de “cesser d’utiliser la soi-disant menace chinoise comme prétexte pour chercher des gains personnels”.Dimanche soir, la Première ministre danoise Mette Frederiksen s’était également élevée avec fermeté contre les propos du président américain: “Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre”.”(…) Il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Les marques de solidarité envers le Danemark n’ont pas manqué lundi. “Il ne peut pas y avoir de modification des frontières par la force”, a souligné le porte-parole de la diplomatie francaise Pascal Confavreux, assurant le Danemark de la “solidarité” de la France.Les dirigeants des pays nordiques – Suède, Norvège et Finlande – ont également publié des messages de soutien sur les réseaux.”Personne ne décide pour le Groenland et le Danemark à l’exception du Groenland et du Danemark eux-mêmes”, a écrit sur X le président finlandais Alexander Stubb.Samedi, une publication sur X de l’épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, avait déjà semé le trouble. Alors que les Etats-Unis intervenaient militairement à Caracas, Katie Miller publiait sur son compte X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, assortie d’une courte légende en capitales: “SOON” (“bientôt”).- “Garantie de sécurité” -Le Danemark est un allié historique et traditionnel des Etats-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement. Le pays, qui inclut les îles Féroé et le Groenland, “fait partie de l’OTAN et bénéficie ainsi de la garantie de sécurité de l’alliance”, a d’ailleurs rappelé dimanche sa Première ministre.L’annonce fin décembre par Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour le Groeland avait déjà provoqué un accès de fièvre entre les deux pays.Le Groenland répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.En janvier 2025, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans la presse danoise et groenlandaise. Seuls 6% y étaient favorables.Fin mars 2025, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre sur le territoire sans y avoir été invité. Il y avait finalement renoncé pour se contenter de visiter la seule base militaire américaine du territoire.Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.burs-cbw/clr

Chutes de neige dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

26 départements ont été placés lundi en vigilance orange neige-verglas, notamment la Bretagne et la Normandie où des chutes de neige soutenues ont balayé les côtes dans la matinée, perturbant par endroits la circulation routière.Les intempéries doivent s’étendre en cours de journée au bassin parisien, avec localement jusqu’à 5 cm sur les routes et les trottoirs, puis aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes, avec des chutes de neige qui pourraient atteindre jusqu’à 15 cm en Vendée et Charente-Maritime dans la soirée, prévient Météo-France.”Le département de la Manche connaît un épisode neigeux d’ampleur exceptionnelle depuis hier soir”, avec 3 à 7 centimètres de neige en plaine, a déclaré le préfet de la Manche, Marc Chappuis, interrogé sur BFMTV.Lundi matin, les pompiers de la Manche recensaient 13 accidents de la circulation “en lien avec les conditions météorologiques”, qui ont fait autant de blessés légers.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances, où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté, a indiqué le préfet.En Seine-Maritime voisine, “face à l’intensification des chutes de neige”, l’interdiction de circulation des véhicules de plus de 7,5 tonnes a été étendue à tous les axes du département, a annoncé la préfecture.Des mesures similaires ont été mises en oeuvre dans les départements bretons et normands, où les transports scolaires avaient été suspendus par mesure de précaution.A Rouen, les Jeunes agriculteurs qui avaient prévu de bloquer le pont de Normandie lundi à la mi-journée, notamment pour protester contre l’accord européen avec le Mercosur, ont reporté leur action en raison des intempéries et des arrêtés interdisant la circulation des poids-lourds.- Paris et sa région concernés -Selon le dernier bulletin de Météo-France, les chutes de neige devaient continuer toute la matinée de lundi sur les départements côtiers entre Bretagne et Normandie, avec une tenue au sol rapide compte-tenu des températures négatives.Dans l’après-midi, ces précipitations neigeuses vont s’étendre vers le sud en direction des Pays de Loire et du bassin parisien, jusqu’à l’Oise, avant de gagner Poitou-Charentes dans la soirée.La quantité de neige attendue au cours de cet épisode va de 2 à 3 cm sur la région parisienne et l’Oise (localement 5 cm), 3 à 7 cm sur la Normandie (10 cm possibles sur les hauteurs) et 5 à 10 cm sur la Bretagne et les Pays de la Loire.La Vendée et la Charente-Maritime, avec des chutes de neige pouvant atteindre jusqu’à 15 cm, sont identifiées comme les départements “les plus exposés”.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, prévient Météo-France.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.