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Pavel Talankin, “Monsieur Personne” qui a filmé la propagande dans les écoles russes

Quand la Russie a lancé son invasion de l’Ukraine en 2022, le Kremlin a lancé un programme d’”éducation patriotique” dans les écoles. Dans sa petite ville de Karabach, au coeur de l’Oural, Pavel Talankin a filmé ces séances de propagande durant plus de deux ans.A la demande des autorités souhaitant s’assurer que ces enseignements étaient …

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Environ 140.000 manifestants en Serbie pour réclamer des élections

Environ 140.000 personnes, selon un organisme indépendant, ont manifesté samedi en Serbie pour réclamer des législatives anticipées, maintenant la pression sur le gouvernement après plus de sept mois d’un mouvement de contestation mené par les étudiants qui secoue tout le pays. “Nous voulons des élections!”, a scandé la foule, qui a envahi à partir de 18H00 (16H00 GMT) la plus grande place de la capitale Belgrade et plusieurs rues alentour, brandissant des drapeaux serbes et des banderoles avec les noms de villes et de villages de Serbie, ont constaté plusieurs journalistes de l’AFP dans le cortège.En fin de soirée, des heurts ont éclatés entre des grappes de manifestants dont certains avec des fumigènes et les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Les heurts sont rares depuis le début du mouvement. Dans un communiqué la police a affirmé que le rassemblement avait réuni 36.000 manifestants, mais les journalistes de l’AFP ainsi que plusieurs images aériennes du rassemblement montrent une foule bien plus importante. Selon le décompte provisoire d’un organisme indépendant en fin de soirée, environ 140.000 personnes ont manifesté – ce qui en ferait l’une des plus importantes manifestations depuis le début du mouvement, après celle du 15 mars qui avait rassemblé 300.000 personnes.”Nous démontrons une fois de plus que nous ne nous arrêterons pas”, a expliqué à l’AFP Stefan Ivakovic, un étudiant en droit. “Nous nous mobiliserons aussi longtemps qu’il le faudra jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites.” – Ultimatum -Le mouvement est né de l’effondrement le 1er novembre 2024 de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad (nord), qui a coûté la vie à 16 personnes dont deux enfants. Les étudiants en ont rapidement pris la tête. Frustrés par l’inaction du gouvernement populiste face à cette tragédie largement imputée à une corruption enracinée, ils ont établi plusieurs revendications ces derniers mois, notamment une enquête indépendante, et exigent depuis mai des législatives anticipées.Le mouvement avait semblé marquer le pas après l’immense manifestation de mars, mais les étudiants espèrent que cette nouvelle démonstration de force lui donnera un nouvel élan. Ils ont dans la semaine présenté deux demandes au président: la dissolution du Parlement, et le départ de ses partisans qui campent devant la présidence depuis le 12 avril.Aleksandar Vucic (droite nationaliste) avait, selon l’ultimatum des étudiants, jusqu’à ce samedi 21H00 (19H00 GMT) pour y répondre.  Le délai expiré, des étudiants ont lu un communiqué aux manifestants: “Peuple de Serbie! Le temps est écoulé, mais pas pour nous (…). Cette lutte n’est pas seulement celle des étudiants. Aujourd’hui, nous exigeons tous des élections. Nous nous lèverons tous et nous gagnerons tous”. Dans un texte posté plus tard sur Instagram, les étudiants ont rejeté la responsabilité de toute radicalisation sur les autorités, “qui avaient tous les moyens de satisfaire les revendications et ont préféré choisir la violence et la répression”.- Arrestations -Alimentant les craintes de heurts entre les deux camps, M. Vucic avait prévenu dans la matinée qu’il y aurait “de la violence” vers la fin de la manifestation des étudiants.Ces derniers, dont les rassemblements ont toujours été pacifiques, ont de leur côté menacé d’une “radicalisation” si leurs demandes n’étaient pas satisfaites appelant à une “désobéissance civile pacifique”.Vendredi soir, le président Vucic leur avait répondu, rejetant leurs revendications et les accusant, comme il l’avait déjà fait, d’être à la solde de “puissances étrangères”.”A la fin, la Serbie gagne toujours” a-t-il posté sur Instagram tard samedi.Face à un mouvement de contestation de cette ampleur, le président serbe s’est séparé du chef du gouvernement et de certains ministres en janvier, tout en accusant régulièrement les manifestants de vouloir fomenter un coup d’Etat, d’être payés par d’autres pays ou de vouloir attenter à sa vie.Le pouvoir a également maintenu la pression sur un certain nombre de militants: plus de dix personnes ont été arrêtées ces derniers jours. Samedi soir, un journaliste de l’AFP a vu au moins deux manifestants se faire arrêter.

Environ 140.000 manifestants en Serbie pour réclamer des élections

Environ 140.000 personnes, selon un organisme indépendant, ont manifesté samedi en Serbie pour réclamer des législatives anticipées, maintenant la pression sur le gouvernement après plus de sept mois d’un mouvement de contestation mené par les étudiants qui secoue tout le pays. “Nous voulons des élections!”, a scandé la foule, qui a envahi à partir de 18H00 (16H00 GMT) la plus grande place de la capitale Belgrade et plusieurs rues alentour, brandissant des drapeaux serbes et des banderoles avec les noms de villes et de villages de Serbie, ont constaté plusieurs journalistes de l’AFP dans le cortège.En fin de soirée, des heurts ont éclatés entre des grappes de manifestants dont certains avec des fumigènes et les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Les heurts sont rares depuis le début du mouvement. Dans un communiqué la police a affirmé que le rassemblement avait réuni 36.000 manifestants, mais les journalistes de l’AFP ainsi que plusieurs images aériennes du rassemblement montrent une foule bien plus importante. Selon le décompte provisoire d’un organisme indépendant en fin de soirée, environ 140.000 personnes ont manifesté – ce qui en ferait l’une des plus importantes manifestations depuis le début du mouvement, après celle du 15 mars qui avait rassemblé 300.000 personnes.”Nous démontrons une fois de plus que nous ne nous arrêterons pas”, a expliqué à l’AFP Stefan Ivakovic, un étudiant en droit. “Nous nous mobiliserons aussi longtemps qu’il le faudra jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites.” – Ultimatum -Le mouvement est né de l’effondrement le 1er novembre 2024 de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad (nord), qui a coûté la vie à 16 personnes dont deux enfants. Les étudiants en ont rapidement pris la tête. Frustrés par l’inaction du gouvernement populiste face à cette tragédie largement imputée à une corruption enracinée, ils ont établi plusieurs revendications ces derniers mois, notamment une enquête indépendante, et exigent depuis mai des législatives anticipées.Le mouvement avait semblé marquer le pas après l’immense manifestation de mars, mais les étudiants espèrent que cette nouvelle démonstration de force lui donnera un nouvel élan. Ils ont dans la semaine présenté deux demandes au président: la dissolution du Parlement, et le départ de ses partisans qui campent devant la présidence depuis le 12 avril.Aleksandar Vucic (droite nationaliste) avait, selon l’ultimatum des étudiants, jusqu’à ce samedi 21H00 (19H00 GMT) pour y répondre.  Le délai expiré, des étudiants ont lu un communiqué aux manifestants: “Peuple de Serbie! Le temps est écoulé, mais pas pour nous (…). Cette lutte n’est pas seulement celle des étudiants. Aujourd’hui, nous exigeons tous des élections. Nous nous lèverons tous et nous gagnerons tous”. Dans un texte posté plus tard sur Instagram, les étudiants ont rejeté la responsabilité de toute radicalisation sur les autorités, “qui avaient tous les moyens de satisfaire les revendications et ont préféré choisir la violence et la répression”.- Arrestations -Alimentant les craintes de heurts entre les deux camps, M. Vucic avait prévenu dans la matinée qu’il y aurait “de la violence” vers la fin de la manifestation des étudiants.Ces derniers, dont les rassemblements ont toujours été pacifiques, ont de leur côté menacé d’une “radicalisation” si leurs demandes n’étaient pas satisfaites appelant à une “désobéissance civile pacifique”.Vendredi soir, le président Vucic leur avait répondu, rejetant leurs revendications et les accusant, comme il l’avait déjà fait, d’être à la solde de “puissances étrangères”.”A la fin, la Serbie gagne toujours” a-t-il posté sur Instagram tard samedi.Face à un mouvement de contestation de cette ampleur, le président serbe s’est séparé du chef du gouvernement et de certains ministres en janvier, tout en accusant régulièrement les manifestants de vouloir fomenter un coup d’Etat, d’être payés par d’autres pays ou de vouloir attenter à sa vie.Le pouvoir a également maintenu la pression sur un certain nombre de militants: plus de dix personnes ont été arrêtées ces derniers jours. Samedi soir, un journaliste de l’AFP a vu au moins deux manifestants se faire arrêter.

Environ 140.000 manifestants en Serbie pour réclamer des élections

Environ 140.000 personnes, selon un organisme indépendant, ont manifesté samedi en Serbie pour réclamer des législatives anticipées, maintenant la pression sur le gouvernement après plus de sept mois d’un mouvement de contestation mené par les étudiants qui secoue tout le pays. “Nous voulons des élections!”, a scandé la foule, qui a envahi à partir de 18H00 …

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Top 14: Toulouse vient à bout de Bordeaux-Bègles et s’offre un triplé

Au bout de la dramaturgie et de la prolongation, le Stade Toulousain a remporté un troisième titre de champion de France consécutif en venant à bout de Bordeaux-Bègles 39-33 samedi. Cette génération toulousaine ne sait décidément pas perdre une finale. Elle a remporté un cinquième titre de champion de France sur les six derniers mis en jeu, le 24e en tout dans l’histoire du club. Même amoindris, même bousculés, et même poussés en prolongation par une pénalité de Maxime Lucu à la sirène, Toulouse a répondu présent pour ajouter un 30e trophée à son palmarès, championnat et Coupe d’Europe confondus.Les Rouge et Noir, vexés par la claque reçue à Bordeaux début mai en demi-finale de Champions Cup, n’avaient pas utilisé le mot de “revanche” en public avant la rencontre. Mais dans les attitudes, ils avaient bien un message à faire passer, bien décidés à conserver la suprématie nationale après les titres de 2023 et 2024.L’UBB, sur le toit de l’Europe depuis son premier titre glané à Cardiff fin mai, avait elle encore le souvenir douloureux du cauchemar vécu en finale la saison dernière face à ces mêmes Toulousains, vainqueurs par K.O. 59-3.Ils ont pu croire que leur heure était venue lorsque Maxime Lucu a placé, à la sirène, une pénalité entre les perches, envoyant les deux équipes en prolongation pour la première fois depuis 2005. – Ramos impérial -Mais Toulouse a peu à peu repris le dessus, offrant à la 95e une pénalité au pied sûr de Ramos, synonyme de sacre, avant que l’arrière n’ajoute un dernier coup de pied à la dernière seconde. En s’imposant, les hommes d’Ugo Mola ont ajouté un nouveau chapitre à la rivalité qui voit le jour entre les deux clubs et prouvent qu’ils savent gagner malgré la cascade de blessures qui s’est abattue sur la Ville Rose en cette fin de saison. Toulouse a dû composer sans son maître à jouer Antoine Dupont ni Peato Mauvaka, Ange Capuozzo et Alexandre Roumat, tous blessés et rejoints samedi soir à l’infirmerie par Romain Ntamack.Après un printemps délicat, le champion en titre a su répondre présent et priver Bordeaux-Bègles d’un doublé historique. La génération incarnée par Thomas Ramos, encore une fois à 100% au pied samedi, se rapproche des plus illustres de ses aînées: le dernier triplé date des années 1990, lorsque Toulouse avait décroché quatre Brennus d’affilée en 1994 et 1997. Les Toulousains ont rapidement montré qu’ils avaient bien activé leur mode “finale”, le même qui a permis à cette génération des Rouge et Noir de remporter les six finales auxquelles elle a pris part.Au-dessus en mêlée, les Hauts-Garonnais ont toutefois eu du mal à concrétiser leur ascendant, alors que Bordeaux-Bègles a saisi chaque occasion de marquer pour laisser planer le danger (9-6, 26e).- Chassé-croisé -Les Toulousains ont poursuivi leur pilonnage en règle de la défense bordelo-béglaise malgré la sortie de Romain Ntamack, qui a définitivement cédé sa place à la pause, touché au coude.Ses partenaires ont fini par être récompensés grâce à un essai d’Anthony Jelonch, consécutif au carton jaune reçu par le deuxième ligne des Girondins Guido Petti (13-9, 31e).La réplique de l’UBB n’a pas tardé, grâce à un jeu au pied rasant et précis de Maxime Lucu, atterrissant dans les bras de Damian Penaud, qui a redonné l’avantage à son équipe (16-13, 35e).Le troisième ligne anglais Jack Willis, au diapason d’un pack impressionnant, a répondu avant la pause, puis récidivé après. Toulouse a ainsi pu rester en tête, alors que l’ouvreur bordelo-béglais Matthieu Jalibert avait trouvé la faille (27-23, 45e).Et face à la sortie sur blessure de Romain Ntamack pour Toulouse, l’UBB a elle perdu Louis Bielle-Biarrey, sorti à la mi-temps après un premier acte vécu dans la souffrance, alors que l’ailier revenait à la compétition après trois semaines d’absence et un choc subi à Vannes lors de la dernière journée de la saison régulière.Lors d’une fin de match irrespirable, Bordeaux-Bègles a su revenir, faisant parler son caractère et poussant Toulouse dans ses retranchements.Mais le savoir-faire toulousain, qui relève de l’expertise lorsqu’il s’agit d’une finale, a parlé en prolongation. Et Toulouse a exulté.