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Hong Kong: dissolution de l’un des derniers partis d’opposition face à une “immense” pression

L’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong s’est officiellement dissous, a annoncé dimanche sa dirigeante en évoquant une “immense pression politique”, alors que la Chine mène depuis plusieurs années une intense répression contre les voix dissidentes.”Face à une pression politique immense et après mûre réflexion, notamment sur les conséquences pour nos membres et camarades, nous avons pris la difficile décision de nous dissoudre”, a déclaré dans un communiqué la Ligue des Sociaux-Démocrates (LSD).La présidente du LSD, Chan Po-ying, a indiqué lors d’une conférence de presse que la décision de dissoudre le parti, annoncée vendredi, avait été prise à l’unanimité et que le mouvement n’avait “pas d’autre choix”.Interrogée sur d’éventuelles pressions exercées par des intermédiaires de Pékin, Chan Po-ying s’est refusée à tout commentaire.La LSD, fondée en 2006, était à une époque considérée comme la faction radicale du mouvement prodémocratie à Hong Kong. Le parti a aussi critiqué les inégalités sociales et économiques dans une ville ayant parmi les plus importants écarts de richesse au monde.A son apogée, le parti détenait trois sièges au Conseil législatif de Hong Kong. Il avait défrayé la chronique en 2008 lorsque le chef du parti de l’époque, Raymond Wong, avait jeté des bananes sur le dirigeant de Hong Kong pendant son discours de politique annuel, pour protester contre des coupes dans l’aide sociale.L’image de fauteuse de troubles de la LSD s’était atténuée dans les années 2010, lorsque des partis plus jeunes et plus radicaux avaient émergé pour contester la mainmise chinoise.Son déclin a commencé lorsque Pékin a imposé une loi de sécurité nationale à Hong Kong en 2020, après des manifestations prodémocratie massives l’année précédente que les dirigeants chinois ont vues comme un défi à leur pouvoir.- “Survivre” -La Chine et le pouvoir hongkongais ont affirmé que cette loi était nécessaire pour calmer les troubles politiques, mais pour de nombreux critiques, le texte a permis d’étouffer les dissidents et de restreindre les droits des citoyens.”Je ne crois pas que Hong Kong évoluera vers un système démocratique dans un avenir proche. Je ne veux pas nourrir de faux espoirs”, a déclaré dimanche la présidente du LSD, indiquant avoir perdu foi dans le cadre du “Un pays, deux systèmes” qui avait régulé la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine en 1997.Six membres du parti ont été emprisonnés au cours des cinq dernières années, selon la LSD.Chan Po-ying a salué sa formation pour avoir été le premier parti hongkongais à avoir fait de l’égalité LGBT+ un sujet central. “J’espère sincèrement que, dans le futur, il y aura toujours des voix dans la société qui défendront les marginalisés”, a-t-elle ajouté.Elle a appelé la population “d’un côté à survivre et de l’autre à essayer d’exercer ses droits de citoyen”.Le vice-président de la LSD, Dickson Chau, a pour sa part indiqué que certains passants lui manifestaient de petits signes de soutien, comme lui adresser un signe de tête amical ou lui offrir une boisson.Mais des années de pression politique ont eu un impact sur sa vie personnelle, a-t-il dit à l’AFP. “Ces quatre dernières années, je me suis constamment inquiété que quelqu’un (vienne frapper) à ma porte pour m’arrêter ou perquisitionner chez moi”, a-t-il confié.Le LSD est l’un des derniers grands partis d’opposition en date à disparaître. Le parti civique a cessé ses activités en 2023 et le parti démocrate a entamé en février un processus de dissolution. Le Conseil législatif de Hong Kong ne compte désormais plus aucun opposant depuis que les autorités ont modifié les règles électorales en 2021 afin que seuls les “patriotes” puissent y occuper un siège.Pour Maya Wang, de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch, la dissolution de la LSD montre le niveau de la répression menée à Hong Kong par la Chine.Selon Fernando Cheung, le porte-parole d’Amnesty International Hong Kong Overseas, la dissolution du LSD “vient souligner la quasi-élimination des partis politiques pan-démocratiques et des organisations de la société civile de Hong Kong”.

Hong Kong: dissolution de l’un des derniers partis d’opposition face à une “immense” pression

L’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong s’est officiellement dissous, a annoncé dimanche sa dirigeante en évoquant une “immense pression politique”, alors que la Chine mène depuis plusieurs années une intense répression contre les voix dissidentes.”Face à une pression politique immense et après mûre réflexion, notamment sur les conséquences pour nos membres et camarades, nous avons pris la difficile décision de nous dissoudre”, a déclaré dans un communiqué la Ligue des Sociaux-Démocrates (LSD).La présidente du LSD, Chan Po-ying, a indiqué lors d’une conférence de presse que la décision de dissoudre le parti, annoncée vendredi, avait été prise à l’unanimité et que le mouvement n’avait “pas d’autre choix”.Interrogée sur d’éventuelles pressions exercées par des intermédiaires de Pékin, Chan Po-ying s’est refusée à tout commentaire.La LSD, fondée en 2006, était à une époque considérée comme la faction radicale du mouvement prodémocratie à Hong Kong. Le parti a aussi critiqué les inégalités sociales et économiques dans une ville ayant parmi les plus importants écarts de richesse au monde.A son apogée, le parti détenait trois sièges au Conseil législatif de Hong Kong. Il avait défrayé la chronique en 2008 lorsque le chef du parti de l’époque, Raymond Wong, avait jeté des bananes sur le dirigeant de Hong Kong pendant son discours de politique annuel, pour protester contre des coupes dans l’aide sociale.L’image de fauteuse de troubles de la LSD s’était atténuée dans les années 2010, lorsque des partis plus jeunes et plus radicaux avaient émergé pour contester la mainmise chinoise.Son déclin a commencé lorsque Pékin a imposé une loi de sécurité nationale à Hong Kong en 2020, après des manifestations prodémocratie massives l’année précédente que les dirigeants chinois ont vues comme un défi à leur pouvoir.- “Survivre” -La Chine et le pouvoir hongkongais ont affirmé que cette loi était nécessaire pour calmer les troubles politiques, mais pour de nombreux critiques, le texte a permis d’étouffer les dissidents et de restreindre les droits des citoyens.”Je ne crois pas que Hong Kong évoluera vers un système démocratique dans un avenir proche. Je ne veux pas nourrir de faux espoirs”, a déclaré dimanche la présidente du LSD, indiquant avoir perdu foi dans le cadre du “Un pays, deux systèmes” qui avait régulé la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine en 1997.Six membres du parti ont été emprisonnés au cours des cinq dernières années, selon la LSD.Chan Po-ying a salué sa formation pour avoir été le premier parti hongkongais à avoir fait de l’égalité LGBT+ un sujet central. “J’espère sincèrement que, dans le futur, il y aura toujours des voix dans la société qui défendront les marginalisés”, a-t-elle ajouté.Elle a appelé la population “d’un côté à survivre et de l’autre à essayer d’exercer ses droits de citoyen”.Le vice-président de la LSD, Dickson Chau, a pour sa part indiqué que certains passants lui manifestaient de petits signes de soutien, comme lui adresser un signe de tête amical ou lui offrir une boisson.Mais des années de pression politique ont eu un impact sur sa vie personnelle, a-t-il dit à l’AFP. “Ces quatre dernières années, je me suis constamment inquiété que quelqu’un (vienne frapper) à ma porte pour m’arrêter ou perquisitionner chez moi”, a-t-il confié.Le LSD est l’un des derniers grands partis d’opposition en date à disparaître. Le parti civique a cessé ses activités en 2023 et le parti démocrate a entamé en février un processus de dissolution. Le Conseil législatif de Hong Kong ne compte désormais plus aucun opposant depuis que les autorités ont modifié les règles électorales en 2021 afin que seuls les “patriotes” puissent y occuper un siège.Pour Maya Wang, de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch, la dissolution de la LSD montre le niveau de la répression menée à Hong Kong par la Chine.Selon Fernando Cheung, le porte-parole d’Amnesty International Hong Kong Overseas, la dissolution du LSD “vient souligner la quasi-élimination des partis politiques pan-démocratiques et des organisations de la société civile de Hong Kong”.

Hong Kong: dissolution de l’un des derniers partis d’opposition face à une “immense” pression

L’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong s’est officiellement dissous, a annoncé dimanche sa dirigeante en évoquant une “immense pression politique”, alors que la Chine mène depuis plusieurs années une intense répression contre les voix dissidentes.”Face à une pression politique immense et après mûre réflexion, notamment sur les conséquences pour nos membres …

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La canicule s’intensifie, la vigilance orange étendue à 84 départements lundi

L’épisode de canicule va encore gagner en intensité et s’étendre la semaine prochaine en France, où 84 départements ont été placés en vigilance orange à partir de lundi, plongeant presque tout le pays dans une chaleur étouffante au moins jusqu’en milieu de semaine prochaine, alors que l’été débute à peine.Dimanche, des “températures maximales affichant souvent entre 35 et 38°C sur le sud du pays” avec des pointes à 40°C sur le Midi méditerranéen ont été relevées et seuls les bords de Manche peuvent profiter de températures inférieures à 30°C, selon Météo-France.Cet “épisode caniculaire intense”, qui a débuté vendredi, s’étendra lundi à la quasi totalité de l’Hexagone: “Les températures maximales seront stationnaires sur le pourtour méditerranéen, comprises entre 37 et 40°C. Sur le reste du pays, elles seront souvent comprises entre 34 et 38°C, très ponctuellement 39/40°C”, a ajouté Météo-France.84 départements seront alors en vigilance orange, contre 73 dimanche, avant le “paroxysme” de l’épisode attendu pour mardi et mercredi, “avec des minimales très élevées, comprises entre 20 et 24°C voire un peu plus très localement et des maximales atteignant 36 à 40°C avec quelques pointes à 41°C”.Une réunion interministérielle de crise consacrée à la canicule a été convoquée dans la soirée à Beauvau pour “repasser toutes les consignes” notamment en matière de “santé”, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur BFMTV.Le ministère de l’Education a déjà rappelé les mesures à prendre dans les écoles pour faire face aux très fortes chaleurs, qui peuvent aller, dans certains cas, jusqu’à l’autorisation de garder les enfants à domicile.La ville de Tours, comme d’autres communes en France, a déjà tranché et annoncé fermer toutes ses écoles lundi et mardi après-midi pour “protéger les enfants et les personnels”.Cette 50e vague de chaleur nationale depuis 1947, la 33e du XXIe siècle, conséquence du réchauffement climatique qui augmente l’intensité et la fréquence des canicules, qui frappe la France depuis le 19 juin, touche aussi durement la biodiversité.”Avec cette chaleur suffocante, la température peut dépasser 40 degrés dans certains nids”, s’est alarmé le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain Dubourg auprès de l’AFP.Dans les Côtes-d’Armor, où les marées vertes sont courantes, la maire d’Hillion Annie Guennou a décidé de fermer l’accès à une de ses plages en raison du dépassement de seuil du gaz toxique dû aux algues vertes échouées en putréfaction, un phénomène renforcé par la chaleur, a-t-elle déclaré à Ouest-France.- “Pas habituel” -Dimanche à 10H00, les températures supérieures à 20°C se révélaient “fréquentes sur la moitié sud du pays”, avec 22°C à Paris, 28°C à Lyon et 34°C à Marseille, selon Météo-France, qui relevait également 35°C à Perpignan.Le thermomètre a aussi rapidement dépassé les 30 degrés dans le nord de Bordeaux et la plage du lac a été prise d’assaut dès les premières heures de la journée par des familles à la recherche d’ombre sous les pins.”Chez nous, dans l’appart, c’est tout simplement un enfer. On vit dans le noir, c’est un four”, résume Evan Bernard, venu avec son fils de 18 mois.Les touristes et les Parisiens cherchaient aussi un peu de fraicheur dans la capitale, où la barre des 30°C a été franchie.”Ce n’est pas habituel, mais il faut s’y habituer parce que ça sera plus fréquent”, prédit Catherine Delourt, retraitée attablée en terrasse, interrogée par l’AFPTV.Cette vague de chaleur concerne tout le sud de l’Europe, de l’Italie au Portugal, plusieurs régions sont en alerte rouge, où jusqu’à 45°C pourraient être atteints. En Espagne, où il a fait jusqu’à 46°C samedi à El Granado, les températures devraient encore dépasser 40°C dans une large partie du pays. La cause de ce nouveau pic est un dôme de chaleur: un large et puissant anticyclone forme une sorte de couvercle qui vient bloquer l’air en basses couches, empêchant l’entrée de perturbations, tout en le réchauffant progressivement.En France, le numéro vert canicule a été réactivé dès samedi matin, mairies et préfectures multiplient en outre les recommandations à destination des publics les plus vulnérables.

Censure, dissolution: Bayrou de plus en plus menacé

La tenaille se resserre sur François Bayrou, objet de menaces de censure de plus en plus fortes par les socialistes et le Rassemblement national, qui pourraient se concrétiser à l’occasion des brûlants débats budgétaires de l’automne.”Tout le monde menace”, a reconnu dimanche sur RTL/PublicSénat/Figaro le Premier ministre, arrivé à Matignon en décembre dans un contexte politique compliqué puisqu’il est privé de majorité à l’Assemblée nationale.Mais l’échec du conclave sur les retraites, dont le lancement avait permis à François Bayrou d’obtenir la neutralité des socialistes sur le budget, a aggravé la situation puisqu’il l’a privé de leur soutien, le Parti socialiste ayant décidé de déposer une motion de censure contre lui.Même si cette motion a peu de chances d’être adoptée lors de son examen mardi, puisque les députés du Rassemblement national ne la voteront pas, le risque augmente pour l’automne, ont laissé entendre ces deux partis.Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a prévenu sur LCI qu’il n’aurait “plus aucune indulgence” à l’égard du Premier ministre et aurait une position très ferme lors de la discussion du budget 2026.”Nous souhaitons que François Bayrou ne soit plus Premier ministre et qu’il y ait un véritable changement, que nous trouvions un interlocuteur à Matignon”, a déclaré le chef des socialistes.Olivier Faure reproche au gouvernement de ne pas avoir immédiatement saisi le Parlement après l’échec du conclave sur les retraites. Il l’accuse aussi d’avoir gelé des crédits qui avaient été négociés avec les socialistes.- Dissolution “nécessaire” -Sans surprise, sa motion de censure sera soutenue par le reste de la gauche.Le coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard a estimé sur France Inter/France Info/Le Monde que “l’urgence” était “de faire tomber ce gouvernement” dès mardi.”Toutes les micro-concessions que le Parti socialiste considérait avoir obtenues (budget, abrogation de la réforme des retraites…) ont été balayées d’un revers de la main depuis cinq mois”, a-t-il estimé.Le RN, de son côté, ne parle pas seulement de censure, mais avec de plus en plus d’insistance d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale. “La dissolution, elle est nécessaire dès que possible”, a mis en garde le vice-président du RN Sébastien Chenu sur Europe1/CNews/LesEchos. “Le tour” du gouvernement pour être censuré “viendra”, et “probablement plus vite que vous le pensez”, a-t-il dit.Marine Le Pen a elle-même appelé ses troupes samedi à se préparer à de nouvelles élections législatives, jugeant “possible” que le président Emmanuel Macron y soit contraint par la situation politique. Un an après le scrutin anticipé de 2024, il retrouvera le 8 juillet le pouvoir de dissoudre l’Assemblée.Sur une ligne de crête, François Bayrou garde l’espoir d’une bienveillance d’une partie de la gauche. Il a redit que le gouvernement allait “prendre en compte”, dans le projet de budget de la Sécurité sociale, les points de consensus du conclave sur les retraites, notamment en faveur des femmes. François Bayrou cherche un chemin sur les retraites en même temps qu’il prépare un grand plan de redressement des finances publiques qu’il compte présenter entre le 15 et le 17 juillet.- “Nuire” -Outre cette pression qui monte sur la censure, le chef du gouvernement est fragilisé par les divisions des siens au sein du “socle commun”.Il a reconnu à cet égard que ses soutiens du bloc central et de la droite étaient divisés sur son projet d’instaurer un mode de scrutin proportionnel aux élections législatives, qu’il veut désormais soumettre au Parlement à la fin de l’année, et non plus à la fin de l’été.Le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau, également ministre de l’Intérieur et donc en charge de l’organisation des élections, avait dit qu’il refuserait de “porter” une telle réforme. Il a redit dimanche sur BFMTV que la proportionnelle rendrait “structurel” le “bazar” à l’Assemblée nationale et fait remarquer qu’elle “ne pourrait passer qu’avec les voix du Rassemblement national et de la gauche et de l’extrême gauche”.Face aux accusations d’immobilisme, y compris au sein du bloc central -“Je n’ai pas été Premier ministre en me tournant les pouces”, a affirmé récemment Edouard Philippe, le patron d’Horizons sur RTL-, François Bayrou a défendu son travail quotidien, de 07H30 à minuit, et estimé qu’il faisait à cet égard l’objet d'”accusations destinées à nuire”.

Vives condamnations après les propos anti-Israël de rappeurs au festival de Glastonbury

Le gouvernement britannique et les organisateurs du festival de Glastonbury ont fermement condamné dimanche les propos anti-israéliens proférés la veille sur scène par le duo de rappeurs britanniques Bob Vylan, et sur lesquels la police enquête.Samedi, lors de leur performance sur la scène West Holts du festival, l’un des deux membres de Bob Vylan – dont les chanteurs se présentent sous les pseudonymes Bobbie Vylan et Bobby Vylan – a appelé la foule à scander “Mort, mort aux IDF”, les forces de défense israéliennes. Leur concert était retransmis en direct par la BBC sur sa plateforme dédiée au festival.La police locale a indiqué sur X qu’elle examinait les vidéos de leur performance “pour déterminer si des infractions ont pu être commises nécessitant l’ouverture d’une enquête criminelle”.”C’était affreux, pour être honnête, et je pense que la BBC et Glastonbury doivent expliquer comment nous avons pu assister à un tel spectacle sur nos écrans”, a déclaré dimanche le ministre de la Santé Wes Streeting sur Sky News.Face à la polémique, les organisateurs du festival ont également condamné ces propos dimanche.”Nous sommes consternés (…) leurs slogans ont largement dépassé les bornes et nous rappelons urgemment à tous ceux impliqués dans la production du festival qu’il n’y a pas de place à Glastonbury pour l’antisémitisme, les discours de haine ou l’incitation à la violence”, a indiqué le festival sur les réseaux sociaux dimanche.L’ambassade d’Israël avait plus tôt dénoncé sur X “la rhétorique de haine et incendiaire” exprimée durant le festival, dénoncant “la normalisation d’un langage extrémiste et de glorification de la violence”.- “profondément offensants” -Cette édition du festival de Glastonbury était scrutée du fait de la présence annoncée du groupe de rap nord-irlandais Kneecap, dont l’un des trois membres, Liam O’Hanna, a été inculpé d'”infraction terroriste” pour avoir arboré en concert un drapeau du Hezbollah.Montés sur scène peu après Bob Vylan, ils ont accusé Israël d’être un Etat “criminel de guerre” et réitéré leur soutien aux Palestiniens, scandant à plusieurs reprises “Free Palestine” et appelant la foule à répéter des insultes visant Keir Starmer.De nombreux spectateurs brandissaient des drapeaux palestiniens dans le public de ce festival particulièrement populaire, qui avait attiré plus de 200.000 personnes en 2024, et dont le prix du billet s’élevait à 373,50 livres (437,5 euros) pour l’édition 2025.Avant leur prestation, le Premier ministre travailliste Keir Starmer avait estimé qu’il n’était pas “approprié” qu’il se produise au festival, mais les organisateurs avaient maintenu leur présence.”Les personnes qui n’aiment pas la politique de l’événement peuvent aller ailleurs”, avait déclaré Michael Eavis, cofondateur du festival du Somerset (sud-ouest de l’Angleterre), dans un article publié dans un journal gratuit destiné aux festivaliers.Face aux pressions, la BBC, partenaire de l’évènement depuis 1997, avait indiqué que la performance du groupe ne serait pas diffusée en direct mais qu’elle serait probablement disponible à la demande par la suite.Un porte-parole du ministère de la Culture a indiqué que la ministre, Lisa Nandy avait parlé au directeur général de la BBC au sujet du concert de Bob Vylan.De son côté, la BBC a reconnu que certains propos tenus par le duo était “profondément offensants” et que leur concert ne serait pas accessible sur ses plateformes.Interrogé sur la réaction de l’ambassade israélienne, le ministre Wes Streeting a appelé l’ambassade à “balayer devant sa porte” et à “prendre davantage au sérieux la violence de ses propres citoyens contre les Palestiniens”, évoquant notamment les violences de colons israéliens en Cisjordanie.Il a également dénoncé la situation humanitaire à Gaza, du fait des représailles militaires israéliennes lancées dans la foulée de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d’Israël. Ces représailles ont fait plus de 56.412 morts, côté palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.L’attaque du Hamas a elle entrainé côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.

La canicule s’intensifie, la quasi-totalité de la France assommée par la chaleur

L’épisode de canicule va encore gagner en intensité dimanche en France, où 73 départements ont été placés en vigilance orange, plongeant presque tout le pays dans une chaleur étouffante, au moins jusqu’en milieu de semaine prochaine, alors que l’été débute à peine.La quasi-totalité de l’Hexagone est concernée par un “épisode caniculaire intense” qui a débuté vendredi, à l’exception des Hautes-Alpes, de la Corse-du-Sud et d’une bande allant du Finistère à la Moselle, a indiqué Météo-France.Il faudra s’attendre dimanche à des “températures maximales affichant souvent entre 35 et 38°C sur le sud du pays” avec des pointes à 40°C sur le Midi méditerranéen. Trente-deux degrés Celsius sont prévus à Paris et seuls les bords de Manche compteront des températures inférieures à 30°C, selon les météorologues.Mais le “paroxysme” de la vague de chaleur sera atteint en début de semaine.La canicule se poursuivra en lundi “avec des températures encore en hausse, excepté sur le pourtour méditerranéen où elles seront stationnaires”, a ajouté Météo-France, qui prévoit que le pic de l’épisode caniculaire (lors duquel des maximales de 39°C à 40°C seront “assez fréquentes”) survienne “autour de mardi ou mercredi selon les régions”.Les 73 départements en vigilance orange dimanche le seront aussi lundi, a annoncé Météo-France dans son bulletin de 06H00.Le ministère de l’Education a rappelé dimanche les mesures à prendre dans les écoles pour faire face aux très fortes chaleurs, qui peuvent aller, dans certains cas, jusqu’à l’autorisation de garder les enfants à domicile.La ville de Tours, comme d’autres communes en France, fermera toutes ses écoles lundi et mardi après-midi pour “protéger les enfants et les personnels”.Cette 50e vague de chaleur nationale depuis 1947, la 33e du XXIe siècle, conséquence du réchauffement climatique qui augmente l’intensité et la fréquence des canicules, qui frappe la France depuis le 19 juin, touche aussi durement la biodiversité.”Avec cette chaleur suffocante, la température peut dépasser 40 degrés dans certains nids”, s’est alarmé le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain Dubourg auprès de l’AFP.Dans les Côtes d’Armor, où les marées vertes sont courantes, la maire d’Hillion Annie Guennou a décidé de fermer l’accès à une de ses plages en raison du dépassement de seuil du gaz toxique dû aux algues vertes échouées en putréfaction, un phénomène renforcé par la chaleur, a-t-elle déclaré à Ouest France.- “On vit dans le noir” -Dimanche à 10H00, les températures encore supérieures à 20°C se révélaient “fréquentes sur la moitié sud du Pays”, avec 22°C à Paris, 28°C à Lyon et 34°C à Marseille, selon Météo-France, qui relevait également 35°C à Perpignan.Dans le nord de Bordeaux, le thermomètre a vite dépassé les 30 degrés et la plage du lac a été prise d’assaut, dès les premières heures de la journée par des familles à la recherche d’ombre sous les pins.”Chez nous, dans l’appart, c’est tout simplement un enfer. On vit dans le noir, c’est un four”, résume Evan Bernard, venu avec son fils de 18 mois.Cette vague de chaleur concerne tout le sud de l’Europe, avec 17 villes d’Italie placées en alerte rouge (niveau 3), dont Milan et Turin. Au Portugal, plusieurs régions sont en alerte rouge, où jusqu’à 45°C pourraient être atteints. En Espagne, il a fait jusqu’à 46°C samedi à El Granado, les températures pourraient encore dépasser 40°C dimanche, à Séville et dans une large partie du pays. La cause de ce nouveau pic est un dôme de chaleur: un large et puissant anticyclone forme une sorte de couvercle qui vient bloquer l’air en basses couches, empêchant l’entrée de perturbations, tout en le réchauffant progressivement.En France, le numéro vert canicule, qui permet d’obtenir des conseils “pour se protéger et protéger son entourage”, a été réactivé dès samedi matin et mairies et préfectures multiplient les recommandations à destination des publics les plus vulnérables.