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Délibéré pour 9 passeurs présumés après un naufrage mortel dans la Manche

Neuf passeurs présumés, kurdes et afghans, jugés pour un naufrage dans la Manche qui avait fait huit morts en décembre 2022, seront fixés sur leur sort lundi, le parquet ayant requis jusqu’à 8 ans de prison pour l’organisation de cette tragique traversée vers l’Angleterre.Ce naufrage est l’un des plus meurtriers survenu ces dernières années après celui qui avait fait 27 morts, le 24 novembre 2021 au large de Calais, une affaire qui n’a pas encore été jugée.Les prévenus, très majoritairement afghans, ont comparu du 16 au 20 juin devant la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille, jugés pour “traite d’êtres humains”, “homicide involontaire”, mise en danger d’autrui, ou encore aide au séjour irrégulier.L’embarcation clandestine surchargée avait pris la mer à Ambleteuse (Pas-de-Calais) dans la nuit du 13 au 14 décembre 2022, en dépit d’une mer très agitée et glaciale et des craintes de passagers qui ont entendu une détonation synonyme de crevaison en la gonflant.A la barre, un des prévenus avait reconnu avoir convoyé, sous la menace selon lui, des migrants depuis le camp de Loon-Plage près de Dunkerque. Un autre est mis en cause pour avoir apporté le moteur du bateau. Deux frères afghans sont soupçonnés d’avoir été les financiers occultes de cette organisation.Le délibéré est attendu à 9 heures.Le parquet a requis huit ans contre un Afghan en fuite jugé en son absence, et désigné par les autres prévenus comme le cerveau de toute l’organisation. Huit ans ont aussi été requis contre un Kurde irakien de 40 ans, sept ans contre plusieurs suspects dont les deux financiers présumés du réseau, et six ans contre deux Afghans suspectés d’avoir participé à la mise à l’eau.Le pilote, un mineur sénégalais, a été condamné à neuf ans de prison en Grande-Bretagne, selon le parquet.Un dixième homme, détenu en Belgique, sera jugé ultérieurement.La procureure avait pointé le “trafic extrêmement lucratif” d’une “organisation criminelle”, avec un paiement moyen de 3.500 euros par passager.La magistrate avait relevé les conditions à haut risque pour un bateau “complètement inadapté à la navigation en haute mer”.Après une ou deux heures de traversée, un boudin a commencé à se dégonfler et l’eau à entrer dans l’embarcation. Paniqués, les passagers ont fait ployer le fond du canot et tous se sont retrouvés à l’eau, certains sans gilet de sauvetage, dans une mer à 10-11 degrés.Quatre ont été portés disparus, et quatre sont morts, dont un seul a été identifié, un Afghan.En outre, 39 personnes originaires d’Afghanistan, Inde ou Albanie avaient été repêchées in extremis par les secours français et anglais.

La communauté internationale réunie à Séville au chevet de l’aide au développement

A l’initiative de l’ONU, experts et dirigeants internationaux se retrouvent lundi en Espagne pour une conférence sur le financement du développement, mis à mal par les crises mondiales et les coupes budgétaires drastiques des Etats-Unis, qui ne participeront pas à la rencontre.Au moins 50 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Séville (sud) pour cette rencontre de quatre jours, aux côtés du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et de 4.000 représentants de la société civile.L’objectif de cette conférence dite FfD4, la quatrième du genre depuis 2002, est de trouver des solutions pour les pays du Sud, confrontés – selon les Nations unies – à “un déficit de financement estimé à 4.000 milliards de dollars par an”, pour tenir leurs objectifs de développement durable.Parmi les dirigeants annoncés dans la capitale andalouse, frappée par une chaleur caniculaire, figurent le président français Emmanuel Macron, le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye et le Colombien Gustavo Petro. Leur homologue sud-africain Cyril Ramaphosa a, lui, annulé sa venue pour des raisons de politique intérieure.Les Etats-Unis, pour leur part, n’enverront aucun représentant. Washington a, en effet, décidé mi-juin de quitter la table des négociations en raison d’un désaccord sur le texte soumis aux délégations, accusé d’empiéter sur leur “souveraineté” et de créer des structures “faisant doublon”.Cette rencontre survient dans un contexte particulièrement sombre pour l’aide au développement, touchée de plein fouet par la réduction de l’aide humanitaire décidée par Donald Trump, qui a supprimé 83% des financements de programmes à l’étranger de l’agence de développement USAID.Avec 63 milliards de dollars d’aide publique en 2024, les Etats-Unis étaient le principal pays donateur pour de nombreuses agences et ONG, actuellement confrontées à d’importantes difficultés, d’autant que d’autres capitales, comme Paris, Londres et Berlin, ont aussi réduit leurs aides.- “Regarder la vérité en face” -“Les gouvernements des pays riches sont en train d’effectuer les coupes les plus importantes dans l’aide au développement jamais enregistrées depuis 1960”, a dénoncé vendredi l’ONG Oxfam, inquiète de voir les pays du Sud “dévier tragiquement” de leur “trajectoire” de développement.Pour les pays concernés, la situation est d’autant plus délicate que l’endettement public a bondi depuis la crise du Covid-19. Selon les Nations unies, celui des moins avancés a ainsi triplé en 15 ans, et 3,3 milliards d’habitants vivent dans des pays dépensant plus pour rembourser leur dette que pour la santé ou l’éducation.”Nous devons regarder la vérité en face: de nombreux engagements restent non tenus”, alors que “le monde est confronté à des chocs sismiques rendant les défis financiers plus difficiles à résoudre”, a souligné Antonio Guterres, en référence aux nombreux conflits mondiaux.”Dans ce contexte mouvementé, nous ne pouvons laisser s’envoler nos ambitions”, a-t-il insisté.L'”engagement de Séville”, qui sera formellement adopté au terme de la conférence, invite pour cela à revoir l’architecture financière internationale, en accordant notamment plus de place aux pays du Sud dans les grandes institutions et en exigeant une meilleure coopération contre l’évasion fiscale.Ce texte de 38 pages, qui sera complété par des annonces unilatérales dans le cadre d’une “plateforme de Séville pour l’action”, servira de plan directeur pour le financement du développement au cours des dix prochaines années. De nature politique, il ne sera cependant pas contraignant sur le plan juridique.Un motif de mécontentement chez les ONG, déjà agacées par ce qu’elles considèrent comme un manque de solidarité des pays les plus riches. “Le Nord global continue de bloquer les réformes. Ce n’est pas du leadership, c’est du déni”, a ainsi regretté Mariana Paoli, responsable du plaidoyer chez Christian Aid.

La communauté internationale réunie à Séville au chevet de l’aide au développement

A l’initiative de l’ONU, experts et dirigeants internationaux se retrouvent lundi en Espagne pour une conférence sur le financement du développement, mis à mal par les crises mondiales et les coupes budgétaires drastiques des Etats-Unis, qui ne participeront pas à la rencontre.Au moins 50 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Séville (sud) pour cette rencontre de quatre jours, aux côtés du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et de 4.000 représentants de la société civile.L’objectif de cette conférence dite FfD4, la quatrième du genre depuis 2002, est de trouver des solutions pour les pays du Sud, confrontés – selon les Nations unies – à “un déficit de financement estimé à 4.000 milliards de dollars par an”, pour tenir leurs objectifs de développement durable.Parmi les dirigeants annoncés dans la capitale andalouse, frappée par une chaleur caniculaire, figurent le président français Emmanuel Macron, le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye et le Colombien Gustavo Petro. Leur homologue sud-africain Cyril Ramaphosa a, lui, annulé sa venue pour des raisons de politique intérieure.Les Etats-Unis, pour leur part, n’enverront aucun représentant. Washington a, en effet, décidé mi-juin de quitter la table des négociations en raison d’un désaccord sur le texte soumis aux délégations, accusé d’empiéter sur leur “souveraineté” et de créer des structures “faisant doublon”.Cette rencontre survient dans un contexte particulièrement sombre pour l’aide au développement, touchée de plein fouet par la réduction de l’aide humanitaire décidée par Donald Trump, qui a supprimé 83% des financements de programmes à l’étranger de l’agence de développement USAID.Avec 63 milliards de dollars d’aide publique en 2024, les Etats-Unis étaient le principal pays donateur pour de nombreuses agences et ONG, actuellement confrontées à d’importantes difficultés, d’autant que d’autres capitales, comme Paris, Londres et Berlin, ont aussi réduit leurs aides.- “Regarder la vérité en face” -“Les gouvernements des pays riches sont en train d’effectuer les coupes les plus importantes dans l’aide au développement jamais enregistrées depuis 1960”, a dénoncé vendredi l’ONG Oxfam, inquiète de voir les pays du Sud “dévier tragiquement” de leur “trajectoire” de développement.Pour les pays concernés, la situation est d’autant plus délicate que l’endettement public a bondi depuis la crise du Covid-19. Selon les Nations unies, celui des moins avancés a ainsi triplé en 15 ans, et 3,3 milliards d’habitants vivent dans des pays dépensant plus pour rembourser leur dette que pour la santé ou l’éducation.”Nous devons regarder la vérité en face: de nombreux engagements restent non tenus”, alors que “le monde est confronté à des chocs sismiques rendant les défis financiers plus difficiles à résoudre”, a souligné Antonio Guterres, en référence aux nombreux conflits mondiaux.”Dans ce contexte mouvementé, nous ne pouvons laisser s’envoler nos ambitions”, a-t-il insisté.L'”engagement de Séville”, qui sera formellement adopté au terme de la conférence, invite pour cela à revoir l’architecture financière internationale, en accordant notamment plus de place aux pays du Sud dans les grandes institutions et en exigeant une meilleure coopération contre l’évasion fiscale.Ce texte de 38 pages, qui sera complété par des annonces unilatérales dans le cadre d’une “plateforme de Séville pour l’action”, servira de plan directeur pour le financement du développement au cours des dix prochaines années. De nature politique, il ne sera cependant pas contraignant sur le plan juridique.Un motif de mécontentement chez les ONG, déjà agacées par ce qu’elles considèrent comme un manque de solidarité des pays les plus riches. “Le Nord global continue de bloquer les réformes. Ce n’est pas du leadership, c’est du déni”, a ainsi regretté Mariana Paoli, responsable du plaidoyer chez Christian Aid.

Barricades à Belgrade lors d’une deuxième nuit de manifestations

Des milliers de manifestants antigouvernementaux bloquent dans la nuit de dimanche à lundi plusieurs avenues de Belgrade, au lendemain d’un rassemblement géant pour réclamer des élections anticipées.Samedi, environ 140.000 personnes avaient défilé dans le centre de Belgrade, dernière manifestation antigouvernementale en date d’une série déclenchée par l’effondrement du toit d’une gare de la ville de Novi Sad en novembre. Une catastrophe qui avait fait 16 morts et qui a été largement attribuée à la corruption généralisée.Le mouvement anti-corruption a lancé un appel à de nouvelles mobilisations après l’arrestation d’un “grand nombre de citoyens” en marge de la manifestation de samedi. Des milliers de personnes y ont répondu en dressant des barricades à travers Belgrade et d’autres villes.Au carrefour névralgique d’Autokomanda, les manifestants ont installé des tentes, se préparant à passer la nuit sur place, selon un photographe de l’AFP.Les protestataires ont publié des images de barricades similaires dans plusieurs autres villes, dont Novi Sad, et ont annoncé des dizaines d’autres rassemblements dans tout le pays.Les médias locaux et les vidéos publiées par les manifestants ont montré des foules se dirigeant vers les principaux ponts, et des étudiants dressant des barricades avec des poubelles et des clôtures.- “Terreur” -Le ministre serbe de l’Intérieur, Ivica Dacic, a déclaré à la chaîne locale Pink TV que les autorités surveillaient la situation.Plus tôt dimanche, le président Aleksandar Vucic est resté défiant face aux demandes des manifestants pour des élections anticipées, accusant le mouvement dirigé par les étudiants de semer la “terreur”.”La Serbie a gagné, et vous ne pouvez pas vaincre la Serbie par la violence comme certains l’ont voulu”, a dit M. Vucic dans un discours télévisé.Samedi, les forces anti-émeutes ont fait usage de matraques et de gaz lacrymogènes pour disperser une foule qui leur lançait des bouteilles et des fusées éclairantes.Un total de 48 policiers ont été blessés, dont un grièvement, et 22 autres personnes ont été soignées pendant la manifestation, selon les autorités qui ont estimé la taille de la foule à 36.000 personnes, bien en dessous des 140.000 dénombrées par un organisme indépendant.La police a annoncé 77 arrestations à la suite du rassemblement de samedi, et 38 personnes se trouvaient toujours en garde à vue dimanche.Par ailleurs, huit autres personnes ont été arrêtées dimanche, accusées notamment de planifier le blocage de routes et d’attaquer des institutions “dans le but de modifier violemment l’ordre étatique”, a déclaré le Parquet dans un communiqué.”Ce n’est pas le moment de battre retraite”, ont réagi les organisateurs de la protestation sur Instagram, encourageant les Serbes à se rassembler devant le bureau du procureur et à demander la libération des prisonniers.Au moins 2.000 personnes avaient répondu dimanche soir à cet appel, selon un photographe de l’AFP sur place.- Vucic promet plus d’arrestations -“Il y aura beaucoup plus d’arrestations pour avoir attaqué la police… ce n’est pas la fin”, a prévenu M. Vucic, affirmant qu’il n’y aura “aucune négociation avec les terroristes et ceux qui voulaient détruire l’Etat”.”La vengeance ne doit pas être notre langage, mais la responsabilité doit faire partie de notre conscience”, a appelé le président.Avant la manifestation de samedi, les organisateurs avaient lancé un “ultimatum” à M. Vucic pour qu’il convoque des élections — une demande qu’il avait rejetée bien avant le début du rassemblement. Il a répété dimanche qu’il n’y aurait aucun scrutin avant fin 2026.L’indignation suscitée par la catastrophe de Novi Sad a déjà conduit à la démission du Premier ministre et à un remaniement de l’administration.M. Vucic a répété à plusieurs reprises que les manifestations faisaient partie d’un complot étranger visant à renverser son gouvernement.Plus d’une dizaine de personnes avaient déjà été arrêtées ces dernières semaines, une répression devenue routinière avant les grandes manifestations.Après le rassemblement de samedi, les organisateurs ont diffusé une déclaration à la foule appelant les Serbes à “prendre la liberté en main”.”Les autorités avaient tous les mécanismes et tout le temps pour répondre aux demandes et prévenir une escalade”, ont-ils affirmé dans un communiqué.

Barricades à Belgrade lors d’une deuxième nuit de manifestations

Des milliers de manifestants antigouvernementaux bloquent dans la nuit de dimanche à lundi plusieurs avenues de Belgrade, au lendemain d’un rassemblement géant pour réclamer des élections anticipées.Samedi, environ 140.000 personnes avaient défilé dans le centre de Belgrade, dernière manifestation antigouvernementale en date d’une série déclenchée par l’effondrement du toit d’une gare de la ville de …

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“Rien n’excuse” les propos de rappeurs contre Israël au festival de Glastonbury, dénonce Starmer

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a estimé dimanche que “rien” n’excusait les propos anti-israéliens  proférés sur la scène du festival de Glastonbury par le duo de rappeurs Bob Vylan, qui ont suscité une volée de critiques et sur lesquels la police enquête.”Rien n’excuse ce genre de discours haineux odieux”, a dit le chef du gouvernement travailliste au journal The Telegraph.”J’ai déclaré que (le trio de rappeurs) Kneecap ne devrait pas bénéficier d’une telle tribune et cela vaut également pour tout autre artiste proférant des menaces ou incitant à la violence. La BBC doit expliquer comment ces scènes ont pu être diffusées”, a-t-il ajouté.Samedi, tandis que Bob Vylan se produisait sur la scène West Holts du festival, l’un de ses deux membres a appelé la foule à scander “Mort, mort aux IDF !”, les forces de défense israéliennes. Le concert de ce duo était retransmis en direct par la BBC sur sa plateforme dédiée au festival.- “Consternés” -La police a déclaré sur X qu’elle examinait les vidéos de leur prestation “pour déterminer si des infractions ont pu être commises requérant l’ouverture d’une enquête criminelle”.Face à la polémique, les organisateurs du festival se sont dits “consternés” dimanche.”Leurs slogans ont largement dépassé les bornes (…). Il n’y a pas de place à Glastonbury pour l’antisémitisme, les discours de haine ou l’incitation à la violence”, a réagi le festival sur les réseaux sociaux.L’ambassade d’Israël avait plus tôt fustigé sur X “la rhétorique de haine et incendiaire” qui a pu être utilisée par certains artistes durant le festival, s’insurgeant contre “la normalisation d’un langage extrémiste et de glorification de la violence”.”Je ne suis pas sûr d’être d’accord”, avec les mots choisis par Bob Vylan “mais je pense sans aucun doute que remettre en cause ce qui se passe là-bas (dans la bande de Gaza) est juste”, a affirmé à l’AFP Joe McCabe, un festivalier de 31 ans rencontré dimanche.”Je pense qu’il y a une limite, on ne peut pas être aussi agressif”, a estimé Maria Philpott, une autre festivalière, âgée de 26 ans.- “Profondément offensants” -Cette édition du festival était scrutée du fait de la présence du groupe de rap nord-irlandais Kneecap, dont l’un des trois membres, Liam O’Hanna, a été inculpé d'”infraction terroriste” pour avoir arboré en concert un drapeau du Hezbollah.Montés sur scène peu après Bob Vylan, ces rappeurs ont accusé Israël d’être un Etat “criminel de guerre”, réitéré leur soutien aux Palestiniens et ont appelé la foule à reprendre des insultes à l’encontre de Keir Starmer.De nombreux spectateurs brandissaient des drapeaux palestiniens dans le public de ce festival particulièrement populaire, qui avait attiré plus de 200.000 personnes en 2024.Avant le concert de Kneecap, le chef du gouvernement britannique avait jugé qu’il n’était pas “approprié” que ce trio se produise au festival.  “Les personnes qui n’aiment pas la politique de l’événement peuvent aller ailleurs”, avait défendu Michael Eavis, cofondateur du festival du Somerset (sud-ouest de l’Angleterre), dans un article paru dans un journal gratuit destiné aux festivaliers.Face aux pressions, la BBC avait fait savoir que la prestation de Kneecap ne serait pas diffusée en direct. Un porte-parole du ministère de la Culture a souligné que la ministre, Lisa Nandy, avait parlé au directeur général de la BBC au sujet de la performance de Bob Vylan.De son côté, la BBC a reconnu que certains propos tenus par ce duo étaient “profondément offensants”.Interrogé sur les commentaires de l’ambassade israélienne, le ministre de la Santé Wes Streeting a appelé cette représentation diplomatique à “balayer devant sa porte” et à “prendre davantage au sérieux la violence de ses propres citoyens contre les Palestiniens”, évoquant notamment les exactions de colons israéliens en Cisjordanie.Il a en outre déploré la situation humanitaire dans la bande de Gaza, du fait des représailles militaires israéliennes à la suite de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d’Israël. Le festival de Glastonbury s’est achevé dimanche soir, après une journée marquée notamment par le concert de l’octogénaire Rod Stewart et de la chanteuse américaine Olivia Rodrigo, qui a partagé un duo avec le leader de The Cure Robert Smith.

“Rien n’excuse” les propos de rappeurs contre Israël au festival de Glastonbury, dénonce Starmer

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a estimé dimanche que “rien” n’excusait les propos anti-israéliens  proférés sur la scène du festival de Glastonbury par le duo de rappeurs Bob Vylan, qui ont suscité une volée de critiques et sur lesquels la police enquête.”Rien n’excuse ce genre de discours haineux odieux”, a dit le chef du gouvernement travailliste au journal The Telegraph.”J’ai déclaré que (le trio de rappeurs) Kneecap ne devrait pas bénéficier d’une telle tribune et cela vaut également pour tout autre artiste proférant des menaces ou incitant à la violence. La BBC doit expliquer comment ces scènes ont pu être diffusées”, a-t-il ajouté.Samedi, tandis que Bob Vylan se produisait sur la scène West Holts du festival, l’un de ses deux membres a appelé la foule à scander “Mort, mort aux IDF !”, les forces de défense israéliennes. Le concert de ce duo était retransmis en direct par la BBC sur sa plateforme dédiée au festival.- “Consternés” -La police a déclaré sur X qu’elle examinait les vidéos de leur prestation “pour déterminer si des infractions ont pu être commises requérant l’ouverture d’une enquête criminelle”.Face à la polémique, les organisateurs du festival se sont dits “consternés” dimanche.”Leurs slogans ont largement dépassé les bornes (…). Il n’y a pas de place à Glastonbury pour l’antisémitisme, les discours de haine ou l’incitation à la violence”, a réagi le festival sur les réseaux sociaux.L’ambassade d’Israël avait plus tôt fustigé sur X “la rhétorique de haine et incendiaire” qui a pu être utilisée par certains artistes durant le festival, s’insurgeant contre “la normalisation d’un langage extrémiste et de glorification de la violence”.”Je ne suis pas sûr d’être d’accord”, avec les mots choisis par Bob Vylan “mais je pense sans aucun doute que remettre en cause ce qui se passe là-bas (dans la bande de Gaza) est juste”, a affirmé à l’AFP Joe McCabe, un festivalier de 31 ans rencontré dimanche.”Je pense qu’il y a une limite, on ne peut pas être aussi agressif”, a estimé Maria Philpott, une autre festivalière, âgée de 26 ans.- “Profondément offensants” -Cette édition du festival était scrutée du fait de la présence du groupe de rap nord-irlandais Kneecap, dont l’un des trois membres, Liam O’Hanna, a été inculpé d'”infraction terroriste” pour avoir arboré en concert un drapeau du Hezbollah.Montés sur scène peu après Bob Vylan, ces rappeurs ont accusé Israël d’être un Etat “criminel de guerre”, réitéré leur soutien aux Palestiniens et ont appelé la foule à reprendre des insultes à l’encontre de Keir Starmer.De nombreux spectateurs brandissaient des drapeaux palestiniens dans le public de ce festival particulièrement populaire, qui avait attiré plus de 200.000 personnes en 2024.Avant le concert de Kneecap, le chef du gouvernement britannique avait jugé qu’il n’était pas “approprié” que ce trio se produise au festival.  “Les personnes qui n’aiment pas la politique de l’événement peuvent aller ailleurs”, avait défendu Michael Eavis, cofondateur du festival du Somerset (sud-ouest de l’Angleterre), dans un article paru dans un journal gratuit destiné aux festivaliers.Face aux pressions, la BBC avait fait savoir que la prestation de Kneecap ne serait pas diffusée en direct. Un porte-parole du ministère de la Culture a souligné que la ministre, Lisa Nandy, avait parlé au directeur général de la BBC au sujet de la performance de Bob Vylan.De son côté, la BBC a reconnu que certains propos tenus par ce duo étaient “profondément offensants”.Interrogé sur les commentaires de l’ambassade israélienne, le ministre de la Santé Wes Streeting a appelé cette représentation diplomatique à “balayer devant sa porte” et à “prendre davantage au sérieux la violence de ses propres citoyens contre les Palestiniens”, évoquant notamment les exactions de colons israéliens en Cisjordanie.Il a en outre déploré la situation humanitaire dans la bande de Gaza, du fait des représailles militaires israéliennes à la suite de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d’Israël. Le festival de Glastonbury s’est achevé dimanche soir, après une journée marquée notamment par le concert de l’octogénaire Rod Stewart et de la chanteuse américaine Olivia Rodrigo, qui a partagé un duo avec le leader de The Cure Robert Smith.

“Rien n’excuse” les propos de rappeurs contre Israël au festival de Glastonbury, dénonce Starmer

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a estimé dimanche que “rien” n’excusait les propos anti-israéliens  proférés sur la scène du festival de Glastonbury par le duo de rappeurs Bob Vylan, qui ont suscité une volée de critiques et sur lesquels la police enquête.”Rien n’excuse ce genre de discours haineux odieux”, a dit le chef du …

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Canicule dans les écoles: Borne demande pragmatisme et souplesse

Fermer éventuellement les écoles s’il fait vraiment trop chaud dans les classes, gérer les épreuves orales du bac, mais pas de vacances d’été anticipées: Elisabeth Borne a appelé dimanche au “pragmatisme” et à la “souplesse” pour permettre au système éducatif de passer l’épreuve de la canicule.”Pour l’accueil des élèves, notamment dans la maternelle et dans le primaire, il est essentiel qu’il y ait une bonne coordination (…) entre le rectorat, les maires et les préfets pour décider par exemple, de permettre aux parents qui le peuvent de garder les élèves des enfants à la maison ou, le cas échéant, d’une fermeture administrative d’école”, a indiqué dimanche soir la ministre de l’Education nationale à l’issue d’une réunion interminisitérielle sur la canicule, au ministère de l’Intérieur.Et dans le cas d’une fermeture, “il est impératif d’organiser des solutions alternatives d’accueil”, a-t-elle indiqué.Mais “on doit être pragmatique, prendre des décisions au cas par cas dans chaque territoire”, avait-elle souligné plus tôt dans la journée sur France 3.”Quand on a des écoles qui sont bien isolées naturellement, elles peuvent accueillir les élèves”, avait-elle souligné, en écartant l’idée d’une anticipation générale des vacances scolaires, qui commenceront à la fin de la semaine. A ce stade, 200 écoles publiques font l’objet d’une fermeture partielle ou totale en France lors des prochains jours, sur un total d’environ 45.000 dans le pays, a indiqué la ministre pour souligner que cela restait encore très exceptionnel.Mme Borne a adressé une petite pique au passage au maire écologiste de Tours, Emmanuel Denis. Sa municipalité a annoncé la fermeture lundi après-midi et mardi après-midi de toutes les écoles de la ville, où l’on attend des maximales de 37 et 38°C jusqu’en milieu de semaine.- “Salles à l’ombre” -Des décisions ont pu être “prises peut-être de façon unilatérale quelque part”, a estimé Mme Borne. “On peut s’étonner” de la situation à Tours (…) peut être qu’il (le maire de Tours) a voulu passer un message politique sur le dérèglement climatique. En tout cas, on va s’assurer qu’il y a bien des accueils qui sont prévus pour les familles qui en ont besoin”, a-t-elle prévenu.S’agissant des oraux du bac – français pour les élèves de première, grand oral pour les élèves de terminale -, Mme Borne a appelé à faire preuve de “souplesse” dans le déroulement des épreuves.”La règle c’est de faire preuve de souplesse à la fois vis à vis des personnels, des correcteurs et des élèves” par exemple en “permettre d’adapter l’heure de passage pour un élève qui a une situation de fragilité”.Selon les consignes rappelées dimanche par le ministère, les établissements scolaires doivent “adapter leur organisation et l’utilisation des lieux en fonction de l’exposition au soleil”.”Des aménagements spécifiques du fonctionnement des écoles et établissements scolaires pourront être mis en place en concertation avec les collectivités locales”, indique égalemnt le ministère. De la même manière, les instructions du ministère recommandent pour les épreuves orales  “d’utiliser, dans la mesure du possible, des salles à l’ombre”.Les établissements doivent également s’assurer que “les candidats disposent d’eau potable et/ou leur permettre de sortir de la salle pour se désaltérer”. La fédération de parents d’élèves FCPE avait demandé vendredi à Elisabeth Borne de donner “d’urgence” des “consignes claires” aux personnels pour adapter l’accueil des élèves. Une grande partie du bâti scolaire “est inadaptée” aux fortes chaleurs, avait-elle souligné.