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Aide internationale: les coupes américaines pourraient causer plus de 14 millions de morts, selon une étude

L’effondrement des financements américains dédiés à l’aide internationale, décidé par l’administration de Donald Trump, pourrait entraîner plus de 14 millions de morts supplémentaires d’ici 2030 parmi les plus vulnérables, dont un tiers d’enfants, selon une projection publiée mardi dans The Lancet.”Elles risquent d’interrompre brutalement, voire d’inverser, deux décennies de progrès pour la santé des populations …

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Après une frappe israélienne, Gaza pleure les morts du café al-Baqa

La terrasse habituellement animée du café al-Baqa est totalement sens dessus dessous au lendemain d’une frappe israélienne ayant fait 24 morts, selon les secours, dont des artistes et des journalistes, dans cet établissement réputé de la ville de Gaza.Sur les réseaux sociaux, les publications se multiplient pour rendre hommage aux personnes tuées à l’heure où elles sont mises en terre dans une bande de Gaza ravagée par plus de 20 mois de guerre.”Gaza a perdu un talent rare”, ont écrit deux amis de l’artiste Amina al-Salmi, surnommée Frans, dans un communiqué publié sur Instagram, après la mort de cette jeune femme dans le café.”Amina n’était pas juste une artiste, c’était une âme lumineuse”, ajoute la déclaration cosignée par la journaliste Noor Harazeen qui établit un parallèle entre un des derniers dessins de l’artiste et une photo de l’attaque où on la voit le visage couvert de sang.Ismaïl Abou Hatab, présenté comme un journaliste et un vidéaste par ses proches, fait également l’objet de publications saluant sa mémoire.Lors de la dernière prière devant sa dépouille, son gilet pare-balle, siglé presse, a été déposé sur sa poitrine, comme l’ont souvent fait les Gazaouis lorsqu’un journaliste a été tué au cours de cette guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas.Ces deux morts comptent parmi les 24 personnes tuées, selon un bilan de la Défense civile de Gaza, une organisation de premiers secours.Les images de ce grand café en bord de mer, dont le décor a été dévasté par l’explosion, ont envahi les réseaux, on y voit plusieurs corps inertes, mais également Bayan Abusultan, une journaliste et militante des droits humains, la moitié du corps en sang.”Nous avons survécu pour maudire l’occupation un jour de plus”, a-t-elle écrit sur Facebook.- “Refuge” -L’armée israélienne a déclaré mardi à l’AFP que la frappe avait visé “plusieurs terroristes du Hamas”, et que “des mesures [avaient] été prises […] pour réduire les risques de nuire à des civils”, tout en précisant qu’il s’agissait d’un “incident […] en cours d’examen”.Avant la guerre, ce café était connu pour accueillir des hommes et des femmes, et même le peu d’étrangers pouvant se rendre dans la bande de Gaza, sous blocus israélien.Construit en plusieurs espaces, dont une partie sur pilotis au dessus de l’eau, al-Baqa a été endommagé et réparé plusieurs fois au cours des derniers mois, en particulier au cours de la courte trêve de deux mois, rompue en mars 2025, au cours de laquelle de nombreux Palestiniens ayant fui le nord du territoire palestinien, où se trouve la ville de Gaza, y étaient revenus.Il y a quelques semaines, le café avait à nouveau pu offrir une connexion à internet, attirant à nouveau sa clientèle d’avant-guerre.Les denrées n’entrant plus qu’au compte-gouttes dans la bande de Gaza, les cuisines étaient fermées mais il était encore possible d’y prendre un thé, dos aux gigantesques destructions.”Al-Baqa est un café, l’un des plus connus en bord de mer à Gaza”, estime Maher al-Baqa, copropriétaire des lieux, “les habitués sont des jeunes intellectuels, des journalistes, des artistes, des médecins, des ingénieurs…””Les jeunes fuient les tragédies et les conditions difficiles de Gaza. Ils viennent pour des rendez-vous de travail ou juste pour souffler un peu”, se souvient encore M. Baqa, “l’occupant (Israël, NDLR) a trahi ces gens et a bombardé l’endroit sans aucune justification”.”La mer est devenue notre seul refuge”, abonde sur Instagram Shorouq Aila, une autre journaliste de Gaza qui a partagé des photos du lieu.Au milieu des messages partageant des souvenirs des disparus ou de cet établissement, Wassim Saleh, un autre journaliste, a écrit sur Facebook depuis ce qui reste d’al-Baqa: “La mer continue de rejeter des morceaux de corps, que nous enterrons”.Encore sous le choc, M. Baqa précise qu’il a perdu quatre employés et trois membres de sa famille dans la frappe.Les témoignages de soutien le touchent : “J’ai senti, à travers la grande solidarité des gens avec ce lieu, qu’ils défendaient ce qu’il leur restait de rêve à Gaza”.

Après une frappe israélienne, Gaza pleure les morts du café al-Baqa

La terrasse habituellement animée du café al-Baqa est totalement sens dessus dessous au lendemain d’une frappe israélienne ayant fait 24 morts, selon les secours, dont des artistes et des journalistes, dans cet établissement réputé de la ville de Gaza.Sur les réseaux sociaux, les publications se multiplient pour rendre hommage aux personnes tuées à l’heure où elles sont mises en terre dans une bande de Gaza ravagée par plus de 20 mois de guerre.”Gaza a perdu un talent rare”, ont écrit deux amis de l’artiste Amina al-Salmi, surnommée Frans, dans un communiqué publié sur Instagram, après la mort de cette jeune femme dans le café.”Amina n’était pas juste une artiste, c’était une âme lumineuse”, ajoute la déclaration cosignée par la journaliste Noor Harazeen qui établit un parallèle entre un des derniers dessins de l’artiste et une photo de l’attaque où on la voit le visage couvert de sang.Ismaïl Abou Hatab, présenté comme un journaliste et un vidéaste par ses proches, fait également l’objet de publications saluant sa mémoire.Lors de la dernière prière devant sa dépouille, son gilet pare-balle, siglé presse, a été déposé sur sa poitrine, comme l’ont souvent fait les Gazaouis lorsqu’un journaliste a été tué au cours de cette guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas.Ces deux morts comptent parmi les 24 personnes tuées, selon un bilan de la Défense civile de Gaza, une organisation de premiers secours.Les images de ce grand café en bord de mer, dont le décor a été dévasté par l’explosion, ont envahi les réseaux, on y voit plusieurs corps inertes, mais également Bayan Abusultan, une journaliste et militante des droits humains, la moitié du corps en sang.”Nous avons survécu pour maudire l’occupation un jour de plus”, a-t-elle écrit sur Facebook.- “Refuge” -L’armée israélienne a déclaré mardi à l’AFP que la frappe avait visé “plusieurs terroristes du Hamas”, et que “des mesures [avaient] été prises […] pour réduire les risques de nuire à des civils”, tout en précisant qu’il s’agissait d’un “incident […] en cours d’examen”.Avant la guerre, ce café était connu pour accueillir des hommes et des femmes, et même le peu d’étrangers pouvant se rendre dans la bande de Gaza, sous blocus israélien.Construit en plusieurs espaces, dont une partie sur pilotis au dessus de l’eau, al-Baqa a été endommagé et réparé plusieurs fois au cours des derniers mois, en particulier au cours de la courte trêve de deux mois, rompue en mars 2025, au cours de laquelle de nombreux Palestiniens ayant fui le nord du territoire palestinien, où se trouve la ville de Gaza, y étaient revenus.Il y a quelques semaines, le café avait à nouveau pu offrir une connexion à internet, attirant à nouveau sa clientèle d’avant-guerre.Les denrées n’entrant plus qu’au compte-gouttes dans la bande de Gaza, les cuisines étaient fermées mais il était encore possible d’y prendre un thé, dos aux gigantesques destructions.”Al-Baqa est un café, l’un des plus connus en bord de mer à Gaza”, estime Maher al-Baqa, copropriétaire des lieux, “les habitués sont des jeunes intellectuels, des journalistes, des artistes, des médecins, des ingénieurs…””Les jeunes fuient les tragédies et les conditions difficiles de Gaza. Ils viennent pour des rendez-vous de travail ou juste pour souffler un peu”, se souvient encore M. Baqa, “l’occupant (Israël, NDLR) a trahi ces gens et a bombardé l’endroit sans aucune justification”.”La mer est devenue notre seul refuge”, abonde sur Instagram Shorouq Aila, une autre journaliste de Gaza qui a partagé des photos du lieu.Au milieu des messages partageant des souvenirs des disparus ou de cet établissement, Wassim Saleh, un autre journaliste, a écrit sur Facebook depuis ce qui reste d’al-Baqa: “La mer continue de rejeter des morceaux de corps, que nous enterrons”.Encore sous le choc, M. Baqa précise qu’il a perdu quatre employés et trois membres de sa famille dans la frappe.Les témoignages de soutien le touchent : “J’ai senti, à travers la grande solidarité des gens avec ce lieu, qu’ils défendaient ce qu’il leur restait de rêve à Gaza”.

Après une frappe israélienne, Gaza pleure les morts du café al-Baqa

La terrasse habituellement animée du café al-Baqa est totalement sens dessus dessous au lendemain d’une frappe israélienne ayant fait 24 morts, selon les secours, dont des artistes et des journalistes, dans cet établissement réputé de la ville de Gaza.Sur les réseaux sociaux, les publications se multiplient pour rendre hommage aux personnes tuées à l’heure où …

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La ligne ferroviaire Paris-Milan en souffrance face aux conséquences du changement climatique

Symbole de la difficile adaptation des infrastructures au changement climatique, la ligne ferroviaire Paris-Milan est coupée depuis lundi en raison d’une coulée de boue dans les Alpes françaises, tout juste trois mois après sa réouverture en grande pompe, après 19 mois d’interruption.Cette fois-ci, c’est un orage violent provoqué par les fortes chaleurs qui est responsable du sinistre. Les pluies ont provoqué une coulée de boue recouvrant les voies en gare de Modane (Savoie), dernière ville desservie avant la frontière italienne, ainsi qu’une crue historique d’un torrent de la vallée de la Maurienne.”Sous réserve de la survenue de nouvelles intempéries et de nouveaux éléments issus des investigations, une reprise des circulations des trains de voyageurs pourrait être envisagée en mode dégradé, à partir du samedi 5 juillet au matin”, a avancé SNCF Réseau.Des travaux seront cependant nécessaires jusqu’à mi-juillet “au moins” pour permettre une reprise normale du trafic.Fin août 2023, un autre épisode d’intenses précipitations après une période de sécheresse avait provoqué un éboulement gigantesque, le plus important depuis 1978 pour le réseau SNCF, coupant la ligne dans cette vallée savoyarde pendant plus d’un an et demi.La zone, identifiée depuis longtemps par SNCF Réseau comme géologiquement fragile, devient le symbole du défi de l’adaptation au changement climatique auquel est confronté le gestionnaire d’infrastructures ferroviaires.Plus aucun train ne peut rouler entre les gares de Saint-Michel-Valloire (Savoie) et Modane, coupant ainsi la seule liaison pour les trains à grande vitesse entre la France et l’Italie. – Végétation et pluie -SNCF Voyageurs et Trenitalia, qui exploitent à eux deux cinq allers-retours par jour entre Paris et Milan, ont été contraints d’interrompre leur service.Le sujet de l’adaptation au changement climatique a été élevé au rang de priorité il y a environ trois ans chez SNCF Réseau.L’entreprise publique travaille avec des scientifiques pour appliquer des modèles climatiques et évaluer les vulnérabilités de l’infrastructure. Le but est de se projeter dans une France réchauffée de 2,7 degrés d’ici 2050 et même 4 degrés en 2100, en s’appuyant sur la trajectoire de référence adoptée par le gouvernement français.A l’heure actuelle, deux grandes menaces ont été identifiées: la végétation, qui pousse davantage avec un climat plus chaud, et les précipitations, qui entraînent inondations et retrait-gonflement d’argile dans les sols, endommageant les rails.La végétation nécessite une taille plus régulière – d’autant plus avec l’abandon du glyphosate – et attire en plus du gibier, parfois percuté par les trains. – Dégâts considérables -Les crues et pluies diluviennes provoquent des dégâts considérables, comme en octobre lors du passage de la tempête Leslie qui a entrainé l’interruption des trains entre Lyon et Saint-Etienne (centre-est de la France) empruntés par 20.000 passagers par jour pendant près de trois semaines.Le problème est mondial. Début novembre, les trains à grande vitesse entre Madrid et Valence n’ont pas pu rouler pendant 15 jours après les inondations catastrophiques qui ont touché Valence le 29 octobre. La chaleur peut aussi engendrer des perturbations en raison de la dilatation des rails et des caténaires, ce qui conduit à réduire la vitesse des trains, ou parfois même à des ruptures caténaires avec à la clef de longues interruptions de circulation.Mardi, SNCF Réseau a toutefois indiqué ne pas avoir mis en place de mesure de réduction de vitesse.L’orage en vallée de Maurienne a également endommagé plusieurs habitations, commerces et bâtiments publics, et une centaine de caves ont été inondées. Côté axes routiers, après plusieurs fermetures en soirée, seule une départementale restait fermée mardi.Dans les Hautes-Alpes, la commune de Val-des-Prés, dans le Briançonnais, a été touchée: sept habitations et une partie du camping ont été inondés, selon les pompiers, et une route nationale coupée par des coulées de boue.

Russie: un ancien vice-ministre de la Défense condamné à 13 ans de prison

Un tribunal moscovite a condamné mardi à 13 ans de prison Timour Ivanov, un ancien vice-ministre russe de la Défense, pour détournement et blanchiment d’argent dans une affaire de corruption en plein conflit armé contre l’Ukraine.Le juge Sergueï Podoprigorov a annoncé que M. Ivanov était condamné “à 13 ans d’emprisonnement en colonie à régime ordinaire”, selon des journalistes de l’AFP présents sur place. Il est également condamné à une amende de 100 millions de roubles (environ 1,08 million d’euros au taux actuel).Avant son arrestation en avril 2024, Timour Ivanov, 49 ans, était considéré comme l’un des hauts fonctionnaires les plus riches de Russie. A plusieurs reprises, il avait été accusé de malversations par des opposants et des médias russes indépendants.  Depuis le remplacement au printemps 2024 de l’ex-ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou par Andreï Belooussov, au moins dix responsables du ministère et des généraux ont été placés en détention ou visés par des poursuites.Des observateurs ont évoqué une purge visant des proches de M. Choïgou ou des militaires critiques de leur hiérarchie. Une hypothèse démentie par le Kremlin, qui a affirmé qu’il s’agissait de simples opérations anti-corruption.L’armée russe est régulièrement entachée par des scandales de fraudes et de détournements. Après sa nomination, le nouveau ministre de la Défense, Andreï Belooussov, un économiste de formation, avait prôné une “optimisation” de l’utilisation des budgets militaires, qui ont fortement augmenté pour mener l’offensive en Ukraine.- Ex-responsable du BTP -Mardi, M. Ivanov, vêtu d’un polo sombre, a réagi au verdict en souriant. Le parquet avait requis contre lui 14 ans de prison. Un autre accusé dans cette affaire est Anton Filatov, ancien directeur de l’entreprise militaire russe Oboronloguistika, qui appartient au ministère de la Défense. Il a été condamné à douze ans et demi d’emprisonnement.Après le verdict, l’avocat de Timour Ivanov, Mourad Moussaïev, a dénoncé devant la presse une “exécution” pour l’exemple et affirmé qu’il y avait “une absence totale de preuves” dans ce dossier.”Toutes les rumeurs sur les milliards que possèderaient Ivanov sont très exagérées”, a-t-il assuré.M. Ivanov, personnage en vue et dans le cercle des puissants, était chargé plus particulièrement des contrats de construction liés à l’armée. Il est notamment accusé d’avoir détourné des milliards de roubles de la banque Interkommerz, qui a fait faillite en 2016.On lui reproche également d’avoir détourné 200 millions de roubles (environ 2,15 millions d’euros au taux actuel) lors de la vente des ferrys destinés à la traversée du détroit de Kertch, entre la Russie et la péninsule ukrainienne annexée de Crimée.- “Général glamour” -M. Ivanov fait l’objet depuis 2022 de sanctions de l’Union européenne.La Fondation anti-corruption, organisation d’opposition créée par le détracteur numéro 1 du Kremlin Alexeï Navalny, mort dans une prison russe l’an dernier dans des circonstances opaques, a publié une enquête sur M. Ivanov en 2022.D’après cette organisation, interdite en Russie pour “extrémisme”, il avait divorcé de sa femme uniquement pour lui permettre de contourner les sanctions européennes et de continuer à vivre dans l’UE.Son train de vie fastueux lui avait valu d’être surnommé “le général glamour” par des médias russes.Parmi ses biens saisis dans le cadre de l’enquête des autorités russes figurent 23 voitures de luxe, d’après l’agence Tass.Selon la Fondation anti-corruption, il a supervisé et profité de projets de construction à Marioupol, en Ukraine, ville qui est tombée sous le contrôle de Moscou après le siège meurtrier en 2022.Marioupol a été largement ravagée par les bombardements russes. Après la capture de la ville, un vaste programme de BTP a été mis en place par les autorités russes. Et M. Ivanov y jouait un rôle central. 

Wimbledon: Sinner sans souci, Pegula et Musetti au tapis

Le N.1 mondial Jannik Sinner, jamais sacré à Wimbledon, a réussi mardi son entrée en lice sur le gazon londonien, au contraire de son compatriote italien Lorenzo Musetti, demi-finaliste l’an dernier, éliminé tout comme Jessica Pegula chez les femmes.Le septuple lauréat Novak Djokovic, à 38 ans, s’apprête lui à lancer sa quête d’un 25e titre en Grand Chelem en fin d’après-midi contre le Français Alexandre Müller.Il y aura peut-être davantage de suspense sur le Central qu’il n’y en a eu sur le court N.1, où Sinner n’a fait ni dans le détail, ni dans la durée (1h48) pour éliminer son compatriote Luca Nardi (95e joueur mondial).Le triple lauréat en Grand Chelem a lâché seulement sept jeux, et aucun dans un dernier set expédié en 23 minutes chrono (6-4, 6-3, 6-0).”J’ai senti que je servais vraiment bien. Au début nous avions un peu de mal tous les deux, mais je suis content de la manière dont j’ai terminé ce match”, a commenté l’Italien de 23 ans.L’incroyable finale perdue contre son grand rival Carlos Alcaraz à Roland-Garros, en cinq sets et malgré trois balles de match en sa faveur, est déjà derrière lui. “C’est un nouveau tournoi, un nouveau défi”, s’est projeté l’actuel patron du circuit ATP.- Pegula sèchement sortie -Le N.7 mondial Lorenzo Musetti n’a lui pas survécu à son premier match de la saison sur gazon, éliminé en quatre manches par le qualifié géorgien Nikoloz Basilashvili, ex-membre du top 20 retombé au 126e rang mondial.”Normalement je sais comment me déplacer, mais aujourd’hui c’était comme si je n’avais jamais joué sur cette surface”, a réagi le demi-finaliste 2024, de retour d’une blessure à la jambe gauche. “Une performance vraiment mauvaise, je dirais.”L’Italien de 23 ans retrouvait la compétition pour la première fois depuis son abandon en demi-finale de Roland-Garros contre Alcaraz.Médaillé de bronze des Jeux olympiques de Paris, Musetti est déjà le troisième membre du top 10 à prendre la porte à Wimbledon, après le Danois Holger Rune (8e) et le Russe Daniil Medvedev (9e) lundi en ouverture du tournoi.Dans le tournoi féminin, il y a eu une première victime au sein du top 5 mondial en la personne de Jessica Pegula (3e), balayée en deux sets (6-2, 6-3) par l’Italienne Elisabetta Cocciaretto (116e).L’Américaine de 31 ans a subi une défaite surprise et expéditive en 58 minutes, trois jours après avoir remporté le tournoi allemand de Bad Homburg (WTA 500), également sur gazon.”Est-ce que je pense avoir joué le meilleur match de ma carrière? Non, mais je ne pense vraiment pas avoir mal joué. Son tennis était juste incroyable, (…) c’était son jour”, a réagi Pegula.Avec des joueuses comme Pegula, “vous devez saisir les petites opportunités qui se présentent à vous. J’ai essayé d’être plus agressive, de jouer ma chance à fond, de ne pas penser à gagner ou perdre le point, juste faire de mon mieux”, a commenté Cocciaretto, 24 ans.Ex-membre du top 30, l’Italienne affrontera au deuxième tour l’Américaine Katie Volynets, tombeuse mardi de la récente lauréate du Queen’s, l’Allemande Tatjana Maria.

Des millions d’Européens souffrent sous une canicule précoce

La canicule précoce qui frappe l’Europe de l’Ouest et du Sud s’étend mardi vers le nord, exposant les populations françaises, belges et néerlandaises à des températures extrêmes persistantes desquelles elles n’ont pas l’habitude de se protéger.Des alertes aux chaleurs extrêmes, qualifiées de “tueuses silencieuses” par l’ONU, sont aussi en vigueur mardi du Portugal jusqu’à la Croatie et la Grèce, et en Allemagne, Autriche et Suisse.Ce 1er juillet prolonge un mois de juin hors norme, le plus chaud jamais mesuré à la surface de la mer Méditerranée ainsi qu’en Angleterre ou en Espagne, où le record de 2017 a été “pulvérisé”, a annoncé l’agence météorologique espagnole.Paris, connue pour sa densité urbaine et son manque d’espace verts, est depuis midi en alerte rouge pour la première fois depuis cinq ans: 38°C sont attendus, les voitures polluantes interdites, le sommet de la Tour Eiffel fermé et des parcs ouverts la nuit.La situation est en-deça du record de 42°C, mais survient après bientôt deux semaines de vague de chaleur nationale précoce, d’autant plus préoccupante que les températures baissent trop peu la nuit pour offrir du repos aux organismes.Les rues parisiennes ne sont pas descendues en-dessous de 27°C dans la nuit de lundi à mardi, selon Météo-France.Sur la plupart du pays, les températures maximum oscillent entre 35 et plus de 40°C avant un répit prévu mercredi. Plus de 1.300 écoles mal équipées vont fermer totalement ou partiellement.Conséquence attendue du réchauffement climatique provoqué par la combustion des énergies fossiles, les canicules surviennent avant même les vacances scolaires – en France, la rentrée de septembre 2023 avait aussi été frappée d’une vague de chaleur tardive.Au Pays-Bas, les écoles de Rotterdam et du Brabant occidental ont fermé à midi, alors que 38°C, un niveau rare dans ce pays au climat océanique, sont annoncés.Chez les voisins allemands, pays continental plus chaud et aux vacances estivales plus courtes, les écoliers peuvent bénéficier du “hitzefrei”, le congé pour cause de chaleur remontant au XIXe siècle. Le pic de chaleur y est attendu mercredi, là-aussi avec des maximums jusqu’à 40°C.- “Pas normal” -“Cet événement est inhabituel car il est extrême, très tôt dans la saison estivale et que le changement climatique l’a très certainement aggravé”, analyse pour l’AFP Samantha Burgess, climatologue pour l’observatoire européen Copernicus.Ce coup de chaud continental “expose des millions d’Européens à un stress thermique élevé”, s’alarme-t-elle, constatant que l’adaptation des villes progresse mais trop lentement.L’impact prendra des mois à être estimé mais rappelle déjà les canicules de 2003 et 2022, responsables respectivement d’environ 70.000 et 61.000 décès prématurés, avant tout chez les personnes âgées.”On vit un peu comme des taupes”, dit à l’AFP Nicole, 85 ans, à Paris, pendant que son infirmier bande ses jambes enflées par la chaleur, dans l’air étouffant de son appartement au 20e étage d’une tour d’un quartier populaire.A Bruxelles, l’Atomium, monument emblématique parmi les plus visités en Belgique, voit ses célèbres boules en inox surchauffées sous plus de 37°C et est fermé l’après-midi jusqu’à mercredi inclus.A La Hague, Georgette Kymmell est consciente que le climat change: au lieu des pics habituels autrefois à 25°C en juillet, “aujourd’hui, il fait parfois jusqu’à 30°C en mai, ce qui n’est tout simplement pas normal.”- Ciel plus clair -“L’Europe se réchauffe depuis plus vite que la moyenne mondiale”, poursuit Samantha Burgess, en raison notamment de sa proximité avec l’Arctique, qui se réchauffe 3 à 4 fois plus vite, mais aussi de l’effet paradoxal de l’amélioration de la qualité de l’air grâce aux législations environnementales.Très bonne pour les poumons des Européens, la réduction des aérosols polluants signifie aussi que “nous avons un ciel plus clair, ce qui veut dire plus d’énergie qui atteint la surface de la Terre”, explique la scientifique.En Espagne et au Portugal, où des records pour juin de 46°C ont été mesurés samedi et dimanche, le thermomètre est redescendu mardi, mais pourrait encore dépasser 40°C par endroits.A Madrid, “c’est comme être dans un four (…) donc honnêtement, je ne me sens pas super bien, mais avec un peu de coca et une bière, on peut tout supporter”, philosophe Daniela Davila, une journaliste originaire d’Alicante, alors que les autorités recommandent pourtant d’éviter l’alcool et les boissons sucrées.