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Colère agricole: avec ou sans tracteurs, la Coordination rurale manifestera à Paris

La Coordination rurale viendra porter les “doléances” des agriculteurs à Paris malgré l’interdiction de ses convois de tracteurs par le gouvernement, a indiqué lundi son président, très remonté après un rendez-vous avec le Premier ministre qui reçoit les syndicats agricoles jusqu’à mardi.Selon plusieurs arrêtés préfectoraux consultés lundi par l’AFP, les mouvements et convois de tracteurs sont interdits dans la majeure partie de la France jusqu’à jeudi. Visiblement pour empêcher les velléités de bloquer la capitale avec les engins.”Ces arrêtés zonaux sont pris dans le cadre d’une mesure nationale pour interdire la circulation et le transport d’engins agricoles dans le cadre de l’appel à manifestation de la Coordination rurale annoncée le 8″, a-t-on commenté au ministère de l’Intérieur.Les crises sont nombreuses et, depuis début décembre, la colère des agriculteurs monte: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur; négociations ardues à venir concernant la politique agricole commune (PAC) européenne; détresse des viticulteurs…”On montera” porter les “doléances” des agriculteurs à Paris, de façon “pacifique” et “même si la moitié doit finir en garde à vue”, a déclaré à la sortie de Matignon lundi soir Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole.La CR espère l’arrivée de ses cortèges pacifiques aux abords de Paris à compter de jeudi, a-t-elle précisé à l’AFP.Se disant “maltraité” par le gouvernement et n’avoir eu que des réponses “vagues” du Premier ministre, le président de la CR a ajouté que ses troupes “remontées” ne lâcheraient “rien”, notamment pour obtenir la fin de l’abattage total des foyers contaminés par la dermatose bovine. Habituée des actions coup de poing, la CR est depuis début décembre avec la Confédération paysanne le fer de lance de la contestation contre la gestion de cette maladie, qui a ravivé une colère plus large.”C’est pas un arrêté de circulation qui va nous empêcher de rouler demain (…) On passera par les champs, par les bois, par les forêts”, a renchéri depuis le Sud-Ouest, bastion historique du syndicat, Lionel Candelon, président de la Chambre d’agriculture du Gers.- Actions FNSEA-JA plus locales -“On restera mobilisés” contre l’accord UE-Mercosur, a pour sa part déclaré Pierrick Horel, le président des JA à la sortie du rendez-vous, annonçant une mobilisation au Parlement européen le 19 janvier, si l’accord devait bientôt être signé comme la Commission européenne l’espère. Sans donner de détail sur la mobilisation des prochains jours.Son allié, la FNSEA, reçue mardi à 17H30 à Matignon, avait lancé ses tracteurs à l’assaut de la capitale début 2024 et a sonné la “mobilisation nationale” dimanche. Cela pourrait donner de l’ampleur au mouvement mais ses actions semblent pour le moment locales et ne pas se diriger vers de grands déplacements.Plusieurs actions ou blocages routiers ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Lozère), A64 (Haute-Garonne), A51 (Isère), A84 (Manche) et sur l’A7 à différents niveaux, notamment aux abords de Lyon.Après des premières rencontres à Matignon et à l’Elysée en décembre, le gouvernement a promis vendredi “de nombreuses mesures”, “tout au long du mois de janvier”. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026.- Promesses “insuffisantes” -Dimanche, le Premier ministre avait promis dans une lettre ouverte aux agriculteurs d’entrer dans une phase “plus offensive”.M. Lecornu appelait notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la PAC.Pour l’heure, les syndicats jugent toutes ces promesses “insuffisantes”.”On ne bouge pas jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos sollicitations” concernant la dermatose ou l’accord avec le Mercosur, a déclaré lundi à l’AFP sur un barrage routier au sud de Lyon, Laurence Chanove, animatrice régionale de la Coordination rurale.Après une relative trêve de Noël, la Coordination rurale et la Confédération paysanne (reçue mardi à 19H00 à Matignon) avaient prévenu que les agriculteurs relanceraient de plus belle la mobilisation en janvier, faisant envisager un troisième hiver de mobilisation agricole avant le Salon de l’agriculture.

Iran: la justice affiche sa fermeté face aux “émeutiers” après des menaces de Trump

La justice iranienne a prévenu lundi qu’elle ne ferait preuve “d’aucune indulgence” envers “les émeutiers”, au neuvième jour d’un mouvement de contestation, après une menace d’intervention de Donald Trump en cas de répression meurtrière.   Le président américain a menacé dimanche de “frapper” l’Iran si ses autorités “commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans …

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A Caracas, dans l’immeuble où Rosa, 78 ans, a été tuée par les frappes américaines

C’est par un trou béant dans le mur que Wilman Gonzalez a réussi à extraire sa vieille tante, grièvement blessée par les frappes militaires américaines qui ont conduit à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.Il vivait avec elle – une ex-avocate de 78 ans – à La Guaira, le port et l’aéroport de Caracas …

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La neige perturbe les transports en France, Royaume-Uni et Pays-Bas

Vols retardés ou annulés dans les principaux aéroports européens, Eurostar à l’arrêt, poids lourds bloqués… la neige, tombée en abondance lundi, perturbe les transports en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.En raison de la poudreuse tombée sur les pistes des deux grands aéroports parisiens, Charles-de-Gaulle – le premier aéroport français – et Orly, les compagnies …

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Mercosur: l’UE compte bientôt signer l’accord

La Commission européenne n’en démord pas: Bruxelles espère “bientôt” signer l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur, grâce à des “progrès” dans les discussions entre Européens, malgré la colère des agriculteurs.Ce lundi, la porte-parole de la Commission, Paula Pinho, n’a pas confirmé la date du 12 janvier envisagée pour approuver ce traité de libre-échange …

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Incendie en Suisse : toutes les victimes identifiées, l’Italie dénonce une tragédie évitable

Le long travail d’identification des 40 morts et 116 blessés dans l’incendie d’un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana a pris fin lundi, quatre jours après ce drame qui continue de soulever interrogations et critiques.”Toutes les victimes blessées ont été identifiées”, a annoncé lundi la police cantonale du Valais après ce sinistre …

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Neige: en Île-de-France, bouchons en pagaille et trafic RATP très perturbé

Un épisode neigeux intense a mis la pagaille lundi dans les déplacements en Île-de-France: plus de 1.000 km de bouchons cumulés y ont été enregistrés et le trafic RATP a été perturbé sur les lignes RER et suspendu pour les bus.Au total, Météo-France a maintenu 26 départements situés dans un grand quart nord-ouest en vigilance orange neige-verglas jusqu’à mardi matin, et prévenu que le “fort regel” rendrait “les sols très glissants” à l’aube.En région parisienne, le cumul des encombrements routiers a entamé une décrue après avoir atteint un pic inédit d’environ 1.020 km vers 18H00.Il était encore de 200 km peu avant 21H00, un chiffre très élevé à cet horaire tardif qui confirme un début de soirée très compliqué pour les déplacements des Franciliens.”Ici on n’est pas dans un pays du tiers monde! Le Canada a des températures de -40°C et ils s’en sortent parce qu’ils prennent les devants, ils s’équipent, contrairement à nous”, s’agace Stéphanie Anoh, 51 ans, rencontrée à la gare Saint-Lazare. Secrétaire dans un hôpital parisien, elle a tenté de regagner son domicile d’Herblay (Val-d’Oise) mais son train de retour a accusé du retard.”J’ai dû changer d’itinéraire au vu de la situation climatique”, témoigne également Marie Encana, travailleuse sociale de 40 ans habitant en région parisienne.La présence de verglas rend les conditions de circulation dangereuses dans certains secteurs, a averti la RATP dans un point de situation, annonçant plusieurs mesures de restriction.Sur le réseau de surface, la régie a pris la décision de suspendre progressivement depuis 16H00 l’exploitation de l’ensemble des lignes de bus et ce jusqu’à la fin de service.Par mesure de précaution, certaines lignes de Noctilien ne devaient pas non plus être exploitées dans la nuit de lundi à mardi.Concernant le réseau ferré, le trafic sur les lignes de RER A et B est perturbé en raison des chutes de neige, tandis que l’ensemble des lignes de métro fonctionnent normalement, selon un point de la RATP communiqué vers 20H00.Face aux prévisions, la préfecture de police de Paris avait conseillé dès la mi-journée aux automobilistes d’anticiper leur retour chez eux.En Île-de-France, la vitesse a été limitée à 80 km/h sur les grands axes et Vinci Autoroutes a appliqué cette restriction sur son réseau, tandis que la circulation des poids lourds de plus de 3,5 tonnes a été interdite sur les principales routes.- Vols annulés et TGV ralentis -Les conséquences ont été également lourdes dans le ciel.Les compagnies aériennes ont dû réduire de 15% leur programme de vols à Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, a annoncé le ministre des Transports, Philippe Tabarot.Ces mesures, nécessaires pour le dégivrage des avions et le déneigement des pistes, ont entraîné des retards moyens de 50 minutes à Roissy et 37 minutes à Orly.Côté transport ferroviaire, la vitesse de certains TGV a été réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis l’après-midi.Le front neigeux, qui a d’abord frappé l’ouest du pays, s’est ensuite étendu du Poitou-Charentes aux Ardennes.Les cumuls relevés à 16H00 allaient de 2 à 7 cm en Normandie, avec des pointes locales à 10 voire 15 cm sur les hauteurs.- Accidents de cars – En Normandie, l’autoroute A28 a connu de “grosses difficultés” dans le sens Abbeville-Rouen en début d’après-midi, bloquée par des poids lourds en travers des voies, selon la préfecture de Seine-Maritime. Des dépanneurs ont été mobilisés pour dégager les véhicules obstruant la circulation.Quelques dizaines de poids lourds étaient toujours à l’arrêt en fin d’après-midi sur une voie de l’A28 et de l’A29, juste après la gare de péage de Cottévrard, dans le sens Abbeville-Rouen. Les chauffeurs maintenus sur les aires de stockage pouvaient se ravitailler auprès des commerces présents sur ces sites.Dans la Manche, l’A84 et la rocade de Coutances ont également subi de fortes perturbations, contraignant des automobilistes à stationner sur le bas-côté.Face aux risques, les transports scolaires ont été suspendus pour la journée de mardi dans l’ensemble de la Normandie, en Bretagne, mais aussi dans les Yvelines, l’Oise, la Somme et les Ardennes.En Mayenne, la préfecture a fait état de deux accidents de cars: un à Astillé où trois enfants ont été pris en charge pour des urgences relatives, un autre à Cossé-le-Vivien avec un bus couché et une porte bloquée. Les 33 jeunes passagers et le conducteur sont indemnes.Les autorités se sont préparées à une nuit difficile.”Les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, a prévenu Météo-France.Le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a confirmé l’ouverture de 1.250 places d’hébergement supplémentaires à Paris dans le cadre du plan grand froid.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a-t-il insisté.ban-mas-kau-imk-mby-djb/bfa/abl

Iran: la justice affiche sa fermeté face aux “émeutiers” après des menaces de Trump

La justice iranienne a prévenu lundi qu’elle ne ferait preuve “d’aucune indulgence” envers “les émeutiers”, au neuvième jour d’un mouvement de contestation, après une menace d’intervention de Donald Trump en cas de répression meurtrière.   Le président américain a menacé dimanche de “frapper” l’Iran si ses autorités “commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans le passé”. La contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, menée au départ par des commerçants sur le coût de la vie, avant de gagner 23 provinces sur les 31 que compte le pays avec des revendications désormais politiques.Elle touche ou a touché au moins 45 villes, essentiellement petites et moyennes et surtout situées dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.Policiers et police antiémeute étaient déployés lundi aux principaux carrefours de Téhéran, a constaté un correspondant de l’AFP. Des policiers étaient aussi présents devant certains établissements scolaires, tandis que plusieurs universités ne dispensent plus leurs cours qu’en ligne. La majorité des commerces étaient en revanche ouverts lundi dans la capitale.L’agence de presse du pouvoir judiciaire, Mizan, affirme lundi que les services de renseignement de la police de la capitale ont saisi “des armes, des munitions et du matériel servant à fabriquer des engins explosifs artisanaux” dans une cache.Au moins 12 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation lors d’affrontements localisés, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan de l’AFP basé sur des annonces officielles et des médias.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a souligné “la nécessité d’éviter d’autres victimes”, jugeant que “tous les individus doivent être autorisés à manifester pacifiquement”, a rapporté son porte-parole.- “Saper l’unité” -“J’ordonne au procureur général et aux procureurs de tout le pays d’agir conformément à la loi et avec détermination contre les émeutiers et ceux qui les soutiennent” sans “aucune indulgence ni aucune complaisance”, a déclaré lundi le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï. A l’instar de la position affichée par le pouvoir depuis le début du mouvement, il a toutefois reconnu un droit légitime à manifester pour des revendications économiques. “La République islamique écoute les manifestants (…) et fait une distinction avec les émeutiers”, a-t-il ajouté. Téhéran a par ailleurs accusé lundi Israël de chercher à “saper l’unité nationale” après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est dit dimanche “solidaire du combat” des Iraniens.  Il est “très possible que nous soyons à un moment décisif, un moment où le peuple iranien prend son destin en main”, a surenchéri lundi M. Netanyahu.De nouveaux affrontements ont opposé durant le week-end manifestants et forces de l’ordre en Iran. Samedi soir, des slogans politiques tels que “+Mort au dictateur+” ont été entendus dans la capitale, selon l’agence de presse Fars, évoquant des rassemblements sporadiques et isolés. Des images prises dimanche dans le centre-ville et authentifiées par l’AFP montrent des forces de l’ordre utiliser du gaz lacrymogène pour disperser un groupe de manifestants.La situation était tendue ces derniers jours dans l’ouest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran, notamment à Malekshahi, où vit une importante population kurde.L’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège, a notamment fait état de quatre morts et trente blessés dans cette ville. Et publié des images, authentifiées par l’AFP, de ce qui paraissait être des corps ensanglantés au sol. – Geste des autorités -L’agence de presse iranienne Fars a assuré pour sa part lundi que “la tendance observée dimanche soir est à une baisse notable du nombre de rassemblements et de leur étendue géographique”.Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement ni en détail sur tous les incidents. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.Dimanche, les autorités ont annoncé une aide mensuelle de 10 millions de rials (environ six euros) par personne, pendant quatre mois, pour “réduire la pression économique sur la population”. Les 86 millions d’Iraniens subissent depuis des années une hyperinflation à deux chiffres dans un pays plombé par des sanctions internationales liées à son programme nucléaire. Le salaire moyen est d’environ 170 euros par mois et le salaire minimum d’environ 85 euros.  Le mouvement n’est à ce stade pas de l’ampleur de celui déclenché fin 2022 par la mort en détention de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi fait des dizaines de morts en Iran après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence.

Colère agricole: les déplacements de tracteurs interdits, Lecornu reçoit la Coordination rurale

La mobilisation a repris et le moteur des tracteurs tourne, mais ils ne pourront peut-être pas venir jusqu’à Paris pour porter la colère des agriculteurs, dont les syndicats ont commencé à être reçus lundi par le Premier ministre Sébastien Lecornu.Selon plusieurs arrêtés préfectoraux consultés par l’AFP, les mouvements de tracteurs sont interdits dans plusieurs régions de France jusqu’à jeudi. Ces textes ont été rendus publics après que la Coordination rurale, reçue depuis 18H00 à Matignon, a fait planer la menace de lancer ses tracteurs vers la capitale.Les crises sont nombreuses et, depuis début décembre, la colère monte: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur; négociations ardues à venir concernant la politique agricole commune (PAC) européenne; détresse des viticulteurs…Les rencontres à Matignon ont débuté lundi avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA, suivie de la Confédération paysanne à 19H00.”On restera mobilisés” contre l’accord UE-Mercosur, a déclaré le président des JA à la sortie du rendez-vous, annonçant, si l’accord devait être signé comme la Commission européenne l’espère dans les prochains jours, une mobilisation au Parlement européen le 19 janvier. Sans donner de détail sur la mobilisation des prochains jours.Son allié, la FNSEA, qui avait lancé ses tracteurs à l’assaut de la capitale début 2024, a sonné la “mobilisation nationale” dimanche, ce qui pourrait donner de l’ampleur au mouvement mais ses actions semblent pour le moment locales et ne pas se diriger vers de grands déplacements.Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Lozère), A64 (Haute-Garonne), A51 (Isère) et sur l’A7 à différents niveaux, notamment aux abords de Lyon.La question sera de savoir si le président du syndicat appellera à sa sortie de Matignon à lancer les tracteurs vers Paris malgré les interdictions de déplacements.- Réunion à Bruxelles -Après des premières rencontres à Matignon et à l’Elysée en décembre, le gouvernement a promis vendredi “de nombreuses mesures”, “tout au long du mois de janvier”. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026.Dimanche, le Premier ministre avait promis dans une lettre ouverte aux agriculteurs d’entrer dans une phase “plus offensive”.M. Lecornu appelait notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la PAC.- Promesses “insuffisantes” -Pour l’heure, les syndicats jugent toutes ces promesses “insuffisantes”.”On ne bouge pas jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos sollicitations” concernant la dermatose ou l’accord avec le Mercosur, explique sur le barrage au sud de Lyon Laurence Chanove, animatrice régionale de la Coordination rurale.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coup de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) étaient en pointe de la contestation en France depuis décembre.Ils réclament la vaccination généralisée du cheptel bovin (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral du foyer dès le premier cas de dermatose nodulaire.La vaccination des bovins dans le Sud-Ouest a passé le cap décisif de 75% lundi, première condition pour prétendre ensuite à une levée des restrictions de mouvement d’animaux.Après une relative trêve, les syndicats avaient prévenu qu’ils relanceraient la mobilisation en janvier contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier.Quelques dizaines d’agriculteurs et 35 tracteurs ont installé un barrage filtrant lundi à Calais, pour vérifier les marchandises transportées. Le but: “faire prendre conscience aux citoyens qu’on nous impose des normes de production que d’autres pays ne respectent pas”, explique Antoine Peenaert, responsable local de la FNSEA.bur-mdz/uh/dch   

La neige perturbe le trafic dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

La neige tombée en abondance lundi sur l’ouest de la France a provoqué d’importantes perturbations routières, particulièrement en Normandie, placée en vigilance orange pour neige-verglas comme la Bretagne et l’Ile-de-France.Elle a également des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de déneigement et de préparation des appareils.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse de certains TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis cet après-midi, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Au total, Météo-France a placé 26 départements, du Poitou-Charentes au bassin parisien, en vigilance orange jusqu’à mardi matin en raison des intempéries.Lundi matin, des chutes de neige notables ont frappé la Manche et la Seine-Maritime, provoquant de fortes perturbations sur certains axes routiers, comme l’autoroute A84 dans la Manche ou les autoroutes A28 et A29 en Seine-Maritime, entre Rouen et Abbeville.En début d’après-midi, “l’autoroute A28 enregistrait de grosses difficultés de circulation, dans le sens Abbeville-Rouen, du fait de poids lourds bloqués en travers des voies et empêchant le flux des véhicules légers, à l’arrêt derrière eux”, selon un communiqué de presse de la préfecture.Des dépanneurs poids lourds étaient mobilisés “pour retirer des voies les véhicules qui obstruent la circulation”, a ajouté la préfecture, qui demande aux usagers de la route de “limiter ou reporter, autant que possible, leurs déplacements”.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances (Manche), où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté le temps de dégager les voies.En Bretagne ou en Normandie les transports scolaires ont également été suspendus par mesure de précaution et la région Normandie a reconduit cette mesure mardi pour “l’ensemble des lignes de transports scolaires et commerciales dans tous les départements normands”. – Paris et sa région touchés -A 16h lundi, les précipitations neigeuses sont bien en place dans l’intérieur de la Bretagne en Normandie et jusqu’en région parisienne. Les valeurs relevées vont de 2 à 7cm en Normandie, localement 5 à 10 cm voire 15 cm sur les hauteurs et déjà quelques cms en région parisienne, selon Météo-France.La préfecture des Yvelines, où plusieurs centimètres de neige sont attendus lundi après-midi, a invité sur X les parents à récupérer leurs enfants “à partir de 15H00” et incite les employeurs, “lorsque cela est possible, à permettre aux salariés de quitter leur lieu de travail à partir de 15H00″. Les transports scolaires sont suspendus dans le département pour la journée de mardi.Quelque 1.250 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes à Paris depuis l’activation du plan grand froid le 28 décembre et ont permis de mettre plus de 1.000 personnes à l’abri, a indiqué lundi le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. Depuis le 28 décembre, 17 lieux d’hébergements ont été ouverts.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a insiste M. Guillaume.Vinci autoroutes a annoncé qu’en Ile-de-France la vitesse était limitée à 80 km/h sur les nationales et les autoroutes.Plus au nord, la préfecture des Hauts-de-France a pris lundi un arrêté réduisant, dans les cinq départements de la région, de 20 km/h la vitesse maximale autorisée pour l’ensemble des véhicules sur les portions d’autoroutes et routes nationales habituellement limitées à 130 et 110 km/h.Les chutes de neige pourraient atteindre localement entre cinq et sept centimètres sur les routes et les trottoirs de la région parisienne, avant de s’étendre aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes. La Vendée et la Charente-Maritime sont les plus exposées aux intempéries dans la soirée, prévient Météo-France.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, souligne l’institut.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.