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Un possible objet interstellaire traverse le Système solaire

Un objet semblant venir d’en dehors du Système solaire a été repéré en train de foncer vers le Soleil, ce qui, si sa provenance est confirmée, en ferait le troisième visiteur interstellaire jamais détecté par l’humanité, a indiqué mercredi l’Agence spatiale européenne (ESA).Baptisé A11pl3Z, il ne présente pas de risque de collision avec la Terre, …

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Un possible objet interstellaire traverse le Système solaire

Un objet semblant venir d’en dehors du Système solaire a été repéré en train de foncer vers le Soleil, ce qui, si sa provenance est confirmée, en ferait le troisième visiteur interstellaire jamais détecté par l’humanité, a indiqué mercredi l’Agence spatiale européenne (ESA).Baptisé A11pl3Z, il ne présente pas de risque de collision avec la Terre, a dit à l’AFP le responsable de la défense planétaire de l’ESA, Richard Moissl: “Il va voler profondément dans le Système solaire, en passant juste dans l’orbite de Mars.”Les astronomes sont encore en train de préciser leurs calculs, mais sa vitesse semble dépasser les 60 kilomètres par seconde, soit plus de 200.000 km/h.Cela signifie qu’il n’est pas lié à l’orbite du Soleil, contrairement aux comètes et aux astéroïdes qui proviennent tous de l’intérieur du Système solaire.Sa trajectoire elle aussi “indique qu’il n’est pas en orbite autour du Soleil, mais vient de l’espace interstellaire et va y retourner”, selon M. Moissl.”Nous n’en sommes pas sûrs à 100% pour le moment, mais tout autre résultat serait une surprise”, a-t-il jugé.Une confirmation officielle de ses caractéristiques est attendue de la part du Centre des planètes mineures de l’Union astronomique internationale, qui a enregistré plus de 100 observations de l’objet par des astronomes.Basé à Hawaï (Etats-Unis), le projet ATLAS de surveillance des astéroïdes financé par la NASA (agence spatiale américaine) a découvert l’objet mardi, a écrit l’astronome américain David Rankin sur le réseau social Bluesky.Des astronomes professionnels et amateurs du monde entier ont ensuite fouillé dans les données enregistrées par les télescopes, reconstituant sa trajectoire jusqu’au 14 juin.La taille de l’objet est actuellement estimée à 10 à 20 km de diamètre. Mais il pourrait être plus petit s’il est composé de glace, qui reflète plus la lumière.”Il va briller de plus en plus et s’approcher du Soleil jusqu’à la fin octobre, et sera encore observable (par télescope) jusqu’à l’an prochain”, a expliqué M. Moissl.- Troisième visiteur interstellaire -Si sa nature est officiellement confirmée, ce serait le troisième objet jamais observé en provenance de l’espace interstellaire. Le premier, Oumuamua, avait été détecté en 2017. Il était si étrange qu’au moins un scientifique renommé avait fini par se convaincre qu’il s’agissait d’un vaisseau extraterrestre – sa théorie a depuis été démentie par des recherches supplémentaires.Le deuxième bolide interstellaire, 2I/Borisov, avait été détecté en 2019.A11pl3Z paraît “se déplacer beaucoup plus rapidement que les deux premiers objets extra-solaires qui avaient été découverts”, a dit à l’AFP Mark Norris, astronome à l’université britannique de Central Lancashire.L’objet se trouve actuellement à peu près à la même distance de la Terre que Jupiter, selon M. Norris.Il a déploré ne pas pouvoir observer A11pl3Z mercredi soir dans son télescope mercredi soir, car il n’est actuellement visible que dans l’hémisphère Sud.Selon des modélisations, dit-il, il y aurait jusqu’à 10.000 objets interstellaires circulant à tout moment dans le Système solaire, dont la plupart seraient plus petits que l’objet fraîchement découvert.Si ces modélisations sont exactes, cela signifie que le nouvel observatoire Vera C. Rubin, situé au Chili, pourrait bientôt découvrir de petits voyageurs interstellaires tous les mois, estime Mark Norris.Richard Moissl a expliqué qu’il est impossible d’envoyer une mission spatiale pour intercepter le nouvel objet. Mais un tel événement offre néanmoins aux scientifiques une occasion rare d’étudier des corps provenant de l’extérieur du Système solaire.Par exemple, si des observations permettent de détecter sur un tel objet des précurseurs de la vie, comme des acides aminés, cela donnera aux chercheurs “beaucoup plus confiance dans le fait que les conditions pour l’apparition de la vie existent dans d’autres systèmes stellaires”, selon M. Norris.

Nucléaire: l’Iran suspend sa coopération avec l’AIEA, une décision “inquiétante” selon l’ONU

L’ONU a jugé “inquiétante” la décision de l’Iran mercredi de suspendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) après les bombardements israéliens et américains contre ses sites nucléaires.Le 25 juin, au lendemain du cessez-le-feu imposé par Donald Trump après 12 jours de guerre entre l’Iran et Israël, le Parlement iranien avait voté massivement un projet de loi suspendant la coopération avec cette agence de l’ONU chargée de la sûreté nucléaire, contre laquelle Téhéran a multiplié les accusations.Le texte est entré en vigueur mercredi après avoir été promulgué par le président iranien, Massoud Pezeshkian.”Nous avons vu la décision officielle, qui est évidemment inquiétante”, a réagi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.Le département d’Etat l’a qualifiée d'”inacceptable”, regrettant que “l’Iran ait choisi de suspendre sa coopération avec l’AIEA à un moment où il a la possibilité de faire marche arrière et de choisir la voie de la paix et de la prospérité”. La décision de l’Iran a provoqué la colère d’Israël, son ennemi depuis la Révolution islamique de 1979, dont le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a appelé le monde à “utiliser tous les moyens à sa disposition pour mettre fin aux ambitions nucléaires iraniennes”.Il a appelé l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, les trois pays européens signataires avec la Chine et les Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, à “rétablir toutes les sanctions contre l’Iran”, “maintenant”. Cet accord était devenu caduc après le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 et Téhéran avait alors commencé à s’affranchir de ses obligations. Berlin a qualifié de “signal désastreux” la décision iranienne.Affirmant que l’Iran était près de fabriquer l’arme nucléaire, Israël avait lancé le 13 juin une attaque massive contre ce pays, frappant des centaines de sites nucléaires et militaires. L’Iran, qui dément vouloir se doter de la bombe atomique mais défend son droit à enrichir de l’uranium à des fins civiles, a riposté avec des tirs de missiles et de drones sur Israël.- “Une obligation juridique” -Les attaques israéliennes ont fait au moins 935 morts en Iran, selon un bilan officiel. En Israël, 28 personnes ont été tuées par les tirs iraniens, selon les autorités.La loi promulguée mercredi vise à “assurer un plein soutien aux droits” de l’Iran, et “en particulier à l’enrichissement de l’uranium” en vertu du Traité de non prolifération (TNP), selon les médias iraniens.La question de l’enrichissement est au coeur des désaccords entre l’Iran et les Etats-Unis, qui avaient engagé en avril des pourparlers indirects, interrompus par la guerre. L’Iran a adhéré en 1970 au TNP, qui garantit l’usage pacifique de l’énergie atomique, mais a commencé à préparer le terrain d’un éventuel retrait durant l’offensive israélienne qui “a porté un coup irréparable” à ce pacte de non-prolifération, selon l’ambassadeur iranien à Vienne, Reza Najafi.Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, avait souligné le 26 juin que la coopération de l’Iran avec cette agence était “une obligation juridique”, pour autant que l’Iran reste un pays signataire” du TNP.Le texte de loi ne précise pas quelles mesures concrètes pourrait entraîner la suspension de la coopération avec l’AIEA, dont les inspecteurs n’ont pas eu accès aux stocks d’uranium iraniens depuis le 10 juin.L’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, avait déclaré dimanche sur la chaîne américaine CBS que des inspecteurs se trouvaient “en sécurité” en Iran mais que “leurs activités ont été suspendues”.- “Quelques mois” -Des responsables iraniens avaient vivement dénoncé un “silence” de l’AIEA face aux bombardements israéliens et américains sur les sites nucléaires iraniens. Téhéran avait aussi critiqué l’agence pour une résolution adoptée le 12 juin, à la veille des premières frappes israéliennes, accusant l’Iran de non respect de ses obligations dans le domaine nucléaire.L’Iran a en outre rejeté une demande de Rafael Grossi de visiter ses installations nucléaires bombardées, afin de pouvoir établir ce qu’il est advenu de son stock d’uranium enrichi à un niveau proche du seuil de conception d’une bombe atomique.M. Grossi a estimé que l’Iran disposait des capacités techniques pour recommencer à enrichir de l’uranium d’ici “quelques mois”.Le 27 juin, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait dénoncé les “intentions malveillantes” du chef de l’AIEA. En soutien à l’offensive israélienne, le président américain, Donald Trump, avait envoyé dans la nuit du 21 au 22 juin des bombardiers frapper le site souterrain d’enrichissement d’uranium de Fordo, au sud de Téhéran, et les installations nucléaires à Ispahan et Natanz, dans le centre de l’Iran.L’étendue des dommages subis par ces installations reste incertaine.Après que Donald Trump a affirmé fin juin que le programme nucléaire iranien avait été “anéanti” et retardé pour des “décennies”, la presse américaine, citant un rapport confidentiel d’une agence de Renseignement américain avait évalué ce délai à seulement quelques mois.Le Pentagone l’a estimé mercredi à environ “deux ans”, invoquant une évaluation “des services de renseignement du ministère” de la Défense

Nucléaire: l’Iran suspend sa coopération avec l’AIEA, une décision “inquiétante” selon l’ONU

L’ONU a jugé “inquiétante” la décision de l’Iran mercredi de suspendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) après les bombardements israéliens et américains contre ses sites nucléaires.Le 25 juin, au lendemain du cessez-le-feu imposé par Donald Trump après 12 jours de guerre entre l’Iran et Israël, le Parlement iranien avait voté massivement …

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L’ONU a jugé “inquiétante” la décision de l’Iran mercredi de suspendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) après les bombardements israéliens et américains contre ses sites nucléaires.Le 25 juin, au lendemain du cessez-le-feu imposé par Donald Trump après 12 jours de guerre entre l’Iran et Israël, le Parlement iranien avait voté massivement un projet de loi suspendant la coopération avec cette agence de l’ONU chargée de la sûreté nucléaire, contre laquelle Téhéran a multiplié les accusations.Le texte est entré en vigueur mercredi après avoir été promulgué par le président iranien, Massoud Pezeshkian.”Nous avons vu la décision officielle, qui est évidemment inquiétante”, a réagi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.Le département d’Etat l’a qualifiée d'”inacceptable”, regrettant que “l’Iran ait choisi de suspendre sa coopération avec l’AIEA à un moment où il a la possibilité de faire marche arrière et de choisir la voie de la paix et de la prospérité”. La décision de l’Iran a provoqué la colère d’Israël, son ennemi depuis la Révolution islamique de 1979, dont le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a appelé le monde à “utiliser tous les moyens à sa disposition pour mettre fin aux ambitions nucléaires iraniennes”.Il a appelé l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, les trois pays européens signataires avec la Chine et les Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, à “rétablir toutes les sanctions contre l’Iran”, “maintenant”. Cet accord était devenu caduc après le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 et Téhéran avait alors commencé à s’affranchir de ses obligations. Berlin a qualifié de “signal désastreux” la décision iranienne.Affirmant que l’Iran était près de fabriquer l’arme nucléaire, Israël avait lancé le 13 juin une attaque massive contre ce pays, frappant des centaines de sites nucléaires et militaires. L’Iran, qui dément vouloir se doter de la bombe atomique mais défend son droit à enrichir de l’uranium à des fins civiles, a riposté avec des tirs de missiles et de drones sur Israël.- “Une obligation juridique” -Les attaques israéliennes ont fait au moins 935 morts en Iran, selon un bilan officiel. En Israël, 28 personnes ont été tuées par les tirs iraniens, selon les autorités.La loi promulguée mercredi vise à “assurer un plein soutien aux droits” de l’Iran, et “en particulier à l’enrichissement de l’uranium” en vertu du Traité de non prolifération (TNP), selon les médias iraniens.La question de l’enrichissement est au coeur des désaccords entre l’Iran et les Etats-Unis, qui avaient engagé en avril des pourparlers indirects, interrompus par la guerre. L’Iran a adhéré en 1970 au TNP, qui garantit l’usage pacifique de l’énergie atomique, mais a commencé à préparer le terrain d’un éventuel retrait durant l’offensive israélienne qui “a porté un coup irréparable” à ce pacte de non-prolifération, selon l’ambassadeur iranien à Vienne, Reza Najafi.Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, avait souligné le 26 juin que la coopération de l’Iran avec cette agence était “une obligation juridique”, pour autant que l’Iran reste un pays signataire” du TNP.Le texte de loi ne précise pas quelles mesures concrètes pourrait entraîner la suspension de la coopération avec l’AIEA, dont les inspecteurs n’ont pas eu accès aux stocks d’uranium iraniens depuis le 10 juin.L’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, avait déclaré dimanche sur la chaîne américaine CBS que des inspecteurs se trouvaient “en sécurité” en Iran mais que “leurs activités ont été suspendues”.- “Quelques mois” -Des responsables iraniens avaient vivement dénoncé un “silence” de l’AIEA face aux bombardements israéliens et américains sur les sites nucléaires iraniens. Téhéran avait aussi critiqué l’agence pour une résolution adoptée le 12 juin, à la veille des premières frappes israéliennes, accusant l’Iran de non respect de ses obligations dans le domaine nucléaire.L’Iran a en outre rejeté une demande de Rafael Grossi de visiter ses installations nucléaires bombardées, afin de pouvoir établir ce qu’il est advenu de son stock d’uranium enrichi à un niveau proche du seuil de conception d’une bombe atomique.M. Grossi a estimé que l’Iran disposait des capacités techniques pour recommencer à enrichir de l’uranium d’ici “quelques mois”.Le 27 juin, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait dénoncé les “intentions malveillantes” du chef de l’AIEA. En soutien à l’offensive israélienne, le président américain, Donald Trump, avait envoyé dans la nuit du 21 au 22 juin des bombardiers frapper le site souterrain d’enrichissement d’uranium de Fordo, au sud de Téhéran, et les installations nucléaires à Ispahan et Natanz, dans le centre de l’Iran.L’étendue des dommages subis par ces installations reste incertaine.Après que Donald Trump a affirmé fin juin que le programme nucléaire iranien avait été “anéanti” et retardé pour des “décennies”, la presse américaine, citant un rapport confidentiel d’une agence de Renseignement américain avait évalué ce délai à seulement quelques mois.Le Pentagone l’a estimé mercredi à environ “deux ans”, invoquant une évaluation “des services de renseignement du ministère” de la Défense

L’Ukraine appelle à une aide militaire “continue” des Etats-Unis, après l’arrêt de certaines livraisons d’armes

L’Ukraine a appelé mercredi les Etats-Unis à maintenir un soutien militaire “continu” après l’annonce surprise de l’arrêt de la livraison de certaines armes à Kiev, un coup dur au moment où la Russie intensifie ses frappes en l’absence d’avancées diplomatiques pour régler le conflit.Donald Trump s’est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, …

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L’Ukraine appelle à une aide militaire “continue” des Etats-Unis, après l’arrêt de certaines livraisons d’armes

L’Ukraine a appelé mercredi les Etats-Unis à maintenir un soutien militaire “continu” après l’annonce surprise de l’arrêt de la livraison de certaines armes à Kiev, un coup dur au moment où la Russie intensifie ses frappes en l’absence d’avancées diplomatiques pour régler le conflit.Donald Trump s’est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, mettant la pression pour obtenir un arrêt des combats, sans toutefois parvenir à des progrès concrets. Mardi, de façon inattendue, son gouvernement a annoncé avoir cessé de fournir certaines armes à Kiev, officiellement en raison d’une inquiétude quant à la baisse des stocks de munitions américains.Les Etats-Unis sont le premier soutien militaire de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022. – Appel à un “soutien américain continu” -Leurs armes, leurs munitions et leurs équipements – en plus de leur renseignement – ont permis aux forces ukrainiennes de contenir les soldats russes, qui occupent toutefois près de 20% du territoire ukrainien.L’Ukraine reste “sérieusement dépendante” des livraisons militaires américaines, a dit à l’AFP un officier de haut rang de l’armée ukrainienne, sous couvert d’anonymat. “L’Europe fait du mieux qu’elle peut mais ce sera dur pour nous sans les munitions américaines”, a-t-il ajouté.La portée de cette décision américaine n’est toutefois pas limpide, pour l’heure.Mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Washington et Kiev travaillaient actuellement pour “clarifier tous les détails” concernant l’aide militaire toujours fournie par les Etats-Unis, “y compris des composants pour la défense antiaérienne”.”Le soutien américain continu à l’Ukraine, à notre défense et à notre peuple est dans notre intérêt commun”, a-t-il assuré.Plus tôt, le ministère ukrainien de la Défense avait dit ne pas s’être vu notifier “officiellement” cette décision par les Américains.La diplomatie ukrainienne avait quant à elle convoqué dans la matinée le chargé d’affaires américain, John Ginkel, pour lui rappeler que “tout retard ou délai dans le soutien aux capacités de défense de l’Ukraine ne ferait qu’encourager l’agresseur à poursuivre la guerre et la terreur”.- Le Patriot, “une arme essentielle” -D’après Politico et d’autres médias américains, les Etats-Unis veulent notamment mettre fin à la livraison des systèmes de défense antiaérienne Patriot, de pièces d’artillerie de précision et de missiles Hellfire.Or, Volodymyr Zelensky demandait justement ces dernières semaines à Donald Trump de lui vendre des Patriot (en plus de ceux déjà fournis) pour pouvoir contrer plus efficacement les attaques russes quotidiennes de missiles et de drones.Il s’en était une nouvelle fois ouvert à son homologue américain au cours de leur dernière entrevue, en marge du sommet de l’Otan à La Haye, le 25 juin, mais celui-ci s’était montré évasif sur le sujet, estimant que Washington “en a également besoin”.Le Patriot est “une arme essentielle” que l’Ukraine ne peut remplacer pour l’instant et, s’il vient à manquer, “les missiles russes détruiront les villes ukrainiennes”, a mis en garde Mykhailo Samus, le directeur du New Geopolitics Research Network, un groupe de réflexion à Kiev. Dans la soirée, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a à cet égard réaffirmé que son pays était prêt à “acheter ou louer” des systèmes de défense antiaérienne pour faire face “à la grande quantité de drones, bombes et missiles” russes dont il est la cible.Dans la population ukrainienne, l’annonce américaine a été accueillie avec une certaine appréhension.- Le Kremlin satisfait -“Ce sera encore plus effrayant, encore plus douloureux et encore plus de civils souffriront”, a ainsi commenté auprès de l’AFP Yevguenia Pryssiajna, une habitante de Kiev, dénonçant l’augmentation du nombre des frappes nocturnes russes. “L’Ukraine est livrée à Poutine”, a de son côté réagi Andriï Novitski, un ouvrier de 53 ans.Le Kremlin, sans surprise, s’est en revanche félicité de cette situation, considérant que cela rapprochait la Russie et l’Ukraine de la fin du conflit.”Moins il y a d’armes livrées à l’Ukraine, plus proche est la fin de l’opération militaire spéciale”, le nom officiellement donné par les autorités russes à l’invasion du territoire ukrainien, a lancé le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov. Pour Shashank Joshi, un expert de l’Institut RUSI à Londres, la décision américaine rend à l’inverse “de moins en moins probable que la Russie se donne la peine de négocier sérieusement”.Russes et Ukrainiens ont eu le 16 mai puis le 2 juin deux cycles de pourparlers en Turquie qui n’ont pas abouti à une percée majeure, tant les positions restent irréconciliables. Un troisième cycle n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé.