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Macron attendu à Roquefort sur fond de guerre commerciale avec Trump

Emmanuel Macron est attendu jeudi à Roquefort-sur-Soulzon (Aveyron), fief du célèbre fromage de brebis qui célèbre les 100 ans de son appellation d’origine, sur fond d’ultimes tractations à Washington pour tenter d’éteindre la guerre des droits de douane déclenchée par Donald Trump avec l’Europe.Le chef de l’Etat doit visiter en début d’après-midi les Caves de Roquefort Société et rencontrer les éleveurs et producteurs des célèbres pâtes persillées dans ce village situé à 30 kilomètres de Millau, au sud du Massif central.”Symbole du patrimoine fromager national”, l’appellation d’origine protégée (AOP) du Roquefort, obtenue le 26 juillet 1925, contribue activement à “la préservation des savoir-faire” et à “l’attractivité de nos campagnes”, salue l’Elysée.L’AOP représente plus de 2.600 éleveurs, réunis autour de 1.330 exploitations, et la commercialisation de près de 14.000 tonnes en 2024. Le roquefort est aussi un emblème gastronomique à l’international où il réalise un quart de ses ventes, notamment aux Etats-Unis, et où il cherche de nouveaux débouchés, malgré un contexte tendu, pour compenser une baisse structurelle de ses ventes dans l’Hexagone.La visite du chef de l’Etat intervient au moment où le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, tente de conclure un accord commercial avec les Etats-Unis à Washington avant la date butoir du 9 juillet fixée par Donald Trump.- “Symbole important” -Le président américain pourrait doubler à 20% le taux par défaut des droits de douane sur les importations en provenance de l’Union européenne, voire les porter à 50% comme il l’avait déclaré en mai.Emmanuel Macron estime que cette “guerre commerciale” est une “aberration” et appelle à la conclusion “rapide” d’un accord, “pas à tout prix” néanmoins.Dans ce contexte, “le symbole et l’image que renvoie ce déplacement du président de la République est très important”, estime François-Xavier Huard, PDG de la Fédération nationale de l’industrie laitière (FNIL).”Quand l’intérêt collectif est en jeu, il faut que tout le monde se regroupe derrière la bannière”, dit-il à l’AFP. “Au delà de 10% (en plus des 10% déjà en place, NDLR), cela va devenir compliqué à gérer”, met-il en garde.Le marché américain représente 25.000 tonnes de fromages, principalement de l’emmental et du brie et quelques AOP, précise-t-il.Le roquefort avait déjà souffert de 1999 à 2009 d’une guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’Europe, avec des droits de douane américains de 100% imposés en réponse à l’interdiction européenne d’importer du bœuf aux hormones. Une surtaxe de 20% devrait toutefois être possible à répercuter sur les prix payés par les Américains pour les produits laitiers haut de gamme de la filière, comme le roquefort, estiment certains experts.- “Moment particulier” -L’inquiétude est aussi grande du côté de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) dont le chiffre d’affaires atteint 3,8 milliards d’euros aux Etats-Unis, soit dix fois plus que les produits laitiers. “Nous attendons que le président de la République joue le jeu collectif de l’Europe, et n’expose pas inutilement la France”, souligne son président, Gabriel Picard, interrogé par l’AFP.”On est dans un moment particulier de la relation Europe-Etats-Unis, et à quelques jours d’un accord, du moins nous l’espérons”, ajoute-t-il.Même son de cloche côté cognac, déjà frappé de plein fouet par une guerre commerciale avec la Chine et qui redoute aussi de faire les frais d’une hausse des droits de douane aux Etats-Unis, son premier débouché.Les exportations de fromages bénéficient aussi de certains accords de libre-échange, comme le Ceta avec le Canada, même si celui-ci, contesté, n’est toujours pas ratifié par le Parlement, souligne de son côté l’Elysée. Un point qui devrait être abordé par le chef de l’Etat.L’appellation roquefort est certes centenaire mais le fromage est bien plus ancien, d’au moins huit siècles, ce qui en fait, avec le brie, le gruyère ou les fromages d’Auvergne, un des patriarches de la production fromagère française. Il est aussi la 3e AOP française en tonnage commercialisé, derrière le comté et le reblochon. 

Emploi des seniors: le projet de loi arrive à l’Assemblée jeudi

Le projet de loi transposant plusieurs accords trouvés entre syndicats et patronat, dont celui destiné à faciliter l’emploi des seniors, arrive jeudi en première lecture à l’Assemblée nationale après avoir été adopté en première lecture par le Sénat début juin.Adopté à l’unanimité à la chambre haute, malgré l’abstention des écologistes et communistes, le texte prévoit notamment la création d’un CDI senior baptisé contrat de valorisation de l’expérience (CVE).Destiné à faciliter l’embauche des demandeurs d’emploi d’au moins 60 ans, voire dès 57 ans en cas d’accord de branche, ce contrat permettra une mise à la retraite par l’employeur dès que le salarié a droit à une retraite à taux plein, et offre à l’employeur des exonérations sur l’indemnité de mise à la retraite.Alors que la France pâtit d’un taux d’emploi des seniors moins élevé que certains voisins – il était en 2023 de 58,4% pour les 55-64 ans contre 78% en Suède ou encore 74% en Allemagne -, le projet de loi entend transposer un Accord national interprofessionnel (ANI) signé par les trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et quatre des cinq syndicats de salariés représentatifs (CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC).- Reconversion -Le texte de loi doit en outre permettre l’entrée en vigueur de la réduction de la durée minimale d’affiliation, de six à cinq mois, pour les primo-entrants à l’assurance chômage. Cette disposition de la nouvelle convention d’assurance chômage, entrée pour l’essentiel en vigueur au 1er avril, nécessite une mesure législative pour pouvoir s’appliquer.Un ANI supprimant la limite de trois mandats successifs pour les élus du Comité social et économique (CSE), répondant à une revendication syndicale, figure également dans le projet de loi.Enfin, le gouvernement a prévu d’insérer in extremis par amendement dans le projet de loi un accord destiné à faciliter l’utilisation des dispositifs de reconversion professionnelle, trouvé entre plusieurs syndicats et l’ensemble des organisations patronales le 25 juin.Avec cet accord, le compte personnel de formation (CPF) pourra désormais être mobilisé, à hauteur de 50%, avec l’accord du salarié, pour financer une période de reconversion à l’initiative de l’employeur.Cet ANI a été signé côté syndical par la CFDT, FO, la CFE-CGC et la CFTC, mais critiqué par la CGT. Côté patronal, le négociateur du Medef Hubert Mongon avait salué un accord “au service de l’emploi”, également avalisé par la CPME et l’U2P.Deux points d’apparence technique de l’accord font néanmoins tiquer le gouvernement, ce qui agace les partenaires sociaux: la création d’un espace stratégique de concertation et le contrôle par les partenaires sociaux des flux financiers du “projet de transition professionnelle”.”L’accord est transposé dans toutes ses composantes qui changent la donne pour les entreprises et les salariés qui souhaitent se reconvertir. Nous saluons le travail des partenaires sociaux (…) En revanche, pas de création de nouveaux organes ou de flux financiers complexes au moment où nous travaillons sur la simplification administrative”, a-t-on commenté à Matignon.

Boulangers, fleuristes… Le Sénat veut autoriser le travail de leurs salariés le 1er-Mai

Du muguet et du pain pour la Fête du Travail: le Sénat examine jeudi matin un texte pour permettre aux boulangers et aux fleuristes, notamment, de faire travailler leurs salariés le 1er-Mai, une initiative vilipendée par les syndicats et la gauche.Loi de bon sens ou attaque en règle contre les droits des travailleurs ? Les débats s’annoncent passionnés à partir de 10H30 dans l’hémicycle du palais du Luxembourg.Le point de départ de la discussion remonte à la fin du mois d’avril, lorsque certains boulangers étaient montés au créneau, dénonçant les contrôles inédits menés ces dernières années par l’Inspection du travail auprès de plusieurs artisans. Car si eux sont autorisés à travailler, ils ont été épinglés pour avoir fait travailler leurs salariés durant cette journée fériée et chômée en France. Ces chefs d’entreprise s’indignent d’une législation très floue, qui permet certes des exceptions, mais seulement dans les établissements qui “ne peuvent interrompre le travail”, comme les transports, la sécurité ou les hôpitaux…C’est pour clarifier cette disposition que les sénateurs centristes, soutenus par le gouvernement, ont souhaité déposer une proposition de loi au printemps. Portée par le patron de l’UDI (centre) Hervé Marseille et sa collègue Annick Billon, elle est examinée en première lecture.”Pour stabiliser les choses et mettre fin au zèle de ces inspecteurs du travail, on n’a pas d’autre solution que de légiférer”, explique le rapporteur Olivier Henno (UDI). “Si on ne faisait rien, on pourrait aboutir à l’aberration de voir des vendeurs de muguet à la sauvette exercer, alors que les fleuristes devront rester fermés dans cette journée très importante pour leur activité”, décrit-il à l’AFP.- “Une brèche” -Le texte centriste visait initialement à permettre aux établissements déjà autorisés à ouvrir le dimanche de pouvoir le faire le 1er-Mai. Mais en commission, il a été largement modifié ces derniers jours pour définir précisément le périmètre des commerces bénéficiant d’une dérogation uniquement pour la Fête du Travail.Parmi eux figurent les “commerces de bouche de proximité” (boulangeries, pâtisseries, boucheries… ), les activités répondant à un “usage traditionnel propre au 1er-Mai”, comme les fleuristes, ou encore les établissements exerçant “une activité culturelle” comme les cinémas et les théâtres.Ces derniers pourraient donc faire travailler leurs salariés, à condition qu’ils soient volontaires. Ils seraient alors payés double, comme les autres métiers concernés par ces dérogations.La mesure offusque l’ensemble des groupes de gauche au Sénat: tous tenteront de faire rejeter le texte dans sa globalité, les communistes ayant même déposé une motion de rejet préalable. “C’est une nouvelle brèche ouverte dans le droit du travail et dans la protection des salariés”, s’indigne auprès de l’AFP la socialiste Monique Lubin, en colère face aux “coups de canif à répétition” portés selon elle aux avancées sociales. Si le patronat soutient cette modification juridique, les syndicats opposent eux une fin de non-recevoir en bloc: dans un communiqué intersyndical publié mardi, ils ont appelé les sénateurs à s’opposer au texte.”Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause 100 ans d’histoire de lutte sociale”, écrivent ainsi CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et la FSU.

Kiev appelle à une aide militaire “continue” de Washington, qui minimise l’arrêt de livraisons d’armes

L’Ukraine a appelé mercredi les Etats-Unis à maintenir un soutien militaire “continu” après l’annonce surprise de l’arrêt de la livraison de certaines armes à Kiev, Washington minimisant pour sa part cette pause.Il s’agit d’un coup dur pour l’Ukraine au moment où la Russie intensifie ses frappes en l’absence d’avancées diplomatiques pour régler le conflit.Donald Trump s’est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, mettant la pression pour obtenir un arrêt des combats, sans toutefois parvenir à des progrès concrets.Mardi, de façon inattendue, son gouvernement a annoncé avoir cessé de fournir certaines armes à Kiev, officiellement en raison d’une inquiétude quant à la baisse des stocks de munitions des Etats-Unis – le premier soutien militaire de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022.Des responsables américains se sont efforcés mercredi de minimiser l’impact de cette mesure sans donner plus de détail.”Le ministère de la Défense continue de proposer au président des options solides concernant l’aide militaire à l’Ukraine, conformément à son objectif de mettre fin à cette guerre tragique”, a déclaré mercredi à la presse Sean Parnell, porte-parole du Pentagone.La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, interrogée à ce sujet lors d’un briefing, a pour sa part déclaré qu'”il ne s’agi(ssait) pas d’une cessation de l’aide américaine à l’Ukraine ou de la fourniture d’armes”, mais d'”un événement unique”.- Appel à un “soutien américain continu” -Les armes, les munitions et les équipements des Etats-Unis – en plus de leur renseignement – ont permis aux forces ukrainiennes de contenir les soldats russes, qui occupent toutefois près de 20% du territoire ukrainien.L’Ukraine reste “sérieusement dépendante” des livraisons militaires américaines, a dit à l’AFP un officier de haut rang de l’armée ukrainienne, sous couvert d’anonymat. “L’Europe fait du mieux qu’elle peut mais ce sera dur pour nous sans les munitions américaines”, a-t-il ajouté.La portée de cette décision américaine n’est toutefois pas limpide, pour l’heure.Mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Washington et Kiev travaillaient à “clarifier tous les détails” concernant l’aide militaire toujours fournie par les Etats-Unis, “y compris des composants pour la défense antiaérienne”.”Le soutien américain continu à l’Ukraine, à notre défense et à notre peuple est dans notre intérêt commun”, a-t-il assuré.- Le Patriot, “une arme essentielle” -D’après Politico et d’autres médias américains, les Etats-Unis veulent notamment mettre fin à la livraison des systèmes de défense antiaérienne Patriot, de pièces d’artillerie de précision et de missiles Hellfire.Or, Volodymyr Zelensky demandait justement ces dernières semaines à Donald Trump de lui vendre des Patriot (en plus de ceux déjà fournis) pour pouvoir contrer plus efficacement les attaques russes quotidiennes de missiles et de drones.Le Patriot est “une arme essentielle” que l’Ukraine ne peut remplacer pour l’instant et, s’il vient à manquer, “les missiles russes détruiront les villes ukrainiennes”, a mis en garde Mykhailo Samus, le directeur du New Geopolitics Research Network, un groupe de réflexion à Kiev. Dans la soirée, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a à cet égard réaffirmé que son pays était prêt à “acheter ou louer” des systèmes de défense antiaérienne pour faire face “à la grande quantité de drones, bombes et missiles” russes dont il est la cible.Dans la population ukrainienne, l’annonce américaine a été accueillie avec une certaine appréhension.- Le Kremlin satisfait -“Ce sera encore plus effrayant, encore plus douloureux et encore plus de civils souffriront”, a ainsi commenté auprès de l’AFP Yevguenia Pryssiajna, une habitante de Kiev, dénonçant l’augmentation du nombre des frappes nocturnes russes.”L’Ukraine est livrée à Poutine”, a de son côté réagi Andriï Novitski, un ouvrier de 53 ans.Le Kremlin, sans surprise, s’est félicité de cette situation, considérant que cela rapprochait la Russie et l’Ukraine de la fin du conflit.”Moins il y a d’armes livrées à l’Ukraine, plus proche est la fin de l’opération militaire spéciale”, le nom officiellement donné par les autorités russes à l’invasion du territoire ukrainien, a lancé le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov. Pour Shashank Joshi, un expert de l’Institut RUSI à Londres, la décision américaine rend à l’inverse “de moins en moins probable que la Russie se donne la peine de négocier sérieusement”.Russes et Ukrainiens ont eu le 16 mai puis le 2 juin deux cycles de pourparlers en Turquie qui n’ont pas abouti à une percée majeure, tant les positions restent irréconciliables. Un troisième cycle n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé.

Kiev appelle à une aide militaire “continue” de Washington, qui minimise l’arrêt de livraisons d’armes

L’Ukraine a appelé mercredi les Etats-Unis à maintenir un soutien militaire “continu” après l’annonce surprise de l’arrêt de la livraison de certaines armes à Kiev, Washington minimisant pour sa part cette pause.Il s’agit d’un coup dur pour l’Ukraine au moment où la Russie intensifie ses frappes en l’absence d’avancées diplomatiques pour régler le conflit.Donald Trump s’est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, mettant la pression pour obtenir un arrêt des combats, sans toutefois parvenir à des progrès concrets.Mardi, de façon inattendue, son gouvernement a annoncé avoir cessé de fournir certaines armes à Kiev, officiellement en raison d’une inquiétude quant à la baisse des stocks de munitions des Etats-Unis – le premier soutien militaire de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022.Des responsables américains se sont efforcés mercredi de minimiser l’impact de cette mesure sans donner plus de détail.”Le ministère de la Défense continue de proposer au président des options solides concernant l’aide militaire à l’Ukraine, conformément à son objectif de mettre fin à cette guerre tragique”, a déclaré mercredi à la presse Sean Parnell, porte-parole du Pentagone.La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, interrogée à ce sujet lors d’un briefing, a pour sa part déclaré qu'”il ne s’agi(ssait) pas d’une cessation de l’aide américaine à l’Ukraine ou de la fourniture d’armes”, mais d'”un événement unique”.- Appel à un “soutien américain continu” -Les armes, les munitions et les équipements des Etats-Unis – en plus de leur renseignement – ont permis aux forces ukrainiennes de contenir les soldats russes, qui occupent toutefois près de 20% du territoire ukrainien.L’Ukraine reste “sérieusement dépendante” des livraisons militaires américaines, a dit à l’AFP un officier de haut rang de l’armée ukrainienne, sous couvert d’anonymat. “L’Europe fait du mieux qu’elle peut mais ce sera dur pour nous sans les munitions américaines”, a-t-il ajouté.La portée de cette décision américaine n’est toutefois pas limpide, pour l’heure.Mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Washington et Kiev travaillaient à “clarifier tous les détails” concernant l’aide militaire toujours fournie par les Etats-Unis, “y compris des composants pour la défense antiaérienne”.”Le soutien américain continu à l’Ukraine, à notre défense et à notre peuple est dans notre intérêt commun”, a-t-il assuré.- Le Patriot, “une arme essentielle” -D’après Politico et d’autres médias américains, les Etats-Unis veulent notamment mettre fin à la livraison des systèmes de défense antiaérienne Patriot, de pièces d’artillerie de précision et de missiles Hellfire.Or, Volodymyr Zelensky demandait justement ces dernières semaines à Donald Trump de lui vendre des Patriot (en plus de ceux déjà fournis) pour pouvoir contrer plus efficacement les attaques russes quotidiennes de missiles et de drones.Le Patriot est “une arme essentielle” que l’Ukraine ne peut remplacer pour l’instant et, s’il vient à manquer, “les missiles russes détruiront les villes ukrainiennes”, a mis en garde Mykhailo Samus, le directeur du New Geopolitics Research Network, un groupe de réflexion à Kiev. Dans la soirée, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a à cet égard réaffirmé que son pays était prêt à “acheter ou louer” des systèmes de défense antiaérienne pour faire face “à la grande quantité de drones, bombes et missiles” russes dont il est la cible.Dans la population ukrainienne, l’annonce américaine a été accueillie avec une certaine appréhension.- Le Kremlin satisfait -“Ce sera encore plus effrayant, encore plus douloureux et encore plus de civils souffriront”, a ainsi commenté auprès de l’AFP Yevguenia Pryssiajna, une habitante de Kiev, dénonçant l’augmentation du nombre des frappes nocturnes russes.”L’Ukraine est livrée à Poutine”, a de son côté réagi Andriï Novitski, un ouvrier de 53 ans.Le Kremlin, sans surprise, s’est félicité de cette situation, considérant que cela rapprochait la Russie et l’Ukraine de la fin du conflit.”Moins il y a d’armes livrées à l’Ukraine, plus proche est la fin de l’opération militaire spéciale”, le nom officiellement donné par les autorités russes à l’invasion du territoire ukrainien, a lancé le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov. Pour Shashank Joshi, un expert de l’Institut RUSI à Londres, la décision américaine rend à l’inverse “de moins en moins probable que la Russie se donne la peine de négocier sérieusement”.Russes et Ukrainiens ont eu le 16 mai puis le 2 juin deux cycles de pourparlers en Turquie qui n’ont pas abouti à une percée majeure, tant les positions restent irréconciliables. Un troisième cycle n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé.

P. Diddy acquitté de trafic sexuel et association de malfaiteurs

Le magnat du hip-hop P. Diddy a été acquitté mercredi de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs, les accusations les plus importantes portées contre lui, mais reconnu coupable de transport de personnes à des fins de prostitution à l’issue d’un procès hypermédiatisé à New York.Dans l’attente du prononcé de sa peine pour ce chef d’accusation, qui pourrait lui valoir jusqu’à 20 ans de prison, ses avocats avaient demandé sa libération conditionnelle, ce qui a été refusé par le juge Arun Subramanian en invoquant un historique de “violence” et de “mépris de la loi” de la part de l’artiste.Plus tôt mercredi, Sean Combs, de son vrai nom, avait été acquitté par les 12 jurés d’un crime passible de la prison à vie -association de malfaiteurs- ainsi que du chef d’accusation de trafic sexuel.”Aujourd’hui est un grand jour, aujourd’hui est une victoire, aujourd’hui est la victoire de toutes les victoires pour Sean Combs et notre équipe juridique”, a déclaré en soirée l’un de ses avocats Marc Agnifilo, affirmant qu’il allait poursuivre la “bataille” jusqu’à sa libération.Le verdict clôt des semaines de débats, lors desquels des témoignages parfois difficiles à entendre et des plaidoiries musclées se sont succédé. Le producteur était accusé d’avoir forcé des femmes à se livrer à des marathons sexuels avec des hommes prostitués.Après le verdict, P. Diddy a regardé au ciel et joint ses mains comme s’il priait en direction du juge et du jury, dans un signe de remerciement et de soulagement. Agé de 55 ans, P. Diddy était accusé d’avoir forcé des femmes -dont sa petite amie de 2007 à 2018, la chanteuse Cassie, et une ancienne compagne plus récente ayant témoigné sous le pseudonyme de “Jane”- à se livrer à des marathons sexuels avec des hommes prostitués pendant qu’il se masturbait ou filmait. Et aussi d’avoir mis en place un réseau criminel, dont il était à la tête, pour organiser ces marathons nommés “freak-offs”.- “Changement attendu” -En 2023, son ex-compagne Cassie porte plainte contre lui au civil pour un viol remontant à 2018, et l’accuse d’avoir eu un “comportement violent” et “déviant” durant une décennie, comme des relations sexuelles forcées avec des hommes prostitués. Si l’affaire se règle en 24 heures, “à l’amiable”, selon un accord confidentiel, elle donne lieu à d’autres plaintes ayant mené à ce procès pénal.”En témoignant de son expérience, Cassie a laissé une empreinte indélébile sur l’industrie du divertissement et sur la lutte pour la justice” et a fait preuve d’un “courage exemplaire” et d’une “force incontestable”, a dit son avocat Douglas H. Wigdor dans une déclaration transmise à l’AFP.”Cette affaire a toutefois prouvé qu’un changement est attendu depuis longtemps. Nous allons continuer à nous battre pour les survivantes” de crimes sexuels, a-t-il ajouté, appelant ainsi à la fin du “fléau” des crimes sexuels qui affectent non seulement les milieux culturels ou de pouvoir mais la “société dans son ensemble”.”Traduire en justice les (auteurs) de crimes sexuels exige que les victimes courageuses se manifestent et racontent leurs histoires déchirantes. Nous et nos partenaires des forces de l’ordre reconnaissons les difficultés endurées par les victimes (…)”, a commenté le procureur Jay Clayton, dont l’équipe menait l’accusation contre P. Diddy.- Violence -Durant le procès, les avocats de P. Diddy avaient tout fait pour discréditer les témoins à charge, dont Cassie, pour tenter de montrer que leur client avait un style de vie “polyamoureux” qui ne tombe pas sous le coup du droit pénal.Cassie et Jane ont admis que leur relation respective impliquait de l’amour, mais qu’elles étaient dans le même temps soumises à des menaces liées à leur réputation, à leur situation financière et à leur intégrité physique.Les jurés ont visionné des enregistrements de ces marathons sexuels, de même que l’enregistrement de caméras de surveillance d’un hôtel de Los Angeles montrant le magnat du hip-hop traînant au sol Cassie et la rouant de coups.”(P. Diddy) avait tellement dépassé les limites qu’il ne pouvait même plus les voir”, avait déclaré la procureure Maurene Comey, disant que le rappeur se sentait “intouchable”. “Mais l’accusé n’est pas Dieu”, avait-elle dit au jury, en espérant une condamnation pour tous les chefs d’accusation. Mercredi, après le verdict aux accents de défaite, elle a appelé à une “longue” sentence à l’encontre du rappeur. Le juge a prévu une audience en ligne le 8 juillet prochain afin de tenter de déterminer une date pour le prononcé de la peine.   

P. Diddy acquitté de trafic sexuel et association de malfaiteurs

Le magnat du hip-hop P. Diddy a été acquitté mercredi de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs, les accusations les plus importantes portées contre lui, mais reconnu coupable de transport de personnes à des fins de prostitution à l’issue d’un procès hypermédiatisé à New York.Dans l’attente du prononcé de sa peine pour ce chef d’accusation, qui pourrait lui valoir jusqu’à 20 ans de prison, ses avocats avaient demandé sa libération conditionnelle, ce qui a été refusé par le juge Arun Subramanian en invoquant un historique de “violence” et de “mépris de la loi” de la part de l’artiste.Plus tôt mercredi, Sean Combs, de son vrai nom, avait été acquitté par les 12 jurés d’un crime passible de la prison à vie -association de malfaiteurs- ainsi que du chef d’accusation de trafic sexuel.”Aujourd’hui est un grand jour, aujourd’hui est une victoire, aujourd’hui est la victoire de toutes les victoires pour Sean Combs et notre équipe juridique”, a déclaré en soirée l’un de ses avocats Marc Agnifilo, affirmant qu’il allait poursuivre la “bataille” jusqu’à sa libération.Le verdict clôt des semaines de débats, lors desquels des témoignages parfois difficiles à entendre et des plaidoiries musclées se sont succédé. Le producteur était accusé d’avoir forcé des femmes à se livrer à des marathons sexuels avec des hommes prostitués.Après le verdict, P. Diddy a regardé au ciel et joint ses mains comme s’il priait en direction du juge et du jury, dans un signe de remerciement et de soulagement. Agé de 55 ans, P. Diddy était accusé d’avoir forcé des femmes -dont sa petite amie de 2007 à 2018, la chanteuse Cassie, et une ancienne compagne plus récente ayant témoigné sous le pseudonyme de “Jane”- à se livrer à des marathons sexuels avec des hommes prostitués pendant qu’il se masturbait ou filmait. Et aussi d’avoir mis en place un réseau criminel, dont il était à la tête, pour organiser ces marathons nommés “freak-offs”.- “Changement attendu” -En 2023, son ex-compagne Cassie porte plainte contre lui au civil pour un viol remontant à 2018, et l’accuse d’avoir eu un “comportement violent” et “déviant” durant une décennie, comme des relations sexuelles forcées avec des hommes prostitués. Si l’affaire se règle en 24 heures, “à l’amiable”, selon un accord confidentiel, elle donne lieu à d’autres plaintes ayant mené à ce procès pénal.”En témoignant de son expérience, Cassie a laissé une empreinte indélébile sur l’industrie du divertissement et sur la lutte pour la justice” et a fait preuve d’un “courage exemplaire” et d’une “force incontestable”, a dit son avocat Douglas H. Wigdor dans une déclaration transmise à l’AFP.”Cette affaire a toutefois prouvé qu’un changement est attendu depuis longtemps. Nous allons continuer à nous battre pour les survivantes” de crimes sexuels, a-t-il ajouté, appelant ainsi à la fin du “fléau” des crimes sexuels qui affectent non seulement les milieux culturels ou de pouvoir mais la “société dans son ensemble”.”Traduire en justice les (auteurs) de crimes sexuels exige que les victimes courageuses se manifestent et racontent leurs histoires déchirantes. Nous et nos partenaires des forces de l’ordre reconnaissons les difficultés endurées par les victimes (…)”, a commenté le procureur Jay Clayton, dont l’équipe menait l’accusation contre P. Diddy.- Violence -Durant le procès, les avocats de P. Diddy avaient tout fait pour discréditer les témoins à charge, dont Cassie, pour tenter de montrer que leur client avait un style de vie “polyamoureux” qui ne tombe pas sous le coup du droit pénal.Cassie et Jane ont admis que leur relation respective impliquait de l’amour, mais qu’elles étaient dans le même temps soumises à des menaces liées à leur réputation, à leur situation financière et à leur intégrité physique.Les jurés ont visionné des enregistrements de ces marathons sexuels, de même que l’enregistrement de caméras de surveillance d’un hôtel de Los Angeles montrant le magnat du hip-hop traînant au sol Cassie et la rouant de coups.”(P. Diddy) avait tellement dépassé les limites qu’il ne pouvait même plus les voir”, avait déclaré la procureure Maurene Comey, disant que le rappeur se sentait “intouchable”. “Mais l’accusé n’est pas Dieu”, avait-elle dit au jury, en espérant une condamnation pour tous les chefs d’accusation. Mercredi, après le verdict aux accents de défaite, elle a appelé à une “longue” sentence à l’encontre du rappeur. Le juge a prévu une audience en ligne le 8 juillet prochain afin de tenter de déterminer une date pour le prononcé de la peine.   

P. Diddy acquitté de trafic sexuel et association de malfaiteurs

Le magnat du hip-hop P. Diddy a été acquitté mercredi de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs, les accusations les plus importantes portées contre lui, mais reconnu coupable de transport de personnes à des fins de prostitution à l’issue d’un procès hypermédiatisé à New York.Dans l’attente du prononcé de sa peine pour ce chef d’accusation, …

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