AFP World

Des Gazaouis sous le choc après une frappe israélienne sur une école transformée en refuge

De jeunes enfants errent à travers la structure calcinée de l’école Mustafa Hafez, où s’abritaient des Palestiniens déplacés, après une frappe israélienne qui a tué 15 personnes jeudi avant l’aube, selon la Défense civile de Gaza.Des vêtements déchirés pendent à l’extérieur des murs noircis du bâtiment, dont les décombres sont encore fumants au lever du …

Des Gazaouis sous le choc après une frappe israélienne sur une école transformée en refuge Read More »

Des Gazaouis sous le choc après une frappe israélienne sur une école transformée en refuge

De jeunes enfants errent à travers la structure calcinée de l’école Mustafa Hafez, où s’abritaient des Palestiniens déplacés, après une frappe israélienne qui a tué 15 personnes jeudi avant l’aube, selon la Défense civile de Gaza.Des vêtements déchirés pendent à l’extérieur des murs noircis du bâtiment, dont les décombres sont encore fumants au lever du jour, dans l’ouest de la ville de Gaza.Des taches de sang parsèment le sol jonché de débris, vêtements, chaises en métal, boîtes de conserve, fragments d’un ventilateur électrique…”Ce n’est pas une vie”, déplore Oumm Yassin Abou Awda, parmi les Palestiniens endeuillés regroupés à l’hôpital Al-Shifa de la ville de Gaza après la frappe.”Soit ils nous lancent une bombe nucléaire et on en finit, soit la conscience des gens doit enfin se réveiller”, ajoute-t-elle.Presque toute la population de la bande de Gaza a été déplacée au moins une fois au cours de la guerre initiée par l’attaque du mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Près de 21 mois de combats et de bombardements y ont provoqué des conditions humanitaires désastreuses pour les plus de deux millions de personnes qui y vivent.- Femmes et enfants -Nombreux sont ceux à avoir cherché refuge dans des écoles. Les bâtiments scolaires ont cependant été à plusieurs reprises la cible d’attaques, l’armée israélienne accusant le Hamas d’y cacher ses militants parmi les civils.Interrogée par l’AFP sur le bombardement sur l’école Mustafa Hafez, l’armée israélienne a indiqué avoir “frappé un terroriste de premier plan du Hamas”.”De nombreuses mesures ont été prises avant la frappe pour tenter de diminuer le risque de toucher des civils”, a-t-elle précisé, accusant le Hamas de les “exploiter comme boucliers humains”.Mohammad al-Mughayyir, un responsable de la Défense civile de Gaza, a déclaré à l’AFP que la plupart des 15 personnes tuées dans l’école étaient des femmes et des enfants.L’organisation de premiers secours a annoncé que 69 personnes au total avaient été tuées jeudi par les forces israéliennes, qui ont récemment renforcé leurs opérations militaires dans le territoire.Les restrictions sur l’accès des journalistes à Gaza et les difficultés d’accès à de nombreuses zones empêchent l’AFP de vérifier de manière indépendante les bilans et détails fournis par la Défense civile.- “Qu’ils nous anéantissent” -À l’école Mustafa Hafez, une fresque colorée peinte sur un mur à côté des décombres représente un garçon souriant marchant près d’un arbre et une femme à côté d’un drapeau palestinien.Un petit groupe est assis sur des chaises dans ce qui était la cour de récréation.À l’intérieur du bâtiment, des jeunes garçons prennent la mesure des dégâts et grimpent sur des meubles renversés tandis que d’autres fouillent les débris.A l’hôpital Al-Shifa, les proches endeuillés pleurent sur les corps des morts.”Il ne nous reste plus de vie. Qu’ils (les Israéliens) nous anéantissent simplement pour qu’on puisse enfin se reposer”, dit une femme qui a perdu des proches dans la frappe et préfère conserver l’anonymat. “Il ne nous reste rien. Mes deux filles sont parties et maintenant ma nièce, avec ses six enfants et son mari, sont morts brûlés”, poursuit-elle, la voix brisée par l’émotion.vid-str-acc-dms/sdu/sg

Boulangers, fleuristes… Le Sénat autorise le travail des salariés de certains établissements le 1er-Mai

Du muguet et du pain pour la Fête du Travail: le Sénat a adopté jeudi un texte pour permettre aux boulangers et aux fleuristes, notamment, de faire travailler leurs salariés le 1er-Mai, une initiative vilipendée par les syndicats et la gauche.Loi de bon sens ou attaque en règle contre les droits des travailleurs ? Les débats ont révélé de nettes divergences entre les deux côtés de l’hémicycle, dans un traditionnel clivage droite gauche.Mais sans surprise dans un hémicycle dominé par une alliance entre la droite et les centristes, la proposition de loi portée par le patron de l’UDI (centre) Hervé Marseille et sa collègue Annick Billon a été adoptée en première lecture à 228 voix contre 112. Elle est transmise à l’Assemblée nationale.Le point de départ de la discussion remonte à la fin du mois d’avril, lorsque certains boulangers étaient montés au créneau, dénonçant les contrôles inédits menés ces dernières années par l’Inspection du travail auprès de plusieurs artisans. Car si eux sont autorisés à travailler, ils ont été épinglés pour avoir fait travailler leurs salariés durant cette journée fériée et chômée en France. Ces chefs d’entreprise s’indignent d’une législation très floue, qui permet certes des exceptions, mais seulement dans les établissements qui “ne peuvent interrompre le travail”, comme les transports, la sécurité ou les hôpitaux…C’est pour clarifier cette disposition que les sénateurs centristes, appuyés par le gouvernement, ont souhaité agir par la loi.Cette proposition de loi “ne remet pas en cause l’existant”, mais vient “combler une faille juridique, une insécurité qui pénalise des commerçants, des salariés, des territoires et certains de nos concitoyens”, a insisté la ministre du Travail Catherine Vautrin, qui soutient “pleinement” l’initiative.- “Voler un jour de congé” -Le texte centriste visait initialement à permettre aux établissements déjà autorisés à ouvrir le dimanche de pouvoir le faire le 1er-Mai. Mais dans sa version votée jeudi, il a été remanié et définit désormais précisément le périmètre des commerces bénéficiant d’une dérogation spécifique pour la Fête du Travail.Parmi eux figurent les “commerces de bouche de proximité” (boulangeries, pâtisseries, boucheries… ), les activités répondant à un “usage traditionnel propre au 1er-Mai”, comme les fleuristes, ou encore les établissements exerçant “une activité culturelle” comme les cinémas et les théâtres.Ces derniers pourraient donc faire travailler leurs salariés, à condition qu’ils soient volontaires. Ils seraient alors payés double, comme les autres métiers concernés par ces dérogations.La mesure a offusqué l’ensemble des groupes de gauche au Sénat, qui ont échoué à faire adopter une motion de rejet du texte.La communiste Cathy Apourceau-Poly a accusé la majorité sénatoriale et le gouvernement de “détricoter petit à petit le principe du 1er-Mai chômé de manière à justifier demain sa remise en cause totale”, estimant que ce texte impactera “1,5 millions de salariés”. “Votre objectif final est de voler un jour de congé aux salariés, car vous trouvez qu’ils ne travaillent pas suffisamment”, s’est-elle insurgée durant les débats.”Il va falloir nous expliquer en quoi le 1er mai, on ne peut pas se passer d’aller dans une charcuterie acheter du pâté, ou dans une boulangerie où l’artisan aura mobilisé sa horde de salariés”, a pour sa part lancé la socialiste Monique Lubin. “Pendant 40 ans, vous avez acheté du pain le 1er mai, vous avez acheté du muguet le 1er mai, sans que cela ne vous pose aucun problème”, lui a rétorqué Annick Billon, dénonçant une attitude “caricaturale” de la gauche. Les invectives ont parfois fusé, dans cette chambre habituée aux discussions plutôt courtoises. “Continuez comme ça et vous verrez que la censure sera au bout du rendez-vous politique”, a fini par lancer Patrick Kanner, président du groupe PS.Si le patronat soutient cette modification juridique, les syndicats opposent eux une fin de non-recevoir en bloc: dans un communiqué intersyndical publié mardi, ils ont appelé les sénateurs à s’opposer au texte.”Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause 100 ans d’histoire de lutte sociale”, écrivent ainsi CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et la FSU.

Gaza: la Défense civile annonce 69 morts, un cessez-le-feu débattu en Israël

La Défense civile de la bande de Gaza a rapporté jeudi la mort de 69 personnes dans des opérations militaires israéliennes, en pleines discussions de part et d’autre pour un cessez-le-feu, qui divise le gouvernement en Israël.L’armée israélienne a récemment étendu son offensive dans le petit territoire côtier palestinien, où la guerre, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre 2023, a poussé une large majorité des habitants à se déplacer.Beaucoup d’entre eux ont trouvé refuge dans des bâtiments scolaires, parfois attaqués par les forces israéliennes, qui affirment cibler des combattants du Hamas se cachant parmi les civils.La Défense civile gazaouie a indiqué à l’AFP qu’une frappe aérienne nocturne sur l’école Moustafa Hafez de Gaza-ville (nord), qui abrite des déplacés, avait fait 15 morts, dont “une majorité d’enfants et de femmes”.”Ce n’est pas une vie”, déplore Oumm Yassin Abou Awda, parmi les Palestiniens endeuillés à l’hôpital où les dépouilles ont été amenées. “Soit ils (les Israéliens) nous lancent une bombe atomique et on en finit, soit la conscience des gens doit enfin se réveiller”.Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a affirmé avoir visé un combattant du Hamas “de premier plan” et avoir pris “de nombreuses mesures pour réduire le risque de toucher des civils”.- La GHF en question -Selon le porte-parole de la Défense civile Mahmoud Basal, 38 personnes ont aussi été tuées par des tirs israéliens alors qu’elles attendaient pour recevoir de l’aide humanitaire, ce que l’armée, sollicitée, n’a pas encore commenté.Le mécanisme de distribution de l’aide est dénoncé par la communauté humanitaire internationale depuis sa prise en main, fin mai, par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël avec laquelle l’ONU refuse de collaborer.Les Nations unies ont accusé les militaires israéliens d’avoir “bombardé et tiré sur des Palestiniens essayant d’atteindre les points de distribution, causant de nombreux décès”.L’armée israélienne a reconnu avoir ouvert le feu à proximité de sites de distribution d’aide, mais affirme avoir répondu à une “menace”.Amnesty International a fustigé jeudi un “système militarisé” à travers lequel “Israël continue d’utiliser la famine des civils comme arme de guerre contre les Palestiniens”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège la bande de Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations des organisations opérant sur le territoire palestinien. – “Nos enfants en souffriront” -En Israël, la classe politique continue de se diviser entre partisans d’une trêve qui permettrait la libération d’une partie des otages encore retenus à Gaza et ceux d’une poursuite des combats tant que le Hamas n’est pas anéanti.”Si nous ne parvenons pas à faire disparaître le Hamas, nos enfants en souffriront!”, a estimé dans un entretien à la chaîne 14 le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.Il compte, avec un autre ministre d’extrême droite, Bezalel Smotrich, faire pression sur le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, pour qu’il repousse les propositions américaines pour un cessez-le-feu de 60 jours. Cette trêve, selon une source palestinienne, serait assortie de la libération de la moitié des otages encore vivants, en échange de prisonniers palestiniens. M. Netanyahu doit se rendre la semaine prochaine à Washington pour une troisième rencontre en moins de six mois avec le président américain, Donald Trump, qui presse pour un arrêt des hostilités.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.  Plus de 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: la Défense civile annonce 69 morts, un cessez-le-feu débattu en Israël

La Défense civile de la bande de Gaza a rapporté jeudi la mort de 69 personnes dans des opérations militaires israéliennes, en pleines discussions de part et d’autre pour un cessez-le-feu, qui divise le gouvernement en Israël.L’armée israélienne a récemment étendu son offensive dans le petit territoire côtier palestinien, où la guerre, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre 2023, a poussé une large majorité des habitants à se déplacer.Beaucoup d’entre eux ont trouvé refuge dans des bâtiments scolaires, parfois attaqués par les forces israéliennes, qui affirment cibler des combattants du Hamas se cachant parmi les civils.La Défense civile gazaouie a indiqué à l’AFP qu’une frappe aérienne nocturne sur l’école Moustafa Hafez de Gaza-ville (nord), qui abrite des déplacés, avait fait 15 morts, dont “une majorité d’enfants et de femmes”.”Ce n’est pas une vie”, déplore Oumm Yassin Abou Awda, parmi les Palestiniens endeuillés à l’hôpital où les dépouilles ont été amenées. “Soit ils (les Israéliens) nous lancent une bombe atomique et on en finit, soit la conscience des gens doit enfin se réveiller”.Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a affirmé avoir visé un combattant du Hamas “de premier plan” et avoir pris “de nombreuses mesures pour réduire le risque de toucher des civils”.- La GHF en question -Selon le porte-parole de la Défense civile Mahmoud Basal, 38 personnes ont aussi été tuées par des tirs israéliens alors qu’elles attendaient pour recevoir de l’aide humanitaire, ce que l’armée, sollicitée, n’a pas encore commenté.Le mécanisme de distribution de l’aide est dénoncé par la communauté humanitaire internationale depuis sa prise en main, fin mai, par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël avec laquelle l’ONU refuse de collaborer.Les Nations unies ont accusé les militaires israéliens d’avoir “bombardé et tiré sur des Palestiniens essayant d’atteindre les points de distribution, causant de nombreux décès”.L’armée israélienne a reconnu avoir ouvert le feu à proximité de sites de distribution d’aide, mais affirme avoir répondu à une “menace”.Amnesty International a fustigé jeudi un “système militarisé” à travers lequel “Israël continue d’utiliser la famine des civils comme arme de guerre contre les Palestiniens”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège la bande de Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations des organisations opérant sur le territoire palestinien. – “Nos enfants en souffriront” -En Israël, la classe politique continue de se diviser entre partisans d’une trêve qui permettrait la libération d’une partie des otages encore retenus à Gaza et ceux d’une poursuite des combats tant que le Hamas n’est pas anéanti.”Si nous ne parvenons pas à faire disparaître le Hamas, nos enfants en souffriront!”, a estimé dans un entretien à la chaîne 14 le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.Il compte, avec un autre ministre d’extrême droite, Bezalel Smotrich, faire pression sur le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, pour qu’il repousse les propositions américaines pour un cessez-le-feu de 60 jours. Cette trêve, selon une source palestinienne, serait assortie de la libération de la moitié des otages encore vivants, en échange de prisonniers palestiniens. M. Netanyahu doit se rendre la semaine prochaine à Washington pour une troisième rencontre en moins de six mois avec le président américain, Donald Trump, qui presse pour un arrêt des hostilités.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.  Plus de 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Des dizaines de milliers de vacanciers affectés par une grève des aiguilleurs du ciel

Des centaines de vols annulés et de nombreux retards, affectant des dizaines de milliers de passagers: une grève des contrôleurs aériens français, jeudi et vendredi, perturbe le début des vacances d’été et fait perdre “des millions d’euros” aux compagnies.”On essaie de positiver, il y a plus grave mais c’est agaçant”, témoigne à l’AFP Nadia Rivet, 51 ans. Le vol de cette employée de banque entre Pau et Paris prévu jeudi matin a été supprimé, alors qu’elle voulait passer six jours de congés dans la capitale pour y voir sa sœur et se rendre à l’anniversaire d’un ami.  “Le droit à la grève, chacun peut l’exercer, mais c’est pénalisant, les contrôleurs aériens ne sont pas les plus mal lotis”, ajoute-t-elle, espérant pouvoir prendre le même vol vendredi, même si elle redoute une nouvelle annulation “car le préavis de grève est posé pour deux jours”.Le deuxième syndicat d’aiguilleurs du ciel, l’Unsa-Icna (17% des voix aux dernières élections professionnelles) a lancé ce mouvement pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Il a été rejoint par la troisième force syndicale de la profession, l’Usac-CGT (16%). De source proche du dossier, 270 contrôleurs aériens se sont déclarés grévistes jeudi, sur un effectif total de quelque 1.400.La Direction générale de l’aviation civile, pour mettre en adéquation le nombre de contrôleurs à leur poste et le volume de vols, a demandé aux compagnies de renoncer à une partie de leurs programmes.Cela concerne notamment 50% des vols à Nice, Bastia et Calvi et 25% dans les aéroports desservant Paris, Charles-de-Gaulle et Orly, qui en période de pointe estivale voient transiter quelque 350.000 voyageurs par jour au total, mais aussi Beauvais, place forte du “low cost”.Peu après 14h30 jeudi, des vols maintenus accusaient d’importants retards, par exemple entre 46 minutes et une heure et 10 min à l’arrivée et au départ à Nice et Marseille, selon la DGAC.”Je venais pour des vacances, pour l’anniversaire de ma femme, pour ses 40 ans, et je me retrouve bloqué” à Charles-de-Gaulle, raconte Julien Barthélémy, 45 ans, arrivant de New York et espérant rejoindre Marseille. “Là, j’ai trois vols sur lesquels je suis sur la +waiting list+ et j’attends que le prochain se libère”.- Perturbations dans toute l’Europe -Vendredi, veille des vacances scolaires, la situation sera encore plus tendue dans les aéroports parisiens et à Beauvais, la DGAC y ayant ordonné une réduction du nombre de vols de 40%.Au-delà de la France, le trafic aérien européen pâtit du mouvement.Quelque 31.500 vols commerciaux sont prévus jeudi en Europe, selon une mise à jour de l’organisme de surveillance du trafic aérien Eurocontrol, qui a relevé plus de 20 minutes de retard par liaison en moyenne à 14h27, des délais imputables à 73% à la grève française.La première compagnie aérienne européenne, Ryanair, a annoncé jeudi avoir dû annuler 170 vols, affectant 30.000 passagers. “Une fois de plus, les familles européennes sont prises en otage par les grèves des contrôleurs aériens français”, a dénoncé son patron Michael O’Leary.Air France a confirmé avoir été “contrainte d’adapter son programme de vols”, sans préciser le nombre d’annulations, mais souligné que son réseau long-courrier n’était pas affecté.L’association Airlines for Europe, qui fédère outre Ryanair, Air France-KLM, Lufthansa, British Airways et EasyJet, a jugé la grève “intolérable”.Celle-ci fait perdre “des millions d’euros” aux compagnies aériennes, a prévenu jeudi le ministre des Transports Philippe Tabarot, en répétant ne pas vouloir céder aux demandes “inacceptables” des syndicats.- Long-courriers d’Air France pas affectés -Une réforme contestée est en cours pour établir un pointage des contrôleurs à la prise de poste, à la suite d’un “incident grave” à l’aéroport de Bordeaux fin 2022, quand deux avions avaient failli entrer en collision. Une enquête en avait fait peser la responsabilité sur une organisation défaillante du travail des aiguilleurs.”Quand on n’a rien à se reprocher, on peut très bien pointer le matin et le soir comme le font des milliers, voire des millions de Français”, a fait valoir le ministre.Parmi les griefs de l’Unsa-Icna: “un sous-effectif entretenu et responsable des retards une bonne partie de l’été”, des outils obsolètes et “un management toxique, incompatible avec les impératifs de sérénité et de sécurité exigés”.Le premier syndicat d’aiguilleurs du ciel, le SNCTA (60% des voix), n’a pas appelé à la grève.tq-ms-vid-cor/jum/LyS