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Indonésie: reprise des recherches après le naufrage d’un ferry
Des centaines de sauveteurs ont repris vendredi les recherches après le naufrage mercredi soir d’un ferry au large de l’île indonésienne de Bali, qui a fait six morts et une trentaine de disparus.Le ferry avec 65 passagers et membres d’équipage avait appareillé mercredi de Banyuwangi, sur la côte orientale de Java, pour rejoindre le nord de l’île de Bali. Il a sombré peu avant minuit dans des conditions de mer difficiles, selon des témoins et des responsables des services de sauvetage.Selon le dernier bilan, six personnes ont trouvé la mort, 29 ont été secourues et 30 sont portées disparues.D’importants moyens ont été déployés vendredi pour mener des recherches en mer et par air, recherches qui ont été élargies le long des côtes de l’est de Java et de l’ouest de Bali, a déclaré vendredi aux journalistes Ribut Eko Suyatno, responsable des opérations de l’agence nationale de recherche et de sauvetage.”L’unité de recherche et de sauvetage terrestre (…) nous demande de ratisser la plage de Ketapang (sur l’île de Java, ndlr) du nord au sud. Il en va de même pour Gilimanuk”, a-t-il déclaré. Vendredi à la mi-journée, les secours n’avaient repéré ni nouveau survivant ni nouvelle victime.”Selon les communications que nous avons reçues, il n’y a toujours aucune (nouvelle) victime retrouvée suite aux recherches”, a déclaré vendredi Yudi, capitaine de l’un des navires de sauvetage et qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un seul nom, sur la chaîne de télévision Metro TV.- “J’ai demandé à Dieu de sauver ma femme” -Gilimanuk est une ville située à l’extrême nord-ouest de Bali, séparée de la grande île de Java par un étroit détroit.La traversée du port de Katapang, à l’est de Java vers le port de Gilimanuk, séparés d’environ 5 km, dure environ une heure, et est couramment effectuée par les habitants de la région.Plus de 300 sauveteurs ont été déployés vendredi pour poursuivre les recherches interrompues la veille au soir et ont repris vendredi à 08H00 locales (00H00 GMT), a indiqué l’agence de recherche et de sauvetage de Surabaya.Alors que le temps est pluvieux et nuageux, avec des vagues pouvant atteindre 1,30 mètre, un hélicoptère, deux navires de recherche et de sauvetage et quatre canots pneumatiques rigides ont été déployés. D’autres navires pourraient potentiellement participer aux opérations de recherche, selon la même source.Un garçon de trois ans, soit une sixième victime, a été retrouvé mort jeudi dans la soirée.”Je plaisantais avec ma femme. Et puis, le ferry a chaviré. L’accident est arrivé très vite”, a raconté à l’AFP jeudi soir, en larmes, Febriani, un homme de 27 ans.”J’ai demandé à Dieu de sauver ma femme. Finalement, (elle) est morte, mais j’ai survécu. J’ai sauté (du bateau) avec elle. J’ai réussi à me relever, mais ma femme a été emportée”, a-t-il ajouté.Les autorités n’ont pas précisé si des étrangers se trouvaient à bord.Des vagues de 2,5 mètres de haut accompagnées de “vents forts et d’un fort courant”, ont initialement perturbé les opérations de secours, avait expliqué Nanang Sigit, directeur de l’agence de sauvetage locale basée à Surabaya.Selon la liste des personnes embarquées, 53 passagers et 12 membres d’équipage étaient à bord, mais il n’est pas rare en Indonésie que le nombre réel de passagers diffère de la liste officielle.Quatre des survivants connus ont utilisé un canot de sauvetage du ferry et ont été retrouvés en mer tôt jeudi matin.Les accidents maritimes surviennent régulièrement en Indonésie, un vaste archipel d’environ 17.000 îles, en partie en raison de normes de sécurité laxistes.En mars, un bateau transportant 16 personnes a chaviré dans des conditions de mer agitée au large de la même île touristique de Bali. Une Australienne a trouvé la mort et au moins une autre personne a été blessée.
Des entreprises “profitent” du “génocide” des Palestiniens, dit une experte de l’ONU
Des entreprises “ont profité de l’économie israélienne d’occupation illégale, d’apartheid et maintenant de génocide”, a estimé jeudi la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese.Mme Albanese a présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations unies un rapport intitulé “De l’économie de l’occupation à l’économie du génocide”, dans lequel sont étudiés “les mécanismes des entreprises qui soutiennent le projet colonial israélien de déplacement et de remplacement des Palestiniens”.La mission d’Israël à Genève a affirmé que le rapport de Mme Albanese était motivé par son “programme obsessionnel et haineux visant à délégitimer l’État d’Israël”.La situation dans la bande de Gaza et en Cisjordanie est “apocalyptique”, a fait valoir Mme Albanese. “A Gaza, les Palestiniens continuent d’endurer des souffrances qui dépassent l’imagination”. – Une “machine à effacer” -“Des fabricants d’armes aux géants de la technologie, en passant par les banques, les entreprises énergétiques, les plateformes en ligne, les supermarchés et les universités, les entreprises ont fourni les outils, le financement, les infrastructures et la légitimité de cette machine à effacer”, a accusé Mme Albanese devant l’organe suprême de l’ONU chargé des droits de l’homme. “Les colonies s’étendent, financées par les banques et les assureurs, alimentées par les combustibles fossiles et normalisées par les plateformes touristiques, les chaînes de supermarchés et les institutions universitaires”, a-t-elle dit. “Tout cela a contribué à renforcer l’apartheid et à permettre la destruction lente et inexorable de la vie des Palestiniens”, a jugé cette experte, dont la présentation a été accueillie par des applaudissements dans l’hémicycle.Mme Albanese fait depuis longtemps l’objet de demandes de révocation de la part d’Israël et de certains de ses alliés en raison de ses accusations. Elle a été nommée par le Conseil des droits de l’homme mais ne parle pas au nom des Nations unies. – Profiter de la violence -Mme Albanese a précisé devant la presse qu’elle avait contacté les 48 entreprises citées dans son rapport, que 18 d’entre elles lui avaient répondu et que, parmi celles-ci, “seul un petit nombre avaient accepté d’être interrogées de bonne foi”, la plupart “disant qu’il n’y avait absolument rien de mal”. Mais elle a ajouté que le nombre des entreprises concernées pourrait être supérieur à mille. “Des personnes et des organisations ont profité de la violence et des meurtres”, a-t-elle dénoncé. “Mon rapport expose un système, quelque chose de si structurel, répandu et systémique qu’il n’y a aucune possibilité d’y remédier : il faut le démanteler”. L’AFP a demandé un commentaire à plusieurs entreprises citées dans le rapport. Certaines n’ont pas répondu.”Nous pensons qu’il ne nous appartient pas de décider où quelqu’un peut ou ne peut pas voyager”, a plaidé la plateforme de voyage Booking.com. Un cabinet de communication représentant Microsoft a répondu que ce géant de la technologie n’avait “aucun commentaire à faire”.Le géant danois du transport maritime Maersk a assuré avoir “maintenu une politique stricte consistant à ne pas expédier d’armes ou de munitions à Israël” depuis le début de la guerre entre ce pays et le Hamas. “Nous respectons évidemment les droits de l’homme”, a réagi un porte-parole du constructeur suédois de poids lourds Volvo, précisant : “Nous vendons par l’intermédiaire de revendeurs”. Glencore, un groupe suisse d’exploitation minière et de négoce de matières premières, a rejeté “catégoriquement toutes les accusations”, les considérant “dépourvues de tout fondement juridique”.L’experte de l’ONU a relevé que les consommateurs avaient “la possibilité de demander des comptes à ces entreprises car nous votons en quelque sorte avec nos portefeuilles”. rjm-burx/ial/bds
Des entreprises “profitent” du “génocide” des Palestiniens, dit une experte de l’ONU
Des entreprises “ont profité de l’économie israélienne d’occupation illégale, d’apartheid et maintenant de génocide”, a estimé jeudi la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese.Mme Albanese a présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations unies un rapport intitulé “De l’économie de l’occupation à l’économie du génocide”, dans lequel sont étudiés “les mécanismes des entreprises qui soutiennent le projet colonial israélien de déplacement et de remplacement des Palestiniens”.La mission d’Israël à Genève a affirmé que le rapport de Mme Albanese était motivé par son “programme obsessionnel et haineux visant à délégitimer l’État d’Israël”.La situation dans la bande de Gaza et en Cisjordanie est “apocalyptique”, a fait valoir Mme Albanese. “A Gaza, les Palestiniens continuent d’endurer des souffrances qui dépassent l’imagination”. – Une “machine à effacer” -“Des fabricants d’armes aux géants de la technologie, en passant par les banques, les entreprises énergétiques, les plateformes en ligne, les supermarchés et les universités, les entreprises ont fourni les outils, le financement, les infrastructures et la légitimité de cette machine à effacer”, a accusé Mme Albanese devant l’organe suprême de l’ONU chargé des droits de l’homme. “Les colonies s’étendent, financées par les banques et les assureurs, alimentées par les combustibles fossiles et normalisées par les plateformes touristiques, les chaînes de supermarchés et les institutions universitaires”, a-t-elle dit. “Tout cela a contribué à renforcer l’apartheid et à permettre la destruction lente et inexorable de la vie des Palestiniens”, a jugé cette experte, dont la présentation a été accueillie par des applaudissements dans l’hémicycle.Mme Albanese fait depuis longtemps l’objet de demandes de révocation de la part d’Israël et de certains de ses alliés en raison de ses accusations. Elle a été nommée par le Conseil des droits de l’homme mais ne parle pas au nom des Nations unies. – Profiter de la violence -Mme Albanese a précisé devant la presse qu’elle avait contacté les 48 entreprises citées dans son rapport, que 18 d’entre elles lui avaient répondu et que, parmi celles-ci, “seul un petit nombre avaient accepté d’être interrogées de bonne foi”, la plupart “disant qu’il n’y avait absolument rien de mal”. Mais elle a ajouté que le nombre des entreprises concernées pourrait être supérieur à mille. “Des personnes et des organisations ont profité de la violence et des meurtres”, a-t-elle dénoncé. “Mon rapport expose un système, quelque chose de si structurel, répandu et systémique qu’il n’y a aucune possibilité d’y remédier : il faut le démanteler”. L’AFP a demandé un commentaire à plusieurs entreprises citées dans le rapport. Certaines n’ont pas répondu.”Nous pensons qu’il ne nous appartient pas de décider où quelqu’un peut ou ne peut pas voyager”, a plaidé la plateforme de voyage Booking.com. Un cabinet de communication représentant Microsoft a répondu que ce géant de la technologie n’avait “aucun commentaire à faire”.Le géant danois du transport maritime Maersk a assuré avoir “maintenu une politique stricte consistant à ne pas expédier d’armes ou de munitions à Israël” depuis le début de la guerre entre ce pays et le Hamas. “Nous respectons évidemment les droits de l’homme”, a réagi un porte-parole du constructeur suédois de poids lourds Volvo, précisant : “Nous vendons par l’intermédiaire de revendeurs”. Glencore, un groupe suisse d’exploitation minière et de négoce de matières premières, a rejeté “catégoriquement toutes les accusations”, les considérant “dépourvues de tout fondement juridique”.L’experte de l’ONU a relevé que les consommateurs avaient “la possibilité de demander des comptes à ces entreprises car nous votons en quelque sorte avec nos portefeuilles”. rjm-burx/ial/bds
Canicule: 14 départements toujours en vigilance orange vendredi
Une partie de la région Rhône-Alpes, le pourtour méditérranéen et la Corse subissent toujours de fortes chaleurs avec 14 départements en vigilance orange canicule vendredi, a indiqué Météo-France.Les départements qui restent concernés par la vigilance orange sont l’Isère, la Drôme, l’Ardèche, le Vaucluse, le Gard, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées-Orientales ainsi que les deux départements de Corse.”Vendredi, les très fortes chaleurs se restreignent aux régions méditerranéennes, à la moyenne vallée du Rhône, et au bassin grenoblois, où les maximales atteindront encore 32 à 37°C, voire ponctuellement jusqu’à 38/39°C dans l’intérieur de la Provence”, indique le service météorologique dans son dernier bulletin publié à 06H00.”En cette fin de nuit, les températures restent élevées, entre 20 et 23 degrés sur la basse vallée du Rhône, et jusqu’à 26°C près de la Méditerranée, comme à Perpignan, Aigues-Mortes, Marignane ou Ajaccio, et même 28°C à Menton”, ajoute Météo-France.La majeure partie du territoire a connu mercredi et jeudi les dernières journées d’un épisode de canicule qui restera dans les annales par sa précocité, sa durée et ses records de températures.
Malaisie: à la chasse à la grenouille dans la jungle de Bornéo
“Il y en a une autre ! Et elle est énorme”: Lauren Heywood, une touriste britannique, explore la forêt tropicale de Bornéo qui abrite encore grands singes, éléphants et pythons. Mais c’est devant une créature bien plus modeste en apparence qu’elle s’émerveille: une grenouille.La chasse aux amphibiens exotiques qui peuplent cette jungle attire de plus en plus dans l’État malaisien de Sarawak, à Bornéo, vaste île partagée entre la Malaisie, l’Indonésie et le petit sultanat de Brunei.Selon les spécialistes, appelés herpétologues, peu d’endroits dans le monde rivalisent avec le parc national de Kubah, à environ une demi-heure de route de la capitale de l’Etat, Kuching.Ce sanctuaire abrite certaines des espèces de grenouilles les plus petites et les plus inhabituelles du globe.”De plus en plus de gens viennent voir nos grenouilles”, déclare à l’AFP Muhammed Tajuddin, garde forestier du parc de Kubah.- 180 espèces -La visite commence au crépuscule. Le guide indigène Dayak Dominic Jikie mène une randonnée de 45 minutes jusqu’au mont Serapi, le plus haut sommet de la région.Entouré d’arbres centenaires, un étang peu profond surgit, de la taille de deux piscines. Les scientifiques affirment qu’il constitue le principal lieu de reproduction d’une grande partie des 180 espèces de grenouilles et de crapauds présentes à Bornéo, la troisième plus grande île au monde.Des dizaines d’espèces affleurent à la surface, immergées dans l’eau éclairée par des torches, ou perchées sur des feuilles, des branches ou des troncs d’arbres, placides et indifférentes aux visiteurs.”Il y a quelque chose de spécial ici”, explique M. Jikie, 64 ans, garde forestier à la retraite, devenu guide de chasse aux grenouilles.”Les gens viennent au parc parce qu’ils n’ont pas les espèces que nous avons ici”, ajoute-t-il.Parmi les vedettes de cette visite, des grenouilles volantes arlequins, de couleur rosâtre et au ventre tacheté, des rainettes aux oreilles et au nez pointus distinctifs et des grenouilles à lèvres blanches dont le dos vert vif laisse place à une bande blanche le long de la mâchoire inférieure.En revanche, pas trace de l’une des espèces les plus célèbres de Bornéo, le crapaud géant de rivière surnommé “frogzilla” en raison de sa taille proche de celle d’une assiette.Mais il existe d’autres habitants bien plus délicats. “Nous possédons l’une des plus petites espèces de grenouilles au monde, qui se reproduisent à l’intérieur des plantes carnivores”, s’émerveille Jikie, en braquant sa lampe sur une paire d’yeux d’amphibiens.La grenouille à bouche étroite de Matang a été officiellement décrite par des herpétologues malaisiens et allemands en 2010 après sa découverte à Kubah. Elle ne dépasse pas 11 millimètres à l’âge adulte.- Déforestation, surchasse -La popularité croissante des grenouilles forestières est l’occasion pour les défenseurs de l’environnement de souligner les graves menaces qui pèsent sur elles.Selon les scientifiques, la déforestation, le changement climatique et la chasse excessive exercent une forte pression sur la population de grenouilles de l’île.”Même de légers changements de température et de climat peuvent affecter la survie des espèces de grenouilles dans un habitat particulier”, ont souligné les chercheurs de l’Université de Sarawak Nur Hidayah Zulkefli et Ramlah Zainudin en 2022.La déforestation au Sarawak reste importante et se poursuit, selon les statistiques du groupe environnemental Global Forest Watch, notamment pour l’exploitation du bois et pour faire place à des plantations de palmiers à huile.Le gouvernement du Sarawak indique soutenir les mouvements de conservation communautaires pour préserver les amphibiens. Les autorirés locales soulignent également qu’elles gèrent des réserves protégées comme le parc national de Kubah.Des événements contribuent à la sensibilisation comme la Course internationale annuelle de grenouilles de Bornéo, au cours de laquelle les scientifiques et le public doivent photographier autant d’espèces de grenouilles que possible.Pour M. Tajuddin, plus le public pourra interagir avec ces créatures uniques, plus il comprendra la nécessité de les protéger ainsi que leur habitat.”J’aime la nature. La +chasse+ aux grenouilles est pour moi une façon unique de partager cet amour avec tous nos visiteurs”, assure-t-il.





