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Cognac : la Chine exige une hausse des prix pour éviter des droits de douane

Pékin exigera à partir de samedi une augmentation des prix des brandys européens – le cognac essentiellement -, sans quoi elle imposera des taxes antidumping, ce que l’Union européenne a dit “regretter” vendredi.Pékin a débuté l’an dernier une enquête antidumping sur les importations de spiritueux européens cognac en tête, une riposte à la procédure européenne visant les subventions d’État chinoises dont bénéficient les véhicules électriques fabriqués en Chine.Dans la foulée, des restrictions avaient été imposées aux importateurs, tenus de déposer une caution auprès des douanes chinoises.Ces mesures ont porté un coup sévère à l’ensemble de la filière cognac française, qui affirme perdre 50 millions d’euros par mois.Après des mois de négociations, le ministère chinois du Commerce a publié vendredi une liste de 34 producteurs de brandys s’étant accordés sur une hausse des prix.Parmi eux, plusieurs producteurs de cognac, dont les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell, qui vont donc échapper aux nouvelles taxes. Une issue “moins défavorable”, selon le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), qui ne chiffre pas ces tarifs négociés.Les autres producteurs, ou ceux qui ne gonfleront pas leurs prix, seront frappés de taxes allant de 27,7% à 24,9% à partir du 5 juillet, précise le communiqué du ministère. “L’autorité chargée de l’enquête a finalement conclu qu’il y avait dumping sur le brandy importé de l’UE”, affirme-t-il, ce qui porte un “préjudice substantiel à l’industrie chinoise du brandy”.- “Tendance inquiétante” -Le communiqué ne précise pas le montant des hausses de prix demandées. Mais la Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux avait indiqué début juin que les négociations en cours portaient sur une augmentation de 12 à 16%. “L’UE regrette la décision de la Chine d’instituer des mesures antidumping définitives sur les importations en Chine de brandy européen”, a réagi devant la presse un porte-parole à Bruxelles. Ces menaces “s’inscrivent également dans une tendance inquiétante de la Chine à abuser des instruments de protection en matière commerciale, en ouvrant et menant des enquêtes sur la base d’allégations douteuses et de preuves insuffisantes”, a-t-il ajouté. La Commission européenne va maintenant étudier ces mesures et décidera des prochaines étapes afin de protéger l’industrie européenne et les intérêts économiques européens, a-t-il encore souligné.La France a multiplié les efforts ces derniers mois pour faire lever l’intégralité de ces restrictions, les jugeant injustifiées.La présidente de l’Assemblée nationale française Yaël Braun-Pivet, en visite en Chine la semaine dernière, avait dit espérer une levée “dans les jours qui viennent” de l’ensemble des restrictions chinoises ciblant le cognac et l’armagnac.- Contexte de tensions -Ce coup de semonce intervient alors que le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a enchaîné les entretiens tendus avec ses homologues lors d’une tournée en Europe cette semaine.Le sujet sera probablement au coeur des discussions entre Wang Yi et son homologue français, Jean-Noël Barrot, ainsi qu’avec le président français Emmanuel Macron, prévues vendredi après-midi à Paris.La deuxième économie mondiale est un marché majeur pour le cognac français, avec des exportations atteignant 1,4 milliard d’euros par an. Mais les choses se sont envenimées lorsque l’UE a imposé en octobre dernier des taxes supplémentaires à l’importation pouvant aller jusqu’à 35% sur les véhicules électriques chinois.Pékin a ensuite déposé une plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce, qui a indiqué en avril qu’elle mettrait en place un groupe d’experts pour évaluer la décision européenne.La Chine et l’UE doivent tenir un sommet ce mois-ci à Pékin pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.Selon le média Bloomberg News, citant des sources anonymes, les autorités chinoises envisagent d’annuler la deuxième journée du sommet, signe de tensions entre Bruxelles et Pékin. Plusieurs dossiers épineux ont terni leurs relations ces dernières mois, dont le soutien de Pékin à son allié russe et les questions commerciales.La Chine mène “des cyber-attaques, interfère dans nos démocraties et pratique un commerce déloyal. Ces actions nuisent à la sécurité et à l’emploi en Europe”, a affirmé mercredi Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne. 

Ukraine: le Kremlin assure ne pas voir d’issue diplomatique après une attaque de drones record

Le Kremlin a estimé vendredi qu’il n’était “pas possible” à ce stade d'”atteindre” ses objectifs en Ukraine par la voie diplomatique, après avoir lancé dans la nuit son attaque de drones la plus massive depuis le début de son invasion contre son voisin en 2022.Cette prise de position intervient au lendemain d’un appel téléphonique infructueux entre Vladimir Poutine et Donald Trump, et alors que le président américain doit s’entretenir “cet après-midi” avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, selon un haut responsable à Kiev.Preuve de l’impasse dans laquelle se trouvent les pourparlers de paix malgré leur reprise en mai, M. Trump a avoué jeudi n’avoir fait “aucun progrès” lors de son entretien avec M. Poutine. Le troisième cycle de discussions directes entre Russes et Ukrainiens n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé, un mois après une dernière réunion peu fructueuse en Turquie.Vladimir Poutine continue d’exiger que l’Ukraine lui cède quatre régions, en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui demande le retrait des troupes russes de son territoire.A Donald Trump, le président russe a répété que Moscou “ne renoncera pas” à atteindre ces objectifs. “Tant que cela ne semble pas possible, nous poursuivons l’opération militaire spéciale”, a embrayé vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.En parallèle, l’armée russe, en position de force sur le front, continue de bombarder l’Ukraine. Au cours de la nuit, elle a lancé 550 engins, dont 539 drones et des missiles, notamment contre la capitale Kiev, selon l’armée de l’air ukrainienne.”La nuit a été blanche et brutale”, a déploré M. Zelensky, faisant état d’au moins 23 blessés.Selon le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, Iouri Ignat, il s’agissait du “plus grand nombre” de drones jamais utilisé en une seule attaque par la Russie depuis 2022.L’Ukraine a revendiqué avoir neutralisé 478 engins sur les 550 tirés par la Russie.- “Jamais rien vu de tel” -Des dizaines d’incendies se sont déclarés à la suite de ces frappes, notamment à Kiev. Un bâtiment de l’ambassade polonaise a été endommagé, d’après Varsovie.L’armée russe a, de son côté, annoncé avoir touché un aérodrome militaire et une raffinerie de pétrole lors de son attaque nocturne.Face à ces frappes massives russes qui se multiplient, l’Allemagne a dit mener “d’intenses discussions” sur des éventuels achats par Berlin aux Etats-Unis de systèmes antiaériens Patriot pour les donner à Kiev, qui les réclame, en vain, à Donald Trump.Washington avait annoncé plus tôt cette semaine une pause dans la livraison à l’Ukraine de certaines armes et munitions, y compris pour les Patriot, système coûteux et moderne.Les journalistes de l’AFP à Kiev ont aperçu, comme lors des précédentes grosses attaques, des habitants affluer dans le métro pour s’y réfugier et y passer la nuit.”Nous passons toutes nos nuits ici”, a expliqué Ioulia Golovnina, âgée de 47 ans, qui a souligné qu'”ici, c’est plus calme” qu’à la surface.Et Timour, un habitant de la capitale, a raconté être descendu dans sa cave avec le reste des résidents de son immeuble pour se protéger des bombardements nocturnes.”Nous n’avions jamais rien vu de tel auparavant. Il n’y avait jamais eu autant d’explosions. C’était l’attaque la plus violente depuis que je vis ici”, lâche-t-il.- Avancée russe -En Russie, une personne a été tuée au cours de la nuit par une attaque de drones ukrainienne dans la région de Rostov (sud), selon le gouverneur régional.L’Ukraine a affirmé y avoir frappé une usine optique et mécanique qui fabrique des composants pour l’armée russe.Face au désengagement apparent américain, les Européens continuent d’afficher leur soutien à Kiev.Le gouvernement allemand a annoncé vendredi envisager l’achat de systèmes de défense antiaérienne Patriot pour l’Ukraine après l’annonce par les Etats-Unis de la suspension de livraison de certaines armes à Kiev. Et le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron doivent coprésider jeudi prochain une réunion des pays “volontaires” pour un renforcement de la défense de l’Ukraine.Volodymyr Zelensky avait plaidé jeudi justement auprès des Européens en faveur d’un “renforcement de notre coopération et de notre coordination au sein de l’UE et de l’Otan”, deux organisations que l’Ukraine ambitionne de rejoindre.En attendant, l’armée russe, qui avance sur le front, a revendiqué vendredi la capture d’une nouvelle localité dans l’est de l’Ukraine, le village de Predtetchyné, situé aux portes de la forteresse ukrainienne de Kostiantynivka.Russes et Ukrainiens ont par ailleurs annoncé vendredi avoir procédé à un nouvel échange de prisonniers, sans toutefois préciser combien de personnes avaient été libérées dans cette opération.

Ukraine: le Kremlin assure ne pas voir d’issue diplomatique après une attaque de drones record

Le Kremlin a estimé vendredi qu’il n’était “pas possible” à ce stade d'”atteindre” ses objectifs en Ukraine par la voie diplomatique, après avoir lancé dans la nuit son attaque de drones la plus massive depuis le début de son invasion contre son voisin en 2022.Cette prise de position intervient au lendemain d’un appel téléphonique infructueux entre Vladimir Poutine et Donald Trump, et alors que le président américain doit s’entretenir “cet après-midi” avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, selon un haut responsable à Kiev.Preuve de l’impasse dans laquelle se trouvent les pourparlers de paix malgré leur reprise en mai, M. Trump a avoué jeudi n’avoir fait “aucun progrès” lors de son entretien avec M. Poutine. Le troisième cycle de discussions directes entre Russes et Ukrainiens n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé, un mois après une dernière réunion peu fructueuse en Turquie.Vladimir Poutine continue d’exiger que l’Ukraine lui cède quatre régions, en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui demande le retrait des troupes russes de son territoire.A Donald Trump, le président russe a répété que Moscou “ne renoncera pas” à atteindre ces objectifs. “Tant que cela ne semble pas possible, nous poursuivons l’opération militaire spéciale”, a embrayé vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.En parallèle, l’armée russe, en position de force sur le front, continue de bombarder l’Ukraine. Au cours de la nuit, elle a lancé 550 engins, dont 539 drones et des missiles, notamment contre la capitale Kiev, selon l’armée de l’air ukrainienne.”La nuit a été blanche et brutale”, a déploré M. Zelensky, faisant état d’au moins 23 blessés.Selon le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, Iouri Ignat, il s’agissait du “plus grand nombre” de drones jamais utilisé en une seule attaque par la Russie depuis 2022.L’Ukraine a revendiqué avoir neutralisé 478 engins sur les 550 tirés par la Russie.- “Jamais rien vu de tel” -Des dizaines d’incendies se sont déclarés à la suite de ces frappes, notamment à Kiev. Un bâtiment de l’ambassade polonaise a été endommagé, d’après Varsovie.L’armée russe a, de son côté, annoncé avoir touché un aérodrome militaire et une raffinerie de pétrole lors de son attaque nocturne.Face à ces frappes massives russes qui se multiplient, l’Allemagne a dit mener “d’intenses discussions” sur des éventuels achats par Berlin aux Etats-Unis de systèmes antiaériens Patriot pour les donner à Kiev, qui les réclame, en vain, à Donald Trump.Washington avait annoncé plus tôt cette semaine une pause dans la livraison à l’Ukraine de certaines armes et munitions, y compris pour les Patriot, système coûteux et moderne.Les journalistes de l’AFP à Kiev ont aperçu, comme lors des précédentes grosses attaques, des habitants affluer dans le métro pour s’y réfugier et y passer la nuit.”Nous passons toutes nos nuits ici”, a expliqué Ioulia Golovnina, âgée de 47 ans, qui a souligné qu'”ici, c’est plus calme” qu’à la surface.Et Timour, un habitant de la capitale, a raconté être descendu dans sa cave avec le reste des résidents de son immeuble pour se protéger des bombardements nocturnes.”Nous n’avions jamais rien vu de tel auparavant. Il n’y avait jamais eu autant d’explosions. C’était l’attaque la plus violente depuis que je vis ici”, lâche-t-il.- Avancée russe -En Russie, une personne a été tuée au cours de la nuit par une attaque de drones ukrainienne dans la région de Rostov (sud), selon le gouverneur régional.L’Ukraine a affirmé y avoir frappé une usine optique et mécanique qui fabrique des composants pour l’armée russe.Face au désengagement apparent américain, les Européens continuent d’afficher leur soutien à Kiev.Le gouvernement allemand a annoncé vendredi envisager l’achat de systèmes de défense antiaérienne Patriot pour l’Ukraine après l’annonce par les Etats-Unis de la suspension de livraison de certaines armes à Kiev. Et le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron doivent coprésider jeudi prochain une réunion des pays “volontaires” pour un renforcement de la défense de l’Ukraine.Volodymyr Zelensky avait plaidé jeudi justement auprès des Européens en faveur d’un “renforcement de notre coopération et de notre coordination au sein de l’UE et de l’Otan”, deux organisations que l’Ukraine ambitionne de rejoindre.En attendant, l’armée russe, qui avance sur le front, a revendiqué vendredi la capture d’une nouvelle localité dans l’est de l’Ukraine, le village de Predtetchyné, situé aux portes de la forteresse ukrainienne de Kostiantynivka.Russes et Ukrainiens ont par ailleurs annoncé vendredi avoir procédé à un nouvel échange de prisonniers, sans toutefois préciser combien de personnes avaient été libérées dans cette opération.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Grève de contrôleurs de France: un millier de vols annulés, des vacanciers et professionnels mécontents

A quelques heures de la fin de l’année scolaire et de premiers grands départs en vacances d’été, certains ont dû revoir leurs plans: un millier de vols est encore annulé vendredi en France, en particulier dans les aéroports parisiens, en raison d’une deuxième journée de grève de contrôleurs aériens.”Il faut se rendre compte qu’hier et aujourd’hui, 272 personnes dans notre pays vont impacter le bien-être de plus de 500.000 personnes. C’est inacceptable”, a déclaré vendredi matin sur CNews le ministre des Transports Philippe Tabarot. Des centaines de milliers de personnes ont déjà été affectées jeudi en France et en Europe par ce mouvement social, déclenché par deux syndicats minoritaires qui réclament une amélioration de leurs conditions de travail et des effectifs plus importants.A l’aéroport d’Orly vendredi matin, des voyageurs étaient désemparés.Sabrina Taristas, 42 ans, cherchait à partir à Toulouse. “Si je reste jusqu’à dimanche pour un départ, est-ce qu’il y aura un hôtel de prévu ? Ou est-ce que tout sera à ma charge ? (…) On ne peut pas aller à l’encontre de la grève, mais après c’est vrai que c’est pénalisant pour nous les voyageurs”, a-t-elle déclaré à l’AFP.”Je sais qu’en France on est pris en otage à Noël et pendant les vacances, même si on bosse et qu’on n’a pas de salaire garanti comme ceux qui nous foutent dans la mouise”, a lancé Bruno Percepied, 63 ans. “Je ne suis pas énervé mais c’est vrai que je n’apprécie pas la situation”.Autour de 1.000 vols sont annulés vendredi, au départ de la France ou à l’arrivée, selon la Direction générale de l’aviation civile, contre 933 jeudi. Lara, 30 ans, devait prendre un vol Paris-Berlin avec son conjoint. “Le vol était prévu jeudi soir, mais nous avons été informés mercredi qu’il avait été annulé. Nous avions pu prendre un autre billet gratuitement, pour vendredi soir, mais il a été supprimé à son tour”, a-t-elle expliqué.”Il a fallu prendre en urgence des billets de train. Résultat, un surcoût de 100 euros et plusieurs heures de trajet en plus”, témoigne-t-elle.De nombreux voyageurs ont annulé des nuitées dans des hôtels, “particulièrement dans les villes avec de gros aéroports comme Nice ou Paris”, selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih).”C’est un peu la panique entre ceux qui arrivent et ceux qui partent, les compagnies aériennes cherchent à reloger leurs clients, c’est compliqué à gérer et ça va leur coûter cher”, a déclaré à l’AFP Véronique Siegel, responsable de la branche hôtellerie de l’Umih. “C’est un très mauvais signal vis-à-vis de l’étranger et ça donne une image catastrophique de la France”.- “Stratégie de blocage” -Les effets du mouvement se font sentir au-delà des frontières nationales, la principale association européenne de compagnies aériennes, Airlines for Europe (A4E) ayant estimé qu’en Europe, 1.500 vols seraient annulés jeudi et vendredi, “affectant presque 300.000 passagers” sur le Vieux continent.L’Union des aéroports français a dénoncé dans un communiqué une “stratégie de blocage systématique, qui sacrifie l’intérêt général sur l’autel de revendications difficilement justifiables”.Selon la DGAC, le taux de grévistes s’est établi à 26,2% jeudi, 272 contrôleurs ayant pris part au mouvement sur le millier de personnels de service.Le deuxième syndicat d’aiguilleurs du ciel, l’Unsa-Icna (17% des voix aux dernières élections professionnelles) a lancé ce mouvement pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Il a été rejoint par la troisième force syndicale de la profession, l’Usac-CGT (16%).La compagnie Air France a confirmé avoir été “contrainte d’adapter son programme de vols”, sans préciser le nombre d’annulations, mais souligné que tous les long-courriers étaient “maintenus” jeudi et vendredi.- “Management toxique” -Une réforme contestée est en cours pour établir un pointage des contrôleurs à la prise de poste, à la suite d’un “incident grave” à l’aéroport de Bordeaux fin 2022, quand deux avions avaient failli entrer en collision. Une enquête en avait fait peser la responsabilité sur une organisation défaillante du travail des aiguilleurs, en dehors du cadre légal et sans respect du tableau de service.Parmi les griefs de l’Unsa-Icna: “un sous-effectif entretenu et responsable des retards une bonne partie de l’été”, des outils obsolètes et “un management toxique, incompatible avec les impératifs de sérénité et de sécurité exigés”.Le premier syndicat d’aiguilleurs du ciel, le SNCTA (60% des voix), n’a pas appelé à la grève.tq-max-neo-tsz-sr/ak/vk

Le Hamas dit mener des consultations sur une proposition de trêve à Gaza

Le Hamas a annoncé vendredi mener des consultations avec d’autres mouvements palestiniens sur une proposition de trêve avec Israël dans la bande de Gaza, ce qui pourrait être le prélude à de nouvelles négociations en vue de mettre fin à près de 21 mois de guerre.Cette annonce précède une visite du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lundi à Washington. Il doit être reçu par le président américain, Donald Trump, qui fait pression pour que les deux camps parviennent à un cessez-le-feu.”Le mouvement mène des consultations avec les chefs des forces et des factions palestiniennes à propos de la proposition” envoyée par les médiateurs, a déclaré le Hamas tôt vendredi.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023 puis une seconde de deux mois en début d’année, négociées par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, avaient permis le retour d’otages retenus dans le territoire palestinien et la libération de Palestiniens détenus par Israël.Faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël avait repris le 18 mars son offensive, déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien. Benjamin Netanyahu a réaffirmé mercredi son intention d’éliminer le mouvement islamiste, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, “jusqu’à la racine”, l’un des buts affichés de la guerre avec le retour des otages.M. Netanyahu, qui fait face à une extrême pression de son opinion publique, a promis jeudi de ramener “tous” les otages, “sans exception”, durant une visite au kibboutz Nir Oz, la communauté qui a payé le plus lourd tribut à l’attaque du 7 octobre 2023.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.L’attaque du Hamas a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la bande de Gaza dans la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.- Proposition de trêve de 60 jours -Donald Trump avait assuré mardi que Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu et exhorté le Hamas à l’accepter, affirmant qu’un accord était proche. Selon une source palestinienne, cette proposition n’est pas fondamentalement différente des précédentes versions présentées par les Etats-Unis et “comprend une trêve de 60 jours”, pendant laquelle le Hamas relâcherait la moitié des otages encore en vie en échange de la libération par Israël de prisonniers palestiniens.Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, avait appelé mercredi à ne pas “manquer” une occasion de libérer les derniers otages.Pourtant, aucune piste tangible n’a encore émergé des tractations et l’horizon d’une fin des combats suscite des débats en Israël, des ministres d’extrême droite s’y opposant tant que le Hamas est toujours actif.Israël a annoncé récemment étendre ses opérations militaires à Gaza, où la Défense civile a fait état vendredi de 15 morts dans des frappes israéliennes.Selon un responsable de la Défense civile, Mohammad al-Moughayyir, sept personnes parmi lesquelles un enfant ont été tuées dans une frappe aérienne sur des tentes abritant des déplacés près de Khan Younès, dans le sud du territoire.Huit personnes parmi lesquelles deux enfants sont mortes dans deux autres frappes sur des camps de tentes, sur la côte près de cette ville, a-t-il ajouté.L’armée israélienne, contactée par l’AFP, a déclaré ne pas être en mesure de faire de déclaration sur des frappes en particulier en l’absence de coordonnées précises, mais a ajouté “mener des opérations, afin de démanteler les capacités militaires du Hamas”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège la bande de Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations fournies par les secouristes.

Le Hamas dit mener des consultations sur une proposition de trêve à Gaza

Le Hamas a annoncé vendredi mener des consultations avec d’autres mouvements palestiniens sur une proposition de trêve avec Israël dans la bande de Gaza, ce qui pourrait être le prélude à de nouvelles négociations en vue de mettre fin à près de 21 mois de guerre.Cette annonce précède une visite du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lundi à Washington. Il doit être reçu par le président américain, Donald Trump, qui fait pression pour que les deux camps parviennent à un cessez-le-feu.”Le mouvement mène des consultations avec les chefs des forces et des factions palestiniennes à propos de la proposition” envoyée par les médiateurs, a déclaré le Hamas tôt vendredi.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023 puis une seconde de deux mois en début d’année, négociées par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, avaient permis le retour d’otages retenus dans le territoire palestinien et la libération de Palestiniens détenus par Israël.Faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël avait repris le 18 mars son offensive, déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien. Benjamin Netanyahu a réaffirmé mercredi son intention d’éliminer le mouvement islamiste, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, “jusqu’à la racine”, l’un des buts affichés de la guerre avec le retour des otages.M. Netanyahu, qui fait face à une extrême pression de son opinion publique, a promis jeudi de ramener “tous” les otages, “sans exception”, durant une visite au kibboutz Nir Oz, la communauté qui a payé le plus lourd tribut à l’attaque du 7 octobre 2023.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.L’attaque du Hamas a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la bande de Gaza dans la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.- Proposition de trêve de 60 jours -Donald Trump avait assuré mardi que Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu et exhorté le Hamas à l’accepter, affirmant qu’un accord était proche. Selon une source palestinienne, cette proposition n’est pas fondamentalement différente des précédentes versions présentées par les Etats-Unis et “comprend une trêve de 60 jours”, pendant laquelle le Hamas relâcherait la moitié des otages encore en vie en échange de la libération par Israël de prisonniers palestiniens.Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, avait appelé mercredi à ne pas “manquer” une occasion de libérer les derniers otages.Pourtant, aucune piste tangible n’a encore émergé des tractations et l’horizon d’une fin des combats suscite des débats en Israël, des ministres d’extrême droite s’y opposant tant que le Hamas est toujours actif.Israël a annoncé récemment étendre ses opérations militaires à Gaza, où la Défense civile a fait état vendredi de 15 morts dans des frappes israéliennes.Selon un responsable de la Défense civile, Mohammad al-Moughayyir, sept personnes parmi lesquelles un enfant ont été tuées dans une frappe aérienne sur des tentes abritant des déplacés près de Khan Younès, dans le sud du territoire.Huit personnes parmi lesquelles deux enfants sont mortes dans deux autres frappes sur des camps de tentes, sur la côte près de cette ville, a-t-il ajouté.L’armée israélienne, contactée par l’AFP, a déclaré ne pas être en mesure de faire de déclaration sur des frappes en particulier en l’absence de coordonnées précises, mais a ajouté “mener des opérations, afin de démanteler les capacités militaires du Hamas”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège la bande de Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations fournies par les secouristes.