AFP World

Zelensky et Trump parlent défense antiaérienne après une attaque russe de drones record

Le président Volodymyr Zelensky a affirmé vendredi s’être mis d’accord avec Donald Trump, au cours d’une conversation téléphonique, sur la nécessité de “renforcer la protection” du ciel ukrainien après l’attaque russe de drones la plus importante depuis le début de l’invasion en février 2022.De son côté, le Kremlin a estimé qu’il n’était “pas possible” pour l’instant d'”atteindre” ses objectifs en Ukraine par la voie diplomatique, sous-entendant ainsi une poursuite des combats et des attaques face à un adversaire en difficulté sur le front.A l’issue de sa discussion “approfondie” avec son homologue américain, notamment “sur les possibilités en matière de défense antiaérienne”, Volodymyr Zelensky a annoncé qu’ils étaient “convenus de travailler ensemble pour renforcer la protection” de l’espace aérien de l’Ukraine.- “Aucun progrès” -Le chef de l’Etat ukrainien n’a toutefois pas donné plus de précisions, à un moment où les villes de son pays continuent de subir les frappes russes face au manque de systèmes de défense antiaérienne pour couvrir efficacement l’ensemble du territoire.La veille, Donald Trump avait parlé au téléphone avec Vladimir Poutine, une conversation qui s’était une nouvelle fois terminée sans annonce importante en vue d’un règlement du conflit.Preuve de l’impasse dans laquelle se trouvent les pourparlers de paix malgré leur reprise en mai, le président américain a avoué jeudi n’avoir fait “aucun progrès” pendant son entretien avec M. Poutine. Le troisième cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé, un mois après une dernière réunion peu fructueuse en Turquie.Vladimir Poutine exige toujours que l’Ukraine cède quatre régions, en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui demande le retrait des troupes russes.Moscou “ne renoncera pas” à atteindre ces objectifs, a répété à Donald Trump le président russe. “Tant que cela ne semble pas possible, nous poursuivons l’opération militaire spéciale” en Ukraine, a embrayé vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.- “Nuit brutale” -En parallèle, l’armée russe continue de bombarder l’Ukraine. Au cours de la nuit, elle a envoyé 550 engins, dont 539 drones et des missiles, en particulier contre Kiev, selon l’armée de l’air ukrainienne.”La nuit a été blanche et brutale”, a déploré M. Zelensky, les secours faisant état d’au moins un mort et de 26 blessés, dont un enfant.Selon le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, Iouri Ignat, il s’agissait du “plus grand nombre” de drones jamais utilisé en une seule attaque par la Russie depuis 2022.L’Ukraine a revendiqué avoir neutralisé 478 de ces engins, l’armée russe assurant quant à elle avoir touché un aérodrome militaire et une raffinerie de pétrole.Des dizaines d’incendies se sont déclarés à la suite de ces bombardements, notamment dans la capitale ukrainienne. Un bâtiment de l’ambassade de Pologne a été endommagé, d’après Varsovie.Face à ces frappes massives russes qui se multiplient, l’Allemagne a dit mener d'”intenses discussions” sur des éventuels achats qu’elle pourrait faire aux Etats-Unis de systèmes antiaériens Patriot pour les donner à Kiev, qui les réclame, en vain, à Donald Trump.Washington avait annoncé plus tôt cette semaine une pause dans la livraison à l’Ukraine de certaines armes et munitions, y compris pour les Patriot, des systèmes coûteux et modernes.- “Jamais rien vu de tel” -Timour, un habitant de Kiev, a raconté à l’AFP être descendu dans sa cave avec le reste des résidents de son immeuble pour se protéger des bombardements.”Nous n’avions jamais rien vu de tel auparavant. Il n’y avait jamais eu autant d’explosions. C’était l’attaque la plus violente depuis que je vis ici”, a-t-il témoigné.Dans les territoires occupés par la Russie, quatre personnes ont été tuées vendredi dans une frappe ukrainienne sur Donetsk (est), d’après les autorités locales installées par Moscou.Face au désengagement apparent américain, les Européens continuent, de leur côté, d’afficher leur soutien à l’Ukraine, malgré des capacités industrielles militaires limitées.Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chef de l’Etat français Emmanuel Macron doivent co-présider jeudi prochain une réunion des pays “volontaires” pour un renforcement de la défense du territoire ukrainien.En attendant, les forces russes, qui avancent sur le front, ont revendiqué vendredi la prise d’une nouvelle localité dans l’est de l’Ukraine, le village de Predtetchyné, situé aux portes de la forteresse ukrainienne de Kostiantynivka.Kiev et Moscou ont par ailleurs annoncé avoir procédé dans la journée à un nouvel échange de prisonniers, sans toutefois préciser combien de personnes avaient été libérées dans cette opération.

Zelensky et Trump parlent défense antiaérienne après une attaque russe de drones record

Le président Volodymyr Zelensky a affirmé vendredi s’être mis d’accord avec Donald Trump, au cours d’une conversation téléphonique, sur la nécessité de “renforcer la protection” du ciel ukrainien après l’attaque russe de drones la plus importante depuis le début de l’invasion en février 2022.De son côté, le Kremlin a estimé qu’il n’était “pas possible” pour l’instant d'”atteindre” ses objectifs en Ukraine par la voie diplomatique, sous-entendant ainsi une poursuite des combats et des attaques face à un adversaire en difficulté sur le front.A l’issue de sa discussion “approfondie” avec son homologue américain, notamment “sur les possibilités en matière de défense antiaérienne”, Volodymyr Zelensky a annoncé qu’ils étaient “convenus de travailler ensemble pour renforcer la protection” de l’espace aérien de l’Ukraine.- “Aucun progrès” -Le chef de l’Etat ukrainien n’a toutefois pas donné plus de précisions, à un moment où les villes de son pays continuent de subir les frappes russes face au manque de systèmes de défense antiaérienne pour couvrir efficacement l’ensemble du territoire.La veille, Donald Trump avait parlé au téléphone avec Vladimir Poutine, une conversation qui s’était une nouvelle fois terminée sans annonce importante en vue d’un règlement du conflit.Preuve de l’impasse dans laquelle se trouvent les pourparlers de paix malgré leur reprise en mai, le président américain a avoué jeudi n’avoir fait “aucun progrès” pendant son entretien avec M. Poutine. Le troisième cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé, un mois après une dernière réunion peu fructueuse en Turquie.Vladimir Poutine exige toujours que l’Ukraine cède quatre régions, en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui demande le retrait des troupes russes.Moscou “ne renoncera pas” à atteindre ces objectifs, a répété à Donald Trump le président russe. “Tant que cela ne semble pas possible, nous poursuivons l’opération militaire spéciale” en Ukraine, a embrayé vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.- “Nuit brutale” -En parallèle, l’armée russe continue de bombarder l’Ukraine. Au cours de la nuit, elle a envoyé 550 engins, dont 539 drones et des missiles, en particulier contre Kiev, selon l’armée de l’air ukrainienne.”La nuit a été blanche et brutale”, a déploré M. Zelensky, les secours faisant état d’au moins un mort et de 26 blessés, dont un enfant.Selon le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, Iouri Ignat, il s’agissait du “plus grand nombre” de drones jamais utilisé en une seule attaque par la Russie depuis 2022.L’Ukraine a revendiqué avoir neutralisé 478 de ces engins, l’armée russe assurant quant à elle avoir touché un aérodrome militaire et une raffinerie de pétrole.Des dizaines d’incendies se sont déclarés à la suite de ces bombardements, notamment dans la capitale ukrainienne. Un bâtiment de l’ambassade de Pologne a été endommagé, d’après Varsovie.Face à ces frappes massives russes qui se multiplient, l’Allemagne a dit mener d'”intenses discussions” sur des éventuels achats qu’elle pourrait faire aux Etats-Unis de systèmes antiaériens Patriot pour les donner à Kiev, qui les réclame, en vain, à Donald Trump.Washington avait annoncé plus tôt cette semaine une pause dans la livraison à l’Ukraine de certaines armes et munitions, y compris pour les Patriot, des systèmes coûteux et modernes.- “Jamais rien vu de tel” -Timour, un habitant de Kiev, a raconté à l’AFP être descendu dans sa cave avec le reste des résidents de son immeuble pour se protéger des bombardements.”Nous n’avions jamais rien vu de tel auparavant. Il n’y avait jamais eu autant d’explosions. C’était l’attaque la plus violente depuis que je vis ici”, a-t-il témoigné.Dans les territoires occupés par la Russie, quatre personnes ont été tuées vendredi dans une frappe ukrainienne sur Donetsk (est), d’après les autorités locales installées par Moscou.Face au désengagement apparent américain, les Européens continuent, de leur côté, d’afficher leur soutien à l’Ukraine, malgré des capacités industrielles militaires limitées.Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chef de l’Etat français Emmanuel Macron doivent co-présider jeudi prochain une réunion des pays “volontaires” pour un renforcement de la défense du territoire ukrainien.En attendant, les forces russes, qui avancent sur le front, ont revendiqué vendredi la prise d’une nouvelle localité dans l’est de l’Ukraine, le village de Predtetchyné, situé aux portes de la forteresse ukrainienne de Kostiantynivka.Kiev et Moscou ont par ailleurs annoncé avoir procédé dans la journée à un nouvel échange de prisonniers, sans toutefois préciser combien de personnes avaient été libérées dans cette opération.

Trump va promulguer sa loi budgétaire XXL pour la fête nationale

Le président américain Donald Trump promulgue sa loi budgétaire en grande pompe vendredi à l’occasion de la fête nationale, avec feux d’artifice et parade aérienne d’un bombardier furtif B-2, l’avion utilisé lors des raids en Iran.Il avait fait pression sur les élus républicains pour que le Congrès adopte sa “grande et belle loi”, comme il l’a baptisée, avant le 4 juillet. La loi a été définitivement votée jeudi, juste à temps.Jamais avare de mises en scène spectaculaires, Donald Trump va maintenant associer sa victoire législative, pièce maîtresse du programme de son second mandat, à une grande fête à la Maison Blanche pour célébrer les 249 ans de l’indépendance vis-à-vis de la Couronne britannique.Il a annoncé qu’une cérémonie de signature se tiendrait à la Maison Blanche à partir de 16H00 locales (20H00 GMT), en présence des parlementaires.”Ensemble, nous célébrerons l’indépendance de notre nation et le début de notre nouvel âge d’or”, a-t-il lancé sur son réseau Truth Social jeudi. L’adoption du projet de loi est le dernier d’une série de succès politiques pour Donald Trump ces dernières semaines, entre cessez-le-feu entre l’Iran et Israël après des frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens, accord sur les dépenses de l’Otan, et décision de la Cour suprême favorable à l’exécutif.Elle confirme aussi son emprise sur le parti républicain et, pour l’heure, sur la politique américaine en général. Jeudi soir, lors d’un meeting dans l’Iowa (centre), Donald Trump a savouré sa victoire.”Il n’y a pas de plus beau cadeau d’anniversaire pour l’Amérique que la victoire phénoménale que nous avons remportée il y a quelques heures à peine, lorsque le Congrès a adopté le grand et magnifique projet de loi visant à redonner sa grandeur à l’Amérique”, a-t-il lancé à la foule.Un B-2, le type d’avion qui a bombardé les installations nucléaires iraniennes le 22 juin, et des avions de chasse effectueront une parade aérienne au-dessus de la Maison Blanche pour l’occasion, tandis que certains pilotes ayant participé à l’opération seront présents lors de la cérémonie.- Coupes dans la santé -Donald Trump a toutefois passé sous silence les vives inquiétudes jusque dans son parti et parmi les électeurs, qui craignent que ce projet ne fasse gonfler la dette publique et n’affaiblisse les aides à la santé et la protection sociale. “Nous sommes certains que cela va donner un vrai coup de fouet à la croissance”, a déclaré vendredi sur Fox News le principal conseiller économique du président, Kevin Hassett.Donald Trump a fait adopter le projet de loi malgré des doutes au sein de son parti et l’opposition bruyante de son ancien allié, le milliardaire Elon Musk. Après le Sénat, qui l’avait approuvé mardi de justesse, la Chambre des représentants a adopté définitivement ce texte par 218 voix contre 214, un vote très serré, précédé de multiples pressions et tractations.La loi budgétaire tentaculaire honore bon nombre des promesses de campagne de M. Trump: augmentation des dépenses militaires, financement d’une campagne d’expulsion massive de migrants et engagement de 4.500 milliards de dollars pour prolonger les crédits d’impôt accordés lors de son premier mandatPour compenser le creusement de la dette publique, la nouvelle loi réduira le programme fédéral d’aide alimentaire et imposera d’importantes coupes au Medicaid, régime d’assurance santé pour les Américains à revenus modestes, les plus importantes depuis son lancement dans les années 1960.Selon certaines estimations, jusqu’à 17 millions de personnes pourraient perdre leur couverture d’assurance santé et des dizaines d’hôpitaux ruraux pourraient fermer leurs portes. “Il y a des fonds spéciaux pour garantir la couverture médicale en zone rurale”, a assuré M. Hassett, affirmant que la loi budgétaire permettrait de lutter contre “le gaspillage, la fraude et les abus” au sein du régime Medicaid.Les démocrates espèrent que le mécontentement provoqué par les conséquences de la loi les aidera à conquérir la majorité à la Chambre des représentants aux élections de mi-mandat de 2026. Il s’agira pour eux de montrer qu’il s’agit d’une énorme redistribution de richesses des Américains les plus pauvres vers les plus riches.

Trump va promulguer sa loi budgétaire XXL pour la fête nationale

Le président américain Donald Trump promulgue sa loi budgétaire en grande pompe vendredi à l’occasion de la fête nationale, avec feux d’artifice et parade aérienne d’un bombardier furtif B-2, l’avion utilisé lors des raids en Iran.Il avait fait pression sur les élus républicains pour que le Congrès adopte sa “grande et belle loi”, comme il l’a baptisée, avant le 4 juillet. La loi a été définitivement votée jeudi, juste à temps.Jamais avare de mises en scène spectaculaires, Donald Trump va maintenant associer sa victoire législative, pièce maîtresse du programme de son second mandat, à une grande fête à la Maison Blanche pour célébrer les 249 ans de l’indépendance vis-à-vis de la Couronne britannique.Il a annoncé qu’une cérémonie de signature se tiendrait à la Maison Blanche à partir de 16H00 locales (20H00 GMT), en présence des parlementaires.”Ensemble, nous célébrerons l’indépendance de notre nation et le début de notre nouvel âge d’or”, a-t-il lancé sur son réseau Truth Social jeudi. L’adoption du projet de loi est le dernier d’une série de succès politiques pour Donald Trump ces dernières semaines, entre cessez-le-feu entre l’Iran et Israël après des frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens, accord sur les dépenses de l’Otan, et décision de la Cour suprême favorable à l’exécutif.Elle confirme aussi son emprise sur le parti républicain et, pour l’heure, sur la politique américaine en général. Jeudi soir, lors d’un meeting dans l’Iowa (centre), Donald Trump a savouré sa victoire.”Il n’y a pas de plus beau cadeau d’anniversaire pour l’Amérique que la victoire phénoménale que nous avons remportée il y a quelques heures à peine, lorsque le Congrès a adopté le grand et magnifique projet de loi visant à redonner sa grandeur à l’Amérique”, a-t-il lancé à la foule.Un B-2, le type d’avion qui a bombardé les installations nucléaires iraniennes le 22 juin, et des avions de chasse effectueront une parade aérienne au-dessus de la Maison Blanche pour l’occasion, tandis que certains pilotes ayant participé à l’opération seront présents lors de la cérémonie.- Coupes dans la santé -Donald Trump a toutefois passé sous silence les vives inquiétudes jusque dans son parti et parmi les électeurs, qui craignent que ce projet ne fasse gonfler la dette publique et n’affaiblisse les aides à la santé et la protection sociale. “Nous sommes certains que cela va donner un vrai coup de fouet à la croissance”, a déclaré vendredi sur Fox News le principal conseiller économique du président, Kevin Hassett.Donald Trump a fait adopter le projet de loi malgré des doutes au sein de son parti et l’opposition bruyante de son ancien allié, le milliardaire Elon Musk. Après le Sénat, qui l’avait approuvé mardi de justesse, la Chambre des représentants a adopté définitivement ce texte par 218 voix contre 214, un vote très serré, précédé de multiples pressions et tractations.La loi budgétaire tentaculaire honore bon nombre des promesses de campagne de M. Trump: augmentation des dépenses militaires, financement d’une campagne d’expulsion massive de migrants et engagement de 4.500 milliards de dollars pour prolonger les crédits d’impôt accordés lors de son premier mandatPour compenser le creusement de la dette publique, la nouvelle loi réduira le programme fédéral d’aide alimentaire et imposera d’importantes coupes au Medicaid, régime d’assurance santé pour les Américains à revenus modestes, les plus importantes depuis son lancement dans les années 1960.Selon certaines estimations, jusqu’à 17 millions de personnes pourraient perdre leur couverture d’assurance santé et des dizaines d’hôpitaux ruraux pourraient fermer leurs portes. “Il y a des fonds spéciaux pour garantir la couverture médicale en zone rurale”, a assuré M. Hassett, affirmant que la loi budgétaire permettrait de lutter contre “le gaspillage, la fraude et les abus” au sein du régime Medicaid.Les démocrates espèrent que le mécontentement provoqué par les conséquences de la loi les aidera à conquérir la majorité à la Chambre des représentants aux élections de mi-mandat de 2026. Il s’agira pour eux de montrer qu’il s’agit d’une énorme redistribution de richesses des Américains les plus pauvres vers les plus riches.

Résultats du bac: joie ou déception pour les lycéens, 85,75% de taux de réussite provisoire

“Je suis trop contente. Je ne pensais vraiment pas l’avoir!” De Bordeaux à Paris, les lycéens de terminale ont découvert vendredi à la mi-journée les résultats du bac qui, au niveau national, affiche 85,75% de taux de réussite provisoire.”Je suis admise, c’est la bonne surprise. En arrivant je me disais que j’allais forcément au rattrapage”, s’exclame Maxence, 17 ans, en fondant en larmes devant son lycée de Bègles (Gironde), où une cinquantaine d’élèves étaient réunis devant les tableaux d’affichage.”Maintenant, je vais aller manger car je ne pouvais rien avaler depuis hier, puis on va sortir et partir en vacances et après ce sera l’école d’infirmière à Bordeaux l’année prochaine. Je suis libérée!” souffle-t-elle.Dans un lycée polyvalent de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), les quelques dizaines d’élèves sur place hurlent de joie au moment où tombent les résultats. Certains se portent, se courent après ou enlèvent leur t-shirt.Lina Khila, 18 ans, a eu mention très bien. “Je pensais l’avoir mais pas mention très bien. J’ai eu 18 au grand oral”, lance, ravie, cette lycéenne qui a été prise en droit à l’université Paris Cité.”Je pensais l’avoir, et je suis au rattrapage. Mais ça va le faire. Il faut rester positif”, lâche en revanche, déçu, Hatem Boukadida, 18 ans.- “Aboutissement” -Dans un lycée à Liffré, au nord de Rennes, les listes sont prises en photo et les jeunes téléphonent à leurs proches pour leur annoncer la nouvelle. Déçu de sa mention “bien”, Arthur relativise: “c’est un moment important, je vais fêter ça évidemment.””J’ai eu mention très bien en section européenne. Je suis vraiment super contente. Je m’attendais à une mention bien pas à une mention très bien”, exulte à l’inverse Ines, “stressée” avant l’affichage.Sur internet ou affichés dans leur lycée, les 709.747 candidats au baccalauréat des filières générale, technologique et professionnelle qui se sont présentés à la session de juin ont découvert leurs résultats, étape symbolique avant de quitter le système scolaire.A la sortie du lycée de Saint-Ouen, l’heure est à la fête: un petit groupe de lycéens, le précieux sésame en poche pour la plupart, ont mis de la musique et dansent dans la rue.”C’est l’aboutissement de deux ans pour certains, qu’on suit depuis la première. Donc c’est sûr que ça fait du bien”, témoigne Anthony Luguet, professeur d’anglais.En déplacement à Janvry (Essonne), la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne a annoncé un taux provisoire de 85,75%, quasi-similaire à celui de l’an dernier.Pour le bac général, le taux d’admis provisoire est de 91,11%, d’environ 79% en filière technologique, et de 80% pour le bac professionnel. Le taux de réussite au baccalauréat dépasse depuis 2012 les 80%. En voie générale, il était de 95,9%.- Fête -La pression est moindre qu’avant pour le bac, en raison notamment du contrôle continu, qui représente 40% de la note. Les épreuves dites terminales comptent pour 60%.Cet examen reste nécessaire pour entamer des études supérieures, mais nombre de candidats connaissent déjà depuis plusieurs semaines leur orientation pour l’an prochain. Car Parcoursup a commencé à donner ses réponses aux futurs étudiants depuis le 2 juin, un moment devenu souvent plus important que le bac. La phase d’admission principale de la plateforme se terminera le 10 juillet.Pour les élèves qui n’ont pas leur bac, les épreuves de rattrapage de la filière générale et technologique se dérouleront jusqu’au mercredi 9 juillet inclus.Quant à un candidat de 8 ans, qui avait fait grand bruit car il est le plus jeune à s’être jamais inscrit au bac, avait indiqué le ministère de l’Education début juin, il ne s’est finalement pas présenté aux examens, selon la rue de Grenelle.slb-mas-ved-kal/grd/asm

Canicule: 13 départements toujours en vigilance orange samedi

Une partie de la région Rhône-Alpes, le pourtour méditerranéen et la Corse subiront encore de fortes chaleurs avec 13 départements en vigilance orange canicule samedi, avant de revenir progressivement au vert à partir de lundi, indique Météo-France.Les départements en orange samedi seront les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, l’Aude, les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Gard, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Var, le Vaucluse ainsi que les deux départements de Corse.L’Isère sortira de la vigilance orange vendredi à 22h00, les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes devront attendre samedi à 06h00. Sur le Sud-Est la chaleur résistera avec des températures attendues de 33 à 37°C, et localement 38°C à l’ombre.”La tendance ultérieure est une poursuite de la régression de la canicule, surtout à partir de dimanche, et l’ensemble des départements devraient revenir en vert à partir de lundi 06h00 au plus tard”, précise l’agence météorologique dans son dernier bulletin.La majeure partie de la France a connu mercredi et jeudi les dernières journées d’un épisode de canicule qui restera dans les annales par sa précocité, sa durée et ses records de températures.

Le Hamas étudie une offre de trêve, 40 morts à Gaza selon la Défense civile

Le Hamas a annoncé vendredi mener des discussions avec d’autres mouvements palestiniens sur une proposition de trêve avec Israël à Gaza, où la Défense civile a fait état de 40 morts dans de nouveaux tirs et raids israéliens.L’annonce du Hamas intervient avant une visite lundi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour rencontrer le président Donald Trump, lequel fait pression pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, dévastée par près de 21 mois de guerre.”Nous menons des consultations avec les chefs des factions palestiniennes au sujet de la proposition” envoyée par les médiateurs, a déclaré le mouvement islamiste Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre. Selon une source palestinienne, cette proposition “comprend une trêve de 60 jours” pendant laquelle le Hamas relâcherait la moitié des otages israéliens encore en vie en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Pendant ce temps, l’armée israélienne poursuit son offensive dans le territoire palestinien assiégé et affamé, où selon la Défense civile au moins 40 Palestiniens ont été tués, dont cinq par des tirs alors qu’ils attendaient de recevoir l’aide humanitaire.A l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud), où ont été transportés des corps de Palestiniens enveloppés dans des linceuls en plastique, une foule d’hommes récitent la prière des morts.A côté, des femmes en pleurs entourent le corps d’un proche.”Mon fils est allé chercher de la farine! Ils nous disent ‘venez chercher les aides’, nous y allons et ils nous tirent dessus”, se lamente une mère qui a perdu son fils de 19 ans près d’un centre de distribution d’aide à l’est de Khan Younès.- “Sans exception” -La distribution de l’aide à Gaza est gérée depuis fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis, dont les opérations ont été marquées par des scènes chaotiques et meurtrières.Selon la Défense civile, les autres Palestiniens, dont des enfants, ont été tués dans des raids aériens sur des camps de tentes abritant des déplacés près de Khan Younès.L’armée israélienne, contactée par l’AFP, a déclaré ne pas être en mesure de commenter sur des frappes en particulier en l’absence de coordonnées précises, mais a ajouté “mener des opérations, afin de démanteler les capacités militaires du Hamas”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations fournies par la Défense civile.Mercredi, Benjamin Netanyahu a réaffirmé son intention d’éliminer “jusqu’à la racine” le Hamas, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, l’un des buts affichés de la guerre, avec le retour des otages retenus dans le territoire palestinien.Le lendemain, il a promis de ramener “tous” les otages, “sans exception”.- “Souffrances” -Donald Trump a assuré mardi que Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu et exhorté le Hamas à l’accepter, affirmant qu’un accord était proche. Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023 puis une seconde de deux mois début 2025, négociées via le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte, ont permis le retour de nombreux otages israéliens et la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris le 18 mars son offensive contre Gaza, où “les Palestiniens continuent d’endurer des souffrances qui dépassent l’imagination”, selon des propos jeudi de la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese. L’attaque du Hamas a fait 1.219 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza dans l’offensive d’envergure israélienne, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le Hamas étudie une offre de trêve, 40 morts à Gaza selon la Défense civile

Le Hamas a annoncé vendredi mener des discussions avec d’autres mouvements palestiniens sur une proposition de trêve avec Israël à Gaza, où la Défense civile a fait état de 40 morts dans de nouveaux tirs et raids israéliens.L’annonce du Hamas intervient avant une visite lundi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour rencontrer le président Donald Trump, lequel fait pression pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, dévastée par près de 21 mois de guerre.”Nous menons des consultations avec les chefs des factions palestiniennes au sujet de la proposition” envoyée par les médiateurs, a déclaré le mouvement islamiste Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre. Selon une source palestinienne, cette proposition “comprend une trêve de 60 jours” pendant laquelle le Hamas relâcherait la moitié des otages israéliens encore en vie en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Pendant ce temps, l’armée israélienne poursuit son offensive dans le territoire palestinien assiégé et affamé, où selon la Défense civile au moins 40 Palestiniens ont été tués, dont cinq par des tirs alors qu’ils attendaient de recevoir l’aide humanitaire.A l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud), où ont été transportés des corps de Palestiniens enveloppés dans des linceuls en plastique, une foule d’hommes récitent la prière des morts.A côté, des femmes en pleurs entourent le corps d’un proche.”Mon fils est allé chercher de la farine! Ils nous disent ‘venez chercher les aides’, nous y allons et ils nous tirent dessus”, se lamente une mère qui a perdu son fils de 19 ans près d’un centre de distribution d’aide à l’est de Khan Younès.- “Sans exception” -La distribution de l’aide à Gaza est gérée depuis fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis, dont les opérations ont été marquées par des scènes chaotiques et meurtrières.Selon la Défense civile, les autres Palestiniens, dont des enfants, ont été tués dans des raids aériens sur des camps de tentes abritant des déplacés près de Khan Younès.L’armée israélienne, contactée par l’AFP, a déclaré ne pas être en mesure de commenter sur des frappes en particulier en l’absence de coordonnées précises, mais a ajouté “mener des opérations, afin de démanteler les capacités militaires du Hamas”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations fournies par la Défense civile.Mercredi, Benjamin Netanyahu a réaffirmé son intention d’éliminer “jusqu’à la racine” le Hamas, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, l’un des buts affichés de la guerre, avec le retour des otages retenus dans le territoire palestinien.Le lendemain, il a promis de ramener “tous” les otages, “sans exception”.- “Souffrances” -Donald Trump a assuré mardi que Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu et exhorté le Hamas à l’accepter, affirmant qu’un accord était proche. Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023 puis une seconde de deux mois début 2025, négociées via le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte, ont permis le retour de nombreux otages israéliens et la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris le 18 mars son offensive contre Gaza, où “les Palestiniens continuent d’endurer des souffrances qui dépassent l’imagination”, selon des propos jeudi de la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese. L’attaque du Hamas a fait 1.219 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza dans l’offensive d’envergure israélienne, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Cognac: les principaux exportateurs échappent aux taxes chinoises en augmentant leurs prix

Pékin a conclu son enquête antidumping sur les eaux-de-vie de vin européennes, essentiellement le cognac, en introduisant des droits de douane auxquels échappent une trentaine de producteurs, dont les grandes maisons exportatrices, via un régime de prix négociés plus favorable.La Chine, deuxième marché de la filière derrière les États-Unis, avait ouvert cette enquête début 2024 en riposte à une procédure européenne visant les subventions d’État dont bénéficient les véhicules électriques chinois.Pékin avait menacé d’introduire des droits de douane allant jusqu’à 39% et imposait aux producteurs de cognac, depuis l’automne, de verser une caution bancaire auprès des douanes chinoises.Ces mesures ont porté un coup sévère à la filière qui représente 72.000 emplois en France, dépend à 98% de l’export – menacé également par l’hypothèse de surtaxes américaines – et affirmait perdre 50 millions d’euros par mois.”L’autorité chargée de l’enquête a conclu qu’il y avait dumping sur le brandy importé de l’UE”, a annoncé vendredi le ministère chinois du Commerce, évoquant un “préjudice substantiel” pour le secteur chinois.Mais il a publié parallèlement une liste de 34 entreprises avec lesquelles il s’est entendu sur de nouveaux tarifs, ce régime se substituant aux droits de douane.Ce résultat, obtenu après des mois d’efforts diplomatiques, constitue “une étape positive pour mettre un terme à ce contentieux qui menaçait nos exportations”, a salué le président Emmanuel Macron en promettant de continuer le dialogue avec Pékin pour soutenir la filière.- “Moins défavorable” -Sont concernés, à titre individuel, les trois principaux exportateurs de cognac – Hennessy (groupe LVMH), Martell (Pernod Ricard) et Rémy Martin (Rémy Cointreau) – ainsi que 24 producteurs de cognac et 7 d’armagnac ayant négocié un accord collectif via le Bureau national interprofessionnel du cognac.Selon le BNIC, les hausses de prix concédées sont “moins défavorables” que les taxes envisagées initialement par la Chine. L’interprofession n’a pas détaillé ces augmentations, qui varient selon les produits, mais elles pénaliseraient environ deux fois moins la filière selon une source proche du dossier.Rémy Cointreau et Pernod Ricard ont assuré que les tarifs négociés ne constituaient “en aucun cas” une reconnaissance de leur part de pratiques commerciales relevant du dumping.Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est félicité d’un “très large champ d’exemptions” aux droits de douane “pour de nombreux acteurs de la filière du cognac et de l’armagnac”.Il a pointé cependant “plusieurs points importants non résolus”, dont l’exclusion de certains acteurs de l’accord sur les prix – ils seront soumis à des taxes supérieures à 30% à compter de samedi.Selon le BNIC, manque aussi à l’appel la réouverture du marché duty free, dont le cognac est exclu depuis décembre et qui représente traditionnellement près de 20% de ses ventes en Chine.M. Barrot a affirmé que Paris restait mobilisé “pour parvenir à une solution définitive”, avant de recevoir dans l’après-midi au Quai d’Orsay son homologue chinois Wang Yi.- Tensions – Le chef de la diplomatie chinoise, qui sera reçu ensuite à l’Élysée par Emmanuel Macron, a enchaîné les entretiens tendus avec ses homologues lors d’une tournée en Europe cette semaine.L’Union européenne (UE) a regretté pour sa part la décision de Pékin “d’instituer des mesures antidumping définitives sur les importations en Chine de brandy européen”.Ces menaces s’inscrivent “dans une tendance inquiétante de la Chine à abuser des instruments de protection en matière commerciale, en ouvrant et menant des enquêtes sur la base d’allégations douteuses et de preuves insuffisantes”, a déclaré devant la presse un porte-parole à Bruxelles.Selon lui, la Commission européenne va étudier ces mesures et décidera des prochaines étapes afin de protéger l’industrie et les intérêts économiques européens.La Chine et l’UE doivent tenir un sommet ce mois-ci à Pékin pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.Selon le média Bloomberg News, citant des sources anonymes, les autorités chinoises envisagent d’annuler la deuxième journée du sommet, signe de tensions entre Bruxelles et Pékin.Plusieurs dossiers épineux ont terni leurs relations ces dernières mois, dont le soutien de Pékin à son allié russe et les questions commerciales.

Cognac: les principaux exportateurs échappent aux taxes chinoises en augmentant leurs prix

Pékin a conclu son enquête antidumping sur les eaux-de-vie de vin européennes, essentiellement le cognac, en introduisant des droits de douane auxquels échappent une trentaine de producteurs, dont les grandes maisons exportatrices, via un régime de prix négociés plus favorable.La Chine, deuxième marché de la filière derrière les États-Unis, avait ouvert cette enquête début 2024 en riposte à une procédure européenne visant les subventions d’État dont bénéficient les véhicules électriques chinois.Pékin avait menacé d’introduire des droits de douane allant jusqu’à 39% et imposait aux producteurs de cognac, depuis l’automne, de verser une caution bancaire auprès des douanes chinoises.Ces mesures ont porté un coup sévère à la filière qui représente 72.000 emplois en France, dépend à 98% de l’export – menacé également par l’hypothèse de surtaxes américaines – et affirmait perdre 50 millions d’euros par mois.”L’autorité chargée de l’enquête a conclu qu’il y avait dumping sur le brandy importé de l’UE”, a annoncé vendredi le ministère chinois du Commerce, évoquant un “préjudice substantiel” pour le secteur chinois.Mais il a publié parallèlement une liste de 34 entreprises avec lesquelles il s’est entendu sur de nouveaux tarifs, ce régime se substituant aux droits de douane.Ce résultat, obtenu après des mois d’efforts diplomatiques, constitue “une étape positive pour mettre un terme à ce contentieux qui menaçait nos exportations”, a salué le président Emmanuel Macron en promettant de continuer le dialogue avec Pékin pour soutenir la filière.- “Moins défavorable” -Sont concernés, à titre individuel, les trois principaux exportateurs de cognac – Hennessy (groupe LVMH), Martell (Pernod Ricard) et Rémy Martin (Rémy Cointreau) – ainsi que 24 producteurs de cognac et 7 d’armagnac ayant négocié un accord collectif via le Bureau national interprofessionnel du cognac.Selon le BNIC, les hausses de prix concédées sont “moins défavorables” que les taxes envisagées initialement par la Chine. L’interprofession n’a pas détaillé ces augmentations, qui varient selon les produits, mais elles pénaliseraient environ deux fois moins la filière selon une source proche du dossier.Rémy Cointreau et Pernod Ricard ont assuré que les tarifs négociés ne constituaient “en aucun cas” une reconnaissance de leur part de pratiques commerciales relevant du dumping.Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est félicité d’un “très large champ d’exemptions” aux droits de douane “pour de nombreux acteurs de la filière du cognac et de l’armagnac”.Il a pointé cependant “plusieurs points importants non résolus”, dont l’exclusion de certains acteurs de l’accord sur les prix – ils seront soumis à des taxes supérieures à 30% à compter de samedi.Selon le BNIC, manque aussi à l’appel la réouverture du marché duty free, dont le cognac est exclu depuis décembre et qui représente traditionnellement près de 20% de ses ventes en Chine.M. Barrot a affirmé que Paris restait mobilisé “pour parvenir à une solution définitive”, avant de recevoir dans l’après-midi au Quai d’Orsay son homologue chinois Wang Yi.- Tensions – Le chef de la diplomatie chinoise, qui sera reçu ensuite à l’Élysée par Emmanuel Macron, a enchaîné les entretiens tendus avec ses homologues lors d’une tournée en Europe cette semaine.L’Union européenne (UE) a regretté pour sa part la décision de Pékin “d’instituer des mesures antidumping définitives sur les importations en Chine de brandy européen”.Ces menaces s’inscrivent “dans une tendance inquiétante de la Chine à abuser des instruments de protection en matière commerciale, en ouvrant et menant des enquêtes sur la base d’allégations douteuses et de preuves insuffisantes”, a déclaré devant la presse un porte-parole à Bruxelles.Selon lui, la Commission européenne va étudier ces mesures et décidera des prochaines étapes afin de protéger l’industrie et les intérêts économiques européens.La Chine et l’UE doivent tenir un sommet ce mois-ci à Pékin pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.Selon le média Bloomberg News, citant des sources anonymes, les autorités chinoises envisagent d’annuler la deuxième journée du sommet, signe de tensions entre Bruxelles et Pékin.Plusieurs dossiers épineux ont terni leurs relations ces dernières mois, dont le soutien de Pékin à son allié russe et les questions commerciales.