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Négociations en vue d’une trêve à Gaza: Israël prépare sa réponse après l’aval du Hamas

Israël prépare sa réponse après que le Hamas palestinien s’est dit prêt à négocier un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages dans la bande de Gaza, où les opérations de l’armée israélienne ont fait 35 morts samedi, selon la Défense civile locale.Selon plusieurs médias locaux, le cabinet de sécurité israélien doit discuter en soirée de l’opportunité d’envoyer une délégation dès dimanche à Doha.Le Hamas a affirmé vendredi soir qu’il était disposé à “engager immédiatement” des négociations sur une proposition de trêve parrainée par les Etats-Unis et transmise par la médiation du Qatar et de l’Egypte.Deux sources palestiniennes proches des discussions ont indiqué à l’AFP que cette proposition comprenait une trêve de 60 jours, pendant laquelle le mouvement islamiste relâcherait dix otages encore en vie, ainsi qu’un certain nombre de corps, en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Sur les 251 personnes enlevées au premier jour de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque du Hamas sur le sol israélien, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Selon les deux sources palestiniennes, le Hamas exige des conditions sur le retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza, des garanties sur la poursuite de l’arrêt des combats après les 60 jours et une reprise en main de la distribution de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues.Le président américain Donald Trump, qui doit accueillir lundi à Washington le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a estimé qu’un accord pourrait être conclu “la semaine prochaine”.Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, a, selon son ministère, discuté au téléphone avec l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, des “préparatifs en vue de la tenue de réunions indirectes entre les deux parties concernées”.- Deux humanitaires américains blessés  -A l’occasion d’un rassemblement hebdomadaire à Tel-Aviv, le Forum des familles d’otages a de nouveau appelé les dirigeants israéliens à un “accord global” qui permettrait la libération de l’ensemble d’entre eux d’un coup.”Il est temps de conclure un accord qui sauve tout le monde (…), sans sélection”, a déclaré à la tribune Macabit Mayer, la tante de deux otages, Gali et Ziv Berman. “Quel dieu peut composer une telle liste? Et qu’est-ce que ça veut dire pour nous: qu’un seul est sauvé et que l’autre reste captif?”Sur le terrain, l’armée israélienne étend son offensive militaire dans la bande de Gaza, plongée dans une situation humanitaire critique près de 21 mois après le début des hostilités.Selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile gazouie, une organisation de premiers secours, 35 personnes y ont été tuées samedi.Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a déclaré ne pas être en mesure de faire de commentaires sur des frappes en particulier en l’absence de coordonnées géographiques précises. Elle a par ailleurs indiqué avoir intercepté au-dessus du sol israélien deux “projectiles” en provenance du sud de Gaza. La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël, a elle annoncé que deux de ses employés américains avaient été blessés dans un “attentat”, à la grenade, contre un de ses centres de distribution d’aide, sans que leur pronostic vital ne soit engagé.Compte tenu des restrictions imposées aux médias et des difficultés d’accès à Gaza, il est extrêmement difficile pour l’AFP de vérifier de manière indépendante les affirmations des différentes parties.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Au moins 57.338 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Pakistan: au moins 21 morts dans l’effondrement d’un immeuble à Karachi

Le bilan de l’effondrement d’un immeuble d’habitation à Karachi a grimpé samedi à 21 morts selon les autorités, qui ont affirmé que plusieurs avis d’expulsion avaient été remis pour des raisons de sécurité, ce que des résidents ont nié.Le bâtiment avait été déclaré dangereux, ont-elles précisé à l’AFP. Cependant, des propriétaires et des habitants ont …

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Pakistan: au moins 21 morts dans l’effondrement d’un immeuble à Karachi

Le bilan de l’effondrement d’un immeuble d’habitation à Karachi a grimpé samedi à 21 morts selon les autorités, qui ont affirmé que plusieurs avis d’expulsion avaient été remis pour des raisons de sécurité, ce que des résidents ont nié.Le bâtiment avait été déclaré dangereux, ont-elles précisé à l’AFP. Cependant, des propriétaires et des habitants ont assuré n’avoir jamais reçu ces avis.L’accident s’est produit vendredi peu après 10H00 (05H00 GMT) dans le quartier pauvre de Lyari, autrefois en proie à la violence des gangs et considéré comme l’un des endroits les plus dangereux du Pakistan.Le bilan, qui faisait précédemment état de 16 personnes décédées, a grimpé à 21 morts samedi en fin de journée, a déclaré Javed Nabi Khoso, haut responsable du gouvernement du district, alors que les opérations de sauvetage se poursuivent.”Nous ne voulons pas imposer nos ordres par la force. Nous travaillons par phases et envoyons (aux habitants) des avis leur disant de quitter le bâtiment. Ils n’ont pas pris les avis au sérieux”, a certifié à l’AFP Javed Nabi Khoso, chef du district où s’est produit l’accident. Selon lui, les documents ont été distribués en 2022, 2023 et 2024.- Fissures -“Vous pensez que nous sommes irresponsables au point de rester dans un bâtiment qui n’est pas sûr avec nos familles?”, a réagi Imran Khaskheli, propriétaire et résident, niant avoir reçu ces papiers.Il a expliqué avoir vu des fissures sur les piliers du bâtiment tôt vendredi, et enjoint aux familles — 40 logeaient là selon lui — de partir “immédiatement”. Mais beaucoup n’ont pas écouté.Abid Jalaluddin Shaikh, à la tête des équipes d’urgence déployées sur place, a indiqué à l’AFP que les recherches, qui s’étaient déjà poursuivies toute la nuit, allaient probablement continuer dans la soirée.Des photos de l’AFP montrent l’immeuble complètement détruit, alors que secours et engins de chantier en fouillent les ruines.Sur ces images, on peut voir des corps de victimes évacués sur des civières tandis que d’autres habitants tentent de récupérer leurs affaires parmi les débris.La plupart des victimes seraient des femmes, qui sont plus souvent à la maison pendant la journée.”Ma fille est sous les décombres”, a témoigné auprès de l’AFP Dev Raj, 54 ans. “Elle s’est mariée il y a seulement six mois”.- “L’immeuble craquait” -“J’ai eu un appel de ma femme disant que l’immeuble craquait et je lui ai dit de sortir immédiatement”, racontait vendredi Shankar Kamho, habitant âgé de 30 ans, qui était absent au moment du drame.”Elle est allée prévenir les voisins mais une femme lui a dit: +Cet immeuble tiendra encore au moins dix ans.+ Malgré tout, ma femme a pris notre fille et est sortie. Vingt minutes après, l’immeuble s’écroulait.”Les six membres de la famille de Jumho Maheshwari, 70 ans, se trouvaient dans son appartement du rez-de-chaussée quand il est sorti pour aller au travail.”Toute ma famille est ensevelie et tout ce que je peux faire c’est prier pour qu’elle soit retrouvée vivante”, s’inquiétait-il vendredi.Une autre résidente, Maya Sham Jee, expliquait que la famille de son frère était également sous les décombres: “Nous sommes impuissants, nous pouvons juste espérer que les secouristes nous ramènent nos proches en vie”.En juin 2020, au moins 18 personnes avaient perdu la vie lorsqu’un immeuble de 40 appartements s’était écroulé dans la même zone.Les effondrements de toits et de bâtiments sont fréquents au Pakistan, un pays qui compte plus de 240 millions d’habitants, principalement en raison des normes de sécurité défaillantes et de la piètre qualité des matériaux de construction.La ville de Karachi est particulièrement connue pour ses constructions en mauvais état, ses agrandissements illégaux, ses infrastructures vieillissantes, sa surpopulation et son application laxiste des réglementations en matière de BTP.

Espagne: le PSOE interdit à ses membres le recours à la prostitution

Les socialistes espagnols expulseront de leur parti quiconque aura recours à la prostitution, a annoncé samedi le PSOE au pouvoir, affaibli par plusieurs scandales. La politique espagnole a connu un séisme avec le placement en détention provisoire le 30 juin de l’ex-N.3 du PSOE Santos Cerdán, dans une affaire de pots de vin en échange de …

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Espagne: le PSOE interdit à ses membres le recours à la prostitution

Les socialistes espagnols expulseront de leur parti quiconque aura recours à la prostitution, a annoncé samedi le PSOE au pouvoir, affaibli par plusieurs scandales. La politique espagnole a connu un séisme avec le placement en détention provisoire le 30 juin de l’ex-N.3 du PSOE Santos Cerdán, dans une affaire de pots de vin en échange de travaux publics et de services de prostituées.”Solliciter, accepter ou obtenir un acte sexuel d’une personne en échange d’une rémunération” sera puni de “la sanction maximale, à savoir l’expulsion du parti”, selon un communiqué du Parti socialiste espagnol (PSOE) diffusé à l’occasion de la réunion samedi à Madrid d’un comité fédéral du parti qui a aussi annoncé remanier sa direction.”Si nous considérons que le corps d’une femme n’est pas à vendre, il ne peut y avoir de place au sein de notre parti pour aucun comportement contraire”, a expliqué le secrétaire général du parti et Premier ministre, Pedro Sánchez.La réunion du comité fédéral a commencé avec retard samedi en raison de la démission de Francisco Salazar, un proche collaborateur de Pedro Sánchez qui devait rejoindre la nouvelle direction du parti. Le site d’information en ligne eldiario.es a fait état de plaintes de femmes socialistes l’accusant de “comportements inappropriés” à caractère sexuel lorsqu’il était leur supérieur.Lors de la réunion, le parti a remanié la direction du parti. Santos Cerdán est remplacé au poste de numéro trois par Rebeca Torró, avocate de 44 ans qui a occupé diverses fonctions au sein du gouvernement régional de Valence et du gouvernement central.”Ce sont sans aucun doute des jours difficiles pour tout le monde”, a admis le Premier ministre lors de son discours devant le comité fédéral, demandant une nouvelle fois “pardon” pour avoir fait confiance aux personnes soupçonnées de corruption.Pedro Sánchez a exclu toute démission: “Le capitaine ne recule pas face aux difficultés. Il reste pour affronter la tempête”, a-t-il déclaré, avant de présenter “treize mesures supplémentaires visant à prévenir, combattre et sanctionner la corruption”.L’enquête qui a abouti à l’incarcération de Santos Cerdán implique également l’ancien ministre socialiste des Transports José Luis Ábalos. Les deux hommes ont été des figures clés dans l’ascension de Pedro Sánchez à la tête du PSOE, jusqu’à son arrivée au pouvoir en Espagne.Déjà empoisonné par des enquêtes judiciaires visant son épouse, son frère et le procureur général du pays, le Premier ministre traverse sa période la plus compliquée depuis son arrivée au pouvoir en 2018.Entretemps, le principal parti de l’opposition, le Parti Populaire (PP, droite) tenait son congrès extraordinaire, dans une ambiance euphorique en raison de la crise au sein du PSOE.”Nous sommes la seule alternative possible à cette décadence”, a assuré le chef du PP Alberto Núñez Feijóo dans un discours devant le congrès, présentant le parti conservateur comme la solution “à la division, la fatigue politique de l’Espagne”.Unique candidat à la présidence du PP, Núñez Feijóo a ironisé sur “la matinée” vécue au siège du PSOE, en comparaison avec le congrès du PP. “Ce que méritent les Espagnols, c’est un gouvernement qui ne leur mente pas, qui ne les vole pas et qui les serve”, a lancé le leader conservateur.

A Londres, une marche des fiertés pour défendre une communauté trans “bouc émissaire”

Dans une marée de drapeaux arc-en-ciel et de costumes pailletés, des centaines de milliers de personnes ont clamé haut et fort samedi à la Pride de Londres leur soutien aux personnes trans du Royaume-Uni, qui craignent pour leurs droits après une récente décision de justice.Chase, 23 ans, encourage les danseurs sur les chars qui défilent …

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A Londres, une marche des fiertés pour défendre une communauté trans “bouc émissaire”

Dans une marée de drapeaux arc-en-ciel et de costumes pailletés, des centaines de milliers de personnes ont clamé haut et fort samedi à la Pride de Londres leur soutien aux personnes trans du Royaume-Uni, qui craignent pour leurs droits après une récente décision de justice.Chase, 23 ans, encourage les danseurs sur les chars qui défilent à Picadilly Circus, le drapeau trans noué à la taille. En tant qu’homme transgenre, il est venu faire savoir au gouvernement que les membres de sa communauté “sont toujours là”, même s’ils sont “au plus bas en ce moment”.Comme des milliers d’autres au Royaume-Uni, Chase n’aura plus le droit d’utiliser certains espaces non-mixtes – les toilettes et vestiaires pour hommes dans son cas -, après la publication fin avril de nouvelles directives du régulateur britannique chargé de l’égalité (EHRC).Elles suivent une décision de la Cour suprême britannique, qui a décidé mi-avril après un long combat judiciaire que la définition légale d’une femme repose sur le sexe biologique, avec de multiples impacts sur l’accès des personnes trans aux hôpitaux, aux associations ou clubs sportifs.Ces nouvelles règles “invalident complètement notre existence”, affirme Chase, le visage constellé de paillettes, qui craint “que ce ne soit que le début” d’un durcissement.L’édition 2025 de la Pride de Londres devant donc servir à “afficher notre solidarité avec la communauté trans”, indique à l’AFP Jake Hills, directeur de la communication de l’évènement.Déjà très “marginalisée”, celle-ci a été “désignée comme le bouc émissaire pour de multiples problèmes de ce pays”, regrette Dominic, linguiste de 26 ans, venu de Reading à l’ouest de Londres pour l’occasion.”Énormément de gens se mobilisent aujourd’hui pour la communauté trans (…) et c’est absolument nécessaire”, ajoute-t-il, un drapeau arc-en-ciel autour des épaules.- “Montée de l’intolérance” -Comme l’an dernier, les organisateurs attendaient près d’1,5 million de personnes dans le West End, le quartier des théâtres, où 33.000 autres ont défilé de Hyde Park jusqu’à Trafalgar Square derrière la bannière de leur entreprise ou association.Pour dénoncer leur manque de soutien envers la communauté trans, les partis politiques de tous bords ont été écartés cette année des Pride de Londres, Birmingham, Brighton et Manchester, pour ne pas “donner la parole à ceux qui n’ont pas protégé nos droits”, ont défendu les organisateurs.Peu après la décision de la Cour suprême, le Premier ministre travailliste Keir Starmer avait lui-même refusé de réitérer des propos tenus en 2022 et affirmant que “les femmes transgenres sont des femmes”.”Nous sommes très déçus par le recul des droits LGBT+ au Royaume-Uni, et nous constatons une montée de l’intolérance et une diminution du soutien gouvernemental”, regrette Jake Hills de Pride in London.Au cœur de la parade, nombreux sont drapés dans le drapeau trans blanc, bleu et rose pastel, et scandent qu’ils veulent des “droits maintenant pour les personnes trans”, dans l’espoir que l’EHRC modifiera ses directives avant de les transmettre au gouvernement.Dans plusieurs pays, les inquiétudes pour les droits des personnes LGBT+ ont grandi ces derniers mois, notamment aux Etats-Unis ou en Hongrie, où 200.000 personnes ont défilé le week-end dernier malgré l’interdiction du Premier ministre hongrois Viktor Orban.Claire Bennet, gestionnaire de biens de 55 ans, est venue accompagner à sa première Pride son fils Ash Tillotson, jeune trans de 13 ans, qui se dit un peu nerveux et impressionné d’être “entouré d’autant de personnes queer” dans l’ambiance festive de Picadilly Circus.”Nous sommes très inquiets de la situation aux États-Unis, mais j’ai envie de croire qu’ici en Angleterre, les choses ne sont pas aussi biaisées. Les groupes gay et queer sont très forts, j’espère qu’ils le resteront (…) et j’ai le sentiment qu’on pourra surmonter tout ça”, veut rassurer sa mère.

Tour de France: Philipsen premier maillot jaune, Evenepoel déjà piégé

Jasper Philipsen a endossé le premier maillot jaune du Tour de France 2025 en remportant au sprint une première étape très mouvementée, samedi à Lille, où Remco Evenepoel, piégé dans une bordure, a déjà perdu 39 secondes.Chutes, abandons, bordures, cassures, incidents mécaniques…: cette journée inaugurale, en plaine, a été tout sauf une procession tellement les événements se sont bousculés dans la ferveur du Nord, fier d’accueillir le grand départ de la Grande Boucle pour la cinquième fois de son histoire.A la lecture brute du résultat, rien d’exceptionnel: Jasper Philipsen, un des hommes les plus rapides du peloton, a décroché sa dixième victoire dans le Tour, parfaitement emmené par ses coéquipiers Mathieu van der Poel et Kaden Groves. La routine ou presque pour le Belge, seulement rehaussée par le fait d’endosser pour la première fois de sa carrière le maillot jaune.”J’ai déjà gagné le maillot vert il y a deux ans et l’idée de pouvoir accrocher aussi le maillot jaune dans mon salon me procure un sentiment vraiment spécial. Je ne vais jamais oublier cette journée”, a dit le coureur d’Alpecin, qui s’est nettement imposé devant l’Ethiopien Biniam Girmay.Mais la victoire de celui qu’on appelait autrefois “Jasper disaster” (Jasper le désastre) avant qu’il n’enclenche la machine à succès en 2023 n’a été qu’un des éléments d’une journée qui a viré au feuilleton, à l’image des classiques flandriennes enflammant ce territoire à chaque printemps.- “Des secondes stupides qu’on perd” -Même le classement général a été impacté, et pas qu’un peu, ce qui est rare pour une étape de plaine, puisque deux des principaux candidats au podium, Remco Evenepoel et Primoz Roglic, ont perdu 39 secondes dans un coup de bordure magistral initié par l’équipe Visma de Jonas Vingegaard.”C’était notre plan d’utiliser le vent à 20 kilomètres de l’arrivée. Ca a marché. Une journée stressante mais une bonne journée pour nous”, a expliqué le Danois.Tadej Pogacar, le grand favori, ne s’est pas laissé piéger, accompagné par son coéquipier Tim Wellens (mais pas Joao Almeida), et le Slovène a ensuite activement contribué à creuser l’écart au sein de ce premier groupe d’une quarantaine de coureurs.Vingegaard et Pogacar ont reçu le soutien des équipiers de Philipsen, ravis de l’aubaine pour éliminer définitivement Jonathan Milan et Tim Merlier, les deux principaux rivaux pour un sprint massif.”Visma a fait un joli coup mais on était là à cinq. C’est vraiment fantastique de commencer comme ça”, a commenté Mathieu van der Poel.Au final, la pilule était amère pour Evenepoel. “Nous nous sommes laissés endormir. C’est une erreur collective. Ce sont des secondes stupides qu’on perd”, a fulminé le Belge.- Pogacar “soulagé” -Roglic a été piégé comme lui, ainsi que d’autres leaders à l’image de Carlos Rodriguez, Felix Gall, Santiago Buitrago et Guillaume Martin-Guyonnet, tous à 39 secondes.Même s’il ne joue pas le général cette année, Lenny Martinez a livré une prestation carrément inquiétante en terminant 182 et dernier à plus de neuf minutes.”L’étape a été chaotique comme on le pensait”, a réagi Pogacar. “Je suis juste soulagé que cette journée soit passée. Plus que neuf jours jusqu’à la journée de repos…”, a ajouté le grand favori qui se méfie comme de la peste de cette première semaine de tous les dangers.Et de fait la première étape a aussi été émaillée par de nombreuses chutes qui ont forcé à l’abandon deux spécialistes du contre-la-montre, le Suisse Stefan Bissegger et surtout l’Italien Filippo Ganna.Si elle a fait moins de dégâts, la cabriole la plus spectaculaire et insolite à été l’accrochage incroyable entre Benjamin Thomas et Mattéo Vercher.Les deux Français étaient en tête à environ 80 km de l’arrivée et se disputaient le sprint au sommet du mont Cassel pour le classement de la montagne lorsque Thomas, sur son jeté de vélo, est allé au sol sur la route pavée, entraînant son compagnon d’échappée dans sa chute.Les deux ont tout de même fini sur le podium à l’arrivée, le premier pour endosser le maillot à pois de meilleur grimpeur et Vercher pour recevoir le Prix de la combativité.

“30 ans que j’attends ça!”: à Paris, premières baignades dans la Seine sous étroite surveillance

“Des années que j’en rêve!”: après les athlètes des JO-2024, c’est au tour du grand public de pouvoir renouer samedi, sous étroite surveillance, avec les joies de la baignade dans la Seine en plein coeur de Paris, plus d’un siècle après son interdiction.”Je suis trop contente! ça fait des années que j’en rêve de nager dans la Seine”, se réjouit Ingrid, une Parisienne de 95 ans en maillot bleu turquoise, qui ne souhaite pas donner son patronyme. Elle est parmi les premières à venir se baigner sur le site de Bercy, accompagnée de sa petite-fille, descendant prudemment les marches qui la mène à une eau translucide à 25°C. Ouvert à 11H00, le bassin, clos et équipé de transats et de parasols, a rapidement été pris d’assaut par un public hétéroclite.Avant de sauter le pas, chaque nageur a dû s’équiper pour sa sécurité d’un flotteur jaune attaché à la taille, sous le regard attentif d’une dizaine de surveillants de baignade en T-shirts jaune fluo et shorts rouge vif, assortis à leur sifflet. Des bateaux pneumatiques de la préfecture de police de Paris postés autour du périmètre de sécurité entourant les nageurs complétaient le dispositif.- “Comme une sirène” -“Je me sens comme une sirène”, jubile Isabel Bertelot, 65 ans. La Parisienne habite de l’autre côté du fleuve, dans le 13e arrondissement. “J’ai rêvé tellement de fois de traverser la Seine en nageant, autorisée ou pas. Donc là c’est bien, j’ai même pas à tricher!”, ajoute-t-elle avant de plonger. Toby, Américain de Californie s’exclame auprès de l’AFP: “c’est la joie, le bonheur. On en profite bien. On fait partie des premiers en 100 ans à pouvoir faire ça”.”Elle est vraiment super bonne et surtout beaucoup plus propre que ce à quoi je m’attendais!”, s’étonne Peter, un touriste allemand originaire de Munich. “Je suis comme un nageur olympique, c’est génial!” ajoute en anglais le lycéen de 17 ans, éclaboussé par ses amis sous un soleil radieux, face à la bibliothèque François Mitterrand. A côté de lui, bonnet de bain rose fluo sur la tête, Chantal Eyboulet, une ingénieure parisienne de 61 ans, achève une longueur, tout sourire: “Ca fait 30 ans que j’attends ça!”. Cette première journée de baignade autorisée dans la Seine, où celle-ci était interdite depuis 1923, avait débuté dès 08H00 depuis le ponton aménagé sur le bras Marie, face à l’île Saint-Louis. “Franchement je suis super surprise, je pensais qu’elle était super glacée mais en fait elle est super bonne, (…) c’est génial”, s’est réjouie Karine, 51 ans, auxiliaire de vie venue de Créteil, l’une des toutes premières baigneuses à rentrer dans l’eau. La maire de Paris s’est rendue sur ce site, aux côtés de la ministre des Sports Marie Barsacq et des préfets de police de Paris Laurent Nunez et de la région Ile-de-France Marc Guilaume, peu avant 08H30.Anne Hidalgo qui s’y était baignée avant les JO, n’a pas rejoint les Parisiens cette fois.  “En bonne Parisienne, je vais venir me baigner” plus tard mais “je ne convoquerai pas la presse”, a-t-elle précisé devant les caméras. La ministre des Sports a elle revêtu une combinaison avant de se lancer dans la Seine à Bercy. “Elle est excellente!”, a-t-elle commenté entre deux brasses, interrogée par l’AFP. “Elle est super propre. J’ai pris une bouteille, j’ai regardé. L’eau est translucide. Les niveaux de bactéries sont au plus bas”, s’est félicité la ministre.  – Qualité sanitaire “exceptionnelle” -La qualité sanitaire de l’eau est “exceptionnelle”, a confirmé le préfet de région Marc Guillaume, soulignant que “toutes les informations (la concernant) sont publiques”.”On a deux bactéries que nous contrôlons, les E.coli et les entérocoques, pour les unes on est 10 fois sous les seuils et pour les autres plus de 25 fois sous les seuils”, selon lui.Un troisième site de baignade a été inauguré au bras de Grenelle dans la matinée. Comme les deux autres, il restera accessible gratuitement uniquement aux personnes sachant nager, jusqu’au 31 août si la météo le permet. Le bras Marie peut accueillir 150 personnes en simultané, Bercy jusqu’à 700, dont 300 en zone de baignade. Grenelle, seul site à disposer d’un bassin sécurisé pour les familles avec un fond, a lui une capacité de 200 personnes à la fois. Une base nautique y proposera gratuitement la pratique du kayak.Plus de 1,4 milliard d’euros ont été investis pour améliorer la qualité de l’eau en amont du fleuve, avec des travaux de captation des eaux usées pour éviter qu’elles ne s’y déversent.Mais étant donné qu’à Paris, eaux de pluie et eaux usées se mélangent dans un unique réseau, la seule solution en cas de précipitations abondantes est de déverser le trop-plein dans la Seine.Cet été comme à la plage, des drapeaux (verts, jaunes, rouges) permettront de connaître le débit de la Seine et la qualité de l’eau. Si les voyants sont au rouge, la baignade sera fermée.L’an dernier, 13 décès lors de baignades dans la Seine ont été recensés et trois depuis le début 2025, selon les autorités.Alors que les fortes chaleurs pourraient tenter certains de se jeter à l’eau en dehors des lieux autorisés, un arrêté préfectoral a été pris fin juin pour verbaliser la baignade sauvage.