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Tempête Goretti: 176.000 foyers sans électricité, l’EPR de Flamanville arrêté

Quelque 176.000 foyers restaient privés d’électricité vendredi en France après le passage de la tempête Goretti qui a fait deux blessés graves dans le nord du pays et provoqué l’arrêt du réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche.Un homme de 26 ans a été hospitalisé après avoir chuté de son toit en tentant de réinstaller une tuile, a annoncé la préfecture du Nord. Un autre homme, âgé de 43 ans, s’est blessé dans des circonstances similaires dans l’Aisne.Dans la Manche, placée une partie de la nuit en vigilance rouge vents violents, niveau d’alerte le plus élevé, EDF a mis l’EPR de Flamanville à l’arrêt en raison de la tempête.Météo-France a confirmé le retour au calme, après des vents violents dépassant parfois 200 km/h sur le littoral normand, en rétrogradant en vigilance jaune la quasi-totalité du pays.Les tronçonneuses sont entrées en action pour dégager les arbres tombés comme au camping municipal des Pieux (Manche), où un mobil-home a été éventré. Son occupant, Karim El Boukhari, est soulagé d’être indemne car, selon lui, “il aurait pu y avoir des drames”.La tempête Goretti a fortement affecté la circulation des trains, avec 400 incidents dans les régions touchées: arbres, branches, serres ou bâches soufflés par le vent et posés en travers des voies, a expliqué SNCF Réseau.Mais “une grande partie des voies ferrées qui étaient fermées à la circulation depuis hier soir (mesure +Stop Circulation+), ont pu rouvrir et être rendues à la circulation des trains”, selon la compagnie ferroviaire.En Normandie, la région la plus touchée, la circulation a commencé à reprendre sur une grande partie des lignes dans l’après-midi, notamment entre Paris-Rouen, Paris-Caen et Paris-Granville. Mais la desserte du Havre et de Cherbourg ne pourra pas reprendre avant dimanche matin.En Île-de-France, la chute d’un arbre sur les caténaires entre Corbeil et Melun a provoqué de gros dégâts et ce tronçon du RER D sera fermé tout le week-end, prévient la SNCF.Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers sont intervenus pour des centaines de chutes d’arbres et de câbles électriques ou encore des toitures éventrées.Dans le seul département de la Manche, le plus touché, le préfet Marc Chappuis a recensé 400 interventions, jugeant l’intensité de l’événement “exceptionnelle”. Il a fait état de huit blessés dont deux hospitalisés.Une rafale de vent a atteint jeudi soir 213 km/h à Barfleur.”Le système d’alerte a bien fonctionné et permis à tous les habitants de se mettre à l’abri et d’éviter que des objets se transforment en projectiles. Ca explique que le bilan humain reste modéré”, a-t-il déclaré.- “Tous les objets vibraient” -“Nous sommes restés au rez-de-chaussée car, à l’étage, c’était très impressionnant: tous les objets vibraient dans la maison et on voyait la cime des arbres se balancer partout. Je n’ai jamais vu des dégâts comme ça”, témoigne Virginie Pasco, 44 ans, habitante de La Hague, à l’extrémité de la péninsule du Cotentin.Quelque 176.000 clients restaient privés de courant vendredi à 18h00 dans l’ensemble de la France, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis, et principalement en Normandie avec 149.000 foyers.L’impact de Goretti sur le réseau est nettement inférieur à celui de la tempête Ciaran, qui avait privé d’électricité 1,2 million de foyers en novembre 2023.Les écoles, collèges et lycées ont été fermés vendredi dans ce département ainsi qu’en Seine-Maritime.A Cherbourg, “vingt personnes ont été relogées en urgence dans un gymnase mais il n’y a pas eu de victimes, seulement des dégâts matériels”, a déclaré à l’AFP le maire Benoît Arrivé.En Seine-Maritime, un arbre de 45 mètres s’est abattu sur un ensemble de cinq logements à Roncherolles-sur-le-Vivier, près de Rouen, nécessitant le relogement des occupants.Des rafales frôlant les 160 km/h ont aussi balayé le sud-ouest de l’Angleterre et le Pays de Galles, laissant des dizaines de milliers de foyers sans électricité.mac-ban-llb-bur-mas/mb/frd/

La Chine s’attaque aux gros bonnets des arnaques en ligne

L’extradition en Chine cette semaine de Chen Zhi, patron d’un puissant conglomérat cambodgien, montre la volonté de Pékin de s’attaquer, sous la pression croissante de l’opinion publique, aux magnats des arnaques en ligne qui font fortune en Asie du Sud-Est.Le ministère chinois de la Sécurité publique a mis en scène dans une vidéo l’arrivée en Chine de Chen Zhi, menotté et la tête recouverte d’un sac noir à sa descente d’un avion, où l’attendaient sur le tarmac des gardes armés vêtus de noir.Comme si Pékin avait souhaité envoyer un message aux autres dirigeants des grands groupes d’escroquerie disséminés à travers l’Asie du Sud-Est, notamment au Cambodge ou en Birmanie.Les petites mains qui travaillent à leur compte, souvent sous la contrainte, piègent des internautes à travers de fausses relations amoureuses ou des investissements dans les cryptomonnaies.Elles ciblaient à l’origine principalement des locuteurs chinois, mais leurs opérations se sont élargies pour extorquer d’énormes sommes d’argent à des victimes du monde entier.Les travailleurs des centres de cyberarnaque sont parfois volontaires, mais beaucoup sont des victimes de trafic d’êtres humains, piégés et contraints d’oeuvrer sous la menace de la torture.Face à la colère grandissante de la population chinoise, Pékin, qui exerce une influence économique et diplomatique considérable dans la région, a engagé une répression ayant permis la libération de milliers de travailleurs.- Sommet de la pyramide -La Chine concentre désormais son attention sur les chefs au sommet des pyramides criminelles, et Chen Zhi est sa plus grosse prise jusqu’ici.L’homme d’affaires cambodgien né en Chine a été inculpé en octobre par les autorités américaines, qui affirment que son conglomérat, le groupe Prince, servait de paravent à un “vaste empire de cyberfraude”.Le Cambodge a déclaré l’avoir arrêté à la demande de Pékin, après une enquête conjointe de plusieurs mois avec les autorités chinoises.”La Chine a agi pour empêcher son extradition vers les Etats-Unis”, estime auprès de l’AFP Jacob Sims, expert en criminalité transnationale.L’extradition soudaine de Chen Zhi depuis le Cambodge, où il entretenait des liens étroits avec les élites politiques, s’inscrit dans la lignée d’un mouvement engagé il y a plusieurs mois.She Zhijiang, fondateur chinois du groupe Yatai, qui aurait construit un centre d’arnaque à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, a embarqué menotté dans un vol vers la Chine en novembre après avoir passé trois ans derrière les barreaux à Bangkok.La Chine avait auparavant prononcé publiquement des peines de mort contre plus d’une douzaine de membres de gangs puissants qui opéraient dans le nord de la Birmanie.- “Disparaître” -D’autres arrestations de haut rang pourraient suivre. Le ministère chinois de la Sécurité publique a lancé récemment des mandats d’arrêt contre une centaine de personnes accusées d’être au coeur de l’industrie clandestine.Jacob Sims estime néanmoins que la situation restera largement en l’état sans une pression “extrêmement forte” de la communauté internationale.”La grande majorité des centaines de centres d’arnaque du Cambodge fonctionnent avec un fort soutien du gouvernement cambodgien”, relève l’expert.Des responsables cambodgiens ont nié toute implication gouvernementale et affirmé que les autorités locales faisaient leur possible pour lutter contre ces activités. She Zhijiang a affirmé en prison avoir agi comme espion pour l’agence de renseignement chinoise avant d’être “trahi” par le Parti communiste.Son avocat a déclaré à l’AFP qu’il avait demandé aux autorités thaïlandaises d’être jugé aux Etats-Unis, plutôt qu’en Chine, par crainte d’être “privé de procédure régulière” et de “disparaître”.”La Chine n’est pas une société ouverte où l’enquête révélera la véritable nature des choses”, a déclaré après l’extradition de Chen Zhi l’universitaire cambodgien et ancien ambassadeur Pou Sothirak.burs-sjc/sdu/alh

Iran: le pouvoir ne “reculera pas” face aux manifestations, avertit Khamenei

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne “reculerait pas” face à une vague de contestation qui prend de l’ampleur et défie la République islamique, en place depuis 1979.”Mort au dictateur”: dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, des Iraniens réclament désormais ouvertement la fin de cette théocratie chiite, après 13 jours d’un mouvement initialement lié au coût de la vie.Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés à travers l’Iran depuis le début le 28 décembre de la contestation, a dénombré vendredi l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. Devant ses partisans scandant en écho “mort à l’Amérique”, Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d’Etat.  “La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs”, a-t-il lancé, dénonçant la destruction la veille à Téhéran d’un bâtiment par “une bande de vandales”.Ce discours est intervenu au lendemain d’importantes manifestations à Téhéran, alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible 24 heures plus tard, avec une connectivité “réduite à 1% de son niveau habituel”, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Des images vérifiées par l’AFP montrent notamment des foules de personnes à pied à Téhéran défiant jeudi soir le pouvoir et des automobilistes klaxonnant en soutien au mouvement.Dans le même temps, la télévision iranienne a diffusé vendredi des images de milliers de personnes participant à des contre-manifestations et clamant des slogans favorables aux autorités.Elle a aussi montré les dégâts causés selon elle par les protestataires, citant le maire de Téhéran selon lequel plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances ont été incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels. – Trump sera “renversé” -Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a jugé la situation “inacceptable”, promettant de protéger la Révolution islamique. Et le pouvoir judiciaire a averti vendredi que la punition des “émeutiers” serait “maximale”. Un procureur du district de la ville d’Esfarayen, dans l’est de l’Iran, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité ont été tués jeudi soir lors de manifestations, selon le pouvoir judiciaire.Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, en visite au Liban, a accusé vendredi les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans le mouvement de contestation, tout en écartant la possibilité d’une intervention militaire étrangère.Pour l’ayatollah Khamenei, “l’arrogant” Donald Trump sera “renversé”. Il a accusé le président américain d’avoir les mains “tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens”, dans une référence apparente à la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les Etats-Unis s’étaient associés.La veille, M. Trump avait de nouveau menacé de “frapper très fort” l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants. Le président américain a même avancé vendredi que l’ayatollah Khamenei chercherait à quitter le pays, affirmant: “il cherche à aller quelque part”.- “Peur de son peuple” – Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a demandé vendredi à Donald Trump d’intervenir sans tarder en Iran. Il avait auparavant appelé les Iraniens à une nouvelle démonstration de force dans les rues pour “affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime”.Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Des ONG ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des manifestants.Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé les méthodes utilisées “pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques”, y voyant “une politique d’Etat bien ancrée”.  Selon le groupe de défense des droits humains Haalvsh, qui évoque un nombre indéterminé de victimes, des manifestants ont été pris pour cible à Zahedan (sud-est) après la prière du vendredi.La France a appelé les autorités iraniennes “à la plus grande retenue” dans leur réponse à ce mouvement. L’UE a condamné une violence “inacceptable” et dénoncé la coupure d’internet, signe d’un “régime qui a peur de son peuple”.Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé vendredi une enquête “rapide” et “indépendante” sur les manifestants tués.

Venezuela: angoisse et frustration de proches dans l’attente de leur libération

Dilsia Caro dit avoir dormi à même le sol devant la prison de Rodéo I, dans la banlieue de Caracas. “Je ne bougerai pas d’ici”, assure celle qui espère voir son conjoint figurer parmi les prisonniers censés être relâchés par les autorités.Des dizaines de proches de dissidents ou militants détenus au Venezuela affluent vendredi devant …

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40 roses blanches, l’hommage bouleversant aux victimes de l’incendie en Suisse

Portant un seau à la main rempli de roses blanches, Azeddine Mekrabech a fait le déplacement vendredi à Crans-Montana, alors que la Suisse entière rendait hommage aux dizaines d’adolescents et jeunes adultes qui y ont perdu la vie dans un incendie la nuit du nouvel an.Une bâche protège désormais de la neige les innombrables fleurs, …

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Incendie de Crans-Montana : la Suisse se recueille, un des propriétaires incarcéré

Cloches, silence et discours : une grande partie de la population suisse a rendu hommage vendredi, jour de deuil national, aux victimes de l’incendie dramatique la nuit du nouvel an d’un bar de la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés.La journée a aussi été marquée par le placement en détention préventive d’un des deux propriétaires français de l’établissement, Jacques Moretti, le principal mis en cause dans cette affaire par le ministère public du canton à Sion, la capitale régionale.Cette mesure était réclamée depuis une semaine par les avocats des familles des victimes, très critiques sur la façon dont la procédure est menée par les autorités cantonales.Partout en Suisse, les autorités ont voulu placer ce 9 janvier sous le signe du recueillement. Dans les 26 cantons de la Confédération, une grande partie de la population a observé avant 14H00 (13H00 GMT) une minute de silence suivie par le tintement des cloches des églises.A Genève, Sion ou encore Zurich, ce silence a été respecté dans les entreprises, les administrations, les écoles et même dans la rue, où des passants se sont souvent arrêtés de marcher lorsque les sonneries des cloches ont retenti.- “Consterné” -Le volet officiel s’est déroulé à Martigny, dans le Valais, devant un millier de personnes, parmi lesquelles le chef de l’Etat français Emmanuel Macron et son homologue italien Sergio Mattarella, dont les pays ont été particulièrement endeuillés avec respectivement neuf et six morts, ainsi que de nombreux blessés.Dans son discours, le président de la Confédération suisse Guy Parmelin a souligné que son pays demeurait “consterné” par la tragédie et a appelé les autorités judiciaires à mettre “les manquements au grand jour et à les sanctionner”.Cette “nuit d’horreur” a fait de “la Suisse tout entière une seule et même famille d’affligés”, a-t-il poursuivi. A Crans-Montana, recouverte d’un épais manteau de neige vendredi, plusieurs centaines d’habitants, de touristes et de secouristes ont pu suivre en direct la cérémonie sur écran géant, certains parvenant mal à retenir leurs larmes. Devant le bar Le Constellation, ravagé par les flammes, un autel orné de fleurs, de bougies, de peluches et de photos des victimes était recouvert d’une toile blanche pour le protéger des flocons.”J’ai tenu comme Valaisan à être présent avec ma famille et mes petits-enfants pour témoigner aussi notre soutien, notre solidarité”, a confié à l’AFP Wilhelm Shnyder, un homme de 60 ans qui vit dans la partie alémanique du canton.- “Inimaginable” -Des personnes de 19 nationalités ont été frappées par la tragédie qui a fait 40 morts, dont la moitié sont des mineurs, et 116 blessés en majorité grièvement brûlés, dont 83 demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse mais aussi en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique.En marge des hommages, le propriétaire Jacques Moretti – connu de la justice française et condamné pour une affaire de proxénétisme en 2008 – a été auditionnéà Sion pendant plus de six heures avec son épouse et copropriétaire Jessica.Il a été emmené à bord d’un fourgon en milieu d’après-midi. Le ministère public cantonal a annoncé l’avoir placé en détention provisoire, estimant que “compte tenu de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation en Suisse et à l’étranger”, le risque de fuite était “concret”.Sa femme a quant à elle pu ressortir libre et s’est pour la première fois présentée devant une poignée de médias, dont l’AFP.”Mes pensées constantes vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd’hui”, a-t-elle brièvement confié, les traits tirés et le souffle court. “C’était une tragédie inimaginable. Et jamais, jamais on n’aurait pu imaginer ça. Et ça c’est passé dans notre établissement et je tiens à m’excuser”, a-t-elle poursuivi avant de s’éclipser.La détention de son mari doit être confirmée dans un délai de 48 heures par le Tribunal des mesures de contrainte, a indiqué à la presse un des avocats du couple, Patrick Michod.Le couple est soupçonné d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a estimé à Rome que l’incendie n’était pas un “simple accident” mais le résultat de trop de négligences et de la recherche de “l’argent facile”, promettant justice aux familles des victimes.Mardi, la commune de Crans-Montana avait reconnu qu’aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019, ce qui a suscité la consternation des familles de victimes.D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame a été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec une mousse insonorisante dont était garni le plafond du sous-sol de l’établissement, en bas d’un immeuble de cette station cossue du Valais. Des interrogations portent aussi sur la présence d’extincteurs et la conformité des voies de sortie.L'”embrasement généralisé” et soudain du local a piégé les clients, principalement des adolescents et de jeunes adultes. En cette soirée de la Saint-Sylvestre, le bar était bondé et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des bousculades de personnes tentant désespérément de sortir.bur-nl-apo-ag/lpt