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Washington va appliquer au 1er août des surtaxes douanières aux pays récalcitrants

L’administration américaine compte appliquer à partir du 1er août les vastes droits de douane annoncés début avril, puis rapidement suspendus le temps de négocier avec l’ensemble des pays mais, à quelques jours de la date butoir, seuls deux accords ont officiellement été conclus.Le ministre américain du Trésor, Scott Bessent, a déclaré dimanche matin que faute d’accord avec Washington dans les prochains jours, les droits de douane — pouvant atteindre 50% — entreraient en vigueur le 1er août.Le 9 juillet avait auparavant été fixé comme date butoir, jusqu’à ce que le président Donald Trump dise vendredi, sans développer, que les pays concernés ne commenceraient à payer qu’à partir du 1er août.”Le président Trump va envoyer des courriers à certains de nos partenaires commerciaux disant que s’ils ne font pas avancer les choses alors, le 1er août, ils retourneront, tel un boomerang, au niveau des droits de douane du 2 avril”, a expliqué M. Bessent, sur la chaîne CNN.Il a expliqué qu’une centaine de lettres allaient être envoyées “à des petits pays avec lesquels nous ne commerçons pas beaucoup”, mais que l’administration “se concentrait” sur les “18 importantes relations commerciales qui représentent 95% de notre déficit” commercial.Le président américain a annoncé que les premières lettres seront envoyées lundi à 16H00 GMT.Interrogé dimanche en fin d’après-midi par des journalistes, Donald Trump a expliqué que “douze, peut-être quinze lettres” allaient être envoyées dès lundi, puis d’autres les jours suivants.”Et nous avons aussi conclu des accords”, a-t-il affirmé, sans autre détail. “Je pense que nous allons avoir la plupart des pays d’ici au 9 juillet, soit avec un courrier soit avec un accord”.A ses côtés, le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a confirmé que les surtaxes douanières entreraient en vigueur au 1er août “mais le président est en train de déterminer en ce moment les taux et les accords”.A ce stade, deux accords ont été annoncés, avec le Royaume-Uni et le Vietnam.M. Bessent a anticipé, face à l’approche de l’échéance, “plusieurs annonces importantes dans les prochains jours” malgré “beaucoup de résistance en face”.S’exprimant peu après sur CBS, le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Kevin Hassett, a également affirmé qu’il allait “y avoir des accords” — peut-être de “dernière minute” — mais sans avancer de nombre.”Je ne suis pas impliqué dans les détails des discussions, mais j’entends de bonnes choses sur les négociations avec l’Europe” et “avec l’Inde”, a-t-il dit.- “Maximum de pression” -“La stratégie (américaine) est d’appliquer un maximum de pression”, a expliqué M. Bessent, citant en exemple l’Union européenne.”L’Union européenne a été très lente à venir à la table des négociations jusqu’à ce que (…) le président Trump menace de 50% de droits de douane”, a déclaré le ministre. “Dans les heures qui ont suivi, cinq dirigeants européens l’ont appelé et Ursula von der Leyen, la cheffe de l’UE, était au téléphone”.”L’UE fait de très bons progrès”, a-t-il noté.Le ministre français de l’Economie, Eric Lombard, a dit samedi espérer un accord “ce weekend”, estimant que, à défaut, l’UE devrait répondre avec “plus de vigueur”.Le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, a affirmé dimanche qu’il ne “transigerait pas facilement” dans les négociations avec Washington.Réunis au Brésil, les Brics ont pour leur part exprimé leurs “sérieuses préoccupations” face à des droits de douane “unilatéraux”.Donald Trump a menacé dimanche d’imposer 10% de droits de douane supplémentaires aux pays qui “s’alignent” sur les Brics, un groupe de dix grands pays émergents.”Tout pays s’alignant sur les politiques anti-américaines des Brics se verra appliquer un droit de douane SUPPLEMENTAIRE de 10%. Il n’y aura pas d’exception à cette politique”, a-t-il écrit sur la plateforme Truth Social, sans plus de précisions.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane une arme politique.Ces derniers pourraient varier d’un pays à l’autre, de la Chine à l’Union européenne, d’une fourchette de 10% à 20% à une autre, bien plus élevée, de 60% à 70%, a mis en garde le président américain.Des taxes qui suscitent des craintes concernant leur impact sur l’économie américaine et le commerce mondial.Interrogé à propos du risque d’inflation dimanche sur Fox News, Scott Bessent a répondu qu’il fallait distinguer “l’inflation et les ajustements ponctuels des prix”.”L’inflation est un phénomène monétaire généralisé. Ce n’est pas ce que nous allons observer. Et, jusqu’à présent, nous n’avons même pas constaté les ajustements ponctuels des prix”, a-t-il souligné.

Effondrements rue d’Aubagne à Marseille: un jugement attendu par toute une ville

La justice rend lundi son jugement dans le procès des effondrements de la rue d’Aubagne, pour dire si un ou plusieurs des 16 prévenus peut être tenu pour responsable de ce drame du logement indigne qui a traumatisé Marseille en 2018.Qui de l’adjoint au maire, de l’expert, du syndic ou des copropriétaires a commis une éventuelle faute pénale ? De l’avis de tous, le débat juridique est extrêmement complexe et le président Pascal Gand, qui doit rendre sa décision à partir de 10H00, pourrait prendre un temps significatif pour expliquer une décision murie pendant sept mois.”Le tribunal a une grande responsabilité, mais qu’il soit sûr que nous, les familles, on croit dans leur travail, on croit dans leur conscience”, dit à l’AFP Liliana Lalonde, mère de Julien Lalonde, mort à 30 ans dans ce drame avec sept autres locataires du 65 rue d’Aubagne, en plein centre-ville.Elle espère “un message fort, à savoir des punitions, des condamnations qui puissent les faire réfléchir et surtout les convaincre qu’ils ne peuvent plus continuer (comme avant). Parce qu’à mes yeux ils sont tous responsables, à différents degrés, mais tous responsables”.Le procès, qui s’est tenu pendant un mois et demi à l’automne, était bien plus qu’une simple affaire judiciaire et la “salle des procès hors normes” avait accueilli toute la colère et la tristesse de la ville.Au fil des audiences, les larmes avaient abondamment coulé face aux récits des parcours lumineux ou cabossés des victimes. Notamment à l’évocation du petit El Amine, fils d’Ouloume Saïd Hassani, “parti le matin avec son cartable et le soir, plus de maman, plus de vêtements, plus rien”.Les débats ont permis d’établir que les effondrements des numéros 63 (vide) et 65 étaient inéluctables vu l’état du bâti. Mais aucune mise à l’abri des locataires du 65 n’avait été décidée et les travaux entrepris s’étaient avérés inefficaces voire contreproductifs.L’instruction avait renvoyé devant le tribunal quatre personnes: Julien Ruas, adjoint du maire LR de l’époque Jean-Claude Gaudin, l’architecte Richard Carta qui avait expertisé l’immeuble moins de trois semaines avant son effondrement, et deux personnes morales, le syndic du 65, le cabinet Liautard, et le bailleur social propriétaire du numéro 63, laissé à l’état de ruine par Marseille Habitat.Insuffisant pour certaines parties civiles qui avaient cité à comparaître une douzaine de personnes supplémentaires, dont des copropriétaires.Au final, 16 personnes morales et physiques ont été jugées pour différents délits, notamment homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité, cinq ans de prison maximum, et soumission de personnes vulnérables dont au moins un mineur à des conditions d’hébergement indigne, jusqu’à dix ans d’emprisonnement.- Quid des copropriétaires ? -Le tribunal va-t-il condamner les propriétaires, qui n’avaient pas été poursuivis par le juge d’instruction ? Le procureur, Michel Sastre, avait suivi les parties civiles sur ce point, estimant que les copropriétaires avaient bien “connaissance des problèmes structurels de l’immeuble” mais avaient “joué la montre” pour “dépenser le plus tard et le moins possible”.Il avait même requis à l’encontre de Xavier Cachard, élu régional qui avait au moment des faits la double casquette de propriétaire et avocat du syndic, la peine la plus lourde: cinq ans de prison dont trois ferme.Des peines significatives avaient aussi été réclamées contre Richard Carta, l’expert-architecte (trois ans de prison dont deux ferme) et Julien Ruas (trois ans de prison), seul élu municipal poursuivi dans cette affaire qui avait jeté une lumière crue sur l’inaction de l’équipe de Jean-Claude Gaudin, dont le parti perdra la mairie deux ans plus tard face à une coalition gauche-écologistes-société civile.Durant les débats, les prévenus avaient contesté en bloc, les avocats plaidant des relaxes en cascade. Julien Ruas, chargé de la prévention de la gestion des risques urbains, avait dit refuser “d’endosser toutes les responsabilités de la mairie de Marseille”.A Marseille, où l’habitat indigne prospère sur la précarité, ces décisions comptent. Depuis le drame, la justice de la deuxième ville de France n’hésite d’ailleurs plus à envoyer les marchands de sommeil en prison, comme en mars le propriétaire d’une trentaine de studios insalubres dans une ex-résidence universitaire.

Von der Leyen face aux eurodéputés: motion de censure sans risque mais secousses en vue

Trois jours avant un vote de censure sans danger pour la Commission européenne, Ursula von der Leyen doit répondre dès lundi soir aux interpellations des eurodéputés qui critiquent sa gestion très centralisée et le manque de transparence de l’exécutif. Pas de suspense. La motion de censure initiée par une partie de l’extrême droite n’a quasiment aucune chance de renverser la dirigeante allemande lors du vote prévu jeudi midi. Mais un an après les élections européennes, le débat va permettre aux opposants d’Ursula von der Leyen de se compter dans l’hémicycle de Strasbourg. Et il pourrait aussi servir à régler quelques comptes au sein de la majorité “pro-européenne”, où les sociaux-démocrates et les centristes critiquent régulièrement la toute puissance de la droite et le pouvoir de plus en plus vertical de la présidente de la Commission.Attendue dans l’hémicycle, la dirigeante aura l’occasion de répondre à ses détracteurs.La motion de censure a été initiée par l’eurodéputé roumain d’extrême droite Gheorghe Piperea, qui fustige le manque de transparence de la cheffe de la Commission dans le “Pfizergate”.Mme von der Leyen n’a jamais rendu public un échange de SMS avec le PDG de Pfizer Albert Bourla pendant la pandémie de Covid, quand l’Union européenne négociait l’achat de vaccins auprès du laboratoire américain.L’affaire a valu à la Commission des plaintes de diverses associations et personnalités opposées aux vaccins, ainsi que du New York Times qui a cherché en vain à accéder aux messages en question.- “Marionnettes de Poutine” -Gheorghe Piperea accuse aussi la Commission européenne “d’ingérences” dans l’élection présidentielle en Roumanie, remportée par le pro-européen Nicusor Dan en mai.Le nationaliste Calin Georgescu était arrivé en tête d’un précédent scrutin en novembre, mais l’élection avait été annulée par la Cour constitutionnelle roumaine en raison d’irrégularités et de soupçons d’ingérences de la Russie. Entretemps, la Commission européenne avait haussé le ton contre le réseau social TikTok, soupçonné d’avoir manqué à ses obligations et d’avoir ouvert la porte aux possibles manipulations russes.Même si Gheorghe Piperea devrait recevoir le soutien d’une partie de l’extrême droite, dont le Français Jordan Bardella, sa tentative de renverser l’équipe von der Leyen paraît vouée à l’échec.Le groupe politique ECR, auquel appartient l’élu roumain, a déjà pris ses distances. Car y siègent les eurodéputés italiens du parti de Giorgia Meloni, plus conciliants avec Mme von der Leyen.De son côté, le PPE, premier groupe de l’hémicycle, fait bloc autour de la présidente de la Commission, issue de ses rangs.Le chef du groupe, l’Allemand Manfred Weber, a ainsi brocardé “les marionnettes de Poutine au Parlement européen” qui “tentent de saper l’unité de l’Europe et de faire tomber la Commission en cette période de turbulences mondiales et de crise économique”. “C’est une honte pour les citoyens européens”, a-t-il lancé.Sans voter la censure, les alliés sociaux-démocrates et centristes pourraient réclamer des gages à Mme von der Leyen.Dans une Europe de plus en plus à droite, la majorité “pro-européenne” a été mise à rude épreuve pendant l’année. Gauche et centristes ont régulièrement reproché au PPE ses ambigüités vis-à-vis de l’extrême droite, notamment pour remettre en cause des lois environnementales.Pour la cheffe du groupe centriste, la Française Valérie Hayer, qui ne votera “évidemment pas” la censure, ce débat peut être un “vrai moment de clarification politique”: “on va demander au PPE clairement avec qui il veut travailler”.Autre grief: la gestion de plus en plus centralisée d’Ursula von der Leyen au sein d’une Commission à sa main pour ce second mandat. La présidente de l’exécutif “pilote tout”, glissait Valérie Hayer il y a quelques semaines à l’AFP. Et un épisode récent a provoqué la colère de cette macroniste.Sans prévenir, la Commission a menacé de retirer une loi contre le greenwashing (écoblanchiment) des entreprises, pourtant en cours de négociation au Parlement européen.Une sortie ressentie comme un affront par les eurodéputés, nombreux à dénoncer une remise en cause de leurs prérogatives.Jamais une Commission n’a été censurée à Strasbourg, malgré un cas particulier en mars 1999. Avant un vote perdu d’avance, le collège présidé par le Luxembourgeois Jacques Santer avait pris les devants en démissionnant à la suite d’un rapport accablant sur sa “lourde responsabilité” dans des affaires de fraude.

Trump raille le troisième parti annoncé par Musk, le duel des anciens alliés continue

Donald Trump et son ancien allié Elon Musk ont repris leur duel de plus belle ce weekend, le président américain raillant le projet de création d’un troisième parti politique aux Etats-Unis annoncé par l’homme le plus riche du monde.”Je pense que c’est ridicule de lancer un troisième parti. Nous connaissons un formidable succès avec le Parti républicain”, a déclaré M. Trump à des journalistes depuis le New Jersey, avant d’embarquer dans son avion pour rentrer à Washington.”Les démocrates sont perdus, mais il y a toujours eu un système bipartite et je pense que lancer un troisième parti ajoute simplement de la confusion”, a poursuivi le chef de l’Etat. “Les troisièmes partis n’ont jamais fonctionné”, a-t-il asséné.”Il peut s’amuser autant qu’il veut avec ça, mais je pense que c’est ridicule”, a conclu M. Trump.Peu après, le président américain publiait sur son réseau Truth Social une logorrhée contre son ancien partenaire, se disant “peiné de voir Elon Musk +dérailler+ complètement” et “devenir tout simplement une CATASTROPHE ces cinq dernières semaines”.MM. Musk et Trump ont pourtant été très proches.Elon Musk – propriétaire de Tesla, SpaceX et du réseau social X, entre autres – a contribué à hauteur de plus de 270 millions de dollars à la campagne du républicain pour la Maison Blanche.Il a aussi piloté la Commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge) destinée à réduire drastiquement les dépenses fédérales. Il était un habitué du Bureau ovale.Il a quitté Doge en mai pour reprendre en main ses entreprises et, en particulier, Tesla dont l’image et les ventes ont souffert dans le monde du fait de cette collaboration.Peu après, les deux hommes ont durement et publiquement commencé à ferrailler au sujet du projet de loi budgétaire de Donald Trump.Fermement opposé à ce texte, dont il dénonce l’impact sur les finances publiques, Elon Musk avait promis de lancer son propre parti politique si le texte était adopté.- “Parti de l’Amérique” -Il a mis sa menace à exécution samedi, au lendemain de la promulgation en grande pompe de la “grande et belle loi” de Donald Trump, en annonçant la création de sa formation, le “Parti de l’Amérique” (America Party).Il a expliqué qu’il comptait concentrer ses efforts sur “deux ou trois sièges du Sénat et huit à dix” de la Chambre des Représentants pour les élections de mi-mandat en 2026.”Etant données les faibles marges aux législatives, cela serait suffisant pour faire pencher la balance pour les lois contestées”, a-t-il souligné.”Il veut lancer un troisième parti politique, alors même que ce type de parti n’a jamais prospéré aux Etats-Unis. Le système ne semble pas conçu” pour ça, a estimé le président sur Truth Social.”La seule chose à laquelle les Troisièmes Partis sont bons, c’est à créer une Perturbation Complète et Totale, et le Chaos, et cela suffit avec les Démocrates d’extrême gauche”, a-t-il lancé.Donald Trump a rappelé ensuite que sa loi budgétaire prévoyait la suppression des aides à l’achat des véhicules électriques.”En plongeant encore plus avant dans la politique (…) Musk part exactement dans la direction opposée de ce que les actionnaires/investisseurs de Tesla veulent qu’il fasse pendant cette période cruciale” pour l’entreprise, a estimé dimanche Dan Ives, analyste de Wedbush.”Si les plus fervents supporteurs de Musk le soutiendront coûte que coûte (…) il y a un sentiment général d’épuisement de la part de nombreux investisseurs de Tesla” concernant ses ambitions politiques, ajoute l’expert, pour qui le “soulagement initial” de son départ de Doge a été “de courte durée”.Pour le ministre américain des Finances, Scott Bessent, Elon Musk doit se consacrer à ses entreprises plutôt qu’à faire de la politique.”Je pense que les conseils d’administration de ses différentes entreprises voulaient qu’il revienne diriger ces entreprises, ce à quoi il est meilleur que quiconque”, a réagi M. Bessent, interrogé sur CNN pour savoir si l’annonce de M. Musk inquiétait l’administration Trump.Et de conclure: “les principes” défendus par la commission dirigée par M. Musk ont “été très populaires” mais, “lorsque l’on regarde les sondages, Elon ne l’était pas”.

Près de 80 morts dans les inondations au Texas, l’espoir de retouver des survivants s’amenuise

Le bilan des inondations au Texas, dans le sud des Etats-Unis, avoisine désormais les 80 morts et va encore s’alourdir, ont annoncé dimanche les autorités locales, à mesure que l’espoir de retrouver une dizaine enfants encore portées disparues s’amenuise.Donald Trump a annoncé qu’il se rendrait “probablement” sur place vendredi. “C’est une catastrophe comme l’on n’en a pas vu en 100 ans et c’est tout simplement atroce de voir ce qu’il se passe”, a-t-il déclaré à des journalistes depuis le New Jersey, avant d’embarquer dans son avion pour rentrer à Washington.Le président américain a par ailleurs réfuté tout lien entre les coupes budgétaires dans les services météorologiques nationaux et le lourd bilan. “Je ne crois pas”, a-t-il répondu à une question sur l’utilité de réembaucher dans ces services une partie du personnel licencié.Des habitants se sont plaints au cours du week-end de ne pas avoir été avertis suffisamment tôt des risques d’inondations qui ont fait près de 80 morts.Le seul comté de Kerr, le plus touché, déplore désormais 68 morts, “40 adultes et 28 enfants”, a déclaré le shérif du comté, Larry Lethia, lors d’une conférence de presse.Parmi les quelque 750 enfants participant à un camp d’été chrétien pour filles sur les rives du fleuve Guadalupe, dix fillettes restaient introuvables, tout comme un moniteur, a précisé le shérif.Aux morts recensés dans ce comté s’ajoutent dix décès dénombrés dans des comtés voisins, a annoncé le gouverneur du Texas, Greg Abbott, dans une conférence de presse.”Sur tout l’Etat, dans les zones touchées par les inondations, nous avons identifié 41 personnes portées disparues”, a-t-il souligné, précisant que le nombre réel était sans doute plus important car de nombreux vacanciers campaient dans la région en ce week-end prolongé.”Nous allons voir le bilan monter aujourd’hui et demain”, à mesure que des corps sont retrouvés, a prévenu le directeur de la Sûreté publique du Texas, le colonel Freeman Martin.- Alerte maintenue -Ces crues subites ont été provoquées par des pluies diluviennes dans le centre de l’Etat très tôt vendredi, jour de la fête nationale américaine, qui ont fait monter les eaux du Guadalupe de huit mètres en seulement 45 minutes. Il est soudain tombé près de 300 millimètres/heure de pluie, soit un tiers des précipitations annuelles moyennes.A Hunt, la localité où se trouve le camp d’été, 50 bénévoles sont venus de plusieurs villes du Texas pour participer aux recherches, par petits groupes de deux ou trois.Adam Durda, 45 ans, a fait trois heures de route avec sa femme, Amber, pour tenter de retrouver quatre jeunes d’une vingtaine d’années qui logeaient dans une maison “emportée par les flots”, à la demande de la famille de l’une d’entre elles, explique-t-il à l’AFP.Un autre bénévole, Justin Morales, 36 ans, confie avoir découvert avec ses compagnons les corps de trois fillettes, dont une des pensionnaires du camp d’été portées disparues.”Nous sommes contents de pouvoir aider les familles à faire leur deuil”, dit-il. Donald Trump, qui a dépêché sur place samedi sa ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a signé une déclaration de catastrophe afin de fournir au Texas les moyens du gouvernement fédéral. “Il y a actuellement plus de 400 secouristes de plus de 20 agences déployées dans le comté”, a indiqué le shérif Lethia.Des hélicoptères ainsi que des drones sont engagés dans les recherches et la Garde nationale du Texas ainsi que les garde-côtes des Etats-Unis ont envoyé des renforts.Le pape américain Léon XIV a exprimé dimanche ses “sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu des êtres chers, en particulier leurs filles qui se trouvaient dans un camp d’été lors de la tragédie”, dans une déclaration en anglais au terme de la prière de l’Angélus.Les services météorologiques maintenaient dimanche leur alerte aux inondations jusqu’à 19H00 locales (lundi minuit GMT).Les crues soudaines, provoquées par des pluies torrentielles que le sol asséché ne peut pas absorber, ne sont pas rares. Mais selon la communauté scientifique, le changement climatique provoqué par l’activité humaine a rendu plus fréquents et plus intenses les événements météorologiques comme les crues, les sécheresses et les canicules.

Près de 80 morts dans les inondations au Texas, l’espoir de retouver des survivants s’amenuise

Le bilan des inondations au Texas, dans le sud des Etats-Unis, avoisine désormais les 80 morts et va encore s’alourdir, ont annoncé dimanche les autorités locales, à mesure que l’espoir de retrouver une dizaine enfants encore portées disparues s’amenuise.Donald Trump a annoncé qu’il se rendrait “probablement” sur place vendredi. “C’est une catastrophe comme l’on n’en a pas vu en 100 ans et c’est tout simplement atroce de voir ce qu’il se passe”, a-t-il déclaré à des journalistes depuis le New Jersey, avant d’embarquer dans son avion pour rentrer à Washington.Le président américain a par ailleurs réfuté tout lien entre les coupes budgétaires dans les services météorologiques nationaux et le lourd bilan. “Je ne crois pas”, a-t-il répondu à une question sur l’utilité de réembaucher dans ces services une partie du personnel licencié.Des habitants se sont plaints au cours du week-end de ne pas avoir été avertis suffisamment tôt des risques d’inondations qui ont fait près de 80 morts.Le seul comté de Kerr, le plus touché, déplore désormais 68 morts, “40 adultes et 28 enfants”, a déclaré le shérif du comté, Larry Lethia, lors d’une conférence de presse.Parmi les quelque 750 enfants participant à un camp d’été chrétien pour filles sur les rives du fleuve Guadalupe, dix fillettes restaient introuvables, tout comme un moniteur, a précisé le shérif.Aux morts recensés dans ce comté s’ajoutent dix décès dénombrés dans des comtés voisins, a annoncé le gouverneur du Texas, Greg Abbott, dans une conférence de presse.”Sur tout l’Etat, dans les zones touchées par les inondations, nous avons identifié 41 personnes portées disparues”, a-t-il souligné, précisant que le nombre réel était sans doute plus important car de nombreux vacanciers campaient dans la région en ce week-end prolongé.”Nous allons voir le bilan monter aujourd’hui et demain”, à mesure que des corps sont retrouvés, a prévenu le directeur de la Sûreté publique du Texas, le colonel Freeman Martin.- Alerte maintenue -Ces crues subites ont été provoquées par des pluies diluviennes dans le centre de l’Etat très tôt vendredi, jour de la fête nationale américaine, qui ont fait monter les eaux du Guadalupe de huit mètres en seulement 45 minutes. Il est soudain tombé près de 300 millimètres/heure de pluie, soit un tiers des précipitations annuelles moyennes.A Hunt, la localité où se trouve le camp d’été, 50 bénévoles sont venus de plusieurs villes du Texas pour participer aux recherches, par petits groupes de deux ou trois.Adam Durda, 45 ans, a fait trois heures de route avec sa femme, Amber, pour tenter de retrouver quatre jeunes d’une vingtaine d’années qui logeaient dans une maison “emportée par les flots”, à la demande de la famille de l’une d’entre elles, explique-t-il à l’AFP.Un autre bénévole, Justin Morales, 36 ans, confie avoir découvert avec ses compagnons les corps de trois fillettes, dont une des pensionnaires du camp d’été portées disparues.”Nous sommes contents de pouvoir aider les familles à faire leur deuil”, dit-il. Donald Trump, qui a dépêché sur place samedi sa ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a signé une déclaration de catastrophe afin de fournir au Texas les moyens du gouvernement fédéral. “Il y a actuellement plus de 400 secouristes de plus de 20 agences déployées dans le comté”, a indiqué le shérif Lethia.Des hélicoptères ainsi que des drones sont engagés dans les recherches et la Garde nationale du Texas ainsi que les garde-côtes des Etats-Unis ont envoyé des renforts.Le pape américain Léon XIV a exprimé dimanche ses “sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu des êtres chers, en particulier leurs filles qui se trouvaient dans un camp d’été lors de la tragédie”, dans une déclaration en anglais au terme de la prière de l’Angélus.Les services météorologiques maintenaient dimanche leur alerte aux inondations jusqu’à 19H00 locales (lundi minuit GMT).Les crues soudaines, provoquées par des pluies torrentielles que le sol asséché ne peut pas absorber, ne sont pas rares. Mais selon la communauté scientifique, le changement climatique provoqué par l’activité humaine a rendu plus fréquents et plus intenses les événements météorologiques comme les crues, les sécheresses et les canicules.

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Le bilan des inondations au Texas, dans le sud des Etats-Unis, avoisine désormais les 80 morts et va encore s’alourdir, ont annoncé dimanche les autorités locales, à mesure que l’espoir de retrouver une dizaine enfants encore portées disparues s’amenuise.Donald Trump a annoncé qu’il se rendrait “probablement” sur place vendredi. “C’est une catastrophe comme l’on n’en …

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Gaza: les négociations ont commencé à Doha, Trump espère un accord “cette semaine”

Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas palestinien en vue d’un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages à Gaza ont commencé dimanche soir à Doha, à la veille d’une rencontre à Washington entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump, lequel espère un accord “cette semaine”.”Les discussions portent sur les mécanismes de mise en oeuvre” de l’accord et un “échange” d’otages retenus à Gaza contre des Palestiniens détenus en Israël, a indiqué à l’AFP une source palestinienne proche des négociations, qui se font par l’intermédiaire de médiateurs.Le président américain Donald Trump a estimé dimanche qu’il existait “de bonnes chances” de parvenir à un accord.”Nous avons déjà fait sortir beaucoup d’otages, mais en ce qui concerne les otages restants, un bon nombre vont sortir. Nous pensons y parvenir cette semaine”, a-t-il déclaré à des journalistes.Avant de s’envoler pour les Etats-Unis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé que sa rencontre avec Donald Trump pouvait “contribuer à faire avancer ce résultat que nous espérons tous”.Le président américain pousse pour une trêve dans la bande de Gaza, plongée dans une situation humanitaire critique après 21 mois de guerre.Benjamin Netanyahu a indiqué avoir donné à ses négociateurs des “instructions claires”: parvenir à un accord “aux conditions que nous avons acceptées”.Le dirigeant israélien avait jugé “inacceptables” samedi les “changements que le Hamas cherche à apporter à la proposition” initialement parrainée par les Etats-Unis et transmise par les médiateurs qatari et égyptien.- “Mission importante” -Selon des sources palestiniennes proches des discussions, la proposition comprend une trêve de 60 jours, pendant laquelle le Hamas relâcherait dix otages encore en vie et remettrait des corps de captifs morts, en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Les changements réclamés par le mouvement islamiste, d’après ces sources, portent sur les modalités du retrait des troupes israéliennes de Gaza, des garanties qu’il souhaite obtenir sur l’arrêt des hostilités après les 60 jours, et sur une reprise en main de la distribution de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues.M. Netanyahu a une “mission importante” à Washington, a déclaré le président israélien Isaac Herzog après l’avoir rencontré dimanche matin: “faire avancer un accord pour ramener tous nos otages à la maison”.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, à l’origine de la guerre, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023, puis une deuxième de deux mois début 2025, ont permis le retour de nombreux otages en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Le 18 mars, faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris son offensive à Gaza, où le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par les Etats-Unis, l’Union européenne et Israël, a pris le pouvoir en 2007.  – “La faim comme arme de guerre” -Dans la bande de Gaza, dont les plus de deux millions d’habitants, maintes fois déplacés, vivent dans des conditions terribles selon l’ONU et les ONG, 26 Palestiniens ont été tués dimanche par les bombardements israéliens, selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile.Interrogée par l’AFP sur les faits rapportés par M. Bassal, l’armée israélienne a dit ne pas être en mesure de les commenter dans l’immédiat.Compte tenu des restrictions imposées aux médias et des difficultés d’accès à Gaza, il est extrêmement difficile pour l’AFP de vérifier de manière indépendante les affirmations des différentes parties.Vendredi, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a recensé au moins 613 personnes tuées lors de distributions d’aide à Gaza entre le 26 mai et le 27 juin, dont 509 près des seuls centres de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël.Le président brésilien Lula a accusé dimanche Israël de commettre un “génocide” dans le territoire palestinien assiégé, affamé et dévasté par la guerre. “Nous ne pouvons pas rester indifférents face au génocide perpétré par Israël à Gaza, le massacre de civils innocents et l’usage de la faim comme arme de guerre”, a dit Luiz Inacio Lula da Silva lors de son discours d’ouverture du sommet des Brics, à Rio de Janeiro.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Au moins 57.418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les représailles israéliennes à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.