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Trump reçoit Netanyahu à la recherche d’un accord à Gaza

Donald Trump, qui se dit déterminé à mettre fin à la guerre à Gaza, a reçu Benjamin Netanyahu à dîner à la Maison Blanche lundi soir, lequel a dit avoir présenté le président américain pour le Nobel de la Paix.La troisième visite à Washington du Premier ministre israélien M. Netanyahu depuis le retour au pouvoir de Donald Trump intervient à un moment crucial, le président américain espérant profiter de l’élan donné par la récente trêve entre Israël et l’Iran après une guerre de 12 jours.”Je ne pense pas qu’il y ait de blocage. Je pense que les choses se passent très bien”, a déclaré M. Trump aux journalistes au début du dîner, lorsqu’on lui a demandé ce qui empêchait la conclusion d’un accord de paix.Assis l’un en face de l’autre autour d’une grande table, le président américain s’est dit convaincu que le Hamas était prêt à accepter un cessez-le-feu à Gaza. “Ils veulent une rencontre et ils veulent ce cessez-le-feu”, a-t-il dit.Le Premier ministre israélien a lui annoncé avoir présenté la nomination du président américain pour le prix Nobel de la paix, en lui remettant la lettre qu’il a envoyée au comité Nobel.”A l’heure où nous parlons, il rétablit la paix dans un pays (après l’autre), dans une région après l’autre”, a loué M. Netanyahu.La rencontre lundi intervient en pleins pourparlers indirects entre Israël et le Hamas.Depuis dimanche, deux sessions de pourparlers indirects entre Israël et le Hamas se sont tenues à Doha, selon des sources palestiniennes proches des négociations. “Aucune percée” n’a été encore réalisée, a indiqué à l’AFP l’une d’elles.Mardi matin, l’armée israélienne a annoncé que cinq soldats avaient été tués et deux autres grièvement blessés au combat dans le nord de la bande de Gaza.L’émissaire américain Steve Witkoff doit se rendre dans la semaine à Doha, selon la Maison Blanche.Auparavant, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait indiqué que “la priorité absolue du président au Moyen-Orient est de mettre fin à la guerre à Gaza et le retour de tous les otages”.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël, à laquelle l’armée a riposté en lançant une offensive d’envergure à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire.Dimanche, Donald Trump a estimé qu’il existait “de bonnes chances” de parvenir à un accord “cette semaine”.Les négociations indirectes, menées via les médiateurs qatari, égyptien et américain, portent “sur les mécanismes de mise en oeuvre” d’un accord de cessez-le-feu et d’un “échange” d’otages retenus à Gaza contre des Palestiniens détenus en Israël, selon un responsable palestinien.- “Inacceptables” – La délégation du Hamas se trouvait dans une salle et la délégation israélienne dans une autre, dans le même bâtiment, a-t-il précisé.”Le Hamas est sérieux et soucieux d’aboutir à un accord pour mettre fin à la guerre et à la souffrance de notre peuple, à condition que la partie israélienne fasse preuve de bonne foi et ne cherche pas à entraver ou à faire traîner le processus”, a affirmé le responsable palestinien.Lundi soir, M. Netanyahu a de nouveau exclu la création d’un Etat palestinien à part entière, affirmant qu’Israël conserverait “toujours” le contrôle de la sécurité dans la bande de Gaza.”Maintenant, les gens diront que ce n’est pas un Etat complet, que ce n’est pas un Etat. Nous nous en moquons”, a-t-il dit.Selon des sources palestiniennes proches des discussions, l’accord comprend une trêve de 60 jours, pendant laquelle le Hamas relâcherait dix otages encore en vie et remettrait des corps de captifs morts, en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.- “On ne savait plus où aller” -Des dizaines de personnes, dont des parents d’otages détenus à Gaza, se sont rassemblées lundi soir devant l’antenne de Tel-Aviv de l’ambassade des Etats-Unis en Israël pour demander à M. Trump de parvenir à un cessez-le-feu.Les manifestants ont brandi des drapeaux américains, des affiches portant des photos d’otages et une grande pancarte sur laquelle on pouvait lire “Président Trump, faites l’histoire, ramenez-les tous à la maison, mettez fin à la guerre”.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas du 7-Octobre, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023, puis une deuxième de deux mois début 2025, ont permis le retour de nombreux otages en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Sur le terrain à Gaza, la Défense civile a fait état de 12 Palestiniens tués par des frappes israéliennes, dont six morts dans la clinique Al-Rimal de Gaza-ville (nord), qui “abrite des centaines de déplacés”.”On a été surpris par des missiles et des explosions à l’intérieur du bâtiment. On ne savait plus où aller à cause de la poussière et des dégâts”, témoigne auprès de l’AFP Salman Qoudoum, en exhortant à un accord de cessez-le-feu. “On ne peut plus attendre”.

Trump reçoit Netanyahu à la recherche d’un accord à Gaza

Donald Trump, qui se dit déterminé à mettre fin à la guerre à Gaza, a reçu Benjamin Netanyahu à dîner à la Maison Blanche lundi soir, lequel a dit avoir présenté le président américain pour le Nobel de la Paix.La troisième visite à Washington du Premier ministre israélien M. Netanyahu depuis le retour au pouvoir de Donald Trump intervient à un moment crucial, le président américain espérant profiter de l’élan donné par la récente trêve entre Israël et l’Iran après une guerre de 12 jours.”Je ne pense pas qu’il y ait de blocage. Je pense que les choses se passent très bien”, a déclaré M. Trump aux journalistes au début du dîner, lorsqu’on lui a demandé ce qui empêchait la conclusion d’un accord de paix.Assis l’un en face de l’autre autour d’une grande table, le président américain s’est dit convaincu que le Hamas était prêt à accepter un cessez-le-feu à Gaza. “Ils veulent une rencontre et ils veulent ce cessez-le-feu”, a-t-il dit.Le Premier ministre israélien a lui annoncé avoir présenté la nomination du président américain pour le prix Nobel de la paix, en lui remettant la lettre qu’il a envoyée au comité Nobel.”A l’heure où nous parlons, il rétablit la paix dans un pays (après l’autre), dans une région après l’autre”, a loué M. Netanyahu.La rencontre lundi intervient en pleins pourparlers indirects entre Israël et le Hamas.Depuis dimanche, deux sessions de pourparlers indirects entre Israël et le Hamas se sont tenues à Doha, selon des sources palestiniennes proches des négociations. “Aucune percée” n’a été encore réalisée, a indiqué à l’AFP l’une d’elles.Mardi matin, l’armée israélienne a annoncé que cinq soldats avaient été tués et deux autres grièvement blessés au combat dans le nord de la bande de Gaza.L’émissaire américain Steve Witkoff doit se rendre dans la semaine à Doha, selon la Maison Blanche.Auparavant, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait indiqué que “la priorité absolue du président au Moyen-Orient est de mettre fin à la guerre à Gaza et le retour de tous les otages”.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël, à laquelle l’armée a riposté en lançant une offensive d’envergure à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire.Dimanche, Donald Trump a estimé qu’il existait “de bonnes chances” de parvenir à un accord “cette semaine”.Les négociations indirectes, menées via les médiateurs qatari, égyptien et américain, portent “sur les mécanismes de mise en oeuvre” d’un accord de cessez-le-feu et d’un “échange” d’otages retenus à Gaza contre des Palestiniens détenus en Israël, selon un responsable palestinien.- “Inacceptables” – La délégation du Hamas se trouvait dans une salle et la délégation israélienne dans une autre, dans le même bâtiment, a-t-il précisé.”Le Hamas est sérieux et soucieux d’aboutir à un accord pour mettre fin à la guerre et à la souffrance de notre peuple, à condition que la partie israélienne fasse preuve de bonne foi et ne cherche pas à entraver ou à faire traîner le processus”, a affirmé le responsable palestinien.Lundi soir, M. Netanyahu a de nouveau exclu la création d’un Etat palestinien à part entière, affirmant qu’Israël conserverait “toujours” le contrôle de la sécurité dans la bande de Gaza.”Maintenant, les gens diront que ce n’est pas un Etat complet, que ce n’est pas un Etat. Nous nous en moquons”, a-t-il dit.Selon des sources palestiniennes proches des discussions, l’accord comprend une trêve de 60 jours, pendant laquelle le Hamas relâcherait dix otages encore en vie et remettrait des corps de captifs morts, en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.- “On ne savait plus où aller” -Des dizaines de personnes, dont des parents d’otages détenus à Gaza, se sont rassemblées lundi soir devant l’antenne de Tel-Aviv de l’ambassade des Etats-Unis en Israël pour demander à M. Trump de parvenir à un cessez-le-feu.Les manifestants ont brandi des drapeaux américains, des affiches portant des photos d’otages et une grande pancarte sur laquelle on pouvait lire “Président Trump, faites l’histoire, ramenez-les tous à la maison, mettez fin à la guerre”.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas du 7-Octobre, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023, puis une deuxième de deux mois début 2025, ont permis le retour de nombreux otages en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Sur le terrain à Gaza, la Défense civile a fait état de 12 Palestiniens tués par des frappes israéliennes, dont six morts dans la clinique Al-Rimal de Gaza-ville (nord), qui “abrite des centaines de déplacés”.”On a été surpris par des missiles et des explosions à l’intérieur du bâtiment. On ne savait plus où aller à cause de la poussière et des dégâts”, témoigne auprès de l’AFP Salman Qoudoum, en exhortant à un accord de cessez-le-feu. “On ne peut plus attendre”.

Trump dit qu’il va envoyer plus d’armes “défensives” à l’Ukraine

Les Etats-Unis vont envoyer des armes supplémentaires à l’Ukraine, a promis Donald Trump lundi, quelques jours après l’annonce d’une suspension de certaines livraisons américaines et au moment où la diplomatie se heurte à une impasse.”Nous allons devoir envoyer plus d’armes, principalement des armes défensives”, a déclaré le président américain, qui s’est dit “mécontent” à l’égard du dirigeant russe Vladimir Poutine. “Ils sont frappés de manière très, très dure”, a ajouté M. Trump.Donald Trump s’est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, mettant la pression pour obtenir un arrêt des combats, sans toutefois parvenir à des progrès concrets.De façon inattendue, son gouvernement a annoncé avoir cessé de fournir certaines armes à Kiev, officiellement en raison d’une inquiétude quant à la baisse des stocks de munitions des Etats-Unis – le premier soutien militaire de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022.Des responsables américains se sont efforcés ensuite de minimiser l’impact de cette mesure sans donner plus de détails.Pendant le mandat de l’ancien président Joe Biden, Washington s’était engagé à fournir plus de 65 milliards de dollars d’aide militaire à l’Ukraine.Donald Trump n’a, lui, pas annoncé de nouvelles aides à Kiev depuis janvier.- Impasse -La diplomatie est au point mort entre les belligérants. Deux cycles de pourparlers entre Russes et Ukrainiens en Turquie le 16 mai et le 2 juin n’ont pas abouti à une percée majeure, et un troisième cycle n’a toujours pas été annoncé.Vendredi, Donald Trump s’est dit “très mécontent” d’un appel téléphonique organisé la veille avec Vladimir Poutine.”Il veut aller jusqu’au bout, juste continuer de tuer des gens, ce n’est pas bien”, a affirmé M. Trump à la presse à bord d’Air Force One.Le président américain a laissé entendre qu’il pourrait être prêt à durcir les sanctions contre Moscou, après avoir évité pendant ces six derniers mois d’y recourir alors qu’il tentait de persuader son homologue russe de mettre fin à la guerre.Vladimir Poutine maintient toujours ses demandes maximalistes, en particulier que Kiev cède à la Russie les régions ukrainiennes annexées et que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan. Les dirigeants ukrainiens et leurs alliés occidentaux jugent ces conditions inacceptables.L’Ukraine, pour sa part, exige que l’armée russe se retire entièrement de son territoire, occupé à hauteur d’environ 20%.- “Zone tampon” -Sur le terrain, la Russie a revendiqué lundi la prise d’une localité dans la région de Dnipropetrovsk, dans le centre-est de l’Ukraine, une première depuis février 2022.Ce village, Datchnoïe, est situé à quelque 70 km de la grande ville de Donetsk sous contrôle russe.Kiev n’a pas réagi dans l’immédiat à cette annonce. Plus tôt lundi, l’état-major de ses forces armées avait assuré que des assauts russes avaient été repoussés la veille dans les environs du village.Pour Oleksiï Kopytko, un expert militaire ukrainien, la Russie peut tenter d’établir “une zone tampon” pour limiter les frappes ukrainiennes sur le front et en profondeur.Cet ancien conseiller du ministère ukrainien de la Défense a néanmoins affirmé à l’AFP que Moscou n’avait “pas et (n’aurait) pas les ressources nécessaires pour avancer rapidement”.Les forces russes continuent par ailleurs de bombarder quasi quotidiennement des villes ukrainiennes, tandis qu’en riposte, l’Ukraine mène également, presque chaque jour, des attaques aériennes en Russie.Dans la nuit de lundi à mardi, l’armée de l’air ukrainienne a rapporté la présence de drones dans les régions septentrionales de Soumy et Kharkiv.Dans le sud du pays, le maire de Mykolaïv Oleksandre Senkevytch a fait état sur Telegram d’une explosion et averti d’une menace de drone. Un homme de 51 ans a été blessé en périphérie de la ville et hospitalisé, a indiqué le gouverneur régional Vitaly Kim.La nuit précédente, Moscou avait envoyé 101 drones et tiré quatre missiles en direction de l’Ukraine, faisant au moins quatre morts et plusieurs dizaines de blessés au total dans différentes régions, selon les autorités ukrainiennes. Deux centres de recrutement militaire, à Kharkiv et Zaporijjia (sud) ont notamment été touchés, faisant quatre blessés, selon Kiev.L’Ukraine a, elle, lancé 91 drones d’attaque dans la nuit de dimanche à lundi, selon Moscou. Le renseignement militaire ukrainien (GUR) a affirmé qu’une raffinerie de pétrole de la région russe de Krasnodar (sud-ouest), “directement impliquée dans la guerre d’agression”, avait été frappée.

Trump dit qu’il va envoyer plus d’armes “défensives” à l’Ukraine

Les Etats-Unis vont envoyer des armes supplémentaires à l’Ukraine, a promis Donald Trump lundi, quelques jours après l’annonce d’une suspension de certaines livraisons américaines et au moment où la diplomatie se heurte à une impasse.”Nous allons devoir envoyer plus d’armes, principalement des armes défensives”, a déclaré le président américain, qui s’est dit “mécontent” à l’égard du dirigeant russe Vladimir Poutine. “Ils sont frappés de manière très, très dure”, a ajouté M. Trump.Donald Trump s’est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, mettant la pression pour obtenir un arrêt des combats, sans toutefois parvenir à des progrès concrets.De façon inattendue, son gouvernement a annoncé avoir cessé de fournir certaines armes à Kiev, officiellement en raison d’une inquiétude quant à la baisse des stocks de munitions des Etats-Unis – le premier soutien militaire de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022.Des responsables américains se sont efforcés ensuite de minimiser l’impact de cette mesure sans donner plus de détails.Pendant le mandat de l’ancien président Joe Biden, Washington s’était engagé à fournir plus de 65 milliards de dollars d’aide militaire à l’Ukraine.Donald Trump n’a, lui, pas annoncé de nouvelles aides à Kiev depuis janvier.- Impasse -La diplomatie est au point mort entre les belligérants. Deux cycles de pourparlers entre Russes et Ukrainiens en Turquie le 16 mai et le 2 juin n’ont pas abouti à une percée majeure, et un troisième cycle n’a toujours pas été annoncé.Vendredi, Donald Trump s’est dit “très mécontent” d’un appel téléphonique organisé la veille avec Vladimir Poutine.”Il veut aller jusqu’au bout, juste continuer de tuer des gens, ce n’est pas bien”, a affirmé M. Trump à la presse à bord d’Air Force One.Le président américain a laissé entendre qu’il pourrait être prêt à durcir les sanctions contre Moscou, après avoir évité pendant ces six derniers mois d’y recourir alors qu’il tentait de persuader son homologue russe de mettre fin à la guerre.Vladimir Poutine maintient toujours ses demandes maximalistes, en particulier que Kiev cède à la Russie les régions ukrainiennes annexées et que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan. Les dirigeants ukrainiens et leurs alliés occidentaux jugent ces conditions inacceptables.L’Ukraine, pour sa part, exige que l’armée russe se retire entièrement de son territoire, occupé à hauteur d’environ 20%.- “Zone tampon” -Sur le terrain, la Russie a revendiqué lundi la prise d’une localité dans la région de Dnipropetrovsk, dans le centre-est de l’Ukraine, une première depuis février 2022.Ce village, Datchnoïe, est situé à quelque 70 km de la grande ville de Donetsk sous contrôle russe.Kiev n’a pas réagi dans l’immédiat à cette annonce. Plus tôt lundi, l’état-major de ses forces armées avait assuré que des assauts russes avaient été repoussés la veille dans les environs du village.Pour Oleksiï Kopytko, un expert militaire ukrainien, la Russie peut tenter d’établir “une zone tampon” pour limiter les frappes ukrainiennes sur le front et en profondeur.Cet ancien conseiller du ministère ukrainien de la Défense a néanmoins affirmé à l’AFP que Moscou n’avait “pas et (n’aurait) pas les ressources nécessaires pour avancer rapidement”.Les forces russes continuent par ailleurs de bombarder quasi quotidiennement des villes ukrainiennes, tandis qu’en riposte, l’Ukraine mène également, presque chaque jour, des attaques aériennes en Russie.Dans la nuit de lundi à mardi, l’armée de l’air ukrainienne a rapporté la présence de drones dans les régions septentrionales de Soumy et Kharkiv.Dans le sud du pays, le maire de Mykolaïv Oleksandre Senkevytch a fait état sur Telegram d’une explosion et averti d’une menace de drone. Un homme de 51 ans a été blessé en périphérie de la ville et hospitalisé, a indiqué le gouverneur régional Vitaly Kim.La nuit précédente, Moscou avait envoyé 101 drones et tiré quatre missiles en direction de l’Ukraine, faisant au moins quatre morts et plusieurs dizaines de blessés au total dans différentes régions, selon les autorités ukrainiennes. Deux centres de recrutement militaire, à Kharkiv et Zaporijjia (sud) ont notamment été touchés, faisant quatre blessés, selon Kiev.L’Ukraine a, elle, lancé 91 drones d’attaque dans la nuit de dimanche à lundi, selon Moscou. Le renseignement militaire ukrainien (GUR) a affirmé qu’une raffinerie de pétrole de la région russe de Krasnodar (sud-ouest), “directement impliquée dans la guerre d’agression”, avait été frappée.

La Bulgarie attend son dernier feu vert pour passer à l’euro

La Bulgarie s’apprête à changer de monnaie: les ministres des Finances de l’Union européenne vont donner mardi leur feu vert final à l’adoption de l’euro par ce pays d’Europe orientale.Dès le 1er janvier 2026, la zone euro comptera donc 21 membres, dont ce pays de 6,4 millions d’habitants, l’un des plus pauvres du bloc.Le vote des ministres des 27 Etats membres, prévu en début d’après-midi, ne doit être qu’une simple formalité.La Commission européenne a déjà estimé début juin que la Bulgarie respectait l’ensemble des conditions nécessaires pour adopter l’euro. Tout comme la Banque centrale européenne (BCE), qui a également émis un avis positif.- “Non à l’euro” -En Bulgarie, membre de l’UE depuis 2007, la perspective d’abandonner la devise nationale, le lev, est pourtant loin de faire l’unanimité.Au cours des dernières semaines, plusieurs milliers de manifestants, brandissant des pancartes “Non à l’euro”, se sont réunis dans les rues de la capitale Sofia pour exprimer leur opposition au projet.Nombre d’entre eux craignent que le changement de devise n’alimente une flambée des prix, qui pourrait nourrir en retour la colère des europhobes.Selon des sondages récents, près de la moitié des personnes interrogées s’opposent à l’entrée du pays dans la zone euro l’an prochain.Les partisans de l’euro y voient au contraire une étape importante, qui renforcerait l’ancrage géopolitique occidental de la Bulgarie. Et la protégerait contre l’influence du Kremlin.La fin de la procédure d’adhésion de la Bulgarie intervient alors même que l’euro a gagné en valeur face au dollar, après les menaces répétées du président américain Donald Trump sur les droits de douane.- L’exception danoise -La Bulgarie, dont le lev est déjà arrimé à l’euro, aurait souhaité passer à l’euro plus tôt, mais elle en avait été empêchée jusqu’ici en raison d’une inflation trop élevée sur fond de grave crise politique.La monnaie unique européenne a été lancée le 1er janvier 1999 pour les transactions électroniques. Mais elle a pris une forme concrète à partir du 1er janvier 2002, avec la mise en circulation des pièces et des billets en euro, en remplacement alors des devises nationales de 12 Etats membres de l’UE, dont l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne.Ils ont été rejoints plus tard par huit autres pays: la Slovénie, Chypre, Malte, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et, dernière en date, la Croatie en 2023. Tous les pays de l’UE se sont engagés en théorie à y adhérer dès qu’ils remplissent les conditions, mais aucun calendrier n’est fixé. Seule exception: le Danemark qui a négocié une exemption après un référendum ayant rejeté l’euro en 2000.

Pompe royale pour Macron à l’entame de sa visite d’Etat au Royaume-Uni

Emmanuel Macron entame mardi une visite d’Etat de trois jours au Royaume-Uni, où il sera reçu par le roi Charles III, avant un sommet avec le Premier ministre Keir Starmer axé sur l’immigration et la défense.Après le froid qui a caractérisé les relations bilatérales dans la foulée du Brexit et sous de précédents gouvernements conservateurs, cette visite a lieu dans un climat réchauffé entre les deux pays, après l’arrivée du travailliste Keir Starmer à Downing Street il y a un an.La guerre en Ukraine, qui a remis les enjeux de défense et de sécurité au centre des préoccupations en Europe, a encore rapproché les deux alliés, principales puissances militaires du continent et détentrices de l’arme nucléaire.”Nos deux pays sont confrontés à une multitude de menaces complexes, provenant de multiples directions. En tant qu’amis et alliés, nous les affrontons ensemble”, doit ainsi affirmer le roi lors de son discours avant le dîner d’Etat mardi.Cette visite d’Etat, la première pour un président français depuis Nicolas Sarkozy en 2008 et la première pour un dirigeant européen depuis l’intronisation de Charles III, a été qualifiée lundi d'”historique” par Downing Street.Côté français, on veut y voir le signe d’une “reconvergence” autour d”intérêts partagés”, dans le sillage de la “réinitialisation” plus large voulue par M. Starmer avec l’Union européenne.Sur le volet politique, un sommet bilatéral jeudi devrait acter un renforcement de la coopération en matière de défense et de lutte contre l’immigration illégale. – Parade militaire -Avant cela, le président français et son épouse Brigitte seront accueillis mardi à leur arrivée en fin de matinée sur la base militaire de Northolt par le prince héritier William et son épouse Kate.Ils se rendront ensemble au château de Windsor, à l’ouest de Londres, où les recevront officiellement le roi, francophile, et la reine Camilla, près de deux ans après leur propre visite d’Etat en France. Procession en calèche, revue des troupes et dîner d’Etat… Cette première journée sera marquée par la pompe royale.Honneur rare, Emmanuel Macron prononcera dans l’après-midi un discours au Parlement de Westminster, devant les membres de la chambre des Lords et des Communes réunis dans la Galerie Royale.Le lendemain, il verra Keir Starmer à Downing Street, participera à un évènement sur l’intelligence artificielle et à un dîner à la City de Londres. Sur le front économique, Paris espère une avancée sur le projet de centrale nucléaire de Sizewell C, toujours dans l’attente d’une décision finale d’investissement.Une étape est également prévue au British Museum. Jeudi, les deux dirigeants seront rejoints par plusieurs ministres pour un sommet bilatéral, durant lequel des avancées sont attendues notamment en matière de défense.Il s’agit d’adapter aux nouveaux enjeux de sécurité, en particulier à la menace russe, les accords de Lancaster House, signés en 2010 et colonne vertébrale de la coopération militaire bilatérale.- Immigration: traversées record -Attachés à peser sur le dossier ukrainien, Keir Starmer et Emmanuel Macron coprésideront jeudi une réunion en visioconférence des pays de la “coalition des volontaires”, mise sur pied pour garantir la sécurité de l’Ukraine, dans la perspective d’un futur cessez-le-feu.Lancée en mars, cette initiative reste toutefois tributaire des négociations entamées sous l’égide de l’administration Trump.Côté britannique, les attentes sont fortes en matière de lutte contre l’immigration illégale, après un nombre record d’arrivées par la Manche depuis janvier.Londres pousse depuis des mois pour que les forces de l’ordre françaises interviennent dans l’eau afin de retenir les petits bateaux. Actuellement, conformément au droit de la mer, une fois les bateaux à l’eau, les autorités françaises n’interviennent que pour du sauvetage mais Paris reconnaît travailler à une nouvelle doctrine.”Nous espérons que cela sera bientôt opérationnel”, a indiqué lundi un porte-parole de Downing Street.Sur ce sujet frictionnel, Londres et Paris discutent aussi d’un échange de migrants, dans lequel le Royaume-Uni accepterait certains migrants et en renverrait autant en France. Selon plusieurs médias, le projet inquiète toutefois certains pays européens qui craignent que la France ne renvoie ensuite ces migrants vers le premier pays de l’UE dans lequel ils sont arrivés.

Pompe royale pour Macron à l’entame de sa visite d’Etat au Royaume-Uni

Emmanuel Macron entame mardi une visite d’Etat de trois jours au Royaume-Uni, où il sera reçu par le roi Charles III, avant un sommet avec le Premier ministre Keir Starmer axé sur l’immigration et la défense.Après le froid qui a caractérisé les relations bilatérales dans la foulée du Brexit et sous de précédents gouvernements conservateurs, cette visite a lieu dans un climat réchauffé entre les deux pays, après l’arrivée du travailliste Keir Starmer à Downing Street il y a un an.La guerre en Ukraine, qui a remis les enjeux de défense et de sécurité au centre des préoccupations en Europe, a encore rapproché les deux alliés, principales puissances militaires du continent et détentrices de l’arme nucléaire.”Nos deux pays sont confrontés à une multitude de menaces complexes, provenant de multiples directions. En tant qu’amis et alliés, nous les affrontons ensemble”, doit ainsi affirmer le roi lors de son discours avant le dîner d’Etat mardi.Cette visite d’Etat, la première pour un président français depuis Nicolas Sarkozy en 2008 et la première pour un dirigeant européen depuis l’intronisation de Charles III, a été qualifiée lundi d'”historique” par Downing Street.Côté français, on veut y voir le signe d’une “reconvergence” autour d”intérêts partagés”, dans le sillage de la “réinitialisation” plus large voulue par M. Starmer avec l’Union européenne.Sur le volet politique, un sommet bilatéral jeudi devrait acter un renforcement de la coopération en matière de défense et de lutte contre l’immigration illégale. – Parade militaire -Avant cela, le président français et son épouse Brigitte seront accueillis mardi à leur arrivée en fin de matinée sur la base militaire de Northolt par le prince héritier William et son épouse Kate.Ils se rendront ensemble au château de Windsor, à l’ouest de Londres, où les recevront officiellement le roi, francophile, et la reine Camilla, près de deux ans après leur propre visite d’Etat en France. Procession en calèche, revue des troupes et dîner d’Etat… Cette première journée sera marquée par la pompe royale.Honneur rare, Emmanuel Macron prononcera dans l’après-midi un discours au Parlement de Westminster, devant les membres de la chambre des Lords et des Communes réunis dans la Galerie Royale.Le lendemain, il verra Keir Starmer à Downing Street, participera à un évènement sur l’intelligence artificielle et à un dîner à la City de Londres. Sur le front économique, Paris espère une avancée sur le projet de centrale nucléaire de Sizewell C, toujours dans l’attente d’une décision finale d’investissement.Une étape est également prévue au British Museum. Jeudi, les deux dirigeants seront rejoints par plusieurs ministres pour un sommet bilatéral, durant lequel des avancées sont attendues notamment en matière de défense.Il s’agit d’adapter aux nouveaux enjeux de sécurité, en particulier à la menace russe, les accords de Lancaster House, signés en 2010 et colonne vertébrale de la coopération militaire bilatérale.- Immigration: traversées record -Attachés à peser sur le dossier ukrainien, Keir Starmer et Emmanuel Macron coprésideront jeudi une réunion en visioconférence des pays de la “coalition des volontaires”, mise sur pied pour garantir la sécurité de l’Ukraine, dans la perspective d’un futur cessez-le-feu.Lancée en mars, cette initiative reste toutefois tributaire des négociations entamées sous l’égide de l’administration Trump.Côté britannique, les attentes sont fortes en matière de lutte contre l’immigration illégale, après un nombre record d’arrivées par la Manche depuis janvier.Londres pousse depuis des mois pour que les forces de l’ordre françaises interviennent dans l’eau afin de retenir les petits bateaux. Actuellement, conformément au droit de la mer, une fois les bateaux à l’eau, les autorités françaises n’interviennent que pour du sauvetage mais Paris reconnaît travailler à une nouvelle doctrine.”Nous espérons que cela sera bientôt opérationnel”, a indiqué lundi un porte-parole de Downing Street.Sur ce sujet frictionnel, Londres et Paris discutent aussi d’un échange de migrants, dans lequel le Royaume-Uni accepterait certains migrants et en renverrait autant en France. Selon plusieurs médias, le projet inquiète toutefois certains pays européens qui craignent que la France ne renvoie ensuite ces migrants vers le premier pays de l’UE dans lequel ils sont arrivés.