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Bill et Hillary Clinton refusent de comparaître au Congrès sur l’affaire Epstein
L’ex-président américain Bill Clinton a refusé de se présenter mardi au Capitole de Washington pour une audition parlementaire sur ses liens passés avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, s’exposant avec son épouse Hillary à des poursuites pour entrave au Congrès.”Il ne s’est pas montré aujourd’hui”, a regretté devant la presse James Comer, le chef républicain …
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Corée du Sud : la peine de mort requise contre l’ex-président Yoon pour son coup de force de 2024
Le parquet sud-coréen a requis mardi la peine de mort contre l’ex-président Yoon Suk Yeol, pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.Les procureurs ont reproché à l’ancien chef d’Etat conservateur d’avoir mené une “insurrection” motivée par une “soif de pouvoir visant à instaurer une dictature”.Ils ont également accusé l’ex-dirigeant de 65 ans …
Trump attendu en vedette la semaine prochaine à Davos
Donald Trump tiendra la vedette la semaine prochaine du Forum économique mondial à Davos (Suisse), grand-messe du multilatéralisme et du libre-échange que le président américain malmène depuis son retour au pouvoir, ravivant les tensions commerciales et géopolitiques.Un an après sa seconde investiture à la présidence des Etats-Unis et six ans après sa dernière visite en personne à Davos, le milliardaire républicain prononcera mercredi après-midi un discours qui sera très scruté, ont annoncé mardi les organisateurs. Devant les élites économiques et politiques mondiales, il prendra toutefois soin de s’adresser aux électeurs, très mécontents de sa politique de pouvoir d’achat, à quelques mois des cruciales législatives de mi-mandat aux Etats-Unis.- Annonces sur le logement -“Je donnerai beaucoup plus de détails sur notre politique de logement, pour que chaque Américain qui veut s’acheter une maison ait les moyens de le faire”, a dit Donald Trump mardi, pendant un discours à Detroit (région des Grands lacs).Reste à voir si, comme à son habitude, il s’écartera du discours prévu pour se lancer dans une longue improvisation.Il sera “accompagné de la plus grande délégation américaine” ayant jamais fait le déplacement dans la station de ski huppée des Alpes suisses, s’est félicité le patron du Forum économique mondial, Borge Brende, lors d’une conférence de presse en ligne. Seront présents le chef de la diplomatie Marco Rubio, le ministre des Finances Scott Bessent, celui du Commerce Howard Lutnick, ainsi que de nombreux dirigeants d’entreprises, dont les géants de la tech Nvidia et Microsoft. “Notre réunion annuelle se tient dans un contexte géopolitique d’une complexité inédite depuis 1945”, a reconnu Borge Brende, disant attendre des discussions sur l’Iran, Gaza, l’Ukraine ou le Venezuela. Deuxième économie mondiale, la Chine sera également présente en force, emmenée par le vice-Premier ministre He Lifeng. D’importantes délégations du Moyen-Orient, d’Amérique latine et d’Afrique feront également le déplacement. – “Ere post-mondialisation” -Après l’offensive sur les droits de douane au printemps 2025, le déplacement de Donald Trump intervient en pleine escalade diplomatique voire militaire. Après son intervention militaire au Venezuela, dont il veut contrôler le pétrole, il a menacé récemment le Groenland, au grand dam de ses alliés européens, Cuba et l’Iran. “2025 restera sans doute dans l’histoire comme l’année où la mondialisation néolibérale a pris fin (…), laissant place à l’ère post-mondialisation”, indique Karen Harris, économiste de la société de conseil Bain & Company, à l’AFP. “D’un rôle de garant d’un système économique mondial ouvert et d’un accès sans restriction à leur marché, (les Etats-Unis) passent à une stratégie où la priorité est la sécurité nationale et la protection de leurs propres intérêts”, ajoute-t-elle. Dernier coup de canif en date au multilatéralisme de l’après-Seconde Guerre mondiale, Trump a ordonné début janvier le retrait des Etats-Unis de 66 organisations, dont environ une moitié liée à l’ONU. Ce vaste rejet des institutions multilatérales est “fondé sur la conviction que la coopération internationale va à l’encontre de la possibilité de +gagner+ une compétition internationale perçue comme un jeu à somme nulle”, souligne auprès de l’AFP Philippe Dauba-Pantanacce, responsable de la recherche géoéconomique chez Standard Chartered.Pour lui, la mondialisation du commerce pourrait se faire “de plus en plus sans” les Etats-Unis. En témoignent la hausse des exportations chinoises et la volonté européenne de conclure de nouveaux accords stratégiques, notamment avec l’Inde. – “Dialogue” -Lors de la précédente édition du Forum de Davos en 2025, Donald Trump avait intimé par visioconférence aux grands patrons de venir produire en Amérique ou à défaut de se voir infliger des droits de douane. “C’est un aspect sur lequel Trump a fait beaucoup de bruit” mais “l’impact sur l’économie internationale a été modeste à ce stade”, souligne Pascal Lamy, ex-directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) auprès de l’AFP. Le thème du forum sera cette année “l’esprit de dialogue”. Les organisateurs attendent à ce jour 64 chefs d’Etats et de gouvernement et 850 dirigeants d’entreprises, avec un total record de 3.000 participants venus de 130 pays. Sont notamment attendus au forum, qui se tient du lundi 19 janvier au vendredi 23 janvier: le président ukrainien Volodymyr Zelensky, six des sept chefs d’Etat ou de gouvernement du G7 à l’exception du Japon, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ou la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde.
Frappes russes massives sur l’Ukraine, deux pétroliers grecs touchés en mer Noire
L’armée russe a poursuivi dans la journée de mardi ses frappes massives sur l’Ukraine, qui avaient fait au moins quatre morts au cours de la nuit, provoquant en plein hiver des coupures de courant, tandis que deux pétroliers grecs ont été touchés par des drones en mer Noire.Les régions de la capitale Kiev, Kharkiv (nord-est), Zaporijjia (sud) et Dnipropetrovsk (centre-est) ont essuyé les attaques nocturnes de 25 missiles et de 293 drones, ont annoncé les forces aériennes ukrainiennes, quatre jours après un pilonnage similaire. La journée de mardi a également été “difficile”, a reconnu le président Volodymyr Zelensky dans son message du soir, soulignant qu'”une nouvelle frappe russe a eu lieu, avec 18 missiles balistiques tirés. Sans compter les missiles de croisière et les drones de combat”, dont 64, des Shahed” (de fabrication iranienne), ont été “abattus”.”Ce matin est glacial en Ukraine avec des températures en dessous de -15°C. Et c’est exactement pour cela que la Russie a attaqué l’Ukraine (…) en visant le secteur énergétique pour priver les gens d’électricité, d’eau et de chauffage”, avait quelques heures plus tôt accusé son ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga.- Vastes coupures de courant -Un journaliste de l’AFP a vu des pompiers s’affairer autour des décombres d’un entrepôt postal en proie aux flammes près de Kharkiv, où un bombardement a fait au moins quatre morts et six blessés, selon le gouverneur régional Oleg Synegoubov.Andriï Pidnebesny, un responsable de cette entreprise âgé de 31 ans, a raconté à l’AFP avoir ressenti le souffle de l’explosion, qui a laissé plusieurs de ses collègues coincés sous les gravats.”Il y a du danger partout. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver. Vous allez dans un magasin et vous pouvez être tué. Vous allez au travail, vous dormez chez vous, la même chose peut se produire”, a-t-il tempêté.Le président ukrainien a dénoncé cette attaque “sans aucun but militaire” sur l’entrepôt et les frappes qui ont laissé “plusieurs centaines de milliers de foyers sans électricité” dans la région de Kiev.Le ministère de l’Energie a fait état de nouvelles coupures de courant dans la capitale et ses environs en raison des frappes sur les infrastructures électriques et des conditions météorologiques.Dans cette ville, où les températures oscillent entre -7°C et -15°C, des journalistes de l’AFP ont vu des personnes faire leurs courses dans les allées sombres d’un magasin dont quelques caisses fonctionnaient encore grâce à un générateur.- Deux pétroliers touchés -A Odessa sur la mer Noire, 47.000 foyers étaient privés de courant, a déclaré la compagnie d’électricité privée DTEK, en raison du bombardement de deux de ses installations énergétiques.”Depuis le début de l’invasion (en février 2022), les centrales de DTEK ont été attaquées par l’ennemi plus de 220 fois”, a-t-elle déploré.Six personnes ont été blessées dans deux frappes de drones successives sur le centre-ville d’Odessa qui ont touché des bâtiments civils, a dit le gouverneur régional Oleg Kiper.Une femme et un homme ont également été blessés dans la région de Dnipropetrovsk.La Russie, par la voix de son ministère de la Défense, a affirmé mardi, comme à chaque fois, qu’elle ne s’en prenait qu’à des cibles liées aux forces ukrainiennes, qui, pour leur part, visent également des infrastructures russes. Elles ont à cet égard dit le même jour avoir frappé une usine de drones à Taganrog dans la région frontalière de Rostov et plusieurs objectifs militaires dans les territoires ukrainiens occupés.Deux pétroliers grecs, battant pavillons maltais et libérien, ont par ailleurs été touchés le même jour par “deux drones” près du port russe de Novorossiïsk en mer Noire, sans subir de dégâts majeurs, a appris l’AFP auprès du ministère grec de la Marine marchande.Selon une source anonyme citée l’agence de presse russe Ria Novosti, ce sont les Ukrainiens qui ont réalisé ces opérations. Kiev n’a pour l’heure pas fait de commentaires.Les attaques russes et ukrainiennes sur des navires civils se multiplient depuis plusieurs semaines.
Un budget à portée de main ? Le gouvernement appelle à un dernier effort
Le gouvernement a appelé mardi les députés à un “dernier effort” en vue d’un compromis autour du budget de l’Etat, de retour à l’Assemblée où une majorité semble toujours inatteignable et un recours au 49.3 difficile à éviter.Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d’être censuré, fragilisé par une crise agricole, et qui joue sa crédibilité.”Le budget est à portée de main. L’urgence est de s’accorder sur le fond. Un dernier effort est nécessaire”, a lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure aux députés, à l’ouverture de la nouvelle lecture du projet de loi de finances.Pour fournir un “cap aux entreprises”, “préserver la confiance des investisseurs” et face à “la situation internationale préoccupante”, le ministre a redit la volonté du gouvernement d’aller vite. Et l’objectif de ramener le déficit sous la barre des 5% en 2026, contre 5,4% en 2025.Après “les centaines d’heures de débats” et l’examen de “plusieurs milliers d’amendements”, il est “l’heure” de “faire aboutir” les discussions, a souligné à sa suite la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Elle a listé “trois grands sujets” sur lesquels l’Assemblée doit encore “rapprocher ses positions”. D’abord, sur le financement des collectivités, dont l’examen des articles devrait commencer dans la soirée. Puis sur “les dépenses d’avenir”, l’enseignement, la recherche, la transition écologique ou encore le logement. Et enfin sur le pouvoir d’achat, “pour mieux protéger les plus modestes”.Trois priorités détaillées par le groupe socialiste dans ses négociations avec le gouvernement dont la clémence est cruciale pour la survie du gouvernement. “Je crois que le gouvernement a entendu nos points”, affirmait plus tôt le député socialiste Arthur Delaporte.- Vers le 49.3 ? -Mais si l’exécutif continue d’afficher sa volonté d’aboutir à un accord, un vote dans l’hémicycle semble toujours aussi improbable. Le Rassemblement national d’un côté, la France insoumise, les écologistes et les communistes, de l’autre, ont redit leur opposition au texte.L’hémicycle a toutefois balayé la motion de rejet préalable défendue par le groupe LFI, permettant à l’examen de se poursuivre.Ainsi le recours à l’article 49.3 de la Constitution ou aux ordonnances semblent quasi inéluctables pour doter la France d’un budget. Une partie de la classe politique presse le gouvernement d’abréger les débats en recourant rapidement à l’article constitutionnel qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une motion de censure.Le rejet du texte la semaine dernière en commission a renforcé les interrogations. Faut‑il laisser les débats se dérouler ou écourter sans tarder ? Il faut y avoir recours “le plus tôt possible”, et éviter de “s’abîmer dans des discussions dont on sait hélas qu’elles n’aboutiront pas”, a appelé le député MoDem Jean-Paul Mattei en conférence de groupe.L’exécutif semble, pour l’heure, privilégier la première option.- Tracteurs -Sébastien Lecornu “veut traîner le plus longtemps possible”, confie à l’AFP l’un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un “échec” pour lui, et “s’il l’utilise, c’est qu’il est allé jusqu’au bout ”.Car pour Sébastien Lecornu, c’est non seulement prendre le risque d’être renversé, mais aussi de se dédire. Le Premier ministre s’était en effet engagé à ne pas utiliser ce 49.3, dans un Parlement sans majorité. “Les étapes qui viennent seront importantes sur sa popularité, sur l’image qu’il renvoie”, affirme à l’AFP une ministre.Le Premier ministre a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l’accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi.Mais sur le budget, il devra composer avec leurs demandes sans braquer la droite, qui a réaffirmé son refus d’augmenter les impôts et son attachement à réduire les dépenses.Selon une ministre, le gouvernement choisira son moment pour actionner le 49.3 en fonction du “climat” ambiant, plutôt que sur le fond du compromis, alors que la colère agricole persiste.Des centaines d’agriculteurs avec leur tracteurs étaient encore mobilisés mardi en début de soirée devant le Palais Bourbon, où les klaxons résonnaient jusque dans l’hémicycle. Face à cette pression, Sébastien Lecornu a annoncé “une loi d’urgence agricole” examinée avant l’été.bur-are-sl-od-cma/gbh/spi





