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Incendie d’un bar en Suisse: l’enquête et l’identification des victimes progressent

L’enquête et l’identification des victimes de l’incendie dans un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana, qui a fait 40 morts la nuit de Nouvel An, commençaient à porter leurs fruits vendredi.Les autorités du canton de Valais, dans le sud-ouest de la Suisse, ont notamment précisé que les gérants français de l’établissement avaient été entendus.Elles ont ajouté que le bilan était désormais fixé à 40 morts. Avait été auparavant avancé un bilan plus vague d’une quarantaine de personnes décédées.L’incendie s’est déclaré vers 1h30 (0h30 GMT) jeudi dans le bar Le Constellation, fréquenté par des touristes, parmi lesquels de nombreux jeunes venus célébrer la nouvelle année.”La majorité des victimes a été retrouvée dans le bar”, a annoncé le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler, au cours d’une conférence de presse à Sion, la capitale régionale.Il a ajouté que 113 des 119 blessés avaient pu être “formellement” identifiés. “Pour six autres, les démarches d’identification formelle et définitive sont toujours en cours”.Selon lui, parmi les personnes identifiées figurent 71 Suisses, 14 Français, 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais. Pour 14 autres blessés – dont les six pas encore identifiés –, la nationalité n’a pas encore été établie.Quant aux 40 personnes décédées, les autorités n’ont donné aucune information sur les nationalités.Au vu des premiers éléments de l’enquête, “tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de bengale qui ont été mises sur les bouteilles de champagne”, a annoncé la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud. “Et tout a été approché de trop près du plafond”.”C’est une hypothèse qui est privilégiée et qui tend à se confirmer”, a-t-elle ajouté. Le visionnage de nombreuses vidéos par les enquêteurs tend à accréditer les affirmations de nombreux témoins.- Pas de responsabilité établie -La procureure a aussi précisé que des auditions, dont celle des “deux gérants français et des personnes rescapées”, avaient notamment permis “d’expliquer la configuration intérieure des lieux, les travaux réalisés et la capacité d’accueil”. Elles ont aussi aidé à constituer une liste des personnes présentes ce soir-là dans l’établissement.Selon des sources concordantes, les deux propriétaires du bar, un couple, sont originaires de Corse, et sont sortis indemnes. La procureure a précisé qu’ils avaient été entendus “à titre de personnes appelées à donner des renseignements” et qu’aucune responsabilité n’avait été établie à ce stade.”La suite de l’enquête portera notamment sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d’exploiter, les mesures de sécurité”, a détaillé la procureure générale.Vendredi dans les rues du centre-ville et dans les quelques cafés ouverts à Crans-Montana, le drame était au cœur des les conversations. Sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour retrouver des proches disparus.Plusieurs véhicules transportant les dépouilles de victimes ont commencé à arriver vendredi à la mi-journée au centre funéraire de Sion, situé à une trentaine de kilomètres, ont constaté des journalistes de l’AFP.”L’atmosphère est lourde”, a déclaré à l’AFP Dejan Bajic, un touriste genevois de 56 ans qui fréquente la station depuis 1974. “C’est comme un petit village, on connaît tous quelqu’un qui connaît quelqu’un touché”.Dans la rue en face du bar, des personnes viennent déposer des fleurs.- Scènes d’horreur -Vendredi, les murs des bâtiments adjacents au bar ne portaient pas les traces noires qu’auraient pu laisser les flammes. Même l’enseigne du bar ne semble pas avoir été touchée, pas plus que la structure en bois de la terrasse, qui reste debout, signe que c’est surtout le sous-sol qui a été ravagé.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur. Des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond, avec un jeune qui tente d’éteindre le feu à l’aide d’une sorte de grand chiffon blanc. À côté, certains filment la scène ou continuent de danser.Sur d’autres vidéos, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.  – “Irresponsable” -Dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’UE, la Suisse a demandé à plusieurs pays d’accueillir des blessés.”Une cinquantaine de blessés ont été transférés ou vont l’être tout prochainement dans des pays européens, dans des centres spécialisés pour les grands brûlés”, a indiqué devant la presse le président du gouvernement valaisan, Mathias Reynard.La plupart des personnes prises en charge “étaient des blessés graves”, a déclaré le directeur de l’Organisation cantonale valaisanne des secours, Fredy-Michel Roten.Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani, en déplacement vendredi à Crans-Montana, a indiqué à des journalistes que trois blessés étaient actuellement soignés dans un hôpital de Milan. D’autres ont notamment été admis en France et en Belgique.”Notre priorité absolue est de sauver des vies”, a-t-il indiqué après avoir rencontré les autorités judiciaires, ajoutant que l’objectif est aussi “de déterminer les responsables”. Car “l’utilisation de feux d’artifice, même de petite taille, dans un lieu comme celui-ci me semble irresponsable”, a-t-il ajouté.

Violent séisme à Mexico, pas de “dégâts graves” selon la présidente

Un violent séisme de magnitude 6,5 a frappé vendredi au petit matin la ville de Mexico, mais n’a pas occasionné de “dégâts graves”, selon la présidente Claudia Sheinbaum.Le sol a tremblé à 07H58 locales (13H58 GMT), poussant les habitants de la capitale à évacuer leurs appartements encore pour nombreux en pyjama.La secousse a contraint Mme Sheinbaum à suspendre sa conférence de presse quotidienne lorsqu’a retenti l’alerte prévenant de son imminence.L’épicentre est situé près de San Marcos, dans l’Etat de Guerrero (sud), à environ 400 km de la capitale, a indiqué Mme Sheinbaum à son retour au Palais national, quelques minutes après.La dirigeante a indiqué qu’à ce stade il n’y avait pas de signalements de “dégâts graves”, ni à Mexico ni dans l’État de Guerrero.La ville de San Marcos est elle-même à quelques kilomètres de la célèbre station balnéaire d’Acapulco, qui compte environ 650.000 habitants.Selon l’Institut américain de géophysique (USGS), le séisme s’est produit à 35 kilomètres de profondeur.Aucune alerte au tsunami n’a été lancée, selon le service météorologique américain (NOAA).- “Effrayée” -Le Mexique s’est doté de systèmes d’alerte qui préviennent de l’imminence des secousses. Il donne à la population, via les téléphones portables, environ une minute pour se mettre à l’abri.La mairie de Mexico a également installé des haut-parleurs sur les poteaux d’éclairage public qui peuvent lancer des “alertes sismiques”.”Je dormais quand l’alarme de la rue s’est mise à retentir. Ça m’a vraiment effrayée quand ça disait +séisme violent+. Je me suis levée paniquée”, a témoigné auprès de l’AFP Karen Gómez, 47 ans, employée de bureau qui vit au 13e étage d’un immeuble du quartier Alvaro Obregon de Mexico.”Je sais comment se passent les tremblements de terre ici. Cette sensation de peur est horrible quand on sent le bâtiment bouger”, a dit à l’AFP Norma Ortega, 57 ans, directrice d’une crèche vivant au 10e étage d’un immeuble du même quartier.Le Mexique est situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, ce qui en fait l’un des pays les plus vulnérables aux tremblements de terre, en particulier sur cette côte du Pacifique, où est enregistrée la plus forte activité sismique au monde.En 1985, un séisme de magnitude 8,1 avait ravagé une grande partie du centre et du sud du pays. Il avait fait plus de 12.000 morts et causé de graves dégâts à Mexico.Une partie de la capitale, principalement son centre, est construite sur un sous-sol marécageux, autrefois un lac, ce qui la rend particulièrement sensible aux tremblements de terre.Le 19 septembre 2017, un séisme de magnitude 7,1 tuait 369 personnes, la plupart dans la capitale. Le même jour cinq ans plus tard, le centre du Mexique était frappé par un autre séisme, quelques heures seulement après la participation de millions de personnes à un exercice de sécurité simulant un tremblement de terre.

Tesla perd sa couronne de premier constructeur électrique au profit du Chinois BYD

La tendance semblait inéluctable et s’est finalement confirmée lors de la publication des ventes des deux groupes: le chinois BYD est désormais le premier constructeur de véhicules électriques dans le monde, détrônant par la même occasion l’américain Tesla.Les deux groupes ont connu des trajectoires très différentes, avec une montée en puissance qui s’est poursuivie tout au long de l’année pour le Chinois, quand l’Américain voyait ses principaux marchés reculer, en partie du fait d’une implication de plus en plus marquée de son patron, le milliardaire Elon Musk, dans la vie politique américaine.Sur l’ensemble de 2025, le constat est sans appel: encore au coude à coude il y a un an, avec un léger avantage pour Tesla, la balance a fortement penché en faveur de BYD, dans un contexte de progression du marché de l’électrique au niveau mondial, même si le rythme est moins élevé qu’attendu.Conséquence, le groupe chinois a écoulé 2,26 millions de véhicules dans le monde, contre 1,76 million un an plus tôt, là où son concurrent américain a reflué à 1,64 million d’unités vendues, contre 1,79 million en 2024.Au dernier trimestre, l’entreprise d’Elon Musk a livré 418.227 nouveaux véhicules, contre plus de 495.000 unités un an plus tôt à la même période.Les analystes attendaient une baisse moins marquée, avec 449.000 nouveaux véhicules écoulés sur les trois derniers mois de l’année, selon le consensus publié par FactSet.Mais les marchés se sont finalement montrés rassurés par les chiffres, le titre Tesla progressant même à l’ouverture de Wall Street, en hausse de 2,84% à 09H45 (14H45 GMT).En cause, une forme de soulagement chez les investisseurs alors que “des rumeurs de ventes sous les 410.000 circulaient”, ont pointé dans une note les analystes de Wedbush.”L’entreprise navigue dans un environnement plus difficile, notamment depuis la fin du crédit d’impôt pour les véhicules électriques (aux Etats-Unis, NDLR) et alors que l’Europe reste un marché difficile” pour le groupe, ont-ils cependant reconnu. La fin de dispositif légal avait artificiellement soutenu les ventes au 3e trimestre.- Trajectoires divergentes -Plus largement, les analystes se montraient assez pessimistes quant aux marges de manoeuvre de Tesla, Deutsche Bank anticipant ainsi des ventes en baisse sur les principaux marchés du groupe, en Amérique du Nord (-33%), en Europe (-34%) et, dans une moindre mesure, en Chine (-10%).Le constructeur n’a cependant pas connu que des mauvaises nouvelles: il est ainsi devenu le premier fabricant en Norvège, où ses ventes ont bondi de près de 35%, à rebours de la tendance observée ailleurs en Europe.Plus globalement, les ventes du groupe d’Austin (Texas) ont également pâti d’une lenteur imprévue de la transition électrique, d’une concurrence croissante mais aussi de décisions du président Donald Trump, climatosceptique, depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.Sans oublier la proximité d’Elon Musk, patron de Tesla, avec M. Trump, pendant la campagne et après son investiture, qui a terni l’image de la marque et provoqué manifestations, dégradations et appels au boycott. Les ventes ont plongé, et continuent de plonger, en particulier en Europe.Dans le même temps, son principal rival chinois s’est  maintenu sur sa trajectoire fulgurante même si la rentabilité sur ses terres a souffert de la prudence des consommateurs. Pour cette raison, il s’active à s’ancrer à l’international.BYD “est l’un des pionniers dans l’installation à l’étranger de capacités de production et d’approvisionnement pour véhicules électriques”, a expliqué à l’AFP Jing Yang, directrice pour l’Asie-Pacifique de Fitch Ratings.Et “cette diversification géographique va probablement l’aider à naviguer dans un environnement de plus en plus compliqué en matière de droits de douane”, a-t-elle ajouté.

Boudanov, l’énigmatique chef espion ukrainien devient chef du cabinet présidentiel

Figure laconique et énigmatique, Kyrylo Boudanov est connu pour d’audacieuses opérations contre la Russie en tant que chef du renseignement militaire ukrainien. Il entre désormais dans la grande politique en devenant le chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, après une nomination surprise à ce poste clé.Honni en Russie où il est qualifié de “terroriste”, cet homme qui aura 40 ans le 4 janvier apparaît peu dans les médias et reste très discret sur son parcours ou sa vie privée. Il est parfois surnommé “l’homme sans sourire” pour son attitude imperturbable.Il est pourtant l’incarnation de certaines des opérations ukrainiennes les plus audacieuses menées dans les zones occupées et en profondeur en Russie.Il remplace à la tête de la présidence Andriï Iermak, l’un des hommes les plus puissants d’Ukraine, déchu sur fond d’affaires de corruption. Avec cette nomination, Kyrylo Boudanov obtient un accès à Volodymyr Zelensky et une influence qui devrait inquiéter Moscou.”Nous continuerons à faire notre travail: vaincre l’ennemi, défendre l’Ukraine et oeuvrer pour une paix juste”, a déclaré l’ancien chef espion peu après avoir accepté sa nomination par le président.”Le clown sanguinaire (…) a choisi un nouveau chef de cabinet. Il s’agit du terroriste Boudanov. Un excellent choix”, a ironisé de son côté l’ex-président russe Dmitri Medvedev, sous-entendant par ailleurs que M. Zelensky place ainsi sous son aile un rival politique potentiel.- Blessé trois fois -Originaire de Kiev, diplômé de l’académie militaire d’Odessa, membre des forces spéciales, Kyrylo Boudanov était inconnu du public lorsqu’il prend la tête en août 2020, à 34 ans, du renseignement militaire du ministère de la Défense (GUR).Quand un conflit séparatiste orchestré par la Russie éclate dans l’est du pays en 2014, il y est déployé. Mais rien ne filtre de ses activités.Une des rares informations rendues publiques est sa participation en 2016 à une opération commando en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par Moscou deux ans plus tôt, pendant laquelle des agents russes auraient été tués.Kyrylo Boudanov lui-même ne dit pas grand-chose de ses états de service, sinon qu’il a été blessé à trois reprises, dont une fois par un éclat près du coeur.Une blessure par balle au coude lui a laissé en outre une raideur bien visible dans le bras droit. Selon le porte-parole du GUR, il a également été visé par “plus de dix” tentatives d’attentats. En 2019, sa voiture a explosé à Kiev, une attaque attribuée à l’époque aux services spéciaux russes.Le jeune agent a su se faire remarquer, devenant à 35 ans un des plus jeunes généraux du pays. Symbole d’une nouvelle génération de militaires, il jouit d’une bonne réputation auprès de l’armée.C’est l’invasion du 24 février 2022 qui mettra un coup de projecteur sur le GUR et son chef, d’autant qu’il avait prédit publiquement, plusieurs mois avant l’assaut, une attaque de grande ampleur.”Nous allons vaincre la +grande et invincible+ armée russe, comme David a vaincu Goliath”, assurait Boudanov que ses partisans décrivent comme un maître des opérations asymétriques.Il assure aujourd’hui que la Russie s’apprête à attaquer l’Otan dès 2027 pour s’emparer des pays baltes et à frapper la Pologne.Mais sa prédiction d’entrée de troupes ukrainiennes en Crimée en 2023 est resté lettre morte, alors que la grande contre-offensive ukrainienne a échoué et que la Russie a désormais l’initiative sur le front.- Cible pour Moscou -Les Ukrainiens n’en tiennent pas rigueur à celui que des mèmes surnomment “Bouddhanov” du fait de son flegme apparent.Car il peut aussi se targuer d’une série d’opérations spectaculaires en Russie, comme des frappes contre les raffineries de pétrole ou l’explosion ayant endommagé en 2022 l’emblématique pont de Crimée, construit par la Russie.Jeudi, le GUR a annoncé avoir mis en scène la mort d’un chef militaire russe combattant pour Kiev afin d’identifier des agents russes qui avaient mis à prix sa tête. Boudanov et ses hommes ont été une cible de choix pour le Kremlin. Depuis le début de l’invasion, la Russie a visé au moins deux fois le siège du renseignement militaire à Kiev, proclamant même en mai 2023 avoir tué M. Boudanov.Le général participe aussi en coulisse à des négociations sur l’échange de prisonniers avec Moscou. Selon une source interrogées par l’AFP, il a ainsi rencontré des représentants russes à Abou Dhabi en novembre.De récents sondages le placent comme l’une des deux figures capables de détrôner Volodymyr Zelensky en cas d’élection présidentielle, avec l’ex-commandant de l’armée ukrainienne Valery Zaloujny.

Corée du Sud: nouveau mandat d’arrêt contre l’ex-président Yoon

Un tribunal sud-coréen a émis vendredi un nouveau mandat d’arrêt à l’encontre de l’ancien président Yoon Suk Yeol, afin de prolonger la détention de l’ex-chef d’Etat qui avait brièvement imposé la loi martiale fin 2024.En novembre, les procureurs avaient inculpé M. Yoon de plusieurs chefs d’”aide à l’ennemi”, alléguant qu’il avait ordonné des vols de …

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Yémen: les séparatistes font état de frappes saoudiennes meurtrières contre l’une de leurs positions

Les séparatistes du Yémen ont fait état vendredi de frappes saoudiennes meurtrières contre l’une de leurs positions dans la province d’Hadramout, peu après l’annonce du lancement d’une opération dans la région par des forces soutenues par Ryad.Les séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC), proches des Emirats arabes unis, se sont emparés ces dernières …

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