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Trump reçoit le chef de l’Otan, après avoir promis des Patriot à l’Ukraine

Donald Trump doit recevoir lundi à la Maison Blanche le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, après avoir annoncé “une déclaration importante” sur la Russie, laissant la porte ouverte à un possible renforcement des sanctions.Au moment où les relations avec son homologue russe Vladimir Poutine montrent une dégradation, le président américain a déclaré dimanche que les États-Unis enverraient à l’Ukraine des systèmes de défense antiaérienne Patriot, essentiels à Kiev pour se défendre face aux frappes russes. L’activité diplomatique devait s’accélérer lundi avec une rencontre entre le président américain et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, à 10h00 locale (14h00 GMT) dans le Bureau ovale, en présence du secrétaire d’Etat Marco Rubio.L’émissaire américain Keith Kellogg a également entamé une nouvelle visite en Ukraine lundi. “La paix par la force est le principe du président américain Donald Trump, et nous soutenons cette approche”, a commenté lors de son arrivée à Kiev le principal conseiller du président ukrainien, Andriy Yermak, sur Telegram. La livraison d’armes par Washington fera partie d’un accord impliquant l’Otan qui paiera les États-Unis pour des armes qu’elle enverra à l’Ukraine, selon M. Trump.”Nous leur enverrons des Patriots, dont ils ont désespérément besoin”, a déclaré Donald Trump, ajoutant: “Je n’ai pas encore décidé du nombre mais ils vont en avoir parce qu’ils ont besoin de protection”.”Nous allons en fait leur envoyer divers équipements militaires très sophistiqués et ils vont nous les payer à 100%”, a-t-il dit aux journalistes.Cette annonce apparaît comme une volte-face, deux semaines après que Washington avait au contraire annoncé la suspension de certaines livraisons d’armes à Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué vendredi avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue américain, lors de laquelle ils ont convenu de “renforcer la protection” du ciel ukrainien après une nouvelle attaque massive de drones et de missiles russes.Une nouvelle attaque a fait au moins trois blessés dans le district de Dnipro, a indiqué lundi matin le gouverneur de la région Dnipropetrovsk (est), Serguiï Lissak, sur Telegram. Le président américain s’est dit à nouveau “déçu” par Vladimir Poutine dimanche. Depuis le début de son mandat, Donald Trump a tenté de convaincre le président russe de négocier en vue de mettre fin au conflit en Ukraine.Mais les frappes russes s’abattant sur l’Ukraine se sont intensifiées et les négociations en vue d’une issue diplomatique au conflit sont, elles, dans l’impasse. “Poutine a vraiment surpris beaucoup de gens. Il parle gentiment et ensuite il bombarde tout le monde le soir”, a déclaré M. Trump, visiblement mécontent. – “Tournant” sur les sanctions -Donald Trump avait précédemment dit à des journalistes avoir “une déclaration importante à faire sur la Russie” ce lundi, laissant la porte ouverte à un renforcement des sanctions.L’influent sénateur américain Lindsey Graham a défendu à nouveau dimanche sa proposition de sanctions drastiques contre Moscou, un projet semblant progresser à mesure que s’accroît la frustration de Donald Trump vis-à-vis du Kremlin.”Un tournant arrive” dans la guerre en Ukraine, a déclaré le sénateur républicain sur CBS.Sa proposition “donnerait au président Trump la capacité d’imposer des droits de douane de 500% sur n’importe quel pays qui aide la Russie et soutient la machine de guerre de Poutine”, a-t-il expliqué.Donald Trump avait dit mardi “étudier de très près” cette proposition.”C’est un coup de massue que le président Trump aura à sa disposition pour mettre fin à la guerre”, a insisté Lindsey Graham, qui s’est rendu en Europe cette semaine pour défendre ses mesures aux côtés de son partenaire démocrate Richard Blumenthal.Les deux sénateurs doivent aussi s’entretenir lundi avec le secrétaire général de l’Otan.Lindsey Graham a également évoqué dimanche de possibles mesures visant les avoirs russes gelés ou encore la vente aux alliés européens d'”énormes quantités d’armes qui pourront bénéficier à l’Ukraine.”Les mesures proposées par les deux sénateurs américains font partie des moyens qui “peuvent nous rapprocher de la paix”, a écrit jeudi sur X Volodymyr Zelensky, qui ne cesse de réclamer un renforcement des sanctions américaines contre la Russie.Sur le terrain, les frappes aériennes russes contre l’Ukraine se sont intensifiées ces dernières semaines, et Moscou bat chaque semaine des records en nombre d’engins tirés, fournis notamment par une industrie de défense qui tourne à plein régime.

Syrie: des affrontements dans une ville à majorité druze font 37 morts

Des affrontements entre tribus bédouines et combattants locaux dans la ville à majorité druze de Soueïda, dans le sud de la Syrie, ont fait 37 morts, a rapporté dimanche l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).L’Observatoire, basé au Royaume-Uni mais qui dispose d’un large réseau de sources en Syrie, a relevé son bilan des affrontements pour atteindre 37 morts, dont 27 druzes, y compris deux enfants, et 10 bédouins, auxquels s’ajoutent une cinquantaine de blessés.Le ministère de l’Intérieur a exprimé dans un communiqué sa “profonde inquiétude” après les heurts qui ont fait selon lui “plus de 30 morts et près de 100 blessés” dans le quartier d’al-Makous, dans l’est de Soueïda.Le ministère a annoncé l’intervention d’unités de police, “en coordination avec le ministère de la Défense, pour résoudre le conflit, arrêter les affrontements, imposer la sécurité, poursuivre les responsables de ces incidents et les déférer devant la justice compétente”.Ces affrontements sont intervenus “sur fond de tensions accumulées lors de périodes précédentes”, a-t-il précisé.Il s’agit des premiers affrontements meurtriers entre les deux communautés depuis les violences d’avril et mai, qui avaient opposé les forces de sécurité syriennes à des combattants druzes et fait plusieurs dizaines de morts. Citant des sources médicales, le site d’information local Sweida 24 a fait état “d’affrontements armés et d’échanges de tirs d’obus”, précisant que la route reliant Damas à Soueïda a été fermée en raison des violences.Le gouverneur de Soueïda, Moustapha al-Bakour, a appelé les habitants à “faire preuve de retenue”. Plusieurs notables druzes ont également appelé au calme et ont demandé une intervention des autorités.Avec quelque 700.000 habitants, la province de Soueïda abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité religieuse issue de la branche ismaélienne du chiisme.- Tensions sporadiques -Les tensions entre factions druzes et bédouines y sont anciennes et des violences éclatent sporadiquement entre les deux groupes, notamment quand les bédouins font paître leurs troupeaux sur des terrains agricoles appartenant aux druzes. Après la chute du président Bachar al-Assad en décembre, qui a mis fin à 14 ans de guerre civile, les violences début mars contre la communauté alaouite — plus de 1.700 morts — puis contre les druzes ont ébranlé la confiance dans la capacité des nouvelles autorités, dirigées par le nouvel homme fort Ahmad al-Chareh à protéger les minorités en Syrie.Les affrontements d’avril et mai entre les nouvelles forces de sécurité et des combattants druzes avaient fait plusieurs dizaines de morts, avant que des chefs locaux et religieux ne concluent des accords destinés à contenir l’escalade et à mieux intégrer les combattants druzes dans les nouvelles structures de pouvoir.A la suite de ces heurts, Israël, qui occupe depuis 1967 la partie du Golan syrien (annexée depuis 1981), a invoqué la protection des druzes pour justifier plusieurs frappes, dont une début mai près du palais présidentiel à Damas.Les druzes sont présents surtout en Syrie, au Liban et en Israël, où quelque 152.000 d’entre eux sont recensés, selon les dernières données disponibles. Ce chiffre inclut les 24.000 druzes habitant la partie annexée du Golan, dont moins de 5% ont la nationalité israélienne.

Trump promet des systèmes antiaériens Patriot à l’Ukraine

Donald Trump a annoncé dimanche que les États-Unis enverraient à l’Ukraine des systèmes de défense antiaérienne Patriot, essentiels à Kiev pour se défendre face aux frappes russes, au moment où les relations du président américain avec son homologue russe montrent une dégradation.”Nous leur enverrons des Patriots, dont ils ont désespérément besoin”, a-t-il déclaré, ajoutant: “Je n’ai pas encore décidé du nombre mais ils vont en avoir parce qu’ils ont besoin de protection”.Donald Trump avait précédemment dit à des journalistes avoir “une déclaration importante à faire sur la Russie” ce lundi, laissant la porte ouverte à un renforcement des sanctions.L’activité diplomatique devait s’accélérer lundi avec une rencontre entre le président américain et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, à 10h00 locale (14h00 GMT) dans le Bureau ovale, en présence du sécrétaire d’Etat Marco Rubio.L’émissaire américain Keith Kellogg doit également entamer une nouvelle visite en Ukraine lundi. La livraison d’armes par Washington fera partie d’un accord impliquant l’Otan qui paiera les États-Unis pour des armes qu’elle enverra à l’Ukraine, selon M. Trump.”Nous allons en fait leur envoyer divers équipements militaires très sophistiqués et ils vont nous les payer à 100%”, a déclaré Donald Trump aux journalistes.Cette annonce apparaît comme une volte-face, deux semaines après que Washington avait au contraire annoncé la suspension de certaines livraisons d’armes à Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué vendredi avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue américain, lors de laquelle ils ont convenu de “renforcer la protection” du ciel ukrainien après une nouvelle attaque massive de drones et de missiles russes sur l’Ukraine.Le président américain s’est dit à nouveau “déçu” par son homologue russe Vladimir Poutine dimanche. Depuis le début de son mandat, Donald Trump a tenté de convaincre Vladimir Poutine de négocier en vue de mettre fin au conflit en Ukraine.Mais les frappes russes s’abattant sur l’Ukraine se sont intensifiées et les négociations en vue d’une issue diplomatique au conflit sont, elles, dans l’impasse. “Poutine a vraiment surpris beaucoup de gens. Il parle gentiment et ensuite il bombarde tout le monde le soir”, a déclaré M. Trump, visiblement mécontent. – “Tournant” sur les sanctions -Parallèlement, l’influent sénateur américain Lindsey Graham a défendu à nouveau dimanche sa proposition de sanctions drastiques contre Moscou, un projet semblant progresser à mesure que s’accroît la frustration de Donald Trump vis-à-vis du Kremlin.”Un tournant arrive” dans la guerre en Ukraine, a déclaré le sénateur républicain sur CBS.Sa proposition “donnerait au président Trump la capacité d’imposer des droits de douane de 500% sur n’importe quel pays qui aide la Russie et soutient la machine de guerre de Poutine”, a-t-il expliqué.Donald Trump avait dit mardi “étudier de très près” cette proposition.”C’est un coup de massue que le président Trump aura à sa disposition pour mettre fin à la guerre”, a insisté Lindsey Graham, qui s’est rendu en Europe cette semaine pour défendre ses mesures aux côtés de son partenaire démocrate Richard Blumenthal.Les deux sénateurs doivent aussi s’entretenir lundi avec le secrétaire général de l’Otan.Lindsey Graham a également évoqué dimanche de possibles mesures visant les avoirs russes gelés ou encore la vente aux alliés européens d'”énormes quantités d’armes qui pourront bénéficier à l’Ukraine.”Les mesures proposées par les deux sénateurs américains font partie des moyens qui “peuvent nous rapprocher de la paix”, a écrit jeudi sur X Volodymyr Zelensky, qui ne cesse de réclamer un renforcement des sanctions américaines contre la Russie.Sur le terrain, les frappes aériennes russes contre l’Ukraine se sont intensifiées ces dernières semaines, et Moscou bat chaque semaine des records en nombre d’engins tirés, fournis par une industrie de défense qui tourne à plein régime.

Trump promet des systèmes antiaériens Patriot à l’Ukraine

Donald Trump a annoncé dimanche que les États-Unis enverraient à l’Ukraine des systèmes de défense antiaérienne Patriot, essentiels à Kiev pour se défendre face aux frappes russes, au moment où les relations du président américain avec son homologue russe montrent une dégradation.”Nous leur enverrons des Patriots, dont ils ont désespérément besoin”, a-t-il déclaré, ajoutant: “Je n’ai pas encore décidé du nombre mais ils vont en avoir parce qu’ils ont besoin de protection”.Donald Trump avait précédemment dit à des journalistes avoir “une déclaration importante à faire sur la Russie” ce lundi, laissant la porte ouverte à un renforcement des sanctions.L’activité diplomatique devait s’accélérer lundi avec une rencontre entre le président américain et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, à 10h00 locale (14h00 GMT) dans le Bureau ovale, en présence du sécrétaire d’Etat Marco Rubio.L’émissaire américain Keith Kellogg doit également entamer une nouvelle visite en Ukraine lundi. La livraison d’armes par Washington fera partie d’un accord impliquant l’Otan qui paiera les États-Unis pour des armes qu’elle enverra à l’Ukraine, selon M. Trump.”Nous allons en fait leur envoyer divers équipements militaires très sophistiqués et ils vont nous les payer à 100%”, a déclaré Donald Trump aux journalistes.Cette annonce apparaît comme une volte-face, deux semaines après que Washington avait au contraire annoncé la suspension de certaines livraisons d’armes à Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué vendredi avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue américain, lors de laquelle ils ont convenu de “renforcer la protection” du ciel ukrainien après une nouvelle attaque massive de drones et de missiles russes sur l’Ukraine.Le président américain s’est dit à nouveau “déçu” par son homologue russe Vladimir Poutine dimanche. Depuis le début de son mandat, Donald Trump a tenté de convaincre Vladimir Poutine de négocier en vue de mettre fin au conflit en Ukraine.Mais les frappes russes s’abattant sur l’Ukraine se sont intensifiées et les négociations en vue d’une issue diplomatique au conflit sont, elles, dans l’impasse. “Poutine a vraiment surpris beaucoup de gens. Il parle gentiment et ensuite il bombarde tout le monde le soir”, a déclaré M. Trump, visiblement mécontent. – “Tournant” sur les sanctions -Parallèlement, l’influent sénateur américain Lindsey Graham a défendu à nouveau dimanche sa proposition de sanctions drastiques contre Moscou, un projet semblant progresser à mesure que s’accroît la frustration de Donald Trump vis-à-vis du Kremlin.”Un tournant arrive” dans la guerre en Ukraine, a déclaré le sénateur républicain sur CBS.Sa proposition “donnerait au président Trump la capacité d’imposer des droits de douane de 500% sur n’importe quel pays qui aide la Russie et soutient la machine de guerre de Poutine”, a-t-il expliqué.Donald Trump avait dit mardi “étudier de très près” cette proposition.”C’est un coup de massue que le président Trump aura à sa disposition pour mettre fin à la guerre”, a insisté Lindsey Graham, qui s’est rendu en Europe cette semaine pour défendre ses mesures aux côtés de son partenaire démocrate Richard Blumenthal.Les deux sénateurs doivent aussi s’entretenir lundi avec le secrétaire général de l’Otan.Lindsey Graham a également évoqué dimanche de possibles mesures visant les avoirs russes gelés ou encore la vente aux alliés européens d'”énormes quantités d’armes qui pourront bénéficier à l’Ukraine.”Les mesures proposées par les deux sénateurs américains font partie des moyens qui “peuvent nous rapprocher de la paix”, a écrit jeudi sur X Volodymyr Zelensky, qui ne cesse de réclamer un renforcement des sanctions américaines contre la Russie.Sur le terrain, les frappes aériennes russes contre l’Ukraine se sont intensifiées ces dernières semaines, et Moscou bat chaque semaine des records en nombre d’engins tirés, fournis par une industrie de défense qui tourne à plein régime.

Droits de douane: les ministres européens cherchent une riposte face à Trump

Les ministres du Commerce de l’Union européenne se réunissent lundi à Bruxelles pour affiner leur stratégie face à la dernière initiative de Donald Trump, qui a annoncé l’imposition le 1er août de droits de douane de 30% sur les produits européens importés aux Etats-Unis.La décision du président américain a jeté un froid alors que les négociations commerciales étaient toujours en cours entre Bruxelles et Washington. La présidente de la Commission européenne – qui négocie au nom des Etats membres de l’UE -, Ursula von der Leyen, préfère faire le dos rond. Elle a annoncé dimanche que l’Union européenne n’allait pas riposter pour l’instant aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, dans l’espoir d’obtenir un accord qui s’avérerait moins douloureux.”Nous avons toujours été très clairs sur le fait que nous préférons une solution négociée. Cela reste le cas et nous utiliserons le temps dont nous disposons maintenant jusqu’au 1er août”, a déclaré Mme von der Leyen.- “Nous préférons une solution négociée” -Les négociations devraient donc se poursuivre. Des diplomates ont néanmoins souligné qu’un paquet de mesures de représailles supplémentaires serait présenté aux ministres lundi, mesures qui pourraient être mises en oeuvre si Donald Trump optait effectivement pour des taxes de 30% sur les importations en provenance de l’Union européenne.L’UE a déjà menacé en mai d’imposer des droits de douane sur des produits américains d’une valeur d’environ 100 milliards d’euros comprenant des automobiles et des avions, si les négociations échouaient – quand bien même un diplomate a laissé entendre que la liste finale avait été réduite à une valeur de 72 milliards.Les pays européens essayent de rester unis dans cette affaire, bien que leurs économies ne soient pas exposées de la même façon aux foudres douanières du président américain.Emmanuel Macron a exhorté samedi la Commission européenne à “défendre résolument les intérêts européens” et à “accélérer la préparation de contre-mesures crédibles”.Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit dimanche d’accord avec le président français, précisant avoir discuté avec lui, avec Mme von der Leyen et Donald Trump ces derniers jours. Il assure vouloir s’impliquer “intensivement” pour tenter d’arriver à une solution. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a quant à elle mis en garde dimanche contre la perspective d’une “guerre commerciale” au sein du monde occidental.”L’Europe dispose de la puissance économique et financière nécessaire pour affirmer sa position et parvenir à un accord équitable et de bon sens. L’Italie fera sa part. Comme toujours”, a-t-elle dit dans un communiqué, tandis que son opposition l’accuse de manquer de fermeté face à Washington.- Acier et aluminium -Depuis son retour à la présidence des Etats-Unis en janvier, Donald Trump a imposé des droits de douane fluctuants et généralisés à ses alliés et ses concurrents, perturbant les marchés financiers et alimentant les craintes d’un ralentissement économique mondial.Mais son gouvernement subit des pressions pour conclure des accords avec des partenaires commerciaux après avoir promis une série d’arrangements.Jusqu’à présent, les responsables américains n’ont dévoilé que deux accords, avec le Royaume-Uni et le Vietnam, ainsi qu’une réduction provisoire des droits de douane avec la Chine.L’UE, comme des dizaines d’autres économies, devait voir le niveau de droits de douane qui lui sont appliqués par les Américains augmenter à partir d’un taux de base de 10% le 9 juillet mais M. Trump a reporté la date limite au 1er août.Dans sa lettre envoyée à Bruxelles et rendue publique samedi, M. Trump a cité l’importance du déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis l’UE pour justifier ses nouvelles taxes de 30%.Ce taux est nettement plus élevé que les 20% que le président américain avait dévoilés en avril, avant de faire marche arrière lorsque les marchés boursiers s’étaient effondrés.En réponse aux droits de douane américains de 25% imposés sur l’acier et l’aluminium – parallèlement à ceux évoqués sur les autres importations -, la Commission européenne avait préparé des taxes sur des produits américains d’une valeur d’environ 21 milliards d’euros.Mais elle avait annoncé en avril la suspension de ces mesures pour laisser la place à un accord commercial plus large avec le gouvernement Trump. Ces taxes devaient entrer en vigueur dans la nuit de lundi à mardi – avant d’être à nouveau suspendues.

Droits de douane: les ministres européens cherchent une riposte face à Trump

Les ministres du Commerce de l’Union européenne se réunissent lundi à Bruxelles pour affiner leur stratégie face à la dernière initiative de Donald Trump, qui a annoncé l’imposition le 1er août de droits de douane de 30% sur les produits européens importés aux Etats-Unis.La décision du président américain a jeté un froid alors que les négociations commerciales étaient toujours en cours entre Bruxelles et Washington. La présidente de la Commission européenne – qui négocie au nom des Etats membres de l’UE -, Ursula von der Leyen, préfère faire le dos rond. Elle a annoncé dimanche que l’Union européenne n’allait pas riposter pour l’instant aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, dans l’espoir d’obtenir un accord qui s’avérerait moins douloureux.”Nous avons toujours été très clairs sur le fait que nous préférons une solution négociée. Cela reste le cas et nous utiliserons le temps dont nous disposons maintenant jusqu’au 1er août”, a déclaré Mme von der Leyen.- “Nous préférons une solution négociée” -Les négociations devraient donc se poursuivre. Des diplomates ont néanmoins souligné qu’un paquet de mesures de représailles supplémentaires serait présenté aux ministres lundi, mesures qui pourraient être mises en oeuvre si Donald Trump optait effectivement pour des taxes de 30% sur les importations en provenance de l’Union européenne.L’UE a déjà menacé en mai d’imposer des droits de douane sur des produits américains d’une valeur d’environ 100 milliards d’euros comprenant des automobiles et des avions, si les négociations échouaient – quand bien même un diplomate a laissé entendre que la liste finale avait été réduite à une valeur de 72 milliards.Les pays européens essayent de rester unis dans cette affaire, bien que leurs économies ne soient pas exposées de la même façon aux foudres douanières du président américain.Emmanuel Macron a exhorté samedi la Commission européenne à “défendre résolument les intérêts européens” et à “accélérer la préparation de contre-mesures crédibles”.Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit dimanche d’accord avec le président français, précisant avoir discuté avec lui, avec Mme von der Leyen et Donald Trump ces derniers jours. Il assure vouloir s’impliquer “intensivement” pour tenter d’arriver à une solution. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a quant à elle mis en garde dimanche contre la perspective d’une “guerre commerciale” au sein du monde occidental.”L’Europe dispose de la puissance économique et financière nécessaire pour affirmer sa position et parvenir à un accord équitable et de bon sens. L’Italie fera sa part. Comme toujours”, a-t-elle dit dans un communiqué, tandis que son opposition l’accuse de manquer de fermeté face à Washington.- Acier et aluminium -Depuis son retour à la présidence des Etats-Unis en janvier, Donald Trump a imposé des droits de douane fluctuants et généralisés à ses alliés et ses concurrents, perturbant les marchés financiers et alimentant les craintes d’un ralentissement économique mondial.Mais son gouvernement subit des pressions pour conclure des accords avec des partenaires commerciaux après avoir promis une série d’arrangements.Jusqu’à présent, les responsables américains n’ont dévoilé que deux accords, avec le Royaume-Uni et le Vietnam, ainsi qu’une réduction provisoire des droits de douane avec la Chine.L’UE, comme des dizaines d’autres économies, devait voir le niveau de droits de douane qui lui sont appliqués par les Américains augmenter à partir d’un taux de base de 10% le 9 juillet mais M. Trump a reporté la date limite au 1er août.Dans sa lettre envoyée à Bruxelles et rendue publique samedi, M. Trump a cité l’importance du déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis l’UE pour justifier ses nouvelles taxes de 30%.Ce taux est nettement plus élevé que les 20% que le président américain avait dévoilés en avril, avant de faire marche arrière lorsque les marchés boursiers s’étaient effondrés.En réponse aux droits de douane américains de 25% imposés sur l’acier et l’aluminium – parallèlement à ceux évoqués sur les autres importations -, la Commission européenne avait préparé des taxes sur des produits américains d’une valeur d’environ 21 milliards d’euros.Mais elle avait annoncé en avril la suspension de ces mesures pour laisser la place à un accord commercial plus large avec le gouvernement Trump. Ces taxes devaient entrer en vigueur dans la nuit de lundi à mardi – avant d’être à nouveau suspendues.

France: un 14-Juillet sous le signe de la “crédibilité” de l’armée face à “un monde plus brutal”

Face à “un monde plus brutal”, le traditionnel défilé du 14-Juillet donné lundi à Paris pour la fête nationale mettra en avant des militaires français “prêts à partir” en opérations, au lendemain de l’annonce de dépenses de défense accrues.”Jamais depuis 1945 la liberté n’avait été si menacée”, a affirmé dimanche le président français Emmanuel Macron devant un parterre de hauts gradés, en évoquant notamment la “menace durable” que fait peser la Russie sur le continent.L’Europe est “mise en danger au moment où la guerre a été portée sur notre sol avec l’invasion de l’Ukraine, alors que les Etats-Unis ont ajouté une forme d’incertitude” quant à la pérennité de leur soutien, a exposé M. Macron, et “notre Europe se trouve placée à la lisière d’un vaste arc de crises”.En conséquence, la France compte renforcer son effort budgétaire pour la défense, en ajoutant des dépenses de 3,5 milliards d’euros en 2026 puis à nouveau 3 milliards de plus en 2027, de sorte que le budget défense du pays aura quasiment doublé en dix ans sous ses deux mandats, pour atteindre près de 64 milliards d’euros à cet horizon.”Face à un monde plus brutal, la Nation doit être plus forte”, car “pour être libres dans ce monde, il faut être craint, pour être craint il faut être puissant”, a insisté le dirigeant français.Une actualisation de la loi de programmation militaire pour 2024-2030, qui prévoit en l’état 413 milliards d’euros pour les armées, sera présentée à l’automne, malgré des finances publiques au plus mal obligeant à des efforts d’économie.M. Macron a aussi annoncé vouloir donner “un nouveau cadre” à la jeunesse pour se former militairement à titre volontaire.Lors du défilé de lundi matin, de retour sur la prestigieuse avenue parisienne des Champs-Elysées après avoir été déplacé l’an passé en raison des Jeux Olympiques de Paris, l’armée française entend mettre en valeur sa “crédibilité opérationnelle” et sa “solidarité stratégique” avec ses partenaires.- “Outil de combat” -L’ossature du défilé sera formée par des unités de la 7e brigade blindée, qui paradera non pas “en tenue de défilé (…) mais en bloc opérationnel et en tenue de combat à bord des engins blindés”, selon le gouverneur militaire de Paris, le général Loïc Mizon.”Il s’agit de montrer un outil de combat qui est quasiment prêt à partir, tel qu’il est présenté à nos concitoyens sur les Champs-Elysées”, a-t-il expliqué.Paris se veut capable de déployer cette année si nécessaire une brigade “bonne de guerre” -soit plus de 7.000 hommes avec toutes les munitions et la logistique- en dix jours. En 2027, l’ambition est de faire de même pour une division (plus de 20.000 hommes) en 30 jours.Pour incarner les partenariats de la France défileront une compagnie belgo-luxembourgeoises, la force binationale franco-finlandaise composant la force de réaction rapide de la Finul, la mission de l’ONU au Liban, ou encore l’équipage de la frégate Auvergne, qui a effectué plusieurs déploiements en Baltique et en Arctique afin de soutenir les opérations de l’Otan.Le défilé met cette année à l’honneur l’Indonésie, avec qui la France a conclu un partenariat stratégique pour peser dans la zone indo-pacifique.Le président indonésien Prabowo Subianto, qui assistera aux festivités au côté d’Emmanuel Macron après avoir accueilli son homologue français fin mai à Jakarta, a annoncé son intention d’acquérir davantage d’avions de combat Rafale, de sous-marins Scorpène et de canons Caesar, ainsi que des frégates légères.Plus de 450 militaires indonésiens, dont les musiciens d’un “drumband”, ouvriront le défilé à pied, précédés de la Patrouille de France, vers 10H30 locales (08H30 GMT) après l’arrivée d’Emmanuel Macron, attendu à 10H00 (08H00 GMT).Au total, 7.000 femmes et hommes défileront, dont 5.600 à pied, 65 avions dont 5 appareils étrangers, 34 hélicoptères, 247 véhicules et 200 chevaux de la Garde républicaine.