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Budget: après le jeu de pistes, Bayrou à l’heure des choix impossibles

Le Premier ministre François Bayrou dévoile mardi les grandes orientations du budget 2026, un casse-tête financier et politique puisqu’il prévoit un important tour de vis de 40 milliards d’économies, en plus d’augmenter le budget des armées.Qu’importe dans quel sens on s’y prend, résoudre l’équation paraît relever de l’exploit mathématique, tant les marges de manœuvre financières sont réduites.Objectif: ramener le déficit à 4,6% du PIB l’an prochain, contre 5,8% en 2024. Le tout dans un contexte international inflammable et incertain, entre tensions commerciales – Donald Trump a annoncé samedi que les produits l’UE seraient taxés de 30% – et militaires, ce qui a conduit Emmanuel Macron à demander dimanche un effort additionnel de 3,5 milliards d’euros pour la défense. Une enveloppe supplémentaire que le Premier ministre a dû intégrer, promettant auprès de l’AFP de ne “laisser aucune dépense flottante”: “Je ne laisse pas la poussière sous le tapis, surtout des poussières qui se comptent en milliards”.Politiquement, le socle de soutiens du Premier ministre paraît plus friable que jamais. Et chacun sur l’échiquier, à commencer par le Rassemblement national qui se pose en arbitre de la censure, dresse ses lignes rouges, après avoir renversé le gouvernement Barnier à l’automne dernier sur le budget.Autant dire que M. Bayrou, qui s’exprimera à partir de 16H00 entourés de quelques ministres (Eric Lombard, Catherine Vautrin, Amélie de Montchalin, François Rebsamen et Astrid Panosyan-Bouvet), avec des infographies à l’appui, marche sur un fil. Cela revient à “prendre l’Himalaya par la face nord en hiver, et on est en short”, métaphorise un membre du gouvernement.Le Premier ministre, qui concentre son énergie à l’élaboration de ces projets de loi de finances, décline sur tous les registres le “piège mortel” qui guette le pays, face au mur de la dette qui a atteint 114% du PIB en mars. Un combat dont il a fait son ADN politique. – “Plan cohérent” -“Ne pas proposer une réponse de la nation, ça serait une lâcheté vouée aux plus graves accidents”, dit-il à l’AFP.Une dramatisation des enjeux destinée à améliorer l’acceptabilité d’une note qui s’annonce salée, avec 40 milliards d’euros d’effort budgétaire demandés. Mardi, il proposera donc “un plan cohérent, suffisamment précis, même s’il restera à finaliser avec le Parlement, pour que tout le monde mesure la part que chacun doit prendre à cet effort”, appuie-t-il. Avec “deux volets”: l’un tourné vers “un retour à un équilibre supportable des finances publiques”. Et l’autre de “soutien à la production”.L’exécutif a tenté de déminer le terrain en recevant en amont les groupes politiques à Bercy, un travail qui sera réédité en septembre.Surtout, la foire aux idées a été particulièrement florissante. Au point que Bercy a rendu à Matignon “une copie à 45 milliards”, pour “se donner du choix entre des options”, selon un conseiller de l’exécutif.Marmoréen, François Bayrou, qui a présenté vendredi ses intentions à Emmanuel Macron, a promis “des efforts ici ou là” en matière de fiscalité mais pas de hausse d’impôts généralisée. Par exemple, la contribution pour les hauts revenus instaurée l’an dernier devrait être remodelée et reconduite, selon une source ministérielle.- Gisements -L’Etat dans son ensemble devra se serrer la ceinture, engendrant d’importantes baisses de crédits dans les ministères, ainsi que les collectivités.Parmi les pistes tenant la corde, la reconduction à l’identique de certaines dépenses entre 2025 et 2026, sans tenir compte de l’inflation. Une “année blanche” dont le rendement varie selon le périmètre retenu. Ce gel pourrait par exemple s’étendre au barème de l’impôt sur le revenu. Et, suivant de larges appels à mettre à contribution les retraités, les pensions pourraient aussi être désindexées de l’inflation.Des coups de rabot sont aussi évoqués dans différents maquis: les niches fiscales, les aides publiques aux entreprises ou encore dans les agences et opérateurs de l’Etat, dont certains sont voués à la suppression. Suscitant déjà la controverse, un nouveau durcissement des règles de l’assurance chômage se profile, alors qu’Emmanuel Macron a affirmé dimanche qu’il comptait financer l’effort militaire par “plus de production et plus d’activité”. De quoi raviver les spéculations autour d’un relèvement du temps de travail ou la suppression de jours fériés.D’autres gisements d’économies ont été identifiés sur la facture des transports médicalisés, des affections longue durée ou des arrêts maladie.La gauche rêve elle d’obtenir une taxe inspirée par l’économiste français Gabriel Zucman sur les “ultra-riches”, en prélevant 2% par an de leur patrimoine, pour un rendement annuel de 20 milliards d’euros. Une ligne rouge pour le camp macroniste.

Désenchanté par Poutine, Trump fait volte-face sur l’Ukraine

En menaçant la Russie lundi de sanctions douanières “très sévères” et en réarmant l’Ukraine, Donald Trump semble avoir opéré une énième volte-face, se disant désenchanté par Vladimir Poutine.Reste à savoir s’il s’agit d’un véritable changement de stratégie, alors que le président américain souffle le chaud et le froid sur la guerre en Ukraine.Le fait est que, malgré son impatience affichée, le président américain accorde un nouveau délai — de 50 jours — au président russe, qui, trois ans après l’avoir lancée, refuse toujours de mettre fin à l’invasion de l’Ukraine.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump s’est rapproché de Vladimir Poutine, alors qu’il cherche à honorer sa promesse électorale de mettre fin à la guerre en Ukraine — un objectif qu’il s’était dit, pendant la campagne, capable d’atteindre en seulement 24 heures.Cela a fait craindre à Kiev d’être lâchée en rase campagne, en particulier après la virulente altercation avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale en février.A l’époque, M. Trump qualifiait ce dernier de “dictateur sans élections”, soulignant que l’Ukraine n’avait “aucune carte en main” face à la Russie.Mais le ton a changé ces dernières semaines, après une série de pourparlers infructueux, Donald Trump affichant clairement son mécontentement avec le président russe.Vladimir Poutine “parle bien” en journée et se met “à bombarder tout le monde le soir”, a-t-il relevé lundi.Les frappes aériennes russes en Ukraine se sont intensifiées récemment. Moscou bat chaque semaine des records en nombre d’engins tirés, fournis par une industrie de défense qui tourne à plein régime.- “Dur à cuire” -Donald Trump, qui ne cache pas son admiration pour le dirigeant russe avec qui il dit entretenir depuis “toujours de très bonnes relations”, l’avait qualifié récemment de “complètement fou”.Et dans une rare introspection, il a suggéré que la Première dame, Melania Trump, avait pu peser sur sa façon de penser.”Je rentre chez moi et je dis à la Première dame: +J’ai parlé à Vladimir aujourd’hui, nous avons eu une merveilleuse conversation+. Et elle me répond: +Oh vraiment? Une autre ville vient d’être frappée+.””Je ne veux pas dire que c’est un assassin, mais c’est un dur à cuire”, a-t-il encore dit à propos du président russe, refusant par ailleurs toute notion selon laquelle il serait mené en bateau par son homologue.Les deux dirigeants se sont parlé à six reprises depuis janvier mais, contrairement à ce qu’avait laissé entrevoir Donald Trump, aucune rencontre n’a encore été programmée entre les deux hommes.Le président américain avait “promis qu’il pourrait amener M. Poutine à la table des négociations, et il n’y est pas parvenu”, souligne Heather Conley, de l’American Enterprise Institute, un cercle de réflexion conservateur à Washington.Sa menace d’infliger des droits de douane “secondaires” de 100% aux alliés de Moscou, si aucun accord n’est trouvé d’ici 50 jours, “montre qu’il est frustré de ne pas y être parvenu, mais je ne la considère pas comme un grand changement de politique”, ajoute-t-elle.L’opposition démocrate a vite fait de saluer le revirement de M. Trump, se disant à l’instar de la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen, “heureuse qu’il semble enfin se rendre à l’évidence quant à la responsabilité de Poutine dans ce massacre insensé et barbare d’innocents”.Mais “il est maintenant temps de joindre le geste à la parole et de mettre fin à cette guerre”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.M. Trump n’a pas ouvertement apporté son soutien lundi à une proposition de loi qui fait l’objet d’un large accord au Congrès et qui préconise des droits de douane de 500% imposés aux pays, comme la Chine, l’Inde et le Brésil, qui appuient la machine de guerre russe en achetant du pétrole et du gaz russes bon marché.Mais pour Heather Conley, “le Kremlin a jeté toutes ses forces dans cette bataille” et “mise sur une lente érosion de la position de l’Ukraine et de l’Occident, voulant gagner ce conflit selon ses propres termes”.

Désenchanté par Poutine, Trump fait volte-face sur l’Ukraine

En menaçant la Russie lundi de sanctions douanières “très sévères” et en réarmant l’Ukraine, Donald Trump semble avoir opéré une énième volte-face, se disant désenchanté par Vladimir Poutine.Reste à savoir s’il s’agit d’un véritable changement de stratégie, alors que le président américain souffle le chaud et le froid sur la guerre en Ukraine.Le fait est …

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Rhône: fin de cavale pour un détenu qui s’était évadé caché dans un sac à linge

Fin de cavale après une évasion rocambolesque: le détenu qui avait réussi à s’évader vendredi, caché dans le sac à linge de son codétenu libérable de la prison de Lyon-Corbas, a été interpellé lundi dans la métropole lyonnaise.L’homme âgé de 20 ans a été cueilli vers 06H00 alors qu’il sortait d’une cave à Sathonay-Camp, au nord de Lyon, par les policiers de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) et de la Division la criminalité organisée du Rhône (DCOS), selon le parquet de Lyon.”Personne n’a été blessé” lors de son arrestation. Son codétenu complice a été interpellé bien plus tard, à 22h à Marseille. Ce dernier, placé en garde à vue, sera ramené sur Lyon mardi “dans la journée”, a-t-on précisé.Le détenu repris a été placé en garde à vue pour “évasion en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs”, selon le parquet. Le jeune homme, natif de Mayotte, était en détention provisoire à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, suspecté du “meurtre en bande organisée” d’un trafiquant de drogue et d'”infraction à la législation sur les armes”, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.Il a pu s’évader vendredi matin selon un procédé “extrêmement rare, que nous n’avons jamais connu dans cette administration”, a commenté à BFMTV Sébastien Cauwel, directeur de l’administration pénitentiaire.”Ils étaient trois en cellule, l’un de ses cocellulaires était libérable vendredi matin et il a profité de la complicité de ce cocellulaire pour se cacher dans un gros sac de linge”, et sortir en même temps que ce complice, aux yeux et à la barbe des surveillants, a-t-il précisé.C’est seulement samedi matin que son absence en cellule a été constatée.- “Dysfonctionnements graves” -Il y a eu “manifestement toute une série de dysfonctionnements” “graves” et “inadmissibles”, a estimé M. Cauwel, précisant avoir lancé une enquête interne et l’ouverture d’une inspection de l’inspection générale de la justice demandée par le garde des Sceaux.L’enquête interne devra “faire toute la lumière sur les circonstances de cette évasion” et l’administration pénitentiaire “prendra toutes les mesures disciplinaires qui s’imposent”, avait indiqué samedi l’AP.A la suite de son évasion, le détenu, qui mesure 1,70m, avait fait l’objet d’une notice rouge d’Interpol émise dimanche. Selon la fiche, consultée par l’AFP, le jeune homme est poursuivi notamment dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Djalal Chaabi. Ce dernier était un trafiquant de drogue abattu de plusieurs balles le 15 janvier aux Ulis (Essonne) par deux tueurs à gages, selon le Parisien.La maison d’arrêt de Lyon-Corbas, qui dispose de 660 places, dont 60 pour les femmes, a été mise en service en 2009. Son taux d’occupation actuel “est d’environ 170% et donc ça rend les conditions de travail de nos agents plus compliquées”, selon M. Cauwel.

Négociations pour un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie, après des combats meurtriers

Des négociations étaient en cours lundi soir entre les autorités syriennes et des représentants des druzes dans le sud de la Syrie pour parvenir à un arrêt des combats qui ont fait une centaine de morts, a annoncé l’un des principaux groupes armés druzes.Les forces gouvernementales syriennes progressaient lundi vers la ville à majorité druze de Soueïda, malgré l’opposition d’Israël, qui a visé le secteur où ces affrontements entre combattants druzes et bédouins avaient éclaté la veille.Ces nouvelles violences intercommunautaires illustrent les défis auxquels fait face le pouvoir intérimaire d’Ahmad al-Chareh depuis qu’il a renversé le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.”Des négociations sont en cours entre les notables de Soueïda et des représentants du ministère de la Défense et des forces de la sécurité générale pour parvenir à une solution”, a déclaré lundi soir à l’AFP Bassem Fakhr, porte-parole du Mouvement des hommes de la dignité, l’un des principaux groupes armés druzes.Israël, qui était déjà intervenu ces derniers mois en Syrie sous prétexte de protéger les druzes, a annoncé avoir frappé dans cette région plusieurs chars des forces gouvernementales et ajouté qu’il ne permettrait pas de présence militaire dans le sud de la Syrie.Ces frappes constituent “un avertissement clair au régime syrien. Nous ne permettrons pas que du mal soit fait aux druzes en Syrie”, a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz. Lundi après-midi, les forces gouvernementales qui avaient dépêché d’importants renforts dans la région ont pris le contrôle d’Al-Mazraah, un village druze aux abords de Soueïda, a constaté un correspondant de l’AFP.Ces forces, appuyées par des chars, se sont déployées dans le village, où se trouvaient également des combattants tribaux bédouins, a-t-il ajouté. “Les forces du ministère de la Défense se dirigent vers Soueïda”, a déclaré à l’AFP un commandant de ces forces, Ezzeddine al-Chamayer.Le ministère de l’Intérieur a affirmé que “les forces de l’armée et de la sécurité intérieure se sont rapprochées du centre” de Soueïda.Les chefs religieux druzes ont appelé au calme et l’un des plus influents, cheikh Hikmat al-Hejri, a réclamé une “protection internationale immédiate” pour sa communauté, affirmant refuser l’entrée des forces gouvernementales dans les zones contrôlées par les druzes.La province de Soueïda abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité ésotérique issue de l’islam qui compte quelque 700.000 membres en Syrie et est aussi implantée au Liban et en Israël.- Craintes de massacres -“Nous avons très peur, les obus nous tombent dessus. La circulation est paralysée dans les rues et les magasins sont fermés”, a affirmé à l’AFP un père de famille de 51 ans, Abou Taym, à Soueïda.”Nous craignons que le scénario du littoral se répète”, a déclaré à l’AFP Amal, une femme de 46 ans, en référence aux massacres de centaines de membres de la minorité alaouite en mars, imputés à des groupes alliés aux forces de sécurité.Le ministre de la Défense Mourhaf Abou Qasra a appelé sur X les soldats à “protéger les citoyens” contre “les bandes qui échappent à la loi”.Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les affrontements ont fait 99 morts, parmi lesquels 60 druzes, pour la plupart des combattants mais également deux femmes et deux enfants, 18 bédouins, 14 membres de forces de sécurité et sept hommes armés non identifiés.Le ministère de la Défense a fait état de 18 morts dans les rangs des forces armées.- Autoroute fermée -L’autoroute reliant Damas à Soueïda était fermée lundi, selon le correspondant de l’AFP.Les tensions couvaient depuis des heurts interconfessionnels en avril entre combattants druzes et forces de sécurité dans les zones druzes proches de Damas et à Soueïda, qui avaient fait plus de 100 morts.Des membres de tribus bédouines sunnites de Soueïda avaient participé aux affrontements au côté des forces de sécurité, selon l’OSDH.A l’époque, des chefs locaux et religieux avaient conclu des accords, en vertu desquels des combattants druzes assurent depuis mai la sécurité dans la province.Après la chute de Bachar al-Assad, renversé par une coalition de rebelles islamistes sunnites, les violences contre la communauté alaouite -plus de 1.700 morts- puis contre les druzes, ainsi qu’un attentat contre une église à Damas en juin, ont ébranlé la confiance dans la capacité du nouveau pouvoir à protéger les minorités.

Négociations pour un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie, après des combats meurtriers

Des négociations étaient en cours lundi soir entre les autorités syriennes et des représentants des druzes dans le sud de la Syrie pour parvenir à un arrêt des combats qui ont fait une centaine de morts, a annoncé l’un des principaux groupes armés druzes.Les forces gouvernementales syriennes progressaient lundi vers la ville à majorité druze …

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Trêve à Gaza: les médiateurs tentent de débloquer les discussions

Les médiateurs s’efforçaient lundi de surmonter les divergences entre Israël et le Hamas afin de débloquer les pourparlers sur une trêve dans la bande de Gaza, où des bombardements israéliens ont fait une vingtaine de morts.Israël et le mouvement islamiste palestinien s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha par l’intermédiaire du …

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Trêve à Gaza: les médiateurs tentent de débloquer les discussions

Les médiateurs s’efforçaient lundi de surmonter les divergences entre Israël et le Hamas afin de débloquer les pourparlers sur une trêve dans la bande de Gaza, où des bombardements israéliens ont fait une vingtaine de morts.Israël et le mouvement islamiste palestinien s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, en vue d’une trêve de 60 jours associée à une libération d’otages israéliens retenus à Gaza.La Défense civile a annoncé que des bombardements israéliens avaient fait 22 morts lundi à Gaza-ville, dans le nord du territoire, et à Khan Younès, dans le sud.Selon un responsable au fait des négociations, les médiateurs s’efforcent de “combler les divergences restantes” entre les deux camps. Les discussions, a-t-il ajouté, portent actuellement sur “les plans de redéploiement proposés des forces israéliennes à l’intérieur de Gaza”.Le président américain Donald Trump avait dimanche dit espérer un accord “la semaine prochaine”.Mais le Hamas a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de faire obstacle à un cessez-le-feu. “Netanyahu est doué pour faire échouer chaque cycle de négociations l’un après l’autre et refuse de conclure un accord”, a affirmé le mouvement.Samedi, deux sources palestiniennes avaient déclaré à l’AFP que les discussions butaient sur une proposition d’Israël de maintenir des troupes dans le territoire. Le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, a toujours rejeté une telle éventualité, en réclamant des garanties sur le caractère permanent d’un cessez-le-feu et le retrait israélien du territoire.Benjamin Netanyahu a de son côté répété ces derniers jours les objectifs de la guerre: libérer tous les otages, désarmer le Hamas et le chasser de Gaza.- “Pas de trêve” –  “Il n’y a pas de trêve avec eux (Israël). Chaque goutte de sang sera vengée et notre vengeance ne s’éteindra ni avec le temps, ni avec les déplacements, ni avec la mort”, a lancé à l’AFP Belal Al-Adlouni, qui a perdu son frère, sa belle-soeur et trois neveux dans une frappe sur leur tente à Khan Younès. Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, 10 Palestiniens ont été tués lundi à Gaza-ville et 12 à Khan Younès.L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, n’a pas commenté ces informations. Elle a affirmé avoir détruit “des infrastructures terroristes” utilisées à Gaza-ville par le Hamas et le Jihad islamique.La branche armée du Jihad islamique, qui combat au côté du Hamas, a diffusé des images présentées comme celles de ses combattants tirant des roquettes sur un centre de commandement israélien dans le nord de Gaza.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.L’armée a en outre annoncé lundi la mort au combat de trois soldats de 19, 20 et 21 ans dans le nord du territoire. – “Camp de concentration” -La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël, qui a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 58.386 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israélienne à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Cette offensive a permis à l’armée israélienne de s’emparer de vastes secteurs de Gaza. Samedi, une source palestinienne a affirmé que le Hamas rejetait “totalement” un plan d’Israël prévoyant le maintien de ses forces “sur plus de 40% de la superficie de Gaza”.L’objectif d’Israël est “d’entasser des centaines de milliers de déplacés” dans le sud de Gaza, “en préparation d’un déplacement forcé de la population vers l’Egypte ou d’autres pays”, selon elle.En riposte, un responsable israélien a accusé le Hamas de “saboter les négociations”.Le 7 juillet, le ministre de la Défense Israël Katz a présenté un plan prévoyant l’établissement, en cas de trêve, d’une zone fermée dans le sud de Gaza, qui accueillerait dans un premier temps quelque 600.000 déplacés et à terme, l’ensemble de la population civile.L’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, ainsi que l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, ont comparé cette éventuelle installation à un “camp de concentration”. Si les Palestiniens “étaient déplacés dans la nouvelle ‘ville humanitaire’, alors vous pouvez dire que cela fait partie d’un nettoyage ethnique”, a dit M. Olmert, cité par le Guardian.

Trêve à Gaza: les médiateurs tentent de débloquer les discussions

Les médiateurs s’efforçaient lundi de surmonter les divergences entre Israël et le Hamas afin de débloquer les pourparlers sur une trêve dans la bande de Gaza, où des bombardements israéliens ont fait une vingtaine de morts.Israël et le mouvement islamiste palestinien s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, en vue d’une trêve de 60 jours associée à une libération d’otages israéliens retenus à Gaza.La Défense civile a annoncé que des bombardements israéliens avaient fait 22 morts lundi à Gaza-ville, dans le nord du territoire, et à Khan Younès, dans le sud.Selon un responsable au fait des négociations, les médiateurs s’efforcent de “combler les divergences restantes” entre les deux camps. Les discussions, a-t-il ajouté, portent actuellement sur “les plans de redéploiement proposés des forces israéliennes à l’intérieur de Gaza”.Le président américain Donald Trump avait dimanche dit espérer un accord “la semaine prochaine”.Mais le Hamas a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de faire obstacle à un cessez-le-feu. “Netanyahu est doué pour faire échouer chaque cycle de négociations l’un après l’autre et refuse de conclure un accord”, a affirmé le mouvement.Samedi, deux sources palestiniennes avaient déclaré à l’AFP que les discussions butaient sur une proposition d’Israël de maintenir des troupes dans le territoire. Le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, a toujours rejeté une telle éventualité, en réclamant des garanties sur le caractère permanent d’un cessez-le-feu et le retrait israélien du territoire.Benjamin Netanyahu a de son côté répété ces derniers jours les objectifs de la guerre: libérer tous les otages, désarmer le Hamas et le chasser de Gaza.- “Pas de trêve” –  “Il n’y a pas de trêve avec eux (Israël). Chaque goutte de sang sera vengée et notre vengeance ne s’éteindra ni avec le temps, ni avec les déplacements, ni avec la mort”, a lancé à l’AFP Belal Al-Adlouni, qui a perdu son frère, sa belle-soeur et trois neveux dans une frappe sur leur tente à Khan Younès. Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, 10 Palestiniens ont été tués lundi à Gaza-ville et 12 à Khan Younès.L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, n’a pas commenté ces informations. Elle a affirmé avoir détruit “des infrastructures terroristes” utilisées à Gaza-ville par le Hamas et le Jihad islamique.La branche armée du Jihad islamique, qui combat au côté du Hamas, a diffusé des images présentées comme celles de ses combattants tirant des roquettes sur un centre de commandement israélien dans le nord de Gaza.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.L’armée a en outre annoncé lundi la mort au combat de trois soldats de 19, 20 et 21 ans dans le nord du territoire. – “Camp de concentration” -La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël, qui a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 58.386 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israélienne à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Cette offensive a permis à l’armée israélienne de s’emparer de vastes secteurs de Gaza. Samedi, une source palestinienne a affirmé que le Hamas rejetait “totalement” un plan d’Israël prévoyant le maintien de ses forces “sur plus de 40% de la superficie de Gaza”.L’objectif d’Israël est “d’entasser des centaines de milliers de déplacés” dans le sud de Gaza, “en préparation d’un déplacement forcé de la population vers l’Egypte ou d’autres pays”, selon elle.En riposte, un responsable israélien a accusé le Hamas de “saboter les négociations”.Le 7 juillet, le ministre de la Défense Israël Katz a présenté un plan prévoyant l’établissement, en cas de trêve, d’une zone fermée dans le sud de Gaza, qui accueillerait dans un premier temps quelque 600.000 déplacés et à terme, l’ensemble de la population civile.L’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, ainsi que l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, ont comparé cette éventuelle installation à un “camp de concentration”. Si les Palestiniens “étaient déplacés dans la nouvelle ‘ville humanitaire’, alors vous pouvez dire que cela fait partie d’un nettoyage ethnique”, a dit M. Olmert, cité par le Guardian.