AFP World

Frappes russes meurtrières en Ukraine malgré l’ultimatum de Trump

Une frappe russe contre une zone commerciale dans l’est de l’Ukraine a fait au moins deux morts et une vingtaine de blessés mercredi, ont indiqué les autorités locales, quelques jours après l’ultimatum lancé par Donald Trump à Moscou pour mettre fin à la guerre.Le président américain Donald Trump a donné lundi 50 jours à Moscou pour parvenir à un accord de paix avec l’Ukraine, sous peine de sanctions sévères, mais les attaques russes en Ukraine se sont poursuivies depuis.”Les Russes ont une nouvelle fois délibérément pris pour cible une zone très fréquentée, un centre commercial situé en plein centre-ville. Cette fois-ci, ils ont utilisé une bombe aérienne de 500 kg”, a écrit sur Telegram Vadym Filachkine, gouverneur de la région de Donetsk.La frappe sur la ville de Dobropillia a fait deux morts et 22 blessés, a-t-il dit.”Il est probable que des personnes soient encore coincées sous les décombres, et les recherches pour retrouver des survivants se poursuivent”, a ajouté Vadym Filachkine.Le gouverneur a partagé des photos montrant une rue couverte de débris, des bâtiments détruits et des magasins aux vitres soufflées par l’explosion.Le président Volodymyr Zelensky a jugé cette attaque russe “horrible”.”Leurs frappes n’ont aucun sens militaire, elles ne visent qu’à faire le plus de victimes possible”, a-t-il estimé lors de son adresse quotidienne à la nation.Dobropillia est située à une vingtaine de kilomètres du front est, où les combats sont particulièrement violents.Elle a été de plus en plus fréquemment ciblée par des attaques de petits drones russes ces dernières semaines.- Centaines de drones -Lundi, Donald Trump a donné lundi à la Russie un ultimatum de 50 jours pour mettre fin à la guerre en Ukraine sous peine de sanctions sévères, et a annoncé un réarmement massif de Kiev à travers l’Otan.Les avertissements de Donald Trump n’ont cependant pas fait cesser les frappes.Dans la nuit de mardi à mercredi, une quinzaine de personnes ont été blessées à travers le pays dans une attaque russe impliquant des centaines de drones, selon les autorités.D’après l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a tiré au cours de la nuit près de 400 drones explosifs et de nombreux leurres, dont 198 ont été abattus et 145 autres perdus sans atteindre leur cible.A Nikopol (centre), des frappes d’artillerie russe ont aussi provoqué dans la matinée la mort d’une femme et blessé cinq personnes, ont indiqué les services de secours sur Telegram.La Russie multiplie depuis plusieurs semaines les frappes massives sur l’Ukraine, impliquant souvent des centaines de drones et des missiles, fournis par une industrie de défense qui tourne à plein régime.En Russie, une personne a été tuée par une attaque de drone ukrainienne survenue mardi à Voronej, à environ 200 kilomètres de la frontière ukrainienne, a rapporté mercredi sur Telegram le gouverneur régional Alexandre Goussev.- Remaniement -L’annonce de Donald Trump constitue une volte-face, le président américain ayant été critique de l’aide apportée à Kiev, et s’étant rapproché du président russe Vladimir Poutine.Mais le refus de ce dernier d’accepter un cessez-le-feu a suscité la frustration croissante du président américain, qui se dit désormais “déçu” du maître du Kremlin.Le commandant en chef des armées ukrainiennes, Oleksandre Syrsky a par ailleurs dit avoir eu sa première conversation téléphonique avec le commandant suprême des forces armées de l’Otan en Europe, Alexus Grynkewich.Après cet échange avec ce général américain, M. Syrsky s’est félicité des “engagements fermes de soutien de la part des Etats-Unis et de l’Alliance”.L’Ukraine traverse par ailleurs un remaniement gouvernemental d’ampleur, censé insuffler un nouvel élan après plus de trois ans et demi d’invasion russe.La démission du gouvernement actuel a été entérinée par le parlement mercredi, et un nouveau, dirigé par la ministre Ioulia Svyrydenko, devrait être approuvé par les élus sous peu.

Frappes russes meurtrières en Ukraine malgré l’ultimatum de Trump

Une frappe russe contre une zone commerciale dans l’est de l’Ukraine a fait au moins deux morts et une vingtaine de blessés mercredi, ont indiqué les autorités locales, quelques jours après l’ultimatum lancé par Donald Trump à Moscou pour mettre fin à la guerre.Le président américain Donald Trump a donné lundi 50 jours à Moscou …

Frappes russes meurtrières en Ukraine malgré l’ultimatum de Trump Read More »

Frappes russes meurtrières en Ukraine malgré l’ultimatum de Trump

Une frappe russe contre une zone commerciale dans l’est de l’Ukraine a fait au moins deux morts et une vingtaine de blessés mercredi, ont indiqué les autorités locales, quelques jours après l’ultimatum lancé par Donald Trump à Moscou pour mettre fin à la guerre.Le président américain Donald Trump a donné lundi 50 jours à Moscou pour parvenir à un accord de paix avec l’Ukraine, sous peine de sanctions sévères, mais les attaques russes en Ukraine se sont poursuivies depuis.”Les Russes ont une nouvelle fois délibérément pris pour cible une zone très fréquentée, un centre commercial situé en plein centre-ville. Cette fois-ci, ils ont utilisé une bombe aérienne de 500 kg”, a écrit sur Telegram Vadym Filachkine, gouverneur de la région de Donetsk.La frappe sur la ville de Dobropillia a fait deux morts et 22 blessés, a-t-il dit.”Il est probable que des personnes soient encore coincées sous les décombres, et les recherches pour retrouver des survivants se poursuivent”, a ajouté Vadym Filachkine.Le gouverneur a partagé des photos montrant une rue couverte de débris, des bâtiments détruits et des magasins aux vitres soufflées par l’explosion.Le président Volodymyr Zelensky a jugé cette attaque russe “horrible”.”Leurs frappes n’ont aucun sens militaire, elles ne visent qu’à faire le plus de victimes possible”, a-t-il estimé lors de son adresse quotidienne à la nation.Dobropillia est située à une vingtaine de kilomètres du front est, où les combats sont particulièrement violents.Elle a été de plus en plus fréquemment ciblée par des attaques de petits drones russes ces dernières semaines.- Centaines de drones -Lundi, Donald Trump a donné lundi à la Russie un ultimatum de 50 jours pour mettre fin à la guerre en Ukraine sous peine de sanctions sévères, et a annoncé un réarmement massif de Kiev à travers l’Otan.Les avertissements de Donald Trump n’ont cependant pas fait cesser les frappes.Dans la nuit de mardi à mercredi, une quinzaine de personnes ont été blessées à travers le pays dans une attaque russe impliquant des centaines de drones, selon les autorités.D’après l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a tiré au cours de la nuit près de 400 drones explosifs et de nombreux leurres, dont 198 ont été abattus et 145 autres perdus sans atteindre leur cible.A Nikopol (centre), des frappes d’artillerie russe ont aussi provoqué dans la matinée la mort d’une femme et blessé cinq personnes, ont indiqué les services de secours sur Telegram.La Russie multiplie depuis plusieurs semaines les frappes massives sur l’Ukraine, impliquant souvent des centaines de drones et des missiles, fournis par une industrie de défense qui tourne à plein régime.En Russie, une personne a été tuée par une attaque de drone ukrainienne survenue mardi à Voronej, à environ 200 kilomètres de la frontière ukrainienne, a rapporté mercredi sur Telegram le gouverneur régional Alexandre Goussev.- Remaniement -L’annonce de Donald Trump constitue une volte-face, le président américain ayant été critique de l’aide apportée à Kiev, et s’étant rapproché du président russe Vladimir Poutine.Mais le refus de ce dernier d’accepter un cessez-le-feu a suscité la frustration croissante du président américain, qui se dit désormais “déçu” du maître du Kremlin.Le commandant en chef des armées ukrainiennes, Oleksandre Syrsky a par ailleurs dit avoir eu sa première conversation téléphonique avec le commandant suprême des forces armées de l’Otan en Europe, Alexus Grynkewich.Après cet échange avec ce général américain, M. Syrsky s’est félicité des “engagements fermes de soutien de la part des Etats-Unis et de l’Alliance”.L’Ukraine traverse par ailleurs un remaniement gouvernemental d’ampleur, censé insuffler un nouvel élan après plus de trois ans et demi d’invasion russe.La démission du gouvernement actuel a été entérinée par le parlement mercredi, et un nouveau, dirigé par la ministre Ioulia Svyrydenko, devrait être approuvé par les élus sous peu.

Tour de France: le “miracle” Abrahamsen et la grande frayeur de Pogacar

De l’hôpital au firmament du Tour: un mois après s’être brisé la clavicule, Jonas Abrahamsen a offert à l’équipe Uno-X la première victoire de son histoire dans la Grande Boucle, mercredi à Toulouse, où Tadej Pogacar s’est fait peur en tombant, a priori sans gravité.Jour après jour, le peloton avance comme une furie dans cette 112e édition avalée à la vitesse de l’éclair –encore 48 km/h de moyenne ce mercredi. Cela donne des batailles intenses à tous les étages, notamment pour prendre l’échappée et le mérite d’Abrahamsen, parti dès le kilomètre 0, est grand d’être sorti vainqueur d’un tel combat lors de cette boucle haletante autour de la ville rose.Il faut dire que le Norvégien de 29 ans est solide. La preuve, il s’est cassé la clavicule il y un mois à peine, le 18 juin, au Tour de Belgique. “Je pleurais à l’hôpital car je pensais que c’était fichu pour le Tour”. Mais il a sauté sur son home-trainer dès le lendemain et a enchaîné les heures à transpirer sur les rouleaux.”Je me visualise en train de gagner une étape, sans arrêt”, a-t-il expliqué.”C’est quand même un miracle”, a souligné son manager Thor Hushovd, rappelant que les délais pour ce type de blessure sont généralement beaucoup plus longs, a fortiori lorsqu’il s’agit de disputer la plus exigeante des courses.”Je suis déjà passé par beaucoup de choses dans ma carrière. Mon corps devient de plus en plus résistant”, a répondu Abrahamsen.On connaissait déjà bien la grande carcasse de cet ancien grimpeur devenu un baroudeur hors pair qui avait animé de nombreuses étapes en 2024 et porté le maillot à pois pendant dix jours.- Intrusion -Mais là, il a propulsé dans une toute autre dimension encore son équipe Uno-X, invitée pour la troisième fois sur le Tour et qui touche enfin au Graal d’une victoire d’étape.Premier à lancer l’échappée, Abrahamsen a couché son dernier rival encore debout, le Suisse Mauro Schmid, lors d’un sprint marqué par l’intrusion d’un militant pro-palestinien, portant un tee-shirt “Israel out of the Tour” (“Israël hors du Tour”) et plaqué comme un rugbyman par un membre de l’organisation.Les deux hommes ont résisté de justesse au retour de Mathieu van der Poel, qui s’était extrait dans la côte de Pech David d’un groupe de contre-attaquants royal comprenant aussi Wout Van Aert, Arnaud de Lie, Quinn Simmons et Axel Laurance.Derrière aussi, ça ferraillait sec, notamment lorsque le peloton a accéléré au moment d’une pause pipi de Tadej Pogacar.Le champion du monde a ensuite eu très peur lorsqu’il a été fauché par la roue arrière de Tobias Johannessen qui s’est déporté sur la droite à environ cinq bornes du but.”J’ai voulu suivre un mouvement et j’ai commis une erreur, je suis terriblement désolé”, s’est excusé le Norvégien sur les réseaux sociaux, en se disant “effrayé” par le nombres de menaces qu’il recevait en ligne.Pogacar lui a témoigné son soutien dans une vidéo postée sur X.- “On l’attend” -“J’ai eu peur quand j’ai vu le trottoir se rapprocher. Mais c’est juste un peu de peau râpée, je vais bien”, a-t-il rassuré.Le Slovène “ne souffre d’aucune blessure sérieuse”, a confirmé le directeur médical d’UAE, Adriano Rotunno, seulement “d’ecchymoses ainsi que d’abrasions à l’avant-bras gauche et à la hanche”.Pogacar, qui a mis un peu de temps à remettre sa chaîne avec l’aide d’un mécanicien de l’assistance neutre, aurait pu perdre de précieuses secondes dans l’affaire. Mais le peloton des favoris l’a attendu, un geste grandement apprécié par le champion du monde et son équipe. “Respect au peloton, respect à tout le monde, merci à tous”, a lancé, encore en course, Pogacar en communiquant avec son équipe UAE.En fait, c’est Jonas Vingegaard lui-même qui a décidé de ralentir, comme l’a rapporté l’Irlandais Ben Healy. “Jonas a tout de suite dit +on l’attend+. C’est juste une question de respect entre coureurs”, a-t-il expliqué.”On l’a attendu comme il se doit, a confirmé Vingegaard. Il n’a pas chuté parce qu’il prenait trop vite un virage mais parce qu’il a touché un autre coureur, c’est de la pure malchance.”Mais la rivalité devrait reprendre de plus belle dès jeudi pour la première grande étape de montagne et une arrivée au sommet à Hautacam, où le Danois avait torpillé les derniers espoirs de son rival en 2022.Cette fois, “Pogi” s’annonçait avant sa chute comme le grand favori pour prendre sa revanche. “On va voir comment je récupère. On n’est pas toujours au top au lendemain, mais je vais faire de mon mieux. J’ai connu pire. On est prêts pour Hautacam”, a-t-il assuré.

Budget: critiqué de toutes parts, Bayrou veut croire un compromis possible

Certains alliés critiques, des oppositions virulentes… François Bayrou est sur la corde raide pour faire adopter son plan de rigueur budgétaire et échapper à la censure à l’automne, mais le gouvernement veut croire qu’il existe des marges de négociation du côté des socialistes.Au lendemain des annonces choc du Premier ministre, dont la suppression de deux jours fériés et le gel des prestations sociales et des retraites, pour réaliser 43,8 milliards d’euros “d’économies” en 2026, ses fidèles ont continué à défendre un effort “indispensable” et “équitablement réparti”.Emmanuel Macron a salué en conseil des ministres un plan qui a “la vertu du courage, de l’audace et de la lucidité”, selon la porte-parole du gouvernement. Depuis Lourdes, il a défendu une “stratégie solide” dont “le pays a besoin”, notamment pour “réformer”. Et si d’autres forces politiques “ont des idées plus intelligentes”, le Premier ministre “les recevra”, a lancé le chef de l’État.Il ne s’est en revanche pas prononcé sur la proposition du gouvernement de supprimer deux jours fériés. En 2019 il avait dit qu’il n’y était “pas favorable”.Mais les partenaires du Premier ministre au sein du socle commun ont semblé divisés.Le chef de file des députés Renaissance Gabriel Attal a salué sur X “la volonté du Premier ministre” de faire face à “l’ampleur du redressement budgétaire à faire, et la reprise de notre désendettement”.Alors que le patron d’Horizons et candidat à la présidentielle Édouard Philippe ne trouvait, dans Le Parisien, “quasiment rien dans ce que propose François Bayrou” qui “règle le problème”, sauf “un plan d’urgence” qui a “tout le mérite d’un plan d’urgence, mais aussi ses limites”.- “Jalons” -A droite, le président des Républicains et ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a estimé qu’un “parti de gouvernement” comme le sien “ne peut pas se défausser” sur le budget et promis de travailler à des “propositions”, tout en reconnaissant que M. Bayrou avait posé “un certain nombre de jalons” sur la dette.Dans un communiqué, il a souhaité “amender” les mesures touchant les retraités. “Tout est négociable, sauf les 43,8 milliards d’économies”, lui a répondu sur BFMTV la porte-parole LR du gouvernement, Sophie Primas, en défendant un effort “collectif”.Pour le chef de file des députés LR, Laurent Wauquiez, le plan a “le mérite de chercher des solutions” mais il doit être “corrigé et amélioré” en s’attaquant à “l’assistanat” et aux “dépenses indues liées à l’immigration”.Enfin, rien ne semblait trouver grâce au RN ou chez LFI.  Dès mardi, Marine Le Pen a agité la censure avant de cibler mercredi la baisse du taux du livret A, jugée “désastreuse et confiscatoire pour les classes moyennes et populaires”.Chez LFI, le président de la commission des Finances, Eric Coquerel, veut censurer “au plus vite ce budget trumpiste” et attend “évidemment les socialistes au rendez-vous”.”Personne ne veut voter un tel budget”, a jugé le rapporteur du budget Charles de Courson (Liot), qui se demande si “le Premier ministre, en faisant cela, n’organise pas sa sortie”.- “Discuter” -Aucune censure ne pourra toutefois être votée sans le PS. Et le gouvernement veut croire un “compromis” possible comme pour le budget 2025.”Nous allons discuter avec tous les partis. Évidemment, il y a probablement davantage de possibilités de parvenir à un accord avec le Parti socialiste”, a reconnu Eric Lombard, ministre de l’Economie.Mais si le PS n’a pas fermé la porte à une discussion, il tire à boulets rouges sur la copie gouvernementale.”Les propositions du gouvernement ne sont pas acceptables et n’offrent pas de base de négociation”, a prévenu le chef de file des députés PS Boris Vallaud, dénonçant un “musée des horreurs libérales”.Les socialistes entendent discuter sur la base de leurs propres propositions, dont la taxe dite Zucman, qui consiste à imposer à hauteur de 2% le patrimoine des milliardaires.Mais le gouvernement ne veut pas de cet impôt “extrêmement injuste” qui entraînerait “une fragilisation de notre système économique”, selon Mme Primas. Il se contente de maintenir la contribution différentielle sur les hauts revenus aux contours encore flous.Pour arriver à un accord, le gouvernement mise sur le temps, les discussions budgétaires ne démarrant qu’en octobre.”On a devant nous beaucoup de temps, ce qui est une chance” même si “nous ne voulons pas que ce compromis ressemble à une entente de couloir”, a plaidé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Mais le temps peut jouer dans les deux sens. Côté syndical, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a appelé à la “mobilisation” à la rentrée “pour empêcher ces régressions sociales”.