AFP World

L’UE propose une hausse du budget, rejet immédiat de Berlin

La Commission européenne a dévoilé mercredi sa proposition de budget de 2028 à 2034, fixé à 2.000 milliards d’euros, avec des moyens supplémentaires pour la compétitivité et la défense, suscitant le rejet immédiat du gouvernement allemand qui a jugé cette hausse “inacceptable”.C’est le budget européen “le plus ambitieux jamais proposé”, a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyenn lors de la présentation du budget, donnant le coup d’envoi de deux ans de négociations souvent difficiles entre Européens.L’exécutif érige la compétitivité et l’innovation en priorité, avec 451 milliards d’euros, confirmant le tournant pro-entreprises de l’Union européenne en pleines tensions commerciales avec les Etats-Unis de Donald Trump.Trois ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine, Bruxelles souligne aussi sa mobilisation en faveur de la défense (131 milliards intégrés à l’enveloppe compétitivité), et promet 100 milliards de soutien supplémentaire à Kiev de 2028 à 2034. “Il s’agit d’un engagement à long terme” pour “la reconstruction de l’Ukraine”, a déclaré le commissaire européen en charge du budget, Piotr Serafin.De quoi faire rugir le Premier ministre hongrois Viktor Orban. “L’Ukraine bénéficierait d’une aide financière massive, tandis que les agriculteurs européens seraient perdants”, a fustigé le dirigeant nationaliste, proche de Moscou.- “Provocation” -La transformation de la politique agricole commune (PAC) va être au coeur de la longue bataille qui s’annonce.Selon la Commission, 300 milliards d’euros seront consacrés aux “revenus des agriculteurs”, alors que le budget précédent de la PAC représentait 387 milliards de 2021 à 2027, dont 270 milliards d’aides directes aux exploitations.Bruxelles explique le différentiel par une nouvelle architecture budgétaire et le transfert de certaines sommes vers la politique de cohésion, ce qui alarme la profession.Le Copa-Cogeca, lobby des agriculteurs européens, a lancé les hostilités dès mercredi devant la Commission en réunissant quelques centaines de manifestants contre ce “mercredi noir pour l’agriculture”.”Cette proposition est une provocation”, “personne n’a intérêt à défier les agriculteurs européens. Si ce message n’a pas été entendu, nous reviendrons”, a prévenu le patron de la FNSEA – le premier syndicat agricole français- Arnaud Rousseau, présent à Bruxelles.Echaudée par le mouvement de colère agricole de 2024, la Commission se veut pourtant rassurante. Les 300 milliards sont un “minimum” que les Etats pourront compléter avec d’autres fonds européens, a dit le commissaire à l’Agriculture Christophe Hansen.- “Inacceptable” -La présentation d’ensemble de la Commission fait l’objet de réactions contrastées.”Une augmentation substantielle du budget de l’UE est inacceptable à l’heure où tous les Etats membres font des efforts considérables pour consolider leurs budgets nationaux”, a déclaré mercredi soir le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Kornelius, dans un bref communiqué.”Nous ne soutiendrons pas non plus la taxation supplémentaire des entreprises proposée par la Commission”, a-t-il ajouté.Même son de cloche pour les Pays-Bas, l’un des pays “frugaux” qui réclament régulièrement des économies à l’UE, qui juge également ce budget “trop élevé”. La France, par la voix du ministre délégué chargé de l’Europe Benjamin Haddad, a elle qualifié la proposition de la Commission d'”ambitieuse”.Au Parlement européen, les deux rapporteurs Siegfried Muresan (PPE, droite) et Carla Tavares (sociale-démocrate, gauche), jugent la hausse affichée très insuffisante car elle s’explique pour partie par l’inflation et par le remboursement de l’emprunt européen contracté pendant la pandémie de Covid-19.Le précédent budget, de 2021 à 2027, devait mobiliser 1.200 milliards d’euros mais il a été complété par un plan de relance de 800 milliards pendant la crise sanitaire. Et il a fallu faire des choix, tant l’équation budgétaire de l’UE relève du casse-tête.Déjà exsangues, les Etats membre ne veulent pas mettre davantage dans le pot commun, à l’image de la France qui a assuré mercredi qu’elle verserait à l’UE moins que prévu en 2026. Ce, alors même que la liste des dépenses européennes ne cesse de s’allonger.La Commission cherche donc de nouvelles ressources. Elle propose un prélèvement supplémentaire sur le tabac, une contribution des grandes entreprises ou une nouvelle taxe sur les déchets électroniques non recyclés.Le tout alors que les écologistes craignent que les contraintes budgétaires poussent à sacrifier les crédits consacrés à la protection de l’environnement.Quels seront les arbitrages dans deux ans? “Comme d’habitude, tout se finira par cinq jours de négociations” lors d’un sommet entre les 27, prédit un fonctionnaire européen.Avec en creux, la division persistante entre les Etats “frugaux” et ceux comme la France qui plaident pour un nouvel emprunt commun européen. bur-adc-raz-mad/dsa/liu

Début de retrait de l’armée de la ville syrienne de Soueida après des combats meurtriers

Les autorités syriennes ont annoncé mercredi le début du retrait de leurs forces de la région méridionale de Soueida, meurtrie par des violences communautaires meurtrières, après un appel en ce sens des Etats-Unis.Le début du retrait a été annoncé après un communiqué du ministère de l’Intérieur faisant état de la conclusion d’un accord de cessez-le-feu, …

Début de retrait de l’armée de la ville syrienne de Soueida après des combats meurtriers Read More »

Début de retrait de l’armée de la ville syrienne de Soueida après des combats meurtriers

Les autorités syriennes ont annoncé mercredi le début du retrait de leurs forces de la région méridionale de Soueida, meurtrie par des violences communautaires meurtrières, après un appel en ce sens des Etats-Unis.Le début du retrait a été annoncé après un communiqué du ministère de l’Intérieur faisant état de la conclusion d’un accord de cessez-le-feu, prévoyant notamment “un arrêt total et immédiat de toutes les opérations militaires”.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé “un accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante dès ce soir” en Syrie, disant attendre à présent que “toutes les parties tiennent leurs engagements”.Israël a de nouveau bombardé des cibles du pouvoir en Syrie et menacé d’intensifier ses frappes si les forces syriennes ne quittaient pas la région à majorité druze de Soueida, où les violences ont fait en trois jours plus de 300 morts selon une ONG. Les combats entre des tribus bédouines sunnites et des combattants druzes ont éclaté dimanche dans la province de Soueida après l’enlèvement d’un marchand de légumes druze, selon cette ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Les forces gouvernementales et des groupes alliés se sont déployés mardi dans la ville de Soueida, jusque-là tenue par des combattants de la communauté druze, une minorité ésotérique issue de l’islam. Mais selon l’OSDH et des témoins, ils ont combattu au côté des tribus bédouines et exécuté des civils.”Les forces de l’armée syrienne ont commencé à se retirer de la ville de Soueida en application des termes d’un accord (de cessez-le-feu) conclu après la fin des opérations de ratissage contre les groupes hors-la-loi”, a indiqué le ministère syrien de la Défense dans un communiqué. Il n’a pas fait mention du retrait d’autres forces relevant du pouvoir déployées dans la ville.Plus tôt, le département d’Etat a appelé le gouvernement syrien à quitter la zone de conflit afin d’apaiser les tensions avec Israël.”Nous demandons au gouvernement syrien de retirer son armée afin de permettre à toutes les parties de désamorcer la situation”, a-t-elle déclaré, se refusant à dire si les Etats-Unis avaient demandé à leur allié israélien de cesser ses frappes en Syrie.- Frappes israéliennes -Mercredi, l’armée israélienne a mené des frappes sur le QG de l’armée à Damas et sur une “cible militaire” dans la zone du palais présidentiel. Les autorités syriennes ont fait état de trois morts.Des frappes ont aussi visé près de Damas “les environs de l’aéroport militaire de Mazzé”, selon les autorités syriennes. D’autres ont ciblé notamment Soueida et l’autoroute Damas-Deraa, d’après l’agence Sana.Le chef d’état-major israélien Eyal Zamir a affirmé que son armée agissait “avec retenue” en Syrie, après que le pouvoir syrien a dénoncé “l’escalade dangereuse d’Israël”.Israël, qui assure vouloir protéger la communauté druze, affirme qu’il ne permettra pas une présence militaire dans le sud de la Syrie, près de sa frontière, et considère avec méfiance le pouvoir islamiste syrien.Le ministre de la Défense, Israël Katz, a assuré que l’armée frapperait “avec force” “pour éliminer les forces qui ont attaqué les druzes, jusqu’à leur retrait complet” et exigé du pouvoir syrien qu’il “laisse tranquilles” les druzes. Israël, qui occupe une partie du plateau syrien du Golan depuis 1967, affirme qu’il ne permettra pas de présence militaire dans le sud de la Syrie, près de sa frontière.- “Punir” -“Je suis au cœur de la ville de Soueida (…) Il n’y a aucune possibilité de fuir”, a affirmé dans la journée à l’AFP un habitant joint par téléphone, qui n’a pas dévoilé son identité. “S’ils arrivent ici, je suis mort.”Un correspondant de l’AFP a vu le matin une trentaine de corps gisant par terre, certains de membres des forces gouvernementales et d’autres de combattants en civil.Le ministère de la Défense avait affirmé que “des groupes hors-la-loi avaient attaqué les forces armées à Soueida” et que celles-ci ripostaient.Selon l’OSDH, plus de 300 personnes ont été tuées depuis le début des combats dimanche, en majorité des combattants des deux bords ainsi que 28 civils druzes, dont “21 exécutés sommairement” par les forces gouvernementales.La présidence syrienne s’est engagée à “punir” les auteurs d’exactions.Cette province abrite la plus importante communauté druze du pays, une communauté qui comptait quelque 700.000 membres en Syrie avant la guerre civile, et est aussi implantée au Liban et en Israël.Ces violences illustrent les défis auxquels fait face le pouvoir Chareh depuis qu’il a renversé, avec une coalition de groupes rebelles islamistes sunnites, le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.

Début de retrait de l’armée de la ville syrienne de Soueida après des combats meurtriers

Les autorités syriennes ont annoncé mercredi le début du retrait de leurs forces de la région méridionale de Soueida, meurtrie par des violences communautaires meurtrières, après un appel en ce sens des Etats-Unis.Le début du retrait a été annoncé après un communiqué du ministère de l’Intérieur faisant état de la conclusion d’un accord de cessez-le-feu, prévoyant notamment “un arrêt total et immédiat de toutes les opérations militaires”.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé “un accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante dès ce soir” en Syrie, disant attendre à présent que “toutes les parties tiennent leurs engagements”.Israël a de nouveau bombardé des cibles du pouvoir en Syrie et menacé d’intensifier ses frappes si les forces syriennes ne quittaient pas la région à majorité druze de Soueida, où les violences ont fait en trois jours plus de 300 morts selon une ONG. Les combats entre des tribus bédouines sunnites et des combattants druzes ont éclaté dimanche dans la province de Soueida après l’enlèvement d’un marchand de légumes druze, selon cette ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Les forces gouvernementales et des groupes alliés se sont déployés mardi dans la ville de Soueida, jusque-là tenue par des combattants de la communauté druze, une minorité ésotérique issue de l’islam. Mais selon l’OSDH et des témoins, ils ont combattu au côté des tribus bédouines et exécuté des civils.”Les forces de l’armée syrienne ont commencé à se retirer de la ville de Soueida en application des termes d’un accord (de cessez-le-feu) conclu après la fin des opérations de ratissage contre les groupes hors-la-loi”, a indiqué le ministère syrien de la Défense dans un communiqué. Il n’a pas fait mention du retrait d’autres forces relevant du pouvoir déployées dans la ville.Plus tôt, le département d’Etat a appelé le gouvernement syrien à quitter la zone de conflit afin d’apaiser les tensions avec Israël.”Nous demandons au gouvernement syrien de retirer son armée afin de permettre à toutes les parties de désamorcer la situation”, a-t-elle déclaré, se refusant à dire si les Etats-Unis avaient demandé à leur allié israélien de cesser ses frappes en Syrie.- Frappes israéliennes -Mercredi, l’armée israélienne a mené des frappes sur le QG de l’armée à Damas et sur une “cible militaire” dans la zone du palais présidentiel. Les autorités syriennes ont fait état de trois morts.Des frappes ont aussi visé près de Damas “les environs de l’aéroport militaire de Mazzé”, selon les autorités syriennes. D’autres ont ciblé notamment Soueida et l’autoroute Damas-Deraa, d’après l’agence Sana.Le chef d’état-major israélien Eyal Zamir a affirmé que son armée agissait “avec retenue” en Syrie, après que le pouvoir syrien a dénoncé “l’escalade dangereuse d’Israël”.Israël, qui assure vouloir protéger la communauté druze, affirme qu’il ne permettra pas une présence militaire dans le sud de la Syrie, près de sa frontière, et considère avec méfiance le pouvoir islamiste syrien.Le ministre de la Défense, Israël Katz, a assuré que l’armée frapperait “avec force” “pour éliminer les forces qui ont attaqué les druzes, jusqu’à leur retrait complet” et exigé du pouvoir syrien qu’il “laisse tranquilles” les druzes. Israël, qui occupe une partie du plateau syrien du Golan depuis 1967, affirme qu’il ne permettra pas de présence militaire dans le sud de la Syrie, près de sa frontière.- “Punir” -“Je suis au cœur de la ville de Soueida (…) Il n’y a aucune possibilité de fuir”, a affirmé dans la journée à l’AFP un habitant joint par téléphone, qui n’a pas dévoilé son identité. “S’ils arrivent ici, je suis mort.”Un correspondant de l’AFP a vu le matin une trentaine de corps gisant par terre, certains de membres des forces gouvernementales et d’autres de combattants en civil.Le ministère de la Défense avait affirmé que “des groupes hors-la-loi avaient attaqué les forces armées à Soueida” et que celles-ci ripostaient.Selon l’OSDH, plus de 300 personnes ont été tuées depuis le début des combats dimanche, en majorité des combattants des deux bords ainsi que 28 civils druzes, dont “21 exécutés sommairement” par les forces gouvernementales.La présidence syrienne s’est engagée à “punir” les auteurs d’exactions.Cette province abrite la plus importante communauté druze du pays, une communauté qui comptait quelque 700.000 membres en Syrie avant la guerre civile, et est aussi implantée au Liban et en Israël.Ces violences illustrent les défis auxquels fait face le pouvoir Chareh depuis qu’il a renversé, avec une coalition de groupes rebelles islamistes sunnites, le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.

Gaza: 20 morts dans une bousculade à un point d’aide humanitaire

La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, a annoncé mercredi la mort de 20 personnes qui attendaient de l’aide, accusant des “agents armés du Hamas” d’avoir provoqué “une bousculade”, version contestée par des sources palestiniennes.”D’après les informations dont nous disposons, 19 des victimes ont été piétinées et une autre a été poignardée dans une bousculade chaotique et dangereuse provoquée par des agitateurs dans la foule”, a précisé la GHF. Son porte-parole Chapin Fay a plus tard déclaré que l’incident meurtrier avait été “provoqué avec des agents armés du Hamas qui ont infiltré la foule et incité de manière délibéré au chaos”. Il a en outre démenti des informations selon lesquelles du gaz lacrymogène et des coups de feu ont été tirés en direction de la foule. “Un usage limité du gaz lacrymogène a été employé pour empêcher la perte de vies humaines supplémentaires”, a précisé M. Fay, évoquant “des tirs d’avertissement dirigés en l’air à un moment donné, lorsque le personnel de la GHF a réalisé qu’un enfant était piétiné”.La Défense civile de Gaza a également rapporté la mort de 20 personnes mercredi, mais affirmé qu’elles avaient succombé à des “tirs de l’occupation israélienne” à la suite d’un mouvement de foule parmi les personnes en quête de nourriture dans la zone d’al-Tina, au sud-ouest de Khan Younès, près d’un centre de distribution d’aide”.Un médecin de l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, avait annoncé plus tôt avoir reçu les corps de neuf personnes, “dont plusieurs enfants”, tuées dans ce secteur après des tirs de l’armée israélienne et du personnel de sécurité de GHF.La GHF a entamé ses opérations à Gaza fin mai et répète régulièrement que ses opérations de distribution à l’intérieur de ses centres se déroulent sans encombre.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège la bande de Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a dit se renseigner.- “Aucun progrès” en vue d’une trêve -Mardi, les Nations unies avaient affirmé que 875 personnes avaient été tuées dans la bande de Gaza alors qu’elles tentaient de trouver de quoi manger depuis le début des opérations de la GHF.Israël avait assoupli fin mai le blocus hermétique imposé pendant deux mois à la bande de Gaza, où l’armée israélienne est en guerre contre le Hamas depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste le 7 octobre 2023 en Israël.L’ONU et les principales organisations humanitaires refusent de travailler avec la GHF, accusée de violer les principes humanitaires.Dans la cour de l’hôpital Nasser où ont été amenées les dépouilles des personnes tuées près du site de distribution, Abdoullah Alian qui a assisté à la scène a déclaré que “cette aide (était) un piège”.”Ils nous tirent dessus, lancent des bombes et nous aspergent de gaz (lacrymogène) dans les yeux”, a-t-il dit.”Ce qui se passe sur le terrain confirme les intentions et les plans de l’occupation (Israël, ndlr) de maintenir et de prolonger son contrôle militaire dans la bande de Gaza”, a commenté un membre du bureau politique du Hamas, Bassem Naïm.Par ailleurs, un haut responsable du Hamas ainsi que deux sources palestiniennes proches des négociations indirectes avec Israël ont démenti mercredi les informations publiées par des médias israéliens selon lesquelles les pourparlers en vue d’une trêve à Gaza progressaient.”Aucun progrès n’a été réalisé jusqu’à présent dans les négociations indirectes en cours à Doha entre les délégations du Hamas et d’Israël”, a déclaré à l’AFP l’une des sources palestiniennes.Israël et le Hamas ont entamé le 6 juillet au Qatar des discussions indirectes en vue d’une trêve de 60 jours associée à une libération d’otages. Mais les deux parties s’accusent mutuellement d’enrayer les pourparlers.  “Nous saurons dans les prochains jours si nous avons ou non un accord”, a déclaré mercredi à Gaza, le chef d’état-major israélien Eyal Zamir, selon un communiqué.L’attaque du 7 octobre 2023 en Israël a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours dans Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 58.573 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: 20 morts dans une bousculade à un point d’aide humanitaire

La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, a annoncé mercredi la mort de 20 personnes qui attendaient de l’aide, accusant des “agents armés du Hamas” d’avoir provoqué “une bousculade”, version contestée par des sources palestiniennes.”D’après les informations dont nous disposons, 19 des victimes ont été piétinées et une autre a …

Gaza: 20 morts dans une bousculade à un point d’aide humanitaire Read More »

Gaza: 20 morts dans une bousculade à un point d’aide humanitaire

La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, a annoncé mercredi la mort de 20 personnes qui attendaient de l’aide, accusant des “agents armés du Hamas” d’avoir provoqué “une bousculade”, version contestée par des sources palestiniennes.”D’après les informations dont nous disposons, 19 des victimes ont été piétinées et une autre a été poignardée dans une bousculade chaotique et dangereuse provoquée par des agitateurs dans la foule”, a précisé la GHF. Son porte-parole Chapin Fay a plus tard déclaré que l’incident meurtrier avait été “provoqué avec des agents armés du Hamas qui ont infiltré la foule et incité de manière délibéré au chaos”. Il a en outre démenti des informations selon lesquelles du gaz lacrymogène et des coups de feu ont été tirés en direction de la foule. “Un usage limité du gaz lacrymogène a été employé pour empêcher la perte de vies humaines supplémentaires”, a précisé M. Fay, évoquant “des tirs d’avertissement dirigés en l’air à un moment donné, lorsque le personnel de la GHF a réalisé qu’un enfant était piétiné”.La Défense civile de Gaza a également rapporté la mort de 20 personnes mercredi, mais affirmé qu’elles avaient succombé à des “tirs de l’occupation israélienne” à la suite d’un mouvement de foule parmi les personnes en quête de nourriture dans la zone d’al-Tina, au sud-ouest de Khan Younès, près d’un centre de distribution d’aide”.Un médecin de l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, avait annoncé plus tôt avoir reçu les corps de neuf personnes, “dont plusieurs enfants”, tuées dans ce secteur après des tirs de l’armée israélienne et du personnel de sécurité de GHF.La GHF a entamé ses opérations à Gaza fin mai et répète régulièrement que ses opérations de distribution à l’intérieur de ses centres se déroulent sans encombre.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège la bande de Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a dit se renseigner.- “Aucun progrès” en vue d’une trêve -Mardi, les Nations unies avaient affirmé que 875 personnes avaient été tuées dans la bande de Gaza alors qu’elles tentaient de trouver de quoi manger depuis le début des opérations de la GHF.Israël avait assoupli fin mai le blocus hermétique imposé pendant deux mois à la bande de Gaza, où l’armée israélienne est en guerre contre le Hamas depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste le 7 octobre 2023 en Israël.L’ONU et les principales organisations humanitaires refusent de travailler avec la GHF, accusée de violer les principes humanitaires.Dans la cour de l’hôpital Nasser où ont été amenées les dépouilles des personnes tuées près du site de distribution, Abdoullah Alian qui a assisté à la scène a déclaré que “cette aide (était) un piège”.”Ils nous tirent dessus, lancent des bombes et nous aspergent de gaz (lacrymogène) dans les yeux”, a-t-il dit.”Ce qui se passe sur le terrain confirme les intentions et les plans de l’occupation (Israël, ndlr) de maintenir et de prolonger son contrôle militaire dans la bande de Gaza”, a commenté un membre du bureau politique du Hamas, Bassem Naïm.Par ailleurs, un haut responsable du Hamas ainsi que deux sources palestiniennes proches des négociations indirectes avec Israël ont démenti mercredi les informations publiées par des médias israéliens selon lesquelles les pourparlers en vue d’une trêve à Gaza progressaient.”Aucun progrès n’a été réalisé jusqu’à présent dans les négociations indirectes en cours à Doha entre les délégations du Hamas et d’Israël”, a déclaré à l’AFP l’une des sources palestiniennes.Israël et le Hamas ont entamé le 6 juillet au Qatar des discussions indirectes en vue d’une trêve de 60 jours associée à une libération d’otages. Mais les deux parties s’accusent mutuellement d’enrayer les pourparlers.  “Nous saurons dans les prochains jours si nous avons ou non un accord”, a déclaré mercredi à Gaza, le chef d’état-major israélien Eyal Zamir, selon un communiqué.L’attaque du 7 octobre 2023 en Israël a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours dans Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 58.573 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas à Gaza, jugées fiables par l’ONU.