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Ukraine: Ioulia Svyrydenko, l’économiste à la tête du nouveau gouvernement

Ioulia Svyrydenko, figure clé des négociations houleuses pour un accord sur les minerais finalement conclu avec Washington, incarne une nouvelle génération de responsables politiques guidant l’Ukraine à travers les tumultes de la guerre.Sa nomination par le président Volodymyr Zelensky a été entérinée jeudi par le parlement ukrainien qui a validé dans la journée un remaniement gouvernemental majeur.Ioulia Svyrydenko, 39 ans, occupait jusqu’alors le poste de ministre de l’Economie, un secteur en souffrance en Ukraine. Elle avait pris ses fonctions en novembre 2021, quelques mois seulement avant le début de l’invasion russe en février 2022.”C’est un grand honeur pour moi de mener le gouvernement de l’Ukraine aujourd’hui,” a écrit Mme Svyrydenko sur les réseaux sociaux jeudi, ajoutant que “la guerre ne laisse la place à aucun délai. Nous devons agir rapidement et résolumment”.Cette diplômée de l’université de commerce et d’économie de Kiev s’est illustrée cette année en jouant un rôle central dans les négociations avec Washington sur l’exploitation des ressources naturelles de l’Ukraine.Les profonds désaccords sur ce sujet avaient bien failli provoquer une rupture entre Kiev et son principal allié militaire.L’accord a été au centre de la dispute qui avait oppposé à la Maison Blanche Volodymyr Zelensky et le président américain Donald Trump en février, sous l’oeil des caméras du monde entier. Mais peu après, Ioulia Svyrydenko s’était rendue à Washington pour conclure l’accord, vu en Ukraine comme une façon d’apaiser le président américain et de s’assurer le soutien continu des Etats-Unis.”Elle a été la figure clé et la seule à mener ces négociations. Elle a réussi à éviter qu’elles ne capotent”, juge Tymofiï Mylovanov, ancien ministre de l’Economie ayant travaillé avec elle.M. Mylovanov, qui dirige aujourd’hui l’École d’économie de Kiev, garde le souvenir d’une personne “très efficace”, qui sait persuader en évitant les confrontations inutiles.”C’est une professionnelle. Elle garde son sang-froid”, estime-t-il auprès de l’AFP.- “Résilience” -Mme Svyrydenko est également perçue comme loyale à Andriï Iermak, l’influent chef du cabinet de Volodymyr Zelensky, et certains voient dans sa nomination une nouvelle tentative de consolider le pouvoir présidentiel.Elle prend les rênes du gouvernement dans une Ukraine épuisée par trois ans de guerre et largement dépendante de ses alliés occidentaux pour sa survie.Le Premier ministre n’a généralement pas d’influence sur la stratégie militaire, chasse gardée du président et du commandement de l’armée.Mais Ioulia Svyrydenko, comme Volodymyr Zelensky, fait partie d’une jeune génération de responsables politiques ukrainiens qui guident le pays pendant l’invasion russe.Ils offrent un contraste frappant avec l’élite vieillissante qui gouverne la Russie selon des schémas hérités de l’ère soviétique.Elle n’avait pas encore 30 ans lorsque Moscou a orchestré un soulèvement prorusse contre les autorités ukrainiennes dans l’est du pays, entraînant un conflit meutrier à partir de 2014.Sa région natale de Tcherniguiv, frontalière de la Russie et du Bélarus, a été brièvement occupée par les troupes russes au début de l’invasion en 2022.En 2023, Gina Raimondo, alors secrétaire américaine au Commerce, avait jugé dans les colonnes du Time Magazine que Ioulia Svyrydenko était “emblématique de la résilience du peuple ukrainien”.Lors de ses occasionnelles apparitions publiques, Ioulia Svyrydenko se montre discrète mais s’exprime avec assurance.Elle a gravi rapidement les échelons de la fonction publique, après un détour par le secteur privé.Elle a occupé plusieurs responsabilités locales dans la région de Tcherniguiv, avant de rejoindre l’administration présidentielle en 2020.Moins d’un an plus tard, elle était nommée vice-Première ministre et ministre de l’Economie.Selon les médias ukrainiens, Ioulia Svyrydenko nourrit depuis longtemps des ambitions politiques.D’après le média économique RBC-Ukraine, Volodymyr Zelensky avait cependant fait échouer ses précédentes tentatives d’accéder au poste de Première ministre, arguant que ce rôle lui conviendrait mieux après la fin du conflit.Dans une interview récente, Ioulia Svyrydenko expliquait que le service public faisait partie de sa vie depuis l’enfance car ses parents travaillaient dans ce secteur.”J’ai vu à quel point ils se dévouaient au service de la communauté, comment leur ville natale et son essor étaient au coeur de leurs valeurs”, a-t-elle déclaré.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le patriarcat latin annonce 3 morts dans une frappe contre une église à Gaza

Le patriarcat latin de Jérusalem a annoncé jeudi la mort de trois personnes dans une frappe israélienne sur la seule église catholique de la bande de Gaza, refuge pour cette petite communauté depuis le début de la guerre il y a 21 mois.Israël, en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, a affirmé ne “jamais cibler” de sites religieux dans le territoire palestinien, ajoutant “examiner” les circonstances dans lesquelles l’église a été endommagée.Selon la Défense civile locale, au total 25 personnes ont péri dans les frappes israéliennes jeudi dans la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.”Ce matin, aux alentours de 10H20, le complexe de la Sainte Famille à Gaza-ville (nord), appartenant au Patriarcat latin, a été frappé par l’armée israélienne”, a affirmé le Patriarcat latin dans un communiqué.”A l’heure actuelle, trois personnes ont perdu la vie des suites de leurs blessures, et dix ont été blessées, dont deux dans un état grave”, a-t-il ajouté révisant à la hausse un précédent bilan de deux morts.L’église, qui abrite des centaines de déplacés, a subi des dégâts.Depuis le début de la guerre, le père Gabriel Romanelli, blessé dans la frappe, dialoguait régulièrement par liaison vidéo avec l’ancien pape François, mort en avril.Dans l’enceinte de l’hôpital Al-Ahli de Gaza-ville, des blessés reçoivent des soins dans des tentes. Parmi eux, le père Romanelli, portant un pansement autour de la jambe.Certains blessés sont arrivés sur des brancards. L’un d’eux porte un masque à oxygène.D’autres Palestiniens pleurent à côté de dépouilles couvertes de sacs mortuaires blancs posées au sol.- “Inacceptables” -“Dans la matinée, un char nous a pris pour cible et a touché l’église. Plusieurs civils ont été tués et blessés”, a raconté à l’AFP Shadi Abou Daoud, un déplacé dont la mère de 70 ans est morte dans la frappe.Pour le patriarcat, “viser un site sacré qui abrite environ 600 déplacés, en majorité des enfants, est une violation flagrante de la dignité humaine (…) et du caractère sacré des sites religieux, qui sont supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”.Le patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, a déclaré à Vatican News: “ce que nous savons avec certitude, c’est qu’un char a frappé directement l’église. L’armée israélienne dit par erreur mais nous n’en sommes pas sûrs”.Le pape Léon XIV s’est dit “profondément attristé” et a renouvelé son appel “à un cessez-le-feu immédiat” à Gaza, où le négociations indirectes entre le Hamas et Israël en vue d’une trêve sont dans l’impasse.Israël a exprimé son “profond chagrin” pour les dégâts et les victimes civiles, ajoutant que l’armée enquêtait.”Israël ne vise jamais des églises ou des sites religieux et regrette tout dommage à un site religieux ou à des civils non impliqués”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a accusé Israël. “Les raids israéliens sur Gaza ont touché l’église de la Sainte-Famille. Les attaques contre la population civile menées par Israël depuis des mois sont inacceptables. Aucune action militaire ne saurait justifier une telle attitude.”- “Excuses” -La France a condamné le bombardement “inadmissible” de l’église de la Sainte-Famille.Le prêtre, curé de la paroisse de la Sainte-Famille depuis de longues années, est resté à Gaza aux côtés de quelque 400 fidèles après la guerre. La petite communauté catholique a trouvé refuge dans l’enceinte de l’église qui a accueilli aussi des orthodoxes.La bande de Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes assiégées par Israël depuis octobre 2023 et au bord de la famine selon l’ONU.   La plupart des chrétiens sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien.”On peut se demander si Israël en veut aux communautés chrétienne (…) C’est un lieu de culte Il n’y avait aucun objectif stratégique, il n’y avait pas de jihadistes dans cette église. Il y avait des familles, des civils”, a déclaré à l’AFP Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Oeuvre d’Orient.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.667 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Le patriarcat latin annonce 3 morts dans une frappe contre une église à Gaza

Le patriarcat latin de Jérusalem a annoncé jeudi la mort de trois personnes dans une frappe israélienne sur la seule église catholique de la bande de Gaza, refuge pour cette petite communauté depuis le début de la guerre il y a 21 mois.Israël, en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, a affirmé ne “jamais cibler” de sites religieux dans le territoire palestinien, ajoutant “examiner” les circonstances dans lesquelles l’église a été endommagée.Selon la Défense civile locale, au total 25 personnes ont péri dans les frappes israéliennes jeudi dans la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.”Ce matin, aux alentours de 10H20, le complexe de la Sainte Famille à Gaza-ville (nord), appartenant au Patriarcat latin, a été frappé par l’armée israélienne”, a affirmé le Patriarcat latin dans un communiqué.”A l’heure actuelle, trois personnes ont perdu la vie des suites de leurs blessures, et dix ont été blessées, dont deux dans un état grave”, a-t-il ajouté révisant à la hausse un précédent bilan de deux morts.L’église, qui abrite des centaines de déplacés, a subi des dégâts.Depuis le début de la guerre, le père Gabriel Romanelli, blessé dans la frappe, dialoguait régulièrement par liaison vidéo avec l’ancien pape François, mort en avril.Dans l’enceinte de l’hôpital Al-Ahli de Gaza-ville, des blessés reçoivent des soins dans des tentes. Parmi eux, le père Romanelli, portant un pansement autour de la jambe.Certains blessés sont arrivés sur des brancards. L’un d’eux porte un masque à oxygène.D’autres Palestiniens pleurent à côté de dépouilles couvertes de sacs mortuaires blancs posées au sol.- “Inacceptables” -“Dans la matinée, un char nous a pris pour cible et a touché l’église. Plusieurs civils ont été tués et blessés”, a raconté à l’AFP Shadi Abou Daoud, un déplacé dont la mère de 70 ans est morte dans la frappe.Pour le patriarcat, “viser un site sacré qui abrite environ 600 déplacés, en majorité des enfants, est une violation flagrante de la dignité humaine (…) et du caractère sacré des sites religieux, qui sont supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”.Le patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, a déclaré à Vatican News: “ce que nous savons avec certitude, c’est qu’un char a frappé directement l’église. L’armée israélienne dit par erreur mais nous n’en sommes pas sûrs”.Le pape Léon XIV s’est dit “profondément attristé” et a renouvelé son appel “à un cessez-le-feu immédiat” à Gaza, où le négociations indirectes entre le Hamas et Israël en vue d’une trêve sont dans l’impasse.Israël a exprimé son “profond chagrin” pour les dégâts et les victimes civiles, ajoutant que l’armée enquêtait.”Israël ne vise jamais des églises ou des sites religieux et regrette tout dommage à un site religieux ou à des civils non impliqués”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a accusé Israël. “Les raids israéliens sur Gaza ont touché l’église de la Sainte-Famille. Les attaques contre la population civile menées par Israël depuis des mois sont inacceptables. Aucune action militaire ne saurait justifier une telle attitude.”- “Excuses” -La France a condamné le bombardement “inadmissible” de l’église de la Sainte-Famille.Le prêtre, curé de la paroisse de la Sainte-Famille depuis de longues années, est resté à Gaza aux côtés de quelque 400 fidèles après la guerre. La petite communauté catholique a trouvé refuge dans l’enceinte de l’église qui a accueilli aussi des orthodoxes.La bande de Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes assiégées par Israël depuis octobre 2023 et au bord de la famine selon l’ONU.   La plupart des chrétiens sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien.”On peut se demander si Israël en veut aux communautés chrétienne (…) C’est un lieu de culte Il n’y avait aucun objectif stratégique, il n’y avait pas de jihadistes dans cette église. Il y avait des familles, des civils”, a déclaré à l’AFP Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Oeuvre d’Orient.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.667 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Tour de France: Pogacar assomme le Tour à Hautacam

Seul au monde, Tadej Pogacar a assommé le Tour de France dès la première étape de haute montagne, jeudi dans les Pyrénées, en s’imposant au sommet à Hautacam, pour reprendre le maillot jaune avec une marge déjà colossale (plus de trois minutes trente).Sous un soleil de plomb, le Slovène a attaqué à douze kilomètres du sommet et s’est imposé avec 2 minutes et 10 secondes d’avance sur Jonas Vingegaard, grimaçant de douleur, et 2:23 sur l’épatant Allemand Florian Lipowitz.Le Français Kévin Vauquelin a impressionné en terminant à la sixième place, juste devant Remco Evenepoel, distancé dès le col du Soulor mais qui a réussi à s’accrocher.Au classement général, le trou est fait: Pogacar, qui dépossède du maillot jaune Ben Healy, en perdition dès le Soulor, compte 3 min 31 sec d’avance sur Vingegaard, un écart vertigineux, et 4:45 sur Evenepoel.Le match pour la troisième place s’annonce en revanche passionnant avec l’émergence des jeunes Florian Lipowitz, Oscar Onley et Kévin Vauquelin, qui peuvent espérer disputer le podium à Evenepoel.La victoire de Pogacar constitue une sacrée revanche pour le champion du monde qui avait définitivement perdu le Tour en 2022 sur ces mêmes pentes face à Vingegaard.Visiblement pas du tout affecté par sa chute de la veille à Toulouse, Pogacar, avant-bras gauche bandé, s’est appuyé sur ses coéquipiers d’UAE au début de l’ascension finale, la première hors catégorie de cette 112e édition.Tim Wellens a d’abord fait exploser tous les lieutenants de Vingegaard chez Visma, pourtant de sacrés grimpeurs. Adam Yates a pris un très bref relais avant que Jhonatan Narvaez ne prépare l’attaque de son leader au sprint.L’offensive de Pogacar a alors laissé sur place tout le monde, y compris Vingegaard, même si le Danois a navigué pendant un temps à une vingtaine de secondes avant de céder lui aussi du terrain, mètre après mètre.Pogacar a rapidement avalé Bruno Armirail, auteur d’une échappée magnifique sur ses terres pyrénéennes, avant de foncer vers le sommet pour y décrocher sa huitième victoire dans les Pyrénées, plus qu’aucun autre coureur dans l’histoire du Tour. A 26 ans, le Slovène en est déjà à 20 victoires d’étape dans la Grande Boucle, sa troisième cette année.Il reste encore deux étapes dans les Pyrénées, un contre-la-montre en montée vendredi jusqu’à l’altiport de Peyragudes, et celle menant jusqu’à Superbagnères samedi avec le Tourmalet en chemin.En troisième semaine, il faudra ensuite encore gravir le terrible Mont Ventoux, avant deux étapes de montagne gargantuesques jusqu’au col de la Loze et à La Plagne.Mais, après un début de Tour aussi dynamique qu’éreintant, le suspense semble déjà éteint dans cette Grande Boucle après ce nouveau cavalier seul de Pogacar.

La famille d’un jeune Franco-Allemand détenu en Iran clame son innocence

Les proches d’un cyclo-randonneur franco-allemand détenu depuis un mois en Iran sont sortis du silence jeudi pour clamer l’innocence du jeune homme, au moment où Téhéran et les Occidentaux sont en plein bras de fer sur un éventuel rétablissement de sanctions contre la république islamique.Lennart Monterlos a eu 19 ans le 26 juin, un anniversaire passé en détention dans un lieu inconnu en Iran. Il a été arrêté le 16 juin, à Bandar-Abbas (sud) au troisième jour du conflit alors en cours entre l’Iran et Israël, alors qu’il traversait l’Iran à vélo en solitaire.Il est le troisième Français détenu dans ce pays, avec Cécile Kohler, une professeure de lettres de 40 ans, et son compagnon Jacques Paris, 72 ans, arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran. Accusés notamment d’espionnage pour le compte d’Israël, ils encourent la peine de mort.Aucun détail n’a été fourni sur les raisons de l’arrestation du cyclo-randonneur. Il “a été arrêté pour avoir commis un délit”, s’est contenté de déclarer le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, au journal Le Monde le 10 juillet.”Nous comptons sur les efforts de la diplomatie française, que nous savons mobilisée, pour la libération au plus vite de notre très jeune fils qui est innocent de tout”, ont exhorté les parents du jeune homme, qui vivent à Besançon (est), dans un communiqué transmis à l’AFP.”Nous demandons aux autorités iraniennes qui le détiennent un signe de vie et de pouvoir rentrer en contact avec lui au plus vite”, ajoutent-ils.- Horizon fin août – L’arrestation intervient dans un contexte de bras de fer autour du programme nucléaire de l’Iran, présenté comme exclusivement civil par Téhéran, ce que réfute Israël – qui a mené des centaines de frappes sur des sites militaires, nucléaires et des bâtiments officiels entre le 13 et le 24 juin – et dont doutent une bonne partie des pays occidentaux. Paris et d’autres chancelleries européennes dont des ressortissants sont détenus en Iran accusent l’Iran de pratiquer une “diplomatie des otages”, notamment pour peser dans ces très sensibles négociations, dans l’impasse depuis des années.Des sanctions internationales avaient été levées en échange d’un encadrement du programme iranien, dans le cadre d’un accord signé à Vienne en 2015 entre Téhéran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (France, Royaume-Uni, Chine, Russie, Etats-Unis) ainsi que l’Allemagne. Face aux doutes actuels, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – réunis au sein du groupe E3 – menacent d’enclencher un mécanisme réimposant des sanctions internationales. Cette clause, dite de “snapback”, expire le 18 octobre 2025, mais les pays de l’E3 ont posé l’échéance de fin août pour prendre leur décision.Les Etats-Unis ne disposent pas d’un tel levier, depuis que le président Donald Trump a retiré en 2018 son pays de l’accord. Quant à la Chine et à la Russie, elles sont traditionnellement plus conciliantes à l’égard de Téhéran.”L’Iran a violé les obligations qu’il a prises il y a dix ans lors de la négociation sur le nucléaire iranien. La France et ses partenaires sont donc fondés à réappliquer les embargos mondiaux sur les armes, sur les banques et les équipements nucléaires qui avaient été levés il y a dix ans”, a réaffirmé mardi à Bruxelles le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. “Sans engagement ferme, tangible, vérifiable de la part de l’Iran, nous le ferons au plus tard à la fin du mois d’août”, a-t-il ajouté.Début juillet, il avait prévenu que le sort de ses ressortissants détenus en Iran pèserait dans sa décision finale. “Nous l’avons toujours dit à nos interlocuteurs du régime iranien: la question de décisions éventuelles sur des sanctions sera conditionnée au règlement de ce problème (des Français détenus en Iran, ndlr), de ce différend majeur”.Pour Téhéran, un rétablissement des sanctions acterait “la fin” du rôle de la France, l’Allemagne et du Royaume-Uni dans le dossier du nucléaire, avait estimé le 12 juillet Abbas Araghchi.

La famille d’un jeune Franco-Allemand détenu en Iran clame son innocence

Les proches d’un cyclo-randonneur franco-allemand détenu depuis un mois en Iran sont sortis du silence jeudi pour clamer l’innocence du jeune homme, au moment où Téhéran et les Occidentaux sont en plein bras de fer sur un éventuel rétablissement de sanctions contre la république islamique.Lennart Monterlos a eu 19 ans le 26 juin, un anniversaire …

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La famille d’un jeune Franco-Allemand détenu en Iran clame son innocence

Les proches d’un cyclo-randonneur franco-allemand détenu depuis un mois en Iran sont sortis du silence jeudi pour clamer l’innocence du jeune homme, au moment où Téhéran et les Occidentaux sont en plein bras de fer sur un éventuel rétablissement de sanctions contre la république islamique.Lennart Monterlos a eu 19 ans le 26 juin, un anniversaire passé en détention dans un lieu inconnu en Iran. Il a été arrêté le 16 juin, à Bandar-Abbas (sud) au troisième jour du conflit alors en cours entre l’Iran et Israël, alors qu’il traversait l’Iran à vélo en solitaire.Il est le troisième Français détenu dans ce pays, avec Cécile Kohler, une professeure de lettres de 40 ans, et son compagnon Jacques Paris, 72 ans, arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran. Accusés notamment d’espionnage pour le compte d’Israël, ils encourent la peine de mort.Aucun détail n’a été fourni sur les raisons de l’arrestation du cyclo-randonneur. Il “a été arrêté pour avoir commis un délit”, s’est contenté de déclarer le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, au journal Le Monde le 10 juillet.”Nous comptons sur les efforts de la diplomatie française, que nous savons mobilisée, pour la libération au plus vite de notre très jeune fils qui est innocent de tout”, ont exhorté les parents du jeune homme, qui vivent à Besançon (est), dans un communiqué transmis à l’AFP.”Nous demandons aux autorités iraniennes qui le détiennent un signe de vie et de pouvoir rentrer en contact avec lui au plus vite”, ajoutent-ils.- Horizon fin août – L’arrestation intervient dans un contexte de bras de fer autour du programme nucléaire de l’Iran, présenté comme exclusivement civil par Téhéran, ce que réfute Israël – qui a mené des centaines de frappes sur des sites militaires, nucléaires et des bâtiments officiels entre le 13 et le 24 juin – et dont doutent une bonne partie des pays occidentaux. Paris et d’autres chancelleries européennes dont des ressortissants sont détenus en Iran accusent l’Iran de pratiquer une “diplomatie des otages”, notamment pour peser dans ces très sensibles négociations, dans l’impasse depuis des années.Des sanctions internationales avaient été levées en échange d’un encadrement du programme iranien, dans le cadre d’un accord signé à Vienne en 2015 entre Téhéran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (France, Royaume-Uni, Chine, Russie, Etats-Unis) ainsi que l’Allemagne. Face aux doutes actuels, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – réunis au sein du groupe E3 – menacent d’enclencher un mécanisme réimposant des sanctions internationales. Cette clause, dite de “snapback”, expire le 18 octobre 2025, mais les pays de l’E3 ont posé l’échéance de fin août pour prendre leur décision.Les Etats-Unis ne disposent pas d’un tel levier, depuis que le président Donald Trump a retiré en 2018 son pays de l’accord. Quant à la Chine et à la Russie, elles sont traditionnellement plus conciliantes à l’égard de Téhéran.”L’Iran a violé les obligations qu’il a prises il y a dix ans lors de la négociation sur le nucléaire iranien. La France et ses partenaires sont donc fondés à réappliquer les embargos mondiaux sur les armes, sur les banques et les équipements nucléaires qui avaient été levés il y a dix ans”, a réaffirmé mardi à Bruxelles le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. “Sans engagement ferme, tangible, vérifiable de la part de l’Iran, nous le ferons au plus tard à la fin du mois d’août”, a-t-il ajouté.Début juillet, il avait prévenu que le sort de ses ressortissants détenus en Iran pèserait dans sa décision finale. “Nous l’avons toujours dit à nos interlocuteurs du régime iranien: la question de décisions éventuelles sur des sanctions sera conditionnée au règlement de ce problème (des Français détenus en Iran, ndlr), de ce différend majeur”.Pour Téhéran, un rétablissement des sanctions acterait “la fin” du rôle de la France, l’Allemagne et du Royaume-Uni dans le dossier du nucléaire, avait estimé le 12 juillet Abbas Araghchi.

Irak: un incendie fait plus de 60 morts dans un centre commercial

Un incendie qui a ravagé dans la nuit un centre commercial récemment ouvert dans l’est de l’Irak a fait plus de 60 morts, a annoncé le gouvernement jeudi, alors que des familles désespérées cherchaient encore leurs proches.De nombreuses victimes ont péri asphyxiées dans les toilettes, selon les autorités. Un habitant a raconté à l’AFP que cinq de ses proches étaient morts dans un ascenseur.Cet incendie, le dernier en date dans un pays où les normes de sécurité sont souvent ignorées, a éclaté mercredi soir, semble-t-il au premier étage du centre commercial Corniche Hypermarket Mall de Kut, à 160 kilomètres au sud-est de Bagdad, et s’est propagé à l’ensemble du bâtiment de cinq étages.Les autorités ont ordonné une enquête sur les causes de l’incendie. Un survivant a affirmé qu’un climatiseur avait explosé.Plusieurs personnes ont déclaré à l’AFP avoir perdu des membres de leur famille qui étaient allées faire des courses et dîner dans le centre commercial, ouvert il y a quelques jours.Des images partagées sur les réseaux sociaux ont montré des gens, y compris des enfants, appelant à l’aide depuis le toit.Ali Kadhim, un homme de 51 ans, attendait désespérément, devant la façade noircie du bâtiment, des nouvelles de son cousin, disparu avec sa femme et ses trois enfants.”Nous ne savons pas ce qui leur est arrivé”, a-t-il confié, pendant que les secouristes fouillaient les décombres.Le ministère de l’Intérieur a indiqué que l’incendie avait “coûté la vie à 61 citoyens innocents, la plupart morts asphyxiés dans des toilettes”. Il a ajouté que 14 corps calcinés n’avaient pas encore été identifiés.La défense civile a secouru plus de 45 personnes piégées à l’intérieur du bâtiment, comprenant un restaurant et un supermarché, selon le ministère.L’agence de presse officielle, Ina, a cité une source médicale faisant état de 63 morts et 40 blessés.Un correspondant de l’AFP a vu des corps calcinés transportés à la morgue et des personnes en pleurs, attendant des nouvelles de leurs proches.Un homme, effondré au sol, se frappait la poitrine en hurlant de douleur.- “Pas pu nous échapper” -Nasir al-Quraishi, un médecin d’une cinquantaine d’années, a raconté qu’il avait perdu cinq membres de sa famille.”Nous sommes allés au centre commercial pour acheter à manger et échapper aux coupures d’électricité à la maison”, a-t-il déclaré. “Un climatiseur a explosé, le feu a éclaté et nous n’avons pas pu nous échapper”.Moataz Karim, 45 ans, s’est précipité à minuit au centre commercial, où il a appris que trois de ses proches étaient portés disparus. Quelques heures plus tard, il a pu identifier deux d’entre eux, aux corps carbonisés, dont l’un avait commencé à travailler au centre il y a trois jours.”Il n’y a pas de système d’extinction d’incendie”, a-t-il lancé avec colère.Les normes de sécurité sont souvent ignorées dans le secteur de la construction en Irak, un pays dont les infrastructures sont délabrées après des décennies de conflits. Les incendies et les accidents meurtriers y sont fréquents.Le gouverneur de la province de Wasit, Mohammed al-Miyahi, a indiqué que les autorités engageraient des poursuites contre le propriétaire du centre commercial.”Cette tragédie (…) impose une révision rigoureuse de toutes les mesures de sécurité”, a-t-il souligné.Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.Le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani a ordonné une “enquête approfondie” afin d’identifier les “lacunes” et de prévenir de nouveaux drames.Le Grand ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité de l’islam chiite en Irak, a présenté ses condoléances aux familles, tout comme plusieurs pays dont l’Egypte, la France et l’Iran.Les feux se multiplient durant l’été à travers le pays, où les températures avoisinent les 50 degrés Celsius.En septembre 2023, au moins 100 personnes avaient péri dans l’incendie d’une salle de mariage bondée.En juillet 2021, un incendie dans l’unité Covid d’un hôpital du sud de l’Irak avait fait plus de 60 morts.