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Trump souffre d’une insuffisance veineuse, après avoir fait état de jambes enflées

Donald Trump souffre d’une insuffisance veineuse chronique, a annoncé jeudi la Maison Blanche, après que le président américain de 79 ans a fait état de “légers gonflements dans le bas de ses jambes”.Des examens “approfondis” ont révélé ce problème, qui correspond à une accumulation du sang dans les membres inférieurs. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié cette affection de “bénigne et courante, particulièrement chez les individus de plus de 70 ans”, avant de préciser qu’aucune indication de “thrombose veineuse profonde ou de maladie artérielle” n’avait été découverte.Tous les résultats des examens “étaient dans les normes”, et “le président demeure en excellente santé”, a-t-elle ajouté.La porte-parole a ainsi voulu répondre aux spéculations grandissantes sur les réseaux sociaux d’un problème de santé du président républicain, après la publication de photos montrant des ecchymoses sur ses mains.Selon Karoline Leavitt, ces ecchymoses sont la conséquence “des fréquents serrages de mains” et de sa prise d’aspirine, “dans le cadre d’un régime préventif cardiovasculaire standard”.En janvier, Donald Trump était devenu le plus vieux président à entrer en fonction de l’histoire des Etats-Unis, remplaçant Joe Biden, qui avait quitté le pouvoir à 81 ans.Le milliardaire républicain se vante fréquemment de son niveau d’énergie et ses services ont même publié récemment une image le montrant en Superman.Donald Trump accuse régulièrement l’entourage de Joe Biden, qui l’avait battu en 2020, d’avoir cherché à masquer le déclin du président démocrate octogénaire.Joe Biden s’était retiré tardivement de la course à la présidentielle de 2024, sur fond d’inquiétudes quant à son état de santé après un débat calamiteux face à Donald Trump.En mai, un cancer de la prostate a été diagnostiqué chez le démocrate.

“Comme un rêve”: sur le plateau du Golan, des retrouvailles entre druzes

Pleins d’espoir, des dizaines de druzes cherchent du regard des proches de l’autre côté de la barrière sur la ligne de cessez-le-feu entre Israël et la Syrie. Dans le bourg de Majdal Shams, situé dans la partie du Golan occupée et annexée par Israël, des groupes de jeunes hommes font des tours de voiture, agitant par les vitres le grand drapeau druze, strié de cinq bandes de couleur représentant les principes de la foi druze.Dans la foule, chacun demande des nouvelles des familles restées en Syrie, où des violences inter-communautaires ont fait depuis dimanche des centaines de morts, dont de nombreux druzes, une minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam.”Hier, à cause de la situation dramatique en Syrie, avec les meurtres, les massacres et les scènes de violence, beaucoup de gens se sont dirigés la frontière”, raconte Qamar Abou Saleh, une habitante de Majdal Shams à majorité druze.”C’était comme un rêve, on n’y croyait pas”, commente cette éducatrice de 36 ans.”C’était complètement fou”, ajoute Amali Choufek, la cinquantaine, qui espère rencontrer ses proches installés du côté syrien, à quelques kilomètres à peine.Elle a installé ses parentes, plus âgées, sur des chaises face aux fils barbelés surveillés par l’armée israélienne, croisant les doigts pour que la barrière soit à nouveau ouverte et qu’elle puisse accueillir ses cousins. “Je ne les ai vus qu’en photo.”- Parler toute la nuit -Plus loin, un groupe d’hommes s’étreignent. L’un d’eux qui n’a pas souhaité donner son nom, explique être venu du village voisin de Hader en Syrie et avoir passé quelques heures chez ses cousins à Majdal Shams.”On n’a pas dormi de la nuit, on a fait que parler”, ajoute-t-il avec émotion.”J’ai la chair de poule de le voir ici avec nous” à Majdal Shams, souligne son cousin.Sur la partie du Golan occupée, plus de 22.000 druzes bénéficient du statut de résident permanent et ont des proches en Syrie. Seuls environ 1.600 d’entre eux ont accepté la citoyenneté israélienne, les autres conservant leur identité syrienne.Dans l’après-midi, plusieurs druzes syriens sont passés par un trou dans la barrière, accompagnés par l’armée israélienne, pour retourner en Syrie.Israël, qui abrite une minorité druze, affirme vouloir défendre cette communauté en Syrie et refuse toute présence militaire syrienne à sa frontière.L’armée israélienne a pris le contrôle de la zone démilitarisée sous contrôle de l’ONU au Golan et mené des centaines de frappes sur des cibles militaires en Syrie depuis la chute du président Bachar al-Assad en décembre.Bien qu’ayant entamé des contacts avec les autorités syriennes issues de la mouvance islamiste, Israël a continué de les traiter avec méfiance.Israël et la Syrie ont signé un accord de cessez-le-feu depuis la dernière guerre ouverte qui les a opposés en 1973.- “La même famille” -Quelques notables et religieux locaux, arborant les habits traditionnels, notamment un voile blanc qui couvre la bouche pour les femmes, et un tarbouche ceint d’un linge blanc pour les hommes, sont aussi venus observer l’horizon syrien.Les druzes sont répartis sur trois pays, dont Israël où ils constituent une minorité arabophone d’environ 150.000 personnes.”Mais tous les druzes appartiennent à la même famille”, rappelle Salim Safadi, habitant d’un hameau voisin.”Nous avons une sorte d’accord avec Israël, quand ils ont des problèmes, on les aide, et quand on a des problèmes, ils nous aident”, souligne cet avocat de 60 ans, en rappelant que bon nombre de druzes servent dans l’armée et la police israélienne.Il se dit reconnaissant de l’intervention israélienne en Syrie, qui selon lui a permis d’aboutir à un cessez-le-feu après plusieurs jours d’affrontements à Soueida (sud) entre combattants druzes et tribus bédouines sunnites appuyées par les forces gouvernementales.”Ce qui se passe en Syrie est un acte barbare ils ont tué des innocents”, dénonce Intissar Mahmoud, une sexagénaire druze.

“Comme un rêve”: sur le plateau du Golan, des retrouvailles entre druzes

Pleins d’espoir, des dizaines de druzes cherchent du regard des proches de l’autre côté de la barrière sur la ligne de cessez-le-feu entre Israël et la Syrie. Dans le bourg de Majdal Shams, situé dans la partie du Golan occupée et annexée par Israël, des groupes de jeunes hommes font des tours de voiture, agitant par …

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Réseau vétuste et changement climatique, la Bulgarie manque d’eau

Remplir des bidons, faire tourner la machine à laver ou se doucher: il faut choisir. Dans le village bulgare de Gorna Studena, l’eau se fait de plus en plus rare chaque année, entre vieillissement des canalisations et réchauffement climatique.Rumyana Tsoneva, énergique habitante de 69 ans, ouvre le robinet de sa cour mais rien ne se passe. Et quand un filet d’eau arrive enfin, c’est pour quelques heures seulement.Située à une trentaine de kilomètres du Danube dans une plaine fertile, la commune est en état d’urgence depuis un mois. L’eau y est rationnée, et malgré ces mesures, des maisons en sont parfois privées pendant plus de deux jours.Dans ce pays de 6,4 millions d’habitants, le plus pauvre de l’UE, plus de 156.000 personnes étaient affectées mi-juillet par des coupures d’eau. Une crise qui nourrit la colère de la population sur fond d’instabilité politique.”Cela fait 15 ans que ça dure, mais chaque année, la situation empire”, soupire la sexagénaire, tout en observant la terre craquelée de son jardin.- “Une goutte sur deux est perdue” -Cette ancienne agronome de la coopérative locale, qui vit seule dans la grande demeure familiale avec pour toute compagnie son chien et une dizaine de poules, cultive du maïs. Mais elle sait déjà que la récolte ne donnera rien cette année.Si elle a conscience de l’impact du changement climatique, elle refuse qu’il serve de prétexte à l’inaction de l’Etat. “On voudrait que les jeunes reviennent au village… moi, je ne leur conseillerais pas”, lâche-t-elle, résignée. Gorda Studena ne compte plus que 200 habitants, soit dix fois moins que dans les années 1960. Le centre médical, la pharmacie, l’école ont fermé.”La mauvaise gestion et les infrastructures vieillissantes amplifient les effets du réchauffement”, explique Emil Gachev, expert de l’Institut de recherche sur le climat et l’eau au sein de l’Académie des sciences.La plupart des canalisations ont été installées il y a 60 ans, voire avant la Seconde guerre mondiale, et le réseau fuit de partout. Sans compter les détournements illégaux d’eau par des particuliers et même des entreprises.”Une goutte sur deux est perdue avant d’arriver au robinet”, précise le chercheur, la Bulgarie figurant au dernier rang de l’UE en la matière, selon des données de la fédération EurEau datant de 2021.De quoi rendre la situation intenable quand, au même moment, la sécheresse s’aggrave: ces derniers temps, les précipitations printanières ont fortement diminué comparé à la moyenne des 25 années passées, et dans le nord-ouest, certains barrages-réservoirs ne sont remplis qu’à quelque 20% de leur capacité.- “On ne demande pas une piscine” -D’après une première étude sur le sujet présentée cette semaine par M. Gachev, la Bulgarie se rapproche dangereusement d’une crise hydrique durable. “Les soucis d’approvisionnement concernent tout le pays, ce qui suggère qu’il s’agit d’un problème systémique plutôt qu’isolé, aux importantes dimensions sociales, sanitaires et économiques”, souligne l’analyste.Sous l’effet du dérèglement climatique, les périodes de rationnement vont durer plus longtemps et de plus en plus de localités seront affectées, s’inquiète-t-il.Dans un rapport tout juste publié, une commission parlementaire a confirmé l’ampleur du problème et recommandé une série de mesures, dont la mise en place d’un fonds national pour moderniser les infrastructures.A Gorna Studena, où les habitants ont protesté l’an dernier en bloquant la circulation, le téléphone du maire ne cesse de sonner. Plamen Ivanov, qui attend une livraison de bouteilles d’eau par les services de l’Etat, explique que la situation crée des tensions entre habitants: “les uns se plaignent que ceux d’en bas en ont trop, les autres qu’ils doivent subir des coupures à cause d’eux. Tout cela retombe sur moi.”Un peu plus loin, Nivyana, fichu sur la tête et jupe colorée, sort de chez elle, un seau à la main. Elle a de la chance: l’une des citernes bleues installées par les autorités trône juste devant sa porte. “Je voulais laver mes vêtements”, glisse cette habitante de 83 ans au visage buriné par le soleil, qui n’a pas voulu donner son nom de famille. “Mais l’eau s’est tarie avant que je puisse finir.” “On ne demande pas une piscine, juste une vie normale”, lance Rumyana Tsoneva.

Réseau vétuste et changement climatique, la Bulgarie manque d’eau

Remplir des bidons, faire tourner la machine à laver ou se doucher: il faut choisir. Dans le village bulgare de Gorna Studena, l’eau se fait de plus en plus rare chaque année, entre vieillissement des canalisations et réchauffement climatique.Rumyana Tsoneva, énergique habitante de 69 ans, ouvre le robinet de sa cour mais rien ne se passe. Et quand un filet d’eau arrive enfin, c’est pour quelques heures seulement.Située à une trentaine de kilomètres du Danube dans une plaine fertile, la commune est en état d’urgence depuis un mois. L’eau y est rationnée, et malgré ces mesures, des maisons en sont parfois privées pendant plus de deux jours.Dans ce pays de 6,4 millions d’habitants, le plus pauvre de l’UE, plus de 156.000 personnes étaient affectées mi-juillet par des coupures d’eau. Une crise qui nourrit la colère de la population sur fond d’instabilité politique.”Cela fait 15 ans que ça dure, mais chaque année, la situation empire”, soupire la sexagénaire, tout en observant la terre craquelée de son jardin.- “Une goutte sur deux est perdue” -Cette ancienne agronome de la coopérative locale, qui vit seule dans la grande demeure familiale avec pour toute compagnie son chien et une dizaine de poules, cultive du maïs. Mais elle sait déjà que la récolte ne donnera rien cette année.Si elle a conscience de l’impact du changement climatique, elle refuse qu’il serve de prétexte à l’inaction de l’Etat. “On voudrait que les jeunes reviennent au village… moi, je ne leur conseillerais pas”, lâche-t-elle, résignée. Gorda Studena ne compte plus que 200 habitants, soit dix fois moins que dans les années 1960. Le centre médical, la pharmacie, l’école ont fermé.”La mauvaise gestion et les infrastructures vieillissantes amplifient les effets du réchauffement”, explique Emil Gachev, expert de l’Institut de recherche sur le climat et l’eau au sein de l’Académie des sciences.La plupart des canalisations ont été installées il y a 60 ans, voire avant la Seconde guerre mondiale, et le réseau fuit de partout. Sans compter les détournements illégaux d’eau par des particuliers et même des entreprises.”Une goutte sur deux est perdue avant d’arriver au robinet”, précise le chercheur, la Bulgarie figurant au dernier rang de l’UE en la matière, selon des données de la fédération EurEau datant de 2021.De quoi rendre la situation intenable quand, au même moment, la sécheresse s’aggrave: ces derniers temps, les précipitations printanières ont fortement diminué comparé à la moyenne des 25 années passées, et dans le nord-ouest, certains barrages-réservoirs ne sont remplis qu’à quelque 20% de leur capacité.- “On ne demande pas une piscine” -D’après une première étude sur le sujet présentée cette semaine par M. Gachev, la Bulgarie se rapproche dangereusement d’une crise hydrique durable. “Les soucis d’approvisionnement concernent tout le pays, ce qui suggère qu’il s’agit d’un problème systémique plutôt qu’isolé, aux importantes dimensions sociales, sanitaires et économiques”, souligne l’analyste.Sous l’effet du dérèglement climatique, les périodes de rationnement vont durer plus longtemps et de plus en plus de localités seront affectées, s’inquiète-t-il.Dans un rapport tout juste publié, une commission parlementaire a confirmé l’ampleur du problème et recommandé une série de mesures, dont la mise en place d’un fonds national pour moderniser les infrastructures.A Gorna Studena, où les habitants ont protesté l’an dernier en bloquant la circulation, le téléphone du maire ne cesse de sonner. Plamen Ivanov, qui attend une livraison de bouteilles d’eau par les services de l’Etat, explique que la situation crée des tensions entre habitants: “les uns se plaignent que ceux d’en bas en ont trop, les autres qu’ils doivent subir des coupures à cause d’eux. Tout cela retombe sur moi.”Un peu plus loin, Nivyana, fichu sur la tête et jupe colorée, sort de chez elle, un seau à la main. Elle a de la chance: l’une des citernes bleues installées par les autorités trône juste devant sa porte. “Je voulais laver mes vêtements”, glisse cette habitante de 83 ans au visage buriné par le soleil, qui n’a pas voulu donner son nom de famille. “Mais l’eau s’est tarie avant que je puisse finir.” “On ne demande pas une piscine, juste une vie normale”, lance Rumyana Tsoneva.