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Incendie d’un bar en Suisse: l’identification des victimes progresse, des bougies incandescentes en cause

L’enquête et l’identification des victimes de l’incendie d’un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana, dans la nuit du Nouvel An, commençaient à porter leurs fruits vendredi, les autorités pointant notamment l’utilisation de bougies incandescentes au sous-sol de l’établissement.Les autorités du canton de Valais, dans le sud-ouest de la Suisse, ont indiqué que …

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Ukraine: avancée russe record en 2025, nouvelles négociations attendues à Kiev

L’armée russe a réalisé en Ukraine sa plus forte progression sur le front en 2025 depuis la première année de l’invasion, selon des données analysées par l’AFP, maintenant une forte pression militaire alors que des négociations sont attendues samedi entre Kiev et ses alliés en vue d’une hypothétique fin des hostilités.Des conseillers à la sécurité …

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Séisme au Mexique, deux décès et des maisons détruites près de l’épicentre

Au moins deux personnes sont mortes vendredi au Mexique dans un séisme de magnitude 6,5 qui a frappé le sud-ouest du pays au petit matin et détruit de nombreuses maisons près de l’épicentre sur la côte Pacifique.Le sol a tremblé à 07H58 (13H58 GMT), poussant les habitants de la capitale à évacuer leurs appartements, encore pour beaucoup en pyjama.La secousse a contraint Mme Sheinbaum à suspendre subitement sa conférence de presse quotidienne lorsqu’a retenti l’alerte prévenant de son imminence.L’épicentre est situé près de San Marcos, dans l’Etat de Guerrero (sud), à environ 400 km de la capitale, a précisé l’Institut américain de géophysique (USGS), indiquant que le séisme s’est produit à 35 kilomètres de profondeur.A son retour au Palais national, quelques minutes après la violente secousse, Mme Sheinbaum a indiqué qu’il n’y avait pas de signalements de “dégâts graves”, ni à Mexico ni dans l’Etat de Guerrero.Les autorités municipales de Mexico ont cependant fait part du décès accidentel d’un homme de 60 ans qui a fait une chute alors qu’il évacuait son domicile au 2e étage. Selon la maire de Mexico, Clara Brugada sur X, 12 personnes ont par ailleurs été blessées.La ville de San Marcos, à proximité de la célèbre station balnéaire d’Acapulco et ses quelque 650.000 habitants, a été plus durement touchée. Une femme d’une cinquantaine d’années “a perdu la vie quand sa maison s’est effondrée sur elle”, a déclaré la gouverneure de l’Etat de Guerrero, Evelyn Salgado.Selon le maire de San Marcos (13.000 habitants), Misael Lorenzo Castillo, une cinquantaine de maisons ont été complètement détruites et “toutes les maisons sont fissurées”.Des habitants de San Marcos ont montré à un journaliste de l’AFP les fissures qui lézardent les murs de leurs maisons et des pans de murs effondrés. “San Marcos a été très touché, dévasté”, se lamente devant sa demeure fissurée un habitant, Rogelio Moreno.Ricardo, un touriste mexicain qui a quitté son hôtel d’Acapulco torse nu, a regretté de “commencer l’année avec une telle frayeur”, disant avoir ressenti ensuite de nombreuses répliques.Selon le Service sismologique national, 546 répliques de faible intensité ont été enregistrées.Aucune alerte au tsunami n’a été lancée, selon le service météorologique américain (NOAA).- “Sensation horrible” -Le Mexique s’est doté de systèmes d’alerte qui préviennent de l’imminence des secousses. Il donne à la population, via les téléphones portables, environ une minute pour se mettre à l’abri.La mairie de Mexico a également installé des haut-parleurs sur les poteaux d’éclairage public qui peuvent lancer des “alertes sismiques”.”Je dormais quand l’alarme de la rue s’est mise à retentir. Ça m’a vraiment effrayée quand ça disait +séisme violent+. Je me suis levée paniquée”, a témoigné auprès de l’AFP Karen Gómez, 47 ans, employée de bureau qui vit au 13e étage d’un immeuble du quartier Alvaro Obregon de Mexico.”Je sais comment se passent les tremblements de terre ici. Cette sensation de peur est horrible quand on sent le bâtiment bouger”, a dit à l’AFP Norma Ortega, 57 ans, directrice d’une crèche vivant au 10e étage d’un immeuble du même quartier.Le Mexique est situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, ce qui en fait l’un des pays les plus vulnérables aux tremblements de terre, en particulier sur cette côte du Pacifique, où est enregistrée la plus forte activité sismique au monde.En 1985, un séisme de magnitude 8,1 avait ravagé une grande partie du centre et du sud du pays. Il avait fait plus de 12.000 morts et causé de graves dégâts à Mexico.Une partie de la capitale, principalement son centre, est construite sur un sous-sol marécageux, autrefois un lac, ce qui la rend particulièrement sensible aux tremblements de terre.Le 19 septembre 2017, un séisme de magnitude 7,1 tuait 369 personnes, la plupart dans la capitale. Le même jour cinq ans plus tard, le centre du Mexique était frappé par un autre séisme, quelques heures seulement après la participation de millions de personnes à un exercice de sécurité simulant un tremblement de terre.

Manifestations en Iran: Téhéran se dit prêt à riposter après des menaces de Trump

Le président Donald Trump a menacé vendredi d’une intervention américaine en Iran si des manifestants y étaient tués dans le cadre de la mobilisation en cours, les autorités iraniennes prévenant qu’elles riposteraient si cette “ligne rouge” était franchie.Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d’une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s’est depuis élargie à des revendications politiques.Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s’étendre à une partie du pays.”Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d’Amérique viendront à leur secours”, a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social.”Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir”, a-t-il ajouté.Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême Ali Khamenei a affirmé que toute intervention américaine déclencherait une “riposte”, prévenant que “la sécurité de l’Iran est une ligne rouge”. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé sur X une menace “imprudente et dangereuse” face à laquelle les “forces armées sont en alerte et savent précisément où frapper en cas d’atteinte à la souveraineté iranienne”. Le porte-parole de la police iranienne, Saïd Montazeralmahdi, a pour sa part assuré comprendre les revendications d’ordre économique des manifestants mais averti que les forces de l’ordre ne toléreraient aucun “chaos”.- Risque de “déstabilisation” -Un autre conseiller du guide, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de “déstabilisation” régionale. “Qu’il prenne garde à ses soldats”, a-t-il ajouté sur X.Dans un communiqué, le gouvernement du Venezuela, allié de Téhéran, a exprimé sa “profonde préoccupation” et appelé à “l’arrêt des attitudes d’ingérence qui compromettent la stabilité régionale”.La contestation en Iran touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 20 villes différentes, essentiellement de taille moyenne et situées dans l’ouest du pays, selon un comptage de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias. Elle a donné lieu localement à des affrontements et des dégradations de bâtiments publics.Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l’ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que “toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l’ordre public” constituaient “des crimes” qui seraient traités “avec la plus grande fermeté”.Trente personnes accusées de “troubles à l’ordre public” ont été arrêtées en périphérie de Téhéran, a indiqué jeudi soir l’agence Tasnim.- “Revendications légitimes” -Depuis le début des protestations, le pouvoir joue à la fois sur l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, et sur la fermeté face à toute tentative de déstabilisation.M. Araghchi a souligné à l’adresse de Donald Trump que si le mouvement en cours était surtout pacifique, “les attaques criminelles contre les biens publics (étaient) intolérables”.Sur X, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Turk, a exhorté l’Iran “à respecter les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique”.Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.Ce nouveau mouvement est né au moment où le pays apparaît affaibli après une guerre avec Israël en juin dernier et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions à son encontre pour son programme nucléaire. La monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar, tandis qu’une hyperinflation fragilise depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens, dans un pays asphyxié par des sanctions internationales.La quasi-totalité du pays a été mise en congé cette semaine, sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie sans faire officiellement de lien avec les manifestations.

Yémen: les séparatistes annoncent le début d’un processus pour créer leur Etat

Le mouvement séparatiste au Yémen a annoncé vendredi s’engager dans un processus de deux ans pour établir un Etat dans le sud du pays, où il s’est emparé de vastes territoires, au moment où Ryad mène des frappes aériennes meurtrières pour l’en déloger. Vingt personnes ont été tuées dans la journée dans ces raids sur des …

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Incendie d’un bar en Suisse: l’identification des victimes progresse, des bougies incandescentes en cause

L’enquête et l’identification des victimes de l’incendie d’un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana, dans la nuit du Nouvel An, commençaient à porter leurs fruits vendredi, les autorités pointant notamment l’utilisation de bougies incandescentes au sous-sol de l’établissement.Les autorités du canton de Valais, dans le sud-ouest de la Suisse, ont indiqué que le bilan du drame était désormais de 40 morts.L’incendie s’est déclaré vers 01H30 (00H30 GMT) jeudi dans le bar Le Constellation, fréquenté par de nombreux touristes, parmi lesquels des jeunes venus célébrer la nouvelle année.Le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler, a indiqué devant la presse à Sion, la capitale régionale, que 113 des 119 blessés avaient pu être “formellement” identifiés. Selon lui, parmi les personnes identifiées figurent 71 Suisses, 14 Français, 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais. Pour 14 autres blessés, la nationalité n’a pas encore été établie.Quant aux 40 personnes décédées, les autorités n’ont encore donné aucune information.Toutefois, selon la police cantonale, des dossiers ante mortem pour les disparus ont été ouverts en lien avec plusieurs pays, dont la Belgique, la France, l’Italie, le Portugal, les Philippines, la Roumanie, la Serbie ou la Turquie.- “Chaque lueur d’espoir” -La mère d’un adolescent suisse toujours porté disparu depuis le drame confiait vendredi s’accrocher à “chaque lueur d’espoir” pour être fixée sur le sort de son fils Arthur.”Ca fait 40 heures. 40 heures que nos enfants sont disparus. Donc maintenant, nous devons savoir”, a martelé Laetitia Brodard, une Suissesse vivant près de Lausanne (ouest), face à des journalistes devant le mémorial improvisé à quelques mètres du bar Le Constellation.Un Israélien, possédant une double nationalité, serait porté disparu, selon un responsable du ministère des Affaires étrangères israélien.Au vu des premiers éléments de l’enquête, “tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mises sur les bouteilles de champagne”, a annoncé la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud. “Et tout a été approché trop près du plafond.”Le visionnage de nombreuses vidéos par les enquêteurs tend à accréditer les affirmations de nombreux témoins sur ces dispositifs crachant des étincelles – aussi appelés bougies fontaines. Ces témoins ont également mentionné la présence de mousse sur le plafond du sous-sol – un isolant phonique -, qui pourrait expliquer l'”embrasement généralisé” mentionné par les autorités.- Le gérant français “très mal” -La procureure a aussi précisé que des auditions, dont celle des “deux gérants français et des personnes rescapées”, avaient notamment permis “d’expliquer la configuration intérieure des lieux, les travaux réalisés et la capacité d’accueil”.La suite de l’enquête “portera notamment sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d’exploiter, les mesures de sécurité”, a détaillé la procureure.Les deux propriétaires du bar, un couple de Français, ont été entendus “à titre de personnes appelées à donner des renseignements”, selon la procureure, qui a précisé qu’aucune responsabilité n’avait été établie à ce stade. Brièvement interrogé vendredi par les médias suisses 20Minutes.ch et La Tribune de Genève, le propriétaire Jacques Moretti a dit que le couple ferait “tout (son) possible pour aider à clarifier les causes” du drame. “Nous ne pouvons ni dormir ni manger, nous allons tous très mal”, a confié l’entrepreneur.Vendredi dans les rues du centre et dans quelques cafés ouverts à Crans-Montana, le drame était au coeur des conversations. Sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour retrouver des proches disparus.Plusieurs véhicules transportant les dépouilles de victimes ont commencé à arriver vendredi à la mi-journée au centre funéraire de Sion. Les cloches de la plupart des Eglises du pays ont sonné en fin d’après-midi.”L’atmosphère est lourde”, a dit à l’AFP Dejan Bajic, un touriste genevois de 56 ans qui fréquente la station depuis 1974. “C’est comme un petit village, on connaît tous quelqu’un qui connaît quelqu’un touché.” – Enseigne intacte -Dans la rue, en face du bar, des personnes continuaient de venir déposer fleurs et bougies.Vendredi, les murs des bâtiments adjacents ne portaient pas les traces noires qu’auraient pu laisser les flammes. Même l’enseigne du bar ne semble pas avoir été touchée, pas plus que la structure en bois de la terrasse, signe que c’est surtout le sous-sol qui a été ravagé.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur. Des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond. À côté, certains filment la scène ou continuent de danser. Sur d’autres vidéos, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes. – Appel aux dons de sang -Dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne, la Suisse a demandé à plusieurs pays d’accueillir des blessés.”Une cinquantaine de blessés ont été transférés ou vont l’être tout prochainement dans des pays européens, dans des centres spécialisés pour les grands brûlés”, a indiqué le président du gouvernement valaisan, Mathias Reynard.La plupart des personnes prises en charge “étaient des blessés graves”, a déclaré le directeur de l’Organisation cantonale valaisanne des secours, Fredy-Michel Roten. La Transfusion interrégionale suisse (CRS) a appelé la population a donner son sang suite à l’incendie dévastateur.Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani, en déplacement vendredi à Crans-Montana, a indiqué à des journalistes que “la priorité absolue est de sauver des vies”, ajoutant que l’objectif est aussi “de déterminer les responsables”. Car “l’utilisation de feux d’artifice, même de petite taille, dans un lieu comme celui-ci (lui) semble irresponsable”.Les autorités cantonales ont annoncé qu’une cérémonie sera organisée à Crans-Montana vendredi 9 janvier, sans fournir plus de détails à ce stade.bur-apo-ag-al/sba/liu

Ukraine: avancée russe record en 2025, nouvelles négociations attendues à Kiev

L’armée russe a réalisé en Ukraine sa plus forte progression sur le front en 2025 depuis la première année de l’invasion, selon des données analysées par l’AFP, maintenant une forte pression militaire alors que des négociations sont attendues samedi entre Kiev et ses alliés en vue d’une hypothétique fin des hostilités.Des conseillers à la sécurité de pays européens alliés de Kiev doivent rencontrer samedi à Kiev des responsables ukrainiens, avec la participation par visioconférence d’une équipe américaine. Selon le président Volodymyr Zelensky, une quinzaine de pays ont confirmé leur participation, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan.M. Zelensky s’était entretenu en décembre avec Donald Trump à Washington sur le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans de guerre, mais des questions sensibles telles que celle des territoires restent non résolues. Et Moscou a indiqué son intention de “durcir sa position” après avoir accusé Kiev d’avoir ciblé avec des drones une résidence de Vladimir Poutine.En attendant des progrès diplomatiques, sur le terrain, les forces russes se sont emparées de plus de 5.600 km2 de territoire ukrainien au cours de l’année 2025, soit davantage que les années 2024 et 2023 réunies, selon les données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l’étude des conflits.En décembre, Moscou a conquis 244 km2, sa plus faible progression mensuelle depuis mars dans un contexte de conditions météorologiques hivernales, mais a accéléré son offensive dans le Donbass, région orientale où se situent les principales défenses ukrainiennes.L’armée russe occupe environ 19,4% de la superficie de l’Ukraine, dont 0,94% ont été conquis au cours de l’année écoulée.Signe de la progression russe, les autorités ukrainiennes ont ordonné vendredi l’évacuation de plus de 3.000 enfants avec leurs parents d’une quarantaine de localités dans les régions de Zaporijjia (sud) et Dnipropetrovsk (centre-est).- Un espion à la présidence -Dans ses voeux pour 2026, Volodymyr Zelensky a affirmé qu’un accord pour mettre fin à la guerre était “prêt à 90%”, tout en avertissant que les 10% restants allaient déterminer le “destin de la paix”, l’avenir des territoires occupés par la Russie demeurant l’un des points clés.Cet accord n’est cependant pas négocié directement, pour l’heure, Ukrainiens et Russes échangeant avec les Américains. Et l’adoption de sa dernière mouture par Moscou semble improbable, car elle abandonne certaines de ses revendications clefs.Vladimir Poutine a répété ces dernières semaines que la Russie atteindra ses objectifs en Ukraine “par la voie militaire” si les négociations échouaient et salué les récents gains de son armée sur le front.Son homologue ukrainien a lui choisi vendredi le chef du renseignement militaire, Kyrylo Boudanov, pour diriger son cabinet, l’un des postes les plus importants du pays.Loin du profil de son prédécesseur, Andriï Iermak, tombé en disgrâce à cause d’un scandale de corruption, M. Boudanov est un militaire de carrière connu pour ses audacieuses opérations contre la Russie et honni par Moscou, qui le qualifie de “terroriste”.M. Zelensky a aussi annoncé son intention de remplacer l’actuel ministre de la Défense Denys Chmygal, nommé il y a moins d’un an, en juillet 2025, par le ministre de la Transformation digitale, Mykhaïlo Fedorov, un nouveau venu en politique âgé de seulement 34 ans.Le président ukrainien n’a pas expliqué sa décision, indiquant simplement que “”Mykhaïlo est très impliqué dans les questions relatives aux drones et travaille très efficacement” dans son ministère.- Bombardements -Les premiers jours de 2026 ont été marqués par des bombardements ukrainiens et russes.Jeudi, la Russie a accusé l’armée ukrainienne d’avoir mené pendant la nuit du nouvel an une attaque de drones en territoire occupé dans la région méridionale de Kherson, tuant 28 civils, dont deux enfants, dans un café et un hôtel.Kiev a assuré de son côté avoir visé un rassemblement militaire.Vendredi, la Russie a elle frappé le centre-ville de Kharkiv, la deuxième cité d’Ukraine, tuant un enfant de trois ans et faisant 19 blessés, selon les autorités locales.Un journaliste de l’AFP à Kharkiv a pu voir sur place une rue recouverte de débris et de gravats d’où s’échappent encore des flammes, et des immeubles aux vitres entièrement soufflées.Le ministère russe de la Défense a démenti, assurant n’avoir “ni planifié, ni effectué de frappes avec des missiles ou des moyens de destruction aériens dans les limites de la ville” de Kharkiv.Selon M. Zelensky, la réunion de samedi avec Européens et Américains vise notamment à discuter des “garanties de sécurité” que peuvent apporter à l’Ukraine ses alliés. Un sommet avec des dirigeants occidentaux est par ailleurs prévu mardi en France.