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Le Venezuela rapatrie 7 enfants séparés de leurs parents expulsés des Etats-Unis

Le Venezuela a rapatrié vendredi sept enfants qui avaient été séparés de leurs parents lors de l’expulsion de ces derniers des Etats-Unis, a annoncé le gouvernement de Nicolas Maduro. “Sept garçons et filles” sont arrivés au Venezuela, a déclaré le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello en les accueillant avec la première dame, Cilia Flores, à l’aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas. Ils ont été “sauvés de l’enlèvement dont ils étaient victimes”, a-t-il ajouté. Les sept enfants sont arrivés à bord d’un vol sous bannière américaine avec à bord 244 autres Vénézuéliens expulsés depuis Houston, au Texas. On ignore quand ces enfants avaient été séparés de leurs parents. Selon Caracas, 30 enfants vénézuéliens ont été séparés de leurs parents aux États-Unis lors des expulsions menées par Washington. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, avait déclaré le 30 juin que les enfants avaient été “séparés de leurs mères, de leurs pères, de leur famille, de leurs grands-parents” et “emmenés dans des institutions où ils ne devraient pas être”. Nicolas Maduro avait demandé le même jour l’aide du pape Léon XIV. Lundi, le président vénézuélien a indiqué que l’Église catholique effectuait des démarches pour leur retour. Selon les chiffres officiels vénézuéliens, depuis février, un peu plus de 8.200 personnes ont été rapatriées au Venezuela depuis les États-Unis et le Mexique.

Des hauts dignitaires chrétiens à Gaza après des tirs israéliens meurtriers sur une église

Les deux plus hauts dignitaires chrétiens de la Terre Sainte ont effectué une rare visite vendredi à Gaza, après des tirs israéliens meurtriers sur une église catholique dans le territoire palestinien, qui ont provoqué des condamnations internationales.Cette rare visite dans la bande de Gaza ravagée par plus de 21 mois de guerre entre Israël et le Hamas, intervient au lendemain des “profonds” regrets exprimés par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, après selon lui un “tir indirect” qui a touché l’église de la Sainte-famille à Gaza-ville.C’est la seule église catholique de la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Israël contrôle strictement l’accès à la bande de Gaza assiégée, où la Défense civile a fait état d’au moins 33 morts dans de nouveaux bombardements israéliens, notamment à Khan Younès.Dans cette ville du sud, des habitants ont fouillé à mains nues les décombres à la recherche de survivants.”Des familles entières sont ensevelies sous les gravats”, a déclaré à l’AFP Louai Abou Sahloul, un proche des victimes.- “Comme des morts-vivants” -“Les gens sont comme des morts-vivants, épuisés par la faim, la douleur et la destruction”, a-t-il ajouté.Interrogée à propos de la frappe à Khan Younès, l’armée israélienne a déclaré à l’AFP avoir frappé une “infrastructure terroriste appartenant au Hamas” et assuré avoir pris des mesures pour limiter les risques pour les civils.Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a en outre fait état de la mort de 10 personnes en quête d’aide humanitaire, dont neuf près d’un centre d’aide américain, tués selon lui par des tirs israéliens près de Rafah, dans le sud du territoire.Dans la ville de Gaza, le patriarche latin catholique de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, et son homologue grec orthodoxe, Théophilos III, ont visité l’église de la Sainte-Famille.”Les patriarches ont rencontré des familles ayant trouvé refuge sur place. Ils ont présenté leurs condoléances (…) ont constaté personnellement les dégâts subis par l’église lors de la récente frappe”, a indiqué le Patriarcat latin de Jérusalem.Ils ont également récité des prières et allumé des bougies dans l’église grecque orthodoxe Saint-Porphyre.Le patriarcat latin de Jérusalem avait plus tôt exprimé “la préoccupation des églises de la Terre Sainte pour la communauté de Gaza”.- “Mort imminente” -Les deux responsables religieux ont déclaré que des agences humanitaires avaient facilité leur visite qui a par ailleurs permis la livraison de vivres et de matériel médical d’urgence à la population civile au bord de la famine selon l’ONU.”Nous alertons sur le fait que des centaines de personnes, dont le corps est complètement décharné, sont désormais en danger de mort imminente”, a déclaré vendredi le médecin Sohaib al-Hums, directeur de l’hôpital de campagne koweïtien situé dans la zone d’Al-Mawassi, à Khan Younès. Vendredi, le pape Léon XIV, lors d’une conversation téléphonique avec M. Netanyahu, a appelé à “redynamiser les négociations” en vue d’un cessez-le-feu et exprimé “sa préoccupation face à la situation humanitaire dramatique” à Gaza.Mais les négociations indirectes entre le Hamas et Israël sont dans l’impasse, la branche armée du Hamas accusant vendredi Israël de les bloquer.Jeudi, le patriarcat latin avait affirmé qu’une “frappe de l’armée israélienne” avait touché le complexe de l’église, où sont réfugiés des centaines de déplacés palestiniens, faisant trois morts et 10 blessés parmi lesquels le père Gabriel Romanelli.”Israël regrette profondément qu’un tir indirect ait atteint l’église de la Sainte-Famille”, a indiqué M. Netanyahu jeudi.L’armée israélienne a suggéré “que des éclats d’un obus tiré lors d’une opération dans le secteur ont touché par erreur l’église”.- “Un abri sûr” -Pour le patriarcat latin, “viser un site sacré qui abrite environ 600 déplacés, en majorité des enfants, est une violation flagrante (…) du caractère sacré des sites religieux, supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”.Jeudi, Pierbattista Pizzaballa a déclaré à Vatican News: “ce que nous savons avec certitude, c’est qu’un char a frappé directement l’église”.Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes. La plupart des chrétiens sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.667 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Des hauts dignitaires chrétiens à Gaza après des tirs israéliens meurtriers sur une église

Les deux plus hauts dignitaires chrétiens de la Terre Sainte ont effectué une rare visite vendredi à Gaza, après des tirs israéliens meurtriers sur une église catholique dans le territoire palestinien, qui ont provoqué des condamnations internationales.Cette rare visite dans la bande de Gaza ravagée par plus de 21 mois de guerre entre Israël et le Hamas, intervient au lendemain des “profonds” regrets exprimés par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, après selon lui un “tir indirect” qui a touché l’église de la Sainte-famille à Gaza-ville.C’est la seule église catholique de la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Israël contrôle strictement l’accès à la bande de Gaza assiégée, où la Défense civile a fait état d’au moins 33 morts dans de nouveaux bombardements israéliens, notamment à Khan Younès.Dans cette ville du sud, des habitants ont fouillé à mains nues les décombres à la recherche de survivants.”Des familles entières sont ensevelies sous les gravats”, a déclaré à l’AFP Louai Abou Sahloul, un proche des victimes.- “Comme des morts-vivants” -“Les gens sont comme des morts-vivants, épuisés par la faim, la douleur et la destruction”, a-t-il ajouté.Interrogée à propos de la frappe à Khan Younès, l’armée israélienne a déclaré à l’AFP avoir frappé une “infrastructure terroriste appartenant au Hamas” et assuré avoir pris des mesures pour limiter les risques pour les civils.Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a en outre fait état de la mort de 10 personnes en quête d’aide humanitaire, dont neuf près d’un centre d’aide américain, tués selon lui par des tirs israéliens près de Rafah, dans le sud du territoire.Dans la ville de Gaza, le patriarche latin catholique de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, et son homologue grec orthodoxe, Théophilos III, ont visité l’église de la Sainte-Famille.”Les patriarches ont rencontré des familles ayant trouvé refuge sur place. Ils ont présenté leurs condoléances (…) ont constaté personnellement les dégâts subis par l’église lors de la récente frappe”, a indiqué le Patriarcat latin de Jérusalem.Ils ont également récité des prières et allumé des bougies dans l’église grecque orthodoxe Saint-Porphyre.Le patriarcat latin de Jérusalem avait plus tôt exprimé “la préoccupation des églises de la Terre Sainte pour la communauté de Gaza”.- “Mort imminente” -Les deux responsables religieux ont déclaré que des agences humanitaires avaient facilité leur visite qui a par ailleurs permis la livraison de vivres et de matériel médical d’urgence à la population civile au bord de la famine selon l’ONU.”Nous alertons sur le fait que des centaines de personnes, dont le corps est complètement décharné, sont désormais en danger de mort imminente”, a déclaré vendredi le médecin Sohaib al-Hums, directeur de l’hôpital de campagne koweïtien situé dans la zone d’Al-Mawassi, à Khan Younès. Vendredi, le pape Léon XIV, lors d’une conversation téléphonique avec M. Netanyahu, a appelé à “redynamiser les négociations” en vue d’un cessez-le-feu et exprimé “sa préoccupation face à la situation humanitaire dramatique” à Gaza.Mais les négociations indirectes entre le Hamas et Israël sont dans l’impasse, la branche armée du Hamas accusant vendredi Israël de les bloquer.Jeudi, le patriarcat latin avait affirmé qu’une “frappe de l’armée israélienne” avait touché le complexe de l’église, où sont réfugiés des centaines de déplacés palestiniens, faisant trois morts et 10 blessés parmi lesquels le père Gabriel Romanelli.”Israël regrette profondément qu’un tir indirect ait atteint l’église de la Sainte-Famille”, a indiqué M. Netanyahu jeudi.L’armée israélienne a suggéré “que des éclats d’un obus tiré lors d’une opération dans le secteur ont touché par erreur l’église”.- “Un abri sûr” -Pour le patriarcat latin, “viser un site sacré qui abrite environ 600 déplacés, en majorité des enfants, est une violation flagrante (…) du caractère sacré des sites religieux, supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”.Jeudi, Pierbattista Pizzaballa a déclaré à Vatican News: “ce que nous savons avec certitude, c’est qu’un char a frappé directement l’église”.Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes. La plupart des chrétiens sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.667 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Questions autour du don de 180.300 euros de Mbappé à cinq policiers

Kylian Mbappé pouvait-il le faire ? Quelle était la mission des policiers ? De nombreuses interrogations entourent le don de 180.300 euros du capitaine de l’équipe de France à cinq fonctionnaires chargés de la sécurité des Bleus, à l’origine de l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.. Le don qui a déclenché l’affaireUn don de 60.300 euros de Kylian Mbappé au CRS chargé de la sécurité des Bleus, provenant de sa prime du Mondial-2022, a déclenché l’affaire car il a été signalé par un banquier à Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy, en juillet 2024, selon une source ayant connaissance du dossier.Quatre brigadiers-chefs ont eux reçu 30.000 euros chacun dans ce même cadre, ce qui fait un total de 180.300 euros.”Le don reçu pour le Mondial-2022 était licite, fait par chèque et n’avait pas besoin d’être déclaré. Cela n’a aucun sens de faire un lien a posteriori entre ce don et les interventions réalisées par mon client en 2023 auprès de Kylian Mbappé dans le cadre de déplacements publics”, a assuré vendredi à l’AFP l’avocat du commandant, Jean-Baptiste Soufron.”Ces interventions qui n’ont bénéficié d’aucune contrepartie relevaient de son rôle normal de responsable de la sécurité, et ce d’autant plus qu’il l’avait déjà fait pour d’autres joueurs par le passé au cours de ses 21 ans de mise à disposition auprès de la FFF”, a précisé l’avocat.L’entourage de Kylian Mbappé a transmis un communiqué dans lequel il assure que “tout a été fait dans le respect des règles”, “sans aucune contrepartie”, ajoutant que “depuis ses débuts en équipe de France, il a toujours choisi de reverser l’intégralité de ses primes de sélection”.. L’enquête judiciaireSur cette affaire révélée par le Canard enchaîné, le parquet de Paris a confirmé jeudi avoir ouvert une enquête préliminaire pour travail dissimulé et blanchiment de fraude fiscale sur ces soupçons de prestations privées irrégulières.Ce signalement fait “état d’opérations financières atypiques au profit de cinq fonctionnaires de police” affectés à la protection des équipes de France, selon le parquet qui ajoute que “trois agents de sécurité privée” ont également été rétribués.La Fédération française de football (FFF) “ne fera aucun commentaire sur une enquête en cours, de surcroît s’agissant de faits extérieurs à son périmètre de responsabilité”, a-t-elle dit dans une déclaration envoyée à l’AFP.. L’enquête de l’IGPN, le voyage au CamerounSelon une source proche du dossier, à la suite du signalement de Tracfin, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête administrative visant le responsable de la sécurité.Celle-ci ne vise pas le don reçu de Mbappé mais l’éventualité que le CRS ait débordé le cadre de ses missions.L’un des déplacements de la star en juillet 2023 au Cameroun, pays d’origine de son père, où il était accompagné par le policier, est notamment visé par l’enquête.Les chèques correspondant au don de l’attaquant des Bleus sont antérieurs à ce voyage. Le commandant de police “n’a jamais été rémunéré pour sa présence auprès de Kylian” en Afrique, assure le camp Mbappé.Selon le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire, il lui est demandé de rembourser 1,2 million d’euros, correspondant à ses salaires depuis 2011, une somme qu’une source a confirmé à l’AFP.. Une convention au cœur du problèmeLa mission exacte des forces de l’ordre auprès de l’équipe de France est régie par une convention que l’AFP n’a pas pu consulter mais que deux sources en ayant connaissance estiment “mal adaptée” à la réalité du travail des forces de l’ordre, excédant largement toujours selon ces mêmes sources ce qui est prévu par le texte.Il prévoirait notamment que le policier assure 80 jours par an de mission pour l’équipe de France, ce qui est bien en-dessous de son travail effectif selon les mêmes sources.Cette convention a été signée en 2011, pour cadrer une mission que le policier incriminé effectuait depuis 2004 auprès des Bleus.La FFF souligne pour sa part “la très grande qualité des services et le professionnalisme de l’équipe de fonctionnaires de police mise à sa disposition par le ministère de l’Intérieur pour la sécurisation de l’équipe de France”.

Tour de France: Pogacar enfonce le clou à Peyragudes

“Je ne suis pas intouchable mais j’essaie de l’être”: Tadej Pogacar a assis un peu plus sa domination dans le Tour de France en remportant le chrono vendredi sur l’altiport de Peyragudes, où Remco Evenepoel s’est écrasé.Jour après jour, la perspective d’une quatrième victoire finale du Slovène dans la Grande Boucle s’impose, sauf accident, comme une évidence tellement il survole les débats.Jeudi, il avait déjà fait un pas quasi décisif en collant plus de deux minutes à son rival Jonas Vingegaard à Hautacam. Vendredi, il a rajouté 36 secondes en à peine 11 kilomètres d’un contre-la-montre se terminant sur un mur tellement démoralisant à l’altiport de Peyragudes qu’il ne fallait “absolument pas regarder en haut”, comme l’a rappelé Lenny Martinez, 9e de l’étape et meilleur Français.Pogacar lui-même a assuré qu’il avait failli “exploser” dans cet interminable bout-droit, mais au final il compte désormais 4 minutes et 7 secondes d’avance sur Vingegaard après seulement 13 étapes. Vertigineux.”Je suis super content. Ce chrono était un gros point d’interrogation pour moi. Je voulais que tout soit parfait”, a déclaré le Slovène qui, contrairement à ses rivaux, avait opté pour un vélo de route classique mais allégé au maximum, sans porte-bidon, sans guidoline et sans aucune décoration pour s’approcher le plus possible du poids limite réglementaire (6,8 kg).”On avait fait les calculs et ça revenait à peu près au même, alors j’ai choisi le confort, c’était le bon choix.”- Vingegaard “heureux” -Sachant que “la stratégie était simple, y aller à fond du début à la fin”, le maillot jaune avait aussi décidé de faire sans oreillette, se fiant à son instinct et aux temps affichés lors des deux points intermédiaires, où il a pu constater qu’il était “dans le bon rythme” -il les a tous passés en tête.Le voilà déjà à quatre victoires d’étape dans ce Tour, 21 au total, alors qu’il reste encore plusieurs arrivées au sommet qui lui font envie, comme mardi au Mont Ventoux ou jeudi au col de la Loze, où il aura à chaque fois une revanche à prendre.”Si l’opportunité se présente je la saisirai”, a-t-il prévenu, expliquant qu’il était hors de question de commencer à laisser des victoires aux autres alors qu’il est “payé” par son équipe “pour gagner”.Interrogé pour savoir s’il se sentait intouchable, il a répondu: “non mais j’essaie de l’être. Après, personne n’est à l’abri d’un jour sans. En 2022 et 2023, j’ai vécu des moments difficiles sur le Tour où j’ai craqué. Ca peut se reproduire.”C’est aussi ce qui pousse Jonas Vingegaard a vouloir “continuer à y croire”.Vendredi, le Danois était “heureux d’avoir réussi à rebondir” après la journée de la veille qu’il a qualifiée de “terrible” et où “les lumières se sont éteintes” pour lui.- Evenepoel hagard -“Je ne sais pas pourquoi mais je n’étais pas à mon vrai niveau. Je continue à croire en moi et en mon potentiel. Il faut qu’on continue à tenter”, a-t-il dit.Auteur d’une belle montée avec son gigantesque casque rouge aérodynamique, le leader de la Visma s’est même payé le luxe de doubler dans les cinquante derniers mètres Remco Evenepoel, parti deux minutes avant lui.En vérité, on n’avait encore jamais vu le Belge aussi abattu qu’à Peyragudes, complètement hagard au point de ne pas savoir répondre à des questions basiques, lui qui est en temps normal si volubile.”J’étais comme vide. une prestation très faible de ma part”, a bredouillé le double champion olympique, incapable de se projeter sur l’étape du lendemain où l’attendent 4.950 mètres de dénivelé positif. Une troisième et dernière journée dans les Pyrénées qui risquent de le couler encore un peu plus.Seulement 12e du chrono, le Belge conserve de justesse sa troisième place au général, à 7:24 de Pogacar, mais ne compte plus que six secondes d’avance sur l’Allemand Florian Lipowitz, le coleader de l’équipe Red Bull Bora avec Primoz Roglic, auteur également d’un beau chrono en terminant troisième, à 1:20 du vainqueur.Kevin Vauquelin a lui terminé 11e et perdu une place au général (il est désormais 6e).”J’étais mort”, a avoué le Français, une des révélations de ce Tour et toujours en découverte. “J’ai limité la casse, a-t-il ajouté, il vaut mieux avoir une petite contre-perf maintenant que demain”, où le Tourmalet, Aspin, Peyresourde et la montée finale de Luchon-Superbagnères offrent une nouvelle occasion à Pogacar de s’illustrer.

L’incendie de Martigues contenu mais toujours 350 pompiers engagés

L’incendie qui a dévoré près de 250 hectares de pinède depuis jeudi à Martigues, au nord-ouest de Marseille, est désormais contenu, malgré une réactivation vendredi après-midi, et 350 pompiers toujours déployés, avec des moyens aériens conséquents.Le sinistre est “contenu” mais il n’est pas pour autant circonscrit ni fixé, a expliqué la préfecture en début de soirée, dans son dernier point de situation, précisant que la “réactivation” du feu dans l’après-midi a emporté huit hectares de plus, portant à 248 hectares au total la surface totale touchée selon le dernier point de situation.Plus de 350 pompiers restent engagés sur ce sinistre qui a mobilisé, au plus fort, plus de 1.000 soldats du feu. Appuyés par 130 engins terrestres, ils sont également soutenus par d’importants moyens aériens, quatre Canadair, un hélicoptère bombardier d’eau et un avion Dash pour larguer du retardant. Jeudi, avant la tombée de la nuit, jusqu’à neuf avions (sept Canadair et deux Dash) et deux hélicoptères bombardiers d’eau avaient été déployés face aux flammes. “Jamais un feu n’avait mobilisé autant de moyens” cette année dans le département, avait alors souligné Bruno Cassette, le sous-préfet de l’arrondissement d’Aix-en-Provence. Dans la soirée jeudi, des food-trucks étaient venus spontanément au poste de commandement pour ravitailler les secours. Sur Facebook, la ville de Martigues les recherchait activement vendredi pour les remercier.- “Le calvaire du 4 août 2020” -Côté bilan humain, aucune victime n’était à déplorer parmi la population vendredi soir, les trois seuls blessés légers étant des pompiers. M. Cassette avait annoncé dès le début de matinée vendredi la levée du confinement imposé aux habitants de la zone et notamment aux personnes vivant dans deux hameaux de la commune, Saint-Julien et Les Ventrons. Quant au bilan matériel et notamment sur les habitations, il est “très rassurant”, avait insisté le sous-préfet vendredi matin, “seule une dépendance d’une maison ayant été endommagée, ainsi qu’une exploitation agricole”, alors que 120 au total ont été “menacées”.”On revit le calvaire du 4 août 2020″, se lamentait une habitante, Sophie, sur la page Facebook de la mairie. Ce jour-là, il y a cinq ans, la commune de Martigues avait été frappée par un violent incendie qui avait parcouru 1.000 hectares et complètement ravagé deux villages-vacances. Des évacuations avaient alors été effectuées par la mer.Ce nouvel incendie est le second d’importance en quelques jours autour de Marseille, après le sinistre du 8 juillet, parti d’une voiture en feu sur le bord de l’autoroute, qui avait parcouru 750 hectares entre les Pennes-Mirabeau et Marseille. Il avait touché 91 bâtiments, dont 60 ont été détruits ou sont désormais inhabitables, principalement dans le quartier marseillais de L’Estaque.Venu sur place le jour-même, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau avait prévenu, face à ces feux très précoces, qu’on s’orientait “vers un été à haut risque”. Sous l’effet du changement climatique, ces événements météorologiques extrêmes devraient en effet se multiplier, alertent les scientifiques.D’ailleurs d’autres départs de feux ont été signalés vendredi dans les Bouches-du-Rhône, dont un à Bouc-Bel-Air où un feu a parcouru 1,5 hectare de champs. Dans le département voisin du Var, un feu, déclenché jeudi à la suite d’un problème sur un poids-lourd, a brûlé 30 hectares à Fréjus. Vendredi, les pompiers continuaient d’en noyer les points chauds, ravivés par les températures qui ont dépassé les 30°C.A l’autre bout de la France, en Bretagne, l’incendie dans la forêt de Brocéliande à Paimpont (Ille-et-Vilaine), déclenché jeudi après-midi, a été déclaré maîtrisé tôt vendredi matin par les pompiers. Le feu, d’origine encore indéterminée, a brûlé 120 hectares de végétation et 390 sapeurs-pompiers et 130 engins ont été mobilisés sur le terrain, appuyés par plusieurs  avions bombardiers d’eau (deux Air Tractor et un Dash).”En Brocéliande, à Martigues, à Fréjus, partout où les incendies frappent actuellement, nos pompiers livrent bataille”, a salué le président Emmanuel Macron sur X: “Ils protègent des vies, nos forêts, notre patrimoine. Je leur exprime notre reconnaissance et notre soutien”.