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Venezuela: première conversation téléphonique entre Trump et la présidente par interim qui promet une nouvelle ère

Donald Trump et la présidente vénézuélienne par intérim Delcy Rodriguez ont deux deux annoncé mercredi avoir eu une “longue conversation” – la première rendue publique depuis la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier -, le début d’une “nouvelle ère” selon Mme Rodriguez.  Le président américain, qui a annoncé à plusieurs reprises qu’il allait gérer le pétrole vénézuélien, a assuré que les Etats-Unis “travaillaient très bien” avec la nouvelle dirigeante – ancienne vice-présidente de M. Maduro -, qu’il a qualifiée de “personne formidable”.”Nous faisons des progrès considérables en contribuant à la stabilisation et au redressement du Venezuela. De nombreux sujets ont été abordés, notamment le pétrole, les minerais, le commerce et, bien sûr, la sécurité nationale. Ce partenariat entre les Etats-Unis d’Amérique et le Venezuela sera spectaculaire pour tous. Le Venezuela sera bientôt à nouveau grand et prospère, peut-être plus que jamais auparavant!”, s’est emballé M. Trump. Donald Trump recevra jeudi l’opposante vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado. Le président américain a laissé entendre que l’opposante, écartée jusqu’ici par Washington pour prendre des responsabilités dans son pays, pourrait lui remettre sa distinction.De son côté Mme Rodriguez a parlé d’un appel “long, productif et courtois”, quelques minutes après que le président américain l’eut rendu public. “Nous avons abordé un agenda de travail bilatéral au bénéfice de nos peuples, ainsi que des questions en suspens dans la relation entre nos gouvernements”, a-t-elle indiqué.- Passeport “périmé” -Delcy Rodriguez, son frère Jorge Rodriguez président de l’Assemblée nationale et le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello, le +triumvirat+ réunissant les trois personnes les plus puissantes du pays, se sont présentées devant la presse au palais présidentiel mercredi. Le Venezuela “s’ouvre à une nouvelle ère politique. Une ère qui permet la compréhension malgré les divergences et à travers la diversité idéologique et politique”, a notamment évoqué la présidente.Alors que des journalistes l’interrogeaient sur un éventuel voyage à Washington ou en Colombie, son frère Jorge a alors lancé sous forme de boutade: “Son passeport est périmé.” Mme Rodriguez a également indiqué que les libérations de prisonniers politiques se poursuivaient, annonçant 406 personnes libérées depuis décembre, et assurant qu’il s’agissait d’un processus entamé par le président déchu Nicolas Maduro avant sa capture. Toutefois, la plupart des analystes estiment que la mesure fait partie d’une série de concessions faites au président Trump Nuançant depuis le début du processus les chiffres officiels, L’ONG Foro Penal a recensé 72 libérations, alors que proches et ONG parlent de libérations au compte-gouttes.Des figures de l’opposition comme Roland Carreno ont certes retrouvé leur liberté mercredi. Le syndicat de la presse SNTP évoquait à 17H30 GMT 17 libérations, parmi lesquels des journalistes texte et vidéo, des assistants et des membres des équipes de presse au sein de l’opposition. Elles s’ajoutent à celles de citoyens américains annoncées la veille par le département d’Etat américain.Des ONG considèrent que plus de 800 prisonniers politiques croupissent dans les geôles du pays.- “Enfin libre”-L’opposant Roland Carreño, journaliste,  avait été détenu entre 2020 et 2023 sur des accusations de “terrorisme”, puis de nouveau arrêté en août 2024 pendant la crise ayant suivi la réélection contestée de Nicolas Maduro à la présidentielle.Les autorités évitent les libérations directement devant les prisons, alors que des dizaines de proches sont postés aux portes des établissements pénitentiaires dans l’espoir de voir leurs proches sortir.Les détenus sont transférés ailleurs pour leur libération, loin des caméras. M. Carreño a ainsi été remis en liberté dans un centre commercial. D’autres dirigeants, comme l’ancien candidat à la présidentielle Enrique Marquez, avaient été conduits jusqu’à leur domicile. “Enfin libre et dans l’attente des événements à venir, qui ne doivent être autres que rencontre, paix, réconciliation”, a déclaré M. Carreño dans une vidéo sur les réseaux sociaux. “Il reste encore beaucoup de gens en prison, a-t-il insisté. M. Carreño a été un proche collaborateur de l’ancien dirigeant de l’opposition, Juan Guaido. Auparavant, il était commentateur dans une émission sur la chaîne d’information Globovision.- X de nouveau accessible -Un responsable du département d’Etat américain, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a qualifié mardi la libération d’Américains de “pas important dans la bonne direction de la part des autorités intérimaires”, sans donner de chiffre.Des citoyens espagnols et italiens ont également été libérés ces derniers jours.Les Etats-Unis avaient déjà obtenu la libération e certains de leurs ressortissants dans le cadre d’un accord avec M. Maduro l’an dernier. Au Venezuela, les citoyens ont retrouvé mardi soir l’accès au réseau social X, bloqué pendant plus d’un an par le président déchu Maduro, a constaté l’AFP. L’accès au réseau restait chaotique mercredi.

Un équipage de l’ISS en route pour la Terre après une évacuation médicale, une première

Quatre astronautes ont quitté mercredi la Station spatiale internationale (ISS) de manière anticipée en raison d’un problème de santé affectant l’un d’entre eux, une situation inédite dans l’histoire du laboratoire orbital.Ce retour vers la Terre avec plusieurs semaines d’avance ne constitue pas pour autant une évacuation d’urgence, a insisté la Nasa, qui s’est voulue rassurante sur l’état de santé de l’astronaute concerné.”Le membre de l’équipage était et reste dans un état stable”, a ainsi assuré Rob Navias, un responsable de l’agence spatiale américaine peu avant leur départ de l’ISS, vers 22H20 GMT.Ni son identité ni les détails de ce problème médical n’ont été communiqués par l’agence.Les astronautes américains Mike Fincke et Zena Cardman et leurs homologues russe Oleg Platonov et japonais Kimiya Yui voyagent à bord d’une capsule Dragon de l’entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk et devraient amerrir au large de la Californie vers 8H40 GMT jeudi. – “Douce-amère” -“Nous allons tous bien”, avait tenu à rassurer le pilote de la mission, Mike Fincke, cette semaine dans un message sur le réseau social LinkedIn.”Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie et qui vise à permettre la réalisation d’examens médicaux appropriés au sol, où toutes les capacités diagnostiques sont disponibles. C’est la bonne décision, même si elle est douce-amère”, a-t-il poursuivi.Les quatre membres de l’équipage étaient également apparus souriants lundi lors de la retransmission en direct d’une passation de commandement.Leur évacuation a été motivée par l’existence d’un “risque persistant” et “l’incertitude quant au diagnostic”, avait expliqué la semaine passée le médecin-chef de la Nasa, James Polk.Elle avait suivi le report d’une sortie extra-véhiculaire prévue le jeudi 8 janvier et lié à ce problème médical.Les quatre membres de la mission Crew-11 avaient rejoint l’ISS en août et devaient y rester jusqu’à une prochaine rotation d’équipage, prévue pour mi-février.Cette mission, nommée Crew-12, à laquelle doit prendre part l’astronaute française Sophie Adenot, pourrait donc partir plus tôt que prévu, a fait savoir la Nasa.Entre-temps, la Station spatiale internationale restera occupée par un astronaute américain et deux cosmonautes russes arrivés en novembre, acheminés par un vaisseau russe Soyouz.- Préparés au pire -L’agence spatiale russe Roscosmos opère avec la Nasa au sein de l’ISS et les deux agences transportent à tour de rôle un ressortissant de l’autre pays, l’un des rares domaines de collaboration perdurant entre les Etats-Unis et la Russie.Habitée en permanence depuis 2000, la Station spatiale internationale est un modèle de coopération internationale réunissant notamment l’Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie.Les astronautes, spationautes ou cosmonautes qui y séjournent sont formés pour réaliser des missions scientifiques variées, mais aussi pour faire face aux possibles complications liées à la vie dans l’espace.L’équipage évacué avait été préparé à “gérer des situations médicales imprévues”, avait rappelé un haut responsable de la Nasa, Amit Kshatriya.Durant son séjour de plusieurs mois dans ce laboratoire situé à 400 km au-dessus de la Terre, l’équipage devait mener diverses missions scientifiques allant de l’étude de la division cellulaire des plantes aux cellules-souches humaines et même à la simulation de scénarios d’alunissage, dans le cadre du programme Artemis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.

Groenland: Trump pense “qu’une solution sera trouvée”

Donald Trump a dit mercredi “penser qu’une solution serait trouvée” sur le Groenland, qu’il convoite pour des raisons de sécurité nationale, même si le Danemark a exprimé son “désaccord fondamental” avec le président américain au sujet du territoire arctique autonome. “J’ai de très bonnes relations avec le Danemark, et nous verrons comment tout cela évoluera. Je pense qu’une solution sera trouvée”, a-t-il déclaré à des journalistes à la Maison Blanche.Peu auparavant, le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen avait dénoncé sa volonté de “conquérir” le Groenland, à l’issue d’une rencontre à la Maison Blanche avec des responsables américains.”Le président (américain) a clairement exprimé son point de vue, et nous avons une position différente”, a-t-il dit à des journalistes.”Nous avons donc toujours un désaccord fondamental, mais nous acceptons également d’être en désaccord”, a-t-il ajouté, annonçant la mise en place d’un “groupe de travail de haut niveau afin d’étudier si nous pouvons trouver une voie commune pour aller de l’avant”.Il a affirmé que Copenhague souhaitait “travailler en étroite collaboration avec les Etats-Unis, mais cela doit, bien sûr, être une coopération respectueuse”.Le ministre danois et son homologue groenlandaise Vivian Motzfeldt ont été reçus à la Maison Blanche par le vice-président JD Vance et le secrétaire d’Etat Marco Rubio.”Cela a été très intense pour nous tous, mais je tiens à vous dire que la réunion d’aujourd’hui s’est très bien déroulée”, a commenté pour sa part la ministre groenlandaise.La rencontre aux lourds enjeux est intervenue peu après que Donald Trump a une nouvelle fois exprimé sa volonté d’acquérir le territoire arctique, ce que Copenhague rejette catégoriquement.Le président américain n’a pas participé à la réunion mais il en avait planté le décor, en écrivant avant qu’elle ne commence sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient “besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d’Or que nous construisons”.C’est la première fois qu’il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles, et la possession du territoire autonome danois.- “Réconfortée” -Donald Trump répète que les Etats-Unis ont besoin du Groenland pour contenir les avancées de la Russie et de la Chine en Arctique.Pendant les discussions, la Maison Blanche a publié un dessin sur X, figurant deux traîneaux tirés par des chiens, face à deux destinations possibles: l’Amérique symbolisée par la Maison Blanche sous un grand ciel bleu, ou la Chine et la Russie, représentées par la muraille de Chine et la Place rouge dans les ténèbres.Il n’y a ni navires ni investissements “massifs” chinois au Groenland, a répliqué M. Løkke Rasmussen à la presse danoise.Pendant ce temps, les drapeaux groenlandais se sont multipliés dans les rues clairsemées de la capitale Nuuk, visibles aux devantures des boutiques, aux fenêtres des appartements ou sur les voitures et les autobus, a constaté mercredi un journaliste de l’AFP.”Je suis plus calme maintenant, et je me sens plus en sécurité”, a commenté Ivaana Egede Larsen, 43 ans, une habitante à Nuuk, se disant “réconfortée” par ce début de dialogue.Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique mais peu peuplée. Il a assuré qu’il s’en emparerait “d’une manière ou d’une autre”.La Première ministre danoise Mette Frederiksen avait estimé début janvier qu’une attaque américaine sur le Groenland serait “la fin de tout” et en particulier de l’Otan, dont les Etats-Unis et le Danemark sont membres.- “Mauvais allié” -Les Etats-Unis reprochent au Danemark la faiblesse de son engagement pour la sécurité arctique.Pour tenter d’amadouer Washington, Copenhague a promis de “renforcer sa présence militaire” au Groenland dès mercredi, et de dialoguer avec l’Otan pour accroître la présence alliée dans l’Arctique.Il avait auparavant rappelé avoir investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d’euros) pour renforcer la défense de l’Arctique.Des militaires de Suède, d’Allemagne et de France vont participer à une mission commune de reconnaissance au Groenland, ont par ailleurs annoncé mercredi ces pays.Mais Donald Trump tourne volontiers les efforts danois en ridicule. Il a encore affirmé mercredi qu’il “ne suffisait pas de deux traîneaux à chiens” pour défendre le territoire face à la Russie ou la Chine.bur-aue-cbw-lb/ph

Trump assure que les “tueries en Iran ont pris fin” mais garde le flou sur une intervention américaine

Donald Trump a affirmé mercredi que “les tueries en Iran ont pris fin” après la répression de manifestations par les autorités, mais a entretenu le flou sur la perspective d’une intervention militaire américaine, affirmant que Washington suivrait de près la situation.”Nous avons été informés par des sources très importantes de l’autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin”, a déclaré le président américain lors d’un événement ouvert à la presse à la Maison Blanche, précisant que ces mêmes sources avaient affirmé que les exécutions prévues de manifestants n’auraient finalement “pas lieu”.Interrogé par un journaliste de l’AFP pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu: “On observera ça, et on verra quelle est la suite.”Le président américain a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation, l’un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Les défenseurs des droits humains accusent la théocratie chiite de mener une répression brutale à huis clos, dans un pays de près de 86 millions d’habitants coupé d’internet depuis près d’une semaine sur décision des autorités.Selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre. “Ce chiffre est un minimum absolu”, avertit l’organisation, qui fait aussi état de plus de 10.000 arrestations.- Procès -Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités ont tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant une “marche de résistance nationale” et les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres “martyrs” tués.Des banderoles proclamant “mort à l’Amérique” et des photos du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, émergeaient de la foule, selon un journaliste de l’AFP, de même qu’une photo montrant Donald Trump, le visage ensanglanté, lors d’une tentative d’assassinat en 2024, avec la légende: “Cette fois il ne manquera pas sa cible”.Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, “le calme règne” à présent dans le pays, et les autorités ont le “contrôle total” de la situation, a-t-il assuré dans un entretien à la chaîne américaine Fox News mercredi.Si le ministre a dit que Téhéran était ouvert à la diplomatie, d’autres responsables avaient durci le ton mercredi envers les Etats-Unis et Israël. L’Iran est prêt à riposter “de manière décisive” à toute attaque, a notamment averti le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour. Devant ces “tensions régionales”, le Qatar a fait état du départ d’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid, la plus importante au Moyen-Orient. En parallèle, le Royaume-Uni a annoncé avoir “fermé temporairement” son ambassade à Téhéran, tandis que l’Espagne a appelé ses ressortissants à quitter l’Iran. A Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès “rapides” et “publics”.”Toute société peut s’attendre à des manifestations, mais nous ne tolérerons pas la violence”, a insisté mercredi un responsable gouvernemental devant quelques journalistes, affirmant qu’aucune nouvelle “émeute” n’avait eu lieu depuis lundi.- Internet coupé -“L’Iran n’a jamais vu un tel niveau de destruction”, avait déclaré plus tôt le chef d’état-major de l’armée, Abdolrahim Moussavi, en référence aux actes de violence survenus lors des manifestations.Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l’identification des victimes étant toujours en cours, a précisé un autre haut responsable.Avant les propos de Donald Trump, les défenseurs des droits humains avaient exprimé leur inquiétude face à de potentielles exécutions express.Internet était toujours coupé mercredi dans tout le pays, pour le septième jour consécutif, entravant l’accès aux informations. Les communications téléphoniques restaient limitées.La répression pourrait être “la plus violente” de l’histoire contemporaine de ce pays, a déploré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, exhortant les autorités à y mettre fin “impérativement”.Les condamnations internationales ont afflué ces derniers jours: l’ONU s’est dite “horrifiée” et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.Donald Trump a lui annoncé mardi des sanctions à effet immédiat contre les partenaires commerciaux de l’Iran, des droits de douane de 25%. 

Le nombre de chrétiens exposés à des persécutions augmente, selon une ONG protestante

Plus de 388 millions de chrétiens vivaient en 2025 dans des zones où la persécution religieuse est forte, notamment en Afrique et en Asie, selon un rapport annuel de l’ONG Portes ouvertes publié mercredi.”C’est une augmentation de 8 millions par rapport à 2024″, a affirmé lors d’une conférence de presse à Paris David Haemerlin, le …

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