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Déploiement des forces syriennes à Soueida, combats sporadiques

Le pouvoir syrien a annoncé samedi le début du déploiement de ses forces dans la province à majorité druze de Soueida, où des combats intercommunautaires sporadiques se poursuivent selon des correspondants de l’AFP sur place.Ces affrontements entre tribus et bédouins sunnites d’une part et des combattants de la minorité druze de l’autre ont continué, après que le pouvoir d’Ahmad al-Chareh a annoncé un cessez-le-feu en appelant “toutes les parties à le respecter”.Dans la ville de Soueida, des colonnes de fumée s’élèvent de la ville où des tirs résonnent, selon des images de l’AFP. Des combattants tribaux tirent en l’air dans une rue, d’autres circulent à bord de camionnettes. A côté un véhicule endommagé et un immeuble noirci par le feu. “Nous sommes venus ici et nous allons les massacrer dans leurs maisons”, a déclaré en référence aux druzes l’un des combattants tribaux au visage masqué, se faisant appeler Abou Jassem.M. Chareh, président intérimaire arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Bachar al-Assad en décembre, a réaffirmé son engagement à protéger les minorités en Syrie, après l’annonce par Washington d’un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël.Les violences intercommunautaires ont fait 718 morts depuis le 13 juillet dans la province de Soueida, selon l’observatoire syrien des droits de l’homme. Près de 80.000 personnes ont été déplacées d’après l’Organisation internationale pour les migrations.Samedi, le pouvoir a annoncé le renvoi des forces gouvernementales dans la province de Soueida. Israël, qui affirme vouloir défendre les druzes, une minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam, était jusque-là opposé à la présence de telles forces dans cette région.”Les forces de la sécurité intérieure ont commencé à se déployer dans la province de Soueida (…) dans le but de protéger les civils et de mettre un terme au chaos”, a indiqué le ministère de l’Intérieur.- “Rôle important” -Vendredi, l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack a annoncé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et M. Chareh avaient accepté un cessez-le-feu.”Nous appelons les druzes, les bédouins et les sunnites à déposer les armes, et, ensemble, avec les autres minorités, à construire une identité syrienne nouvelle et unie, dans la paix et la prospérité avec ses voisins”, a dit M. Barrack.Dans son discours, M. Chareh a souligné “le rôle important joué par les Etats-Unis, qui ont confirmé leur soutien à la Syrie en ces circonstances difficiles”. Vendredi, des combattants de tribus ont afflué de régions syriennes vers Soueida pour aider les bédouins. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé à l’AFP être venu avec ses hommes de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. Mais l’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont accusé ces forces d’avoir combattu au côté des bédouins et commis des exactions.Les autorités avaient été contraintes de les retirer jeudi, après des menaces et des bombardements d’Israël sur des cibles du pouvoir à Damas. M. Chareh avait alors dit sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.- Ni eau, ni électricité -Un premier cessez-le-feu annoncé en début de semaine n’a pas tenu, la présidence accusant les druzes de l’avoir violé.Vendredi, le médecin Omar Obeid à l’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville qui fonctionne encore, a affirmé que l’établissement avait accueilli “plus de 400 corps depuis lundi” dont des femmes, des enfants et des personnes âgées”.”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré un autre membre du personnel de l’hôpital de la ville privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées.Ces nouvelles violences intercommunautaires fragilisent encore plus le pouvoir de M. Chareh dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité dans les zones druzes proches de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu M. Assad, après des affrontements forces de sécurité et des hommes fidèles au président déchu dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

Déploiement des forces syriennes à Soueida, combats sporadiques

Le pouvoir syrien a annoncé samedi le début du déploiement de ses forces dans la province à majorité druze de Soueida, où des combats intercommunautaires sporadiques se poursuivent selon des correspondants de l’AFP sur place.Ces affrontements entre tribus et bédouins sunnites d’une part et des combattants de la minorité druze de l’autre ont continué, après que le pouvoir d’Ahmad al-Chareh a annoncé un cessez-le-feu en appelant “toutes les parties à le respecter”.Dans la ville de Soueida, des colonnes de fumée s’élèvent de la ville où des tirs résonnent, selon des images de l’AFP. Des combattants tribaux tirent en l’air dans une rue, d’autres circulent à bord de camionnettes. A côté un véhicule endommagé et un immeuble noirci par le feu. “Nous sommes venus ici et nous allons les massacrer dans leurs maisons”, a déclaré en référence aux druzes l’un des combattants tribaux au visage masqué, se faisant appeler Abou Jassem.M. Chareh, président intérimaire arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Bachar al-Assad en décembre, a réaffirmé son engagement à protéger les minorités en Syrie, après l’annonce par Washington d’un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël.Les violences intercommunautaires ont fait 718 morts depuis le 13 juillet dans la province de Soueida, selon l’observatoire syrien des droits de l’homme. Près de 80.000 personnes ont été déplacées d’après l’Organisation internationale pour les migrations.Samedi, le pouvoir a annoncé le renvoi des forces gouvernementales dans la province de Soueida. Israël, qui affirme vouloir défendre les druzes, une minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam, était jusque-là opposé à la présence de telles forces dans cette région.”Les forces de la sécurité intérieure ont commencé à se déployer dans la province de Soueida (…) dans le but de protéger les civils et de mettre un terme au chaos”, a indiqué le ministère de l’Intérieur.- “Rôle important” -Vendredi, l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack a annoncé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et M. Chareh avaient accepté un cessez-le-feu.”Nous appelons les druzes, les bédouins et les sunnites à déposer les armes, et, ensemble, avec les autres minorités, à construire une identité syrienne nouvelle et unie, dans la paix et la prospérité avec ses voisins”, a dit M. Barrack.Dans son discours, M. Chareh a souligné “le rôle important joué par les Etats-Unis, qui ont confirmé leur soutien à la Syrie en ces circonstances difficiles”. Vendredi, des combattants de tribus ont afflué de régions syriennes vers Soueida pour aider les bédouins. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé à l’AFP être venu avec ses hommes de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. Mais l’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont accusé ces forces d’avoir combattu au côté des bédouins et commis des exactions.Les autorités avaient été contraintes de les retirer jeudi, après des menaces et des bombardements d’Israël sur des cibles du pouvoir à Damas. M. Chareh avait alors dit sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.- Ni eau, ni électricité -Un premier cessez-le-feu annoncé en début de semaine n’a pas tenu, la présidence accusant les druzes de l’avoir violé.Vendredi, le médecin Omar Obeid à l’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville qui fonctionne encore, a affirmé que l’établissement avait accueilli “plus de 400 corps depuis lundi” dont des femmes, des enfants et des personnes âgées”.”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré un autre membre du personnel de l’hôpital de la ville privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées.Ces nouvelles violences intercommunautaires fragilisent encore plus le pouvoir de M. Chareh dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité dans les zones druzes proches de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu M. Assad, après des affrontements forces de sécurité et des hommes fidèles au président déchu dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

Rugby: troisième défaite du XV de France en Nouvelle-Zélande

Le XV de France s’est incliné face à la Nouvelle-Zélande samedi à Hamilton (29-19), comme lors des deux premiers test-matches de la série mais en offrant une belle résistance qui lui a fait espérer une première victoire depuis 2009 chez les All Blacks.Le match a plus ressemblé à la défaite inaugurale avec les honneurs à Dunedin (31-27) qu’à la démonstration de force néo-zélandaise à Wellington (43-17).Les Français, même en ne marquant qu’un essai par Le Garrec, ont mené à la mi-temps (19-17) et jusqu’à l’heure de jeu avant de céder en fin de match face aux vagues noires, les All Blacks marquant finalement quatre essais.Pour ce troisième match, les Bleus sont revenus à la tactique qui leur avait permis de rivaliser à Dunedin: peu de possession mais une grosse défense, beaucoup d’engagement physique et de l’efficacité en zone de marque, des deux côtés du terrain. Et comme à Dunedin, les Bleus ont mené 10-0, après vingt minutes de jeu, grâce à un essai de Le Garrec qui s’est astucieusement échappé d’un ballon porté à cinq mètres, pui une pénalité du néo-Rochelais auteur de 16 des 19 points tricolores. Le scénario du premier test s’est répété au point que les Blacks ont tout de suite recollé, en profitant d’une erreur française: un mauvais placement de Léo Barré a permis à Will Jordan, intenable tout au long du match, de reprendre un ballon par-dessus la ligne défensive française (10-7).Mais cette fois-ci, les Bleus ont gardé les devants, d’abord avec un drop d’Antoine Hastoy, puis en sanctionnant chaque pénalité dans le camp All Black par la botte de Le Garrec (19-10).-  Les All Blacks à l’usure –  Mieux organisée contre les ballons portés néo-zélandais, la défense française a résisté deux fois en empêchant les All Blacks d’aplatir dans son en-but, mais a craqué juste avant la pause (19-17).La deuxième période aurait pu ressembler à la première, mais a été moins aboutie offensivement pour les Français, Hastoy échouant dans une nouvelle tentative de drop Hastoy (42), Le Garrec manquant la transformation d’une pénalité difficile des 40 mètres proche de la ligne de touche (48), ou encore Gailleton, après une envolée, étant poussé en touche à un mètre de l’en-but (62).Ce furent les seules opportunités des Bleus, qui ont énormement subi et n’ont que très peu tenu le ballon. Héroïques en dfense, ils ont retardé l’échéance que ce soit en “coffrant” un ballon (45) ou avec un sauvetage in extremis de Guillard (54) ou un nouveau ballon sauvé dans leur propre en-but (69). Mais un ballon joué au pied par McKenzie derrière la défense, mal contrôlé par Barré, a permis à Kirifi de donner l’avantage aux Blacks pour la première fois du match (22-19, 59) avant que Jordie Barrett, entré en jeu, ne crucifie les Bleus à quatre minutes de la fin en se jouant de la défense française pour envoyer McAlister dans l’en-but (29-19, 76).  

Brésil: à Sao Paulo, un immense marché dans le viseur de Trump pour ses contrefaçons

“Pardon de vous déranger, mais qu’est-ce que vous cherchez?”: l’homme interpelle les passants et leur présente un menu. Nul plat à proposer, mais des montres, baskets ou chemises de marques célèbres, dans un marché accusé par Washington d’être un haut lieu de la contrefaçon.L’homme se fait appeler “Alemao 25″ (Allemand 25), a environ 30 ans et travaille comme rabatteur dans la rue du 25-Mars à Sao Paulo. Ce marché populaire, l’un des plus vastes d’Amérique latine, est sous les projecteurs depuis la publication mardi d’un rapport du gouvernement du président américain Donald Trump.”Le secteur de la rue du 25-Mars est depuis des décennies l’un des plus grands marchés pour les produits de contrefaçon”, selon ce rapport, qui fustige des manquements du Brésil à la “protection de la propriété intellectuelle”.Tout cela, alors que les Etats-Unis ont ouvert cette semaine une enquête sur de supposées “pratiques commerciales déloyales” du Brésil, quelques jours après l’annonce par M. Trump de droits de douane punitifs de 50% sur les produits brésiliens à partir du 1er août.”La piraterie c’est pas un crime, c’est des affaires”, dit à l’AFP Alemao 25, dans un sourire.En plein centre historique de Sao Paulo, quartier à la fois vibrant et déshérité de la plus grande mégalopole d’Amérique latine, la rue du 25-Mars et ses alentours attirent environ 200.000 personnes par jour venues faire leurs courses dans plus de 3.000 établissements répertoriés dans 17 rues, selon l’Union des commerçants.Dans le dédale de ses galeries commerçantes et de ses échoppes en pleine rue, “la 25”, comme on l’appelle ici, propose – en gros et au détail – des produits nationaux ou importés, authentiques ou de contrefaçon, d’excellente ou piètre qualité.Electronique, vêtements, parfums, bijouterie, textiles, jouets, alcool, sextoys et plus encore: les habitants de Sao Paulo aiment dire que “si tu ne trouves pas quelque chose dans la 25, tu ne le trouveras nulle part”.- “Même qualité et meilleur prix” -“Les droits de douane de Trump sont de la faute de (Jair) Bolsonaro, c’est de la pure politique politicienne”, tranche Anderson Ferreira, vendeur d’électronique de 52 ans.Donald Trump a justifié la menace douanière contre le Brésil en invoquant une supposée “chasse aux sorcières” contre son allié brésilien, l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Ce dernier est jugé pour une présumée tentative de coup d’Etat en 2022 visant à empêcher l’investiture de l’actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.A l’inverse, pour Victor Felicio, restaurateur de 29 ans venu faire des achats, “c’est la faute de Lula, qui a affronté Trump et accueilli les Brics” récemment lors d’un sommet du bloc des pays émergents à Rio de Janeiro.Dans la rue du 25-Mars, pôle commerçant depuis un siècle, de nombreux vendeurs préfèrent ne pas parler à la presse. Beaucoup sont issus des communautés chinoise et syro-libanaise et certains disent ne pas parler portugais.”Si aux Etats-Unis ils nous critiquent, c’est qu’ils ne savent rien, car les produits d’ici qu’ils appellent +faux+ sont les mêmes que d’autres magasins vendent comme authentiques, avec la même qualité et un meilleur prix”, soutient Juliana, vendeuse de parfums de 29 ans.D’autres commerçants, qui comme elle refusent de donner leur nom, répètent le même argument: beaucoup de produits ne sont pas de la contrefaçon, mais viennent de la contrebande.Contrefaçons et contrebande causent un préjudice annuel au Brésil d’environ 75 milliards de dollars – environ 4% du PIB -, en pertes fiscales pour l’Etat et en chiffre d’affaires pour les entreprises en règle, selon l’Association brésilienne de lutte contre la contrefaçon.Dans un communiqué, l’Union des commerçants de la rue du 25-Mars affirme cependant que “l’immense majorité des commerçants de la zone agissent de manière légale et transparente”.Leurs produits “sont principalement importés de Chine et n’ont aucun lien avec les Etats-Unis”, insiste l’organisation.”L’une des deux plus grandes puissances du monde s’inquiète de la rue du 25-Mars…”, a ironisé le chef de cabinet de Lula, Rui Costa.Indifférente à la guerre commerciale, Maria Pauline, employée de maison de 61 ans, va continuer de venir comme “presque toutes les semaines”. “Ici c’est toujours moins cher.”

Le Salvador libère des migrants vénézuéliens après un accord avec les États-Unis

Des dizaines de migrants vénézuéliens libérés d’une prison salvadorienne de haute sécurité, où ils avaient été envoyés par les Etats-Unis, sont rentrés chez eux vendredi, mettant fin à une détention sans procès décriée par les défenseurs des droits humains en échange d’une libération de prisonniers américains par le Venezuela.Deux avions les transportant ont atterri dans la soirée à l’aéroport desservant Caracas. Plusieurs passagers sont descendus en levant les bras en signe de victoire, et l’un a même embrassé le tarmac.”Libres, enfin libres !”, s’est réjoui le président vénézuélien Nicolas Maduro, après des mois d’incertitude sur le sort des 252 Vénézuéliens expulsés des États-Unis en mars et incarcérés au Centre de confinement du terrorisme (Cecot) au Salvador, une prison de haute sécurité prévue pour les membres de gangs.”Mon frère est enfin à la maison, au Venezuela. Je suis content, je suis heureux”, a déclaré à l’AFP depuis les Etats-Unis Juan Yamarte, dont le frère aîné était enfermé au Cecot. “A tous ceux qui nous ont aidés, vous ne pouvez pas savoir la joie que nous éprouvons”, s’est exclamée Erkia Palencia, mère d’un autre détenu rapatrié.Le Venezuela n’a pas indiqué combien de ses ressortissants étaient rentrés, mais le président salvadorien Nayib Bukele a déclaré sur X avoir remis à Caracas “tous les citoyens vénézuéliens détenus dans notre pays, accusés d’appartenir à l’organisation criminelle Tren de Aragua”.Invoquant une loi de 1798 sur les ennemis de l’étranger rarement utilisée, les États-Unis avaient expulsé vers le Salvador ces migrants accusés sans preuves ni procès d’appartenir au gang vénézuélien, ce que les familles des expulsés avaient vigoureusement nié.M. Maduro a remercié son homologue américain Donald Trump, saluant “la décision de rectifier cette situation totalement irrégulière”.- “Prix élevé” -Cette libération est liée à un échange de prisonniers entre Caracas et Washington.L’administration Trump a indiqué dans la journée que les migrants vénézuéliens avaient été libérés en échange de dix Américains détenus au Venezuela et d’un nombre inconnu de “prisonniers politiques” vénézuéliens. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a remercié le président Bukele “d’avoir aidé à obtenir un accord pour la libération de tous nos détenus américains”.L’ambassade des États-Unis à Bogota, en charge du Venezuela, a publié une photo de ces hommes dans un avion, souriants et brandissant des drapeaux américains. Une vidéo de la présidence salvadorienne a par la suite montré M. Bukele recevant les dix Américains au siège de son gouvernement.Selon Global Reach, une ONG qui vient en aide aux Américains détenus à tort à l’étranger, parmi les personnes libérées figure Lucas Hunter, un Franco-Américain de 37 ans, arrêté en janvier par les gardes-frontières vénézuéliens pendant des vacances en Colombie. L’Uruguay a annoncé pour sa part qu’un de ses citoyens résidant aux Etats-Unis, Fabian Buglio, faisait partie du groupe.Dans un communiqué, Caracas a estimé avoir payé un “prix élevé” pour assurer le retour de ses concitoyens. “Des terroristes contre des innocents”, a déclaré le président Maduro. “Nous livrons en échange dix mercenaires”, a déclaré pour sa part le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello.En plus de la libération des Américains, le Venezuela a accordé des “mesures alternatives” à l’emprisonnement à des Vénézuéliens détenus pour “leur implication dans des crimes de droit commun et des infractions contre l’ordre constitutionnel”.- Enfants “sauvés” – Plus tôt dans la journée, un autre avion est arrivé à l’aéroport de Maiquetia en provenance de Houston, avec à son bord 244 Vénézuéliens expulsés des États-Unis et sept enfants que le ministre Diosdado Cabello a dit “sauvés de l’enlèvement dont ils étaient victimes”. Ces enfants font partie des 30 qui, selon Caracas, ont été séparés de leurs familles et son restés aux États-Unis après l’expulsion de leurs parents.  La lutte contre les migrants sans-papiers est une priorité de la nouvelle administration américaine, qui a multiplié les descentes de police et les expulsions. Washington et Caracas se sont mis d’accord pour renvoyer les Vénézuéliens sans papiers dans leur pays, et des vols arrivent presque quotidiennement des Etats-Unis ou du Mexique.Selon les chiffres officiels, depuis février, plus de 8.200 personnes ont été rapatriées au Venezuela depuis ces deux pays, dont environ 1.000 enfants.Au Cecot, les Vénézuéliens détenus étaient privés d’appels et de visites, et leurs proches n’avaient aucune nouvelle d’eux. La dernière fois qu’il ont été aperçus remonte à mars, lorsqu’ils sont apparus entravés, crâne rasé, à genoux dans la méga-prison salvadorienne.Nayib Bukele a fait construire le Cecot dans le cadre de sa guerre contre les gangs, mais avait accepté des millions de dollars des États-Unis pour y détenir les Vénézuéliens. Des organisations de défense des droits ont dénoncé à plusieurs reprises ces détentions comme violant les droits humains. burs-mbj/esp/roc/sw