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Boxe: Usyk champion du monde unifié des lourds après son KO contre Dubois

L’Ukrainien Oleksandr Usyk est redevenu champion du monde réunifié (WBA, WBC, WBO, IBF) des poids lourds après sa victoire par KO au cinquième round sur le Britannique Daniel Dubois, samedi soir à Wembley à Londres.Le boxeur originaire de Crimée, 38 ans, reste invaincu dans la catégorie reine au terme de son 24e succès, le 15e avant la limite.Avant ce combat de réunification, il possédait les ceintures WBA, WBC, WBO. Samedi, il a ravi à son adversaire la ceinture IBF pour redevenir le champion incontesté qu’il avait déjà été début 2024.Le duel entre les deux hommes, disputé devant 100.000 spectateurs à Wembley, était la revanche d’août 2023 à Wroclaw en Pologne quand l’Ukrainien avait déjà dominé son adversaire, de 11 ans son cadet, par arrêt de l’arbitre au neuvième round.”Je remercie Jésus. Je remercie mon équipe. Je remercie Wembley”, a déclaré Usyk, très croyant, qui a régulièrement déclaré par la passé qu’il combattait aussi pour le peuple ukrainien.Le président ukrainien s’est d’ailleurs empressé de féliciter son compatriote dans un message sur X.Les félicitations de Zelensky”Il l’a fait. Un champion incontesté. Une légende. L’un des nôtres. Merci pour la force et l’inspiration que tu donnes à tout le pays à chaque victoire. Merci de te lancer dans chaque combat avec l’Ukraine dans ton coeur”, a écrit Volodymyr Zelensky.”Ce soir, ce succès est pour les gens du monde entier”, a ajouté Usyk, avant d’expliquer qu’il allait désormais prendre quelques mois de repos même si à “38 ans (…)”, il reste “un jeune gars”.Avant ce duel, plusieurs observateurs avaient douté de la capacité du champion olympique de Londres en 2012 à tenir le rythme face à des adversaires plus jeunes. Dubois a lui “reconnu la supériorité” de son adversaire qu’il a pourtant bousculé à plusieurs reprises, avant l’issue fatale pour lui.Le combat a d’emblée été très rythmé, les deux boxeurs se rendant coup pour coup sans véritable d’observation.A l’allonge supérieure de Dubois (1m96, 110 kilos), Usyk (1m91, 103 kg) répliquait par des droites précises qui faisaient régulièrement mouche.En milieu de cinquième round, Dubois était envoyé une première fois au sol sans toutefois être compté. Décontenancé, il ne pouvait rien face à une nouvelle offensive de son adversaire qui l’envoyait définitivement au tapis quelques secondes plus tard.La messe était dite. Usyk pouvait poser les genoux au sol et se prendre le visage entre les gants, conscient de son exploit, lui qui est le maître absolu de la catégorie depuis dix ans.Une catégorie qui n’est pas la sienne à l’origine, lui qui a longtemps combattu chez les lourds légers avant de franchir le pas vers la catégorie reine.L’Ukrainien de semble pas rassasié. Car même s’il a annoncé que sa priorité sera de “prendre du repos auprès de sa famille”, il a déjà annoncé qu’il se verrait bien affronter à nouveau des adversaires britanniques.”Peut-être que ce sera Tyson Fury. Peut-être que nous avons trois choix, Derek Chisora et Anthony Joshua. Peut-être (le Néo-Zélandais) Joseph Parker. Ecoutez, je ne peux pas le dire maintenant parce que je veux rentrer à la maison”.Où il aura tout le loisir de profiter des 130 millions de dollars de la bourse totale lui revenant, selon plusieurs sources. Dubois devant lui se contenter de la moitié de cette somme.

Gaza: la Défense civile annonce la mort de 39 Palestiniens près de centres d’aide

La Défense civile locale a affirmé que 39 Palestiniens avaient été tués samedi par des tirs israéliens près de centres d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, affamée et ravagée par la guerre entre Israël et le Hamas.Les quelque deux millions de Palestiniens assiégés par Israël à Gaza sont au bord de la famine après plus de 21 mois de conflit, déclenché par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a déclaré à l’AFP que “39 personnes qui attendaient de l’aide humanitaire” avaient été tuées par l’armée israélienne.Plus tôt, il avait fait état de 32 morts et plus de 100 blessées près d’un centre au sud de Khan Younès (sud) et près d’un autre au nord de Rafah, attribuant les attaques à des “tirs israéliens”.Selon la même source, les tirs ont eu lieu à proximité de centres de distribution d’aide humanitaire gérés par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël. La GHF a indiqué que les informations faisant état de morts près de ses sites étaient “fausses”.Un témoin a raconté à l’AFP s’être rendu avant l’aube avec cinq membres de sa famille pour chercher de la nourriture dans l’un de ces centres, lorsque des soldats israéliens ont commencé à tirer, selon lui.- “Que des balles” -“Nous n’avons rien pu avoir”, a affirmé Abdelaziz Abed, 37 ans. “Chaque jour, je m’y rends mais nous ne recevons que des balles”.Trois autres témoins ont également accusé les soldats d’avoir ouvert le feu.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a indiqué avoir identifié dans le secteur de Rafah des “suspects” qui se sont approchés de soldats.Ils n’ont pas obtempéré aux appels à quitter les lieux et les soldats ont ouvert le feu en guise d’avertissement, a précisé l’armée, ajoutant avoir reçu des informations sur des victimes.”Nous examinons l’incident” qui s’est déroulé la nuit à environ un kilomètre du centre d’aide fermé à ce moment-là, selon l’armée. “Nous avons averti à plusieurs reprises les personnes en quête d’aide de ne pas se rendre sur nos sites pendant la nuit et tôt le matin”, a déclaré la GHF sur X, faisant état de “fausses” informations sur des morts près de ses sites.Cette organisation avait commencé ses opérations fin mai, après un blocus humanitaire total de plus de deux mois imposé par Israël en dépit des avertissements de l’ONU sur un risque imminent de famine à Gaza.L’ONU et des ONG humanitaires refusent de travailler avec cette organisation au financement opaque en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.Après plusieurs semaines marquées par des scènes de chaos et des informations quasi quotidiennes faisant état de Palestiniens tués en attendant de l’aide, la GHF a reconnu la mort mercredi de 20 personnes dans une bousculade sur l’un de ses sites.En début de semaine, l’ONU a indiqué avoir recensé 875 personnes tuées en tentant de se procurer de la nourriture depuis fin mai, dont 674 “à proximité des sites de la GHF”. – “Ouvrez les passages” -Ailleurs dans le centre de la bande de Gaza, la Défense civile a fait état de 12 morts dans une frappe contre une maison à Nusseirat.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a assuré samedi disposer de stocks alimentaires suffisants pour toute la bande de Gaza pendant plus de trois mois. “Ouvrez les passages, mettez fin au blocus, et laissez l’Unrwa accomplir sa mission”, a-t-elle écrit sur X. Les négociations indirectes entre le Hamas et Israël en vue d’une trêve sont dans l’impasse, la branche armée du Hamas accusant vendredi Israël de les bloquer.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes également enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.765 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: la Défense civile annonce la mort de 39 Palestiniens près de centres d’aide

La Défense civile locale a affirmé que 39 Palestiniens avaient été tués samedi par des tirs israéliens près de centres d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, affamée et ravagée par la guerre entre Israël et le Hamas.Les quelque deux millions de Palestiniens assiégés par Israël à Gaza sont au bord de la famine après plus de 21 mois de conflit, déclenché par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a déclaré à l’AFP que “39 personnes qui attendaient de l’aide humanitaire” avaient été tuées par l’armée israélienne.Plus tôt, il avait fait état de 32 morts et plus de 100 blessées près d’un centre au sud de Khan Younès (sud) et près d’un autre au nord de Rafah, attribuant les attaques à des “tirs israéliens”.Selon la même source, les tirs ont eu lieu à proximité de centres de distribution d’aide humanitaire gérés par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël. La GHF a indiqué que les informations faisant état de morts près de ses sites étaient “fausses”.Un témoin a raconté à l’AFP s’être rendu avant l’aube avec cinq membres de sa famille pour chercher de la nourriture dans l’un de ces centres, lorsque des soldats israéliens ont commencé à tirer, selon lui.- “Que des balles” -“Nous n’avons rien pu avoir”, a affirmé Abdelaziz Abed, 37 ans. “Chaque jour, je m’y rends mais nous ne recevons que des balles”.Trois autres témoins ont également accusé les soldats d’avoir ouvert le feu.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a indiqué avoir identifié dans le secteur de Rafah des “suspects” qui se sont approchés de soldats.Ils n’ont pas obtempéré aux appels à quitter les lieux et les soldats ont ouvert le feu en guise d’avertissement, a précisé l’armée, ajoutant avoir reçu des informations sur des victimes.”Nous examinons l’incident” qui s’est déroulé la nuit à environ un kilomètre du centre d’aide fermé à ce moment-là, selon l’armée. “Nous avons averti à plusieurs reprises les personnes en quête d’aide de ne pas se rendre sur nos sites pendant la nuit et tôt le matin”, a déclaré la GHF sur X, faisant état de “fausses” informations sur des morts près de ses sites.Cette organisation avait commencé ses opérations fin mai, après un blocus humanitaire total de plus de deux mois imposé par Israël en dépit des avertissements de l’ONU sur un risque imminent de famine à Gaza.L’ONU et des ONG humanitaires refusent de travailler avec cette organisation au financement opaque en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.Après plusieurs semaines marquées par des scènes de chaos et des informations quasi quotidiennes faisant état de Palestiniens tués en attendant de l’aide, la GHF a reconnu la mort mercredi de 20 personnes dans une bousculade sur l’un de ses sites.En début de semaine, l’ONU a indiqué avoir recensé 875 personnes tuées en tentant de se procurer de la nourriture depuis fin mai, dont 674 “à proximité des sites de la GHF”. – “Ouvrez les passages” -Ailleurs dans le centre de la bande de Gaza, la Défense civile a fait état de 12 morts dans une frappe contre une maison à Nusseirat.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a assuré samedi disposer de stocks alimentaires suffisants pour toute la bande de Gaza pendant plus de trois mois. “Ouvrez les passages, mettez fin au blocus, et laissez l’Unrwa accomplir sa mission”, a-t-elle écrit sur X. Les négociations indirectes entre le Hamas et Israël en vue d’une trêve sont dans l’impasse, la branche armée du Hamas accusant vendredi Israël de les bloquer.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes également enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.765 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: la Défense civile annonce la mort de 39 Palestiniens près de centres d’aide

La Défense civile locale a affirmé que 39 Palestiniens avaient été tués samedi par des tirs israéliens près de centres d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, affamée et ravagée par la guerre entre Israël et le Hamas.Les quelque deux millions de Palestiniens assiégés par Israël à Gaza sont au bord de la famine après …

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Royaume-Uni: des dizaines de partisans du groupe interdit Palestine Action arrêtés

Plus d’une centaine de partisans de Palestine Action ont été interpellés samedi au Royaume-Uni, lors de manifestations de soutien à ce groupe propalestinien interdit depuis début juillet et classé comme “organisation terroriste”, ont annoncé la police et les organisateurs des rassemblements.Cinquante-cinq personnes ont été arrêtées à Parliament Square, dans le quartier de Westminster à Londres, pour avoir brandi “des pancartes de soutien à Palestine Action, qui est un groupe interdit”, a indiqué la police de la capitale britannique sur X. Neuf personnes ont été arrêtées dans une autre manifestation londonienne et huit autres à Truro dans le sud-ouest de l’Angleterre. Des rassemblements à Edimbourg, Bristol et Manchester ont en outre mené à l’interpellation d’au moins 35 manifestants, a indiqué la police. A Londres, des dizaines de manifestants avaient écrit à la main sur des pancartes blanches: “Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action”. “La liberté d’expression est morte dans ce pays, honte à la Met police”, la police de Londres, a lancé un homme lors de son interpellation. “Le gouvernement britannique est complice du génocide israélien contre les Palestiniens. Il tente de réduire au silence ceux qui dénoncent cette complicité”, a accusé sur X le groupe Defend Our Juries, qui a organisé les rassemblements.La semaine dernière, ce sont 72 personnes qui avaient été arrêtées lors de manifestations de Palestine Action das tout le pays, et 29 personnes la semaine précédente.Le Parlement britannique a approuvé début juillet l’interdiction et le classement en tant qu'”organisation terroriste” du mouvement Palestine Action. Le gouvernement a annoncé l’interdiction du groupe quelques jours après que des militants se sont introduits sur une base de l’armée de l’air en Angleterre, où ils ont maculé de peinture rouge deux avions militaires. Quatre personnes ont été inculpées et placées en détention provisoire dans cette affaire.Saisie en urgence, la Haute Cour de Londres a refusé de suspendre l’interdiction du groupe qui repose sur la loi de 2000 sur le terrorisme.Des experts des Nations unies ont critiqué la décision de Londres, estimant que “de simples dommages matériels, sans mise en danger de la vie d’autrui, ne sont pas suffisamment graves pour être qualifiés de terrorisme”.

Royaume-Uni: des dizaines de partisans du groupe interdit Palestine Action arrêtés

Plus d’une centaine de partisans de Palestine Action ont été interpellés samedi au Royaume-Uni, lors de manifestations de soutien à ce groupe propalestinien interdit depuis début juillet et classé comme “organisation terroriste”, ont annoncé la police et les organisateurs des rassemblements.Cinquante-cinq personnes ont été arrêtées à Parliament Square, dans le quartier de Westminster à Londres, …

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La RDC et le M23 signent une trève élargie au Qatar

Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, et Kinshasa ont signé samedi au Qatar une déclaration de principes comprenant un engagement pour un cessez-le-feu permanent, saluée comme une “avancée” significative pour la paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).Cette région riche en minerais est en proie aux conflits depuis plus de 30 ans et de précédents accords de paix et cessez-le-feu ont été conclus puis violés ces dernières années. Le M23, qui s’est emparé de villes stratégiques lors d’une offensive éclair en janvier et février, avait insisté pour négocier son propre accord de cessez-le-feu avec Kinshasa, après que son allié rwandais a signé un accord de paix à Washington le mois dernier.”Les parties réaffirment leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent” comprenant l’interdiction d’attaques “de toutes nature”, la “diffusion de propagande haineuse ou incitant à la violence”, et “toute tentative de conquête ou de modification des positions par la force sur le terrain”, indique une déclaration de principes signée par des hauts responsables du M23 et de la RDC à Doha après trois mois de discussions dans l’émirat du Golfe.Les parties se sont engagées à mettre en œuvre les dispositions de la déclaration “au plus tard le 29 juillet 2025”.Le texte énonce l’engagement d’entamer “au plus tard le 8 août 2025” des négociations formelles en vue d’un accord de paix global qui doit être signé “au plus tard le 18 août 2025”.Elle prévoit également une feuille de route pour le rétablissement de l’autorité de l’État dans l’est de la RDC une fois un accord de paix signé.- “pas de solution magique” -“Cette déclaration tient compte des lignes rouges que nous avons toujours défendues notamment le retrait non négociable de l’AFC/M23 des parties occupées suivi du déploiement de nos institutions”, s’est félicité sur X le porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya.”L’une des clauses les plus importantes de la déclaration d’intention est l’accent mis sur l’extension du contrôle et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire”, a souligné l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Afrique, Massad Boulos, présent lors de la signature. “Nous savons qu’il n’y a pas de solutions magiques, notamment en ce qui concerne le calendrier”, a-t-il toutefois souligné.Les violences se sont intensifiées au cours des derniers mois dans cette région frontalière du Rwanda, avec une offensive éclair du M23 et des troupes rwandaises (FDR) sur Goma et Bukavu, face à une armée congolaise dépassée. Elles ont fait des milliers de morts, selon le gouvernement congolais et l’ONU, et aggravé une crise humanitaire pour des centaines de milliers de déplacés. Depuis février, le front dans l’est de la RDC s’est stabilisé. Mais des violences se poursuivent entre le M23 et une myriade de milices pro-Kinshasa qui mènent des actions de guérilla. Par le passé, ni le M23, ni les milices locales n’ont reconnu les accords de cessation des combats.L’Union africaine, l’Union européenne et la mission de maintien de la paix dans le pays (Monusco) ont salué  une “avancée” significative dans les efforts déployés pour instaurer une paix durables.”Nous saluons les engagements pris et appelons à leur mise en œuvre de bonne foi dans les délais prescrits”, a déclaré dans un communiqué le chef par intérim de la Monusco, Bruno Lemarquis.- “Rôle déterminant” du Rwanda -Kigali a également salué l’accord, se disant “déterminé à contribuer à une paix durable et au développement économique de la région des Grands Lacs”, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.Le Rwanda nie soutenir militairement le groupe armé qui a repris ses opérations dans la région en 2021, mais début juillet, des experts de l’ONU ont pointé le “rôle déterminant” joué par son armée dans l’offensive de janvier et février.Les négociations pour un accord de paix entre Kinshasa et le M23 “s”inscriront dans le cadre” du texte signé fin juin entre la RDC et le Rwanda, selon la déclaration de principe.Le président congolais Félix Tshisekedi avait évoqué en avril un accord minier avec Massad Boulos, en visite à Kinshasa. Une rencontre entre M. Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame doit avoir lieu dans les prochains mois. 

La RDC et le M23 signent une trève élargie au Qatar

Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, et Kinshasa ont signé samedi au Qatar une déclaration de principes comprenant un engagement pour un cessez-le-feu permanent, saluée comme une “avancée” significative pour la paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).Cette région riche en minerais est en proie aux conflits depuis plus de 30 ans et de précédents accords de paix et cessez-le-feu ont été conclus puis violés ces dernières années. Le M23, qui s’est emparé de villes stratégiques lors d’une offensive éclair en janvier et février, avait insisté pour négocier son propre accord de cessez-le-feu avec Kinshasa, après que son allié rwandais a signé un accord de paix à Washington le mois dernier.”Les parties réaffirment leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent” comprenant l’interdiction d’attaques “de toutes nature”, la “diffusion de propagande haineuse ou incitant à la violence”, et “toute tentative de conquête ou de modification des positions par la force sur le terrain”, indique une déclaration de principes signée par des hauts responsables du M23 et de la RDC à Doha après trois mois de discussions dans l’émirat du Golfe.Les parties se sont engagées à mettre en œuvre les dispositions de la déclaration “au plus tard le 29 juillet 2025”.Le texte énonce l’engagement d’entamer “au plus tard le 8 août 2025” des négociations formelles en vue d’un accord de paix global qui doit être signé “au plus tard le 18 août 2025”.Elle prévoit également une feuille de route pour le rétablissement de l’autorité de l’État dans l’est de la RDC une fois un accord de paix signé.- “pas de solution magique” -“Cette déclaration tient compte des lignes rouges que nous avons toujours défendues notamment le retrait non négociable de l’AFC/M23 des parties occupées suivi du déploiement de nos institutions”, s’est félicité sur X le porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya.”L’une des clauses les plus importantes de la déclaration d’intention est l’accent mis sur l’extension du contrôle et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire”, a souligné l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Afrique, Massad Boulos, présent lors de la signature. “Nous savons qu’il n’y a pas de solutions magiques, notamment en ce qui concerne le calendrier”, a-t-il toutefois souligné.Les violences se sont intensifiées au cours des derniers mois dans cette région frontalière du Rwanda, avec une offensive éclair du M23 et des troupes rwandaises (FDR) sur Goma et Bukavu, face à une armée congolaise dépassée. Elles ont fait des milliers de morts, selon le gouvernement congolais et l’ONU, et aggravé une crise humanitaire pour des centaines de milliers de déplacés. Depuis février, le front dans l’est de la RDC s’est stabilisé. Mais des violences se poursuivent entre le M23 et une myriade de milices pro-Kinshasa qui mènent des actions de guérilla. Par le passé, ni le M23, ni les milices locales n’ont reconnu les accords de cessation des combats.L’Union africaine, l’Union européenne et la mission de maintien de la paix dans le pays (Monusco) ont salué  une “avancée” significative dans les efforts déployés pour instaurer une paix durables.”Nous saluons les engagements pris et appelons à leur mise en œuvre de bonne foi dans les délais prescrits”, a déclaré dans un communiqué le chef par intérim de la Monusco, Bruno Lemarquis.- “Rôle déterminant” du Rwanda -Kigali a également salué l’accord, se disant “déterminé à contribuer à une paix durable et au développement économique de la région des Grands Lacs”, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.Le Rwanda nie soutenir militairement le groupe armé qui a repris ses opérations dans la région en 2021, mais début juillet, des experts de l’ONU ont pointé le “rôle déterminant” joué par son armée dans l’offensive de janvier et février.Les négociations pour un accord de paix entre Kinshasa et le M23 “s”inscriront dans le cadre” du texte signé fin juin entre la RDC et le Rwanda, selon la déclaration de principe.Le président congolais Félix Tshisekedi avait évoqué en avril un accord minier avec Massad Boulos, en visite à Kinshasa. Une rencontre entre M. Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame doit avoir lieu dans les prochains mois. 

Syrie: les combattants druzes reprennent l’ensemble de la ville de Soueida

Les combattants druzes ont chassé samedi soir leurs rivaux de la ville syrienne de Soueida, théâtre de combats dans la journée malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, a rapporté une ONG, faisant état de 940 morts en sept jours de violences intercommunautaires.Des affrontements se poursuivaient toutefois dans le reste de la province éponyme entre les druzes et …

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