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L’Iran ne “reculera pas” face aux manifestations, avertit Khamenei

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne “reculerait pas” face à une vague de contestation qui prend de l’ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique en place depuis 1979.”Mort au dictateur”: dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, des Iraniens réclament désormais ouvertement la fin de cette théocratie chiite, après quasiment deux semaines d’un mouvement initialement lié au coût de la vie.Devant ses partisans scandant en écho “mort à l’Amérique”, Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d’Etat. “La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs”, a-t-il lancé.”Hier soir, à Téhéran, une bande de vandales est venue détruire un bâtiment (…) pour faire plaisir au président américain”, a dénoncé le guide suprême.Mais “l’arrogant” Donald Trump sera “renversé”, à l’image de la dynastie qui a gouverné l’Iran jusqu’à la Révolution islamique de 1979, a-t-il averti.Il l’a accusé d’avoir les mains “tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens”, dans une référence apparente à la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les Etats-Unis s’étaient associés.La veille, M. Trump avait de nouveau menacé de “frapper très fort” l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants. “Nous sommes prêts à le faire”, a-t-il insisté, saluant “l’enthousiasme incroyable (du peuple) pour renverser ce régime”.- Internet toujours coupé -Le discours d’Ali Khamenei intervient au lendemain d’importantes manifestations à Téhéran, alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeure inaccessible, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Des images vérifiées par l’AFP montrent des foules de personnes à pied défiant le pouvoir ou d’automobilistes klaxonnant en soutien au mouvement.Des rassemblements ont aussi eu lieu ailleurs dans le pays, notamment à Tabriz (nord), dans la ville sainte de Mashhad (est) ainsi que dans l’ouest du pays à majorité kurde, notamment autour de la grande ville de Kermanshah.Sur plusieurs images que l’AFP n’a pas été en mesure d’authentifier à ce stade, on voit des manifestants mettre le feu à l’entrée de l’antenne régionale de la télévision d’Etat dans la ville d’Ispahan (centre). Dans la même temps, la télévision d’Etat iranienne a diffusé vendredi des images de milliers de personnes participant à des contre-manifestations et clamant des slogans favorables aux autorités.Elle a aussi montré les dégâts causés selon elle par les protestataires, citant le maire de Téhéran selon lequel plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances ont été incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels. – “Politique d’Etat’ -Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, a exhorté vendredi à une nouvelle démonstration de force dans les rues afin d’amplifier la mobilisation et “affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime”.Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Des ONG ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des manifestants, faisant des dizaines de morts depuis le début le 28 décembre de la contestation. Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) dénoncent les méthodes utilisées “pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques”, y voyant “une politique d’Etat bien ancrée”.  Le Conseil national de sécurité iranien a averti vendredi que le pouvoir judiciaire et les forces de sécurité ne feraient “aucun compromis avec les saboteurs”.Selon le groupe de défense des droits humains Haalvsh, qui évoque un nombre indéterminé de victimes, des manifestants ont été pris pour cible à Zahedan (sud-est) après la prière du vendredi.La France a appellé les autorités iraniennes “à la plus grande retenue” dans leur réponse à ce mouvement, l’UE condamnant pour sa part une violence “inacceptable” et réclamant le rétablissement de l’accès à internet.

La moitié de Kiev privée de chauffage après des frappes russes, le maire appelle à évacuer

Des frappes russes massives ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire à appeler vendredi les habitants à évacuer “temporairement” la capitale ukrainienne.Cette nouvelle nuit de bombardements a vu l’utilisation, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre, du missile de dernière génération russe Orechnik, dans l’ouest de l’Ukraine. L’UE et Berlin y ont vu une “escalade” de la part de Moscou.Ces frappes interviennent au lendemain du rejet par Moscou d’un plan européen de déploiement d’une force multinationale en Ukraine après une éventuelle fin de la guerre, dont la perspective s’éloigne.Des journalistes de l’AFP à Kiev ont vu des habitants se précipiter dans des abris après le déclenchement d’une alerte antiaérienne et entendu des drones exploser contre des immeubles.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé une “réaction claire” de la communauté internationale. “L’attaque a eu lieu précisément au moment où une vague de froid importante s’est abattue sur le pays”, a-t-il dénoncé.Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe lancée en 2022, le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a appelé les habitants à quitter “temporairement” la ville, alors que les températures oscillent entre -7 et -12°C.”La moitié des immeubles d’habitation à Kiev — près de 6.000 — sont actuellement privés de chauffage”, s’est-il alarmé. Dans les gares routières et ferroviaires de la capitale, aucune foule importante ni signe de panique n’était visible, selon des journalistes de l’AFP.   Selon l’opérateur électrique privé DTEK, 417.000 foyers sont privés d’électricité dans la capitale, en raison des frappes russes et de conditions météorologiques difficiles.Une quarantaine de sites ont été touchés par les frappes russes à Kiev, dont 20 immeubles résidentiels et l’ambassade du Qatar, selon Volodymyr Zelensky. Le Parquet a fait état de quatre morts et 26 blessés.- Débris -Nina, 70 ans, qui vit dans l’un des immeubles touchés, s’est dite en colère que le monde parle d’un possible accord pour mettre fin au conflit au moment où la Russie bombarde. “Où est l’Europe, où est l’Amérique ?” a-t-elle lancé, interrogée par l’AFP.Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a tiré au cours de la nuit un total de 36 missiles et 242 drones, dont respectivement 18 missiles et 226 drones ont été abattus.Moscou a indiqué de son côté avoir frappé des “cibles stratégiques” en Ukraine, y compris à l’aide du missile de dernière génération Orechnik, qui peut porter une charge nucléaire, et atteindre une vitesse d’environ 13.000 km/h.Selon le ministère russe de la Défense, ces frappes ont été menées “en réponse à l’attentat terroriste perpétré par le régime de Kiev” contre une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, dont l’Ukraine et les Occidentaux affirment qu’il s’agit d’un “mensonge”.Le service ukrainien de sécurité (SBU) a publié des images de débris présentés comme ceux de l’Orechnik utilisé par Moscou pour frapper la région de Lviv (ouest). Parmi les débris figurent des éléments de stabilisation et de guidage du missile, ainsi que des pièces de moteur, a affirmé le SBU dans un communiqué, sans préciser quelles cibles avaient été visées ni l’ampleur des dégâts.”Une telle attaque à proximité de la frontière de l’Union européenne et de l’Otan représente une menace grave pour la sécurité du continent européen et un test pour l’alliance transatlantique”, a estimé le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga.L’Orechnik, capable de frapper avec des ogives nucléaires – mais qui n’en portait pas lors de ces tirs -, a été utilisé pour la première fois en 2024 contre une usine militaire située dans la ville de Dnipro, dans le centre-est de l’Ukraine.Il a été déployé mi-décembre au Bélarus, pays allié de la Russie situé aux portes de l’UE, avait annoncé alors son président Alexandre Loukachenko.- “Cibles légitimes” -Près de quatre ans après le lancement de l’offensive à grande échelle du Kremlin, Moscou continue de bombarder l’Ukraine quasi-quotidiennement, en ciblant notamment les infrastructures énergétiques du pays.Plus d’un million d’habitants du centre de l’Ukraine ont été privés jeudi d’eau et de chauffage, après des frappes nocturnes de drones.En réponse, l’Ukraine multiplie également les frappes sur les infrastructures énergétiques russes.Quelque 556.000 personnes ont ainsi été privées vendredi matin de courant et de chauffage dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, selon le gouverneur local, Viatcheslav Gladkov.Ces nouvelles frappes interviennent alors que les discussions diplomatiques impulsées par le président américain Donald Trump ces derniers mois sur ce conflit semblent dans l’impasse.La Russie a rejeté une nouvelle fois jeudi tout déploiement de soldats occidentaux en Ukraine, avertissant qu’elle les considérerait comme des “cibles légitimes” pour ses forces armées.Il s’agissait d’une réponse à un plan présenté par la “Coalition des volontaires”, qui réunit des pays qui soutiennent Kiev essentiellement européens, de déployer des milliers de soldats en Ukraine après la guerre.burs-blb-pop/fio

L’Australie en proie aux feux dans des “conditions catastrophiques”, selon les pompiers

Des feux de brousse ont brûlé des habitations et réduit en cendres des milliers d’hectares de forêt vendredi dans le sud-est rural de l’Australie, ont annoncé les pompiers, précisant que des vents chauds rendaient les conditions “catastrophiques” dans cette région extrêmement sèche. Des dizaines de hameaux ont été évacués dans l’Etat de Victoria et trois personnes, dont …

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Le monde agricole ne décolère pas contre le Mercosur, voté à Bruxelles

Repli des tracteurs de la Coordination rurale et entrée en scène de ceux de la Confédération paysanne, qui dénonce l’interpellation de deux de ses responsables devant l’Arc de Triomphe: la mobilisation agricole se poursuit vendredi en France, contre le Mercosur et la politique sanitaire du gouvernement.Le vote vendredi à Bruxelles de ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays latino-américains, malgré l’opposition de la France et des agriculteurs qui craignent un déferlement de boeuf, volailles et sucre produits avec des normes moins disantes que les règles européennes, devrait amplifier la colère qui éclate depuis début décembre dans les campagnes.Deux porte-parole de la Confédération paysanne ont été interpellés devant l’Arc de Triomphe où ils marchaient avec des militants après une opération escargot sur le périphérique parisien. Le syndicat a dénoncé des “arrestations scandaleuses” et “violentes”.Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X “une grave mise en cause de la liberté de manifestation”, peu après le dépôt par son parti la France insoumise d’une motion de censure contre le gouvernement, notamment pour protester contre l’accord de libre-échange.Avant l’aube, plusieurs dizaines d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont entrés sur le périphérique à l’est, porte de Montreuil, avec six tracteurs. Vers 11H00, des tracteurs étaient bloqués dans l’ouest de Paris, porte Maillot, accompagnés de militants de la CGT et des Soulèvements de la terre.”C’est le Mercosur qu’il faut abattre, pas nos vaches!”, a déclaré Nicolas Fortin, secrétaire général du 3e syndicat agricole français, historiquement marqué à gauche, opposé au libre-échange et très engagé contre la gestion actuelle de l’épizootie de dermatose qui frappe les bovins.- “Un exploit” -Une position défendue la veille par les “bonnets jaunes” de la Coordination rurale (CR), 2e syndicat agricole, coutumier des opérations coup de poing et dont certains responsables dans le Sud-Ouest ne cachent pas leur proximité avec l’extrême droite.”Mercosur mort à coup sûr”, clamait une pancarte accrochée à un tracteur de la CR jeudi à l’Arc de Triomphe, où ils n’ont pas été inquiétés par les forces de l’ordre.Après avoir cheminé de leurs bastions du Sud-Ouest, de Normandie ou du Nord, les agriculteurs de la CR ont réussi leur démonstration de force, parvenant à entrer dans la capitale, jusque devant l’Assemblée nationale malgré les interdictions de rassemblements non déclarés devant le grandes institutions parisiennes.Onze interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations ainsi que plus de 600 manifestants ont été recensées jeudi par le ministère de l’Intérieur en Ile-de-France, hors de la capitale. Laurent Nunez a assumé de n’avoir pas dispersé cette action “illégale”.Dans la soirée, le président du syndicat, l’éleveur Bertrand Venteau, a appelé ses troupes au repos, promettant de “revenir” en force si besoin.- Actions dans plusieurs régions -Des actions sont prévues vendredi dans plusieurs régions, mais aussi en Belgique ou encore en Pologne.Dans le Nord, les autoroutes A27 et A2, qui mènent aux autoroutes belges E42 et E19, sont fermées depuis jeudi soir dans le sens France-Belgique. L’entrepôt pétrolier de Haulchin (Nord) est bloqué par des tracteurs de la CR.La gendarmerie a fait état de plusieurs blocages routiers à 7h30, à Beaune (Bourgogne) mais aussi en Lozère, dans le Tarn et dans le Pays Basque.L’accès au dépôt de carburant de Bassens, sur le port de Bordeaux, est toujours bloqué par des agriculteurs de la CR.”C’est une descente aux enfers (…) Les produits qui rentrent du Mercosur sont moins chers, parce qu’ils produisent du maïs sur des milliers d’hectare”, avec des OGM interdits en Europe, se désole ean-Michel Larrère, président de la FDSEA des Landes lors d’un rassemblement dans une zone portuaire près de Bayonne. “C’est une distorsion complète”, ajoute cet éleveur de poulet qui compare son prix, 7 euros, au “poulet ukrainien deux fois moins cher au poulet brésilien à 2,5 euros”.Depuis début décembre, la mobilisation s’est durcie, pour dénoncer la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire, la signature imminente du traité de libre-échange UE-Mercosur, la faiblesse des prix des céréales et la hausse de celui des engrais. Les annonces de Paris et de Bruxelles en faveur des agriculteurs n’ont pas suffi et l’annonce d’un “non” au Mercosur de la France, qui n’est pas parvenue à réunir une minorité de blocage à Bruxelles, signifie surtout, pour les syndicats, la “faiblesse” et “l’isolement” de la première puissance agricole européenne.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes agriculteurs, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier contre l’accord de libre-échange.

Incendie de Crans-Montana: la Suisse se recueille, les propriétaires auditionnés

Toute la Suisse est appelée vendredi à rendre hommage aux jeunes victimes de l’incendie d’un bar qui a endeuillé la station de ski de Crans-Montana la nuit du nouvel an, faisant 40 morts et 116 blessés.Après le drame, les enquêteurs devront faire la lumière sur les responsabilités des propriétaires Jacques et Jessica Moretti, un couple de Français qui se retrouve mis en cause. Ils étaient auditionnés vendredi par le ministère public à Sion, la capitale régionale. L’affaire est entourée de nombreuses interrogations sur ce qui a pu conduire au drame, mais aussi de polémiques, notamment sur l’absence de mesures de privation de liberté des propriétaires du bar, ou le fait que l’établissement – Le Constellation – n’a pas été contrôlé depuis 2019.Dans l’ensemble de la Confédération, le gouvernement et les Eglises ont invité la population à observer une minute de silence à 14H00 (13H00 GMT). Les cloches des églises retentiront ensuite partout en Suisse.Dans le même temps, une cérémonie commémorative doit se tenir à Martigny, ville située dans la vallée du Rhône, non loin de Crans-Montana, et elle aussi dans le canton du Valais. La France et l’Italie, particulièrement endeuillées par le drame avec respectivement neuf et six morts et de nombreux blessés, seront représentées par les présidents Emmanuel Macron et Sergio Mattarella. Les capacités d’accueil et les conditions météo devraient y être plus favorables qu’à Crans-Montana, balayée par la neige depuis jeudi soir, mais où des écrans géants permettront aussi à la population de suivre les cérémonies.- “C’était dur” -Devant Le Constellation, un mémorial orné de fleurs, de bougies, de peluches et de photos des victimes, était recouvert d’une toile blanche en forme d’igloo pour le protéger de la neige.Sur une table, un épais livre de condoléances est déjà presque rempli. “Un deuil, un grand deuil national à jamais gravé dans nos esprits. Paix à leur âme. Toutes mes pensées aux parents, familles et amis”, dit l’un des messages.Johan Verthoogen, un Belge de 31 ans qui réside à Genève, se trouvait dans un autre établissement tout près du bar incendié. Il raconte à l’AFP avoir assisté les secours comme il a pu.”On les a couverts et tout ça, par des couvertures. C’était dur (…) De voir des corps comme ça… c’est des enfants, ils ont 16 ans, 17 ans”, se remémore-t-il.Au total, 19 nationalités ont été frappées par la tragédie qui a fait 40 morts – dont une moitié de mineurs – et 116 blessés. Selon un dernier décompte, un total de 83 blessés demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse, mais aussi dans des services pour grands brûlés en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique.A Sion, Jacques et Jessica Moretti sont arrivés main dans la main vendredi peu avant 8H00 au siège du ministère public, au milieu d’une nuée de journalistes. Il s’agit de leur première audition depuis l’ouverture le 3 janvier d’une instruction pénale les visant pour “homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence”.- Responsabilités de A à Z -“On attend que nos clients, que les familles puissent avoir des réponses, (…) que toutes les responsabilités de A à Z soient établies”, a commenté sur place un des avocats des victimes, maître Romain Jordan, qui devait assister à cette audience portant – selon une source proche du dossier – sur la situation personnelle du couple.Selon l’avocat, les familles veulent savoir “pourquoi ce drame, qui n’aurait jamais dû avoir lieu, a pu se produire ici, en Suisse, malgré tout un arsenal juridique, un arsenal législatif, un arsenal de surveillance.”Mardi, la commune de Crans-Montana avait provoqué une première secousse dans l’enquête en reconnaissant une faute grave: aucune inspection sécurité et incendie du bar n’a été effectuée depuis 2019. Ce qui a suscité la consternation des familles de victimes.Jacques Moretti – connu de la justice française et condamné pour une affaire de proxénétisme en 2008 – et son épouse n’ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, provoquant l’étonnement notamment des autorités italiennes. D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame aurait été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec le plafond du sous-sol du bar Le Constellation, sis en bas d’un immeuble de la station cossue du Valais.L'”embrasement généralisé” et soudain du local aurait ensuite piégé les clients, principalement des adolescents et de jeunes adultes.En cette soirée de la Saint-Sylvestre, l’établissement était bondé et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des bousculades de personnes tentant désespérément de sortir au niveau du rez-de chaussée.

Le monde agricole ne décolère pas, des tracteurs sur le périphérique parisien

Repli des tracteurs de la Coordination rurale et entrée en scène de ceux de la Confédération paysanne sur le périphérique parisien: la mobilisation agricole se poursuit vendredi en France, contre le Mercosur et la politique sanitaire du gouvernement.Le “non” de la France au Mercosur, finalement décidé par le président Emmanuel Macron, et la quasi-certitude d’un vote en faveur de ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays latino-américains laissent un goût amer aux agriculteurs, mobilisés depuis des mois contre ce traité.Avant l’aube, plusieurs dizaines d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont entrés sur le périphérique parisien, porte de Montreuil, avec six tracteurs, bloquant la circulation, un peu avant 7h30.”Non! Non! Non au Mercosur!”, ont-ils scandé, brandissant des fumigènes, a constaté une journaliste de l’AFP.”C’est le Mercosur qu’il faut abattre, pas nos vaches!”, a déclaré Nicolas Fortin, secrétaire général du 3e syndicat agricole français, historiquement opposé au libre-échange et très engagé dans l’opposition à la gestion actuelle de l’épizootie de dermatose qui frappe les bovins.- “Un exploit” -Accompagnés de militants du mouvement écologiste Les Soulèvements de la terre et d’étudiants d’AgroParisTech, ils ont dit leur rejet de la “maladie du libre-échange”.Une position défendue la veille par les “bonnets jaunes” de la Coordination rurale (CR), 2e syndicat agricole, coutumier des opérations coup de poing et idéologiquement très loin de l’altermondialisme de la Confédération paysanne.”Mercosur mort à coup sûr”, clamait une pancarte accrochée à un tracteur de la CR parvenu jeudi au pied de l’Arc de Triomphe.Après avoir cheminé de ses bastions du Sud-Ouest, de Normandie ou du Nord, les agriculteurs de la CR ont réussi leur démonstration de force, parvenant à entrer dans la capitale, jusque devant l’Assemblée nationale.Dans la soirée, le président du syndicat, l’éleveur Bertrand Venteau, a appelé ses troupes au repos. L’ensemble des agriculteurs et leurs engins avaient quitté Paris vers 22H00, selon la police.”Ce qui a été fait, c’est un exploit”, a-t-il dit à ses troupes, juché sur un tracteur, promettant de “revenir” en force si besoin. Des actions de blocages routiers et manifestations sont prévues dans certaines régions, mais aussi en Belgique ou encore en Pologne, soit un troisième hiver d’affilée marqué par des mouvements d’agriculteurs.Dans le Nord, les autoroutes A27 et A2, qui mènent aux autoroutes belges E42 et E19, sont fermées depuis jeudi soir dans le sens France-Belgique, selon la préfecture.La gendarmerie a fait état de plusieurs blocages routiers à 7h30, à Beaune (Bourgogne) mais aussi en Lozère, dans le Tarn et dans le Pays Basque.L’accès au dépôt de carburant de Bassens, sur le port de Bordeaux, par des agriculteurs de la CR se poursuit, ont constaté des journalistes de l’AFP.- Prêts à “revenir” -Depuis début décembre, la mobilisation s’est durcie dans les campagnes françaises, pour dénoncer la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire, la signature imminente du traité de libre-échange UE-Mercosur, la faiblesse des prix des céréales et la hausse de celui des engrais.L’annonce d’un “non” au Mercosur de la France, qui n’est pas parvenue à réunir une minorité de blocage à Bruxelles, signifie surtout, pour les syndicats, la “faiblesse” et “l’isolement” de la première puissance agricole européenne.En dépit des déclarations jeudi soir de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui a revendiqué “un non puissant” contre ce traité et vanté les avancées obtenues par Paris, notamment pour faire baisser le prix des engrais et préserver le budget de la Politique agricole commune (PAC).Ces dernières semaines, le gouvernement français et Bruxelles ont multiplié les annonces, mais la pilule du Mercosur ne passe pas pour de nombreux agriculteurs, qui craignent l’arrivée de bœuf, sucre et de volailles sud-américains produits avec des normes moins disantes que celles imposées aux européens.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier. De son côté, le président de la CR a promis un combat “dur et long”. Il a de nouveau appelé à un “moratoire sur les contrôles” dans les fermes jusqu’à la présidentielle.Onze interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations ainsi que plus de 600 manifestants ont été recensées jeudi par le ministère de l’Intérieur en Ile-de-France, hors de la capitale.

Mercosur: l’UE proche d’un accord après vingt-cinq ans de suspense

Après plus de 25 ans de négociations, l’Union européenne est sur le point de conclure l’accord commercial avec le Mercosur, qui pourrait recevoir l’aval des Etats européens vendredi, malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de la France.Depuis 1999, la Commission européenne mène des tractations ardues pour créer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.Entre fausses promesses de dénouement imminent et longues mésententes, les négociations ont achoppé des années durant sur la question agricole.Cette fois, Bruxelles croit l’accord à portée de main.Pour ses détracteurs, il va bousculer l’agriculture européenne à coups de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes environnementales de l’UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses thuriféraires comme l’Allemagne et l’Espagne, cet accord va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, affaiblie par la concurrence chinoise et les droits de douane aux Etats-Unis.En dépit de la contestation redoublée des agriculteurs européens, en particulier en France, Ursula von der Leyen espère parapher ce traité lundi au Paraguay.Avant de se rendre en Amérique latine, la présidente de la Commission européenne a besoin de la bénédiction des Etats européens, à la majorité qualifiée, lors d’un vote attendu ce vendredi en fin de matinée.L’Italie, qui avait demandé un délai supplémentaire en décembre, semble cette fois prête à donner son aval, potentiellement décisif.La France est toujours contre, comme l’a annoncé Emmanuel Macron jeudi soir, invoquant un “rejet unanime” de la classe politique hexagonale.La Pologne, la Hongrie, l’Irlande, mais aussi l’Autriche devraient également s’y opposer, sans parvenir à bloquer l’accord pour autant.Ce traité entre l’UE et quatre pays du Mercosur créerait une zone de libre-échange de plus de 700 millions de consommateurs, réclamée par les milieux d’affaires.En supprimant une large part des droits de douane, il favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins ou de fromages. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de boeuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.- “Echec diplomatique” pour la France -Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a donné un argument supplémentaire aux partisans de l’accord. L’Union européenne doit diversifier ses partenariats commerciaux, martèle ainsi la Commission.Dans l’espoir d’amadouer les agriculteurs, Bruxelles a enchaîné les concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour protéger les produits sensibles ou un geste budgétaire dans la future politique agricole commune (PAC) de l’UE.Mais rien n’y a fait, la colère agricole est repartie de plus belle. “Il y a beaucoup de peine. Il y a beaucoup d’énervement et ça devient de plus en plus tendu”, confiait Judy Peeters, un représentant des agriculteurs belges, lors d’une action de blocage jeudi soir sur un échangeur autoroutier au sud de Bruxelles.En Grèce, les agriculteurs ont multiplié cette semaine les barrages routiers et intensifié leur mobilisation entamée fin novembre, notamment contre le Mercosur.En France, des tracteurs étaient à Paris jeudi et vendredi pour dénoncer tout à la fois le Mercosur, le prix des engrais ou la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.Empêtré dans l’instabilité politique, Emmanuel Macron a paru hésiter sur ce traité avec le Mercosur, “pas acceptable en l’état”.Mais la pression politique était trop forte, avec la menace de la droite de faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu en cas de soutien à l’accord. Et même malgré le non d’Emmanuel Macron au Mercosur, l’extrême droite française a annoncé deux motions de censure à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, aux faibles chances d’aboutir.L’Union européenne s’apprête à approuver un traité commercial contre l’avis de la première puissance agricole du continent, une situation quasiment inédite.Certes, Paris souligne avoir pesé pour obtenir des gestes “incontestables” en faveur des agriculteurs.Mais c’est “un échec diplomatique et tactique”, cingle un ancien ministre français, anonymement.La France s’est isolée en disant que cet accord était “épouvantable”, quand l’Italie peut se targuer d’une “tactique assez habile qui permet à (Giorgia) Meloni de dire +c’est moi qui décide+”, estime-t-il.Paris explique néanmoins que la partie n’est pas terminée, puisque l’accord, s’il est bien signé, doit encore être soumis au Parlement européen pour ratification, dans quelques semaines.Le scrutin pourrait être serré dans l’hémicycle où les considérations nationales pèseront. La FNSEA, le premier syndicat agricole français, a appelé à un grand rassemblement devant le siège du Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier.

Au Vietnam, les entreprises résistent aux droits de douane américains

Dans une usine du sud du Vietnam, par‑dessus le bruit des scies circulaires et le vrombissement régulier des ponceuses, des centaines d’ouvriers s’affairent à honorer des commandes de mobilier haut de gamme.Les meubles sont destinés à embellir des hôtels de luxe et des résidences au Moyen-Orient, en Europe et aux Etats-Unis. L’entreprise de mobilier Jonathan …

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En Syrie, fragile cessez-le-feu dans les quartiers kurdes d’Alep

Les autorités syriennes ont décrété vendredi un cessez-le-feu dans les quartiers kurdes d’Alep, salué par les Etats-Unis, après plusieurs jours d’affrontements avec l’armée qui ont contraint des milliers de civils à fuir.Les violences, qui ont fait au moins 21 morts depuis mardi, sont les plus graves dans la deuxième ville de Syrie entre le gouvernement central et les Kurdes, une importante minorité ethnique qui contrôle de vastes étendues dans le nord-est de la Syrie et certains quartiers d’Alep.Les combats ont poussé des milliers de Kurdes sur la route et fait craindre que le conflit prenne une dimension régionale, la Turquie se disant prête à intervenir aux côtés des autorités syriennes et Israël prenant la défense des Kurdes.”Afin d’éviter toute nouvelle escalade militaire”, un cessez-le-feu est ordonné à compter de 03H00 (minuit GMT) dans les quartiers de Cheikh Maqsoud, Achrafieh et Bani Zeid, a annoncé tôt vendredi le ministère de la Défense syrien.Les combattants kurdes avaient jusqu’à 09H00 vendredi (06H00 GMT) pour quitter ces secteurs en n’emportant que leurs “armes légères”, l’armée s’engageant à “leur garantir un passage sûr jusqu’à ce qu’ils aient rejoint le nord-est du pays”.L’objectif est que les habitants puissent “revenir et reprendre le cours d’une vie normale dans un climat de sécurité et de stabilité”, souligne le ministère.Après cette annonce, le calme est revenu, a constaté un photographe de l’AFP, qui n’a pas vu de combattants partir, tandis que des civils profitaient de l’arrêt des combats pour fuir. – “Balles de snipers” -Les Etats-Unis ont exprimé leur “profonde gratitude à toutes les parties (…) pour la retenue et la bonne volonté qui ont rendu possible cette trêve vitale”. “Nous travaillons activement pour prolonger ce cessez-le-feu”, a déclaré sur son compte X l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack.Les forces kurdes n’ont pas immédiatement commenté ces annonces.Jeudi, l’armée syrienne a encore pilonné les quartiers kurdes d’Alep et des combats ont fait rage jusque dans la soirée sur fond de tirs d’artillerie.Les autorités avaient accordé trois heures aux civils pour fuir à travers deux “couloirs humanitaires”, empruntés selon elles par quelque 16.000 personnes pour cette seule journée.”Nous avons vécu des moments très difficiles, mes enfants étaient terrorisés”, a raconté à l’AFP Rana Issa, 43 ans. “Nous sommes partis sous les balles des snipers, beaucoup de gens veulent sortir mais ont peur”.Les deux parties se sont rejeté la responsabilité du début des violences, qui ont débuté mardi.Elles surviennent alors que les Kurdes et le gouvernement peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et son bras armé, les puissantes Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat syrien.Le chef des FDS, Mazloum Abdi, a jugé que “les tentatives de prise d’assaut des quartiers kurdes, en pleine phase de négociation, sapaient les chances de parvenir à une entente”.- Rivalités régionales -Selon Aron Lund, chercheur au centre Century International, “Alep est la zone la plus vulnérable des FDS. Ses quartiers kurdes sont entourés de tous côtés par des territoires contrôlés par le gouvernement”.Face au coût humanitaire et au risque d’embrasement régional, Washington a lancé jeudi “un appel urgent” à cesser les hostilités, par la voix de son émissaire pour la Syrie, Tom Barrack.Les violences ont exacerbé la rivalité en Syrie entre Israël et la Turquie, qui se livrent une lutte d’influence depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Ankara, allié des autorités syriennes, s’est dit prêt à “soutenir” l’armée dans son “opération antiterroriste” contre les combattants kurdes.La Turquie, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.Israël, qui mène des négociations avec Damas pour parvenir à un accord de sécurité, a condamné les “attaques” du pouvoir syrien contre la minorité kurde.A la veille d’une visite vendredi à Damas de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’UE a appelé les belligérants à faire preuve de “retenue” et à “protéger les civils”.

CAN-2025: Brahim et Hakimi, armes fatales d’un Maroc au jeu balbutiant

Balbutiant mais toujours présent, le Maroc, archi-favori de la CAN-2025 qu’il organise, va s’en remettre une nouvelle fois à Brahim Diaz, son facteur X, et Achraf Hakimi, son capitaine star remis de sa blessure à une cheville, pour venir à bout du Cameroun, en quarts de finale vendredi (20h) à Rabat.”Brahim est dans le quota des joueurs qui peuvent te faire gagner la CAN”, a assuré sans ambages Walid Regragui, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, après la victoire marocaine en huitièmes face à la modeste Tanzanie (1-0).L’attaquant du Real Madrid, utilisé avec parcimonie depuis l’arrivée de Xabi Alonso en début de saison, venait de sortir le Maroc du piège tanzanien en inscrivant le seul but de la rencontre à la 64e minute, son quatrième de la CAN dont il domine le classement des buteurs. En l’absence de Hakimi, convalescent lors des rencontres de groupe, “Brahim”, comme sont floqués les maillots de la sélection à son nom, s’est mué en patron, inscrivant un but à chaque match, masquant aussi les carences de l’équipe en proie, malgré ses victoires, à d’intenses critiques de la presse et de ses supporters.- Jongles -Avec le retour du latéral du Paris SG en tant que titulaire lors du huitième, l’attaquant a gardé les clés du jeu marocain tentant de compenser le forfait sur blessure pour le reste de la compétition d’Azzedine Ounahi, le “leader technique” des Lions selon Regragui. “Le joueur avec lequel je suis le plus dur dans ce groupe, c’est Brahim parce que je sais ce qu’il peut nous donner: il peut encore faire mieux”, a avancé le sélectionneur marocain, cible principale des critiques, qui reste malgré la tempête, fidèle à ses idées.”Il commence à comprendre que quand il est plus proche de la surface, il peut se permettre de faire surgir son talent, mais de prendre le moins de risques lorsqu’il est plus loin du but, parce qu’il perd des ballons et nous met en danger”, a-t-il expliqué, pas loin de ce que le Camerounais Patrick Mboma a confié à l’AFP.”Souvent, les joueurs d’Afrique du nord en rajoutent, comme Brahim Diaz par exemple qui se met à jongler sur le terrain parce qu’il est devant son public et qu’il sent que les choses vont bien”, a dit l’ancien Lion Indomptable, une tendance que Diaz, né à Malaga, élevé et formé au foot en Espagne, tend à gommer. – “Le meilleur d’Achraf” en quarts-Vendredi face au Cameroun, pour le premier véritable test du Maroc lors de “sa” CAN qu’il doit à tout prix remporter, l’attaquant ne sera plus seul. Achraf Hakimi, tête de gondole de la compétition et leader incontesté des Lions, est de retour. Sa blessure du 4 novembre avec le Paris SG face au Bayern Munich en Ligue des champions n’est plus qu’un lointain souvenir. Un bout de match face à la Zambie en poule (3-0) et un match entier en huitième contre la Tanzanie ont suffi à le signifier au monde entier. Alternant le bon et le moins bon, Hakimi a servi idéalement Diaz pour l’ouverture du score, faisant de son flanc droit l’arme fatale du Maroc. Auparavant, il avait été tout proche de marquer lui-même en catapultant sur la barre transversale un coup franc puissant du pied droit (60e), alors que des “Hakimi ! Hakimi !” retentissaient dans un Stade Prince Moulay Abdellah entièrement acquis à sa cause.”Le meilleur d’Achraf, on va le voir en quarts de finale”, a affirmé Regragui. Le sélectionneur l’espère plus que n’importe qui, lui qui serait assurément et malgré ses succès passés la première victime en cas d’échec vendredi face aux Indomptables camerounais, ressuscités depuis leur arrivée dans le royaume chérifien.