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Syrie: premier convoi d’aide à Soueida après des violences qui ont fait plus de 1.100 morts

Un premier convoi d’aide humanitaire est entré dimanche dans la ville dévastée de Soueida dans le sud de la Syrie, où un cessez-le-feu est entré en vigueur après une semaine d’affrontements intercommunautaires qui ont fait plus de 1.100 morts selon une ONG.Ces violences, qui interviennent après des massacres de centaines de membres de la communauté alaouite en mars sur le littoral, fragilisent encore plus le pouvoir islamiste d’Ahmad al-Chareh qui s’est pourtant engagé à protéger les minorités, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Les affrontements ont éclaté le 13 juillet entre des groupes druzes et des bédouins sunnites, aux relations tendues depuis des décennies, avant l’intervention des forces de sécurité et de combattants de tribus arabes venus d’autres régions syriennes qui ont pris le parti des bédouins selon des ONG et des témoins.Des journalistes de l’AFP présents en périphérie de Soueida et dans cette ville de quelque 150.000 habitants ont fait état d’une journée calme.Un premier convoi d’aide humanitaire est entré dans la ville sinistrée, privée d’eau et d’électricité et où les vivres commençaient à manquer.Le convoi comprenait 32 véhicules chargés de vivres, de matériel médical, de carburant et de sacs mortuaires, selon à l’AFP Omar al-Maliki, porte-parole du Croissant-Rouge syrien.La morgue de l’hôpital gouvernemental de Soueida est pleine et des corps jonchent le sol à l’extérieur de l’établissement, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.- “Désescalade durable” ? -Les autorités avaient annoncé dans la nuit la fin des combats dans la ville à majorité druze, précisant que celle-ci avait été évacuée par les combattants tribaux. Un porte-parole du Conseil syrien des tribus et clans a confirmé à la chaîne Al-Jazeera que les combattants avaient quitté la ville “en réponse à l’appel de la présidence et aux termes de l’accord” de cessez-le-feu.Samedi, des combattants tribaux étaient entrés dans la partie ouest de la ville, où un correspondant de l’AFP a vu des dizaines de maisons et de voitures brûlées et des hommes armés mettre le feu à des magasins après les avoir pillés.Sur les murs de maisons de la ville, dans un quartier qui a connu de violents affrontements, les assaillants ont laissé leurs marques: “Porcs de druzes”, “Nous venons vous égorger”, affirment des graffitis, selon un photographe de l’AFP.L’émissaire spécial des Etats-Unis pour la Syrie, Tom Barrack, a affirmé sur X que le prochain pas vers “une désescalade durable est un échange complet d’otages et de détenus, dont la logistique est en cours”.L’annonce du cessez-le-feu par Damas est intervenue quelques heures après une déclaration de Washington affirmant avoir négocié une trêve entre la Syrie et Israël qui affirme vouloir protéger les druzes.Cet accord a permis le déploiement des forces gouvernementales dans la province –mais pas dans la ville même de Soueida– ce que refusait jusqu’alors Israël.Israël, qui abrite une minorité druze, avait bombardé des positions gouvernementales à Soueida et à Damas plus tôt dans la semaine, pour contraindre les forces gouvernementales de se retirer de la région.  – 128.000 déplacés -Les violences ont fait plus de 1.100 morts en une semaine, selon un nouveau bilan fourni par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Selon l’OSDH, ce bilan inclut 427 combattants et 298 civils druzes, dont 194 “exécutés sommairement par des membres des ministères de la Défense et de l’Intérieur”. Dans l’autre camp, 354 membres des forces gouvernementales et 21 bédouins sunnites ont été tués. Par ailleurs, quinze membre des forces gouvernementales ont été tués dans des frappes israéliennes, d’après l’ONG.Près de 128.000 personnes ont été déplacées par les violences, d’après l’Organisation internationale pour les migrations. Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité près de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu l’ex-président Bachar al-Assad, après des affrontements dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

La pétition contre la loi Duplomb franchit le million de signatures, débat inédit en vue à l’Assemblée

La pétition contre la loi Duplomb a franchi dimanche la barre du million de signatures sur le site de l’Assemblée nationale, ravivant les querelles autour de ce texte très contesté qui pourrait se retrouver au coeur d’un débat inédit au Parlement à défaut d’être abrogé. Du jamais-vu: il est possible de déposer des pétitions sur le site du Palais Bourbon depuis 2019 mais une seule, contre la Brav-M, brigade de policiers motorisés de répression de l’action violente, avait jusqu’ici recueilli 260.000 signatures, très loin de celle-ci.Cette pétition a été lancée par une étudiante le 10 juillet, deux jours après l’adoption du texte du sénateur Les Républicains (LR) Laurent Duplomb, qui autorise la réintroduction sous condition d’un pesticide interdit en France mais autorisé ailleurs en Europe.A partir du seuil des 500.000 signatures, atteint samedi, et à condition qu’elles soient issues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale peut décider d’organiser un débat en séance publique. Mais la loi ne sera pas réexaminée sur le fond et encore moins abrogée.La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet s’est dite dimanche sur franceinfo “favorable” à cette hypothèse. Mais, ce débat “ne pourra en aucun cas revenir sur la loi votée” qui va, selon elle, “sauver un certain nombre de nos agriculteurs”.- “Renoncer” -Eléonore Pattery, étudiante de 23 ans à l’origine de la pétition, ne souhaite pas répondre aux sollicitations médiatiques, estimant sur le réseau social Linkedln que “les voix qui s’élèvent partout dans le pays (la) représentent déjà très bien”. Elle a été abondamment relayée sur les réseaux sociaux et quelque 500.000 personnes supplémentaires l’ont signé en 24 heures, entre samedi et dimanche. Opposants et partisans de la loi, qui s’étaient fortement mobilisés pendant son examen, ont exprimé de nouveau dimanche leurs désaccords.Le député LFI Ugo Bernalicis a appelé “solennellement” l’exécutif “à entendre la voix du peuple qui refuse le passage en force” et à “renoncer à promulguer cette loi”.Marine Tondelier, patronne des Ecologistes, a demandé une “deuxième délibération” au Parlement, comme peut le décider le président Emmanuel Macron, ce qui retarderait sa promulgation, et souhaité “battre le record” des deux millions de signatures recueillies en 2019 en soutien à L’Affaire du siècle, un collectif d’ONG qui poursuit en justice des Etats pour leur inaction climatique.”Cette pétition historique est le symptôme d’un raz-de-marée de la population devant les reculs répétés du gouvernement en matière d’environnement”, a encore commenté Générations Futures. Contacté par l’AFP, le ministère de l’Agriculture n’a pas souhaité réagir.Un débat pourrait “au moins mettre en évidence les positionnements des députés” sur leur vote, a affirmé à l’AFP Emilie Deligny, secrétaire générale de la Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, en soulignant “l’enjeu de santé publique” du pesticide contesté.A l’inverse, Arnaud Rousseau, le patron de la FNSEA, premier syndicat agricole, très favorable à la loi Duplomb, estime que l’agriculture française “disparaîtra” si on lui impose “des normes supérieures” à celles de ses voisins. Son homologue de la Coordination rurale, 2e syndicat, Véronique Le Floc’h suggère, “si les gens ne veulent pas” du pesticide, d'”interdire toutes les importations qui auraient eu recours à ce produit”.- “Révision démocratique” -Adoptée le 8 juillet au Parlement, la loi Duplomb prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes, interdit en France mais autorisé en Europe.Ce produit est réclamé par les producteurs de betteraves ou de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur. La pétition réclame également “la révision démocratique” des conditions de l’adoption de la loi, qui a connu un parcours expéditif avec une motion de rejet préalable, déposée par son rapporteur Julien Dive (LR) pourtant favorable au texte. Le député l’avait justifié en dénonçant l'”obstruction” de la gauche, qui avait déposé plusieurs milliers d’amendements.L’absence de réel débat dans l’hémicycle est un des arguments avancés par les députés de gauche qui ont déposé un recours le 11 juillet devant le Conseil constitutionnel, espérant sa censure pour vice de procédure.La possibilité de déposer des pétitions sur le site de l’Assemblée est un exemple de “démocratie participative qui pourrait faire bouger des lignes”, estime la constitutionnaliste Anne-Charlène Bezzina. Cela “met une pression politique” sur les députés, abonde son collègue Benjamin Morel.

Gaza: la malnutrition atteint des niveaux alarmants, les enfants les plus touchés

La malnutrition atteint des niveaux alarmants dans la bande de Gaza en guerre, touchant particulièrement les enfants, alerte l’ONU qui déplore l’entrée au compte-gouttes de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien assiégé.La Défense civile de Gaza a déclaré à l’AFP avoir constaté une augmentation du nombre de décès de nourrissons causés par “la faim et la malnutrition sévères”, signalant au moins le décès de trois bébés la semaine écoulée.”Ces cas déchirants ne sont pas dus à des bombardements directs, mais à la famine, au manque de lait maternisé et à l’absence de soins de santé de base”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de cette organisation, Mahmoud Bassal.Dans le nord de la bande de Gaza, Ziad Mousleh, 45 ans, explique ne plus trouver de quoi nourrir ses enfants.”Nous sommes en train de mourir, nos enfants sont en train de mourir, et nous ne pouvons rien faire”, dit-il à Nousseirat, dans le centre du territoire.- “Nos enfants pleurent et crient” -“Nos enfants pleurent et crient pour avoir à manger. Ils s’endorment affamés”, poursuit-il, “il n’y a absolument rien à manger, et si par hasard quelques produits arrivent sur le marché, les prix sont exorbitants et personne ne peut les acheter”.Dans une école de Nousseirat, transformée en abri pour les nombreux déplacés de la guerre, une distribution de repas chauds a été organisée dimanche. Une femme au visage émacié qui attend de recevoir à manger a déclaré à l’AFP avoir perdu 35 kilos.”Je laisse la nourriture que je reçois à ma fille”, explique Oum Sameh Abou Zeina, ajoutant qu’elle souffre d’hypertension et de diabète.Habitants, ONU et organisations humanitaires expliquent régulièrement que l’épuisement des stocks a provoqué une flambée des prix du peu de nourriture disponible sur les marchés de Gaza.Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué début juillet que le prix de la farine pour le pain était 3.000 fois plus élevé qu’avant la guerre.La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël, a récemment fait porter la responsabilité de la situation humanitaire à Gaza sur le mouvement islamiste palestinien Hamas dont l’attaque sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre.”Ils prennent de la nourriture gratuite, puis la revendent. Ils la stockent pour leurs combattants. Ils l’utilisent pour recruter”, a indiqué la GHF sur X.En visite début juillet à Gaza, le directeur du PAM, Carl Skau, parle lui de “la pire situation” qu’il ait jamais connue.”Un père que j’ai rencontré avait perdu 25 kilos en deux mois. Les gens meurent de faim alors que nous avons de la nourriture juste de l’autre côté de la frontière”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Israël avait imposé un blocus total sur Gaza début mars, n’autorisant aucune entrée d’aide sur le territoire jusqu’à ce que des camions soient à nouveau autorisés à y entrer au compte-gouttes fin mai.”Nos cuisines sont vides, on sert désormais de l’eau chaude avec quelques pâtes”, indique M. Skau.L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a déclaré samedi qu’elle avait des stocks pour nourrir les plus de deux millions d’habitants de Gaza pendant plus de trois mois, mais qu’elle n’était pas autorisée à les acheminer dans le territoire.- “Il n’y a rien” -Médecins Sans Frontières (MSF) a déclaré la semaine dernière que ses équipes à Gaza constataient le plus grand nombre de cas de malnutrition jamais enregistré par ses équipes dans cette région.”En raison de la malnutrition généralisée chez les femmes enceintes et du mauvais état des installations sanitaires, de nombreux bébés naissent prématurément”, a déclaré Joanne Perry, médecin de MSF, depuis Gaza, dans un communiqué.”Notre unité de soins intensifs néonatals est surchargée, avec quatre à cinq bébés partageant une seule couveuse”, a-t-elle ajouté.”J’ai toujours faim (…) Mon père (…) promet qu’il m’apportera quelque chose, mais il n’y a rien”, a raconté à l’AFP Amina Wafi, une petite fille de 10 ans originaire de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.”J’ai peur de mourir de faim”, ajoute-t-elle.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Dans la bande de Gaza, les représailles israéliennes ont fait au moins 58.895 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: la malnutrition atteint des niveaux alarmants, les enfants les plus touchés

La malnutrition atteint des niveaux alarmants dans la bande de Gaza en guerre, touchant particulièrement les enfants, alerte l’ONU qui déplore l’entrée au compte-gouttes de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien assiégé.La Défense civile de Gaza a déclaré à l’AFP avoir constaté une augmentation du nombre de décès de nourrissons causés par “la faim et …

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Orages et pluie-inondation: 22 départements en vigilance orange dimanche soir

Vingt-deux départements restent placés en vigilance orange orages et huit en vigilance pluie-inondation dimanche soir par Météo-France, qui a levé à 18h00 la vigilance sur la Meuse, la Haute-Marne, la Côte-d’Or et la Saône-et-Loire.La vigilance orages, qui a débuté dès 13h00 sur les départements du nord-est et du centre-est, est étendue jusqu’à 06h00 lundi et l’épisode orageux “nécessite une vigilance particulière” avec “une forte probabilité de phénomènes violents”, prévient Météo-France. Les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Isère, la Savoie, la Haute-Savoie et le Vaucluse sont placés en vigilance orange pluie-inondation de 20h00 à 06h00. Les cumuls de pluie pourront atteindre 100 mm sur les départements de PACA concernés et le Gard.A 18h00, les orages s’étendent de l’Ardèche à l’Alsace et se déclenchent sur l’Isère et les Alpes du sud avant une “dégradation dans la soirée” sur le massif alpin. Ils entraînent des rafales de vent entre 70 et 90 km/h voire plus, avec une rafale à 105km/h enregistrée dimanche après-midi à Lons-Le-Saunier (Jura) selon Météo-France, qui prévoit des pointes jusqu’à 120km/h.”L’activité électrique est intense” et “les cumuls atteignent parfois 20 mm en peu de temps”, voire jusqu’à 40 mm “très localement”, ajoute le service météorologique. Des chutes de grêle de petite à moyenne taille sont attendues, avec des grêlons pouvant atteindre jusqu’à 3 cm de diamètre.Dans l’Allier, de violents coups de vent ont “tourbillonné” et endommagé ou arraché des toitures sur plusieurs communes, ont indiqué les pompiers à l’AFP.Dimanche soir, un front pluvieux-orageux sur les Alpes et la basse vallée du Rhône, jusqu’à l’Est Languedoc, “pourra apporter des cumuls de pluie marqués” de 50 à 80 mm, voire localement 100 mm, prévient encore l’agence.”Ces cumuls peuvent engendrer des problématiques de coulées de boue et/ou de ruissellements”, avertit-elle.Les zones concernées par la vigilance orange orages sont l’Alsace (67, 68), la Franche-Comté (70, 25, 39), Rhône-Alpes (42, 69, 01, 74, 73, 38, 26, 07), PACA (05, 04, 13, 84), le Gard, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, les Vosges et le Territoire de Belfort.

La pétition contre la loi Duplomb franchit la barre du million de signatures

La pétition contre la loi Duplomb a franchi dimanche en fin d’après-midi la barre du million de signatures sur le site de l’Assemblée nationale, ravivant les querelles autour de ce texte très contesté, qui pourrait se retrouver au coeur d’un débat inédit au Parlement à défaut d’être abrogé. Elle avait été lancée par une étudiante le 10 juillet, deux jours après l’adoption du texte du sénateur Les Républicains Laurent Duplomb, qui autorise la réintroduction sous condition d’un pesticide interdit en France mais autorisé en Europe.A partir du seuil des 500.000 signatures, atteint samedi, et à condition qu’elles soient issues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale peut décider d’organiser un débat en séance publique. Mais la loi ne sera pas réexaminée sur le fond et encore moins abrogée.La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s’est dite dimanche sur franceinfo “favorable” à l’organisation d’un tel débat. Mais il “ne pourra en aucun cas revenir sur la loi votée” qui va, selon elle, “sauver un certain nombre de nos agriculteurs”.Laurent Duplomb pense aussi qu’une telle discussion, inédite dans l’hémicycle du Palais Bourbon pour une pétition sous la Ve République, va avoir lieu. Mais il s’inquiète d'”une concurrence déloyale” pour les agriculteurs français sans ce texte.Eléonore Pattery, l’étudiante de 23 ans à l’origine du texte, ne souhaite, elle, pas répondre aux nombreuses sollicitations médiatiques, estimant sur Linkedln que “les voix qui s’élèvent partout dans le pays (la) représentent déjà très bien”. Son texte a été abondamment relayé sur les réseaux sociaux et quelque 500.000 personnes supplémentaires l’ont signé en 24 heures, entre samedi et dimanche. – “Deuxième délibération” -Opposants et partisans de la loi, qui s’étaient fortement mobilisés pendant son examen, ont exprimé de nouveau dimanche leurs désaccords.Le président et le Premier ministre “doivent entendre la colère populaire contre cette loi passée en force. Ils doivent renoncer à la promulguer”, a écrit sur X le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard.La patronne des Verts Marine Tondelier a demandé une “deuxième délibération” de la loi au Parlement, comme peut le décider le président Emmanuel Macron, ce qui retarderait sa promulgation.Un débat “pourrait au moins mettre en évidence les positionnements des députés” qui n’étaient pas “très à l’aise” avec leur vote, affirme de son côté à l’AFP Emilie Deligny, secrétaire générale de la Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, en soulignant “l’enjeu de santé publique” du pesticide contesté.A l’inverse, Arnaud Rousseau, le patron de la FNSEA, premier syndicat agricole, très favorable à la loi Duplomb, estime que l’agriculture française “disparaîtra” si on lui impose “des normes supérieures” à celles de ses voisins européens.Cette loi “est une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire”, écrit dans sa pétition l’étudiante.Adoptée le 8 juillet au Parlement, elle prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes, interdit en France mais autorisé en Europe.Ce produit est réclamé par les producteurs de betteraves ou de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur. – “Pression politique” -La pétition réclame également “la révision démocratique des conditions dans lesquelles la loi Duplomb a été adoptée”.Au Parlement, elle avait en effet connu un parcours expéditif avec une motion de rejet préalable, déposée par son propre rapporteur Julien Dive (LR) pourtant favorable au texte. Le député l’avait justifié en dénonçant l'”obstruction” de la gauche, qui avait déposé plusieurs milliers d’amendements.L’absence de réel débat dans l’hémicycle est l’un des arguments avancés par les députés de gauche qui ont déposé un recours le 11 juillet devant le Conseil constitutionnel, espérant sa censure pour vice de procédure, ce qui pourrait empêcher sa promulgation.Cette possibilité de pétitions sur le site de l’Assemblée, qui date de 2019, est un exemple de “démocratie participative qui pourrait faire bouger des lignes”, estime la constitutionnaliste Anne-Charlène Bezzina. Cela “met une pression politique” sur les députés, abonde son collègue Benjamin Morel.

Syrie: premier convoi d’aide à Soueida après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu

Un premier convoi d’aide humanitaire est entré dimanche dans la ville dévastée de Soueida dans le sud de la Syrie, où un cessez-le-feu est entré en vigueur après une semaine d’affrontements intercommunautaires qui ont fait plus de 1.000 morts selon une ONG.Ces violences, qui interviennent après des massacres de centaines de membres de la communauté alaouite en mars sur le littoral, fragilisent encore plus le pouvoir islamiste d’Ahmad al-Chareh qui s’est pourtant engagé à protéger les minorités, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Les affrontements ont éclaté le 13 juillet entre des groupes druzes et des bédouins sunnites, aux relations tendues depuis des décennies, avant l’intervention des forces de sécurité et de combattants de tribus arabes venus d’autres régions syriennes, qui ont tous pris le parti des bédouins selon des ONG et des témoins.Dimanche, les journalistes de l’AFP présents à la périphérie de Soueida ont fait état d’une matinée sans affrontements.Un premier convoi d’aide humanitaire est entré dans la ville sinistrée, privée d’eau et d’électricité et où les vivres commencent à manquer. Soueida compte quelque 150.000 habitants.Le convoi est formé de 32 véhicules chargés de vivres, de matériel médical, de carburant et de sacs mortuaires, a indiqué à l’AFP Omar al-Maliki, porte-parole du Croissant-Rouge syrien.La morgue de l’hôpital gouvernemental de Soueida est pleine et des corps jonchent le sol à l’extérieur de l’établissement, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.- Echange de prisonniers -Les autorités avaient annoncé dans la nuit la fin des combats dans la ville à majorité druze, précisant que celle-ci avait été évacuée par les combattants tribaux. Un porte-parole du Conseil syrien des tribus et clans a confirmé à la chaîne Al-Jazeera que les combattants avaient quitté la ville “en réponse à l’appel de la présidence et aux termes de l’accord” de cessez-le-feu.Samedi, des combattants tribaux étaient entrés dans la partie ouest de la ville, où un correspondant de l’AFP a vu des dizaines de maisons et de voitures brûlées et des hommes armés mettre le feu à des magasins après les avoir pillés.Sur les murs de maisons de la ville, dans un quartier qui a connu de violents affrontements, les assaillants ont laissé leurs marques: “Porcs de druzes”, “Nous venons vous égorger”, affirment des graffitis, selon un photographe de l’AFP.Un échange de prisonniers entre groupes druzes et bédouins était prévu samedi soir dans un village de la province de Soueida.L’émissaire spécial des Etats-Unis pour la Syrie, Tom Barrack, a affirmé sur X que le prochain pas vers “une désescalade durable est un échange complet d’otages et de détenus, dont la logistique est en cours”.L’annonce du cessez-le-feu par Damas est intervenue quelques heures après une déclaration de Washington affirmant avoir négocié une trêve entre Israël et la Syrie.Cet accord a permis le déploiement des forces gouvernementales dans la province –mais pas dans la ville même de Soueida– ce que refusait jusqu’alors Israël.Israël qui abrite une minorité druze et affirme vouloir protéger cette communauté avait bombardé des positions gouvernementales à Soueida et à Damas plus tôt dans la semaine, pour contraindre les forces gouvernementales de se retirer de la région.  – 128.000 déplacés -Les violences ont fait plus de 1.000 morts en une semaine, selon un nouveau bilan fourni par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Selon l’OSDH, ce bilan inclut 336 combattants druzes et 298 civils druzes, dont 194 “exécutés sommairement par des membres des ministères de la Défense et de l’Intérieur”. Figurent également parmi les morts 342 membres des forces de sécurité gouvernementales et 21 Bédouins.Près de 128.000 personnes ont été déplacées par les violences, d’après l’Organisation internationale pour les migrations. Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité près de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu l’ex-président Bachar al-Assad, après des affrontements dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Dimanche, la présidence a annoncé qu’une commission d’enquête sur ces massacres avait remis son rapport à M. Chareh, sans en révéler la teneur.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

Syrie: premier convoi d’aide à Soueida après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu

Un premier convoi d’aide humanitaire est entré dimanche dans la ville dévastée de Soueida dans le sud de la Syrie, où un cessez-le-feu est entré en vigueur après une semaine d’affrontements intercommunautaires qui ont fait plus de 1.000 morts selon une ONG.Ces violences, qui interviennent après des massacres de centaines de membres de la communauté alaouite en mars sur le littoral, fragilisent encore plus le pouvoir islamiste d’Ahmad al-Chareh qui s’est pourtant engagé à protéger les minorités, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Les affrontements ont éclaté le 13 juillet entre des groupes druzes et des bédouins sunnites, aux relations tendues depuis des décennies, avant l’intervention des forces de sécurité et de combattants de tribus arabes venus d’autres régions syriennes, qui ont tous pris le parti des bédouins selon des ONG et des témoins.Dimanche, les journalistes de l’AFP présents à la périphérie de Soueida ont fait état d’une matinée sans affrontements.Un premier convoi d’aide humanitaire est entré dans la ville sinistrée, privée d’eau et d’électricité et où les vivres commencent à manquer. Soueida compte quelque 150.000 habitants.Le convoi est formé de 32 véhicules chargés de vivres, de matériel médical, de carburant et de sacs mortuaires, a indiqué à l’AFP Omar al-Maliki, porte-parole du Croissant-Rouge syrien.La morgue de l’hôpital gouvernemental de Soueida est pleine et des corps jonchent le sol à l’extérieur de l’établissement, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.- Echange de prisonniers -Les autorités avaient annoncé dans la nuit la fin des combats dans la ville à majorité druze, précisant que celle-ci avait été évacuée par les combattants tribaux. Un porte-parole du Conseil syrien des tribus et clans a confirmé à la chaîne Al-Jazeera que les combattants avaient quitté la ville “en réponse à l’appel de la présidence et aux termes de l’accord” de cessez-le-feu.Samedi, des combattants tribaux étaient entrés dans la partie ouest de la ville, où un correspondant de l’AFP a vu des dizaines de maisons et de voitures brûlées et des hommes armés mettre le feu à des magasins après les avoir pillés.Sur les murs de maisons de la ville, dans un quartier qui a connu de violents affrontements, les assaillants ont laissé leurs marques: “Porcs de druzes”, “Nous venons vous égorger”, affirment des graffitis, selon un photographe de l’AFP.Un échange de prisonniers entre groupes druzes et bédouins était prévu samedi soir dans un village de la province de Soueida.L’émissaire spécial des Etats-Unis pour la Syrie, Tom Barrack, a affirmé sur X que le prochain pas vers “une désescalade durable est un échange complet d’otages et de détenus, dont la logistique est en cours”.L’annonce du cessez-le-feu par Damas est intervenue quelques heures après une déclaration de Washington affirmant avoir négocié une trêve entre Israël et la Syrie.Cet accord a permis le déploiement des forces gouvernementales dans la province –mais pas dans la ville même de Soueida– ce que refusait jusqu’alors Israël.Israël qui abrite une minorité druze et affirme vouloir protéger cette communauté avait bombardé des positions gouvernementales à Soueida et à Damas plus tôt dans la semaine, pour contraindre les forces gouvernementales de se retirer de la région.  – 128.000 déplacés -Les violences ont fait plus de 1.000 morts en une semaine, selon un nouveau bilan fourni par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Selon l’OSDH, ce bilan inclut 336 combattants druzes et 298 civils druzes, dont 194 “exécutés sommairement par des membres des ministères de la Défense et de l’Intérieur”. Figurent également parmi les morts 342 membres des forces de sécurité gouvernementales et 21 Bédouins.Près de 128.000 personnes ont été déplacées par les violences, d’après l’Organisation internationale pour les migrations. Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité près de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu l’ex-président Bachar al-Assad, après des affrontements dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Dimanche, la présidence a annoncé qu’une commission d’enquête sur ces massacres avait remis son rapport à M. Chareh, sans en révéler la teneur.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

Tour de France: le Belge Tim Wellens s’impose en solitaire à Carcassonne

Le Belge Tim Wellens, lieutenant fidèle de Tadej Pogacar, a remporté dimanche la 15e étape du Tour de France, entre Muret et Carcassonne, ralliant l’arrivée en solitaire après avoir lâché ses compagnons d’échappée à 43 km de la ligne.Déjà vainqueur d’étape sur le Giro et la Vuelta, le champion de Belgique a décroché son premier succès dans le Tour de France, après avoir travaillé depuis le départ de la Grande Boucle pour son leader slovène, qui conserve le maillot jaune au terme d’une journée sans encombre.Wellens s’est montré le plus fort d’un large groupe d’échappés en profitant de la rare carte blanche laissée par l’équipe UAE lors de cette journée de transition.”Si un coureur mérite la victoire dans le Tour de France c’est Tim Wellens. Il est si dévoué à Tadej, il est tout le temps avec lui, à cinq centimètres de sa roue, à le protéger en course, en camp d’entraînement, tout le temps”, s’est réjoui le manager d’UAE Mauro Gianetti. Son compatriote et rival de la Visma-Lease a bike Victor Campenaerts, l’équipe de Jonas Vingegaard, a pris la deuxième place, seul lui aussi.Le Français Julian Alaphilippe, pris dans une chute en début d’étape, a réglé le sprint du groupe de poursuivants devant Wout Van Aert, privant les Belges d’un feu d’artifice en forme de triplé, à la veille de leur fête nationale.”Alaf” a même cru avoir remporté l’étape et a levé les bras en franchissant la ligne d’arrivée, sans savoir que les deux Belges l’avaient devancé en raison d’un problème de radio, selon son équipe. A la veille de la journée de repos, Wellens est devenu le 113e coureur à avoir levé les bras sur les trois grands Tours, moins d’un mois après son sacre au championnat de Belgique, où il l’avait déjà emporté au terme d’un raid en solitaire lancé à 42 km de l’arrivée, soit seulement un de moins que sur les routes de la Montagne noire.Dans une des dernières parties montantes de l’étape, il est parvenu à s’isoler en tête de course en attaquant un groupe de costauds, où se trouvaient notamment Michael Storer, Warren Barguil ou encore Quinn Simmons. Également présent dans l’échappée, l’Espagnol de l’équipe Ineos-Grenadiers Carlos Rodriguez grappille une place au classement général et dépasse l’Irlandais Ben Healy au neuvième rang.