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Israël: au monastère de Latroun, des vignes replantées en signe d'”espoir”

Troquant son habit de moine contre une salopette et un chapeau, le père Christian-Marie s’agenouille aux côtés des bénévoles dans la terre fraîchement retournée, plantant de nouvelles vignes pour remplacer celles détruites par un incendie en avril.La culture des raisins et la production de vin au monastère de Latroun remontent à l’arrivée des moines français il y a 135 ans et constituent depuis un pilier de leur vie spirituelle ainsi qu’un important moyen de subsistance.Les moines expliquent que les incendies de fin avril ont détruit près d’un tiers de leurs vignes, soit environ cinq hectares.Face à la destruction, ils ont lancé un appel à l’aide pour replanter les vignes, mobilisant une poignée de bénévoles venus creuser et planter sous un soleil de plomb.Pour le père Christian-Marie, qui vit au monastère depuis près de 28 ans, planter de nouvelles vignes est “un symbole d’espoir”. “Parce que si nous pensions que demain, la terre serait bombardée et réduite à néant, nous n’entreprendrions rien.””Pour moi, c’est très important de prier pour la paix quand je vis dans ce monastère”, confie-t-il.Dans le silence, les bénévoles transportent des plateaux de jeunes plants qu’ils alignent soigneusement en longues rangées sur une parcelle du monastère épargnée par les flammes.Les moines en robe distribuent des piquets et pressent délicatement les plants dans la terre.Pour Noga Eshed, 74 ans, bénévole venue de Tel-Aviv, l’exercice représente une reconnexion avec la nature.”Je vois des gens toucher la terre, le sol. Et ce n’est pas très courant. Nous sommes très déconnectés de cela de nos jours”, dit-elle, une truelle à la main.Mme Eshed, qui a déjà été bénévole au monastère à plusieurs reprises, affirme que les “frères” sont de “bons amis”.- “Entre les mains de Dieu” -Les moines de Latroun appartiennent à l’ordre des trappistes, une branche du catholicisme romain centrée sur la prière contemplative et une vie de simplicité.Attisés par la canicule et des vents violents, des incendies de forêt avaient fait rage en avril dans les zones bordant l’autoroute entre Jérusalem et Tel-Aviv.Les flammes ont atteint les abords du monastère de Latroun, entraînant l’évacuation de la vingtaine de ses occupants.”Cela a été très difficile parce que nous n’avons pas l’habitude de quitter notre monastère et certains frères sont très âgés”, a dit à l’AFP le frère Athanase.Au départ, les moines redoutaient que le monastère ait été détruit par les flammes, a-t-il indiqué. L’édifice a toutefois été épargné, bien que de vastes portions des terres agricoles aient été ravagées.Outre les vignobles, le domaine de Latroun comptait environ 5.000 oliviers, dont un millier ont entièrement brûlé lors de l’incendie.Selon le frère Athanase, 70% des oliviers ont souffert des flammes et il faudra environ quatre ans pour retrouver une production normale.L’année dernière, le monastère a produit trois tonnes d’huile d’olive, mais “il n’y aura pas de production cette année”, déplore-t-il.”C’est difficile pour nous car nous vivons de notre production.” Debout dans le vignoble nouvellement replanté, le père Aloïs espère que le monastère sera épargné à l’avenir par un incendie aussi destructeur, tout en assurant que les moines sont désormais mieux préparés. “En fin de compte, nous sommes entre les mains de Dieu”, lance-t-il.

En Turquie, les bergers kurdes retrouvent leurs alpages avec la paix

Pendant des décennies, les bergers d’Hakkari, dans le sud-est de la Turquie, se sont tenus à l’écart des hauts pâturages aux confins de l’Iran et de l’Irak, patrouillés par les combattants kurdes et l’armée turque.Ils ont repris ces dernières années les chemins escarpés vers les alpages à plus de 2.000 m d’altitude, un choix conforté …

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En Turquie, les bergers kurdes retrouvent leurs alpages avec la paix

Pendant des décennies, les bergers d’Hakkari, dans le sud-est de la Turquie, se sont tenus à l’écart des hauts pâturages aux confins de l’Iran et de l’Irak, patrouillés par les combattants kurdes et l’armée turque.Ils ont repris ces dernières années les chemins escarpés vers les alpages à plus de 2.000 m d’altitude, un choix conforté par le processus de paix engagé entre Ankara et le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).”Ca fait longtemps qu’on vient ici. Il y a 30 ans, on allait et venait mais on ne pouvait plus faire ça… on commence simplement à revenir avec nos animaux”, raconte en kurde Selahattin Irinc, 57 ans, tout en maintenant avec douceur le cou d’un mouton pour l’empêcher de bouger pendant la tonte. Les bergers ont été encouragés après la cérémonie symbolique du 11 juillet, dans le nord de l’Irak où sont repliées les bases du PKK, quand une trentaine de combattants ont déposé et brûlé leurs fusils: un geste de bonne volonté après quatre décennies de violences et une première étape d’un processus de paix initié depuis l’automne.Selon le président Recep Tayyip Erdogan, la guerre avec le PKK a fait 50.000 morts, dont 2.000 soldats turcs, l’un des plus longs conflits de la région.Le PKK, considéré comme un mouvement terroriste par les autorités turques et leurs alliés, s’est créé pour revendiquer l’autonomie des Kurdes et s’est engagé dans la lutte armée en 1984.Pendant des années, les montagnes ont été le théâtre de violents combats entre les soldats turcs et le PKK qui trouvait facilement à se cacher. Et les bergers se sont souvent retrouvés coincés et soupçonnés par l’armée.Mais Selahattin Irinc et ses pairs sont revenus en famille avec leurs moutons sur les plateaux du massif de Cilo, dominé par le mont Resko, second sommet de Turquie qui culmine à 4.137 mètres.Ils ont recommencé à s’aventurer prudemment entre les cascades et les lacs de glaciers, croisant d’autres bergers et quelques randonneurs, alors que les affrontements cessaient côté turc pour se concentrer dans les montagnes de Qandil, en Irak.- “Le seul job” -“Dans le passé on avait toujours des problèmes avec les soldats: ils nous accusaient d’aider le PKK en les ravitaillant avec le lait et la viande de nos bêtes”, confie avec un geste de dénégation un berger qui refuse d’être identifié.”Maintenant c’est plus calme”, ajoute-t-il.Le processus de paix en cours n’a cependant pas totalement mis fin aux tensions.L’armée maintient ses checkpoints autour de la ville d’Hakkari et sur la route conduisant au glacier, principale attraction touristique de la région.Les paysages qui attirent les randonneurs sont splendides, mais la vie y est rude, constate Mahir Irinc, 37 ans, qui pense que sa génération sera la dernière à s’infliger les rigueurs de l’estivage, sous une chaleur accablante et un soleil de plomb.”Je ne crois pas que les prochaines générations continueront après nous. On a été heureux de le faire, mais les jeunes n’ont plus envie de se lancer dans l’élevage, ils préfèrent des métiers moins durs”, déclare-t-il.Les troupeaux restent en montagne pendant trois à quatre mois avant de redescendre aux villages avant le froid hivernal.”On travaille tous ici, les mères, les sœurs, toute la famille. D’habitude je reste me préparer pour l’université mais aujourd’hui j’ai remplacé ma mère malade”, sourit Hicran Denis, 22 ans, la tête enroulée dans un foulard fleuri.Avec les autres femmes, elle passe seau en main d’une brebis à l’autre pour la traite.”Je l’ai dit à ma mère: arrête de faire ça, c’est trop fatigant. Mais au village les moutons c’est le seul job”.

En Turquie, les bergers kurdes retrouvent leurs alpages avec la paix

Pendant des décennies, les bergers d’Hakkari, dans le sud-est de la Turquie, se sont tenus à l’écart des hauts pâturages aux confins de l’Iran et de l’Irak, patrouillés par les combattants kurdes et l’armée turque.Ils ont repris ces dernières années les chemins escarpés vers les alpages à plus de 2.000 m d’altitude, un choix conforté par le processus de paix engagé entre Ankara et le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).”Ca fait longtemps qu’on vient ici. Il y a 30 ans, on allait et venait mais on ne pouvait plus faire ça… on commence simplement à revenir avec nos animaux”, raconte en kurde Selahattin Irinc, 57 ans, tout en maintenant avec douceur le cou d’un mouton pour l’empêcher de bouger pendant la tonte. Les bergers ont été encouragés après la cérémonie symbolique du 11 juillet, dans le nord de l’Irak où sont repliées les bases du PKK, quand une trentaine de combattants ont déposé et brûlé leurs fusils: un geste de bonne volonté après quatre décennies de violences et une première étape d’un processus de paix initié depuis l’automne.Selon le président Recep Tayyip Erdogan, la guerre avec le PKK a fait 50.000 morts, dont 2.000 soldats turcs, l’un des plus longs conflits de la région.Le PKK, considéré comme un mouvement terroriste par les autorités turques et leurs alliés, s’est créé pour revendiquer l’autonomie des Kurdes et s’est engagé dans la lutte armée en 1984.Pendant des années, les montagnes ont été le théâtre de violents combats entre les soldats turcs et le PKK qui trouvait facilement à se cacher. Et les bergers se sont souvent retrouvés coincés et soupçonnés par l’armée.Mais Selahattin Irinc et ses pairs sont revenus en famille avec leurs moutons sur les plateaux du massif de Cilo, dominé par le mont Resko, second sommet de Turquie qui culmine à 4.137 mètres.Ils ont recommencé à s’aventurer prudemment entre les cascades et les lacs de glaciers, croisant d’autres bergers et quelques randonneurs, alors que les affrontements cessaient côté turc pour se concentrer dans les montagnes de Qandil, en Irak.- “Le seul job” -“Dans le passé on avait toujours des problèmes avec les soldats: ils nous accusaient d’aider le PKK en les ravitaillant avec le lait et la viande de nos bêtes”, confie avec un geste de dénégation un berger qui refuse d’être identifié.”Maintenant c’est plus calme”, ajoute-t-il.Le processus de paix en cours n’a cependant pas totalement mis fin aux tensions.L’armée maintient ses checkpoints autour de la ville d’Hakkari et sur la route conduisant au glacier, principale attraction touristique de la région.Les paysages qui attirent les randonneurs sont splendides, mais la vie y est rude, constate Mahir Irinc, 37 ans, qui pense que sa génération sera la dernière à s’infliger les rigueurs de l’estivage, sous une chaleur accablante et un soleil de plomb.”Je ne crois pas que les prochaines générations continueront après nous. On a été heureux de le faire, mais les jeunes n’ont plus envie de se lancer dans l’élevage, ils préfèrent des métiers moins durs”, déclare-t-il.Les troupeaux restent en montagne pendant trois à quatre mois avant de redescendre aux villages avant le froid hivernal.”On travaille tous ici, les mères, les sœurs, toute la famille. D’habitude je reste me préparer pour l’université mais aujourd’hui j’ai remplacé ma mère malade”, sourit Hicran Denis, 22 ans, la tête enroulée dans un foulard fleuri.Avec les autres femmes, elle passe seau en main d’une brebis à l’autre pour la traite.”Je l’ai dit à ma mère: arrête de faire ça, c’est trop fatigant. Mais au village les moutons c’est le seul job”.

Le Kremlin dit n’attendre aucune “avancée miraculeuse” lors des négociations avec l’Ukraine

Le Kremlin a assuré mardi ne pas s’attendre à des “avancées miraculeuses” lors des prochaines négociations entre Russes et Ukrainiens prévues mercredi en Turquie, où Moscou devrait maintenir ses conditions maximalistes pour mettre fin à son assaut militaire.Cette troisième session de pourparlers directs à Istanbul interviendra une nouvelle fois sous la pression du président américain Donald Trump, qui a donné à la Russie 50 jours pour parvenir à un accord avec Kiev, sous peine de sanctions sévères.Si la Russie s’est dite à plusieurs reprises disposée à négocier, elle a de nouveau douché mardi les espoirs d’une résolution rapide du conflit lancé en février 2022.”Il n’y a bien sûr aucune raison d’espérer des avancées miraculeuses, mais nous avons l’intention de défendre nos intérêts, de les garantir et d’accomplir les tâches que nous nous sommes fixées dès le départ”, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Il a aussi affirmé qu’il restait “beaucoup de travail à faire” avant toute rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, un format que réclame le dirigeant ukrainien.Si M. Zelensky a annoncé lundi soir que ces pourparlers se dérouleraient mercredi, M. Peskov a de son côté dit espérer qu’ils “auront lieu cette semaine”.Le dirigeant ukrainien a également déjà annoncé la composition de la délégation de son pays, qui sera menée comme les fois précédentes par l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, réputé fin diplomate, et comprendra des représentants des services de renseignement, de la diplomatie et de la présidence.- Positions “diamétralement opposées” -La composition de l’équipe russe n’a pas été dévoilée mais elle était menée les fois précédentes par un responsable de second plan, au grand dam de Kiev : l’ex-ministre de la Culture et historien nationaliste Vladimir Medinski.Dmitri Peskov avait souligné lundi que les positions des deux camps continuaient d’être “diamétralement opposées”.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Kiev insiste aussi, de concert avec ses alliés européens, sur la nécessité d’un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refuse Moscou, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Dans ce contexte, les deux sessions précédentes de pourparlers directs à Istanbul, en mai et en juin, n’avaient débouché que sur des accord d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.M. Zelensky a ainsi indiqué mardi s’attendre à discuter avec Moscou de nouveaux échanges et du rapatriement d’enfants ukrainiens emmenés en Russie. Il a dit aussi vouloir “préparer une réunion” avec Vladimir Poutine pour “mettre véritablement fin à cette guerre”.- Frappes meurtrières -Sur le terrain, les combats et frappes meurtrières se sont poursuivies des deux côté mardi.Côté russe, trois personnes ont été tuées dans des attaques de drones ukrainiens dans la région occupée de Kherson dans le sud de l’Ukraine et une dans celle de Belgorod en Russie, selon les autorités locales.En Ukraine, un garçon de dix ans a été tué et une trentaine de personnes ont été blessées dans des frappes russes dans les régions de Donetsk (est), Soumy (nord-est), Kherson, Zaporijjia et à Odessa (sud), ont rapporté les autorités.Sur le front, les troupes russes continuent d’avancer face à un adversaire en manque de recrues et d’armements. Le ministère de la Défense a revendiqué la capture de la localité de Novotoretské, près de la ville de Pokrovsk dans l’est.Des médias ukrainiens ont d’ailleurs rapporté qu’un groupe de saboteurs russes était parvenu à pénétrer dans Pokrovsk, ville importante pour la logistique des forces de Kiev, à l’intersection de plusieurs routes de cette région où se déroulent l’essentiel des combats.

Le Kremlin dit n’attendre aucune “avancée miraculeuse” lors des négociations avec l’Ukraine

Le Kremlin a assuré mardi ne pas s’attendre à des “avancées miraculeuses” lors des prochaines négociations entre Russes et Ukrainiens prévues mercredi en Turquie, où Moscou devrait maintenir ses conditions maximalistes pour mettre fin à son assaut militaire.Cette troisième session de pourparlers directs à Istanbul interviendra une nouvelle fois sous la pression du président américain Donald Trump, qui a donné à la Russie 50 jours pour parvenir à un accord avec Kiev, sous peine de sanctions sévères.Si la Russie s’est dite à plusieurs reprises disposée à négocier, elle a de nouveau douché mardi les espoirs d’une résolution rapide du conflit lancé en février 2022.”Il n’y a bien sûr aucune raison d’espérer des avancées miraculeuses, mais nous avons l’intention de défendre nos intérêts, de les garantir et d’accomplir les tâches que nous nous sommes fixées dès le départ”, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Il a aussi affirmé qu’il restait “beaucoup de travail à faire” avant toute rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, un format que réclame le dirigeant ukrainien.Si M. Zelensky a annoncé lundi soir que ces pourparlers se dérouleraient mercredi, M. Peskov a de son côté dit espérer qu’ils “auront lieu cette semaine”.Le dirigeant ukrainien a également déjà annoncé la composition de la délégation de son pays, qui sera menée comme les fois précédentes par l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, réputé fin diplomate, et comprendra des représentants des services de renseignement, de la diplomatie et de la présidence.- Positions “diamétralement opposées” -La composition de l’équipe russe n’a pas été dévoilée mais elle était menée les fois précédentes par un responsable de second plan, au grand dam de Kiev : l’ex-ministre de la Culture et historien nationaliste Vladimir Medinski.Dmitri Peskov avait souligné lundi que les positions des deux camps continuaient d’être “diamétralement opposées”.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Kiev insiste aussi, de concert avec ses alliés européens, sur la nécessité d’un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refuse Moscou, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Dans ce contexte, les deux sessions précédentes de pourparlers directs à Istanbul, en mai et en juin, n’avaient débouché que sur des accord d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.M. Zelensky a ainsi indiqué mardi s’attendre à discuter avec Moscou de nouveaux échanges et du rapatriement d’enfants ukrainiens emmenés en Russie. Il a dit aussi vouloir “préparer une réunion” avec Vladimir Poutine pour “mettre véritablement fin à cette guerre”.- Frappes meurtrières -Sur le terrain, les combats et frappes meurtrières se sont poursuivies des deux côté mardi.Côté russe, trois personnes ont été tuées dans des attaques de drones ukrainiens dans la région occupée de Kherson dans le sud de l’Ukraine et une dans celle de Belgorod en Russie, selon les autorités locales.En Ukraine, un garçon de dix ans a été tué et une trentaine de personnes ont été blessées dans des frappes russes dans les régions de Donetsk (est), Soumy (nord-est), Kherson, Zaporijjia et à Odessa (sud), ont rapporté les autorités.Sur le front, les troupes russes continuent d’avancer face à un adversaire en manque de recrues et d’armements. Le ministère de la Défense a revendiqué la capture de la localité de Novotoretské, près de la ville de Pokrovsk dans l’est.Des médias ukrainiens ont d’ailleurs rapporté qu’un groupe de saboteurs russes était parvenu à pénétrer dans Pokrovsk, ville importante pour la logistique des forces de Kiev, à l’intersection de plusieurs routes de cette région où se déroulent l’essentiel des combats.

Le Kremlin dit n’attendre aucune “avancée miraculeuse” lors des négociations avec l’Ukraine

Le Kremlin a assuré mardi ne pas s’attendre à des “avancées miraculeuses” lors des prochaines négociations entre Russes et Ukrainiens prévues mercredi en Turquie, où Moscou devrait maintenir ses conditions maximalistes pour mettre fin à son assaut militaire.Cette troisième session de pourparlers directs à Istanbul interviendra une nouvelle fois sous la pression du président américain …

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Crash d’un avion militaire au Bangladesh: 31 morts, le deuil et les questions

L’effroi, le deuil et des questions: parents, enseignants et autorités se sont pressés mardi dans l’école de Dacca sur laquelle un avion militaire s’est écrasé la veille, faisant au moins 31 morts, pour rendre hommage aux jeunes victimes.L’appareil, un chasseur F-7 BGI de fabrication chinoise, s’est écrasé lundi en début d’après-midi sur le complexe scolaire Milestone, dans le nord-ouest de la capitale bangladaise, victime selon l’armée d’une avarie mécanique.La chute de l’avion a transformé en brasier un bâtiment de deux étages que des élèves de primaire venaient de quitter à la fin des cours.Selon le dernier bilan publié par l’armée, l’accident a fait 31 morts, dont le pilote, et plus de 170 blessés, pour l’essentiel des enfants grièvement brûlés.”A l’heure où je vous parle, nous avons encore 69 patients hospitalisés”, a déclaré dans l’après-midi à la presse un haut-responsable du ministère de la Santé et de la Famille, Sayedur Rahman. “Dix d’entre eux sont entre la vie et la mort”, a-t-il ajouté.Cette catastrophe aérienne est la plus meurtrière survenue depuis des décennies au Bangladesh.Les cours ont été annulés mardi à l’école Milestone, qui accueille d’ordinaire quelque 7.000 élèves, mais parents, enseignants et officiels ont défilé toute la journée devant le site de l’accident.”L’école a perdu la vie, comme ses enfants”, a commenté un enseignant, Shahadat Hosein, 45 ans, croisé près d’une aire de jeu.- “Insupportable” -Devant le bâtiment détruit par la chute de l’avion, un enfant de 11 ans se tient debout, silencieux.”Il est sorti de la classe deux ou trois minutes avant la catastrophe. Il a perdu son meilleur ami”, a raconté à l’AFP son père, Abul Bashar, un des gardiens de l’école.”Il n’a pas pu dormir de la nuit et m’a demandé ce matin de le conduire à l’école”, poursuit le père. “Je ne sais pas combien de temps il faudra pour revenir à la normale, pour effacer ce traumatisme de l’esprit des élèves”.Les yeux de ceux qui se pressent autour du ruban jaune qui interdit l’accès à l’immeuble détruit, luisent toujours de douleur et d’effroi.”Je suis sous le choc”, a confié un enseignant, Saiful Islam, 40 ans. “Ce qui s’est passé est insupportable. Les enfants attendaient leurs parents pour rentrer chez eux et aujourd’hui, ils ne sont plus de ce monde…”Certains ne retiennent pas leurs questions. “Je n’ai pas de mots”, a confié le père d’une élève indemne, Tipu Sultan, 42 ans. “La mort de ces enfants innocents aurait été évitée si l’avion n’avait pas survolé cette zone”.Le pilote du F-7, le lieutenant Towkir Islam, 27 ans, qui selon son oncle effectuait son premier vol sans instructeur sur ce type d’appareil, est mort. L’armée a affirmé qu’il avait tenté d’éloigner son appareil des zones habitées.- “Où sont-ils ?” -Une enquête confiée aux militaires a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident. “Il semble qu’il ait été victime d’un problème mécanique”, a indiqué l’armée lundi.Sur le site de l’accident, débarrassé pendant la nuit des principaux débris de l’avion, des militaires ont continué toute la journée à fouiller à la recherche d’indices.”Ils continuent à ramasser des éléments de preuve, y compris des restes de corps ou des effets appartenant aux écoliers”, a expliqué à l’AFP un policier sur place, Pahn Chakma.Des élèves se sont rassemblés mardi devant l’école, accusant le gouvernement de mentir sur le nombre des victimes.”Il y avait des centaines d’élèves dans ce bâtiment. Nous avons vu les morceaux de leurs corps éparpillés sur le sol. Où sont-ils ?”, a questionné un lycéen de 17 ans.Des bousculades ont brièvement opposé les manifestants aux forces de l’ordre.”Quelques militaires ont eu maille à partir avec des élèves. Nous nous en excusons”, a concédé face à la presse le ministre de la Loi et de la Justice, Asif Nazrul.”Le gouvernement prendra en charge l’indemnisation, la réadaptation et le traumatisme des personnes affectées”, a-t-il promis.

Crash d’un avion militaire au Bangladesh: 31 morts, le deuil et les questions

L’effroi, le deuil et des questions: parents, enseignants et autorités se sont pressés mardi dans l’école de Dacca sur laquelle un avion militaire s’est écrasé la veille, faisant au moins 31 morts, pour rendre hommage aux jeunes victimes.L’appareil, un chasseur F-7 BGI de fabrication chinoise, s’est écrasé lundi en début d’après-midi sur le complexe scolaire Milestone, dans le nord-ouest de la capitale bangladaise, victime selon l’armée d’une avarie mécanique.La chute de l’avion a transformé en brasier un bâtiment de deux étages que des élèves de primaire venaient de quitter à la fin des cours.Selon le dernier bilan publié par l’armée, l’accident a fait 31 morts, dont le pilote, et plus de 170 blessés, pour l’essentiel des enfants grièvement brûlés.”A l’heure où je vous parle, nous avons encore 69 patients hospitalisés”, a déclaré dans l’après-midi à la presse un haut-responsable du ministère de la Santé et de la Famille, Sayedur Rahman. “Dix d’entre eux sont entre la vie et la mort”, a-t-il ajouté.Cette catastrophe aérienne est la plus meurtrière survenue depuis des décennies au Bangladesh.Les cours ont été annulés mardi à l’école Milestone, qui accueille d’ordinaire quelque 7.000 élèves, mais parents, enseignants et officiels ont défilé toute la journée devant le site de l’accident.”L’école a perdu la vie, comme ses enfants”, a commenté un enseignant, Shahadat Hosein, 45 ans, croisé près d’une aire de jeu.- “Insupportable” -Devant le bâtiment détruit par la chute de l’avion, un enfant de 11 ans se tient debout, silencieux.”Il est sorti de la classe deux ou trois minutes avant la catastrophe. Il a perdu son meilleur ami”, a raconté à l’AFP son père, Abul Bashar, un des gardiens de l’école.”Il n’a pas pu dormir de la nuit et m’a demandé ce matin de le conduire à l’école”, poursuit le père. “Je ne sais pas combien de temps il faudra pour revenir à la normale, pour effacer ce traumatisme de l’esprit des élèves”.Les yeux de ceux qui se pressent autour du ruban jaune qui interdit l’accès à l’immeuble détruit, luisent toujours de douleur et d’effroi.”Je suis sous le choc”, a confié un enseignant, Saiful Islam, 40 ans. “Ce qui s’est passé est insupportable. Les enfants attendaient leurs parents pour rentrer chez eux et aujourd’hui, ils ne sont plus de ce monde…”Certains ne retiennent pas leurs questions. “Je n’ai pas de mots”, a confié le père d’une élève indemne, Tipu Sultan, 42 ans. “La mort de ces enfants innocents aurait été évitée si l’avion n’avait pas survolé cette zone”.Le pilote du F-7, le lieutenant Towkir Islam, 27 ans, qui selon son oncle effectuait son premier vol sans instructeur sur ce type d’appareil, est mort. L’armée a affirmé qu’il avait tenté d’éloigner son appareil des zones habitées.- “Où sont-ils ?” -Une enquête confiée aux militaires a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident. “Il semble qu’il ait été victime d’un problème mécanique”, a indiqué l’armée lundi.Sur le site de l’accident, débarrassé pendant la nuit des principaux débris de l’avion, des militaires ont continué toute la journée à fouiller à la recherche d’indices.”Ils continuent à ramasser des éléments de preuve, y compris des restes de corps ou des effets appartenant aux écoliers”, a expliqué à l’AFP un policier sur place, Pahn Chakma.Des élèves se sont rassemblés mardi devant l’école, accusant le gouvernement de mentir sur le nombre des victimes.”Il y avait des centaines d’élèves dans ce bâtiment. Nous avons vu les morceaux de leurs corps éparpillés sur le sol. Où sont-ils ?”, a questionné un lycéen de 17 ans.Des bousculades ont brièvement opposé les manifestants aux forces de l’ordre.”Quelques militaires ont eu maille à partir avec des élèves. Nous nous en excusons”, a concédé face à la presse le ministre de la Loi et de la Justice, Asif Nazrul.”Le gouvernement prendra en charge l’indemnisation, la réadaptation et le traumatisme des personnes affectées”, a-t-il promis.

Crash d’un avion militaire au Bangladesh: 31 morts, le deuil et les questions

L’effroi, le deuil et des questions: parents, enseignants et autorités se sont pressés mardi dans l’école de Dacca sur laquelle un avion militaire s’est écrasé la veille, faisant au moins 31 morts, pour rendre hommage aux jeunes victimes.L’appareil, un chasseur F-7 BGI de fabrication chinoise, s’est écrasé lundi en début d’après-midi sur le complexe scolaire …

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