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Les premiers narcotrafiquants transférés vers la prison de Vendin-le-Vieil

Les 17 premiers détenus parmi les 100 narcotrafiquants particulièrement dangereux que doit accueillir le quartier haute sécurité de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) sont arrivés mardi, a annoncé le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.Sept fourgons blancs de l’administration pénitentiaire sont arrivés en fin de matinée, escortés par des motards de la gendarmerie nationale jusqu’à l’entrée de la prison située près de Lens, a constaté l’AFP.Ce centre pénitentiaire est le premier à avoir été choisi pour accueillir les narcotrafiquants “les plus dangereux” du pays. Un deuxième quartier de haute sécurité doit entrer en fonctions à la mi-octobre à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne). Au total, 200 détenus sont appelés à être incarcérés dans ces deux nouveaux quartiers de lutte contre la criminalité organisée.Selon David Lacroix, secrétaire local de FO Justice, les personnes déjà transférées viennent “de la région parisienne et du sud de l’Oise”. D’autres transferts sont prévus depuis “la région marseillaise, la région grenobloise” et les Antilles, a-t-il précisé. Les transfèrements, qui ont mobilisé GIGN et Raid, se sont bien déroulés selon plusieurs responsables syndicaux. Brouilleurs de drone, de téléphone, fouilles obligatoires après chaque contact avec l’extérieur, promenades limitées à cinq et déplacements individuels: “leur quotidien va changer”, a détaillé M. Lacroix.Selon Thomas Vaugrand, secrétaire général de l’Ufap-Unsa Justice Hauts-de-France, “ce sont tous des détenus avec des moyens financiers extérieurs assez importants, des moyens de continuer (…) leur trafic ou alors de commanditer des meurtres depuis leur cellule”. L’objectif du dispositif est d'”isoler ces profils, rendre étanche l’établissement avec l’extérieur.””On avait déjà affaire à de très gros profils. On est parti un cran au-dessus au niveau de la sécurité, mais on sait gérer ce type de profils”, a affirmé un autre syndicaliste.- Amra aussi – À Vendin sont déjà incarcérés Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité incompressible pour les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, et le braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd qui s’est évadé déjà deux fois de prison.Le narcotrafiquant Mohamed Amra, dont l’évasion sanglante en mai 2024 a coûté la vie à deux agents pénitentiaires et qui est actuellement incarcéré à Condé-sur-Sarthe, “a vocation à aller dans cette prison”, a déclaré sur TF1 le garde des Sceaux mardi soir, refusant d’en dire plus sur la date de son transfert.Plusieurs avocats ont déploré la difficulté à contester ces transfèrements et le choix des détenus soumis à ce régime carcéral renforcé.Un détenu convoqué pour un débat contradictoire il y a quelques jours en vue d’un éventuel placement dans l’un de ces quartiers a ainsi été “condamné pour un braquage, pas pour du trafic de stupéfiants”, s’est insurgée son avocate Sophie Rey-Gascon auprès de l’AFP.Elle dénonce un “détournement” d’une procédure conçue pour empêcher des narcotrafiquants de continuer leurs activités depuis leur prison.Le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche) a lui aussi dénoncé “fermement la procédure de sélection des détenus transférables qui ne permet qu’un exercice factice des droits de la défense”.Sur TF1, M. Darmanin a indiqué que “70% des détenus” qui iraient dans cette prison étaient en détention provisoire et expliqué que le choix des personnes était effectué par les magistrats instructeurs, le renseignement pénitentiaire et l’administration pénitentiaire.Ces premiers transfèrements “signent le retour officiel des quartiers +haute sécurité+, supprimés il y a plus de quarante ans pour leur inefficacité et leur nocivité”, estime le SM.La prison de Vendin-le-Vieil, qui était déjà avec celle de Condé-sur-Sarthe l’une des deux prisons les plus sécurisées de France, a subi des travaux pour renforcer encore sa sécurité.La cour de promenade a été bétonnée pour empêcher la dissimulation d’objets. Un portique à ondes millimétriques a été installé, des caillebotis ajoutés aux barreaux habituels des cellules et des trappes installées sur l’ensemble des portes pour pouvoir menotter les détenus avant qu’ils n’en sortent. Les parloirs ont été dotés d’hygiaphones, avec une vitre empêchant le contact physique entre détenus et visiteurs.edy-mdh-bbr-cnp-zl/cal/swi

Tour de France: Valentin Paret-Peintre s’offre la première victoire française au Ventoux

Quel plus beau théâtre pour une première ? Valentin Paret-Peintre a bien choisi son endroit pour débloquer le compteur français dans le Tour de France 2025 en s’imposant mardi au sommet du Mont Ventoux à l’issue d’une étape exceptionnelle de suspense.Voyant la destination finale à Paris approcher à grands pas, la nation commençait à s’inquiéter sérieusement d’un possible zéro pointé, une petite humiliation à domicile qui n’est arrivée que deux fois dans l’histoire plus que séculaire de l’épreuve.Mais Zorro est arrivé sous la forme d’un grimpeur tout maigre (1,72 m, 58 kg) qui se plaint souvent de ne pas réussir à prendre un gramme alors qu’il assure manger comme un ogre.Un poids plume qui lui a quand même servi mardi pour dompter les pentes lunaires et assassines du Mont Chauve, un des cols les plus durs d’Europe, où Tobias Johannessen, huitième au général, a dû être placé sous assistance respiratoire après avoir fait un malaise à l’arrivée.Dans les derniers mètres si raides, “VPP” a même paru entrer en lévitation pour battre au sprint l’incroyable Ben Healy avec lequel le grimpeur de Soudal Quick-Step venait de livrer une bataille homérique, arbitrée par Enric Mas et Santiago Buitrago, qui faisaient l’élastique.”J’en ai rêvé. Gagner sur le Tour de France est unique, le faire au Mont Ventoux l’est encore plus”, a déclaré “VPP” qui devient le cinquième Français à s’y imposer après Raymond Poulidor, Bernard Thévenet, Jean-François Bernard et Richard Virenque, le dernier, en 2002.”C’est un lieu mythique, il s’est passé tellement de choses sur ces pentes, a-t-il raconté. Je suis dans une équipe belge et quand on demande au staff et aux coureurs quel col ils connaissent en France, ils disent tous: le Mont Ventoux.”- “Meme Superman…” -Le scénario de l’étape aussi a été “mythique” avec de la bagarre à tous les étages. Au sommet de la pyramide, Tadej Pogacar a encore gratté deux secondes pour compter désormais 4:15 d’avance sur Jonas Vingegaard.Mais le maillot jaune a dû résister à trois grosses attaques du Danois, propulsé à chaque fois par un équipier différent, avant d’en placer une lui-même que Vingegaard a facilement enrayée.”Mes sensations aujourd’hui me motivent pour la suite et je vais continuer d’essayer”, a commenté Vingegaard, victime d’une légère chute à l’arrivée après un contact avec un photographe.”Il a vraiment tenté aujourd’hui. Heureusement que j’avais de meilleurs jambes qu’en 2021″, lorsque Vingegaard l’avait lâché dans le Ventoux, a commenté de son côté Pogacar après avoir battu le record d’ascension qui appartenait jusque-là à Iban Mayo.Les deux hommes et le peloton comptaient près de sept minutes de retard au pied sur les échappées, dont Julian Alaphilippe. Ils ont terminé à une quarantaine de secondes du vainqueur.”Si on pouvait les rattraper ? Même Superman n’y serait pas parvenu”, a assuré Pogacar qui a tiré son “chapeau à Valentin”. “C’est super pour un Français. Je l’ai vu lorsqu’on s’est changés. Il était au téléphone, il avait l’air tellement heureux, c’était beau à voir.”- La joie du frère -“VPP” avait même “du mal à réaliser” l’étendue de son exploit, d’autant plus beau qu’il a été facilité par l’incroyable retour de son coéquipier Ilan Van Wilder dans le dernier kilomètre pour lui offrir un dernier relais et se sacrifier pour lui.”J’ai fait un chrono contre moi-même, a déclaré le Belge. Valentin m’avait dit qu’il se sentait super bien, alors que moi pas tellement. C’était facile de faire le choix, j’ai roulé pour lui.”Pour Soudal Quick-Step c’est déjà la quatrième victoire dans ce Tour après les deux de Tim Merlier et celle de Remco Evenepoel dans le chrono à Caen avant que le double champion olympique n’abandonne dans le Tourmalet, un coup de massue.”Beaucoup ont dit qu’on n’était pas assez forts. J’ai envie de leur dire: allez-vous faire foutre parce qu’on gagne sur le Ventoux”, a ajouté Van Wilder.Mardi matin dans le bus, au départ de Montpellier, “VPP” n’y croyait pourtant “pas beaucoup”, persuadé que Pogacar voulait gagner. Au final, le vainqueur d’étape sur le Giro 2024 a su se sublimer pour aller cueillir la troisième victoire de sa carrière, la plus belle évidemment.Et ce n’était pas le seul Paret-Peintre à levé les bras mercredi puisque son frère aîné Aurélien a aussi exulté sur la ligne, alors qu’il court dans une équipe rivale, Decathlon-AG2R, que Valentin a quitté l’hiver dernier pour la Belgique.”Je suis super content, déclaré Aurélien. Un jour comme ça il n’y a plus de maillot.” 

Les Etats-Unis se retirent une nouvelle fois de l’Unesco

Les Etats-Unis ont annoncé mardi se retirer une nouvelle fois de l’Unesco, estimant que l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture faisait preuve de parti pris contre Israël et promeut des causes “clivantes”.En 2018, Donald Trump avait déjà claqué la porte de cette institution, en invoquant des biais “anti-israéliens”. Les Etats-Unis …

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Les Etats-Unis se retirent une nouvelle fois de l’Unesco

Les Etats-Unis ont annoncé mardi se retirer une nouvelle fois de l’Unesco, estimant que l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture faisait preuve de parti pris contre Israël et promeut des causes “clivantes”.En 2018, Donald Trump avait déjà claqué la porte de cette institution, en invoquant des biais “anti-israéliens”. Les Etats-Unis l’avaient réintégrée en 2023, sous l’administration de Joe Biden.La directrice de l’Unesco, la Française Audrey Azoulay, a dit “regretter profondément” cette décision, qui sera effective fin 2026, même si elle était “attendue”.L’Unesco s’y était “préparée” et est relativement “protégée sur le plan budgétaire”, a-t-elle estimé, soulignant que la contribution américaine de 75 millions de dollars annuels ne représente que 8% du budget total de l’organisation.Pour Washington, “la poursuite de la participation des Etats-Unis à l’Unesco n’est pas dans l’intérêt national”, a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce.”L’Unesco s’emploie à promouvoir des causes sociales et culturelles clivantes” et défend “une feuille de route idéologique et mondialiste pour le développement international, en contradiction avec notre politique étrangère + America First+ (l’Amérique d’abord)”, a-t-elle expliqué.Elle a également jugé que la décision de l’Unesco d’intégrer “l’ Etat de Palestine” en 2011 “est hautement problématique, contraire à la politique des Etats-Unis, et a contribué à la prolifération de discours hostiles à Israël au sein de l’organisation”.”Je réfute absolument (…) le fait qu’il y ait des biais anti-israéliens ou antisémites au sein de l’organisation”, a répondu Mme Azoulay à l’AFP, soulignant “les efforts menés par l’Unesco, notamment pour l’enseignement de la Shoah et la lutte contre l’antisémitisme”.- Trois départs en 40 ans -Le président français Emmanuel Macron a assuré l’Unesco, dont le siège est à Paris, de son “soutien indéfectible”. “Le retrait des États-Unis ne fera pas faiblir notre engagement aux côtés de celles et ceux qui portent ce combat”, a-t-il dit sur le réseau X.Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a, lui, salué “une mesure nécessaire, destinée à promouvoir la justice et le droit d’Israël à un traitement équitable au sein du système des Nations unies, un droit qui a souvent été bafoué en raison de la politisation de cette instance”.C’est la troisième fois que Washington quitte l’Unesco en l’espace de 40 ans.En octobre 2017, durant son premier mandat, Donald Trump avait annoncé retirer son pays en dénonçant les “partis pris anti-israéliens persistants” de l’institution. Ce retrait, suivi de celui d’Israël, était devenu effectif en décembre 2018.L’Unesco avait notamment provoqué la fureur israélienne en juillet 2017 en inscrivant la Vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, de ville islamique, alors que les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200.000 Palestiniens, y revendiquent une présence de 4.000 ans.Devenue directrice générale de l’Unesco en novembre 2017, Audrey Azoulay avait obtenu de l’administration Biden – qui a succédé à Trump en 2021 – un retour des Etats-Unis, qui s’étaient engagés à rembourser, selon un paiement échelonné, leurs arriérés de paiement depuis 2011, d’un montant de 619 millions de dollars.Après l’admission de la Palestine au sein de l’Unesco cette année-là, Washington avait cessé tout financement, en vertu d’une loi américaine interdisant de financer une organisation dont l’Etat palestinien est membre.En 1984, Ronald Reagan avait lui aussi retiré la participation américaine, invoquant l’inutilité supposée et les débordements budgétaires de l’organisation – finalement réintégrée en 2003.- “La porte reste ouverte” -S’ils quittent l’organisation cadre de l’Unesco, les Etats-Unis resteront membre du Comité du patrimoine mondial, qui vote pour désigner les sites protégés par l’organisation, a précisé une source proche du dossier. Habituée des revirements de Washington, l’Unesco s’est employée ces dernières années à réduire sa dépendance aux financements américains, en augmentant notamment la part des contributions volontaires, qui ont doublé sous Audrey Azoulay.”Cette décision va néanmoins affecter nos activités dans les années à venir, ou nous obliger à rechercher d’autres sources de financement”, ajoute la source proche du dossier.”L’annonce du président Trump ne prendra effet qu’à la fin de l’année 2026. Il reste tout ce temps pour éventuellement reconsidérer cette position”, a souligné à l’AFP Mme Azoulay, qui quittera son poste en novembre: “La porte reste ouverte (…) On a vu dans l’histoire qu’il y a eu des départs, mais qu’il y a eu aussi des retours”.

Les Etats-Unis se retirent une nouvelle fois de l’Unesco

Les Etats-Unis ont annoncé mardi se retirer une nouvelle fois de l’Unesco, estimant que l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture faisait preuve de parti pris contre Israël et promeut des causes “clivantes”.En 2018, Donald Trump avait déjà claqué la porte de cette institution, en invoquant des biais “anti-israéliens”. Les Etats-Unis l’avaient réintégrée en 2023, sous l’administration de Joe Biden.La directrice de l’Unesco, la Française Audrey Azoulay, a dit “regretter profondément” cette décision, qui sera effective fin 2026, même si elle était “attendue”.L’Unesco s’y était “préparée” et est relativement “protégée sur le plan budgétaire”, a-t-elle estimé, soulignant que la contribution américaine de 75 millions de dollars annuels ne représente que 8% du budget total de l’organisation.Pour Washington, “la poursuite de la participation des Etats-Unis à l’Unesco n’est pas dans l’intérêt national”, a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce.”L’Unesco s’emploie à promouvoir des causes sociales et culturelles clivantes” et défend “une feuille de route idéologique et mondialiste pour le développement international, en contradiction avec notre politique étrangère + America First+ (l’Amérique d’abord)”, a-t-elle expliqué.Elle a également jugé que la décision de l’Unesco d’intégrer “l’ Etat de Palestine” en 2011 “est hautement problématique, contraire à la politique des Etats-Unis, et a contribué à la prolifération de discours hostiles à Israël au sein de l’organisation”.”Je réfute absolument (…) le fait qu’il y ait des biais anti-israéliens ou antisémites au sein de l’organisation”, a répondu Mme Azoulay à l’AFP, soulignant “les efforts menés par l’Unesco, notamment pour l’enseignement de la Shoah et la lutte contre l’antisémitisme”.- Trois départs en 40 ans -Le président français Emmanuel Macron a assuré l’Unesco, dont le siège est à Paris, de son “soutien indéfectible”. “Le retrait des États-Unis ne fera pas faiblir notre engagement aux côtés de celles et ceux qui portent ce combat”, a-t-il dit sur le réseau X.Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a, lui, salué “une mesure nécessaire, destinée à promouvoir la justice et le droit d’Israël à un traitement équitable au sein du système des Nations unies, un droit qui a souvent été bafoué en raison de la politisation de cette instance”.C’est la troisième fois que Washington quitte l’Unesco en l’espace de 40 ans.En octobre 2017, durant son premier mandat, Donald Trump avait annoncé retirer son pays en dénonçant les “partis pris anti-israéliens persistants” de l’institution. Ce retrait, suivi de celui d’Israël, était devenu effectif en décembre 2018.L’Unesco avait notamment provoqué la fureur israélienne en juillet 2017 en inscrivant la Vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, de ville islamique, alors que les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200.000 Palestiniens, y revendiquent une présence de 4.000 ans.Devenue directrice générale de l’Unesco en novembre 2017, Audrey Azoulay avait obtenu de l’administration Biden – qui a succédé à Trump en 2021 – un retour des Etats-Unis, qui s’étaient engagés à rembourser, selon un paiement échelonné, leurs arriérés de paiement depuis 2011, d’un montant de 619 millions de dollars.Après l’admission de la Palestine au sein de l’Unesco cette année-là, Washington avait cessé tout financement, en vertu d’une loi américaine interdisant de financer une organisation dont l’Etat palestinien est membre.En 1984, Ronald Reagan avait lui aussi retiré la participation américaine, invoquant l’inutilité supposée et les débordements budgétaires de l’organisation – finalement réintégrée en 2003.- “La porte reste ouverte” -S’ils quittent l’organisation cadre de l’Unesco, les Etats-Unis resteront membre du Comité du patrimoine mondial, qui vote pour désigner les sites protégés par l’organisation, a précisé une source proche du dossier. Habituée des revirements de Washington, l’Unesco s’est employée ces dernières années à réduire sa dépendance aux financements américains, en augmentant notamment la part des contributions volontaires, qui ont doublé sous Audrey Azoulay.”Cette décision va néanmoins affecter nos activités dans les années à venir, ou nous obliger à rechercher d’autres sources de financement”, ajoute la source proche du dossier.”L’annonce du président Trump ne prendra effet qu’à la fin de l’année 2026. Il reste tout ce temps pour éventuellement reconsidérer cette position”, a souligné à l’AFP Mme Azoulay, qui quittera son poste en novembre: “La porte reste ouverte (…) On a vu dans l’histoire qu’il y a eu des départs, mais qu’il y a eu aussi des retours”.

Un retentissant procès pour corruption ordonné pour Rachida Dati et Carlos Ghosn

Deux juges d’instruction parisiens ont ordonné mardi un procès qui s’annonce retentissant contre Rachida Dati, ministre de la Culture et l’une des principales figures du gouvernement, et l’ancien patron tout-puissant de Renault-Nissan Carlos Ghosn pour corruption et trafic d’influence.Rachida Dati “poursuit son travail au gouvernement”, a indiqué l’entourage d’Emmanuel Macron.Les deux mis en cause contestent les accusations dans ce dossier judiciaire instruit depuis 2019 à Paris et aux lourds enjeux politiques, Rachida Dati, ex-ministre de la Justice sous la présidence de Nicolas Sarkozy, étant également une potentielle candidate à la mairie de Paris.Selon une source judiciaire, une première audience est prévue le 29 septembre pour fixer la date du procès, qui d’après deux sources proches du dossier pourrait se tenir après municipales prévues en mars 2026.Rachida Dati n’a pas répondu à l’AFP.”Je vous mènerai à la victoire. Certains essaient de m’attaquer sur ma vie privée, sur plein d’aspects qui sont collatéraux à ma candidature. Je n’ai peur de rien, de personne”, avait lancé lundi soir la maire du 7e arrondissement en réunion publique.- “Jusqu’au bout” -“Elle ira jusqu’au bout”, a confirmé mardi un de ses proches, le maire du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq. Les entourages de deux potentiels rivaux dans la capitale, Michel Barnier et Gabriel Attal, n’ont pas souhaité commenter.Les Parisiens ne veulent “pas un prévenu” pour diriger Paris, a réagi l’entourage d’Emmanuel Grégoire, candidat socialiste.”Quel manque de respect pour les Parisiens” que la candidature de Mme Dati, a abondé le candidat écologiste David Belliard.La ministre, âgée de 59 ans, sera jugée pour recel d’abus de pouvoir et d’abus de confiance, corruption et trafic d’influence passifs par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale, le Parlement européen.”Nous allons faire appel dès aujourd’hui de cette décision, liée à une autre ordonnance reçue le même jour”, ont déclaré à l’AFP deux des avocats de l’ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, Me Olivier Baratelli et Olivier Pardo.Le dernier de leurs nombreux recours sur la prescription a en effet été écarté mi-juillet par les juges d’instruction.”Des recours sont toujours pendants mais ne font pas obstacle” à cette ordonnance de renvoi, a souligné mardi la source judiciaire.- “Lobbying” ? -Mme Dati est soupçonnée d’avoir perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d’honoraires signée le 28 octobre 2009 avec RNBV, filiale de l’alliance Renault-Nissan, mais sans avoir réellement travaillé, alors qu’elle était avocate et députée européenne (2009-2019).Les magistrats instructeurs estiment dans leur ordonnance signée mardi dont l’AFP a eu connaissance que ce qu’a fait Rachida Dati au Parlement européen “s’apparente à du lobbying”, ce qui “paraît incompatible tant avec son mandat qu’avec la profession d’avocat”.La convention d’honoraires aurait pu servir à masquer cette activité, répondant à des “mécanismes de dissimulation”, soulignent les juges.D’abord placée sous le statut plus favorable de témoin assisté, Mme Dati a été mise en examen en juillet 2021.Elle a par ailleurs été accusée début juin par le Nouvel Obs et Complément d’enquête, sur France 2, d’avoir perçu 299.000 euros de GDF Suez quand elle était eurodéputée, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.Elle a dénoncé des accusations “diffamatoires”.Carlos Ghosn, 71 ans, est lui visé depuis avril 2023 par un mandat d’arrêt et sera jugé pour abus de pouvoirs par dirigeant de société, abus de confiance, corruption et trafic d’influence actifs. Un autre mandat d’arrêt le vise depuis 2022 dans des investigations d’envergure à Nanterre en lien avec le distributeur omanais Suhail Bahwan Automobiles.Celui qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne a été arrêté fin 2018 au Japon où il devait être jugé pour des malversations financières présumées quand il était à la tête de Renault-Nissan. Il a trouvé refuge au Liban fin 2019 après une fuite rocambolesque du Japon.Contactés, ses avocats n’ont pas répondu.De leur côté, ni Renault, partie civile, ni non avocat Kami Haeri, n’ont souhaité commenter.Dans ce dossier, trois personnes avaient été placées sous le statut de témoin assisté et éviteront un procès: Mouna Sepehri, ancien bras droit de Carlos Ghosn; Christian Husson, directeur juridique de Renault au moment des faits, décédé en 2023, et le criminologue Alain Bauer.Un non-lieu a été ordonné sur le volet des contrats conclus entre la société RNBV et la société AB Conseil d’Alain Bauer, qui avait touché un million d’euros entre 2012 et 2016 pour des activités de consultant en sécurité.clw-gd-jco-are/cal/jpa