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Une centaine d’ONG alertent sur le début d’une “famine de masse” à Gaza

Plus d’une centaine d’organisations humanitaires ont averti mercredi qu’une “famine de masse” se propageait dans la bande de Gaza dévastée par la guerre, les Etats-Unis annonçant que l’émissaire Steve Witkoff se rendrait cette semaine en Europe afin de finaliser un “corridor” pour l’aide humanitaire.Israël fait face à une pression internationale croissante concernant la situation humanitaire dramatique de Gaza. Il a très partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé début mars à l’enclave palestinienne, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité.Mardi, un hôpital de Gaza avait affirmé que 21 enfants étaient morts de malnutrition ou de faim en 72 heures dans le territoire assiégé, ravagé par plus de 21 mois de guerre, déclenchée par une attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.”Alors qu’une famine de masse se propage dans la bande de Gaza, nos collègues et les personnes que nous aidons dépérissent”, indiquent dans un communiqué des ONG, dont Médecins sans frontières, plusieurs branches de Médecins du monde et Caritas, Amnesty international, ou encore Oxfam international.Elles appellent à un cessez-le-feu immédiat, à l’ouverture de tous les points de passage terrestres et à la libre circulation de l’aide humanitaire.Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a accusé l’armée israélienne d’avoir tué à Gaza depuis fin mai plus de 1.000 personnes qui cherchaient à obtenir de l’aide humanitaire, dont la grande majorité près de centres de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël au financement opaque.Israël accuse de son côté le mouvement islamiste Hamas d’exploiter la souffrance des civils, notamment en volant la nourriture distribuée pour la revendre à des prix exorbitants ou en tirant sur les personnes qui attendent l’aide. La GHF fait elle aussi porter la responsabilité de la situation humanitaire sur le Hamas.Les autorités israéliennes affirment régulièrement laisser passer des quantités importantes d’aide, mais les ONG dénoncent de nombreuses restrictions.”Juste à l’extérieur de Gaza, dans des entrepôts – et même à l’intérieur – des tonnes de nourriture, d’eau potable, de fournitures médicales, de matériel d’hébergement et de carburant restent inutilisées, les organisations humanitaires étant empêchées d’y accéder ou de les livrer”, indiquent les organisations humanitaires.- “La malnutrition explose” -“Il suffit de regarder l’horreur qui se déroule à Gaza, avec un niveau de mort et de destruction sans équivalent dans l’histoire récente. La malnutrition explose. La famine frappe à toutes les portes”, a déclaré mardi le patron de l’ONU Antonio Guterres.A Gaza-ville (nord), le directeur de l’hôpital al-Chifa, Mohammed Abou Salmiya, a ainsi annoncé mardi que “21 enfants (étaient) morts de malnutrition ou de faim” en 72 heures dans plusieurs hôpitaux, y compris le sien. “A chaque moment, de nouveaux cas arrivent aux hôpitaux.”A l’hôpital Nasser (sud), des images de l’AFP ont montré des parents pleurant sur la dépouille de leur fils de 14 ans, Abdel Jawad al-Ghalban, mort de faim, dont le corps squelettique venait d’être enveloppé dans un sac mortuaire blanc.Dans ce contexte, l’émissaire américain Steve Witkoff se rend cette semaine pour une destination européenne non dévoilée, selon des responsables américains sous couvert d’anonymat, qui ont précisé qu’il pourrait se rendre ensuite au Moyen-Orient.Selon la porte-parole du département d’Etat Tammy Bruce, son objectif est de parvenir à “un nouveau cessez-le-feu, ainsi qu’à un corridor humanitaire pour l’acheminement de l’aide”.- Aucun progrès dans les négociations -Après plus de 21 mois de guerre, Israël continue de bombarder au quotidien le territoire situé à sa frontière sud et où le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, l’UE et Israël, a pris le pouvoir en 2007.”J’ai perdu mon mari, mon fils est blessé, j’ai faim et ma maison a disparu”, s’exclame Oum Rami Abou Karsh, une déplacée dans le camp d’Al-Chati (nord), qui abrite des milliers de déplacés.Les dernières négociations indirectes entre Israël et le Hamas en vue d’une trêve n’ont pas enregistré de progrès.Israël dit vouloir libérer les otages retenus à Gaza, chasser le Hamas de Gaza et prendre le contrôle du territoire. Le Hamas réclame le retrait israélien de Gaza, l’entrée d’importantes aides et l’arrêt définitif de la guerre.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une campagne militaire d’envergure à Gaza qui a coûté la vie à 59.106 personnes, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU. L’offensive israélienne a également provoqué des destructions colossales.

Une centaine d’ONG alertent sur le début d’une “famine de masse” à Gaza

Plus d’une centaine d’organisations humanitaires ont averti mercredi qu’une “famine de masse” se propageait dans la bande de Gaza dévastée par la guerre, les Etats-Unis annonçant que l’émissaire Steve Witkoff se rendrait cette semaine en Europe afin de finaliser un “corridor” pour l’aide humanitaire.Israël fait face à une pression internationale croissante concernant la situation humanitaire dramatique de Gaza. Il a très partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé début mars à l’enclave palestinienne, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité.Mardi, un hôpital de Gaza avait affirmé que 21 enfants étaient morts de malnutrition ou de faim en 72 heures dans le territoire assiégé, ravagé par plus de 21 mois de guerre, déclenchée par une attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.”Alors qu’une famine de masse se propage dans la bande de Gaza, nos collègues et les personnes que nous aidons dépérissent”, indiquent dans un communiqué des ONG, dont Médecins sans frontières, plusieurs branches de Médecins du monde et Caritas, Amnesty international, ou encore Oxfam international.Elles appellent à un cessez-le-feu immédiat, à l’ouverture de tous les points de passage terrestres et à la libre circulation de l’aide humanitaire.Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a accusé l’armée israélienne d’avoir tué à Gaza depuis fin mai plus de 1.000 personnes qui cherchaient à obtenir de l’aide humanitaire, dont la grande majorité près de centres de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël au financement opaque.Israël accuse de son côté le mouvement islamiste Hamas d’exploiter la souffrance des civils, notamment en volant la nourriture distribuée pour la revendre à des prix exorbitants ou en tirant sur les personnes qui attendent l’aide. La GHF fait elle aussi porter la responsabilité de la situation humanitaire sur le Hamas.Les autorités israéliennes affirment régulièrement laisser passer des quantités importantes d’aide, mais les ONG dénoncent de nombreuses restrictions.”Juste à l’extérieur de Gaza, dans des entrepôts – et même à l’intérieur – des tonnes de nourriture, d’eau potable, de fournitures médicales, de matériel d’hébergement et de carburant restent inutilisées, les organisations humanitaires étant empêchées d’y accéder ou de les livrer”, indiquent les organisations humanitaires.- “La malnutrition explose” -“Il suffit de regarder l’horreur qui se déroule à Gaza, avec un niveau de mort et de destruction sans équivalent dans l’histoire récente. La malnutrition explose. La famine frappe à toutes les portes”, a déclaré mardi le patron de l’ONU Antonio Guterres.A Gaza-ville (nord), le directeur de l’hôpital al-Chifa, Mohammed Abou Salmiya, a ainsi annoncé mardi que “21 enfants (étaient) morts de malnutrition ou de faim” en 72 heures dans plusieurs hôpitaux, y compris le sien. “A chaque moment, de nouveaux cas arrivent aux hôpitaux.”A l’hôpital Nasser (sud), des images de l’AFP ont montré des parents pleurant sur la dépouille de leur fils de 14 ans, Abdel Jawad al-Ghalban, mort de faim, dont le corps squelettique venait d’être enveloppé dans un sac mortuaire blanc.Dans ce contexte, l’émissaire américain Steve Witkoff se rend cette semaine pour une destination européenne non dévoilée, selon des responsables américains sous couvert d’anonymat, qui ont précisé qu’il pourrait se rendre ensuite au Moyen-Orient.Selon la porte-parole du département d’Etat Tammy Bruce, son objectif est de parvenir à “un nouveau cessez-le-feu, ainsi qu’à un corridor humanitaire pour l’acheminement de l’aide”.- Aucun progrès dans les négociations -Après plus de 21 mois de guerre, Israël continue de bombarder au quotidien le territoire situé à sa frontière sud et où le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, l’UE et Israël, a pris le pouvoir en 2007.”J’ai perdu mon mari, mon fils est blessé, j’ai faim et ma maison a disparu”, s’exclame Oum Rami Abou Karsh, une déplacée dans le camp d’Al-Chati (nord), qui abrite des milliers de déplacés.Les dernières négociations indirectes entre Israël et le Hamas en vue d’une trêve n’ont pas enregistré de progrès.Israël dit vouloir libérer les otages retenus à Gaza, chasser le Hamas de Gaza et prendre le contrôle du territoire. Le Hamas réclame le retrait israélien de Gaza, l’entrée d’importantes aides et l’arrêt définitif de la guerre.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une campagne militaire d’envergure à Gaza qui a coûté la vie à 59.106 personnes, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU. L’offensive israélienne a également provoqué des destructions colossales.

Ukraine: de possibles négociations russo-ukrainiennes attendues à Istanbul

De possibles négociations de paix entre Russes et Ukrainiens, sans grands espoirs de succès rapide, sont attendues mercredi en Turquie pour tenter de trouver une issue diplomatique à la guerre opposant les deux pays depuis plus de trois ans.Si Kiev a annoncé leur tenue mercredi, Moscou, pour l’heure, n’a pas clairement confirmé qu’elles auraient lieu dans la journée. Le Kremlin a affirmé mardi qu’elles pourraient se tenir “dans la semaine”.Cette troisième session d’échanges directs à Istanbul doit intervenir, une nouvelle fois, sous la pression du président américain Donald Trump qui a donné à Moscou, mi-juillet, 50 jours pour parvenir à un accord avec Kiev, sous peine de sanctions sévères.Mais la perspective d’avancées apparaît toujours très limitée, tant les positions des deux camps semblent actuellement irréconciliables.Les précédents pourparlers à Istanbul de mai et juin n’avaient débouché que sur des accords d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué mardi s’attendre à discuter avec Moscou de nouveaux échanges et du rapatriement d’enfants ukrainiens emmenés en Russie.Sur le terrain, les combats sur le front et les bombardements russes meurtriers à travers l’Ukraine se poursuivent sans relâche.Et, mardi, le Kremlin a de nouveau douché les espoirs d’une résolution rapide du conflit déclenché en février 2022 par l’invasion russe du pays et qui a depuis fait, a minima, des dizaines de milliers de morts dans les deux camps.”Il n’y a bien sûr aucune raison d’espérer des avancées miraculeuses, mais nous avons l’intention de défendre nos intérêts, de les garantir et d’accomplir les tâches que nous nous sommes fixées dès le départ”, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Il a aussi affirmé qu’il restait “beaucoup de travail à faire” avant toute rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, un format que réclame le dirigeant ukrainien.Ce dernier a déjà annoncé mardi la composition de la délégation ukrainienne à Istanbul, qui sera menée comme les fois précédentes par l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, réputé fin diplomate, et comprendra des représentants des services de renseignement, de la diplomatie et de la présidence.- Positions “diamétralement opposées” -La composition de l’équipe russe n’a pas été dévoilée. Elle était menée les fois précédentes par un responsable de second plan, au grand dam de Kiev: l’ex-ministre de la Culture et historien nationaliste Vladimir Medinski.Dmitri Peskov avait souligné lundi que les positions des deux camps continuaient d’être “diamétralement opposées”.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Kiev insiste aussi, de concert avec ses alliés européens, sur la nécessité d’un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refuse Moscou, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Depuis son retour au pouvoir, le dirigeant américain Donald Trump s’est, lui, rapproché de Moscou pour tenter d’arrêter la guerre. En vain. Ces dernières semaines, il a exprimé sa frustration à l’égard de Moscou. Il a également affirmé que des équipements militaires, payés par des pays européens membres de l’Otan, seraient envoyés à l’Ukraine.

Ukraine: de possibles négociations russo-ukrainiennes attendues à Istanbul

De possibles négociations de paix entre Russes et Ukrainiens, sans grands espoirs de succès rapide, sont attendues mercredi en Turquie pour tenter de trouver une issue diplomatique à la guerre opposant les deux pays depuis plus de trois ans.Si Kiev a annoncé leur tenue mercredi, Moscou, pour l’heure, n’a pas clairement confirmé qu’elles auraient lieu dans la journée. Le Kremlin a affirmé mardi qu’elles pourraient se tenir “dans la semaine”.Cette troisième session d’échanges directs à Istanbul doit intervenir, une nouvelle fois, sous la pression du président américain Donald Trump qui a donné à Moscou, mi-juillet, 50 jours pour parvenir à un accord avec Kiev, sous peine de sanctions sévères.Mais la perspective d’avancées apparaît toujours très limitée, tant les positions des deux camps semblent actuellement irréconciliables.Les précédents pourparlers à Istanbul de mai et juin n’avaient débouché que sur des accords d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué mardi s’attendre à discuter avec Moscou de nouveaux échanges et du rapatriement d’enfants ukrainiens emmenés en Russie.Sur le terrain, les combats sur le front et les bombardements russes meurtriers à travers l’Ukraine se poursuivent sans relâche.Et, mardi, le Kremlin a de nouveau douché les espoirs d’une résolution rapide du conflit déclenché en février 2022 par l’invasion russe du pays et qui a depuis fait, a minima, des dizaines de milliers de morts dans les deux camps.”Il n’y a bien sûr aucune raison d’espérer des avancées miraculeuses, mais nous avons l’intention de défendre nos intérêts, de les garantir et d’accomplir les tâches que nous nous sommes fixées dès le départ”, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Il a aussi affirmé qu’il restait “beaucoup de travail à faire” avant toute rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, un format que réclame le dirigeant ukrainien.Ce dernier a déjà annoncé mardi la composition de la délégation ukrainienne à Istanbul, qui sera menée comme les fois précédentes par l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, réputé fin diplomate, et comprendra des représentants des services de renseignement, de la diplomatie et de la présidence.- Positions “diamétralement opposées” -La composition de l’équipe russe n’a pas été dévoilée. Elle était menée les fois précédentes par un responsable de second plan, au grand dam de Kiev: l’ex-ministre de la Culture et historien nationaliste Vladimir Medinski.Dmitri Peskov avait souligné lundi que les positions des deux camps continuaient d’être “diamétralement opposées”.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Kiev insiste aussi, de concert avec ses alliés européens, sur la nécessité d’un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refuse Moscou, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Depuis son retour au pouvoir, le dirigeant américain Donald Trump s’est, lui, rapproché de Moscou pour tenter d’arrêter la guerre. En vain. Ces dernières semaines, il a exprimé sa frustration à l’égard de Moscou. Il a également affirmé que des équipements militaires, payés par des pays européens membres de l’Otan, seraient envoyés à l’Ukraine.

Dîner entre Macron et Merz à Berlin, les droits de douane de Trump au menu

Face au compte-à-rebours pour les exportations européennes menacées de surtaxes américaines massives, les consultations s’accélèrent : Emmanuel Macron retrouve Friedrich Merz mercredi à Berlin pour un dîner de travail auquel s’inviteront également les questions de défense.La France et l’Allemagne ont beau rappeler que c’est la Commission européenne qui mène au nom des Vingt-sept les négociations commerciales avec le gouvernement de Donald Trump, le président français et le chancelier allemand entendent peser sur la stratégie de l’UE.Après des “échanges” sur le sujet le week-end dernier, les dirigeants des deux premières économies européennes en reparleront mercredi soir, un rendez-vous qui illustre, selon l’Elysée, “la relance de la relation franco-allemande” liée à l’arrivée du conservateur Friedrich Merz à la chancellerie.- Coopération renforcée -C’est le premier déplacement du chef de l’Etat français à Berlin depuis l’investiture de M. Merz, qui s’était quant à lui rendu à Paris début mai, dès le lendemain du jour où il avait pris ses fonctions.Cette rencontre, organisée dans le cadre bucolique d’une villa du nord de Berlin, doit permettre de finaliser les préparatifs du Conseil des ministres franco-allemand prévu pour fin août en France, une nouvelle démonstration de la coopération renforcée entre les deux pays.Ce dialogue bilatéral nourri n’a cependant pas effacé par miracle toutes les dissonances.Face à l’intransigeance de Washington qui menace l’UE de surtaxes douanières de 30% au 1er août, Paris prône “une position de fermeté” de la part de Bruxelles. Une posture réaffirmée par le ministre français de l’Industrie Marc Ferracci, allé lundi rencontrer son homologue allemande à Berlin.L’Allemagne a régulièrement plaidé pour une approche “pragmatique”, offrant des concessions pour sauver des secteurs-clés de son industrie exportatrice, dont les Etats-Unis sont le premier client.Pour autant, les gouvernements français et allemand disent soutenir les mesures de représailles préparées par la Commission en cas d’absence d’accord avec Washington.- Avion de combat et nucléaire -Paris et Berlin n’ont pas non plus aplani toutes leurs divergences sur la politique énergétique, un sujet qui les divise de longue date, même si des rapprochements sont esquissés.La France insiste particulièrement sur le concept de “neutralité technologique” pour que le nucléaire fasse l’objet d’un traitement similaire à celui des énergies renouvelables dans la législation européenne. Le classement du nucléaire en énergie “verte” au niveau de l’UE a été par le passé un point de désaccord majeur entre Français et Allemands.Sur ce sujet, le parti conservateur de Friedrich Merz, traditionnellement favorable à l’atome, doit composer avec les réserves de son allié social-démocrate dans la coalition au pouvoir.Et alors que Paris et Berlin veulent être les moteurs du réarmement de l’Europe, pour affronter le désengagement américain et la menace russe, le développement commun de l’avion de combat du futur (Scaf), un projet phare pour la défense du continent, patine.Le groupe aéronautique Dassault, qui représente la France dans ce projet, a clairement mis en doute son avenir et sa viabilité alors qu’il est encore loin de toute phase de prototype. Côté allemand, le projet est porté par Airbus via sa branche Defense and Space.Objet de difficultés récurrentes sur la répartition des tâches entre chaque pays, le Scaf a besoin d’un “vrai leader” industriel et non de “trois +co-co-co+” partenaires, a déclaré mardi Eric Trappier, le PDG de Dassault.Friedrich Merz insiste sur la nécessité de “respecter les accord conclus”, tout en se montrant optimiste sur la possibilité de rapidement éliminer les “divergences” avec la France. Les ministres de la Défense des deux pays se rencontreront en Allemagne jeudi.En difficulté sur le plan intérieur, où sa coalition est confrontée à ses premières turbulences, le chancelier allemand continue de vouloir renforcer le poids de l’Allemagne sur la scène internationale.Très critique d’une Union européenne freinée par ses règles et ses querelles internes, il mise sur le renforcement d’un axe avec Paris et Londres, où il s’est rendu en juillet – comme Emmanuel Macron – pour faire avancer des initiatives communes sur la sécurité ou l’immigration.

Dîner entre Macron et Merz à Berlin, les droits de douane de Trump au menu

Face au compte-à-rebours pour les exportations européennes menacées de surtaxes américaines massives, les consultations s’accélèrent : Emmanuel Macron retrouve Friedrich Merz mercredi à Berlin pour un dîner de travail auquel s’inviteront également les questions de défense.La France et l’Allemagne ont beau rappeler que c’est la Commission européenne qui mène au nom des Vingt-sept les négociations commerciales avec le gouvernement de Donald Trump, le président français et le chancelier allemand entendent peser sur la stratégie de l’UE.Après des “échanges” sur le sujet le week-end dernier, les dirigeants des deux premières économies européennes en reparleront mercredi soir, un rendez-vous qui illustre, selon l’Elysée, “la relance de la relation franco-allemande” liée à l’arrivée du conservateur Friedrich Merz à la chancellerie.- Coopération renforcée -C’est le premier déplacement du chef de l’Etat français à Berlin depuis l’investiture de M. Merz, qui s’était quant à lui rendu à Paris début mai, dès le lendemain du jour où il avait pris ses fonctions.Cette rencontre, organisée dans le cadre bucolique d’une villa du nord de Berlin, doit permettre de finaliser les préparatifs du Conseil des ministres franco-allemand prévu pour fin août en France, une nouvelle démonstration de la coopération renforcée entre les deux pays.Ce dialogue bilatéral nourri n’a cependant pas effacé par miracle toutes les dissonances.Face à l’intransigeance de Washington qui menace l’UE de surtaxes douanières de 30% au 1er août, Paris prône “une position de fermeté” de la part de Bruxelles. Une posture réaffirmée par le ministre français de l’Industrie Marc Ferracci, allé lundi rencontrer son homologue allemande à Berlin.L’Allemagne a régulièrement plaidé pour une approche “pragmatique”, offrant des concessions pour sauver des secteurs-clés de son industrie exportatrice, dont les Etats-Unis sont le premier client.Pour autant, les gouvernements français et allemand disent soutenir les mesures de représailles préparées par la Commission en cas d’absence d’accord avec Washington.- Avion de combat et nucléaire -Paris et Berlin n’ont pas non plus aplani toutes leurs divergences sur la politique énergétique, un sujet qui les divise de longue date, même si des rapprochements sont esquissés.La France insiste particulièrement sur le concept de “neutralité technologique” pour que le nucléaire fasse l’objet d’un traitement similaire à celui des énergies renouvelables dans la législation européenne. Le classement du nucléaire en énergie “verte” au niveau de l’UE a été par le passé un point de désaccord majeur entre Français et Allemands.Sur ce sujet, le parti conservateur de Friedrich Merz, traditionnellement favorable à l’atome, doit composer avec les réserves de son allié social-démocrate dans la coalition au pouvoir.Et alors que Paris et Berlin veulent être les moteurs du réarmement de l’Europe, pour affronter le désengagement américain et la menace russe, le développement commun de l’avion de combat du futur (Scaf), un projet phare pour la défense du continent, patine.Le groupe aéronautique Dassault, qui représente la France dans ce projet, a clairement mis en doute son avenir et sa viabilité alors qu’il est encore loin de toute phase de prototype. Côté allemand, le projet est porté par Airbus via sa branche Defense and Space.Objet de difficultés récurrentes sur la répartition des tâches entre chaque pays, le Scaf a besoin d’un “vrai leader” industriel et non de “trois +co-co-co+” partenaires, a déclaré mardi Eric Trappier, le PDG de Dassault.Friedrich Merz insiste sur la nécessité de “respecter les accord conclus”, tout en se montrant optimiste sur la possibilité de rapidement éliminer les “divergences” avec la France. Les ministres de la Défense des deux pays se rencontreront en Allemagne jeudi.En difficulté sur le plan intérieur, où sa coalition est confrontée à ses premières turbulences, le chancelier allemand continue de vouloir renforcer le poids de l’Allemagne sur la scène internationale.Très critique d’une Union européenne freinée par ses règles et ses querelles internes, il mise sur le renforcement d’un axe avec Paris et Londres, où il s’est rendu en juillet – comme Emmanuel Macron – pour faire avancer des initiatives communes sur la sécurité ou l’immigration.