AFP World

Mort d’Ozzy Osbourne, légende du heavy metal et chanteur de Black Sabbath

Légende du heavy metal et leader charismatique du groupe Black Sabbath, le chanteur britannique Ozzy Osbourne, qui souffrait de la maladie de Parkinson, est mort à l’âge de 76 ans, a annoncé mardi sa famille.”C’est avec une tristesse que les mots ne peuvent exprimer que nous devons annoncer que notre bien-aimé Ozzy Osbourne est mort …

Mort d’Ozzy Osbourne, légende du heavy metal et chanteur de Black Sabbath Read More »

Tenaillés par la faim, les journalistes de l’AFP à Gaza racontent leurs difficultés à couvrir la guerre

“On n’a plus de force à cause de la faim”. Plusieurs journalistes de l’AFP dans la bande de Gaza racontent avoir de plus en plus de difficultés à couvrir la guerre entre Israël et le Hamas palestinien en raison des graves pénuries alimentaires. Ces rédacteurs, photographes et vidéastes palestiniens évoquent une faim extrême, un manque d’eau …

Tenaillés par la faim, les journalistes de l’AFP à Gaza racontent leurs difficultés à couvrir la guerre Read More »

Tenaillés par la faim, les journalistes de l’AFP à Gaza racontent leurs difficultés à couvrir la guerre

“On n’a plus de force à cause de la faim”. Plusieurs journalistes de l’AFP dans la bande de Gaza racontent avoir de plus en plus de difficultés à couvrir la guerre entre Israël et le Hamas palestinien en raison des graves pénuries alimentaires. Ces rédacteurs, photographes et vidéastes palestiniens évoquent une faim extrême, un manque d’eau potable et une fatigue physique et mentale croissante, qui les contraignent parfois à réduire leur couverture de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque sans précédent du Hamas en Israël.En juin, l’ONU avait dénoncé ce qu’elle qualifie d'”utilisation de la nourriture à des fins militaires” par Israël, parlant d’un crime de guerre, après la multiplication des annonces alarmantes d’ONG sur la malnutrition.Israël, qui assiège le territoire et laisse entrer l’aide au compte-gouttes, accuse le mouvement islamiste Hamas d’exploiter la détresse des civils, notamment en détournant l’aide pour la revendre à prix fort ou en tirant sur ceux qui attendent l’aide.Des témoins et la Défense civile de Gaza ont toutefois accusé à plusieurs reprises les forces israéliennes d’avoir tiré sur des personnes qui attendaient de l’aide, l’ONU affirmant que l’armée avait tué plus de 1.000 Palestiniens qui tentaient de se procurer de la nourriture depuis la fin du mois de mai.- “Complètement abattu” -Bashar Taleb, 35 ans, l’un des quatre photographes de l’AFP sélectionnés cette année pour le prix Pulitzer, vit dans les ruines de sa maison à Jabalia al-Nazla, dans le nord de Gaza.”J’ai dû interrompre mon travail plusieurs fois pour chercher de la nourriture pour ma famille”, raconte-t-il. “Pour la première fois, je me sens complètement abattu”.Son collègue Omar al-Qattaa, photographe également âgé de 35 ans et lui aussi candidat au Pulitzer, se dit épuisé.”Je dois porter du matériel lourd, marcher des kilomètres (…) On ne peut plus se rendre sur les lieux de reportage, on n’a plus de force à cause de la faim.” Il dépend d’antalgiques pour soulager des douleurs dorsales, mais affirme que les médicaments de base sont introuvables en pharmacie, tandis que le manque de vitamines et d’aliments nutritifs aggrave encore sa situation.Khadr Al-Zanoun, 45 ans, à Gaza-ville, affirme avoir perdu 30 kilos depuis le début de la guerre. Le journaliste évoque des évanouissements à cause du manque de nourriture et d’eau, ainsi qu’une “fatigue extrême” et la difficulté à travailler. “Ma famille est aussi à bout.”Le photojournaliste Eyad Baba, 47 ans, déplacé du sud de la bande de Gaza vers Deir el-Balah (centre), où l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre cette semaine, a dû quitter un camp surpeuplé et insalubre pour louer un logement à un prix exorbitant, afin d’y abriter sa famille.”Je n’en peux plus de cette faim, elle touche mes enfants”, confie-t-il. – “Plus fort que les bombardements” -“Dans le cadre de notre travail, nous avons été confrontés à toutes les formes possibles de mort. La peur et la sensation d’une mort imminente nous accompagnent partout”, ajoute-t-il.Etre journaliste à Gaza, c’est travailler “sous la menace constante des armes”, explique Eyad Baba, soulignant toutefois que “la douleur de la faim est plus forte que la peur des bombardements.””La faim empêche de penser”.A Gaza-ville, le directeur de l’hôpital Al-Chifa, Mohammed Abou Salmiya, a alerté mardi sur des “niveaux alarmants de mortalité” dus au manque de nourriture, affirmant que 21 enfants étaient morts de faim et malnutrition en trois jours.La journaliste de l’AFP Ahlam Afana, 30 ans, souligne une autre difficulté : une épuisante “crise de liquidités”, liée à des frais bancaires exorbitants et à une inflation galopante sur les rares denrées disponibles, vient aggraver la situation.Les retraits en liquide peuvent être taxés jusqu’à 45%, explique Khadr al-Zanoun, tandis que le prix des carburants explose –là où on en trouve, rendant tout déplacement en voiture impossible.”Les prix sont exorbitants”, déplore Ahlam Afana. “Un kilo de farine se vend entre 100 et 150 shekels israéliens (25 à 38 dollars), ce qui dépasse nos moyens, même pour en acheter un seul kilo par jour. “Le riz coûte 100 shekels, le sucre dépasse les 300, les pâtes 80, un litre d’huile entre 85 et 100. Les tomates se vendent entre 70 et 100 shekels. Même les fruits de saison -raisins, figues- atteignent 100 shekels le kilo.” “Nous ne pouvons pas nous le permettre. Je ne me souviens même plus de leur goût.”- “La faim nous ronge” -La journaliste explique qu’elle travaille depuis une tente délabrée, sous une chaleur étouffante. “Je bouge lentement. Ce n’est pas seulement les bombardements qui nous menacent, c’est la faim qui nous ronge.””Je ne me contente plus de couvrir la catastrophe (de la guerre). Je la vis.”Reporters sans frontières (RSF) a indiqué mardi que plus de 200 journalistes avaient été tués à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023.Le vidéaste Youssef Hassouna, 48 ans, confie que la perte de collègues, d’amis et de membres de sa famille l’a éprouvé “de toutes les manières possibles”.Malgré un  ”profond vide intérieur”, il dit continuer à exercer son métier. “Chaque image que je capture pourrait être la dernière trace d’une vie ensevelie sous les décombres”, dit-il.Zouheir Abou Atileh, 60 ans, ancien collaborateur du bureau de l’AFP à Gaza, partage le vécu de ses confrères et parle d’une situation de “catastrophique”.”Je préfère la mort à cette vie”, affirme-t-il.”Nous n’avons plus aucune force, nous sommes épuisés, en train de nous effondrer”. “Trop c’est trop.”bur-strs-az-phz/acc/feb/vl

Tenaillés par la faim, les journalistes de l’AFP à Gaza racontent leurs difficultés à couvrir la guerre

“On n’a plus de force à cause de la faim”. Plusieurs journalistes de l’AFP dans la bande de Gaza racontent avoir de plus en plus de difficultés à couvrir la guerre entre Israël et le Hamas palestinien en raison des graves pénuries alimentaires. Ces rédacteurs, photographes et vidéastes palestiniens évoquent une faim extrême, un manque d’eau potable et une fatigue physique et mentale croissante, qui les contraignent parfois à réduire leur couverture de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque sans précédent du Hamas en Israël.En juin, l’ONU avait dénoncé ce qu’elle qualifie d'”utilisation de la nourriture à des fins militaires” par Israël, parlant d’un crime de guerre, après la multiplication des annonces alarmantes d’ONG sur la malnutrition.Israël, qui assiège le territoire et laisse entrer l’aide au compte-gouttes, accuse le mouvement islamiste Hamas d’exploiter la détresse des civils, notamment en détournant l’aide pour la revendre à prix fort ou en tirant sur ceux qui attendent l’aide.Des témoins et la Défense civile de Gaza ont toutefois accusé à plusieurs reprises les forces israéliennes d’avoir tiré sur des personnes qui attendaient de l’aide, l’ONU affirmant que l’armée avait tué plus de 1.000 Palestiniens qui tentaient de se procurer de la nourriture depuis la fin du mois de mai.- “Complètement abattu” -Bashar Taleb, 35 ans, l’un des quatre photographes de l’AFP sélectionnés cette année pour le prix Pulitzer, vit dans les ruines de sa maison à Jabalia al-Nazla, dans le nord de Gaza.”J’ai dû interrompre mon travail plusieurs fois pour chercher de la nourriture pour ma famille”, raconte-t-il. “Pour la première fois, je me sens complètement abattu”.Son collègue Omar al-Qattaa, photographe également âgé de 35 ans et lui aussi candidat au Pulitzer, se dit épuisé.”Je dois porter du matériel lourd, marcher des kilomètres (…) On ne peut plus se rendre sur les lieux de reportage, on n’a plus de force à cause de la faim.” Il dépend d’antalgiques pour soulager des douleurs dorsales, mais affirme que les médicaments de base sont introuvables en pharmacie, tandis que le manque de vitamines et d’aliments nutritifs aggrave encore sa situation.Khadr Al-Zanoun, 45 ans, à Gaza-ville, affirme avoir perdu 30 kilos depuis le début de la guerre. Le journaliste évoque des évanouissements à cause du manque de nourriture et d’eau, ainsi qu’une “fatigue extrême” et la difficulté à travailler. “Ma famille est aussi à bout.”Le photojournaliste Eyad Baba, 47 ans, déplacé du sud de la bande de Gaza vers Deir el-Balah (centre), où l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre cette semaine, a dû quitter un camp surpeuplé et insalubre pour louer un logement à un prix exorbitant, afin d’y abriter sa famille.”Je n’en peux plus de cette faim, elle touche mes enfants”, confie-t-il. – “Plus fort que les bombardements” -“Dans le cadre de notre travail, nous avons été confrontés à toutes les formes possibles de mort. La peur et la sensation d’une mort imminente nous accompagnent partout”, ajoute-t-il.Etre journaliste à Gaza, c’est travailler “sous la menace constante des armes”, explique Eyad Baba, soulignant toutefois que “la douleur de la faim est plus forte que la peur des bombardements.””La faim empêche de penser”.A Gaza-ville, le directeur de l’hôpital Al-Chifa, Mohammed Abou Salmiya, a alerté mardi sur des “niveaux alarmants de mortalité” dus au manque de nourriture, affirmant que 21 enfants étaient morts de faim et malnutrition en trois jours.La journaliste de l’AFP Ahlam Afana, 30 ans, souligne une autre difficulté : une épuisante “crise de liquidités”, liée à des frais bancaires exorbitants et à une inflation galopante sur les rares denrées disponibles, vient aggraver la situation.Les retraits en liquide peuvent être taxés jusqu’à 45%, explique Khadr al-Zanoun, tandis que le prix des carburants explose –là où on en trouve, rendant tout déplacement en voiture impossible.”Les prix sont exorbitants”, déplore Ahlam Afana. “Un kilo de farine se vend entre 100 et 150 shekels israéliens (25 à 38 dollars), ce qui dépasse nos moyens, même pour en acheter un seul kilo par jour. “Le riz coûte 100 shekels, le sucre dépasse les 300, les pâtes 80, un litre d’huile entre 85 et 100. Les tomates se vendent entre 70 et 100 shekels. Même les fruits de saison -raisins, figues- atteignent 100 shekels le kilo.” “Nous ne pouvons pas nous le permettre. Je ne me souviens même plus de leur goût.”- “La faim nous ronge” -La journaliste explique qu’elle travaille depuis une tente délabrée, sous une chaleur étouffante. “Je bouge lentement. Ce n’est pas seulement les bombardements qui nous menacent, c’est la faim qui nous ronge.””Je ne me contente plus de couvrir la catastrophe (de la guerre). Je la vis.”Reporters sans frontières (RSF) a indiqué mardi que plus de 200 journalistes avaient été tués à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023.Le vidéaste Youssef Hassouna, 48 ans, confie que la perte de collègues, d’amis et de membres de sa famille l’a éprouvé “de toutes les manières possibles”.Malgré un  ”profond vide intérieur”, il dit continuer à exercer son métier. “Chaque image que je capture pourrait être la dernière trace d’une vie ensevelie sous les décombres”, dit-il.Zouheir Abou Atileh, 60 ans, ancien collaborateur du bureau de l’AFP à Gaza, partage le vécu de ses confrères et parle d’une situation de “catastrophique”.”Je préfère la mort à cette vie”, affirme-t-il.”Nous n’avons plus aucune force, nous sommes épuisés, en train de nous effondrer”. “Trop c’est trop.”bur-strs-az-phz/acc/feb/vl

Un hôpital de Gaza dit que 21 enfants sont morts de malnutrition ou de faim

Un hôpital de Gaza a affirmé mardi que 21 enfants étaient morts de malnutrition ou de faim dans le territoire palestinien dévasté par la guerre, les Etats-Unis annonçant l’envoi de l’émissaire Steve Witkoff au Moyen-Orient pour finaliser un “corridor” pour l’aide humanitaire.De son côté, la Défense civile locale a indiqué que 15 Palestiniens avaient été tués dans de nouvelles frappes israéliennes dans la bande de Gaza ravagée par plus de 21 mois de guerre, déclenchée par une attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.”Il suffit de regarder l’horreur qui se déroule à Gaza, avec un niveau de mort et de destruction sans équivalent dans l’histoire récente. La malnutrition explose. La famine frappe à toutes les portes”, a déclaré le patron de l’ONU Antonio Guterres.Selon le directeur de l’hôpital al-Chifa à Gaza-ville (nord), Mohammed Abou Salmiya, “21 enfants sont morts de malnutrition ou de faim” en 72 heures dans plusieurs hôpitaux y compris le sien. “A chaque moment, de nouveaux cas arrivent aux hôpitaux.”A l’hôpital Nasser (sud), des images de l’AFP ont montré des parents pleurant sur la dépouille de leur fils de 14 ans, Abdel Jawad al-Ghalban, mort de faim, dont le corps squelettique venait d’être enveloppé dans un sac mortuaire blanc.Assiégés par Israël depuis le début de la guerre en octobre 2023, les quelque 2,4 millions d’habitants du territoire de 365 km2 sont soumis à des pénuries sévères de nourriture.Israël, qui laisse entrer l’aide au compte-gouttes, accuse le mouvement islamiste palestinien Hamas d’exploiter la détresse des civils, notamment en détournant l’aide, ce que ce dernier dément. Mardi soir, le porte-parole militaire israélien Nadav Shoshani a publié une vidéo, montrant ce qu’il a présenté comme “950 camions transportant de l’aide humanitaire qui attend d’être récupérée et distribuée par les organisations internationales”. “Cela survient après qu’Israël a facilité l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza”, a-t-il écrit sur X.- “Corridor humanitaire” -A Washington, la porte-parole du département d’Etat a annoncé que M. Witkoff se rendait au Moyen-Orient avec “le ferme espoir que nous parviendrons à un nouveau cessez-le-feu, ainsi qu’à un corridor humanitaire pour l’acheminement de l’aide que les deux parties ont, en fait, accepté”.Elle a laissé entendre qu’il était en route mais n’a pas donné de détails sur son itinéraire exact, soulignant qu’il se rendrait autour de Gaza.L’ONU a accusé l’armée israélienne d’avoir tué depuis fin mai plus de 1.000 personnes qui cherchaient à obtenir de l’aide humanitaire à Gaza, dont la grande majorité près des centres de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF).L’ONU refuse de travailler avec la GHF, une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël, en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité. L’armée israélienne “doit cesser de tuer des personnes aux points de distribution” d’aide à Gaza, a affirmé la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une campagne militaire d’envergure à Gaza qui a coûté la vie à 59.106 personnes, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU. L’offensive israélienne a également provoqué un désastre humanitaire et des destructions colossales.- “J’ai faim” -Après plus de 21 mois de guerre, Israël continue de bombarder au quotidien le territoire situé à sa frontière sud et où le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, l’UE et Israël, a pris le pouvoir en 2007.Dans le camp d’Al-Chati (nord), qui abrite des milliers de déplacés, 13 Palestiniens ont été tués dans les bombardements israéliens.”J’ai perdu mon mari, mon fils est blessé, j’ai faim et ma maison a disparu”, s’exclame Oum Rami Abou Karsh, une déplacée dans le camp.Après un appel lancé par 25 pays à la fin “immédiate” de la guerre, la France a réclamé que la presse internationale “puisse accéder à Gaza pour montrer” ce qu’il s’y passe.Les dernières négociations indirectes entre Israël et le Hamas en vue d’une trêve n’ont pas enregistré de progrès.Israël dit vouloir libérer les otages retenus à Gaza, chasser le Hamas de Gaza et prendre le contrôle du territoire. Le Hamas réclame le retrait israélien de Gaza, l’entrée d’importantes aides et l’arrêt définitif de la guerre.

Un hôpital de Gaza dit que 21 enfants sont morts de malnutrition ou de faim

Un hôpital de Gaza a affirmé mardi que 21 enfants étaient morts de malnutrition ou de faim dans le territoire palestinien dévasté par la guerre, les Etats-Unis annonçant l’envoi de l’émissaire Steve Witkoff au Moyen-Orient pour finaliser un “corridor” pour l’aide humanitaire.De son côté, la Défense civile locale a indiqué que 15 Palestiniens avaient été tués dans de nouvelles frappes israéliennes dans la bande de Gaza ravagée par plus de 21 mois de guerre, déclenchée par une attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.”Il suffit de regarder l’horreur qui se déroule à Gaza, avec un niveau de mort et de destruction sans équivalent dans l’histoire récente. La malnutrition explose. La famine frappe à toutes les portes”, a déclaré le patron de l’ONU Antonio Guterres.Selon le directeur de l’hôpital al-Chifa à Gaza-ville (nord), Mohammed Abou Salmiya, “21 enfants sont morts de malnutrition ou de faim” en 72 heures dans plusieurs hôpitaux y compris le sien. “A chaque moment, de nouveaux cas arrivent aux hôpitaux.”A l’hôpital Nasser (sud), des images de l’AFP ont montré des parents pleurant sur la dépouille de leur fils de 14 ans, Abdel Jawad al-Ghalban, mort de faim, dont le corps squelettique venait d’être enveloppé dans un sac mortuaire blanc.Assiégés par Israël depuis le début de la guerre en octobre 2023, les quelque 2,4 millions d’habitants du territoire de 365 km2 sont soumis à des pénuries sévères de nourriture.Israël, qui laisse entrer l’aide au compte-gouttes, accuse le mouvement islamiste palestinien Hamas d’exploiter la détresse des civils, notamment en détournant l’aide, ce que ce dernier dément. Mardi soir, le porte-parole militaire israélien Nadav Shoshani a publié une vidéo, montrant ce qu’il a présenté comme “950 camions transportant de l’aide humanitaire qui attend d’être récupérée et distribuée par les organisations internationales”. “Cela survient après qu’Israël a facilité l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza”, a-t-il écrit sur X.- “Corridor humanitaire” -A Washington, la porte-parole du département d’Etat a annoncé que M. Witkoff se rendait au Moyen-Orient avec “le ferme espoir que nous parviendrons à un nouveau cessez-le-feu, ainsi qu’à un corridor humanitaire pour l’acheminement de l’aide que les deux parties ont, en fait, accepté”.Elle a laissé entendre qu’il était en route mais n’a pas donné de détails sur son itinéraire exact, soulignant qu’il se rendrait autour de Gaza.L’ONU a accusé l’armée israélienne d’avoir tué depuis fin mai plus de 1.000 personnes qui cherchaient à obtenir de l’aide humanitaire à Gaza, dont la grande majorité près des centres de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF).L’ONU refuse de travailler avec la GHF, une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël, en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité. L’armée israélienne “doit cesser de tuer des personnes aux points de distribution” d’aide à Gaza, a affirmé la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une campagne militaire d’envergure à Gaza qui a coûté la vie à 59.106 personnes, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU. L’offensive israélienne a également provoqué un désastre humanitaire et des destructions colossales.- “J’ai faim” -Après plus de 21 mois de guerre, Israël continue de bombarder au quotidien le territoire situé à sa frontière sud et où le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, l’UE et Israël, a pris le pouvoir en 2007.Dans le camp d’Al-Chati (nord), qui abrite des milliers de déplacés, 13 Palestiniens ont été tués dans les bombardements israéliens.”J’ai perdu mon mari, mon fils est blessé, j’ai faim et ma maison a disparu”, s’exclame Oum Rami Abou Karsh, une déplacée dans le camp.Après un appel lancé par 25 pays à la fin “immédiate” de la guerre, la France a réclamé que la presse internationale “puisse accéder à Gaza pour montrer” ce qu’il s’y passe.Les dernières négociations indirectes entre Israël et le Hamas en vue d’une trêve n’ont pas enregistré de progrès.Israël dit vouloir libérer les otages retenus à Gaza, chasser le Hamas de Gaza et prendre le contrôle du territoire. Le Hamas réclame le retrait israélien de Gaza, l’entrée d’importantes aides et l’arrêt définitif de la guerre.

Un hôpital de Gaza dit que 21 enfants sont morts de malnutrition ou de faim

Un hôpital de Gaza a affirmé mardi que 21 enfants étaient morts de malnutrition ou de faim dans le territoire palestinien dévasté par la guerre, les Etats-Unis annonçant l’envoi de l’émissaire Steve Witkoff au Moyen-Orient pour finaliser un “corridor” pour l’aide humanitaire.De son côté, la Défense civile locale a indiqué que 15 Palestiniens avaient été …

Un hôpital de Gaza dit que 21 enfants sont morts de malnutrition ou de faim Read More »

Trump pilonne Obama dans l’espoir de désamorcer la polémique Epstein

Empêtré dans l’affaire Epstein, Donald Trump essaie de rediriger la frustration de ses partisans et l’attention médiatique vers Barack Obama, qu’il est allé jusqu’à accuser de “trahison” mardi.Alors qu’il recevait le président philippin dans le Bureau ovale, le dirigeant républicain a été interrogé sur le dernier rebondissement du dossier ultra-sensible de Jeffrey Epstein, riche financier …

Trump pilonne Obama dans l’espoir de désamorcer la polémique Epstein Read More »

Trump pilonne Obama dans l’espoir de désamorcer la polémique Epstein

Empêtré dans l’affaire Epstein, Donald Trump essaie de rediriger la frustration de ses partisans et l’attention médiatique vers Barack Obama, qu’il est allé jusqu’à accuser de “trahison” mardi.Alors qu’il recevait le président philippin dans le Bureau ovale, le dirigeant républicain a été interrogé sur le dernier rebondissement du dossier ultra-sensible de Jeffrey Epstein, riche financier mort en cellule en 2019 avant son procès pour crimes sexuels.Le ministère de la Justice a annoncé mardi vouloir interroger Ghislaine Maxwell, ex-compagne et complice du délinquant sexuel au carnet d’adresses foisonnant, avec lequel Donald Trump a entretenu des relations amicales.Le président américain a assuré qu’il n’était pas au courant de cette initiative et que de toute façon il “ne suivait pas cela de très près”, lui que certains partisans accusent de ne pas faire toute la lumière sur les agissements de Jeffrey Epstein.Le milliardaire s’est ensuite lancé dans des diatribes virulentes contre l’ancien président démocrate Barack Obama (2009-2017), selon lui “coupable” de “trahison”.- “Chef de gang” -Il l’a dépeint en “chef de gang” qui “tentait de monter un coup d’Etat”. “Voilà ce dont vous devriez réellement parler”, a lancé le président républicain aux journalistes, après avoir accablé la presse de critiques.”Par respect pour la fonction présidentielle, nous ne répondons pas d’ordinaire au flot constant d’absurdité et de désinformation provenant de la Maison Blanche. Mais ces déclarations sont suffisamment scandaleuses pour mériter une réponse. Ces allégations saugrenues sont ridicules et constituent une pauvre tentative de détourner l’attention”, a commenté Patrick Rodenbush, porte-parole de Barack Obama, dans un communiqué.Le milliardaire a qualifié le regain d’intérêt pour l’affaire Epstein de “suite de la chasse aux sorcières” dont il se dit victime de la part de ses opposants politiques, lui qui a été condamné une fois et plusieurs fois poursuivi au pénal.La directrice du renseignement national Tulsi Gabbard avait publié vendredi un rapport accusant Barack Obama et son entourage de “complot” en lien avec les accusations d’ingérence russe dans la campagne de 2016, qui a porté Donald Trump à la Maison Blanche.Le républicain a toujours rejeté les conclusions des services de renseignement américains, selon lesquels Moscou a oeuvré pour favoriser sa première élection. Mais ses attaques ont redoublé d’ardeur ces derniers jours.Elles “participent d’une volonté de détourner l’attention” et de “présenter le président comme victime d’un complot démocrate. Si Trump arrive à faire décoller cette idée, alors il peut l’appliquer au cas Epstein” et rallier sa base, sensible à cette rhétorique de persécution, décrypte pour l’AFP Todd Belt, professeur de sciences politiques à l’université George Washington.Dimanche, Donald Trump avait diffusé sur son réseau Truth Social une vidéo vraisemblablement générée par intelligence artificielle, montrant le premier président noir des Etats-Unis être arrêté dans le Bureau ovale par des agents du FBI.”Après ce qu’ils m’ont fait, et que ce soit bien ou pas, il est temps de traquer des gens”, a dit le président républicain mardi.- Colère -L’affaire Epstein a rebondi le 7 juillet quand le gouvernement américain a dit ne pas avoir de preuve de l’existence d’une liste secrète de clients du riche financier.Cela a suscité la colère de figures du mouvement “Maga” de Donald Trump, persuadées depuis des années que les autorités protègent des personnalités de premier plan liées à Jeffrey Epstein.Pour tenter de les apaiser, le ministère de la Justice se tourne donc vers Ghislaine Maxwell, condamnée en 2022 à 20 ans de prison pour trafic sexuel.”Si Ghislaine Maxwell a des informations sur toute personne qui a commis des crimes ou des délits sur des victimes, le FBI et le ministère de la Justice écoutera ce qu’elle a à dire”, a promis dans un communiqué Todd Blanche, numéro deux du ministère, qui la rencontrera dans sa prison de Floride “dans les prochains jours”.Dans un sondage YouGov/The Economist rendu public mardi, 56% des personnes interrogées critiquent la manière dont Donald Trump gère l’affaire Epstein, 22% l’approuvent et 22% n’ont pas d’opinion.Parmi les seuls électeurs républicains, 45% sont satisfaits de la manière dont le résident républicain mène ce dossier, 30% se disent indécis et 25% mécontents.