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Russes et Ukrainiens s’accordent sur un échange de prisonniers et constatent l'”éloignement” de leurs positions

Russes et Ukrainiens ont conclu mercredi soir une troisième session de négociations directes à Istanbul en constatant l'”éloignement” de leurs positions pour mettre fin à la guerre déclenchée en 2022 et ne s’accordant au final que sur un nouvel échange de prisonniers.Après à peine une heure de discussions au palais de Çiragan, les négociateurs ont constaté que leurs “positions” respectives étaient “assez éloignées les unes des autres,” a dit Vladimir Medinski, le chef de la délégation russe, lors d’une déclaration à la presse.Dans la journée, le Kremlin avait déjà douché les espoirs d’avancées pour mettre fin au conflit lancé en février 2022 par Moscou chez son voisin et qui a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés. “Personne ne s’attend à un chemin facile. Bien entendu, ce sera une discussion très compliquée”, avait ainsi indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, répétant que les propositions des belligérants pour arrêter le conflit étaient “diamétralement opposées”.Seule mesure concrète: les négociateurs se sont mis d’accord pour un nouvel échange de 1.200 prisonniers de chaque côté, selon Vladimir Medinski, comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises.Moscou a également proposé à Kiev de lui remettre 3.000 corps de soldats ukrainiens, ainsi que des trêves de “24 à 48 heures” sur le front pour que les deux armées puissent récupérer leurs tués et leurs blessés, a poursuivi M. Medinski.L’Ukraine a de son côté suggéré une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky d’ici la fin du mois d’août, potentiellement en présence des présidents américain et turc, selon le négociateur de Kiev Roustem Oumerov.- “Mémorandums” et échanges de prisonniers -En préambule à ces négociations, une source au sein de la délégation envoyée par Kiev avait dit à l’AFP espérer une “position constructive” de la Russie et qu’elle renonce à “ses ultimatums”.Ces pourparlers directs intervenaient une nouvelle fois à la suite de pressions exercées par le président américain Donald Trump qui a donné à Moscou, mi-juillet, 50 jours pour parvenir à un accord avec l’Ukraine, sous peine de sanctions sévères.Kiev et ses alliés occidentaux accusent le Kremlin de bloquer les négociations en maintenant des demandes maximalistes, tandis que l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit ses attaques sur le front, où elle grignote chaque jour du terrain.Mercredi, le ministère russe de la Défense a ainsi revendiqué la conquête d’un nouveau village, Varatchyné, dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est) où, au cours de la nuit, des frappes de drones russes ont entraîné des coupures d’électricité chez plus de 220.000 clients, selon M. Zelensky.  Les positions des deux camps semblent actuellement irréconciliables. Comme mercredi soir, les discussions à Istanbul de mai et juin n’avaient débouché que sur des accords d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.Selon le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, les pourparlers devaient porter principalement sur les “mémorandums” échangés en juin par les deux camps et comprenant leurs propositions de paix.Kiev voulait de son côté se focaliser sur un nouvel échange de prisonniers, le rapatriement des enfants ukrainiens emmenés en Russie et la préparation d’une rencontre Poutine-Zelensky.Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud de son territoire, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour Kiev, qui veut le retrait des troupes russes et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose la Russie.- Pression de Trump -L’Ukraine réclame aussi, de concert avec ses alliés européens, un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refusent les Russes, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Sur le terrain, les opérations militaires se poursuivent.Dans la nuit, 71 drones russes ont visé l’Ukraine, selon l’armée de l’air. Trois personnes ont été tuées dans la région de Kherson (sud), d’après les autorités locales qui ont également fait état de neuf blessés.Pour sa part, l’armée russe a affirmé avoir neutralisé pendant la nuit 33 drones ukrainiens et plusieurs dizaines au cours de la journée, lancés contre la Russie. Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a quant à lui repris le contact avec Moscou pour tenter, sans grands résultats, d’arrêter la guerre.Ces dernières semaines, le président américain a exprimé sa frustration à l’égard de la Russie et a affirmé que des équipements militaires américains, payés par des Etats européens membres de l’Otan, seraient envoyés à l’Ukraine.Washington a justement annoncé mercredi soir (en Europe) avoir approuvé une vente d’armements à l’Ukraine visant notamment à renforcer sa défense antiaérienne, pour un montant de 322 millions de dollars.au de

Russes et Ukrainiens s’accordent sur un échange de prisonniers et constatent l'”éloignement” de leurs positions

Russes et Ukrainiens ont conclu mercredi soir une troisième session de négociations directes à Istanbul en constatant l’”éloignement” de leurs positions pour mettre fin à la guerre déclenchée en 2022 et ne s’accordant au final que sur un nouvel échange de prisonniers.Après à peine une heure de discussions au palais de Çiragan, les négociateurs ont …

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Russes et Ukrainiens s’accordent sur un échange de prisonniers et constatent l'”éloignement” de leurs positions

Russes et Ukrainiens ont conclu mercredi soir une troisième session de négociations directes à Istanbul en constatant l'”éloignement” de leurs positions pour mettre fin à la guerre déclenchée en 2022 et ne s’accordant au final que sur un nouvel échange de prisonniers.Après à peine une heure de discussions au palais de Çiragan, les négociateurs ont constaté que leurs “positions” respectives étaient “assez éloignées les unes des autres,” a dit Vladimir Medinski, le chef de la délégation russe, lors d’une déclaration à la presse.Dans la journée, le Kremlin avait déjà douché les espoirs d’avancées pour mettre fin au conflit lancé en février 2022 par Moscou chez son voisin et qui a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés. “Personne ne s’attend à un chemin facile. Bien entendu, ce sera une discussion très compliquée”, avait ainsi indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, répétant que les propositions des belligérants pour arrêter le conflit étaient “diamétralement opposées”.Seule mesure concrète: les négociateurs se sont mis d’accord pour un nouvel échange de 1.200 prisonniers de chaque côté, selon Vladimir Medinski, comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises.Moscou a également proposé à Kiev de lui remettre 3.000 corps de soldats ukrainiens, ainsi que des trêves de “24 à 48 heures” sur le front pour que les deux armées puissent récupérer leurs tués et leurs blessés, a poursuivi M. Medinski.L’Ukraine a de son côté suggéré une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky d’ici la fin du mois d’août, potentiellement en présence des présidents américain et turc, selon le négociateur de Kiev Roustem Oumerov.- “Mémorandums” et échanges de prisonniers -En préambule à ces négociations, une source au sein de la délégation envoyée par Kiev avait dit à l’AFP espérer une “position constructive” de la Russie et qu’elle renonce à “ses ultimatums”.Ces pourparlers directs intervenaient une nouvelle fois à la suite de pressions exercées par le président américain Donald Trump qui a donné à Moscou, mi-juillet, 50 jours pour parvenir à un accord avec l’Ukraine, sous peine de sanctions sévères.Kiev et ses alliés occidentaux accusent le Kremlin de bloquer les négociations en maintenant des demandes maximalistes, tandis que l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit ses attaques sur le front, où elle grignote chaque jour du terrain.Mercredi, le ministère russe de la Défense a ainsi revendiqué la conquête d’un nouveau village, Varatchyné, dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est) où, au cours de la nuit, des frappes de drones russes ont entraîné des coupures d’électricité chez plus de 220.000 clients, selon M. Zelensky.  Les positions des deux camps semblent actuellement irréconciliables. Comme mercredi soir, les discussions à Istanbul de mai et juin n’avaient débouché que sur des accords d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.Selon le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, les pourparlers devaient porter principalement sur les “mémorandums” échangés en juin par les deux camps et comprenant leurs propositions de paix.Kiev voulait de son côté se focaliser sur un nouvel échange de prisonniers, le rapatriement des enfants ukrainiens emmenés en Russie et la préparation d’une rencontre Poutine-Zelensky.Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud de son territoire, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour Kiev, qui veut le retrait des troupes russes et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose la Russie.- Pression de Trump -L’Ukraine réclame aussi, de concert avec ses alliés européens, un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refusent les Russes, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Sur le terrain, les opérations militaires se poursuivent.Dans la nuit, 71 drones russes ont visé l’Ukraine, selon l’armée de l’air. Trois personnes ont été tuées dans la région de Kherson (sud), d’après les autorités locales qui ont également fait état de neuf blessés.Pour sa part, l’armée russe a affirmé avoir neutralisé pendant la nuit 33 drones ukrainiens et plusieurs dizaines au cours de la journée, lancés contre la Russie. Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a quant à lui repris le contact avec Moscou pour tenter, sans grands résultats, d’arrêter la guerre.Ces dernières semaines, le président américain a exprimé sa frustration à l’égard de la Russie et a affirmé que des équipements militaires américains, payés par des Etats européens membres de l’Otan, seraient envoyés à l’Ukraine.Washington a justement annoncé mercredi soir (en Europe) avoir approuvé une vente d’armements à l’Ukraine visant notamment à renforcer sa défense antiaérienne, pour un montant de 322 millions de dollars.au de

Obama à nouveau ciblé par la Maison Blanche, confrontée à une polémique Epstein sans répit

La Maison Blanche a redoublé d’efforts mercredi pour accuser l’ex-président démocrate Barack Obama de “complot” contre Donald Trump après sa victoire à la présidentielle de 2016, au moment où le républicain tente vigoureusement d’éloigner l’attention du public américain de l’affaire Epstein.”L’intention exprimée et ce qui a suivi ne peuvent être décrits que comme un coup d’Etat sur plusieurs années et un complot traître contre le peuple américain, notre République, ainsi qu’une tentative de saper l’administration du président Trump”, a lancé la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, lors d’un point presse à la Maison Blanche.L’ex-élue démocrate, ralliée au président républicain, avait publié vendredi un rapport où Barack Obama était mis en cause, en lien avec les accusations d’ingérence russe dans l’élection de 2016.Le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a dénoncé l’attitude des républicains.”Quand vous n’avez rien à présenter de concret aux Américains, les républicains font porter le chapeau à Barack Obama. C’est ridicule”, a-t-il déclaré mercredi devant la presse.- Agacé -Car ces accusations répétées contre l’ancien président démocrate (2009-2017) interviennent au moment où Donald Trump essaie d’éteindre l’incendie autour de l’affaire Epstein, riche financier mort en cellule en 2019 avant son procès pour crimes sexuels.La colère gronde en effet depuis plusieurs semaines au sein d’une partie de la base “MAGA” du président républicain, qui n’accepte pas les conclusions d’un memorandum publié début juillet par son administration, selon lequel Jeffrey Epstein serait bien mort d’un suicide, et ne tenait pas de liste de clients pour son réseau présumé d’exploitation sexuelle.Ces partisans de Donald Trump lui reprochent aujourd’hui de revenir sur ses promesses de campagne en faisant preuve d’un manque de transparence.Le président s’en est ouvertement agacé en qualifiant ces soutiens de “stupides”.Interrogé sur l’affaire, il a aussi assuré mardi qu’il “ne suivait pas cela de très près”. Devant des journalistes dans le Bureau ovale, il s’est ensuite lancé dans des diatribes virulentes contre Barack Obama, selon lui un “chef de gang” coupable de “trahison”. Rival de longue date, le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis est une cible de choix pour le milliardaire républicain dans sa volonté de voir sa base délaisser la question Epstein.Cette stratégie de “détourner l’attention” s’appuie sur le fait que “les partisans MAGA aiment défendre leur président quand ils estiment qu’il est une victime”, a analysé auprès de l’AFP Todd Belt, professeur de science politique à l’université George Washington.La relation entre Donald Trump et Jeffrey Epstein, figures tous deux de la jet-set new-yorkaise dans les années 1990 et 2000, a été éclairée par de nouveaux éléments la semaine dernière avec la publication dans le Wall Street Journal d’un article attribuant au magnat de l’immobilier une lettre salace adressée au second en 2003. – Congrès paralysé – Attaqué en diffamation par Donald Trump, le quotidien new-yorkais a publié de nouvelles révélations mercredi.Selon le “WSJ”, le président avait été prévenu en mai par sa ministre de la Justice, Pam Bondi, que son nom apparaissait à plusieurs reprises dans les dossiers de l’affaire Epstein, aux côtés de celui d’autres personnalités de premier plan.Le quotidien précise que “le fait d’être mentionné dans ces documents n’est pas un signe de comportement répréhensible”.”Ce n’est rien d’autre qu’un prolongement des fausses informations inventées par les démocrates et les médias de gauche, exactement comme dans le scandale du Russiagate d’Obama”, a réagi le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, en référence aux soupçons de collusion entre Moscou et Donald Trump en 2016.Non loin de la Maison Blanche, la polémique Epstein continue de paralyser également la Chambre américaine des représentants.L’élu républicain Thomas Massie, qui s’est déjà opposé à l’administration Trump sur plusieurs sujets ces derniers mois, veut forcer un vote sur une résolution qui appelle à la publication des documents judiciaires sur Jeffrey Epstein.Le président républicain de la chambre basse, Mike Johnson, fait en sorte de bloquer tout vote sur cette résolution, affirmant qu’une publication sans filtre mettrait en danger les victimes des crimes imputés à Jeffrey Epstein.Avec ce blocage imposé par le “speaker”, les travaux des députés, qui partiront en vacances un jour plus tôt, dès mercredi soir, sont au point mort depuis plusieurs jours.

Obama à nouveau ciblé par la Maison Blanche, confrontée à une polémique Epstein sans répit

La Maison Blanche a redoublé d’efforts mercredi pour accuser l’ex-président démocrate Barack Obama de “complot” contre Donald Trump après sa victoire à la présidentielle de 2016, au moment où le républicain tente vigoureusement d’éloigner l’attention du public américain de l’affaire Epstein.”L’intention exprimée et ce qui a suivi ne peuvent être décrits que comme un coup d’Etat sur plusieurs années et un complot traître contre le peuple américain, notre République, ainsi qu’une tentative de saper l’administration du président Trump”, a lancé la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, lors d’un point presse à la Maison Blanche.L’ex-élue démocrate, ralliée au président républicain, avait publié vendredi un rapport où Barack Obama était mis en cause, en lien avec les accusations d’ingérence russe dans l’élection de 2016.Le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a dénoncé l’attitude des républicains.”Quand vous n’avez rien à présenter de concret aux Américains, les républicains font porter le chapeau à Barack Obama. C’est ridicule”, a-t-il déclaré mercredi devant la presse.- Agacé -Car ces accusations répétées contre l’ancien président démocrate (2009-2017) interviennent au moment où Donald Trump essaie d’éteindre l’incendie autour de l’affaire Epstein, riche financier mort en cellule en 2019 avant son procès pour crimes sexuels.La colère gronde en effet depuis plusieurs semaines au sein d’une partie de la base “MAGA” du président républicain, qui n’accepte pas les conclusions d’un memorandum publié début juillet par son administration, selon lequel Jeffrey Epstein serait bien mort d’un suicide, et ne tenait pas de liste de clients pour son réseau présumé d’exploitation sexuelle.Ces partisans de Donald Trump lui reprochent aujourd’hui de revenir sur ses promesses de campagne en faisant preuve d’un manque de transparence.Le président s’en est ouvertement agacé en qualifiant ces soutiens de “stupides”.Interrogé sur l’affaire, il a aussi assuré mardi qu’il “ne suivait pas cela de très près”. Devant des journalistes dans le Bureau ovale, il s’est ensuite lancé dans des diatribes virulentes contre Barack Obama, selon lui un “chef de gang” coupable de “trahison”. Rival de longue date, le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis est une cible de choix pour le milliardaire républicain dans sa volonté de voir sa base délaisser la question Epstein.Cette stratégie de “détourner l’attention” s’appuie sur le fait que “les partisans MAGA aiment défendre leur président quand ils estiment qu’il est une victime”, a analysé auprès de l’AFP Todd Belt, professeur de science politique à l’université George Washington.La relation entre Donald Trump et Jeffrey Epstein, figures tous deux de la jet-set new-yorkaise dans les années 1990 et 2000, a été éclairée par de nouveaux éléments la semaine dernière avec la publication dans le Wall Street Journal d’un article attribuant au magnat de l’immobilier une lettre salace adressée au second en 2003. – Congrès paralysé – Attaqué en diffamation par Donald Trump, le quotidien new-yorkais a publié de nouvelles révélations mercredi.Selon le “WSJ”, le président avait été prévenu en mai par sa ministre de la Justice, Pam Bondi, que son nom apparaissait à plusieurs reprises dans les dossiers de l’affaire Epstein, aux côtés de celui d’autres personnalités de premier plan.Le quotidien précise que “le fait d’être mentionné dans ces documents n’est pas un signe de comportement répréhensible”.”Ce n’est rien d’autre qu’un prolongement des fausses informations inventées par les démocrates et les médias de gauche, exactement comme dans le scandale du Russiagate d’Obama”, a réagi le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, en référence aux soupçons de collusion entre Moscou et Donald Trump en 2016.Non loin de la Maison Blanche, la polémique Epstein continue de paralyser également la Chambre américaine des représentants.L’élu républicain Thomas Massie, qui s’est déjà opposé à l’administration Trump sur plusieurs sujets ces derniers mois, veut forcer un vote sur une résolution qui appelle à la publication des documents judiciaires sur Jeffrey Epstein.Le président républicain de la chambre basse, Mike Johnson, fait en sorte de bloquer tout vote sur cette résolution, affirmant qu’une publication sans filtre mettrait en danger les victimes des crimes imputés à Jeffrey Epstein.Avec ce blocage imposé par le “speaker”, les travaux des députés, qui partiront en vacances un jour plus tôt, dès mercredi soir, sont au point mort depuis plusieurs jours.

Obama à nouveau ciblé par la Maison Blanche, confrontée à une polémique Epstein sans répit

La Maison Blanche a redoublé d’efforts mercredi pour accuser l’ex-président démocrate Barack Obama de “complot” contre Donald Trump après sa victoire à la présidentielle de 2016, au moment où le républicain tente vigoureusement d’éloigner l’attention du public américain de l’affaire Epstein.”L’intention exprimée et ce qui a suivi ne peuvent être décrits que comme un coup …

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Commerce: Trump annonce un accord “énorme” avec le Japon, l’Europe pourrait suivre

Donald Trump a annoncé avoir conclu un accord commercial “énorme” avec le Japon, alors que des “décisions” sont sur le point d’être prises côté européen en vue d’un accord du même ordre, selon le chancelier allemand, Friedrich Merz.Le président américain entend imposer à partir du 1er août de massives surtaxes dites “réciproques”, initialement prévues au 1er avril puis suspendues, à nombre de pays – à moins qu’ils ne concluent d’ici là des accords avec les Etats-Unis.L’administration Trump revendique désormais cinq de ces accords à son actif: outre le Japon, le président américain a annoncé mardi en avoir conclu un avec les Philippines. Les Etats-Unis ont également assuré s’être entendus avec le Royaume-Uni, l’Indonésie et le Vietnam.”Le Japon paiera des droits de douane réciproques de 15% aux Etats-Unis”, a indiqué mardi le président américain sur son réseau Truth Social, bien en-deçà de la surtaxe de 25% dont l’archipel était menacé au 1er août.Le Japon, bien qu’allié-clé des Etats-Unis, est actuellement soumis aux mêmes droits de douane de base de 10% que la plupart des nations, ainsi qu’à des surtaxes de 25% sur les voitures et de 50% sur l’acier et l’aluminium.L’accord ramènera les droits de douane sur l’automobile à 15%, comme sur le reste des produits hormis l’acier et l’aluminium.Une décision qui fait grogner les trois grands constructeurs américains, dont les véhicules produits au Canada ou au Mexique, avec lequel Washington a pourtant un accord de libre-échange (ACEUM), sont eux taxés à hauteur de 25%.- Accord avec l’Europe en vue -Dans le même temps, les négociations entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis semblent être entrées dans la dernière ligne droite, les Européens examinant une proposition américaine de droits de douane de base de 15% avec des exception sectorielles encore à définir, selon des sources diplomatiques, loin des 30% que Donald Trump menaçait d’appliquer le 12 juillet.Des “décisions” sont sur le point d’être prises, a ainsi affirmé mercredi le chancelier allemand, Friedrich Merz, alors que M. Trump assurait la veille qu’un accord avec “l’Europe viendra demain”.Chinois et Américains se rencontreront quant à eux la semaine prochaine à Stockholm, pour un crucial troisième cycle de discussions sur les droits de douane.L’accord avec le Japon, l’une des principales économies mondiales, représente un succès pour Donald Trump, qui l’a qualifié mardi sur Truth Social de “sans précédent”.”C’est un accord un peu différent mais parce que les Japonais ont proposé une solution très innovante, en apportant du financement, des garanties et du crédit hypothécaire à des projets majeurs ici aux Etats-Unis”, a détaillé mardi sur Bloomberg TV le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.”‘C’est ce financement innovant qui permet de leur offrir 15%” même sur l’automobile, a-t-il ajouté.Donald Trump a assuré que cet accord apporterait “550 milliards de dollars” d’investissements dans le pays, sans plus de détails.”Nous pensons que c’est une grande réussite d’avoir pu obtenir la plus grande réduction (des surtaxes) parmi les pays ayant un excédent commercial avec les Etats-Unis”, s’est félicité le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba.- “Intérêt national du Japon” -Selon M. Trump, le Japon a accepté de s’ouvrir “au commerce des voitures et des pick-ups, du riz et d’un certain nombre d’autres produits agricoles” venant des Etats-Unis.Sur l’automobile qui représente 8% des emplois dans l’archipel, l’enjeu était de taille: elle constituait l’an dernier presque 30% des exportations du Japon vers les Etats-Unis. Or, à la suite des surtaxes de 25% imposées depuis avril, ces exportations ont dégringolé d’un quart sur un an en mai et en juin.Selon M. Ishiba, l’accord conclu prévoit que ces surtaxes soient divisées par deux, et s’ajoutent aux droits de douane préexistants de 2,5% pour parvenir à une taxation finale de 15%.Par ailleurs, gonfler les importations de riz était ces derniers mois un tabou pour Tokyo, qui assurait défendre les intérêts des agriculteurs locaux.”Nous avons poursuivi les négociations pour parvenir à un accord répondant à l’intérêt national du Japon et des Etats-Unis” et “rien n’impose des sacrifices à nos agriculteurs”, a affirmé mercredi M. Ishiba.Le Japon importe actuellement jusqu’à 770.000 tonnes de riz exemptés de droits de douane et pourrait importer davantage de céréales américaines dans cette limite – au détriment d’autres origines -, a-t-il expliqué.En revanche, les surtaxes américaines de 50% sur l’acier et l’aluminium ne sont pas concernées par l’accord, pas davantage que les dépenses de défense du Japon dont M. Trump réclame le renforcement, a précisé le négociateur nippon, Ryosei Akazawa.