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Mercosur: l’Union européenne donne son feu vert, sans la France

Après plus de vingt-cinq ans de négociations, l’Union européenne a donné son feu vert à l’accord de libre-échange avec le Mercosur vendredi, malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de la France.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué un “accord historique” avec l’Amérique latine, qu’elle a “hâte” de parapher.L’accord est …

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Syrie: l’armée bombarde des quartiers kurdes d’Alep que les combattants refusent d’évacuer

L’armée syrienne a repris vendredi ses bombardements sur un quartier kurde d’Alep après que des combattants appartenant à cette minorité ont refusé d’évacuer, défiant les autorités qui avaient décrété un cessez-le-feu.Les violences, qui ont tué au moins 21 civils depuis mardi, sont les plus graves dans cette grande ville du nord de la Syrie entre …

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Discussions entre le Venezuela et les Etats-Unis pour rétablir les liens diplomatiques

Des diplomates américains sont vendredi au Venezuela, signe d’une volonté de rétablir les relations diplomatiques rompues depuis 2019, moins d’une semaine après la capture par des troupes américaines de Nicolas Maduro à Caracas.Le gouvernement de la présidente par intérim Delcy Rodriguez “a décidé d’entamer un processus exploratoire visant à rétablir les liens diplomatiques entre les deux pays”, selon le ministre des Affaires étrangères Yvan Gil.Des diplomates américains étaient vendredi à Caracas, selon lui, une présence confirmée par un responsable américain peu après que Donald Trump a déclaré avoir “annulé” une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela du fait de la “coopération” de Caracas. La libération de quelques opposants est par ailleurs “un geste très important et intelligent” de Caracas, selon Trump.  “Les Etats-Unis et le Venezuela travaillent bien ensemble”, notamment pour la “reconstruction” de l’industrie pétrolière, a-t-il déclaré.De son côté, Mme Rodriguez affirme que son pays n’est ni “subordonné ni soumis” à Washington, et évoque sa “loyauté envers le président Nicolas Maduro”. Et vendredi, le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a annoncé sur Telegram avoir reçu l’ambassadeur de Russie, Sergey Mélik-Bagdasarov, et continuer “à travailler sur le programme de coopération” avec Moscou.A l’issue d’un entretien avec les présidents brésilien Lula, colombien Petro et le Premier ministre espagnol Sanchez, elle a “réaffirmé” que le Venezuela opposera la “voie diplomatique” à “l’agression criminelle, illégale et illégitime perpétrée” le 3 janvier avec les bombardements américains précédant la capture Maduro.- “Avec nous” -Le gouvernement américain continue cependant de mener d’une main ferme son blocus sur l’exportation du pétrole vénézuélien. Il a annoncé vendredi avoir saisi dans les eaux internationales un nouveau pétrolier qui partait du Venezuela, le cinquième ces dernières semaines.”Ce pétrolier est actuellement en chemin, de retour vers le Venezuela, et le pétrole sera vendu”, a écrit Donald Trump.Le chef d’Etat a réuni à la Maison Blanche les grands groupes pétroliers pour les pousser à se lancer à l’assaut des vastes réserves du Venezuela, sans sembler emporter la conviction de tous les dirigeants autour de la table.”Vous aurez une sécurité totale” pour opérer, a-t-il vanté, sans préciser quelles formes prendraient cette garantie de sécurité alors qu’il a exclu une présence militaire américaine pour protéger l’activité pétrolière.”Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela”, a-t-il lancé aux dirigeants du secteur.Parmi eux, le PDG de l’américain ExxonMobil, Darren Woods, a tenu à préciser qu’il n’allait pas se lancer à la hâte dans de nouveaux investissements, estimant qu’il était “impossible d’y investir” en l’état.- 9 prisonniers libérés -Sur le volet politique, l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia en exil en Espagne, a appelé à la reconnaissance “explicite” de sa victoire face à Maduro lors de la présidentielle de 2004. La cheffe de l’opposition, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025 et réfugiée dans la clandestinité, devrait être reçue “la semaine prochaine” à Washington, a annoncé Donald Trump.Dans l’attente de la libération de “nombreux prisonniers”, annoncée par le président du Parlement Jorge Rodriguez, frère de Delcy , des dizaines de proches de dissidents ou militants ont afflué devant des centres pénitentiaires du pays. “Il ne faut pas perdre espoir”, entend-on parmi les familles présentes devant le centre pénitencier de Rodéo I, à l’est de Caracas. Selon Alfredo Romero, avocat de l’ONG Foro Penal sur X, seuls 9 prisonniers ont été libérés et “il reste 811 prisonniers politiques au Venezuela”. “Parmi les 87 prisonniers politiques de nationalité étrangère détenus au Venezuela, deux sont des citoyens américains”, écrit-il. Cinq Espagnols relâchés la veille sont arrivés en début d’après-midi à Madrid, dont la célèbre militante et avocate binationale Rocio San Miguel.- “Agir ensemble” -En parallèle du dossier du pétrole vénézuélien convoité par Washington, Trump dit aussi vouloir s’en prendre au narcotrafic. Après avoir détruit dans les Caraïbes et le Pacifique des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, faisant plus de 100 morts, les Etats-Unis vont mener “des frappes au sol” contre les cartels, menace-t-il.Alors que le Républicain affirme que “les cartels dirigent le Mexique”, la présidente de ce pays, Claudia Sheinbaum, a dit vendredi que son gouvernement œuvrait à “renforcer la coordination” en matière de sécurité avec les Etats-Unis. Pour sa part, le chef d’Etat colombien Gustavo Petro a lui invité vendredi sur X Mme Rodriguez “à agir ensemble” contre le narcotrafic, arguant que ce sujet était devenu “l’excuse parfaite” pour justifier une “agression” contre les pays d’Amérique latine.De puissantes guérillas financées par le trafic de cocaïne opèrent le long de la poreuse frontière de plus de 2.200 kilomètres entre la Colombie et le Venezuela.Le ministre colombien de la Défense, Pedro Sanchez, a annoncé vendredi une rencontre virtuelle avec le Département de la Défense des Etats-Unis afin que les principales guérillas du pays “soient déclarées comme des objectifs communs”.

Le gouvernement fait quelques concessions face à la colère persistante des agriculteurs

Le gouvernement français, impuissant en Europe face au vote de l’accord avec le Mercosur et menacé en interne par deux motions de censure, a annoncé vendredi soir une série de mesures “de justice agricole”, peinant néanmoins à apaiser la colère des agriculteurs qui ont manifesté en tracteur à Paris ces derniers jours.Doublement du fonds à 22 millions d’euros pour les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire bovine, augmentation des tirs autorisés contre les loups menaçant les troupeaux, simplification du registre sur les pesticides…Un “paquet de 300 millions” qui contient aussi d’autres mesures égrainées ces dernières semaines (sur les engrais ou l’aide à l’arrachage des vignes) mais que la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a conditionné à la non-censure du gouvernement et au vote du budget.Si la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d’abattage total des troupeaux dans lesquels la dermatose est détectée, en cas “d’immunité collective” après vaccination, elle l’a conditionné à un “avis scientifique” encore en construction.Ce qui a fortement déçu la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne qui demandent la fin de l’abattage total et une généralisation ou un assouplissement des vaccinations.La seule annonce jugée positive par la Confédération paysanne sur un potentiel assouplissement du protocole de vaccination “arrive avec six mois de retard et le sacrifice de milliers de vaches bien portantes et d’éleveurs” s’est désolée auprès de l’AFP Fanny Métrat, porte-parole du troisième syndicat agricole qui demande “la démission de la ministre Annie Genevard”.- “Plus rien à se dire” -La CR souhaitait aussi un moratoire sur tous les contrôles pesant sur les agriculteurs jusqu’à la présidentielle et la suppression des agences environnementales.”Ces deux volets n’ont pas été traités. On n’a plus rien à se dire (…). Il faut souhaiter une dissolution rapide du gouvernement pour en finir avec ces ministres qui n’écoutent rien”, a lancé vendredi soir à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale à la pointe de la contestation.Une cinquantaine d’actions ont été menées vendredi dans 31 départements, par la CR et la Confédération paysanne mais aussi par des sections locales de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs: blocages d’autoroutes, manifestations devant les préfectures… Plusieurs pays européens ont aussi observé des actions d’agriculteurs.La FNSEA souhaitait, elle, une “loi spéciale” pour répondre aux demandes les plus urgentes, pas au programme, ainsi que la publication des décrets d’application de la loi Duplomb, ce qui sera fait “d’ici la fin du mois” mais sur un seul point qui concerne l’agrandissement des élevages, a annoncé la ministre.Malgré certaines “réponses positives”, le compte “n’y est pas” a estimé vendredi soir Yohann Barbe, éleveur et porte-parole de la FNSEA, il manque notamment “un périmètre pour l’utilisation de l’enveloppe d’accompagnement” à la lutte contre la dermatose, selon lui.”Il faut que l’ensemble des élus et du pays prennent conscience de l’importance du budget de l’agriculture qui doit absolument être voté la semaine prochaine”, a-t-il ajouté à l’adresse des députés et sénateurs.- Interpellations -La crispation pour les agriculteurs réside aussi dans la signature, prévue le 17 janvier au Paraguay après le vote des Etats membres vendredi, de l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur. FNSEA et JA ont appelé à manifester le 20 janvier à Strasbourg devant le Parlement européen qui devra voter pour le ratifier.Reconnaissant que la défiance était un “signal d’alarme majeur”, la ministre Annie Genevard a salué vendredi des manifestations “pacifiques, à l’exception de quelques épisodes dommageables”. Deux des porte-parole nationaux de la Confédération paysanne, interpellés devant l’Arc de Triomphe vendredi à Paris, ont été relâchés en début de soirée. Il est “inadmissible que la Confédération paysanne soit le seul syndicat à subir cette répression”, a dénoncé cette organisation, classée à gauche, qui avait mené à l’aube une opération escargot avec des tracteurs sur le périphérique autour de Paris.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a assumé pour sa part jeudi de n’avoir pas dispersé l’action “illégale” de la Coordination rurale (CR) avec ses tracteurs à Paris alors que les rassemblements non déclarés y étaient interdits.Le ton est monté aussi vendredi devant le siège de l’agence sanitaire Anses, au sud de Paris, où des adhérents de la CR ont lancé des oeufs contre la façade. Aucune interpellation n’a été rapportée.bur-sb-mdz-im/ved/cbn

Des Iraniens dans les rues de Téhéran vendredi soir

De nouvelles manifestations contre le pouvoir ont eu lieu vendredi soir en Iran, notamment à Téhéran où des habitants ont défilé sur plusieurs artères, selon une vidéo vérifiée par l’AFP et des images parues sur les réseaux sociaux en dépit d’une coupure nationale des communications internet.Au treizième jour d’un mouvement de contestation qui prend de l’ampleur malgré la répression, des habitants frappaient sur des casseroles et scandaient des slogans hostiles au pouvoir, dont “mort à Khamenei”, en référence au guide suprême iranien. Dans ce quartier de Sadatabad, dans le nord-ouest de Téhéran, ils étaient soutenus par un concert de klaxons d’automobilistes, selon la vidéo authentifiée.D’autres images publiées sur les réseaux sociaux montraient des manifestations similaires ailleurs à Téhéran. Et des chaînes de télévision en persan basées à l’étranger ont diffusé des vidéos de nombreux protestataires à Machhad, dans l’est de l’Iran, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.”Des indices crédibles laissent penser que la République islamique pourrait tenter de transformer cette nuit en un massacre, sous le couvert d’un black-out total des communications”, s’est inquiétée la lauréate du prix Nobel de la Paix 2003, l’avocate iranienne en exil Shirin Ebadi.La connectivité est “réduite à 1% de son niveau habituel”, a précisé l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. La coupure d’internet “n’est pas un problème technique en Iran, c’est une tactique”, a jugé Shirin Ebadi, disant avoir été informée que des centaines de personnes ont été transportées jeudi dans un hôpital de Téhéran avec des “blessures graves aux yeux” causées par des tirs de fusils à plombs.Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés à travers l’Iran depuis le début le 28 décembre de la contestation, a dénombré vendredi l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. Jeudi soir, des images vérifiées par l’AFP avaient déjà montré des foules de personnes à pied à Téhéran.Et vendredi, la télévison iranienne a montré les dégâts causés, citant le maire de Téhéran parlant de plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels.Un procureur du district de la ville d’Esfarayen, dans l’est de l’Iran, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité ont été tués jeudi soir lors de manifestations, selon le pouvoir judiciaire.- Messages de fermeté -Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne “reculerait pas” face à la vague de contestation qui défie la République islamique, en place depuis 1979.Devant ses partisans scandant en écho “mort à l’Amérique”, Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d’Etat.  “La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs”, a-t-il lancé, dénonçant la destruction la veille à Téhéran d’un bâtiment par “une bande de vandales”.Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont jugé la situation “inacceptable”, promettant de protéger la Révolution islamique. Et le pouvoir judiciaire a averti vendredi que la punition des “émeutiers” serait “maximale”. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans le mouvement de contestation, tout en écartant la possibilité d’une intervention militaire étrangère.”Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n’aurait cru possible il y a encore quelques semaines”, a affirmé vendredi soir le président américain Donald Trump, en estimant que l’Iran avait “de gros problèmes”. La veille, il avait de nouveau menacé de “frapper très fort” l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants. – “Intimider et punir” – Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a demandé vendredi à Donald Trump d’intervenir sans tarder en Iran. Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé les méthodes utilisées “pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques”.  Trois dirigeants européens, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont condamné “fermement” vendredi “le meurtre de manifestants” et les “violences” commises par les forces de sécurité en Iran, appelant les autorités iraniennes à “faire preuve de retenue”.

La moitié de Kiev privée de chauffage après des frappes russes

Des frappes russes massives ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire de la capitale ukrainienne à appeler vendredi la population à évacuer “temporairement” la ville.Cette nouvelle nuit de bombardements a vu l’utilisation, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre en février 2022 du missile balistique russe de dernière génération Orechnik, dans l’ouest de l’Ukraine. L’Union européenne, Paris, Berlin et Londres ont à cet égard dénoncé une “escalade” de la part de Moscou dans l’utilisation de ce missile de portée intermédiaire (IRBM) capable d’emporter des ogives nucléaires.La Russie a continué de pilonner l’Ukraine après avoir rejeté la veille le plan européen de déploiement d’une force multinationale dans le pays après une éventuelle fin du conflit.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé une “réaction claire” de la communauté internationale après cette attaque en pleine vague de froid, qui a touché une quarantaine de sites dans la capitale.Le parquet ukrainien a fait état de 4 morts et de 26 blessés.”La moitié des immeubles d’habitation à Kiev — près de 6.000 — sont actuellement privés de chauffage”, s’est alarmé son maire, Vitaly Klitschko, qui a exhorté ceux qui le peuvent à quitter “temporairement” la ville.Les journalistes de l’AFP n’ont pas constaté d’affluence massive dans les gares routières et ferroviaires.Des équipes étaient à l’oeuvre vendredi par des températures oscillant entre -7°C et -12°C pour rétablir au plus vite le chauffage dans la capitale, coupé pour 417.000 foyers, selon l’opérateur électrique privé DTEK.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné ces frappes. “Les attaques contre des civils et des infrastructures civiles violent le droit international humanitaire. Peu importe où elles se produisent, elles sont inacceptables et doivent cesser immédiatement”, a-t-il déclaré selon son porte-parole.- “Où est l’Amérique ?” -Nina, 70 ans, qui vit dans l’un des bâtiments touchés, s’est dite en colère que le monde parle d’un possible accord pour mettre fin au conflit quand la Russie bombarde. “Où est l’Europe, où est l’Amérique?”, a-t-elle lancé, interrogée par l’AFP.Moscou a dit avoir frappé des “cibles stratégiques” en Ukraine, notamment avec son missile balistique Orechnik, dont les ogives peuvent atteindre une vitesse d’environ 13.000 km/h.Selon le ministère russe de la Défense, ces attaques ont été menées “en réponse” à une tentative ukrainienne de frapper une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, des accusations que Kiev et les Occidentaux qualifient de “mensonges”.Le service ukrainien de sécurité (SBU) a diffusé des images de débris présentés comme étant ceux du missile Orechnik utilisé par Moscou pour frapper la région de Lviv (ouest). Il n’a pas précisé quelles cibles avaient été visées par l’engin ni l’ampleur des dégâts.Des habitants de Roudno, en périphérie de Lviv, ont affirmé à l’AFP avoir entendu des explosions et certains ont signalé des coupures de gaz. “Il fait -18 à -20°C et il n’y a plus de gaz. Les gens ont des jeunes enfants, des familles. Comment peuvent-ils vivre sans pouvoir se réchauffer?”, s’est interrogée Slava, une femme de 70 ans.Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a estimé que l’attaque, dans une région située près de la frontière avec l’UE et l’Otan, était un “test pour l’alliance transatlantique”.Les dirigeants français, allemand et britannique Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer ont dénoncé les attaques “continues” de la Russie, “y compris l’utilisation d’un missile balistique de portée intermédiaire Orechnik”, qui constituent “une escalade et sont inacceptables”, au cours d’un échange téléphonique vendredi.Le missile Orechnik, qui ne portait pas d’ogive nucléaire lors de ces tirs, a été utilisé pour la première fois en 2024 contre une usine militaire située dans la ville de Dnipro, dans le centre-est de l’Ukraine.- “Cibles légitimes” -Près de quatre ans après le déclenchement par le Kremlin de l’offensive à grande échelle, l’armée russe continue de bombarder l’Ukraine quasi-quotidiennement, ciblant notamment les installations énergétiques et portuaires.Kiev a accusé Moscou vendredi d’avoir frappé avec des drones deux cargos naviguant en mer Noire, causant la mort d’un marin de nationalité syrienne, après plusieurs opérations similaires ces dernières semaines.En réponse, l’Ukraine vise également les infrastructures énergétiques russes.Quelque 556.000 personnes ont ainsi été privées vendredi matin de courant et de chauffage dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, selon son gouverneur, Viatcheslav Gladkov.Ces nouvelles frappes interviennent à un moment où les discussions diplomatiques impulsées par le président américain Donald Trump ces derniers mois semblent dans l’impasse.

Syrie: l’armée bombarde des quartiers kurdes d’Alep que les combattants refusent d’évacuer

L’armée syrienne a repris vendredi ses bombardements sur un quartier kurde d’Alep après que des combattants appartenant à cette minorité ont refusé d’évacuer, défiant les autorités qui avaient décrété un cessez-le-feu.Les violences, qui ont tué au moins 21 civils depuis mardi, sont les plus graves dans cette grande ville du nord de la Syrie entre le gouvernement central et les Kurdes, une importante minorité ethnique contrôlant une partie du nord-est du pays.Les combats ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30.000 le nombre de familles déplacées.Un cessez-le-feu avait été annoncé tôt vendredi par les autorités, qui avaient affirmé que les combattants kurdes encerclés dans les deux quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh seraient évacués vers la zone autonome kurde du nord-est du pays.Les autorités avaient même acheminé des cars pour évacuer les combattants, mais ces derniers ont annoncé refuser toute “reddition” et dit qu’ils voulaient défendre leurs quartiers.L’armée syrienne a alors annoncé qu’elle reprendrait le bombardement de “sites militaires” à Cheikh Maqsoud, appelant les habitants à s’en éloigner.Le ministère de la Défense a déclaré qu’un dépôt de munitions sur l’un des sites avait été détruit.Tard vendredi, un correspondant de l’AFP a signalé des bombardements à l’artillerie lourde et des tirs. L’armée a annoncé que trois soldats avaient été tués par des tirs des forces kurdes et annoncé “le début d’opérations de ratissage” à la recherche de combattants dans le quartier de Cheikh Maqsoud, avant qu’il ne soit remis aux forces de sécurité.Dans la journée, l’armée avait permis aux civils désireux de fuir d’emprunter deux “couloirs humanitaires” entre 13h00 et 15h00 GMT. Un correspondant de l’AFP a vu des habitants sortir de Cheikh Maqsoud sous la pluie, chargés de bagages.Les Kurdes ont annoncé en fin d’après-midi que le quartier était “violemment bombardé par les factions relevant du gouvernement de Damas”.La télévision syrienne a pour sa part accusé les Kurdes d’avoir lancé des drones sur des quartiers résidentiels d’Alep.- Emissaire américain -Les violences ont éclaté alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat.Les Kurdes restent déterminés à respecter les accords conclus avec Damas, a affirmé vendredi à l’AFP une haute responsable de l’administration locale kurde.”La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre”, a déclaré Elham Ahmed, chargée des relations extérieures.Ces violences “mettent à l’épreuve le cadre déjà fragile d’intégration entre Damas et les FDS”, a estimé Nanar Hawach, de l’International Crisis Group. “Le recours à la pression militaire montre qu’on s’éloigne de la négociation technique vers des formes plus coercitives”.La responsable kurde a par ailleurs “remercié” les Etats-Unis pour leur rôle de médiateur.Une source diplomatique a indiqué à l’AFP que l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack était “en route pour Damas”.- France et Turquie -La Turquie, alliée des autorités syriennes, a “salué favorablement” l’opération de l’armée syrienne.Ankara, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a rappelé à son homologue syrien Ahmad al-Chareh, au cours d’un entretien téléphonique, “l’attachement de la France à une Syrie unie où l’ensemble des composantes de la société sont représentées et protégées”.Les combats en cours sont les plus violents à Alep entre les Kurdes et les autorités syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Le nouveau pouvoir islamiste s’était engagé à protéger les minorités mais a été confronté à des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des violences avec les druzes dans le sud en juillet.

La Chine s’attaque aux gros bonnets des arnaques en ligne

L’extradition en Chine cette semaine de Chen Zhi, patron d’un puissant conglomérat cambodgien, montre la volonté de Pékin de s’attaquer, sous la pression croissante de l’opinion publique, aux magnats des arnaques en ligne qui font fortune en Asie du Sud-Est.Le ministère chinois de la Sécurité publique a mis en scène dans une vidéo l’arrivée en …

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Tempêtes sur l’Europe : fortes intempéries sur une partie du continent, transports perturbés

Tempête Goretti au Royaume-Uni et en France, tempête de neige Elli en Allemagne… Une partie de l’Europe, où sévit une vague de froid, a affronté vendredi de nouvelles intempéries, accompagnées de coupures d’électricité et de transports perturbés.En France, après des vents violents dépassant parfois 200 km/h sur le littoral de Normandie, dans le nord-ouest, Météo-France …

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Incendie de Crans-Montana : la Suisse se recueille, un des propriétaires incarcéré

Cloches, silence et discours : une grande partie de la population suisse a rendu hommage vendredi, jour de deuil national, aux victimes de l’incendie dramatique la nuit du nouvel an d’un bar de la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés.La journée a aussi été marquée par le placement en …

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