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Sécurité renforcée en Ecosse où Trump est attendu pour un séjour mêlant golf et diplomatie

Donald Trump est attendu vendredi en Ecosse, où il passera un week-end prolongé mêlant la diplomatie au golf et où un important dispositif de sécurité a été déployé en prévision de manifestations.Le président américain doit arriver peu après 19H00 GMT à Turnberry, l’un des deux complexes de golf appartenant à l’entreprise familiale dirigée par ses fils. Son agenda officiel est vide pour samedi et dimanche.La police écossaise, qui se prépare à des manifestations à Edimbourg et à Aberdeen ainsi qu’à proximité des terrains de golf, a annoncé la mise en place d’une “opération d’envergure à travers tout le pays pendant plusieurs jours”.Avant de repartir pour Washington, Donald Trump s’arrachera aux greens pour une rencontre, dont les détails ne sont pas connus, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.Ce dernier ne passe pas pour être féru de golf comme le républicain de 79 ans et il aura de toute façon d’autres préoccupations en tête.Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé en mai un accord commercial mais Londres s’inquiète de la volonté exprimée par Donald Trump de le “peaufiner”.- Loin de la gronde trumpiste -Le chef du gouvernement britannique, qui a jusqu’ici réussi à éviter que son pays ne soit matraqué par des droits de douane exorbitants, cherchera à rester dans les petits papiers de l’imprévisible président américain.Ce dernier sera de retour au Royaume-Uni en septembre, pour une visite d’Etat à l’invitation du roi Charles III s’annonçant fastueuse.En Ecosse, la guerre dans la bande de Gaza sera sans doute un sujet de discussions, au moment où le Premier ministre travailliste est appelé par des députés à emboîter le pas au président français Emmanuel Macron pour reconnaître l’Etat palestinien.En traversant l’Atlantique, Donald Trump sera à distance, au moins géographiquement, des rebondissements de la très embarrassante affaire Jeffrey Epstein, un riche financier accusé de crimes sexuels et mort en prison en 2019 avant d’être jugé.Certains de ses partisans lui reprochent de manquer de transparence à propos de cette ancienne figure de la jet-set new-yorkaise, avec laquelle lui-même entretenait une relation amicale et qui est devenue le symbole pour toute une frange du mouvement “MAGA” des turpitudes d’une élite protégée.Le Wall Street Journal, pour avoir publié un article sur les liens entre le président et le délinquant sexuel, a d’ailleurs été privé de son siège dans l’avion Air Force One pendant le déplacement.Donald Trump avait assuré au cours d’une précédente visite, en 2023, se sentir “à la maison” en Ecosse où sa mère, Mary Anne MacLeod, a grandi avant d’émigrer à 18 ans aux Etats-Unis.- Manifestations -Son affection n’est pas forcément réciproque : des manifestations sont prévues pour samedi à Edimbourg et à Aberdeen pour protester contre sa présence.En 2018, sa précédente visite à Turnberry avait poussé des milliers de personnes à manifester à Glasgow et à Edimbourg.Le Premier ministre écossais, John Swinney, a annoncé qu’il rencontrerait Donald Trump pendant sa visite, soulignant que l’Ecosse “entretient une amitié solide avec les Etats-Unis depuis des siècles”. Le voyage du président américain offre à cette nation du Royaume-Uni “une plateforme pour faire entendre sa voix sur les questions importantes, notamment la guerre et la paix, la justice et la démocratie”, a-t-il ajouté.La construction d’un nouveau parcours par le groupe aujourd’hui dirigé par les fils de Donald Trump a suscité du mécontentement à Balmedie, dans l’Aberdeenshire, de la part de certains riverains et d’élus écologistes.Ce n’est que l’un des nombreux projets, immobiliers ou autres, à travers le monde de la famille Trump.Si Donald Trump n’a plus légalement le contrôle de la holding familiale, ses opposants lui reprochent de multiplier les conflits d’intérêts en se servant de ses fonctions de président pour pousser des investissements familiaux privés, notamment à l’étranger.L’ONG américaine CREW (Citizens for Responsibility and Ethics in Washington) a calculé en mai que 21 projets de développement sous la marque Trump seraient menés à l’étranger au cours du second mandat.Elle a aussi relevé que la charte éthique publiée en janvier par la Trump Organization ne lui interdisait pas d’ouvrir de nouveaux chantiers à l’international avec des acteurs privés, alors qu’elle s’était imposée un moratoire pendant le premier mandat (2017-2021).

Sécurité renforcée en Ecosse où Trump est attendu pour un séjour mêlant golf et diplomatie

Donald Trump est attendu vendredi en Ecosse, où il passera un week-end prolongé mêlant la diplomatie au golf et où un important dispositif de sécurité a été déployé en prévision de manifestations.Le président américain doit arriver peu après 19H00 GMT à Turnberry, l’un des deux complexes de golf appartenant à l’entreprise familiale dirigée par ses fils. Son agenda officiel est vide pour samedi et dimanche.La police écossaise, qui se prépare à des manifestations à Edimbourg et à Aberdeen ainsi qu’à proximité des terrains de golf, a annoncé la mise en place d’une “opération d’envergure à travers tout le pays pendant plusieurs jours”.Avant de repartir pour Washington, Donald Trump s’arrachera aux greens pour une rencontre, dont les détails ne sont pas connus, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.Ce dernier ne passe pas pour être féru de golf comme le républicain de 79 ans et il aura de toute façon d’autres préoccupations en tête.Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé en mai un accord commercial mais Londres s’inquiète de la volonté exprimée par Donald Trump de le “peaufiner”.- Loin de la gronde trumpiste -Le chef du gouvernement britannique, qui a jusqu’ici réussi à éviter que son pays ne soit matraqué par des droits de douane exorbitants, cherchera à rester dans les petits papiers de l’imprévisible président américain.Ce dernier sera de retour au Royaume-Uni en septembre, pour une visite d’Etat à l’invitation du roi Charles III s’annonçant fastueuse.En Ecosse, la guerre dans la bande de Gaza sera sans doute un sujet de discussions, au moment où le Premier ministre travailliste est appelé par des députés à emboîter le pas au président français Emmanuel Macron pour reconnaître l’Etat palestinien.En traversant l’Atlantique, Donald Trump sera à distance, au moins géographiquement, des rebondissements de la très embarrassante affaire Jeffrey Epstein, un riche financier accusé de crimes sexuels et mort en prison en 2019 avant d’être jugé.Certains de ses partisans lui reprochent de manquer de transparence à propos de cette ancienne figure de la jet-set new-yorkaise, avec laquelle lui-même entretenait une relation amicale et qui est devenue le symbole pour toute une frange du mouvement “MAGA” des turpitudes d’une élite protégée.Le Wall Street Journal, pour avoir publié un article sur les liens entre le président et le délinquant sexuel, a d’ailleurs été privé de son siège dans l’avion Air Force One pendant le déplacement.Donald Trump avait assuré au cours d’une précédente visite, en 2023, se sentir “à la maison” en Ecosse où sa mère, Mary Anne MacLeod, a grandi avant d’émigrer à 18 ans aux Etats-Unis.- Manifestations -Son affection n’est pas forcément réciproque : des manifestations sont prévues pour samedi à Edimbourg et à Aberdeen pour protester contre sa présence.En 2018, sa précédente visite à Turnberry avait poussé des milliers de personnes à manifester à Glasgow et à Edimbourg.Le Premier ministre écossais, John Swinney, a annoncé qu’il rencontrerait Donald Trump pendant sa visite, soulignant que l’Ecosse “entretient une amitié solide avec les Etats-Unis depuis des siècles”. Le voyage du président américain offre à cette nation du Royaume-Uni “une plateforme pour faire entendre sa voix sur les questions importantes, notamment la guerre et la paix, la justice et la démocratie”, a-t-il ajouté.La construction d’un nouveau parcours par le groupe aujourd’hui dirigé par les fils de Donald Trump a suscité du mécontentement à Balmedie, dans l’Aberdeenshire, de la part de certains riverains et d’élus écologistes.Ce n’est que l’un des nombreux projets, immobiliers ou autres, à travers le monde de la famille Trump.Si Donald Trump n’a plus légalement le contrôle de la holding familiale, ses opposants lui reprochent de multiplier les conflits d’intérêts en se servant de ses fonctions de président pour pousser des investissements familiaux privés, notamment à l’étranger.L’ONG américaine CREW (Citizens for Responsibility and Ethics in Washington) a calculé en mai que 21 projets de développement sous la marque Trump seraient menés à l’étranger au cours du second mandat.Elle a aussi relevé que la charte éthique publiée en janvier par la Trump Organization ne lui interdisait pas d’ouvrir de nouveaux chantiers à l’international avec des acteurs privés, alors qu’elle s’était imposée un moratoire pendant le premier mandat (2017-2021).

Risque de “guerre” entre Thaïlande et Cambodge, plus de 138.000 déplacés

La Thaïlande a prévenu vendredi que le conflit meurtrier l’opposant au Cambodge pourrait dégénérer en “guerre”, juste avant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, dans un contexte d’affrontements qui ont provoqué l’évacuation de près de 140.000 Thaïlandais.Le différend frontalier qui oppose ces deux pays d’Asie du Sud-Est donne lieu depuis deux jours …

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Risque de “guerre” entre Thaïlande et Cambodge, plus de 138.000 déplacés

La Thaïlande a prévenu vendredi que le conflit meurtrier l’opposant au Cambodge pourrait dégénérer en “guerre”, juste avant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, dans un contexte d’affrontements qui ont provoqué l’évacuation de près de 140.000 Thaïlandais.Le différend frontalier qui oppose ces deux pays d’Asie du Sud-Est donne lieu depuis deux jours à un niveau de violence jamais vu depuis 2011, impliquant des avions de combat, des tanks, des troupes au sol et des tirs d’artillerie.Bangkok et Phnom Penh sont engagés dans un bras-de-fer depuis la mort d’un soldat cambodgien fin mai lors d’un échange nocturne de tirs dans une zone contestée de leur frontière commune surnommée le “Triangle d’émeraude”.”La loi martiale est désormais en vigueur” dans huit districts frontaliers, a annoncé Apichart Sapprasert, responsable de l’armée thaïlandaise dans les provinces de Chanthaburi et Trat.La Thaïlande fait état pour l’heure de 15 morts, le Cambodge d’un mort. Des journalistes de l’AFP ont vu quatre soldats cambodgiens recevoir des soins dans un hôpital, ainsi que trois civils traités pour des éclats d’obus.A la demande du Premier ministre cambodgien Hun Manet, le Conseil de sécurité des Nations unies doit tenir vendredi une réunion d’urgence à New York.Son homologue thaïlandais, Phumtham Wechayachai, a prévenu que l’aggravation de la situation conduirait à “une guerre”. “Nous avons essayé de trouver un compromis parce que nous sommes voisins, mais nous avons donné l’instruction à l’armée thaïlandaise d’agir immédiatement en cas d’urgence”, a-t-il poursuivi.Au même moment, Bangkok s’est dit “prêt” à négocier une sortie de crise, par la voie diplomatique ou par l’entremise de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres.Les Etats-Unis, la France, l’Union européenne et la Chine ont déjà tous appelé au dialogue et à la fin du conflit.Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a qualifié vendredi de “déchirants et inquiétants” ces affrontements. “Ce problème trouve ses racines dans les séquelles des colonisateurs occidentaux et doit maintenant être abordé avec calme et géré de manière appropriée”, a déclaré Wang Yi au secrétaire général de l’ASEAN, Kao Kim Hourn, à Pékin, selon un communiqué de la diplomatie chinoise.Les deux pays contestent le tracé de leur frontière commune, définie durant l’Indochine française. L’épisode le plus violent lié à ce différend remonte à des affrontements autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011, qui avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de déplacés.- “Signaux positifs ” -Les relations diplomatiques entre les deux voisins, liés par de riches liens culturels et économiques, sont au plus bas depuis des décennies. Bangkok a rappelé mercredi son ambassadeur à Phnom Penh et expulsé de son territoire l’ambassadeur du Cambodge, qui a répliqué jeudi en retirant tout son personnel diplomatique stationné à Bangkok. Les combats ont repris dans trois zones vendredi vers 04H00 du matin (jeudi 21H00 GMT), a indiqué l’armée thaïlandaise.Les forces cambodgiennes ont procédé à des bombardements à l’aide d’armes lourdes, d’artillerie de campagne et de systèmes de roquettes BM-21, a déclaré l’armée, et les troupes thaïlandaises ont riposté “avec des tirs de soutien appropriés”.Dans la ville cambodgienne de Samraong, à 20 km de la frontière, plusieurs familles avec des enfants et leurs affaires à l’arrière de leurs véhicules étaient en train de s’enfuir à toute vitesse, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Je n’ai pas pu tout prendre avec moi”, explique Salou Chan, 36 ans, qui s’est réfugié dans un temple bouddhique avec ses deux enfants. “Je suis inquiet pour mes enfants. Ils ont pris peur quand ils ont entendu le bruit des fusillades.””Je ne sais pas quand on pourra rentrer chez nous”, a-t-il poursuivi.Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir ouvert le feu en premier et défendent leur droit à se défendre. Bangkok a aussi accusé ses adversaires de cibler des infrastructures civiles comme un hôpital et une station-service, ce dont Phnom Penh s’est défendu.La Thaïlande a également déployé plusieurs avions de combat F-16 pour frapper ce qu’elle a présenté comme étant des cibles militaires cambodgiennes.

Risque de “guerre” entre Thaïlande et Cambodge, plus de 138.000 déplacés

La Thaïlande a prévenu vendredi que le conflit meurtrier l’opposant au Cambodge pourrait dégénérer en “guerre”, juste avant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, dans un contexte d’affrontements qui ont provoqué l’évacuation de près de 140.000 Thaïlandais.Le différend frontalier qui oppose ces deux pays d’Asie du Sud-Est donne lieu depuis deux jours à un niveau de violence jamais vu depuis 2011, impliquant des avions de combat, des tanks, des troupes au sol et des tirs d’artillerie.Bangkok et Phnom Penh sont engagés dans un bras-de-fer depuis la mort d’un soldat cambodgien fin mai lors d’un échange nocturne de tirs dans une zone contestée de leur frontière commune surnommée le “Triangle d’émeraude”.”La loi martiale est désormais en vigueur” dans huit districts frontaliers, a annoncé Apichart Sapprasert, responsable de l’armée thaïlandaise dans les provinces de Chanthaburi et Trat.La Thaïlande fait état pour l’heure de 15 morts, le Cambodge d’un mort. Des journalistes de l’AFP ont vu quatre soldats cambodgiens recevoir des soins dans un hôpital, ainsi que trois civils traités pour des éclats d’obus.A la demande du Premier ministre cambodgien Hun Manet, le Conseil de sécurité des Nations unies doit tenir vendredi une réunion d’urgence à New York.Son homologue thaïlandais, Phumtham Wechayachai, a prévenu que l’aggravation de la situation conduirait à “une guerre”. “Nous avons essayé de trouver un compromis parce que nous sommes voisins, mais nous avons donné l’instruction à l’armée thaïlandaise d’agir immédiatement en cas d’urgence”, a-t-il poursuivi.Au même moment, Bangkok s’est dit “prêt” à négocier une sortie de crise, par la voie diplomatique ou par l’entremise de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres.Les Etats-Unis, la France, l’Union européenne et la Chine ont déjà tous appelé au dialogue et à la fin du conflit.Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a qualifié vendredi de “déchirants et inquiétants” ces affrontements. “Ce problème trouve ses racines dans les séquelles des colonisateurs occidentaux et doit maintenant être abordé avec calme et géré de manière appropriée”, a déclaré Wang Yi au secrétaire général de l’ASEAN, Kao Kim Hourn, à Pékin, selon un communiqué de la diplomatie chinoise.Les deux pays contestent le tracé de leur frontière commune, définie durant l’Indochine française. L’épisode le plus violent lié à ce différend remonte à des affrontements autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011, qui avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de déplacés.- “Signaux positifs ” -Les relations diplomatiques entre les deux voisins, liés par de riches liens culturels et économiques, sont au plus bas depuis des décennies. Bangkok a rappelé mercredi son ambassadeur à Phnom Penh et expulsé de son territoire l’ambassadeur du Cambodge, qui a répliqué jeudi en retirant tout son personnel diplomatique stationné à Bangkok. Les combats ont repris dans trois zones vendredi vers 04H00 du matin (jeudi 21H00 GMT), a indiqué l’armée thaïlandaise.Les forces cambodgiennes ont procédé à des bombardements à l’aide d’armes lourdes, d’artillerie de campagne et de systèmes de roquettes BM-21, a déclaré l’armée, et les troupes thaïlandaises ont riposté “avec des tirs de soutien appropriés”.Dans la ville cambodgienne de Samraong, à 20 km de la frontière, plusieurs familles avec des enfants et leurs affaires à l’arrière de leurs véhicules étaient en train de s’enfuir à toute vitesse, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Je n’ai pas pu tout prendre avec moi”, explique Salou Chan, 36 ans, qui s’est réfugié dans un temple bouddhique avec ses deux enfants. “Je suis inquiet pour mes enfants. Ils ont pris peur quand ils ont entendu le bruit des fusillades.””Je ne sais pas quand on pourra rentrer chez nous”, a-t-il poursuivi.Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir ouvert le feu en premier et défendent leur droit à se défendre. Bangkok a aussi accusé ses adversaires de cibler des infrastructures civiles comme un hôpital et une station-service, ce dont Phnom Penh s’est défendu.La Thaïlande a également déployé plusieurs avions de combat F-16 pour frapper ce qu’elle a présenté comme étant des cibles militaires cambodgiennes.

En Angleterre, la baignade estivale troublée par les rejets d’eaux usées

“A chaque fois qu’on va à la plage, on se demande si on peut se baigner”. Dans la cité balnéaire de Whitstable, dans le sud-est de l’Angleterre, les rejets d’eaux usées de la compagnie des eaux locale n’en finissent plus d’inquiéter les habitants.Comme ailleurs au Royaume-Uni, l’entreprise qui gère le traitement de l’eau est autorisée à déverser en mer le trop plein lorsque le réseau est saturé, par exemple en cas de pluie.”Il y a eu des rejets vendredi dernier, dimanche, et lundi la plage a été déclarée impropre à la baignade”, se désole Chris Stanley, propriétaire d’une maison à quelques mètres de la plage.Cet octogénaire, qui nage régulièrement, est tellement remonté contre la compagnie Southern Water qu’il a cessé de payer sa facture d’assainissement pendant 4 ans. Au niveau national, des consommateurs ont lancé la campagne “Boycott water bills” (Boycottons les factures d’eau), et s’ils ne sont qu’une poignée, ils illustrent un mécontentement général.Poursuivi par son fournisseur, Chris Stanley a finalement été condamné le mois dernier à régler sa dette. “Le juge a estimé que les entreprises d’eau doivent être payées (…) même si elles ne font pas du bon travail”, fulmine-t-il.- Pollution -L’an dernier, en Angleterre, les rejets d’eaux usées non traitées ont atteint un record de plus de 3,6 millions d’heures, relève l’Agence de l’environnement, qui a récemment dû réduire ses inspections, faute de moyens, selon une enquête du site Unearthed. Les incidents de pollution graves causés par ces entreprises ont progressé de 60% sur un an.Depuis des années, les entreprises sont critiquées pour ces rejets dans la mer et les rivières et pour ne pas avoir suffisamment investi dans des infrastructures vétustes et sous-dimensionnées.Cette semaine un rapport a pointé la grave crise de la gestion de l’eau en Angleterre et au Pays de Galles, privatisée en 1989, et a recommandé une remise à plat du secteur. A Whitstable, au premier jour des vacances scolaires, mercredi, quelques familles occupent les galets de la plage de Tankerton, bordée de bungalows en bois colorés.Des vacanciers piquent une tête à deux pas d’une station d’épuration de Southern Water, d’où un tuyau émissaire — rallongé l’an dernier après de graves épisodes de pollution — passe sous la plage pour déboucher à plusieurs centaines de mètres dans la mer.La veille, elle y a déversé des eaux usées durant plusieurs heures. Mais la baignade reste autorisée.”Il y a eu des rejets hier? Je ne savais pas (…) Je voulais juste aller nager”, s’inquiète Lisa Lawton, professeure de yoga londonienne de 41 ans, venue avec ses deux filles.”Quand on venait enfant, on ne pensait pas à cela, mais maintenant à chaque fois qu’on vient à la plage, c’est la première chose à laquelle on pense: peut-on se baigner?”, regrette de son côté Emily Winstone, mère au foyer de 42 ans, venue de la ville voisine de Canterbury.- Renationalisation -L’an dernier, l’association Surfers against sewage (surfers contre les égouts), qui a créé une application affichant la qualité des eaux sur les plages, a reçu plus de 1.850 signalements de personnes malades après une baignade.C’est ce qui est arrivé en 2021 à Elane Heffernan, du groupe SOS Whitstable. La même année la production ostréicole locale avait dû cesser et Southern Water avait écopé d’une amende de 90 millions de livres (106 millions d’euros), après avoir admis près de 7.000 rejets illégaux entre 2010 et 2015.Depuis, Elane milite pour la renationalisation de la gestion de l’eau. Une pétition lancée par SOS Whitstable a réuni plus de 286.000 signatures.”Il y a maintenant suffisamment de preuves pour savoir que (la privatisation) ne fonctionne pas. Cela ne peut pas fonctionner”, car les entreprises privilégient leurs profits aux investissements de long terme, juge Elane.Le gouvernement travailliste, au pouvoir depuis un an, a promis de réduire de moitié d’ici à 2030 la pollution causée par les compagnies. Il a déjà durci les sanctions contre leurs patrons s’ils ne respectent pas la loi, et interdit à six entreprises d’accorder des bonus à leurs dirigeants. Il a aussi annoncé lundi une réforme des instances de régulation du secteur.Les rejets “ne sont pas acceptables et nous avons un plan d’investissement d’1,5 milliard de livres (d’ici 2035) pour les réduire drastiquement”, a indiqué à l’AFP Southern Water, qui précise que la société a investi 965 millions de livres l’an dernier.Selon une récente évaluation du contrôleur des comptes britanniques, le secteur fait face à un besoin d’investissement de 290 milliards de livres (340 milliards d’euros) dans les 25 prochaines années.

En Angleterre, la baignade estivale troublée par les rejets d’eaux usées

“A chaque fois qu’on va à la plage, on se demande si on peut se baigner”. Dans la cité balnéaire de Whitstable, dans le sud-est de l’Angleterre, les rejets d’eaux usées de la compagnie des eaux locale n’en finissent plus d’inquiéter les habitants.Comme ailleurs au Royaume-Uni, l’entreprise qui gère le traitement de l’eau est autorisée à déverser en mer le trop plein lorsque le réseau est saturé, par exemple en cas de pluie.”Il y a eu des rejets vendredi dernier, dimanche, et lundi la plage a été déclarée impropre à la baignade”, se désole Chris Stanley, propriétaire d’une maison à quelques mètres de la plage.Cet octogénaire, qui nage régulièrement, est tellement remonté contre la compagnie Southern Water qu’il a cessé de payer sa facture d’assainissement pendant 4 ans. Au niveau national, des consommateurs ont lancé la campagne “Boycott water bills” (Boycottons les factures d’eau), et s’ils ne sont qu’une poignée, ils illustrent un mécontentement général.Poursuivi par son fournisseur, Chris Stanley a finalement été condamné le mois dernier à régler sa dette. “Le juge a estimé que les entreprises d’eau doivent être payées (…) même si elles ne font pas du bon travail”, fulmine-t-il.- Pollution -L’an dernier, en Angleterre, les rejets d’eaux usées non traitées ont atteint un record de plus de 3,6 millions d’heures, relève l’Agence de l’environnement, qui a récemment dû réduire ses inspections, faute de moyens, selon une enquête du site Unearthed. Les incidents de pollution graves causés par ces entreprises ont progressé de 60% sur un an.Depuis des années, les entreprises sont critiquées pour ces rejets dans la mer et les rivières et pour ne pas avoir suffisamment investi dans des infrastructures vétustes et sous-dimensionnées.Cette semaine un rapport a pointé la grave crise de la gestion de l’eau en Angleterre et au Pays de Galles, privatisée en 1989, et a recommandé une remise à plat du secteur. A Whitstable, au premier jour des vacances scolaires, mercredi, quelques familles occupent les galets de la plage de Tankerton, bordée de bungalows en bois colorés.Des vacanciers piquent une tête à deux pas d’une station d’épuration de Southern Water, d’où un tuyau émissaire — rallongé l’an dernier après de graves épisodes de pollution — passe sous la plage pour déboucher à plusieurs centaines de mètres dans la mer.La veille, elle y a déversé des eaux usées durant plusieurs heures. Mais la baignade reste autorisée.”Il y a eu des rejets hier? Je ne savais pas (…) Je voulais juste aller nager”, s’inquiète Lisa Lawton, professeure de yoga londonienne de 41 ans, venue avec ses deux filles.”Quand on venait enfant, on ne pensait pas à cela, mais maintenant à chaque fois qu’on vient à la plage, c’est la première chose à laquelle on pense: peut-on se baigner?”, regrette de son côté Emily Winstone, mère au foyer de 42 ans, venue de la ville voisine de Canterbury.- Renationalisation -L’an dernier, l’association Surfers against sewage (surfers contre les égouts), qui a créé une application affichant la qualité des eaux sur les plages, a reçu plus de 1.850 signalements de personnes malades après une baignade.C’est ce qui est arrivé en 2021 à Elane Heffernan, du groupe SOS Whitstable. La même année la production ostréicole locale avait dû cesser et Southern Water avait écopé d’une amende de 90 millions de livres (106 millions d’euros), après avoir admis près de 7.000 rejets illégaux entre 2010 et 2015.Depuis, Elane milite pour la renationalisation de la gestion de l’eau. Une pétition lancée par SOS Whitstable a réuni plus de 286.000 signatures.”Il y a maintenant suffisamment de preuves pour savoir que (la privatisation) ne fonctionne pas. Cela ne peut pas fonctionner”, car les entreprises privilégient leurs profits aux investissements de long terme, juge Elane.Le gouvernement travailliste, au pouvoir depuis un an, a promis de réduire de moitié d’ici à 2030 la pollution causée par les compagnies. Il a déjà durci les sanctions contre leurs patrons s’ils ne respectent pas la loi, et interdit à six entreprises d’accorder des bonus à leurs dirigeants. Il a aussi annoncé lundi une réforme des instances de régulation du secteur.Les rejets “ne sont pas acceptables et nous avons un plan d’investissement d’1,5 milliard de livres (d’ici 2035) pour les réduire drastiquement”, a indiqué à l’AFP Southern Water, qui précise que la société a investi 965 millions de livres l’an dernier.Selon une récente évaluation du contrôleur des comptes britanniques, le secteur fait face à un besoin d’investissement de 290 milliards de livres (340 milliards d’euros) dans les 25 prochaines années.

Des organisations humanitaires alertent sur la malnutrition infantile à Gaza

Des organisations humanitaires ont alerté vendredi sur une flambée de la malnutrition infantile à Gaza, dévastée par plus de 21 mois de guerre, au moment où Paris, Londres et Berlin tiennent un entretien d’urgence après l’annonce par Emmanuel Macron de la reconnaissance prochaine d’un Etat palestinien. Un quart des enfants âgés de six mois à cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière dans les installations de Médecins sans frontières (MSF) dans la bande de Gaza souffrent de malnutrition, a indiqué l’ONG dans un communiqué. “L’utilisation délibérée de la faim comme arme de guerre par les autorités israéliennes à Gaza a atteint des niveaux sans précédent, les patients et les professionnels de santé souffrant eux-mêmes de la faim”, a-t-elle dénoncé. Philippe Lazzarini, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a lui aussi alerté sur une malnutrition infantile qui “explose” dans le territoire palestinien assiégé, avec un enfant sur cinq qui “souffre de malnutrition dans la ville de Gaza, et les cas augmentent chaque jour”. “Les mécanismes de survie s’effondrent, l’accès à la nourriture et aux soins disparaît, et la famine commence à s’installer silencieusement”, a-t-il écrit sur X. – “Risque élevé de mourir” -“La plupart des enfants que nos équipes voient sont émaciés, faibles et exposés à un risque élevé de mourir s’ils ne reçoivent pas rapidement les traitements nécessaires. Plus de 100 personnes, pour la grande majorité des enfants, seraient déjà mortes de faim”, a-t-il ajouté. La guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas a plongé la bande de Gaza dans une crise humanitaire majeure, avec un accès à l’aide toujours extrêmement restreint. Début mars, Israël a imposé sur la bande de Gaza un blocus total, très partiellement assoupli fin mai, entraînant de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant, et suscitant des critiques croissantes sur l’aggravation de la faim. Israël rejette toute responsabilité et accuse le Hamas de détourner l’aide, ce que le mouvement palestinien dément.Pour discuter de la situation à Gaza, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé un “entretien d’urgence” vendredi entre Paris, Londres et Berlin et réaffirmé le “droit inaliénable du peuple palestinien à un Etat”. “Nous discuterons de ce que nous pouvons faire de toute urgence pour arrêter les massacres et fournir à la population la nourriture dont elle a désespérément besoin”, a-t-il déclaré dans un communiqué. Cet “appel d’urgence” intervient au lendemain de l’annonce par le président français de la décision de Paris de reconnaître l’Etat de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies prévue en septembre à New York, dans l’espoir de créer une dynamique collective.La décision française “récompense la terreur”, a fustigé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en référence à l’attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué de son côté “une victoire pour la cause palestinienne”.C’est un “pas positif”, a renchéri le Hamas, en appelant d’autres pays à suivre cet exemple.- Echec des pourparlers -Pendant ce temps, les bombardements israéliens se poursuivent à Gaza. A l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud), un photographe de l’AFP a vu des blessés ensanglantés, touchés alors qu’ils tentaient d’obtenir de l’aide humanitaire, soignés à même le sol.Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas en vue d’un cessez-le-feu sont, elles, dans l’impasse.  L’émissaire américain Steve Witkoff a acté jeudi l’échec des pourparlers menés à Doha sous médiation qatarie, américaine et égyptienne, et annoncé le rappel pour consultation de l’équipe amércaine, mettant en cause la bonne foi du Hamas. M. Netanyahu a lui aussi annoncé le rappel de ses négociateurs pour consultation, “à la lumière de la réponse” transmise par le Hamas. Le Hamas avait indiqué la veille avoir répondu à une proposition de trêve de 60 jours assortie d’un échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.Le Forum des familles d’otages, principale association de proches des captifs retenus à Gaza, a fait part de sa “vive inquiétude” après le rappel des négociateurs, estimant que “chaque jour qui passe réduit les chances de sauver les otages”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait 59.587 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.