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Ski: Lindsey Vonn en patronne à Zauchensee

Qu’il neige ou qu’il vente, Lindsey Vonn est la meilleure en descente. La “Speed Queen” américaine a remporté samedi la descente de Zauchensee en Autriche, décrochant à 41 ans sa 84e victoire en Coupe du monde de ski.A moins d’un mois des Jeux olympiques de Milan-Cortina, Lindsey Vonn a brillé sur un parcours raccourci en raison des conditions météo pour devancer la Norvégienne Kajsa Vickhoff Lie (+ 37/100e) et l’Américaine Jacqueline Wiles (+ 48/100e), avec des écarts importants pour une course qui s’est jouée en à peine plus d’une minute.Dans des conditions difficiles, avec une visibilité réduite, Lindsey Vonn a été dans le ton du début à la fin de tracé sur la piste autrichienne. Regard déterminé dans le portillon de départ, elle s’est élancée dossard 6, encouragée par son staff survolté.”Honnêtement, je pensais qu’avec mon dossard je n’avais aucune chance aujourd’hui car il y avait encore beaucoup de neige sur la piste, il n’y avait pas encore de bonnes traces”, a expliqué Vonn au micro d’Eurosport.”Il n’y avait pas de stratégie à avoir aujourd’hui, il fallait juste y aller”, abondait ensuite son coach, l’ancien skieur Aksel Lund Svindal.- “Plus directe que les autres” -Toujours en position de recherche de vitesse, Vonn a surtout fait la différence dans la deuxième moitié de la course quand elle a pris des courbes très directes qu’aucune autre de ses concurrentes n’a osé prendre, pour réussir à créer plus de vitesse et débouler à toute allure vers la ligne d’arrivée.”J’ai pris beaucoup de risques sur ma ligne. J’ai pris des lignes directes, plus directes que les autres, c’était mon plan et c’est pour ça que je suis plus rapide que les autres en bas”, a estimé la skieuse, qui répétait pourtant jeudi ne vouloir prendre “aucun risque” en vu des Jeux olympiques de Milan-Cortina qui arrivent.L’Américaine a franchi la ligne d’arrivée en tête mais sans effusion de joie, pas encore certaine que sa performance suffise à l’emporter en raison du nombre de concurrentes qui devaient encore s’élancer.Mais personne n’a finalement réussi à la menacer, pas même son amie italienne Sofia Goggia, en quête d’une première victoire en descente cet hiver mais qui est passée complètement à côté de sa course (17e à 97/100e).- Leader de la descente -De retour sur le circuit mondial l’année dernière après plus de cinq ans de retraite, libérée depuis la pose d’une prothèse en titane au genou qui lui permet de skier sans douleurs et motivée par la perspective des JO dans sa station de coeur à Cortina, Lindsey Vonn a retrouvé cet hiver son meilleur niveau.Elle confirme samedi son statut de patronne de la descente en décrochant à 41 ans sa 84e victoire en Coupe du monde, sa deuxième cet hiver après celle de Saint-Moritz (Suisse) en décembre.Elle monte sur son cinquième podium de la saison en six courses disputées et domine logiquement le classement de la descente, avec 340 points, loin devant sa dauphine allemande Emma Aicher (211 points). La course a été interrompue plusieurs dizaines de minutes après la chute de l’Autrichienne Magdalena Egger, qui a terminé dans les filets. La skieuse, montée le mois dernier sur son premier podium en Coupe du monde (2e derrière Vonn lors de la descente de Saint-Moritz) a été évacuée en hélicoptère, visiblement blessée à un genou.Côté Françaises, Romane Miradoli a de nouveau réalisé une belle descente en terminant 8e à 73 centièmes de Vonn. Laura Gauché est 15e (+ 91/100e), Camille Cerutti est 21e (+ 1.09), Garence Meyer 41e (+ 1.90) et Clara Direz 49e (+ 2.73).La Coupe du monde de Zauchensee se poursuit dimanche avec le super-G.

Irlande: plusieurs milliers d’agriculteurs manifestent contre l’accord UE-Mercosur

Plusieurs milliers d’agriculteurs se sont rassemblés samedi à Athlone dans le centre de l’Irlande pour protester contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, a constaté un journaliste de l’AFP.”Non UE-Mercosur” et “Soutien à l’agriculture irlandaise” pouvait-on lire sur des pancartes accrochées sur certains des nombreux tracteurs qui ont convergé vers la petite localité située à mi-chemin entre Dublin et Galway, au lendemain du feu vert européen.Comme ses homologues français, hongrois, polonais et autrichien, le gouvernement irlandais s’est opposé à la conclusion de cet accord, qui suscite une forte contestation agricole, avec la crainte d’une arrivée de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE.Vendredi, des manifestations et actions d’agriculteurs ont eu lieu en Pologne, France et Belgique.Le Parlement européen doit encore se prononcer sur le texte, négocié depuis plus de 25 ans entre l’UE et le bloc sud-américain du Mercosur, qui comprend le Brésil, le Paraguay, l’Argentine et l’Uruguay.Il créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, de plus de 700 millions de consommateurs.Pour ses défenseurs comme l’Allemagne et l’Espagne, il va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, en supprimant une large part des droits de douane, ce qui favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. En Irlande, les agriculteurs s’inquiètent notamment de la concurrence issue de l’importation de viande de bœuf à moindre prix.Le principal syndicat agricole, l’Irish farmers association (IFA) a jugé “très décevant” le feu vert européen et appelé les députés à s’y opposer.Vendredi, le vice-Premier ministre irlandais Simon Harris a assuré que le gouvernement “continuerait à exposer (ses) préoccupations”.

Effondrement d’une décharge aux Philippines: le bilan grimpe à six morts

Les secouristes se sont lancés samedi dans une “course contre la montre” dans le centre des Philippines pour tenter de retrouver des survivants après l’effondrement d’une décharge qui a fait au moins six morts et 32 disparus.Quelque 50 travailleurs affectés à la collecte des ordures ont été ensevelis jeudi dans cet éboulement. D’après un responsable …

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A Minneapolis, le voisinage se sert les coudes face à la police de l’immigration

Quand Jennifer Arnold a appris qu’un de ses voisins avait été arrêté par la police de l’immigration, elle s’est empressée d’aider sa famille. Un mois plus tard, des dizaines d’enfants d’origine latino-américaine paralysés par la peur vont à l’école grâce au système de ramassage scolaire qu’elle a mis sur pied dans son quartier de Minneapolis.Tout …

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La capture de Maduro, un coup dur pour les renseignements cubains

La capture de Nicolas Maduro et la mort de 32 Cubains dans l’attaque menée par des forces américaines sont un coup dur pour les services de renseignement cubains, longtemps reconnus pour leur redoutable efficacité, soulignent plusieurs experts.Deux jours après le spectaculaire raid américain sur un complexe militaire à Caracas, La Havane a confirmé la mort …

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Au Venezuela, des colectivos prêts à se battre après l’attaque américaine et les “trahisons”

De l’avis de membres des colectivos, des groupes paramilitaires vénézuéliens qui contrôlent les rues, l’opération américaine qui a permis de débusquer Nicolas Maduro a pris le pays au dépourvu et laissé une multitude de questions sans réponse.Mais une chose est sûre selon eux: il y a eu “beaucoup de trahisons”, et la capture du président …

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Turquie: “sécheresse record” à Ankara où des coupures d’eau perdurent

Les coupures d’eau mises en place depuis plusieurs semaines à Ankara, la capitale turque, sont la conséquence d’”une sécheresse record”, a indiqué samedi à l’AFP un responsable de la municipalité en rejetant les accusations de mauvaise gestion.”2025 a été une année record en termes de sécheresse. Le volume d’eau alimentant les barrages a chuté à …

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Syrie: l’armée annonce contrôler le dernier quartier kurde d’Alep, les Kurdes démentent

L’armée syrienne a annoncé samedi avoir pris le contrôle du dernier quartier d’Alep aux mains des combattants kurdes, qui ont toutefois démenti et affirment que les combats se poursuivent.Des correspondants de l’AFP sur place ont indiqué toujours entendre des tirs dans la matinée, et ont vu un grand nombre de forces gouvernementales pénétrer dans la zone.Les affrontements dans cette grande ville du nord de la Syrie entre le gouvernement central et les Kurdes, qui contrôlent une partie du nord-est du pays, ont tué au moins 21 civils depuis mardi. Ces combats, les plus violents à Alep depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30.000 le nombre de familles déplacées.”Nous annonçons la fin d’une opération de sécurité complète dans le quartier de Cheikh Maqsoud à Alep”, a déclaré l’armée dans un communiqué relayé par l’agence officielle Sana, tout en avertissant les habitants de rester chez eux. Mais les forces kurdes ont nié des “allégations sans fondement”.”La seule option qui reste aux éléments armés dans la zone de Cheikh Maqsoud à Alep est de se rendre immédiatement, armes à la main, au poste de contrôle militaire le plus proche, en échange d’une garantie pour leur vie et leur sécurité personnelle”, avait averti plus tôt le ministère de la Défense, cité Sana.L’armée syrienne avait déjà annoncé avoir pris le contrôle d’Achrafieh, l’autre quartier tenu par les Kurdes.- “Continuer à résister” -Damas avait appelé vendredi les combattants kurdes à quitter la ville, leur promettant de les acheminer en toute sécurité vers les zones contrôlées par l’autorité autonome kurde dans le nord-est du pays.Mais ceux-ci avaient refusé toute reddition et les forces gouvernementales, épaulées par d’importants renforts, ont repris leurs frappes dans la soirée.Tard vendredi, un correspondant de l’AFP a signalé des bombardements à l’artillerie lourde et des tirs.Les violences ont éclaté alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat.Sur Telegram, les FDS ont affirmé dans la nuit que l’armée avait attaqué avec “une importante couverture de tanks et des bombardements d’artillerie brutaux”, répétant qu’ils comptaient “continuer à résister”.La télévision syrienne a pour sa part accusé les Kurdes d’avoir lancé des drones sur des quartiers résidentiels d’Alep.Vendredi, comme les jours précédents, l’armée avait permis aux civils désireux de fuir d’emprunter deux “couloirs humanitaires” de fuir Alep et un journaliste de l’AFP a vu des habitants sortir sous la pluie, chargés de bagages.Le gouvernement syrien a indiqué avoir ouvert 20 mosquées pour accueillir 400 familles de déplacés. – Emissaire américain -A Amman, l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack a affiché l’engagement des États-Unis à oeuvrer pour “assurer le retrait pacifique des FDS” d’Alep et “garantir la sécurité” des civils, à l’issue d’un entretien avec le chef de la diplomatie jordanienne, Ayman Safadi. Les FDS, qui ont été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes de l’Etat islamique en Syrie, sont soutenues par Washington.Le ministère français des Affaires étrangères a lui appelé les parties “à revenir immédiatement au cessez-le-feu”, indiquant que Paris comptait “se mobiliser avec ses partenaires, en premier lieu les États-Unis” pour un “retour de la sécurité et de la stabilité à Alep”. Malgré ces affrontements, les Kurdes se sont déclarés prêts à poursuivre les délicates négociations avec Damas pour intégrer leurs institutions au sein du pouvoir central.”La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre”, a dit à l’AFP Elham Ahmed, chargée des relations extérieures de l’administration locale kurde.Depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, le nouveau pouvoir islamiste s’est engagé à protéger les minorités mais a été confronté à des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des violences avec les druzes dans le sud en juillet.

En Chine, des villages peinent à se chauffer, faute d’aide

En 2017, la Chine décidait de limiter le chauffage au charbon pour se débarrasser de son smog hivernal. Mais aujourd’hui, faute d’aides suffisantes, des habitants du nord-est peinent à joindre les deux bouts, accablés de factures exorbitantes.Dans le district de Xushui, à une centaine de kilomètres de Pékin, des villageois disent même à l’AFP éviter d’allumer le chauffage, face au gouffre financier qu’il représente.Pékin avait ordonné à des zones du nord du pays, notamment dans la province de Hebei, de remplacer les poêles à charbon par des systèmes électriques ou au gaz.Le gouvernement central avait alloué des fonds pour permettre la transition. Mais après trois ans, ces aides ont disparu, et d’autres enveloppes se sont fortement réduites depuis, ont révélé des médias locaux cette semaine.”Les gens normaux ne peuvent se le permettre” (d’allumer le chauffage, NDLR), explique un sexagénaire à l’AFP sur un marché agricole, par une journée où le thermomètre est tombé jusqu’à -7°C. Il y travaille pour gagner sa vie, disant recevoir une pension d’à peine une centaine de yuans par mois.”Dépenser 1.000 yuans (123 euros) par mois de chauffage, personne ne peut assumer cela”. “Tout le monde aime que (l’air) soit pur” mais “le coût de (l’air) pur est élevé”, explique-t-il sous couvert d’anonymat, souhaitant éviter tout “problème”.Yin Chunlan, une employée d’un restaurant, raconte que ses beaux-parents, âgés, doivent débourser jusqu’à 7.000 yuans (860 euros) par an pour chauffer leur maison de six pièces dans un village.Par comparaison, cette femme de 48 ans résidant dans un appartement en ville dit ne payer qu’un tiers de cette somme.”Mais ce n’est pas pareil au village”, dit-elle à l’AFP. “Ils doivent chauffer bien plus, et la température n’est même pas aussi chaude, donc c’est du gaspillage de gaz et (…) d’argent.”Ses beaux-parents empilent ainsi couvertures sur couvertures pour se tenir chaud. “Quand je vois ça, c’est franchement désolant”, raconte Mme Yin, en essuyant une larme. “On ne peut rien faire.”Dans un autre village, une septuagénaire sort dans sa cour avec, sur elle, une veste verte rembourrée sous un tablier. Montrant à l’AFP un panneau de contrôle affichant “off”, elle dit choisir de ne pas allumer le chauffage durant la journée.- Articles dépubliés -Pendant la première semaine de janvier, les réseaux sociaux chinois ont été inondés de messages rapportant que des habitants du Hebei entassaient des couvertures pour rester au chaud.Un article du Quotidien des agriculteurs, repartagé dans la rubrique opinion du média d’Etat CCTV, a indiqué que le gaz naturel coûtait, dans cette province rurale, jusqu’à 3,4 yuans (0,42 euro) du mètre cube, contre 2,6 yuans (0,32 euro) dans les zones rurales de la capitale chinoise.Des villageois ont dit à l’AFP trouver injuste cette différence de prix.L’article en question a été rapidement retiré, tout comme ses rediffusions – dont celle sur CCTV, inaccessible plusieurs jours plus tard.Le ministère chinois des Finances avait annoncé en 2021 qu’un total de 13,2 milliards de yuans (1,6 milliard d’euros) avaient été distribués pour passer à un chauffage moins polluant dans le Hebei. Mais ces aides à l’installation de nouveaux systèmes et au paiement des factures de gaz ont disparu au bout de trois ans d’existence.Pékin avait aussi promis des “fonds spéciaux” et a versé des allocations supplémentaires dans les zones rurales – sans toutefois donner de précisions sur leur mise en œuvre.En parallèle, l’invasion de l’Ukraine par la Russie lancée en février 2022 a fait grimper les prix du gaz au niveau mondial.Et le montant des aides a parfois été dérisoire, de l’avis des habitants.En 2017, les autorités du district de Xushui avaient annoncé l’éligibilité de certains foyers à une subvention pour le gaz de 300 yuans (37 euros).Mais Zhang Yanjun, un villageois, constate que cette somme ne représente qu’une fraction des milliers de yuans à payer chaque saison. L’ouvrier de 55 ans, payé en environ 3.000 yuans par mois, dit avoir déjà dépensé plus de 5.000 yuans (620 euros) pour chauffer sa maison depuis octobre.”Si l’on donne 300 ou 200 yuans, c’est la même chose que de ne pas donner d’aide du tout”, regrette-t-il.

Des diplomates américains à Caracas pour restaurer les liens avec le Venezuela

Des diplomates américains mènent samedi des discussions à Caracas dans l’objectif de restaurer des relations entre les Etats-Unis et le Venezuela rompues depuis 2019, après la chute du président Nicolas Maduro et de premières libérations d’opposants.Le gouvernement de la présidente par intérim Delcy Rodriguez “a décidé d’entamer un processus exploratoire visant à rétablir les liens diplomatiques entre les deux pays”, selon le ministre des Affaires étrangères Yvan Gil.Des diplomates américains étaient vendredi à Caracas, selon lui, une présence confirmée par un responsable américain peu après que Donald Trump a déclaré avoir “annulé” une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela du fait de la “coopération” de Caracas. La libération de quelques opposants est par ailleurs “un geste très important et intelligent” de Caracas, selon Trump. “Les Etats-Unis et le Venezuela travaillent bien ensemble”, notamment pour la “reconstruction” de l’industrie pétrolière, a-t-il déclaré.De son côté, Mme Rodriguez affirme que son pays n’est ni “subordonné ni soumis” à Washington, et évoque sa “loyauté envers le président Nicolas Maduro”. Et vendredi, le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a annoncé sur Telegram avoir reçu l’ambassadeur de Russie, Sergey Mélik-Bagdasarov, et continuer “à travailler sur le programme de coopération” avec Moscou.A l’issue d’un entretien avec les présidents brésilien Lula, colombien Petro et le Premier ministre espagnol Sanchez, elle a “réaffirmé” que le Venezuela opposera la “voie diplomatique” à “l’agression criminelle, illégale et illégitime perpétrée” le 3 janvier avec les bombardements américains précédant la capture Maduro.- “Avec nous” -Le gouvernement américain continue cependant son blocus sur l’exportation du pétrole vénézuélien. Il a annoncé vendredi avoir saisi dans les eaux internationales un nouveau pétrolier qui partait du Venezuela, le cinquième ces dernières semaines.Donald Trump a réuni à la Maison Blanche les grands groupes pétroliers pour les pousser à se lancer à l’assaut des vastes réserves du Venezuela, sans sembler emporter la conviction de tous les dirigeants autour de la table.”Vous aurez une sécurité totale” pour opérer, a-t-il vanté, sans préciser quelles formes prendraient cette garantie de sécurité alors qu’il a exclu une présence militaire américaine pour protéger l’activité pétrolière.”Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela”, a-t-il lancé aux dirigeants du secteur.Parmi eux, le PDG de l’américain ExxonMobil, Darren Woods, a précisé qu’il n’allait pas se lancer à la hâte dans de nouveaux investissements, estimant qu’il était “impossible d’y investir” en l’état.- Neuf prisonniers libérés -Sur le volet politique, l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia en exil en Espagne, a appelé à la reconnaissance “explicite” de sa victoire face à Maduro lors de la présidentielle de 2004. La cheffe de l’opposition, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025 et réfugiée dans la clandestinité, devrait être reçue “la semaine prochaine” à Washington, a annoncé Donald Trump.Dans l’attente de la libération de “nombreux prisonniers”, annoncée par le président du Parlement Jorge Rodriguez, frère de Delcy, des dizaines de proches de dissidents ou militants ont afflué devant des centres pénitentiaires du pays. “Il ne faut pas perdre espoir”, entend-on parmi les familles présentes devant le centre pénitencier de Rodéo I, à l’est de Caracas. Après des heures d’attente, des familles ont décidé, en désespoir de cause, de passer la nuit de samedi dans des campements improvisés à l’extérieur de cette prison.Selon Alfredo Romero, avocat de l’ONG Foro Penal sur X, seuls neuf prisonniers ont été libérés et “il reste 811 prisonniers politiques au Venezuela”. “Parmi les 87 prisonniers politiques de nationalité étrangère détenus au Venezuela, deux sont des citoyens américains”, écrit-il. Cinq Espagnols relâchés la veille sont arrivés en début d’après-midi à Madrid, dont la célèbre militante et avocate binationale Rocio San Miguel.Dans les rues de Caracas, des membres des colectivos, des groupes paramilitaires qui contrôlent les rues en circulant en ville, armés et parfois cagoulés, dénoncent “beaucoup de trahisons” ayant permis la capture de Nicolas Maduro. “Nous sommes prêts à nous battre”, assure William, un membre du collectif Boina Roja.- “Agir ensemble” -Au Nicaragua, au moins 60 personnes ont été arrêtées pour s’être réjouies de la capture de Nicolas Maduro, ont affirmé vendredi une ONG et des médias en exil.En parallèle du dossier du pétrole vénézuélien, Trump dit aussi vouloir s’en prendre au narcotrafic. Après avoir détruit dans les Caraïbes et le Pacifique des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, faisant plus de 100 morts, les Etats-Unis vont mener “des frappes au sol” contre les cartels, menace-t-il.Alors que le Républicain affirme que “les cartels dirigent le Mexique”, la présidente de ce pays, Claudia Sheinbaum, a dit vendredi que son gouvernement œuvrait à “renforcer la coordination” en matière de sécurité avec les Etats-Unis. Pour sa part, le chef d’Etat colombien Gustavo Petro a lui invité vendredi sur X Mme Rodriguez “à agir ensemble” contre le narcotrafic, arguant que ce sujet était devenu “l’excuse parfaite” pour justifier une “agression” contre les pays d’Amérique latine.De puissantes guérillas financées par le trafic de cocaïne opèrent le long de la poreuse frontière de plus de 2.200 kilomètres entre la Colombie et le Venezuela.Le ministre colombien de la Défense, Pedro Sanchez, a annoncé vendredi une rencontre virtuelle avec le Département de la Défense des Etats-Unis afin que les principales guérillas du pays “soient déclarées comme des objectifs communs”.