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La Russie annonce l’expulsion d’un diplomate britannique accusé d’espionnage
La Russie a annoncé jeudi expulser un diplomate britannique accusé d’être membre des “services secrets” du Royaume-Uni, des allégations jugées “malveillantes” par Londres, dans un nouvel épisode de tensions bilatérales dans le contexte du conflit en Ukraine.Cette annonce intervient alors que Londres, l’un des principaux soutiens militaires et financiers de Kiev, participe activement aux efforts …
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Thaïlande: le gouvernement sévit après deux drames en deux jours liés à la même entreprise
Le gouvernement va engager des poursuites et résilier les contrats d’une compagnie du BTP impliquée dans les effondrements meurtriers de deux grues mercredi et jeudi sur des chantiers en Thaïlande.Le Premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, a annoncé que le gouvernement allait résilier les contrats d’Italian-Thai dans les deux projets concernés, engager des poursuites judiciaires à …
Un équipage de la Station spatiale internationale de retour sur Terre après une évacuation médicale
Un équipage de la Station spatiale internationale contraint d’interrompre sa mission en raison d’un problème médical, une première dans l’histoire du laboratoire orbital, est revenu jeudi sur Terre.Après 167 jours dans l’espace, les Américains Mike Fincke et Zena Cardman, le Russe Oleg Platonov et le Japonais Kimiya Yui ont amerri de nuit dans l’océan Pacifique, …
Trump reçoit Maria Corina Machado, opposante vénézuélienne et prix Nobel de la paix
Donald Trump reçoit jeudi l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, qu’il a jusqu’ici écartée de sa stratégie au Venezuela, mais dont il semble espérer un geste concernant le prix Nobel de la paix qu’elle a reçu l’an dernier.Sa venue à la Maison Blanche intervient au lendemain d’une “longue conversation” du président américain avec la présidente par intérim du pays d’Amérique latine, Delcy Rodriguez, confirmant sa ferme intention de traiter jusqu’à nouvel ordre avec l’équipe dirigeante restée en place à Caracas après la capture du président Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines.Il n’a eu que des éloges pour l’ancienne vice-présidente du dirigeant déchu, une “personne formidable”, assurant pendant un échange avec la presse qu’il “travaillait très bien” avec les autorités vénézuéliennes.Delcy Rodriguez a parlé d’un entretien “productif et courtois”, “dans un cadre de respect mutuel”.S’il ne montre aucune velléité pour l’instant de soutenir l’opposition vénézuélienne ni d’organiser des élections dans ce pays, Donald Trump a assuré à la chaîne Fox News qu’il était “impatient” de voir Maria Corina Machado.Interrogé lors de cet entretien sur la possibilité que l’opposante vénézuélienne lui cède son prix Nobel, une distinction qu’il estime mériter plus que quiconque, Donald Trump a répondu: “J’ai entendu qu’elle voulait faire ça. Ce serait un grand honneur”.L’Institut Nobel a indiqué qu’il était absolument impossible de transférer, partager ou révoquer un prix Nobel une fois qu’il a été attribué.Si cela s’applique à la distinction elle-même dans sa dimension immatérielle, dont le ou les lauréats ne peuvent pas être modifiés a posteriori, Maria Corina Machado peut en théorie disposer comme elle l’entend notamment du diplôme et de la médaille qu’elle a reçus.- Partenariat “spectaculaire” -Peu après la capture de Nicolas Maduro, détenu aux Etats-Unis, Donald Trump avait estimé que Mme Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre pour recevoir le Nobel, n’était pas qualifiée pour diriger le pays.Le président américain entend dicter toute décision prise par Caracas, notamment en matière pétrolière, jusqu’à nouvel ordre.”Ce partenariat entre les Etats-Unis et le Venezuela sera spectaculaire pour tous”, a encore assuré Donald Trump mercredi sur son réseau Truth Social.Pour arriver à ses fins, il lui faudra toutefois convaincre les multinationales pétrolières, dont certaines sont prudentes voire franchement réticentes, d’investir massivement dans les infrastructures au Venezuela.En attendant, Washington maintient la pression: les forces américaines ont saisi jeudi matin un nouveau pétrolier sous sanctions dans les Caraïbes, le sixième en quelques semaines.La Maison Blanche assure par ailleurs que la pression américaine a été déterminante pour les libérations de prisonniers décidées par Caracas, même si Mme Rodriguez souligne qu’il s’agissait d’un processus entamé par le président déchu Nicolas Maduro avant sa capture.Nuançant depuis le début du processus les chiffres officiels bien plus élevés, l’ONG Foro Penal a recensé 72 libérations, alors que proches et ONG parlent de libérations au compte-gouttes.Des ONG considèrent que plus de 800 prisonniers politiques croupissent dans les geôles du pays.
Les pays du Golfe ont pressé Trump de renoncer à attaquer l’Iran, selon un responsable saoudien
L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont oeuvré pour dissuader le président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran en riposte à la répression sanglante des manifestations, et mis en garde contre “de graves répercussions pour la région”, a déclaré jeudi un haut responsable saoudien.Depuis le début le 28 décembre d’un vaste mouvement de contestation, le président américain a multiplié les menaces d’intervention militaire contre l’Iran, avant d’affirmer mercredi avoir été informé “par des sources très importantes” que “les tueries ont pris fin” et que les exécutions prévues de manifestants n’auraient finalement “pas lieu”.”On observera ça et on verra quelle est la suite”, a-t-il ajouté à propos d’une éventuelle action militaire.Face à ce mouvement, l’un des plus vastes défis lancés au pouvoir depuis la proclamation de la République islamique en 1979, les défenseurs des droits humains ont accusé l’Iran de mener à huis clos une répression qui aurait fait des milliers de morts, dans un pays privé depuis une semaine de communications par internet.Jeudi, la vie était redevenue totalement normale à Téhéran, selon un journaliste de l’AFP dans la capitale iranienne, tandis qu’aucune manifestation d’ampleur n’avait été signalée dans le pays depuis plusieurs jours. – “Efforts de dernière minute” -Alors que l’éventualité de frappes américaines était scrutée de près au Moyen-Orient, un haut responsable saoudien a déclaré jeudi à l’AFP que l’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient oeuvré pour dissuader Donald Trump d’attaquer l’Iran et mis en garde contre “de graves répercussions pour la région”. Les trois pays du Golfe “ont mené des efforts diplomatiques intenses de dernière minute pour convaincre le président Trump de donner à l’Iran une chance de montrer ses bonnes intentions”, a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat. “La communication se poursuit pour consolider la confiance acquise et le climat positif actuel”, a-t-il ajouté.Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que son pays se défendrait “contre toute menace étrangère”, au cours d’une conversation téléphonique avec son homologue saoudien, le prince Fayçal ben Farhane. Le ministre iranien a souligné “l’importance d’une condamnation internationale de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures des pays de la région”. Des déclarations intervenues quelques heures avant une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’Iran, à la demande des Etats-Unis.La Turquie s’était dite “opposée à toute opération militaire en Iran”. Et face à ce qu’il a qualifié de “tensions régionales”, le Qatar a annoncé mercredi le départ d’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid, la plus importante au Moyen-Orient. La Chine a fait savoir jeudi à l’Iran qu’elle s’opposait à “l’usage de la force dans les relations internationales”.- “Peine de prison” -Les Etats-Unis de même que des organisations de défense des droits de l’homme s’inquiétaient en particulier du sort d’Erfan Soltani, un manifestant de 26 ans dont ils craignaient l’exécution, dans un pays qui applique largement la peine capitale par pendaison.L’Iran a démenti jeudi que le manifestant arrêté samedi ait été condamné à mort et puisse être exécuté.Erfan Soltani est incarcéré à la prison de Karaj, près de Téhéran, et accusé de rassemblements contre la sécurité nationale et de propagande contre le système, a déclaré le pouvoir judiciaire iranien, précisant que la loi ne prévoyait pas la peine capitale pour ces chefs d’accusation.”S’il est reconnu coupable il sera condamné à une peine de prison”, a ajouté le pouvoir judiciaire.Le chef de la diplomatie iranienne avait déjà affirmé qu’il n’y aurait “pas de pendaison” mercredi ou jeudi, dans une interview à la chaîne américaine Fox News.Selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement.”Ce chiffre est un minimum absolu”, a averti l’organisation, qui a fait aussi état de plus de 10.000 arrestations.Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités avaient organisé mercredi à Téhéran une “marche de résistance nationale” et les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité, qui ont rassemblé des milliers d’Iraniens.Selon le ministre des Affaires étrangères iranien, “le calme règne” à présent dans le pays et les autorités ont le “contrôle total” de la situation.L’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW), qui suit les protestations, a indiqué n’avoir recensé “aucune manifestation” mercredi. A Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès “rapides” et “publics” de manifestants arrêtés.”Toute société peut s’attendre à des manifestations, mais nous ne tolérerons pas la violence”, a insisté mercredi un responsable gouvernemental, affirmant qu’aucune nouvelle “émeute” n’avait eu lieu depuis lundi.Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l’identification des victimes étant toujours en cours, a précisé un autre haut responsable.
Ouganda: les élections perturbées par des problèmes techniques, internet toujours bloqué
Des problèmes techniques ont perturbé jeudi les opérations de vote pour les élections présidentielle et législatives en Ouganda, où internet est toujours bloqué, faisant craindre de potentielles fraudes.L’opposition voit dans ces problèmes techniques un acte “délibéré” pour garantir la victoire de Yoweri Museveni, 81 ans dont 40 au pouvoir. La population n’a pas accès au réseau internet, coupé depuis mardi par les autorités. Un important dispositif sécuritaire a en outre été mis en place à travers le pays.Le principal adversaire de M. Museveni est l’ancien chanteur de raggamuffin devenu homme politique Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le “président du ghetto”, en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale Kampala.Après avoir voté, encadré d’un important dispositif sécuritaire et d’une foule de supporters, M. Wine – de son vrai nom Robert Kyagulanyi – a pointé du doigt les problème techniques du jour “parmi d’autres irrégularités”.Sur X, il a accusé le gouvernement de “bourrage massif des urnes” et d’avoir arrêté des cadres de son parti à la faveur de la coupure d’internet. Ces informations n’ont pas pu être vérifiée par l’AFP.Le président Museveni a de son côté accusé jeudi l’opposition d’avoir “bourré les urnes” lors de l’élection de 2021, qu’il a affirmé avoir remporté à “plus de 70%” et non avec 58% des suffrages, comme l’avait déclaré la commission électorale.Concernant le scrutin de jeudi, il a reconnu que les machines biométriques censées vérifier l’identité des votants connaissaient des difficultés qui ne l’ont pas épargné.- “Nous épuiser” -“J’ai mis l’empreinte de mon pouce droit. La machine ne l’a pas acceptée. Alors j’ai mis le gauche. Elle ne l’a pas acceptée”, mais “mon visage a été accepté par la machine”, a raconté M. Museveni lors d’une conférence de presse en fin de matinée après avoir voté à Rwakitura (ouest).En milieu de matinée, des journalistes de l’AFP avaient constaté que certains électeurs votaient finalement après une longue attente. De nombreux bureaux de vote ont dû recourir à une vérification manuelle de l’identité des électeurs.Ces accrocs techniques – potentiellement liés au blocage d’internet – sont “délibérés”, s’est indigné David Lewis Rubongoya, secrétaire général de la Plateforme d’unité nationale (NUP) de Bobi Wine, interrogé par l’AFP, martelant que des “voyous” aux ordres de l’Etat ont en outre été “déployés (…) partout” dans la capitale pour dissuader les électeurs de se mobiliser pour l’opposant.”Ils essaient de truquer l’élection”, s’est indigné Respy, une jeune femme d’une vingtaine d’années. “Ils essaient de nous épuiser et de nous faire rentrer chez nous.Nombre d’observateurs voient dans le scrutin une formalité pour le président Museveni, ex-guérillo âgé de 81 ans qui contrôle totalement l’appareil électoral et sécuritaire. Le vote se déroule dans un climat “marqué par une répression et une intimidation généralisées”, a pointé l’ONU.Au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, selon Amnesty international. L’opposant a pris l’habitude de porter un gilet pare-balles.L’autre grand chef de l’opposition, Kizza Besigye, qui s’est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya et reste détenu en Ouganda pour des accusations de trahison.- “Peur” -Yoweri Museveni reste néanmoins pour beaucoup le “père de la Nation”, qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l’issue d’une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population ougandaise a moins de 30 ans et n’a connu que lui au pouvoir.Malgré des promesses répétées qu’il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l’accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen de contenir la “désinformation” et l'”incitation à la violence”.Une dizaine d’ONG se sont également vu intimer l’ordre de cesser immédiatement leurs activités.En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d’élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l’opposition, dans l’opacité la plus totale. Bobi Wine, qui a été arrêté à plusieurs reprises et torturé en détention militaire avant la présidentielle de 2021 – sa première candidature – a promis des manifestations en cas de fraude électorale.”Après avoir voté (…) je ne resterai pas ici”, a déclaré Irene, une supportrice de Bobi Wine, sans donner son nom de famille, anticipant des violences policières : “J’ai peur.”






