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Cambodge-Thaïlande: discussions lundi en Malaisie, quatrième jour de combats

La Thaïlande a affirmé dimanche que des discussions de paix avec le Cambodge auront lieu lundi en Malaisie, après quatre jours de combat entre les deux pays au sujet d’un différend frontalier.Les dirigeants thaïlandais et cambodgien avaient assuré samedi être ouverts à un cessez-le-feu, lors de conversations téléphoniques distinctes avec le président américain Donald Trump …

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Cambodge-Thaïlande: discussions lundi en Malaisie, quatrième jour de combats

La Thaïlande a affirmé dimanche que des discussions de paix avec le Cambodge auront lieu lundi en Malaisie, après quatre jours de combat entre les deux pays au sujet d’un différend frontalier.Les dirigeants thaïlandais et cambodgien avaient assuré samedi être ouverts à un cessez-le-feu, lors de conversations téléphoniques distinctes avec le président américain Donald Trump mais ils se sont depuis accusé mutuellement d’entretenir les hostilités et de tenir un double langage.Les deux royaumes traversent l’épisode le plus sanglant de leurs relations depuis 2011, lié au tracé contesté de leur frontière, établi du temps de l’Indochine française.Les échanges de tirs, notamment d’artillerie, et les frappes aériennes ont fait depuis jeudi au moins 34 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes.Bangkok a annoncé dimanche soir que le Premier ministre thaïlandais par intérim Phumtham Wechayachai allait se rendre lundi en Malaisie, pour ce qui pourrait être sa première rencontre avec son homologue khmer Hun Manet, sous la médiation du dirigeant malaisien Anwar Ibrahim, qui préside le bloc régional de l’Asean dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres.Anwar Ibrahim a déclaré que les pourparlers prévus devaient porter sur un cessez-le-feu immédiat entre les deux pays en conflit. Les représentants des gouvernements cambodgien et thaïlandais “m’ont demandé d’essayer de négocier un accord de paix”, a-t-il dit dimanche soir, selon l’agence de presse nationale Bernama.”Je discute des paramètres, des conditions, mais ce qui est important, c’est (un) cessez-le-feu immédiat”, a déclaré le Premier ministre malaisien, quis’était proposé comme médiateur dès jeudi.Le Cambodge n’a pas commenté les pourparlers prévus, qui doivent débuter à 15 heures (07H GMT). Hun Manet, pendant son entretien avec M. Trump, a rappelé que le Cambodge “approuvait la proposition d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel”.Les discussions ont pour objectif d'”écouter toutes les propositions” et de “rétablir la paix”, a expliqué le Bureau du chef du gouvernement thaïlandais dans un communiqué. – Droits de douane -Donald Trump a annoncé samedi, après avoir parlé avec Hun Manet et Phumtham Wechayachai, que leurs deux pays étaient prêts à se rencontrer pour parvenir à un cessez-le-feu.La Thaïlande et le Cambodge, dépendantes des exportations, sont également en pleines discussions avec la Maison Blanche au sujet des droits de douane prohibitifs qui doivent les frapper le 1er août.M. Trump a affirmé qu’il était “inapproprié” de revenir à la table des négociations sur le volet commercial tant que les combats n’auraient “pas cessé”.La France, l’Union européenne, la Chine ou les Nations unies ont, ces derniers jours, déjà appelé au dialogue et à la fin du conflit.Dimanche, la Thaïlande et le Cambodge ont signalé des échanges de tirs d’artillerie dès 04H30 (samedi 21H30 GMT) près de temples contestés où les premiers affrontements ont éclaté jeudi.Bangkok a commis des “actes d’agression délibérés et coordonnés”, a affirmé la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, dénonçant les “mensonges” et les “faux prétextes” des Thaïlandais, coupables d'”invasion illégale” à ses yeux.Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a évoqué de son côté des “tirs d’artillerie lourde” de l’armée cambodgienne sur des “maisons de civils” dans la province de Surin.”Toute cessation des hostilités est impossible tant que le Cambodge fait preuve d’un manque flagrant de bonne foi et continue de violer de manière répétée les principes fondamentaux des droits humains et du droit humanitaire”, a mis en garde la diplomatie thaïlandaise.L’armée thaïlandaise a en outre accusé dimanche le Cambodge de recourir à des “armes de longue portée”.- Plusieurs fronts -Le conflit s’est étendu, avec de multiples fronts parfois éloignés de plusieurs centaines de kilomètres, allant de la province thaïlandaise de Trat, populaire auprès des touristes, sur le golfe de Thaïlande, jusqu’à une zone surnommée “le Triangle d’émeraude”, proche du Laos.Les affrontements ont officiellement fait 21 morts côté thaïlandais, dont huit soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien.Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 80.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.Les relations diplomatiques entre les deux royaumes voisins, liés culturellement et économiquement, sont au plus bas depuis des décennies. Avant les combats actuels, l’épisode le plus violent lié à ce différend frontalier remontait à des combats autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011. Ceux-ci avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de personnes avaient été déplacées.burx-ah/bds/ial/am

IA: à Shanghai, des robots humanoïdes témoignent des ambitions chinoises

Capables de servir de la bière, jouer au mah-jong ou boxer, des dizaines de robots humanoïdes présentés ce week-end lors d’une conférence mondiale sur l’intelligence artificielle à Shanghai reflètent les ambitions élevées de la Chine en matière d’IA.Cet événement annuel, le World AI Conference (WAIC), vise à mettre en avant les progrès du géant asiatique dans ce secteur en perpétuelle évolution, où le gouvernement cherche à positionner le pays en tant que leader mondial, tant en matière de technologie que de régulation, et prendre le dessus sur les Etats-Unis.Samedi, à l’ouverture de la conférence, le Premier ministre Li Qiang a appelé à une bonne gouvernance et au partage des ressources, annonçant notamment la création d’un organisme, lancé par Pékin, et destiné à stimuler la coopération internationale en matière d’IA.”Trouver un équilibre entre développement et sécurité exige un consensus urgent plus large de la part de l’ensemble de la société”, a-t-il souligné.Loin des questions de sécurité, l’exaltation était le maître mot dans les travées de l’exposition organisée ce weekend.”La demande est actuellement très forte, que ce soit en termes de données, de scénarios, d’entraînement de modèle (…) L’atmosphère générale dans ces domaines est particulièrement vivace”, observe Yang Yifan, directeur en recherche et développement chez Transwarp, une entreprise shanghaienne de l’IA.Cette année, le WAIC marque un moment phare pour la Chine depuis la sortie d’un modèle d’IA local, de la start-up DeepSeek, qui a égalé les performances de ses concurrents américains pour un coût annoncé plus faible.Les organisateurs affirment que plus de 800 entreprises ont participé à l’événement, avec plus de 3.000 produits présentés, dont des robots humanoïdes, véritables stars parmi les visiteurs.Sur un stand, un robot joue de la batterie sur l’incontournable “We Will Rock You” du groupe britannique Queen. D’autres droïdes s’improvisent ouvriers à la chaîne, jouent au curling face à des adversaires en chair et en os, ou servent des boissons depuis un distributeur – quelque peu maladroitement, il est vrai.Le degré de sophistication de ces machines, aux mouvements certes saccadés, est clairement observable par rapport à l’édition de l’an passé.Le gouvernement chinois soutient la robotique, un domaine dans lequel certains experts estiment que la Chine a d’ores et déjà pris l’avantage sur les Etats-Unis.Sur le stand d’Unitree, l’androïde G1, haut d’environ 1,30 m, donne des coups de pied, pivote et se balance tout en gardant son équilibre avec une relative fluidité en mimant un combat de boxe.Avant l’ouverture de la conférence, l’entreprise établie à Hangzhou (est) a annoncé le lancement d’un nouvel humanoïde, le R1, pour moins de 6.000 dollars.- “Humains numériques” -La plupart des outils high-tech n’ont toutefois ni faux bras ni fausses jambes, à l’image des assistants recourant à l’IA.En tant que faux hommes d’affaires, femmes en petite tenue ou guerriers antiques, ces compagnons numériques saluent la foule des visiteurs depuis des écrans, les interrogeant sur leur journée. Sur d’autres stands, les curieux ont la possibilité de créer leurs propres avatars virtuels.Le géant de la tech Baidu a justement annoncé samedi une nouvelle génération d'”humains numériques”, ses agents IA prenant pour modèles de véritables personnes et “capables de penser et prendre des décisions”.L’entreprise a récemment laissé un de ces personnages virtuels présenter six heures durant une émission de vente en ligne sous les traits d’un célèbre streameur chinois, au côté d’un autre avatar, s’arrogeant des réussites inégalées en matière de vente, a vanté Baidu.Plus de 10.000 entreprises recourent déjà à cette technologie, a indiqué à l’AFP Wu Chenxia, de Baidu.Interrogés sur les impacts de l’IA dans le monde du travail – une des principales préoccupations qui émergent à mesure que se généralise son utilisation -, M. Wu a souligné que l’IA devait être employée pour améliorer la qualité du travail et faire gagner du temps aux humains, mais que l’apport de ces derniers restait nécessaire.En Chine, l’intégration de l’intelligence artificielle dans la vie quotidienne commence à s’accélérer. Au WAIC, Baidu a également annoncé qu’il avait obtenu l’autorisation d’exploiter des robotaxis entièrement autonomes dans certaines parties du vaste district de Pudong, la première incursion de ce service dans le centre-ville de Shanghai.Pour l’heure, peu de visiteurs du WAIC se disent inquiets, face aux saltos arrières de chiens robots qui les captivent.

Cambodge-Thaïlande: malgré les combats, certains refusent de quitter leurs maisons à la frontière

L’artillerie gronde, près de la frontière thaïlandaise avec le Cambodge, et pourtant Samuan Niratpai refuse d’abandonner son troupeau de buffles, risquant obstinément sa vie pour s’occuper de son bétail.”A 05H00 tous les jours, j’entends les bangs et les boums. Alors je cours dans les bois m’abriter”, raconte le fermier de 53 ans à l’AFP, dans son village de Baan Bu An Nong dans la province de Surin, à une quarantaine de kilomètres de la frontière sous tension.Les cinq autres membres de sa famille ont fui à Bangkok dès le premier jour des combats jeudi, mais lui reste derrière avec leur couvée de poulets, trois chiens et quatorze précieux buffles. “Comment je pourrais laisser ces buffles?”, interroge-t-il, les yeux embués de larmes. “J’aurais été tellement inquiet pour eux. Après les frappes, je vais les consoler, je leur dis +Ca va aller. On est ensemble+”.Les combats entre la Thaïlande et le Cambodge sont entrés dans leur quatrième jour dimanche – un conflit lié au tracé contesté de leur frontière – avec le déploiement de chars, d’avions de combats et de troupes au sol.La Thaïlande a affirmé dimanche que des discussions de paix auront lieu lundi en Malaisie avec le Cambodge.Les échanges de tirs, notamment d’artillerie, et les frappes aériennes ont fait, depuis jeudi, au moins 34 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes autour de cette frontière longue de 800 kilomètres, une zone rurale parsemée de plantations de caoutchouc et de rizières.Mais des deux côtés de la crête boisée qui marque la séparation entre les deux pays, beaucoup refusent d’évacuer. Alors que des explosions proches secouent le restaurant cambodgien de Soeung Chhivling, elle continue de préparer un plat de boeuf, refusant d’abandonner ce lieu où elle cuisine pour les troupes et les médecins mobilisés pour affronter la Thaïlande. “Moi aussi j’ai peur, mais je veux cuisiner pour qu’ils aient quelque chose à manger”, explique la femme de 48 ans, installée près d’un hôpital où civils et soldats sont soignés.”Je ne compte pas évacuer à moins que des avions ne larguent beaucoup de bombes”, affirme-t-elle à l’AFP depuis Samraong City, à 20 kilomètres de la frontière, où la plupart des maisons et des magasins sont déjà déserts.  – “Je préfère mourir chez moi” -Du côté thaïlandais, Pranee Ra-ngabpai, une chercheuse qui étudie les questions frontalières entre la Thaïlande et le Cambodge et résidente locale, estime que beaucoup de ceux qui restent, comme son père, sont des hommes qui cultivent les valeurs thaïlandaises traditionnelles et stoïciennes. “Il est toujours ici, dans sa maison, et refuse de partir. Ils ont cet état d’esprit: +Si je meurs, je préfère mourir chez moi+, ou bien +Je ne peux pas abandonner mes vaches+”, décrit-elle. Le village de Baan Bu An Nong a été désigné comme “zone rouge”, un espace à haut risque de frappes aériennes, tirs d’artillerie, voire d’affrontements au sol. Mais le co-chef du village, Keng Pitonam, est aussi réticent à l’idée de partir. Chargeant de l’herbe sur une charette pour nourrir son bétail, l’homme de 55 ans est désormais aussi responsable des animaux de dizaines de voisins ainsi que de leurs maisons.”Je dois rester, c’est mon devoir”, affirme-t-il.”Je n’ai pas peur. Je ne peux pas abandonner mes responsabilités. Si quelqu’un comme moi, un leader, quitte le village, qu’est-ce que ça signifierait? Je dois rester ici pour servir la communauté, peu importe ce qui se passe”, explique-t-il.Le temple de son village est devenu un centre de dons et de secours improvisé, avec des ambulances stationnées dans son périmètre.”Je dois rester, comme ancre spirituelle pour ceux qui restent”, affirme le moine, qui a refusé de donner son nom. “Quoi qu’il advienne”.Blotti dans un abri à 10 kilomètres de la frontière, Sutian Phiewchan a témoigné auprès de l’AFP par téléphone, s’interrompant au son des coups de feu.Il est resté pour remplir ses obligations de bénévole pour la force locale de défense civile, activée pour protéger les quelque 40 personnes qui restent.”Nous le faisons sans être payé, mais c’est pour protéger la vie et les propriétés des gens de notre village”, explique l’homme de 49 ans qui affirme que “tout le monde a peur et perd le sommeil ici”.burs-jts/sia/am/ial/

Cambodge-Thaïlande: malgré les combats, certains refusent de quitter leurs maisons à la frontière

L’artillerie gronde, près de la frontière thaïlandaise avec le Cambodge, et pourtant Samuan Niratpai refuse d’abandonner son troupeau de buffles, risquant obstinément sa vie pour s’occuper de son bétail.”A 05H00 tous les jours, j’entends les bangs et les boums. Alors je cours dans les bois m’abriter”, raconte le fermier de 53 ans à l’AFP, dans …

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L’incendie dans l’Aude est fixé mais la vigilance reste de mise

L’incendie violent qui a parcouru 630 hectares sur le littoral méditerranéen dans l’Aude a été fixé dimanche après-midi, laissant un paysage de cendres dans son sillage, ont annoncé les pompiers, qui restent “vigilants” en raison du vent violent.A l’exception de quelques points chauds qui restent sous surveillance, le sinistre a été fixé dans l’après-midi, a déclaré à l’AFP le lieutenant Eric Faller, chargé de communication pour le Service d’incendies et de secours de l’Aude.   A Sigean, où le feu s’est déclaré samedi, un tapis de cendres soulevées par le vent recouvre le sol aux abords de la départementale 6009, a constaté une journaliste de l’AFP. Entre cette route et le massif des Corbières, des terrains entiers sont complètement calcinés. Parmi eux, celui de Théo Balmigère, 24 ans, qui à la mort de son père a repris l’entreprise familiale d’organisation de fêtes à la ferme, comme ce repas de 80 convives qui a tourné court samedi. “Le feu est arrivé de derrière, il nous a coupés en deux”, raconte le jeune propriétaire à l’AFP. “On a dû abandonner les chèvres, on a laissé les voitures et on est parti en courant, le chemin était coupé par les flammes, c’est allé super vite”, ajoute-t-il au lendemain du sinistre, devant les carcasses carbonisées de poules et de deux chèvres, le cabanon détruit, trois véhicules brûlés… A côté de sa mère en pleurs, le jeune homme dit sa “peine de voir tout le travail acharné (de son père) partir en fumée”.L’incendie a démarré à 13h45 à proximité d’une zone d’activité commerciale de Sigean, a précisé auparavant le colonel Christophe Magny, commandant des pompiers de l’Aude. Il a souligné sa “vitesse de propagation élevée” vers un lotissement de plusieurs centaines d’habitations qui ont été sauvées, à l’exception de deux maisons sévèrement endommagées.”L’incendie poussé par un vent très violent a immédiatement attaqué une ferme avicole et plusieurs exploitations agricoles ainsi que des maisons”, a déclaré à l’AFP le maire de Sigean, Michel Jammes.Attisé par le vent fort, le sinistre a pris de l’ampleur dans une zone de garrigue et de végétation sèche, parcourant 630 hectares en direction de Port-la-Nouvelle et La Palme, deux communes du littoral prisées des vacanciers sur la route de l’Espagne. Les soldats du feu ont lutté toute la nuit sur les points de redémarrage du sinistre parvenant à le “stabiliser et le contenir dans un périmètre sans habitation”, a rapporté à l’AFP le sous-préfet de Narbonne, Rémi Recio. – “Facteur aggravant” -“Aujourd’hui, il y a beaucoup de vent, et le vent est un facteur très aggravant, puisqu’il peut emporter des flamèches très, très loin et recréer des incendies bien au-delà”, a déclaré le préfet de l’Aude, Christian Pouget, lors d’un point-presse au PC de sécurité de Sigean.Des rafales soufflent à plus de 70 km/h dans ce département frappé par la sécheresse et une chaleur intense, que Météo France a encore placé en vigilance orange dimanche en raison des risques d’incendie élevés.Plus de 600 pompiers venant de plusieurs départements aidés de 180 véhicules terrestres, de deux avions et deux hélicoptères bombardiers d’eau restent mobilisés. “On reste prudents et vigilants”, a ajouté le lieutenant Faller sur certains points de réactivation au sud de Sigean. D’ailleurs, les hélicoptères ont effectué des “frappes chirurgicales” dimanche.Un millier d’habitants et de vacanciers évacués à titre préventif samedi ont pu regagner leurs foyers ou les deux campings concernés à Port-la-Nouvelle. Aucun blessé grave n’est à déplorer. Quatre pompiers ont été intoxiqués par les fumées mais sont rentrés chez eux.- Appel à la “responsabilité” -Le sous-préfet de Narbonne a renouvelé son appel à la “prudence”, au “civisme et à la responsabilité”, déplorant que les gendarmes aient dû, samedi soir à La Palme, verbaliser un homme qui avait “jeté un mégot”.Ce nouveau sinistre survient moins d’un mois après un incendie de grande ampleur, déclenché par une voiture en flammes sur l’autoroute, qui avait parcouru 2.100 hectares aux abords de Narbonne du 7 au 8 juillet.Un autre, dans les Corbières les 29 et 30 juin, a été provoqué par un marchand ambulant dont la remorque transportait un barbecue mal éteint sur l’autoroute. Celui-ci a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Premiers camions d’aide vers Gaza, Israël annonce une pause des combats

De premiers camions chargés d’aide ont traversé dimanche la frontière depuis l’Egypte vers la bande de Gaza assiégée et affamée, où Israël a déclaré une pause des combats quotidienne à des fins humanitaires dans certains secteurs.Des images de l’AFP montrent une file de camions chargés de sacs blancs traversant, du côté égyptien, l’entrée du terminal de Rafah, qui mène au sud du territoire palestinien.Le poste-frontière du côté palestinien étant fermé depuis plus d’un an, les camions ont ensuite gagné le point de passage israélien de Kerem Shalom, distant de quelques kilomètres, pour y être inspectés avant d’entrer dans la bande de Gaza.Les parachutages d’aide humanitaire ont également repris dimanche sur Gaza, avec notamment 25 tonnes larguées par trois avions jordaniens et émirati. L’armée israélienne a elle aussi annoncé avoir parachuté de l’aide, après des semaines de pression internationale pour permettre l’arrivée de vivres et autres denrées vitales pour la population du territoire ravagé par plus de 21 mois de guerre.”Le rêve de ma vie est devenu de manger un morceau de pain et de pouvoir en donner à mes enfants. Chaque jour, mon mari part à l’aube pour essayer de trouver de la farine (…) mais il revient sans rien”, a raconté à l’AFP Suad Ishtaywi, une femme de 30 ans qui vit sous une tente dans le nord de Gaza.”Nous avons entendu aux informations que des camions transportant de la farine et de la nourriture allaient entrer à Gaza. Nous espérons que s’ils entrent, ils parviendront jusqu’à nous”, a-t-elle ajouté.- “Un flux constant” -Israël, qui assiège la bande de Gaza depuis le début de la guerre contre le Hamas le 7 octobre 2023, avait imposé début mars un blocus hermétique au territoire, très partiellement assoupli fin mai, qui a entraîné de très graves pénuries.L’ONU et des ONG s’alarment d’une flambée de la malnutrition infantile et d’un risque de famine généralisée parmi ses plus de deux millions d’habitants.A Beit Lahia, dans le nord de Gaza, des images tournées par l’AFP ont montré dimanche des foules de Palestiniens marchant dans le sable au milieu des ruines, portant sur le dos des sacs de farine qu’ils venaient de récupérer au poste-frontière de Zikim.La Jordanie avait annoncé l’envoi de 60 camions transportant 962 tonnes de denrées alimentaires vers ce point de passage.Israël a annoncé qu’une “pause tactique” serait observée quotidiennement, à partir de dimanche de 10H00 à 20H00, pour permettre la distribution de l’aide. Les zones de Deir-el-Balah, dans le centre de Gaza, Al-Mawassi, dans le sud, et la ville de Gaza, dans le nord, où il n’y a pas pour le moment d’opérations militaires, sont les premières concernées, a précisé l’armée.La Défense civile de Gaza a annoncé dimanche que 27 personnes avaient été tuées dans le territoire, pour la plupart avant l’annonce d’une pause des combats. Le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a salué cette annonce “bienvenue”.”En contact avec nos équipes sur le terrain qui feront tout leur possible pour atteindre autant de personnes affamées que possible”, a-t-il écrit sur X.”C’est une étape bienvenue, mais nous devons voir des progrès réels sur le terrain”, a déclaré à l’AFP Bushra Khalidi, une responsable de l’ONG Oxfam, en soulignant la nécessité “d’un flux d’aide constant et à grande échelle” et d’un “cessez-le-feu permanent”.- “Besoins immenses” -“L’assistance dont ont besoin les familles gazaouies est immense, elle va bien au-delà de simples colis de nourriture”, a déclaré à l’AFP Rosalia Bollen, une porte-parole de l’Unicef.Dans la nuit, Israël a diffusé les images d’un avion larguant “sept lots d’aide contenant de la farine, du sucre et des conserves”, lors d’une opération menée “en coordination avec des organisations internationales”, selon l’armée.De précédents parachutages, menés en 2024 par plusieurs pays, avaient été jugés dangereux et de portée limitée par nombre de responsables humanitaires.Israël nie depuis des mois tout blocage de l’aide et affirme ne pas être responsable des pénuries, accusant le Hamas de piller les cargaisons et les organisations humanitaires de ne pas les distribuer. Mais ces organisations affirment qu’Israël impose des restrictions excessives à l’entrée de l’aide.Un bateau exploité par le mouvement propalestinien “Flottille pour la liberté”, le Handala, est arrivé dimanche dans le port israélien de Ashdod après avoir été intercepté en Méditerranée par l’armée alors qu’il se dirigeait vers Gaza, chargé d’aide.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’armée israélienne a annoncé dimanche la mort au combat, la veille, de deux soldats de 20 et 22 ans, ce qui porte à 462 le nombre de soldats tués à Gaza.En riposte à l’attaque, Israël a lancé une offensive qui a fait au moins 59.821 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Premiers camions d’aide vers Gaza, Israël annonce une pause des combats

De premiers camions chargés d’aide ont traversé dimanche la frontière depuis l’Egypte vers la bande de Gaza assiégée et affamée, où Israël a déclaré une pause des combats quotidienne à des fins humanitaires dans certains secteurs.Des images de l’AFP montrent une file de camions chargés de sacs blancs traversant, du côté égyptien, l’entrée du terminal de Rafah, qui mène au sud du territoire palestinien.Le poste-frontière du côté palestinien étant fermé depuis plus d’un an, les camions ont ensuite gagné le point de passage israélien de Kerem Shalom, distant de quelques kilomètres, pour y être inspectés avant d’entrer dans la bande de Gaza.Les parachutages d’aide humanitaire ont également repris dimanche sur Gaza, avec notamment 25 tonnes larguées par trois avions jordaniens et émirati. L’armée israélienne a elle aussi annoncé avoir parachuté de l’aide, après des semaines de pression internationale pour permettre l’arrivée de vivres et autres denrées vitales pour la population du territoire ravagé par plus de 21 mois de guerre.”Le rêve de ma vie est devenu de manger un morceau de pain et de pouvoir en donner à mes enfants. Chaque jour, mon mari part à l’aube pour essayer de trouver de la farine (…) mais il revient sans rien”, a raconté à l’AFP Suad Ishtaywi, une femme de 30 ans qui vit sous une tente dans le nord de Gaza.”Nous avons entendu aux informations que des camions transportant de la farine et de la nourriture allaient entrer à Gaza. Nous espérons que s’ils entrent, ils parviendront jusqu’à nous”, a-t-elle ajouté.- “Un flux constant” -Israël, qui assiège la bande de Gaza depuis le début de la guerre contre le Hamas le 7 octobre 2023, avait imposé début mars un blocus hermétique au territoire, très partiellement assoupli fin mai, qui a entraîné de très graves pénuries.L’ONU et des ONG s’alarment d’une flambée de la malnutrition infantile et d’un risque de famine généralisée parmi ses plus de deux millions d’habitants.A Beit Lahia, dans le nord de Gaza, des images tournées par l’AFP ont montré dimanche des foules de Palestiniens marchant dans le sable au milieu des ruines, portant sur le dos des sacs de farine qu’ils venaient de récupérer au poste-frontière de Zikim.La Jordanie avait annoncé l’envoi de 60 camions transportant 962 tonnes de denrées alimentaires vers ce point de passage.Israël a annoncé qu’une “pause tactique” serait observée quotidiennement, à partir de dimanche de 10H00 à 20H00, pour permettre la distribution de l’aide. Les zones de Deir-el-Balah, dans le centre de Gaza, Al-Mawassi, dans le sud, et la ville de Gaza, dans le nord, où il n’y a pas pour le moment d’opérations militaires, sont les premières concernées, a précisé l’armée.La Défense civile de Gaza a annoncé dimanche que 27 personnes avaient été tuées dans le territoire, pour la plupart avant l’annonce d’une pause des combats. Le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a salué cette annonce “bienvenue”.”En contact avec nos équipes sur le terrain qui feront tout leur possible pour atteindre autant de personnes affamées que possible”, a-t-il écrit sur X.”C’est une étape bienvenue, mais nous devons voir des progrès réels sur le terrain”, a déclaré à l’AFP Bushra Khalidi, une responsable de l’ONG Oxfam, en soulignant la nécessité “d’un flux d’aide constant et à grande échelle” et d’un “cessez-le-feu permanent”.- “Besoins immenses” -“L’assistance dont ont besoin les familles gazaouies est immense, elle va bien au-delà de simples colis de nourriture”, a déclaré à l’AFP Rosalia Bollen, une porte-parole de l’Unicef.Dans la nuit, Israël a diffusé les images d’un avion larguant “sept lots d’aide contenant de la farine, du sucre et des conserves”, lors d’une opération menée “en coordination avec des organisations internationales”, selon l’armée.De précédents parachutages, menés en 2024 par plusieurs pays, avaient été jugés dangereux et de portée limitée par nombre de responsables humanitaires.Israël nie depuis des mois tout blocage de l’aide et affirme ne pas être responsable des pénuries, accusant le Hamas de piller les cargaisons et les organisations humanitaires de ne pas les distribuer. Mais ces organisations affirment qu’Israël impose des restrictions excessives à l’entrée de l’aide.Un bateau exploité par le mouvement propalestinien “Flottille pour la liberté”, le Handala, est arrivé dimanche dans le port israélien de Ashdod après avoir été intercepté en Méditerranée par l’armée alors qu’il se dirigeait vers Gaza, chargé d’aide.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’armée israélienne a annoncé dimanche la mort au combat, la veille, de deux soldats de 20 et 22 ans, ce qui porte à 462 le nombre de soldats tués à Gaza.En riposte à l’attaque, Israël a lancé une offensive qui a fait au moins 59.821 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.