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Les agences de l’ONU appellent à “inonder” Gaza d’aide alimentaire pour éviter la famine

Les agences de l’ONU ont appelé mardi à “inonder” d’aide alimentaire la bande de Gaza, menacée d’une “famine généralisée”, où le ministère de la Santé du Hamas a annoncé que la guerre avec Israël avait déjà fait plus de 60.000 morts.A la faveur d’une pause partielle dans les bombardements annoncée par Israël, de nouvelles cargaisons d’aide humanitaire ont été acheminées mardi dans le territoire palestinien assiégé, mais elles sont jugées insuffisantes par les organisations internationales. “Nous devons inonder Gaza, immédiatement et sans entrave, d’aide alimentaire massive, et la maintenir chaque jour afin d’éviter une famine généralisée”, a déclaré Cindy McCain, directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), dans un appel conjoint avec l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Unicef.Malgré la pause des combats, la Défense civile a fait état mardi de 30 morts dont 12 enfants dans des raids israéliens nocturnes sur le camp de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza.”Nous n’avons pas entendu le bruit du missile et soudain, la maison s’est effondrée. Les corps volaient et les gens criaient”, a raconté une Palestinienne, Oum Saleh Badr, au milieu des ruines. “Nous ne voulons pas d’aide, nous voulons être en paix. Je ne veux pas être la mère, la sœur ou l’épouse d’un martyr.”Un organisme international soutenu par l’ONU a averti mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”, en raison de la guerre, des déplacements massifs de populations et des restrictions à l’aide humanitaire, près de 22 mois après le début de la guerre.- L’Ethiopie et le Biafra -“Plus de 20.000 enfants ont été traités contre la malnutrition aiguë entre avril et mi-juillet” et les hôpitaux ont signalé au moins 16 décès d’enfants de moins de cinq ans depuis le 17 juillet, souligne ce rapport de l’IPC (Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire), fruit du travail d’ONG, d’institutions régionales et d’agences de l’ONU.Pour le PAM, la catastrophe humanitaire à Gaza rappelle les famines en Ethiopie et au Biafra, au Nigeria, au siècle dernier, et “cela ne ressemble à rien de ce que nous avons vu au cours de ce siècle”.Berlin, Paris et Londres pourraient envoyer la semaine prochaine leurs ministres des Affaires étrangères en Israël, a annoncé mardi le chancelier allemand Friedrich Merz. “Nous partons du principe que le gouvernement israélien est tout à fait disposé à reconnaître qu’il faut maintenant agir”, a-t-il dit.Prenant le contre-pied des affirmations du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump a lui-même affirmé lundi qu’il y avait des signes d’une “vraie famine” à Gaza.Le bureau de Benjamin Netanyahu a accusé mardi le Hamas de falsifier les bilans et de piller l’aide alimentaire. “Nous autorisons déjà des quantités importantes d’aide humanitaire à entrer à Gaza chaque jour (…) Malheureusement, le Hamas (…) a volé l’aide destinée à la population, souvent en tirant sur des Palestiniens”, a-t-il déclaré.Selon l’IPC, les parachutages de vivres autorisés depuis dimanche par Israël “ne seront pas suffisants pour inverser la catastrophe humanitaire”.Entretemps, les autorités israéliennes ont annoncé que l’aide transportée par plus de 200 camions avait été distribuée lundi par l’ONU et des agences humanitaires.Environ 260 autres camions ont été autorisés à entrer à Gaza, ainsi que quatre camions-citernes de l’ONU transportant du carburant, selon elles.L’ONU estime qu’il faudrait chaque jour au moins 500 à 600 camions de nourriture, de médicaments et de produits d’hygiène pour subvenir aux besoins immenses des plus de deux millions d’habitants du territoire.- Plus de 60.000 morts -Début mars, Israël avait totalement interdit l’entrée de l’aide à Gaza, avant d’autoriser fin mai des quantités très limitées.Mais face à une forte pression internationale, Israël a annoncé dimanche une pause des hostilités durant la journée et dans certains secteurs, à des fins humanitaires, sans préciser sa durée.L’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.A Gaza, “le bilan de l’agression israélienne s’élève à 60.034 martyrs” depuis le début de la guerre, a déclaré mardi le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a rejeté les pressions internationales en faveur d’un cessez-le-feu, après deux semaines de négociations indirectes en juillet au Qatar, qui n’ont pas abouti.Si Israël cessait la guerre alors que le Hamas est toujours au pouvoir à Gaza et détient des otages, ce serait une “tragédie”. “Cela n’arrivera pas”, a déclaré mardi M. Saar.

“De la folie pure”: la Thaïlande en proie à la surpopulation de lions domestiques

Derrière son garage d’une rue anonyme d’une ville du nord de la Thaïlande, Tharnuwarht Plengkemratch a installé ses animaux de compagnie chéris: deux lionnes blanches, et un hybride lion-tigre de 200 kilos appelé “Big George”.En Thaïlande, la loi autorise les individus à posséder chez eux le “roi des animaux”.Depuis Chiang Mai, Tharnuwarht partage sur TikTok, où il compte environ trois millions d’abonnés, le quotidien de ses trois grands félins, qui “aiment bien jouer et sont affectueux, comme les chiens et les chats”, décrit-il.”Je veux montrer aux gens que les lions peuvent bien s’entendre avec les humains”, assure-t-il, bien que ses interactions, prudentes, dans l’enclos de “Big George” restent limitées à quelques minutes.La population de lions en captivité a explosé ces dernières années dans le royaume d’Asie du Sud-Est, avec plus de 500 individus recensés dans les zoos, les fermes d’élevage, les cafés animaliers, et les maisons privées.Le phénomène met en danger les lions et leur entourage humain, ont alerté les spécialistes, sur fond de trafic illégal d’animaux.Les réseaux sociaux, où partager du contenu avec le majestueux félin produit toujours son effet, ont aggravé la tendance, souligne Tom Taylor, un responsable de la Fondation pour les amis de la faune sauvage de Thaïlande (WFFT).”C’est de la folie pure”, estime-t-il. “Il est terrifiant d’imaginer, si les lois ne sont pas changées, ce que la situation deviendra dans dix ans.”Depuis 2022, la loi exige des propriétaires qu’ils enregistrent leur lions de compagnie, leur implantent une micropuce et informent les autorités en cas de changement de résidence.- Trafic illégal -Mais le texte ne définit aucun contrôle sur la reproduction, ni sur les hybrides, et les exigences au sujet des conditions de conservation en enclos demeurent minimales.Les naissances d’espèces présentes à l’état sauvage en Thaïlande, comme le tigre, doivent être signalées sous 24 heures. Pour un lion, son propriétaire dispose de 60 jours.”C’est une fenêtre énorme”, explique M. Taylor. “Qu’est-ce qui peut être fait avec une portée de lionceaux pendant ces 60 jours? Plein de choses.”Cet expert et ses collègues ont constaté le triplement récent du nombre de lions en captivité, d’environ 130 en 2018 à environ 450 en 2024, sur le base de recherches sur les réseaux sociaux et de visites in situ.Mais, faute de preuve de vie pendant un an, 350 autres félins ont disparu de leurs radars, peut-être en raison de décès non-remontés, parce que l’animal n’est plus exposé au public, ou, “pire” encore, à cause du commerce illégal, selon M. Taylor.”Nous avons interrogé des professionnels qui nous ont donné les prix pour des lions en vie ou morts, et nous ont dit qu’ils pouvaient les récupérer à la frontière”, explique-t-il.Il existe de nombreuses preuves sur le trafic de lions ou de ses parties, ont indiqué à l’AFP plusieurs experts, qui ont requis l’anonymat, par crainte de se faire remarquer des autorités. En plus de la Thaïlande, le phénomène touche aussi le Laos et le Cambodge.L’éleveuse thaïlandaise Pathamawadee Janpithak, 32 ans, a débuté dans le négoce de crocodile, avant que la chute des prix liés au reptile la pousse vers le lion.Elle vend des lionceaux âgés d’un mois pour environ 500.000 bahts (13.200 euros). Après un pic à 800.000 bahts (21.200 euros), le marché s’est réajusté en fonction de l’offre rendue plus abondante par le développement des sites de reproduction. Les lions en captivité, qui dévorent environ deux kilos de carcasses de poulet par jour, peuvent avoir des portées de deux à six lionceaux, une à deux fois dans l’année.Les trois installations que contrôle Pathamawadee à Chachoengsao (centre) abritent environ 80 individus, allant d’un imposant lion de neuf ans à une paire de lions malades de 8 jours nourris au biberon 24 heures sur 24.- “Plus compliqué” -Ils ont un pelage blanc en raison d’une mutation génétique. Les lions blancs, qui sont parfois considérés, à tort, comme une sous-espèce “en danger”, sont populaires en Thaïlande. Mais leur faible nombre augmente les chances de consanguinité et de maladies. Pathamawadee soupire sur le cas d’un lionceau blanc âgé d’un mois, malade depuis sa naissance, qui n’a attiré aucun acheteur, et dont le patrimoine génétique est trop pauvre pour la reproduction.Il est aussi de plus en plus difficile de trouver des acheteurs disposés à respecter la loi, déplore-t-elle.”Avant, les gens pouvaient payer et repartir avec un lion. Aujourd’hui, tout est devenu plus compliqué”, décrit-elle.Elle dit vendre environ la moitié des 90 bébés nés chaque année dans sa ferme, souvent à d’autres éleveurs, de plus en plus enclins à ouvrir des “cafés à lions” où les clients peuvent prendre la pose et câliner le félin.Près de Chiang Mai, un dresseur a réveillé un lionceau de sa sieste pour qu’il puisse jouer avec un groupe de touristes chinois enthousiastes.Le café a autorisé l’AFP à filmer l’interaction mais, comme tous les autres commerces similaires contactés, a décliné une demande d’entretien.Pathamawadee ne vend plus aux cafés, qui ont tendance à se débarrasser des petits en quelques semaines, après qu’ils ont bien grandi. Elle a récupéré des lionceaux traumatisés, devenus inaptes à la reproduction, assure-t-elle.La hausse de la population de lions est un problème pour l’agence thaïlandaise de gestion des parcs nationaux et de conservation de la faune et de la flore sauvages (DNP), admet Sadudee Punpugdee, directeur en charge de la protection de la faune sauvage.- Coûts “substantiels” -Les mesures actuelles visent notamment à limiter l’importation de lions, pour que les éleveurs se concentrent sur la population existante.”Avec l’augmentation de la consanguinité, la qualité des lions diminue, et nous pensons que la demande va baisser en conséquence”, estime-t-il.Mais les autorités déjà sursollicitées sont mises au devant de choix cornéliens sur l’application des règles, d’autant que les animaux confisqués tombent sous leur responsabilité, décrit Penthai Siriwat, de WWF Thaïlande.”Il y a beaucoup de délibérations avant l’intervention, étant donné les coûts substantiels”, expose-t-elle.Les propriétaires comme Tharnuwarht évoquent souvent leur souci de conservation, mais ces lions africains en captivité de Thaïlande ne vivront jamais à l’état sauvage.Khanom et Khanun, deux ans chacun, vivent dans un sanctuaire géré par le DNP, à Suphanburi (centre), après avoir été confisqués.Ils peuvent vivre au moins dix ans de plus, et nécessitent des gardiens spécialisés, de la nourriture et des soins.”Le bien-être psychologique et physique des animaux doit toujours passer en premier”, explique la vétérinaire en chef du site, Natanon Panpeth. Les Etats-Unis et les Emirats arabes unis ont interdit la possession de grands félins ces dernières années, et la Thaïlande doit prochainement réexaminer sa législation. Sadudee espère un renforcement des lois existantes, même s’il est peu probable que la propriété soit interdite pour l’instant.”Les animaux sauvages appartiennent à la nature. Il y a plein d’autres animaux que l’on peut avoir comme animal de compagnie”, lance-t-il.

Le tireur de New York cherchait à cibler la NFL

L’homme qui a tué quatre personnes lundi soir avant de se donner la mort dans un gratte-ciel de New York cherchait à cibler la NFL, le grand championnat de football américain, ont déclaré mardi les autorités locales.Lundi en début de soirée, vers 18H30 locales, les sirènes hurlent dans le centre de la ville. Les véhicules de police, les pompiers et les ambulances foncent à toute allure au 345 Park Avenue dans le coeur de Manhattan.Un homme muni d’un fusil d’assaut M4 vient d’ouvrir le feu à l’entrée d’une tour qui abrite de grandes entreprises comme la firme financière Blackstone ou le cabinet de conseil KPMG. “La dernière fois que j’ai vu autant de policiers dans le secteur, c’est quand il y a eu l’affaire Luigi Mangione”, lance un témoin à l’AFP en référence à l’homme accusé du meurtre en décembre à New York du patron du plus gros assureur santé américain pour se venger des dérives de ce secteur.Mais cette fois le tueur, identifié comme Shane Tamura, 27 ans, cherchait plutôt à s’en prendre à la NFL, le championnat de football américain, dont des bureaux sont situés dans cette tour, a déclaré mardi matin le maire de New York Eric Adams.”Il semble qu’il voulait s’en prendre aux employés de la NFL”, a déclaré M. Adams à l’antenne de la chaîne locale Fox. “Il a laissé une note de suicide (…) à ce stade, il semble avoir pensé qu’il avait développé l’ETC en jouant en NFL”, a ajouté le maire.Une employée de la NFL a été “blessée grièvement” dans l’attaque, a indiqué le patron de la ligue Roger Goodell, précisant qu’une aide psychologique était disponible aux employés traumatisés par cette attaque.  L’encéphalopathie traumatique chronique (ETC) est une maladie cérébrale dégénérative qui a plombé la vie de joueurs de football américain et d’ex-joueurs de hockey, deux sports de contacts. – “Etudiez mon cerveau” -Le président américain Donald Trump, dont la tour éponyme est située dans ce même quartier de New York, a dit mardi matin avoir confiance en la police “pour faire toute la lumière sur les raisons qui ont poussé ce cinglé à commettre un acte de violence aussi insensé”.Selon les médias locaux, Shane Tamura n’a jamais joué en NFL mais était quarterback dans son équipe au lycée. Il avait fait le trajet entre Las Vegas et New York avant d’entrer muni d’un fusil d’assaut dans la tour du quartier d’affaires de Midtown, où il a tué trois hommes dont un policier, ainsi qu’une femme, une cadre de la firme Blackstone selon un communiqué de l’entreprise cité par des médias américains, avant d’être retrouvé mort au 33e étage.”Il s’est tiré une balle dans la poitrine” et non dans la tête, a précisé le maire Adams, en ajoutant que l’homme s’était trompé d’étage en se perdant dans les ascenseurs de l’immeuble.Selon la note retrouvée dans son portefeuille par la police et citée par des médias locaux, le tireur a écrit: “étudiez mon cerveau, je suis désolé”. Et il a cité le cas de Terry Long, ex-joueur des Steelers de Pittsburgh qui s’est suicidé en 2005 et dont le cerveau a ensuite été étudié par Bennet Omalu, médecin légiste et neuropathologiste. Ce dernier est le premier à avoir publiquement identifié l’ETC, qui hante toujours la NFL.- Commotions cérébrales -En 2021, un autre ex-joueur professionnel de football américain, Phillip Adams, avait abattu six personnes aux Etats-Unis avant de se donner la mort.Un examen post-mortem du cerveau de cet homme de 32 ans avait révélé qu’il présentait des signes de lésions “inhabituellement graves”. L’ETC, qui ne peut être décelée sur des individus vivants, peut engendrer toute une série de symptômes comportementaux, parmi lesquels l’agressivité, l’impulsivité, la dépression, l’anxiété, la paranoïa, les tendances suicidaires, ainsi que des symptômes cognitifs progressifs tels que la perte de mémoire. Depuis le début des années 2000, plusieurs études ont mis en évidence un lien entre cette dégénérescence cérébrale et les chocs répétés à la tête, engendrant commotions cérébrales et autres traumatismes crâniens, qui émaillent trop souvent la carrière d’un joueur.Une étude en 2017 avait notamment analysé les tissus cérébraux de 111 joueurs passés par la NFL et décédés souvent prématurément. L’ETC avait été détectée chez 110 d’entre eux.

Cyclisme: Pogacar ne participera pas à la Vuelta

Tadej Pogacar, qui a remporté dimanche son quatrième Tour de France, ne prendra pas le départ du Tour d’Espagne (23 août – 14 septembre), a annoncé mardi son équipe UAE.Apparu fatigué en fin de Tour de France, le Slovène de 26 ans, troisième de la Vuelta en 2019 lors de son unique participation, “va s’accorder une pause bien méritée avant de reprendre la compétition en Amérique du Nord”, au Grand Prix de Québec et de Montréal en septembre, a précisé sa formation dans un communiqué.”Après un Tour aussi exigeant, nous avons décidé qu’il valait mieux faire une pause”, a déclaré Pogacar, cité dans le communiqué. “La Vuelta est évidemment une course que j’aimerais courir à nouveau ; je garde de merveilleux souvenirs de 2019, mais aujourd’hui mon corps me dit qu’il doit se reposer”, a-t-il ajouté.”Ravi de retourner au Canada” sur des courses “difficiles mais magnifiques”, Pogacar a ciblé ces épreuves pour “retrouver un bon niveau pour cette partie de la saison, et surtout pour les Championnats du monde” qui se dérouleront au Rwanda fin septembre, avec la course en ligne en point d’orgue le 28.Le Tour d’Espagne est le seul grand tour qui manque au palmarès hors normes du Slovène, vainqueur quatre fois du Tour de France (2020, 2021, 2024, 2025) et une fois du Tour d’Italie (2024), pour ne parler que des courses de trois semaines.En l’absence de Pogacar, c’est Joao Almeida qui endossera le rôle de leader de l’équipe UAE. Principal lieutenant du Slovène sur le Tour de France, le Portugais de 26 ans avait dû abandonner dès la 9e étape deux jours après une chute.Vainqueur des tours du Pays basque, de Romandie et de Suisse cette saison, Almeida pourra compter sur l’Espagnol Juan  Ayuso pour l’épauler pendant les trois semaines de course. Mikkel Bjerg, Felix  Grossschartner, Domen Novak, Ivo Oliveira, Marc Soler et Jay Vine complètent l’équipe.La Vuelta démarre en Italie, à Turin le 23 août, avec trois premières étapes italiennes et même une incursion dans les Alpes françaises lors de la quatrième, avant d’enfin rejoindre l’Espagne pour la 5e étape. 

Gaza: Berlin, Paris et Londres vont “probablement” envoyer leurs chefs de la diplomatie respectifs en Israël (Merz)

Berlin, Paris et Londres vont “probablement” demander “jeudi de la semaine prochaine” à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs de se rendre ensemble en Israël, a indiqué mardi Friedrich Merz, alors que la pression internationale monte face à la crise humanitaire à Gaza. “Nous partons du principe que le gouvernement israélien est tout à fait disposé à reconnaître qu’il faut maintenant agir”, a ajouté le chancelier allemand, lors d’une conférence de presse à Berlin avec le Roi Abdallah II de Jordanie.Le chef du gouvernement allemand, l’un des plus fidèles soutiens d’Israël dans la guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas, avait déjà indiqué lundi que son chef de la diplomatie, Johann Wadephul, devait se rendre dans la région jeudi pour faire avancer les négociations sur un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.A propos du pont aérien humanitaire vers Gaza, annoncé lundi par Berlin, M. Merz a indiqué que deux avions de transport militaire étaient en route pour la Jordanie.Les deux machines de type A400M “seront équipés et ravitaillés” en Jordanie “afin de pouvoir effectuer leurs missions à partir du week-end au plus tard, voire dès demain”, a ajouté M. Merz.Le roi Abdallah II a ajouté que, bien qu’il soit reconnaissant pour ces initiatives de largages aériens, elles ne représentaient qu’une “goutte d’eau dans l’océan”. Il a appelé à autoriser davantage de camions transportant de l’aide humanitaire à entrer dans Gaza.La France procédera elle aussi “dans les prochains jours à des largages aériens” d’aide sur Gaza, selon une source diplomatique française.Quelque 2,4 millions de Palestiniens sont assiégés à Gaza par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.Mardi, un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”.

Gaza: Berlin, Paris et Londres vont “probablement” envoyer leurs chefs de la diplomatie respectifs en Israël (Merz)

Berlin, Paris et Londres vont “probablement” demander “jeudi de la semaine prochaine” à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs de se rendre ensemble en Israël, a indiqué mardi Friedrich Merz, alors que la pression internationale monte face à la crise humanitaire à Gaza. “Nous partons du principe que le gouvernement israélien est tout à fait disposé à reconnaître qu’il faut maintenant agir”, a ajouté le chancelier allemand, lors d’une conférence de presse à Berlin avec le Roi Abdallah II de Jordanie.Le chef du gouvernement allemand, l’un des plus fidèles soutiens d’Israël dans la guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas, avait déjà indiqué lundi que son chef de la diplomatie, Johann Wadephul, devait se rendre dans la région jeudi pour faire avancer les négociations sur un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.A propos du pont aérien humanitaire vers Gaza, annoncé lundi par Berlin, M. Merz a indiqué que deux avions de transport militaire étaient en route pour la Jordanie.Les deux machines de type A400M “seront équipés et ravitaillés” en Jordanie “afin de pouvoir effectuer leurs missions à partir du week-end au plus tard, voire dès demain”, a ajouté M. Merz.Le roi Abdallah II a ajouté que, bien qu’il soit reconnaissant pour ces initiatives de largages aériens, elles ne représentaient qu’une “goutte d’eau dans l’océan”. Il a appelé à autoriser davantage de camions transportant de l’aide humanitaire à entrer dans Gaza.La France procédera elle aussi “dans les prochains jours à des largages aériens” d’aide sur Gaza, selon une source diplomatique française.Quelque 2,4 millions de Palestiniens sont assiégés à Gaza par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.Mardi, un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”.

Gaza: Berlin, Paris et Londres vont “probablement” envoyer leurs chefs de la diplomatie respectifs en Israël (Merz)

Berlin, Paris et Londres vont “probablement” demander “jeudi de la semaine prochaine” à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs de se rendre ensemble en Israël, a indiqué mardi Friedrich Merz, alors que la pression internationale monte face à la crise humanitaire à Gaza. “Nous partons du principe que le gouvernement israélien est tout à fait disposé …

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Au Royaume-Uni, des villageois s’organisent pour sauver leurs pubs

Il y a quelques années, le Radnor Arms, un pub vieux de près de 200 ans situé dans un village du Pays de Galles tombait en ruine: l’eau suintait le long des murs, le lierre gagnait les fenêtres brisées et des squelettes de rats jonchaient le sol.Aujourd’hui, l’établissement renaît et les rires résonnent de nouveau entre ses murs, grâce à la détermination de quelques habitants qui ont réussi à lever les fonds nécessaires pour le sauver.Ouvert dans les années 1830 à New Radnor, un village pittoresque du sud du Pays de Galles, il avait fermé ses portes en 2016, faute de rentabilité.Un sort partagé par des dizaines de milliers de pubs au Royaume-Uni, sous l’effet de la hausse des coûts d’exploitation et de la baisse de la consommation d’alcool.Plus d’un quart des 60.800 établissements recensés en 2000 ont mis la clé sous la porte au cours des 25 dernières années.Et la tendance se poursuit: 378 pubs – plus d’un par jour – devraient encore fermer leurs portes cette année, sur les 45.000 encore en activité fin 2024, selon la British Beer and Pub Association (BBPA), leur principal syndicat.- “Coeur du village” -A une époque, les 438 habitants de New Radnor pouvaient choisir entre six établissements pour se retrouver autour d’un verre. La fermeture du Radnor Arms en 2016 les avait privés de leur dernier lieu de rassemblement.”C’était le cœur du village”, se souvient David Pyle, psychiatre retraité installé depuis 18 ans juste à côté du pub.”Parfois, on entendait un peu de brouhaha, parfois un rugissement quand le Pays de Galles marquait, ou encore un chœur d’hommes chanter… C’était super. Et puis il a fermé”.”C’était un endroit où n’importe qui pouvait entrer. Nous avons vécu des naissances, des décès et des mariages ici”, raconte Sue Norton, une retraitée devenue présidente du collectif de sauvegarde du pub.Pour lui donner une seconde vie, elle et son collectif ont fait appel au “fonds pour la propriété communautaire”, un programme gouvernemental d’aide au rachat de pubs ou commerces menacés.Une levée de fonds organisée l’an dernier a permis de récolter 200.000 livres (environ 230.000 euros), une somme doublée grâce au programme d’aide gouvernemental, complété par une autre subvention de 40.000 livres.Avec 440.000 livres en poche, les villageois ont pu racheter, rénover et rouvrir le pub, faisant appel à des bénévoles pour travailler derrière le bar.Parmi eux, Eugene Marchenko, un réfugié ukrainien de 44 ans, hébergé par un villageois avec sa femme et son fils.Cet avocat originaire de Dnipro, dans l’est de l’Ukraine, raconte que sa nouvelle activité lui a permis de rencontrer presque tous les habitants du village.- “Endroit de partage” -“J’avais lu dans des livres que le pub est une tradition britannique célèbre, mais maintenant je le vis. Ce n’est pas juste boire de l’alcool, c’est un endroit où on partage, où tout le monde se connaît”, raconte-t-il.Créé en 2021 sous Boris Johnson, le fonds pour la propriété communautaire a permis de sauver 55 pubs à travers le pays, selon Plunkett UK, une association qui accompagne les projets d’entreprises en milieu rural.Mais le programme a été fermé en décembre par le gouvernement travailliste, arrivé au pouvoir en 2024, qui a invoqué les difficultés financières “léguées” par les conservateurs.Bien que soulagés d’avoir pu déposer leur dossier à temps, les habitants de New Radnor regrettent que d’autres n’aient pas cette chance.Même si pour l’heure, ils savourent leur victoire. Car loin d’être un simple pub, le Radnor Arms a pour vocation d’accueillir une variété d’activités, des matinées pour les mères et leurs bébés à des sessions d’aide aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et à ceux qui les accompagnent.

Trump donne “10 ou 12 jours” à Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Donald Trump a haussé le ton lundi contre Vladimir Poutine, à l’occasion d’une rencontre en Ecosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, en donnant “10 ou 12 jours” au président russe pour mettre fin au conflit en Ukraine, sous peine de sévères sanctions.Le président américain, qui jusqu’ici ne s’était pas beaucoup étendu sur la catastrophe humanitaire à Gaza, a dit voir des signes d’une “vraie famine” dans le territoire palestinien assiégé par Israël, et promis plus d’aide, notamment avec l’ouverture de “centres de distribution alimentaire”.A Vladimir Poutine, il a fixé “une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours à partir d’aujourd’hui” pour mettre un terme à la guerre en Ukraine. “Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès”, a déploré le républicain, qui avait le 14 juillet donné un ultimatum de 50 jours à son homologue russe.Il a notamment dit envisager des sanctions “secondaires”, c’est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d’assécher les revenus de Moscou.Donald Trump s’est dit “très déçu” par le maître du Kremlin, qui poursuit ses attaques en Ukraine. “Je pensais vraiment que cela allait s’arrêter. Mais à chaque fois que je pense que cela va s’arrêter il tue des gens”, a-t-il commenté, ajoutant: “Cela ne m’intéresse plus vraiment de discuter” avec lui.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la “détermination” et la “position claire” de son homologue américain.- “Réelle famine” -Le milliardaire, qui effectue depuis vendredi soir un séjour en Ecosse, a accueilli le Premier ministre britannique Keir Starmer et son épouse Victoria sur le perron du luxueux complexe de golf appartenant à sa famille à Turnberry, sur la côte ouest de l’Ecosse. Les deux dirigeants ont ensuite pris place dans la salle de bal où Trump avait déjà reçu la veille la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour conclure un accord commercial. Là, le président américain a répondu aux questions des journalistes pendant plus d’une heure.Après quoi il a embarqué avec Keir Starmer à bord de l’avion présidentiel Air Force One puis de l’hélicoptère Marine One pour se rendre sur la côte est de l’Ecosse, à Aberdeen, dans l’autre complexe de golf de la famille Trump, où un dîner est prévu. Le président américain doit y inaugurer un nouveau parcours de golf mardi. Concernant Gaza, Donald Trump a jugé qu’un cessez-le-feu était “possible” et reconnu que “beaucoup de gens mouraient de faim”. Evoquant des images d’enfants vus à la télévision, il a dit: “C’est une réelle famine”, en ajoutant: “ce n’est pas possible de simuler ça”.”Nous allons mettre en place des centres alimentaires où les gens pourront entrer librement – sans limites. Nous n’aurons pas de clôtures”, a-t-il déclaré aux journalistes en Écosse, où il passe un séjour mi-diplomatique, mi-privé.Keir Starmer a lui parlé d’une “totale catastrophe” humanitaire à Gaza et ajouté: “Il faut arriver à ce cessez-le-feu”.- Eoliennes “monstrueuses” -Le Premier ministre britannique est sous pression dans son pays pour reconnaître un Etat palestinien, après qu’Emmanuel Macron a annoncé l’intention de la France de le faire à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU en septembre.Lors de sa longue conférence de presse, le président américain a, en vrac, chanté les louanges de la femme du Premier ministre britannique, vanté la rénovation du golf de Turnberry, qu’il avait racheté en 2014, repris ses diatribes récurrentes contre les éoliennes qualifiées de “monstruosités” et contre l’immigration….Le tout aux côtés d’un Keir Starmer pour l’essentiel silencieux, qui a toutefois pris la parole de temps en temps, par exemple pour défendre le choix au Royaume-Uni d’un “mix” entre énergies renouvelables et sources conventionnelles.Devant la presse du moins, les deux dirigeants n’ont pas beaucoup parlé de commerce, qui devait être un élément essentiel de leur conversation.Londres bénéficie déjà d’un sort plus favorable que les autres partenaires internationaux, avec des droits de douane généralement limités au plancher de 10%.L’Union européenne s’est résignée dimanche à un taux de 15% dans le cadre de l’accord conclu par Ursula von der Leyen et Donald Trump à Turnberry.Mais le gouvernement britannique négocie toujours d’arrache-pied des exemptions durables pour l’acier et l’aluminium.Ils sont taxés à 25%, soit deux fois moins que le taux de 50% appliqué au reste du monde, mais l’arrangement annoncé en mai prévoyait qu’ils soient ramenés à zéro.Malgré les compliments dont il a inondé Keir Starmer, Donald Trump n’a jusqu’ici pas cédé. Il a en revanche laissé entendre qu’il n’imposerait pas de tarifs douaniers prohibitifs sur le secteur pharmaceutique britannique.