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La France larguera 40 tonnes d’aide sur Gaza à partir de vendredi (ministre français)

La France larguera à partir de vendredi 40 tonnes d’aide sur la bande de Gaza, où les largages humanitaires ont repris depuis dimanche pour venir en aide aux populations affamées, a annoncé mardi le ministre français des Affaires étrangères.”Nous organiserons à partir de vendredi, en lien étroit avec les autorités jordaniennes, quatre vols emportant 10 tonnes de vivres chacun dans la bande de Gaza”, a déclaré Jean-Noël Barrot sur BFMTV.”La plus grande précaution sera prise pour assurer la sécurité des populations lors de ces opérations”, avait dit à l’AFP une source diplomatique plus tôt dans la journée en parlant de la perspective de ces largages.”La voie aérienne est utile, mais elle n’est pas suffisante”, a ajouté le ministre, en demandant la réouverture des accès terrestres au territoire palestinien soumis à un blocus de l’armée israélienne.”Je rappelle que 52 tonnes de fret humanitaire français sont aujourd’hui bloquées à al-Arish (en Egypte, ndlr), à quelques kilomètres de la bande de Gaza. Il est donc indispensable que les autorités israéliennes consentent enfin à rouvrir les accès terrestres à la bande de Gaza de manière suffisamment significative pour alléger les souffrances atroces des populations civiles sur place”, a déclaré le ministre, qui s’exprimait depuis New York où il participait à une conférence ministérielle de l’ONU sur une solution à deux Etats.Quelque 2,4 millions de Palestiniens sont assiégés à Gaza par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.Les Nations unies ont alerté dimanche sur des “niveaux alarmants” de malnutrition.Mardi, un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”.Des largages d’aide sur la bande de Gaza sont autorisés depuis dimanche par Israël, qui a déclaré une pause des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Lundi, le chancelier Friedrich Merz a annoncé que l’Allemagne allait organiser avec la Jordanie un “pont aérien de biens humanitaires vers Gaza”. Le Royaume-Uni a annoncé mardi avoir procédé à un premier largage d’aide.Le président Donald Trump a annoncé, également lundi, la prochaine mise en place par les Etats-Unis de centres de distribution alimentaire dans la bande de Gaza dévastée par la guerre, où selon lui il y a des signes d’une “vraie famine”.

Alertes au tsunami dans tout le Pacifique après un gigantesque séisme au large de la Russie

Un séisme de magnitude 8,8, le plus puissant dans la région en près de 73 ans, a eu lieu mardi au large de la péninsule russe du Kamtchatka, provoquant des alertes de tsunamis dans tout le Pacifique et des évacuations de Hawaï jusqu’au Japon.Si plusieurs personnes ont été blessées légèrement en extrême-Orient russe, selon des médias locaux, aucun des pays concernés n’a fait état de morts pour l’heure. Le niveau d’alerte au tsunami pour Hawaï a été rétrogradé au niveau d’appel à la vigilance, a annoncé le centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique (PTWC) et le comté de Hawaï a annulé l’ordre d’évacuation pour les zones côtières inondables. Selon l’institut géophysique américain (USGS), le séisme est survenu vers 23H24 GMT mardi à 20,7 km de profondeur, à 126 km au large de Petropavlovsk-Kamtchatsky, capitale de cette région de l’Extrême-Orient russe peu peuplée.Dans le port de Severo-Kourilsk, dans le nord de l’archipel russe des Kouriles, plusieurs tsunamis successifs ont submergé les rues, selon le ministère des Situations d’urgence. Une de ces vagues, à Elizovsky dans le district de Kamchatka, a atteint entre trois et quatre mètres, selon un média local. Le maire du district, Alexandre Ovsiannikov, a indiqué que “tout le monde”, avait été évacué. L’état d’urgence a été décrété dans le district.”La quatrième vague de tsunami est en train de déferler. La vague est très grosse, tout est inondé, la côte entière est inondée”, a témoigné un habitant dans une vidéo publiée par le média russe Izvestia. “L’eau s’est retirée une fois encore, et elle va revenir maintenant. Le port et les usines de la côte sont complètement détruits”.Selon le maire de la ville cité par l’agence d’Etat russe Tass, un des tsunamis a entraîné vers le large des navires au mouillage après avoir arraché leurs ancres. Les autorités russes ont cependant levé l’alerte tsunami mercredi soir.”Nous avons tous couru en sous-vêtements avec les enfants. Heureusement nous avions préparé une valise”, a raconté à la chaîne publique Zvezda une habitante du Kamtchatka, une des zones sismiques les plus actives de la planète, au point de rencontre entre les plaques tectoniques du Pacifique et Nord-Américaine.- “Evacuez immédiatement!” -“C’est la première fois que je vis un tremblement de terre aussi puissant depuis que je suis adulte”, a-t-elle poursuivi. “J’ai fondu en larmes. C’était très effrayant”.La magnitude de 8,8 est la plus forte enregistrée au Kamtchatka depuis le 5 novembre 1952, quand un séisme de magnitude 9 avait déclenché des tsunamis dévastateurs dans tout l’océan Pacifique.Le service sismologique du Kamtchatka a prévenu que des répliques jusqu’à 7,5 étaient attendues.Au Japon, des images en direct à la télévision ont montré des personnes évacuant en voiture ou à pied vers des zones plus élevées, notamment dans l’île septentrionale de Hokkaido.Un tsunami de 1,30 m a atteint un port dans le département de Miyagi, dans le nord du Japon, à 13h52 (04h52 GMT), a indiqué l’agence météorologique japonaise (JMA).L’agence météorologique japonaise a cependant retrogradé mercredi les alertes au tsunami dans une majeure partie de l’archipel, les maintenant seulement dans le nord. Près de la plage d’Inage, dans la région de Chiba, proche de Tokyo, un périmètre de sécurité a été mis en place, et un secouriste a indiqué à des journalistes de l’AFP présents sur place que la zone côtière était interdite d’accès jusqu’à nouvel ordre.”Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait un tsunami. J’ai fait une blague là-dessus… quand on a entendu l’alerte”, a déclaré Leana Lussier, une touriste québécoise de 17 ans. “Nous étions venus ici pour nager, mais dès que nous avons entendu qu’une alerte au tsunami avait été émise, nous ne sommes pas du tout allés dans l’eau”, a ajouté Tomoyo Fujita, 35 ans, une habitante locale, en quittant les lieux avec sa petite fille.Les employés de la centrale nucléaire de Fukushima (nord), détruite par un puissant séisme et un tsunami en mars 2011, ont été évacués, a indiqué son opérateur.”Des tsunamis frapperont à répétition. Ne vous aventurez pas en mer et ne vous approchez pas des côtes tant que l’alerte n’est pas levée”, a averti la JMA, qui a prévu des vagues de trois mètres.- “Alertes au tsunami” -La Chine a également émis une alerte au tsunami pour plusieurs zones de sa côte. Les Philippines ont elles aussi exhorté les habitants de la côte est à se déplacer vers l’intérieur des terres, et ont conseillé aux pêcheurs déjà en mer de rester au large en eaux profondes.Sur l’autre rive du Pacifique, le Pérou et le Mexique ont aussi déclaré l’alerte au tsunami, de même que la Colombie et l’Equateur qui ont ordonné des évacuations, comme dans les ports de l’archipel des Galapagos. Des tsunamis de 1 à 3 mètres sont également possibles au Chili, au Costa Rica, en Polynésie française et d’autres archipels.Des vagues pouvant atteindre quatre mètres étaient attendues mercredi peu avant 10H30 GMT sur l’archipel des Marquises, en Polynésie française.Les Etats-Unis ont émis une série d’alertes de différents niveaux le long de la côte ouest nord-américaine de l’Alaska jusqu’à toute la côte californienne. bur-stu-cg-roc/ep/pt/sba/dth

Alertes au tsunami dans tout le Pacifique après un gigantesque séisme au large de la Russie

Un séisme de magnitude 8,8, le plus puissant dans la région en près de 73 ans, a eu lieu mardi au large de la péninsule russe du Kamtchatka, provoquant des alertes de tsunamis dans tout le Pacifique et des évacuations de Hawaï jusqu’au Japon.Si plusieurs personnes ont été blessées légèrement en extrême-Orient russe, selon des médias locaux, aucun des pays concernés n’a fait état de morts pour l’heure. Le niveau d’alerte au tsunami pour Hawaï a été rétrogradé au niveau d’appel à la vigilance, a annoncé le centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique (PTWC) et le comté de Hawaï a annulé l’ordre d’évacuation pour les zones côtières inondables. Selon l’institut géophysique américain (USGS), le séisme est survenu vers 23H24 GMT mardi à 20,7 km de profondeur, à 126 km au large de Petropavlovsk-Kamtchatsky, capitale de cette région de l’Extrême-Orient russe peu peuplée.Dans le port de Severo-Kourilsk, dans le nord de l’archipel russe des Kouriles, plusieurs tsunamis successifs ont submergé les rues, selon le ministère des Situations d’urgence. Une de ces vagues, à Elizovsky dans le district de Kamchatka, a atteint entre trois et quatre mètres, selon un média local. Le maire du district, Alexandre Ovsiannikov, a indiqué que “tout le monde”, avait été évacué. L’état d’urgence a été décrété dans le district.”La quatrième vague de tsunami est en train de déferler. La vague est très grosse, tout est inondé, la côte entière est inondée”, a témoigné un habitant dans une vidéo publiée par le média russe Izvestia. “L’eau s’est retirée une fois encore, et elle va revenir maintenant. Le port et les usines de la côte sont complètement détruits”.Selon le maire de la ville cité par l’agence d’Etat russe Tass, un des tsunamis a entraîné vers le large des navires au mouillage après avoir arraché leurs ancres. Les autorités russes ont cependant levé l’alerte tsunami mercredi soir.”Nous avons tous couru en sous-vêtements avec les enfants. Heureusement nous avions préparé une valise”, a raconté à la chaîne publique Zvezda une habitante du Kamtchatka, une des zones sismiques les plus actives de la planète, au point de rencontre entre les plaques tectoniques du Pacifique et Nord-Américaine.- “Evacuez immédiatement!” -“C’est la première fois que je vis un tremblement de terre aussi puissant depuis que je suis adulte”, a-t-elle poursuivi. “J’ai fondu en larmes. C’était très effrayant”.La magnitude de 8,8 est la plus forte enregistrée au Kamtchatka depuis le 5 novembre 1952, quand un séisme de magnitude 9 avait déclenché des tsunamis dévastateurs dans tout l’océan Pacifique.Le service sismologique du Kamtchatka a prévenu que des répliques jusqu’à 7,5 étaient attendues.Au Japon, des images en direct à la télévision ont montré des personnes évacuant en voiture ou à pied vers des zones plus élevées, notamment dans l’île septentrionale de Hokkaido.Un tsunami de 1,30 m a atteint un port dans le département de Miyagi, dans le nord du Japon, à 13h52 (04h52 GMT), a indiqué l’agence météorologique japonaise (JMA).L’agence météorologique japonaise a cependant retrogradé mercredi les alertes au tsunami dans une majeure partie de l’archipel, les maintenant seulement dans le nord. Près de la plage d’Inage, dans la région de Chiba, proche de Tokyo, un périmètre de sécurité a été mis en place, et un secouriste a indiqué à des journalistes de l’AFP présents sur place que la zone côtière était interdite d’accès jusqu’à nouvel ordre.”Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait un tsunami. J’ai fait une blague là-dessus… quand on a entendu l’alerte”, a déclaré Leana Lussier, une touriste québécoise de 17 ans. “Nous étions venus ici pour nager, mais dès que nous avons entendu qu’une alerte au tsunami avait été émise, nous ne sommes pas du tout allés dans l’eau”, a ajouté Tomoyo Fujita, 35 ans, une habitante locale, en quittant les lieux avec sa petite fille.Les employés de la centrale nucléaire de Fukushima (nord), détruite par un puissant séisme et un tsunami en mars 2011, ont été évacués, a indiqué son opérateur.”Des tsunamis frapperont à répétition. Ne vous aventurez pas en mer et ne vous approchez pas des côtes tant que l’alerte n’est pas levée”, a averti la JMA, qui a prévu des vagues de trois mètres.- “Alertes au tsunami” -La Chine a également émis une alerte au tsunami pour plusieurs zones de sa côte. Les Philippines ont elles aussi exhorté les habitants de la côte est à se déplacer vers l’intérieur des terres, et ont conseillé aux pêcheurs déjà en mer de rester au large en eaux profondes.Sur l’autre rive du Pacifique, le Pérou et le Mexique ont aussi déclaré l’alerte au tsunami, de même que la Colombie et l’Equateur qui ont ordonné des évacuations, comme dans les ports de l’archipel des Galapagos. Des tsunamis de 1 à 3 mètres sont également possibles au Chili, au Costa Rica, en Polynésie française et d’autres archipels.Des vagues pouvant atteindre quatre mètres étaient attendues mercredi peu avant 10H30 GMT sur l’archipel des Marquises, en Polynésie française.Les Etats-Unis ont émis une série d’alertes de différents niveaux le long de la côte ouest nord-américaine de l’Alaska jusqu’à toute la côte californienne. bur-stu-cg-roc/ep/pt/sba/dth

“Il ne reste rien”: des villageois de Pékin démunis après des crues meurtrières

Revenue chercher les médicaments de son père âgé et handicapé, Hu Yuefang n’a retrouvé que ruines et boue: sa maison a été dévastée par l’une des pires inondations qu’ait connues Pékin ces dernières années.Une partie du nord de la Chine a été frappé ces derniers jours par des pluies torrentielles qui ont causé la mort d’au moins 48 personnes et contraint des dizaines de milliers d’habitants à fuir leur domicile.Avec le retour du beau temps à Pékin, les opérations de nettoyage et de déblaiement ont débuté mercredi dans les zones sinistrées, où l’eau a provoqué d’importants dégâts.Des journalistes de l’AFP se sont rendus dans le district pékinois de Huairou, au nord de la capitale chinoise, à environ 100 kilomètres du centre-ville. Il s’agit d’une des zones les plus touchées.Dans le village d’Anzhouba, les eaux s’étaient retirées, laissant derrière elles un champ de débris, de ferraille tordue et de branches cassées.Hu Yuefang se remémore l’appel paniqué qu’elle a passé samedi soir à sa belle-fille âgée de 23 ans, laquelle était alors à la maison avec les parents de Mme Hu.”Avant que je puisse finir ma phrase, ça a coupé”, raconte-t-elle.Elle a appris plus tard que la rivière, à une dizaine de mètres de là, avait débordé de son lit et bloqué la porte d’entrée, rendant toute sortie impossible.- Champs dévastés -Sa fille a dû briser une fenêtre pour évacuer les grands-parents vers le balcon d’un voisin, tirant son grand-père handicapé pendant que sa grand-mère le poussait par l’arrière.”Je n’avais jamais vu ça en 40 ans de vie ici. Même les anciens de 80 ou 90 ans n’avaient jamais rien vu de tel”, témoigne-t-elle. “Je suis revenue aujourd’hui pour récupérer ses médicaments, mais tout a été emporté par les flots.”En sandales, elle inspecte les dégâts dans le village, où elle a toujours vécu. Elle marche au milieu des amas de câbles électriques arrachés, de débris de clôtures brisées et de voitures détruites.Les murs de sa maison sont recouverts de boue, signe que l’eau est montée à plus d’un mètre.”J’ai vécu ici toute ma vie. Mes parents depuis près de 70 ans, moi depuis 40 ans. Je ne peux pas me résoudre à partir”, affirme-t-elle.Un petit canapé bleu a été emporté jusqu’à la ruelle.La famille de six personnes vit avec un revenu mensuel compris entre 2.000 et 3.000 yuans (environ 240 à 360 euros), explique madame Hu, femme au foyer dont le mari est ouvrier. Ils cultivent leurs propres légumes — des haricots, des concombres, des pommes de terre — mais les champs ont été détruits.”Tout est parti, emporté par les eaux”, explique-t-elle.- “Inhabitable” -Dans le bourg voisin de Liulimiao, les évacuations se poursuivent. Des bus transportent des personnes âgées depuis leurs maisons dans les montagnes.Une vieille dame, qui a préféré garder l’anonymat, confie être retournée chez elle malgré l’interdiction. “Quand les eaux sont arrivées, personne ne faisait attention à nous”, déplore-t-elle, ajoutant que l’inondation a frappé “brusquement” samedi.Un autre villageois, monsieur Wang, contemple les dégâts de la maison qu’il avait construite avec l’aide de subventions gouvernementales il y a 15 ans. Il estime ses pertes à environ 100.000 yuans (12.100 euros).Sa femme et ses deux filles étaient à la maison lorsque les eaux ont “soudainement monté” et ont, là encore, bloqué les portes en raison de la puissance du courant.L’eau a atteint 1,5 mètre de hauteur, laissant des marques boueuses sur les murs et jusque sur l’écran de la télévision. La voiture familiale, achetée pour que sa fille puisse apprendre à conduire, a été emportée par les flots.Cinq minutes de plus et sa famille aurait pu y rester, explique-t-il.”L’eau n’a laissé à personne le temps de réagir”, poursuit monsieur Wang, en pleurs lorsqu’il explique que sa maison est désormais “inhabitable”.”Ça me fait vraiment mal au coeur.”

“Il ne reste rien”: des villageois de Pékin démunis après des crues meurtrières

Revenue chercher les médicaments de son père âgé et handicapé, Hu Yuefang n’a retrouvé que ruines et boue: sa maison a été dévastée par l’une des pires inondations qu’ait connues Pékin ces dernières années.Une partie du nord de la Chine a été frappé ces derniers jours par des pluies torrentielles qui ont causé la mort …

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Mondiaux de natation: Léon Marchand pulvérise le record du monde du 200 m quatre nages

Un an après son triomphe aux Jeux de Paris, Léon Marchand a encore marqué de son empreinte la natation mondiale en pulvérisant le record du monde sur 200 m quatre nages, mercredi dès les demi-finales des Championnats du monde de Singapour. Marchand a signé un temps supersonique de 1 min 52 sec 69/100e, effaçant la marque de l’Américain Ryan Lochte, qui datait de 2011 (1 min 54 sec 00). Au moment de toucher le mur de la piscine du Sports Hub de Singapour, le nageur de 23 ans a célébré ce record comme une victoire. “Pour moi, c’est une victoire”, a-t-il déclaré dans un grand sourire. “Surtout que ce n’est pas un record qui est égalé, je suis quand même plus d’une seconde en dessous. J’ai un peu du mal à y croire quand même, mais je suis trop content, c’était trop bien.”Impressionnant de maîtrise, le Toulousain a marqué son territoire. Jamais inquiété par ses concurrents, il affichait déjà quasiment une seconde d’avance au 100 mètres sur le record de Lochte.Avant d’arriver à Singapour, le Français détenait déjà la deuxième meilleure performance mondiale de l’histoire, 1 min 54 sec 06, établie en finale des Jeux olympiques de Paris l’été dernier.À son arrivée dans la cité-État pour ces Mondiaux, il avait prévenu qu’il avait le record du monde dans le viseur. Puis, en séries mercredi matin, il avait ensuite annoncé vouloir se rapprocher de son record personnel dès les demi-finales.Il a tenu parole en abaissant de 1 seconde et 37 centièmes son meilleur temps en carrière. “Je me sentais vraiment bien”, a-t-il reconnu. “Avant la course, dans l’eau, j’étais vraiment très léger, je prenais beaucoup d’eau et techniquement c’était vraiment bien.” – “La finale va être cool!” -Marchand avait dominé les séries matinales avec un temps de 1 min 57 sec 63, en ayant concentré ses efforts sur la première moitié de course, avant de ralentir son allure.Le Français détient désormais deux records du monde en bassin de 50 m, après celui du 400 m quatre nages, qu’il avait battu en finale des Mondiaux de Fukuoka en 2023.Il disputera la finale de l’épreuve jeudi pour tenter de décrocher un sixième titre mondial, le troisième sur cette distance, et pourra aborder la course libéré. “C’était un peu le but. J’avais deux chances de battre le record et j’ai pris chaque chance l’une après l’autre”, a-t-il expliqué. “Je vais essayer de bien dormir, ça va être compliqué!  Et demain (jeudi) la finale, ça va être cool.”Marchand était venu à Singapour avec un programme allégé puisqu’il avait décidé de s’aligner uniquement sur deux courses et de renoncer aux 200 m papillon et brasse, avec l’idée d’en profiter pour viser le record du monde du 200 m quatre nages. Le plan a fonctionné à merveille. “Je ressens beaucoup de joie de me dire que tous les choix que j’ai faits cette année étaient les bons”, a-t-il déclaré. “Là je vais déjà essayer de comprendre ce que je viens de faire, ça va peut-être mettre quelques mois. Et après je vais me projeter sur la suite.”Un peu plus tôt, Maxime Grousset, déjà sacré sur 50 m papillon, s’est qualifié pour la finale du 100 m nage libre en signant le 5e temps des demies. Sa finale est également programmée jeudi.

Le Portugal et l’Espagne mobilisés face aux feux de forêt

Des étendues de forêts calcinées, encore parcourues par des flammes: les pompiers portugais et espagnols restent mercredi en alerte maximale pour tenter de contenir les feux de forêt qui ravagent la péninsule ibérique depuis plusieurs jours. Au Portugal, sept feux majeurs sont encore actifs dans le nord et le centre du pays après une accalmie observée mercredi matin, mobilisant plus de 2.000 pompiers appuyés par une vingtaine d’aéronefs, selon un dernier bilan de la protection civile. L’Espagne, également touchée par cette vague d’incendies, lutte contre deux foyers majeurs dans les provinces d’Avila et de Caceres (centre-ouest).Au Portugal, les incendies du nord du pays suscitent les plus vives inquiétudes en raison des températures élevées et du vent attendu dans l’après-midi.A Ponte da Barca, où un incendie sévit depuis samedi soir, le maire Augusto Marinho a demandé des renforts pour protéger le village de Germil, menacé d’encerclement par les flammes. “Nous essayons de maîtriser la situation mais cet après-midi la météo pourrait nous réserver quelques mauvaises surprises”, a déclaré le commandant de la protection civile Marco Domingues.- Appel à la vigilance -L’incendie d’Arouca (nord), déclenché lundi après-midi, mobilise le plus gros dispositif: quelque 780 pompiers, aidés de 267 véhicules et 8 aéronefs.Face à l’avancée des flammes, les habitants d’un village près de Melres (nord) ont connu mardi des moments éprouvants. “C’est terrible! L’année dernière cela avait déjà brûlé de l’autre côté, c’était de la folie … et maintenant ici”, a confié à l’AFP Maria Da Conceiçao, 64 ans.Sous un ciel obscurci par une épaisse fumée noire, et face à la progression des flammes, certains habitants ont tenté de défendre leurs biens avec des tuyaux d’arrosage en attendant l’arrivée des secours.De l’autre côté de la frontière, en Espagne, à Caminomorisco, dans la province de Caceres (ouest) un incendie a déjà détruit 2.500 hectares. Six hameaux ont été évacués à titre préventif et plusieurs routes ont été coupées. L’évolution de ce foyer dépendra du vent attendu au fil de la journée, ont indiqué les autorités régionales.Dans la province voisine d’Avila, un autre feu, qui s’est déclaré lundi près de Cuevas del Valle, a conduit au confinement du village d’El Arenal. Face au risque extrême, les autorités portugaises et espagnoles ont appelé les populations à la plus grande vigilance.- Météo défavorable -La journée de mercredi s’annonce difficile en raison de conditions météorologiques défavorables, avec des vents soutenus et des températures élevées pouvant atteindre 40°C dans le centre du Portugal.La quasi totalité du territoire portugais se trouve en état d’alerte, en raison d’un risque incendie “maximal, très élevé ou élevé”, selon les prévisions de l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IPMA).Face à ces conditions, le Portugal avait décidé en début de semaine de renforcer son dispositif de lutte contre les feux de forêt.Le gouvernement portugais a assuré mercredi que le gouvernement allait renforcer les moyens aériens. A partir du mois d’août, le pays espère disposer d’un total de 76 appareils pour lutter contre les incendies, a précisé le secrétaire d’Etat à la Protection civile Rui Rocha. Après les incendies meurtriers de 2017, qui ont fait plus d’une centaine de morts, le Portugal a décuplé l’investissement dans la prévention et doublé son budget de lutte contre les feux de forêt.D’après des données encore provisoire de l’Institut des forêts (ICNF), plus de 29.000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l’année au Portugal, qui est confronté chaque été à des feux destructeurs. Les experts considèrent que la multiplication des vagues de chaleur, sont des conséquences du changement climatique.La péninsule ibérique est fortement frappée, avec des canicules et sécheresses qui favorisent les feux de forêt.