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La Maison Blanche publie des photos de Trump pendant les opérations contre l’Iran

La Maison Blanche a publié samedi plusieurs photos montrant Donald Trump et plusieurs de ses conseillers et ministres suivant les opérations des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran.Sur l’une des images, on peut voir le président américain portant une veste de costume, une chemise blanche, et une casquette blanche siglée “USA”, assis autour d’une table avec sa directrice de cabinet Susie Wiles, son chef de la diplomatie Marco Rubio, et vraisemblablement le directeur de la CIA, John Ratcliffe.Tous ont la mine solennelle.Derrière eux, une carte partiellement floutée et sur laquelle est inscrit “Operation Epic Fury” — “Opération Fureur épique” — le nom attribué officiellement aux frappes américano-israéliennes sur l’Iran samedi.Ils sont situés dans un bâtiment aux poutres en bois, dans une pièce délimitée par des rideaux noirs. Le lieu exact n’était pas immédiatement clair, et la publication de la Maison Blanche sur les réseaux sociaux indique seulement: “Le président Donald Trump suit les opérations militaires américaines en Iran: Opération Fureur épique, le 28 février 2026”.La publication d’images de présidents dans la salle de crise de la Maison Blanche lors de moments clés de leur mandat est devenue presque une tradition. Barack Obama avait publié une photo similaire quand Oussama ben Laden avait été tué lors d’une opération des forces spéciales américaines au Pakistan en 2011.Mais Donald Trump préfère passer un maximum de son temps dans sa résidence Mar-a-Lago de Palm Beach, en Floride, et n’était donc pas dans la “Situation room” à Washington. Il n’y était pas non plus lors de l’opération de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro en janvier.Sur une deuxième photo publiée par la Maison Blanche, le chef d’état-major des Etats-Unis, le général Dan Caine, apparaît en tenue civile, avec une doudoune sans manches sur une chemise et une cravate, et avec ses lunettes sur le front. Le général pointe vers un écran flouté avec un stylo. Les mêmes chaises que sur la photo où apparaît Donald Trump sont visibles derrière Dan Caine, semblant indiquer qu’il se trouve dans la même pièce.Une autre photo montre le vice-président JD Vance dans la salle de crise de la Maison Blanche, assis au bout d’une longue table aux côtés du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, et de la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard. De dos, on peut apercevoir vraisemblablement le ministre de l’Energie, Chris Wright.Au-dessus de JD Vance, trône le sceau de la vice-présidence des Etats-Unis.

Frappes américaines et israéliennes sur l’Iran : principaux développements

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué samedi dans l’attaque d’Israël et des Etats-Unis sur l’Iran, a annoncé Donald Trump, alors que la région plonge dans le chaos, Téhéran ripostant par des tirs de missiles contre Israël et les Etats du Golfe. Voici les principaux développements du conflit sur le terrain.- Mort de Khamenei “Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort”, a affirmé le président américain sur sa plateforme Truth Social.Un peu plus tôt, Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, avait indiqué qu'”il y a de nombreux signes que ce tyran n’est plus”. Selon la télévision israélienne, “trente bombes” ont été larguées sur son complexe résidentiel.”Avec sa mort, la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l’Histoire”, a écrit le fils du défunt chah, Reza Pahlavi, sur X.L’armée israélienne a également annoncé que sept hauts responsables iraniens avaient été “éliminés” lors des frappes, parmi lesquels le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême.Les Etats-Unis et Israël visent ouvertement un changement de régime en Iran, MM. Trump et Netanyahu appelant tous deux les Iraniens “à renverser le régime”.Des cris de joie ont résonné dans plusieurs quartiers de Téhéran samedi soir, selon des témoins.Premier bilan des frappes israélo-américaines à 17H30 GMT: le Croissant-Rouge iranien annonce plus de 200 morts, avec les deux tiers des provinces du pays “affectées par les attaques”.Selon l’agence de presse Fars, des explosions ont touché notamment Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj, à l’ouest de Téhéran, ainsi que Kermanshah (ouest) et Chiraz (sud).Le pouvoir judiciaire iranien a fait notamment état d’au moins 108 morts dans une école de filles. L’AFP n’a pas pu accéder à cette école et n’est pas en mesure de vérifier ce bilan.Toutes les universités sont fermées jusqu’à nouvel ordre (agence officielle Irna).L’Iran a par ailleurs annoncé à l’Union européenne la fermeture “de facto” du très stratégique détroit d’Ormuz.Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a affirmé que Téhéran donnerait une “leçon inoubliable” aux Etats-Unis et à Israël.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a lui annulé un déplacement prévu lundi en Israël.- La région emportée Aucun pays n’est épargné dans une région où les Etats-Unis disposent de bases militaires. “Les missiles et les drones du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (armée idéologique de la République islamique d’Iran, ndlr) ont frappé le quartier général de la cinquième flotte de l’US Navy à Bahreïn, ainsi que d’autres bases américaines” dans le Golfe, (communiqué à l’agence de presse Tasnim).Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a cependant annoncé sur X que “les dégâts sur les sites américains ont été minimes et n’ont pas affecté les opérations”, ni fait de victimes.- : Les Emirats disent avoir été visés par 137 missiles et 209 drones tirés par l’Iran, selon le ministère de la Défense.Deux témoins ont indiqué à l’AFP avoir entendu une explosion et vu une colonne de fumée s’élever de l’emblématique île artificielle de Dubaï, The Palm. Quatre blessés, selon les autorités.”La chute de débris de missiles dans un quartier résidentiel” d’Abou Dhabi “a entraîné la mort d’un civil de nationalité asiatique” (ministère de la Défense).Des habitants ont indiqué à l’AFP avoir entendu plusieurs explosions dans la capitale des Emirats. Le ministère a dit avoir intercepté une deuxième vague de tirs de missiles iraniens vers 12H00 GMT.Deux témoins ont indiqué à l’AFP avoir vu de la fumée s’élever de la base d’Al Dhafra, à Abou Dhabi.: Un centre du quartier général de la cinquième flotte américaine a été touché par une “attaque de missile” (Centre national de communication de Bahreïn). Les habitants du quartier sont évacués et “plusieurs immeubles résidentiels à Manama ont été ciblés” (ministère de l’Intérieur). Ecoles et universités sont passées à l’enseignement à distance jusqu’à nouvel ordre. L’ambassade américaine a fermé. : L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a appelé samedi à contenir une “dangereuse escalade” au Moyen-Orient, lors d’un appel téléphonique avec Donald Trump. Le Qatar a aussi convoqué l’ambassadeur d’Iran en guise de protestation.Plusieurs explosions ont été entendues au-dessus du centre de Doha et près de la base militaire d’Al-Udeid, la plus grande installation militaire américaine de la région.  Huit blessés, dont un grave, dans les frappes iraniennes au Qatar (diplomate à l’AFP). :”Les systèmes de défense aérienne ont pris en charge des missiles entrants détectés dans l’espace aérien” (chef d’état-major).Un missile iranien a causé des “dégâts importants” sur la piste d’une base aérienne qui accueille des militaires italiens (ministre italien des Affaires étrangères à l’agence Ansa). Pas de blessés mais des dégâts importants.Un drone a aussi frappé l’aéroport international du Koweït, faisant des blessés légers (Autorité de l’aviation civile). Trois membres de l’armée ont été blessés sur la base aérienne d’Ali Al-Salem (ministère koweïtien de la Défense). – : Plusieurs explosions ont été entendues à Ryad. Aucun bilan disponible.  : Israël a annoncé avoir visé des positions du Hezbollah pro-iranien dans le sud du Liban, comme régulièrement ces dernières semaines. Les Etats-Unis exhortent leurs ressortissants à quitter le pays. : L’armée affirme avoir intercepté 13 missiles balistiques depuis samedi matin. L’ambassade des Etats-Unis à Amman demande à son personnel et ses ressortissants de se confiner.: Deux frappes ont visé la base militaire de Jurf al-Sakher (ou Jurf al-Nasr, sud), selon les autorités et d’autres sources sur place. Elle abrite le groupe Hachd al-Chaabi, un réseau d’anciens paramilitaires intégrés aux troupes régulières, ainsi que le puissant groupe armé pro-iranien Kataëb Hezbollah.La défense antiaérienne américaine est engagée contre des drones au-dessus d’Erbil (journalistes AFP).- Israël en “état d’urgence spéciale” Sur la journée, “environ 200 avions de combat (…) ont mené une frappe massive contre le dispositif de missiles et les systèmes de défense du régime terroriste iranien dans l’ouest et le centre de l’Iran”, indique un communiqué militaire, affirmant qu’il s’agit du “plus grand raid aérien de l’histoire de l’armée de l’air israélienne”.Quelque 500 cibles ont été visées. L’attaque américano-israélienne sur l’Iran durera “aussi longtemps que nécessaire”, ont affirmé MM. Netanyahu et Trump.Israël a déclaré un état d’urgence spécial. L’armée israélienne a annoncé que “plusieurs points d’impact” avaient été signalés en Israël après les tirs de missiles iraniens.Une femme d’une quarantaine d’années a été tuée samedi soir dans la région de Tel-Aviv à la suite de tirs de missiles iraniens, d’après les secours israéliens.Une série d’explosions ont été entendues samedi soir dans le centre d’Israël ainsi qu’à Jérusalem et en Cisjordanie occupée, ont rapporté des journalistes de l’AFP. Les abris publics de la ville sont ouverts. Les écoles ainsi que les lieux de travail et de rassemblement resteront fermés jusqu’à 18H00 GMT lundi (mairie de Jérusalem).Le poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte a été fermé.- Trump vise le pouvoir iranien Le président américain a déclaré que les Etats-Unis lançaient des “opérations de combat majeures” contre l’Iran et appelé le peuple iranien à “s’emparer” du pouvoir (vidéo sur sa plateforme Truth social).”Nous allons détruire leurs missiles, (…) raser leur industrie de missiles” et “réduire à néant leur marine”.Aux autorités iraniennes : “Vous devez déposer les armes et avoir une immunité totale ou, dans le cas contraire, faire face à une mort certaine”. Au peuple iranien : “L’heure de votre liberté est à portée de main (…). Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir.”Aux Américains : “De courageux héros américains pourraient laisser leurs vies et nous pourrions avoir des pertes.”Le président américain s’est entretenu au téléphone avec Benjamin Netanyahu et plusieurs dirigeants arabes.L’armée américaine a déclaré avoir utilisé pour la première fois au combat des drones explosifs, une technologie employée notamment dans la guerre entre l’Ukraine et la Russie.Des avions de combat britanniques effectuent des “opérations défensives régionales coordonnées visant à protéger notre peuple, nos intérêts et nos alliés”, selon le Premier ministre britannique Keir Starmer, au soutien d’une opération “conforme au droit international”. La France, en revanche, “n’a été ni prévenue ni impliquée” (Emmanuel Macron).

Trump annonce que Khamenei est mort dans l’opération israélo-américaine en Iran

Donald Trump a annoncé samedi que le guide suprême iranien avait été tué dans l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, qui a riposté en visant plusieurs pays arabes et Israël.L’annonce a suscité des manifestations de joie à Téhéran, où des habitants ont applaudi depuis leurs fenêtres et mis de la musique tandis que de vives acclamations ont retenti peu après 23H00 locales, ont rapporté plusieurs témoins.Ali “Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort”, a fait savoir le président américain sur son réseau Truth Social, depuis la luxueuse résidence de Floride d’où il supervise cette campagne militaire qui change la face du Moyen-Orient.”Il a été incapable d’échapper à nos Renseignements et à nos Systèmes Hautement Sophistiqués de Suivi, et en étroite collaboration avec Israël, il n’a rien pu faire, de même que les dirigeants tués comme lui”, a écrit le dirigeant républicain.Les bombardements se prolongeront “tout au long de la semaine”, a ajouté le dirigeant américain, qui juge que le peuple iranien tient sa “plus grande chance” de “reprendre” le contrôle du pays.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déjà affirmé qu’il y avait de “nombreux signes” qu’Ali Khamenei avait été tué dans une frappe sur son complexe. Le corps du guide suprême “a été retiré des décombres de son complexe”, a rapporté la chaîne publique israélienne KAN. Selon la chaîne 12, “une photo du corps a été montrée à Netanyahu et à Trump”.- Explosions en Israël -Une série d’explosions ont été entendues samedi soir dans le centre d’Israël ainsi qu’à Jérusalem et en Cisjordanie occupée, ont rapporté des journalistes de l’AFP. 21 personnes ont été blessées à Tel-Aviv après un barrage de missiles iraniens, selon les secours.Ces explosions ont été précédées de sirènes d’alerte alors que l’armée israélienne a déclaré avoir identifié de nouveaux tirs de missiles depuis l’Iran.Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani a affirmé plus tôt que Téhéran donnerait une “leçon inoubliable” aux Etats-Unis et à Israël après leur attaque.L’armée israélienne a précisé samedi que sept hauts responsables iraniens avaient été “éliminés” lors des frappes, parmi lesquels le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême.La télévision officielle iranienne n’a pas commenté ces annonces, alors que le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété du déclenchement d’une “série d’événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus volatile du monde”.Face à la crainte d’un embrasement au Moyen-Orient, les appels à une cessation des hostilités se sont multipliés. Le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir à 21H00 GMT.- “Fureur épique” -Dans un message vidéo annonçant l’opération “Fureur épique” contre l’Iran, Donald Trump avait déjà appelé plus tôt le peuple iranien à “s’emparer du pouvoir”. D’après le chef d’état-major israélien Eyal Zamir, l’opération israélienne, appelée “Lion rugissant”, est “sans précédent” et d’une “tout autre échelle” que celle de juin 2025, lorsqu’Israël avait lancé une attaque, déclenchant une guerre de douze jours. “Des centaines de cibles militaires iraniennes” ont cette fois été visées, selon Israël. Le gouvernement iranien avait envoyé plus tôt dans la journée des SMS exhortant les quelque 10 millions d’habitants de Téhéran à quitter la capitale, théâtre de plusieurs explosions dans la matinée.Le Croissant-Rouge a annoncé la mort de plus de 200 personnes dans les frappes à travers le pays. Le pouvoir judiciaire iranien a fait notamment état d’au moins 108 morts dans une école de filles. L’AFP n’a pas pu accéder à cette école et n’était pas en mesure de vérifier ce bilan. L’ONU, l’UE et plusieurs Etats de la région, dont la Turquie et le sultanat d’Oman, médiateur dans les récentes négociations entre Etats-Unis et Iran, ont appelé toutes les parties à cesser les hostilités. De nombreux pays de la région ont fermé leurs espaces aériens, entraînant une annulation en série des vols. “J’entends des explosions et des avions de chasse au-dessus de ma tête”, s’affolait dans la matinée un habitant du centre-ville de Téhéran, au ciel chargé d’épais nuages de fumée.Des habitants se sont précipités chez eux pour se mettre à l’abri, des parents paniqués tentant de récupérer leurs enfants à l’école. Le Croissant-Rouge iranien a indiqué que plus de 20 provinces, sur les 31 que compte l’Iran, avaient été touchées par les frappes. – “Menace existentielle” -En Israël, Benjamin Netanyahu, a justifié l'”opération” par la “menace existentielle” que fait peser selon lui l’Iran. Elle durera “aussi longtemps que nécessaire”.Donald Trump, qui a déclenché le feu américain sans demander l’aval du Congrès, a dit répondre à des menaces “imminentes” contre les Etats-Unis, liées à la fois au programme nucléaire et aux capacités de missiles iraniennes. Des responsables iraniens avaient multiplié ces dernières semaines les menaces de frapper les installations américaines dans le Golfe en cas d’attaque des Etats-Unis, qui n’ont pas fait état de victimes samedi parmi leurs ressortissants.Plusieurs explosions ont retenti à Ryad, Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Koweït et Manama, où des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la zone de Juffair, qui abrite une importante base navale américaine, ont constaté des témoins et journalistes de l’AFP.L’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis ont dit avoir intercepté des projectiles iraniens et se réserver le droit de répondre à ces tirs. Huit personnes ont été blessées au Qatar.A Bahreïn, abritant le siège de la Cinquième flotte américaine, plusieurs immeubles résidentiels ont été ciblés, selon les autorités.Les tensions entre Téhéran et Washington, ennemis jurés, se sont accentuées après la répression en janvier d’un vaste mouvement de contestation d’Iraniens. Washington avait jusqu’à présent privilégié la voie diplomatique, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran.Mais Donald Trump s’était dit vendredi mécontent des négociations engagées début février.De hauts responsables américains ont affirmé samedi à la presse que les autorités iraniennes n’avaient jamais négocié “sérieusement”, en les accusant d’avoir lancé la reconstruction des sites nucléaires frappés en juin 2025 et en assurant que Téhéran avait refusé de seulement évoquer ses missiles balistiques, un point majeur d’inquiétude pour Israël.

Ligue 1: avec Alban Juster à la place de Longoria, l’OM change de tête

La réorganisation se poursuit à la tête de l’OM, qui a annoncé samedi soir que Pablo Longoria, qui était aux commandes depuis cinq ans, avait été remplacé en tant que “président du directoire” par Alban Juster, un autre jeune dirigeant du club marseillais.”Présent au sein de l’Olympique de Marseille depuis huit ans, Alban Juster exerçait jusqu’à présent les fonctions de directeur général finance et compliance au sein du club”, a précisé l’OM dans un communiqué. Alban Juster est âgé de 36 ans.Une source au fait des récentes discussions a par ailleurs confirmé à l’AFP que Pablo Longoria (39 ans) avait démissionné de ses fonctions à la tête du club marseillais. Il avait été nommé président le 26 février 2021, il y a cinq ans presque jour pour jour.Le départ du dirigeant espagnol ne faisait de toutes façons guère de doutes depuis la réorganisation annoncée il y a une dizaine de jours par le propriétaire américain du club Frank McCourt.Le directeur du football Medhi Benatia, qui avait présenté sa démission quelques jours plus tôt, avait ainsi accepté de rester en poste jusqu’au mois de juin pour “piloter l’ensemble des activités sportives”.Cette décision s’accompagnait d’une mise en retrait de Longoria dont les relations avec Benatia, longtemps très étroites, s’étaient très nettement dégradées depuis l’automne. Selon le communiqué de Frank McCourt, le rôle de Longoria devait “évoluer vers ses responsabilités institutionnelles, afin de maintenir la représentation de l’OM au sein des instances françaises et européennes”, une mise en retrait difficilement acceptable pour le natif d’Oviedo.  Selon une source au sein de la direction du club, interrogée la semaine dernière par l’AFP, des discussions avaient d’ailleurs été rapidement engagées par les avocats de Longoria, qui ne souhaitait toutefois pas “entrer dans une guerre”.Dans l’entourage du dirigeant espagnol, on assurait tout de même que la réorganisation proposée par Frank McCourt ne résultait en aucune façon d’un accord auquel Longoria, surpris par cette initiative, aurait été associé.- “Phase de transition” -Nommé samedi soir, Alban Juster, peu connu du grand public, est de son côté considéré comme “un homme de confiance” du conseil de surveillance de l’OM, selon une source au sein du club. Il avait notamment assuré l’intérim de Longoria au sein des instances quand celui-ci était suspendu la saison dernière.Arrivé à l’OM en 2017, il a notamment été en charge du contrôle de gestion, avant d’être directeur des opérations financières ou directeur administratif RH et financier.A propos de la désignation d’Alban Juster, l’OM explique qu’elle “s’inscrit dans le cadre d’une organisation intérimaire, le temps d’engager les démarches nécessaires à la recherche et la désignation d’un nouveau Président du Directoire”.Des recherches sont également en cours pour le poste de directeur sportif, Benatia ne devant pas rester au-delà du mois de juin.”Le directoire du club est désormais composé d’Alban Juster, Alessandro Antonello et Benjamin Arnaud, ce dernier ayant été nommé en qualité de membre du directoire”, a aussi expliqué l’OM. Alessandro Antonello est le directeur général du club. Benjamin Arnaud est lui secrétaire général.”On est dans une phase de transition institutionnelle, organisée et maîtrisée”, a assuré au JDD à paraître dimanche Shéhérazade Semsar de Boisséson, vice-présidente du conseil de surveillance de l’OM. “Dans un premier temps, la priorité est d’assurer la stabilité du club au niveau sportif”, a-t-elle ajouté.Car la crise que traverse l’OM n’est pas que de gouvernance. Après une série de mauvais résultats, qui ont précipité le départ de l’entraîneur italien Roberto De Zerbi, l’OM, éliminé de la Ligue des champions, n’est plus que 4e du championnat de France.Et dimanche, avec leur nouveau coach Habib Beye sur le banc, les Marseillais reçoivent Lyon, qui les devance de cinq longueurs et qui occupe la 3e place, directement qualificative pour la Ligue des champions.

Municipales: depuis Perpignan, Bardella appelle la gauche “modérée” à “rompre” avec LFI

Jordan Bardella a appelé samedi la gauche “modérée” à “rompre définitivement avec LFI”, sonnant la charge, lors d’un meeting à Perpignan, contre le parti de Jean-Luc Mélenchon qui doit lui succéder dimanche dans la cité catalane pour une “riposte antifasciste”, à deux semaines des élections municipales.Dans le laboratoire perpignanais du frontisme municipal, le président du parti à la flamme s’est de nouveau lancé dans une diatribe contre le leader Insoumis, agitant l’affaire du meurtre du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, pour laquelle des membres du mouvement antifasciste de la Jeune garde sont mis en examen.”Monsieur Mélenchon, lorsque vous affirmez que vous ne renierez pas vos amis et camarades de la Jeune garde, en dépit du meurtre commis par des membres présumés de ce groupe, lorsque vos députés encensent le mouvement terroriste du Hamas, lorsque vous injuriez nos policiers et nos gendarmes, lorsque vous appelez à l’insurrection, vous n’êtes pas la République: vous en êtes la honte”, a lancé M. Bardella devant ses supporters.”J’appelle la gauche dite modérée, si elle existe encore dans notre pays, à rompre définitivement avec LFI, à refuser toute alliance de second tour qui serait pour eux et pour toute la classe politique la marque du déshonneur”, a-t-il poursuivi. Un message notamment envoyé au Parti socialiste qui, face aux polémiques à répétition frappant les Insoumis, prend ses distances sans toutefois écarter des accords “au cas par cas” pour le scrutin à venir.- “Affirmation” -Dénonçant “le climat de violence méthodiquement construit et installé dans le pays par M. Mélenchon et par ses amis”, M. Bardella a voulu jouer le contraste, alors que son parti est embarqué dans une longue entreprise de dédiabolisation.”Je le redis aujourd’hui devant vous très solennellement: la violence n’a pas sa place dans la République (…) et avec nous, vous pouvez en être persuadé, elle ne l’aura jamais”, a-t-il promis dans un discours en partie prononcé dans le noir après une coupure d’électricité. Faute de courant et de musique, le meeting s’est achevé par une Marseillaise chantée a capella par le public. Louis Aliot a plus tard expliqué à des journalistes qu'”un relais a été détérioré volontairement” et qu’il soupçonnait “peut-être pas la CGT mais (…) cette mouvance d’extrême gauche”.Respectabilité donc, mais aussi crédibilité alors que Perpignan, ville-vitrine du RN conquise en 2020 par Louis Aliot, doit faire office de poste avancé dans la conquête du pouvoir en 2027. Afin de faire oublier certaines expériences catastrophiques après les éphémères conquêtes de Toulon, Vitrolles ou Marignane en 1995. M. Bardella a fait de la capitale catalane “le symbole d’un sursaut”. “Le premier mandat était celui du redressement. Le prochain devra être celui de l’affirmation et du développement pour tous”, a plaidé de son côté Louis Aliot. Même si son sort est suspendu à la décision de la cour d’appel de Paris le 7 juillet, qui pourrait le contraindre à démissionner, en cas de réélection, s’il était condamné dans l’affaire des assistants des eurodéputés du FN. Une incertitude judiciaire qui frappe également Marine Le Pen, en déplacement samedi dans le Var où elle a exhorté les électeurs à se mobiliser dans ce département phare pour le Rassemblement national qui y présente 25 listes. “Devenez des agents recruteurs pour qu’enfin chacun puisse décider de son avenir et voter lors des municipales !”, a-t-elle demandé à ses partisans.- Riposte insoumise -Car de ce côté-là du bassin méditerranéen, le RN rêve notamment de faire basculer Toulon, où la députée Laure Lavalette est donnée favorite.Face à cette offensive du RN, les Insoumis tenteront donc de répliquer dimanche dans la même ville de Perpignan, au palais des congrès.LFI veut faire de ce meeting de soutien au candidat Mickaël Idrac une “riposte antifasciste” après avoir réuni 2.000 personnes à Lyon jeudi. Un rassemblement qui a accouché d’une nouvelle polémique pour M. Mélenchon, accusé d’antisémitisme après avoir ironisé sur la prononciation du nom du délinquant sexuel américain, Jeffrey Epstein.De nombreux cadres LFI, comme Manuel Bompard, Clémence Guetté et Paul Vannier sont attendus dans la préfecture des Pyrénées-Orientales. Sous le feu des critiques, ulcérés par la validation par le Conseil d’Etat de leur classement à “l’extrême gauche” pour les municipales, les Insoumis ciblent en retour “une clique d’irresponsables qui tente de criminaliser l’antifascisme”.

“Justice pour les morts!”: la Grèce manifeste sa colère trois ans après la collision ferroviaire

Plus de 65.000 personnes en colère se sont rassemblées samedi dans toute la Grèce pour commémorer la collision ferroviaire meurtrière du 28 février 2023 et réclamer justice face aux failles de l’enquête.A Athènes, la manifestation devant le Parlement, où le mot “assassins!” a été scandé, a réuni plus de 40.000 personnes, selon la police. Mais elle …

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Frappes israélo-américaines “sans précédent” contre l’Iran, qui riposte

Les Etats-Unis et Israël mènent samedi une série de frappes contre l’Iran qui riposte par des salves de missiles dans la région, secouée par de nombreuses explosions, faisant craindre un embrasement.”L’heure de votre liberté est à portée de main”, a lancé Donald Trump au peuple iranien dans un message vidéo, les appelant à “s’emparer du pouvoir”. Le président américain et ses principaux conseillers suivent “de près” la situation depuis la résidence Mar-a-Lago en Floride, selon la Maison Blanche.D’après le chef d’état-major israélien Eyal Zamir, cette opération militaire est “sans précédent” et d’une “tout autre échelle” que celle de juin 2025, lorsqu’Israël avait lancé une attaque, déclenchant une guerre de douze jours. “Des centaines de cibles militaires iraniennes” ont cette fois été visées, selon Israël.Alors qu’un responsable militaire israélien a fait état de “l’élimination” de plusieurs hauts responsables iraniens, la République islamique n’a confirmé aucun décès de dirigeant. Le gouvernement iranien a envoyé des messages SMS exhortant les quelque 10 millions d’habitants de Téhéran à quitter la capitale, théâtre de plusieurs explosions dans la matinée.Dans le sud du pays, au moins 85 personnes ont été tuées dans une école de filles, selon la télévision d’Etat citant un responsable local. L’AFP n’a pas été en mesure de vérifier ce bilan. – Inquiétudes internationales -L’ONU, l’UE et plusieurs Etats de la région, dont la Turquie et le sultanat d’Oman, médiateur dans les récentes négociations entre Etats-Unis et Iran, ont appelé toutes les parties à la cesser les hostilités. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à 21H00 GMT sur la situation au Moyen-Orient.Dans sa riposte, l’Iran a visé plusieurs villes du Golfe, abritant notamment des bases américaines, faisant au moins un mort aux Emirats arabes unis. Et certains pays comme l’Arabie saoudite ont dit se réserver le droit de répondre.De nombreux espaces aériens de la région ont été fermés, entraînant une annulation des vols en série vers le Moyen-Orient. – Fortes détonations à Téhéran -A Téhéran, plusieurs fortes détonations ont été entendues par des journalistes de l’AFP. Des ambulances ont été envoyées dans le centre, l’est et l’ouest de la capitale. “J’entends des explosions et des avions de chasse au-dessus de ma tête”, s’affole samedi un habitant du centre de Téhéran, dont le ciel s’est chargé d’épais nuages de fumée.Des habitants se sont précipités chez eux pour se mettre à l’abri, des parents paniqués tentant au contraire de récupérer leurs enfants à l’école. D’après l’agence de presse Isna, le quartier Pasteur, où se trouve notamment la résidence du guide suprême et la présidence, dans le centre de Téhéran, ont été visés. Le Croissant-Rouge iranien a indiqué que plus de 20 provinces, sur les 31 que compte l’Iran, avaient été touchées par les frappes. Des explosions ont été entendues aux quatre coins du pays, dans les villes d’Ispahan, Chiraz, Qom, Karaj, Kermanshah, Minab, Lorestan et Tabriz, selon les médias iraniens.- Sirènes à Jérusalem -En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a justifié cette “opération” par la “menace existentielle” que fait peser selon lui “le régime terroriste en Iran”.A Jérusalem et dans plusieurs régions d’Israël, des explosions ont été entendues par des journalistes de l’AFP. Les sirènes d’alerte antiaériennes ont retenti et des personnes ont couru se réfugier dans des abris, l’armée assurant avoir détecté des tirs de missiles en provenance d’Iran. Les secours israéliens ont fait état de deux blessés après ces tirs.Les autorités ont instauré un “état d’urgence spécial et immédiat” et fermé l’espace aérien aux vols civils.Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont lancé dans l’après-midi une nouvelle salve de missiles contre des bases américaines dans le Golfe, selon la télévision d’Etat, après “une première vague d’attaques massives” contre Israël.- “Se mettre à l’abri” -Dans le Golfe, plusieurs explosions ont retenti à Ryad, Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Koweït et Manama, où des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la zone de Juffair, qui abrite une importante base navale américaine, ont contasté des témoins et journalistes de l’AFP.Les Etats-Unis avaient auparavant demandé à leur personnel diplomatique et à leurs ressortissants dans le Golfe de “se mettre à l’abri”.Les Emirats arabes unis ont dit avoir intercepté des missiles iraniens, et le Qatar a indiqué avoir “repoussé” plusieurs attaques visant son territoire. La Jordanie a elle déclaré avoir abattu deux missiles balistiques visant le royaume.Les tensions entre Téhéran et Washington, ennemis jurés, se sont accentuées après la répression en janvier d’un vaste mouvement de contestation d’Iraniens en Iran.Washington avait jusqu’à présent privilégié la voie diplomatique, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran avec le déploiement d’une importante force aéro-navale dans le Golfe puis l’envoi en Méditerranée du plus gros porte-avions du monde, le Gerald Ford.Mais Donald Trump s’était dit vendredi mécontent des négociations menées depuis début février.Accusant Téhéran, qui dément, de vouloir se doter de la bombe atomique, les Etats-Unis insistent pour une interdiction totale d’enrichissement d’uranium, tandis que l’Iran défend son droit au nucléaire civil.Washington veut aussi limiter le programme balistique iranien, une question que Téhéran refuse d’aborder.

L’Afghanistan accuse le Pakistan de faire des victimes civiles

L’Afghanistan a accusé samedi le Pakistan de faire des victimes civiles dans la région rurale de Kandahar, dans le conflit armé qui a éclaté entre les deux pays voisins.Après des mois d’affrontements frontaliers, le conflit est entré en phase ouverte jeudi quand l’Afghanistan a lancé une attaque à la frontière, déclencheant une riposte et des frappes aériennes du Pakistan.Sur la route entre la capitale afghane, Kaboul, et la frontière, un journaliste de l’AFP à Jalalabad a entendu un avion de chasse et deux explosions samedi. Les forces afghanes ont affirmé avoir abattu un avion de chasse pakistanais et capturé son pilote, ce qu’Islamabad a démenti formellement.Dans la région rurale de Kandahar (sud), des ouvriers du bâtiment ont dit avoir subi deux frappes, qui ont fait trois morts selon le chef du chantier.”Tout est devenu sombre devant nous”, a dit Enamullah, 20 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. “Je suis venu de Kaboul juste pour gagner mon pain”, a-t-il ajouté.Le Pakistan a déclaré avoir bombardé les principales villes du pays vendredi, y compris Kaboul et Kandahar, où réside le chef suprême des talibans afghans Hibatullah Akhundzada.Islamabad n’a pas fait de commentaires sur des victimes civiles.Des responsables afghans ont affirmé que l’offensive de jeudi à la frontière était une réponse à de précédentes frappes aériennes pakistanaises, qui avaient tué des civils. Le Pakistan avait affirmé viser des combattants.Outre les victimes de Kandahar, le porte-parole du gouvernement afghan Hamdullah Fitrat a affirmé que les frappes pakistanaises avaient fait 30 morts parmi a population civile depuis jeuidi dans les provinces orientales de Khost, Kunar et Paktika.Ces bilans sont difficiles à vérifier de source indépendante.Samedi, des habitants de Paktika ont dit à l’AFP que des combats étaient en cours. A Khost, des habitants ont fui leurs maisons proches de la frontière.”Les bombardements ont conmmencé, et les enfants, les femmes, tout le monde est parti”, a dit Mohammad Rasool, 63 ans, qui s’est réfugié dans une zone voisine. “Il y en avait qui n’avaient pas de chaussures, des femmes n’étaient pas voilées”, a-t-il ajouté.- Efforts diplomatiques infructueux -Les efforts diplomatiques, notamment de l’Arabie saoudite et du Qatar, ont échoué à faire cesser les affrontements. La Chine a déclaré travailler avec les deux parties, et a appelé à la retenue.Le Pakistan accuse les autorités afghanes d’abriter des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que Kaboul dément.L’Union européenne a appelé samedi à une “désescalade immédiate” entre les deux voisins.”Nous appelons tous les acteurs à une désescalade immédiate et à la cessation des hostilités”, a déclaré la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, dans un communiqué. “L’UE réitère que le territoire afghan ne doit pas être utilisé pour menacer ou attaquer d’autres pays et appelle les autorités de facto afghanes à prendre des mesures efficaces contre tous les groupes terroristes opérant en Afghanistan ou à partir de l’Afghanistan”.Les Etats-Unis ont eux aussi “exprimé (leur) soutien au droit du Pakistan à se défendre contre les attaques des talibans”, dans une publication sur X de la numéro trois du département d’Etat, Allison Hooker.Les hostilités ont suscité les préoccupations de la Chine, du Royaume-Uni, de l’ONU mais aussi du Comité international de la Croix-Rouge.Islamabad se défendra “en toutes circonstances”, a réaffirmé samedi matin le ministre pakistanais de l’Information, Attaullah Tarar, sur X. Selon lui, 37 sites au total ont été la cible d’attaques aériennes en Afghanistan depuis le début des opérations militaires pakistanaises.”La réponse immédiate et efficace du Pakistan à l’agression se poursuit”, a dit vendredi soir sur X Mosharraf Zaidi, porte-parole du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.Le gouvernement taliban affirme que les forces afghanes ont tué plus de 80 soldats pakistanais et en ont capturé 27. Kaboul a reconnu la mort de 13 membres des forces afghanes.Côté pakistanais, Mosharraf Zaidi a indiqué que 297 Afghans avaient été tués. Et 12 soldats pakistanais ont perdu la vie, selon Islamabad.Kaboul a dit vendredi vouloir “le dialogue” pour résoudre le conflit.Longtemps proches, les deux pays s’affrontent sporadiquement depuis que les dirigeants talibans ont repris le contrôle de Kaboul en août 2021.

“Justice pour les morts!”: la Grèce manifeste sa colère trois ans après la collision ferroviaire

Plus de 65.000 personnes en colère se sont rassemblées samedi dans toute la Grèce pour commémorer la collision ferroviaire meurtrière du 28 février 2023 et réclamer justice face aux failles de l’enquête.A Athènes, la manifestation devant le Parlement, où le mot “assassins!” a été scandé, a réuni plus de 40.000 personnes, selon la police. Mais elle a été émaillée d’échauffourées entre des manifestants qui ont jeté des cocktals Molotov et des policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, a constaté l’AFP.   “Justice pour les morts!”, a lancé le président de l’Association des familles des victimes, Pavlos Aslanidis, à la foule qui venait d’observer une minute de silence à la mémoire des 57 morts de cet accident ferroviaire, étincelle d’une colère qui ne s’est jamais apaisée depuis. “Face à la tentative de dissimulation” des responsabilités, “nous opposons notre unité et notre (…) détermination de ne pas reculer afin que la vérité éclate enfin”, a ajouté ce père endeuillé.Des îles de Crète à Corfou, des dizaines de rassemblements ont eu lieu pour commémorer l’accident ferroviaire le plus meurtrier qu’ait connu la Grèce. Aucun train ni ferry ne cicule ce samedi.A Thessalonique, deuxième ville du pays, quelque 25.000 personnes étaient rassemblées, selon la police. Sur les lieux de l’accident, près de Tempé (centre), des famillles et proches des victimes, en pleur, sont venus déposer des couronnes de fleurs blanches près des rails.A Thessalonique, Fani Christani, étudiante en pédagogie, a assuré à l’AFP que “c’est notre génération qui a été blessée” dans cette catastrophe qui a tué de nombreux étudiants de retour des festivités du carnaval.”La justice n’a pas encore été rendue et les responsables sont toujours en liberté”, se désolait Lydia Pagkali, une manifestante de 28 ans, rencontrée par l’AFP à Athènes.- “Pas en sécurité ” -“Nous ne nous sentons toujours pas en sécurité lorsque nous prenons le train ou le métro”, a-t-elle aussi fustigé.Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, étrillé à l’époque pour sa gestion jugée calamiteuse de cet accident, a reconnu samedi “les lacunes et les erreurs” de l’Etat.Le dirigeant conservateur a également réclamé que “les responsabilités de la tragédie soient établies de manière rigoureuse, mais aussi impartiale”.”Au-delà de la douleur due à la perte de nos proches, il y a ce sentiment d’être bafoués, méprisés, et celui (…) que ce crime, comme les autres, sera étouffé”, avait confié à l’AFP, quelques jours avant les commémorations, Maria Karystianou, la mère d’une victime qui s’apprête à lancer un parti politique. Le 28 février 2023, à 23H22 (21H22 GMT), dans la vallée de Tempé (centre), un train de marchandises entre en collision frontale avec un train convoyant quelque 350 personnes d’Athènes à Thessalonique (nord).Le choc est immense.Et les interrogations fusent aussitôt. Comment deux trains ont-ils pu circuler sur la même voie pendant plus de 10 minutes sans qu’aucun système d’alarme ne soit déclenché?- Failles de sécurité -Les Grecs découvrent alors avec effroi les failles de sécurité de leur réseau ferroviaire, miné par des années de gestion indigente, et des systèmes de signalisation vétustes.Leur modernisation accuse un retard de plusieurs années malgré l’octroi de fonds européens conséquents et les alertes des syndicats.Depuis trois ans, les Grecs réclament des comptes à des responsables politiques accusés d’incurie et de dissimulation des responsabilités.La cheffe du Parquet européen, Laura Kövesi, a assuré que cette collision aurait pu être évitée si le système de signalisation avait été modernisé dans les temps avec les fonds de l’UE.   Ce scandale s’est par la suite doublé d’un fiasco judiciaire.Deux anciens membres du gouvernement Mitsotakis font l’objet d’une procédure, mais aucun n’a encore comparu devant un tribunal. Des preuves précieuses ont par ailleurs été perdues quand, quelques jours seulement après la collision, le site a été rasé au bulldozer.Plusieurs parents de victimes ont également réclamé que des expertises soient menées afin de déterminer si leurs enfants ont été tués par la collision ou par l’incendie qui s’est déclenché par la suite. Une quarantaine de personnes, dont le chef de gare en poste ce soir-là, doivent être jugés à partir du 23 mars.