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Ancien exilé, Barham Saleh à la tête du Haut-Commissariat onusien aux réfugiés

Barham Saleh a connu la torture, l’arrachement. Une quarantaine d’années plus tard, cet ancien exilé prend les rênes du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), confronté à un manque de financements alors que le nombre de déplacés a doublé en dix ans.Président d’Irak de 2018 à 2022, il est le premier ex-chef d’Etat …

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Au Népal, les jeunes au chômage se pressent pour obtenir un emploi de policier, même temporaire

Ruée sur les commissariats au Népal: des dizaines de milliers de jeunes en quête d’emploi se pressent depuis plusieurs jours dans tout le pays dans l’espoir de décrocher un poste temporaire de policier pour les législatives du 5 mars.Ces agents seront chargés d’assurer le bon déroulement du scrutin anticipé, convoqué dans la foulée des émeutes …

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Au Japon, la folie des machines à pince, reines des salles d’arcade

A la sortie des classes et des bureaux, la foule remplit peu à peu les nombreuses salles d’arcade du quartier animé d’Ikebukuro à Tokyo. Pas pour s’affronter sur des jeux de combat, mais pour attraper des peluches dans des machines à pince.Dans l’un de ces temples du jeu, des allées rectilignes s’enfoncent à perte de vue entre les rangées de “crane games”, machines reines de l’industrie de l’arcade, qui occupent les deux premiers niveaux du bâtiment, reléguant les jeux vidéo au sous-sol et dans les derniers étages.Les machines à pince “maintiennent le secteur à flot”, explique à l’AFP Morihiro Shigihara, auteur expert de cette industrie et ancien gérant de salle d’arcade. “Les exploitants de salles, les fabricants de machines et même les producteurs de lots dépendent de ce business.”Alors que l’archipel a vu fermer 80% des 22.000 salles d’arcade qu’il comptait en 1989, leurs recettes sont restées solides grâce aux machines à pince, dont la part dans le chiffre d’affaires a grimpé de 20% à plus de 60% dans le même temps, actant leur domination.Suzuna Nogi, une étudiante de 20 ans, dit fréquenter ces salles au moins deux fois par semaine, à la recherche de “grosses peluches”, pour lesquelles elle peut dépenser jusqu’à 3.000 yens (16 euros), à raison de 100 yens l’essai. Sans garantie d’en attraper une.”Ce que je préfère c’est le sentiment d’accomplissement” en cas de succès, et “le côté où on ne sait pas si on va réussir ou non” à attraper quelque chose, glisse-t-elle.La sensibilité des pinces attrape-peluches est réglée par les exploitants, “en fonction du coût des lots et des objectifs de chiffre d’affaires”, explique M. Shigihara. “On peut aussi rendre le jeu plus facile pour concurrencer une salle voisine.”- Peluches sous licence -L’industrie célèbre officiellement cette année les 60 ans au Japon de ces machines inspirées de grues de chantier, même si elles y sont en réalité présentes depuis l’avant-guerre, explique à l’AFP Benoît Bottos, un chercheur français qui leur a dédié sa thèse de doctorat à l’université Chuo.Si d’anciens modèles, installés dans des cafés ou des bowlings, proposaient parfois briquets et cigarettes, ces lots ont vite cédé leur place aux friandises pour enfants.A la fin des années 1980, ces machines commencent à connaître le succès, notamment avec l’invention par Sega en 1985 du “UFO Catcher”, une version qui n’oblige plus à se pencher et regarder vers le bas comme sur les anciennes machines.”Celles-ci étaient un peu sombres. Nous avons donc opté pour un style plus lumineux, en forme de vitrine, où l’on peut voir les prix en face”, raconte Takashi Sasaya, un responsable de Sega.Mais le vrai coup de génie des exploitants, “c’est d’avoir mis des peluches dans les jeux à pince”, dit Benoît Bottos. Cela a été “une révolution” pour ces machines.Les fabricants, des géants comme Sega ou Bandai présents dans le jeu vidéo mais aussi le jouet, commencent ensuite à négocier les droits de personnages de manga ou de films et séries d’animation. Sega obtient notamment ceux de Disney.C’est “ce qui explique en grande partie le succès de ces machines”, note M. Bottos, qui situe celles-ci “entre le distributeur automatique, le jeu de hasard et le jeu d’adresse”.- Salles d’arcade “édulcorées” -Le succès des jeux à pince se nourrit ainsi du phénomène “oshikatsu” qui bat son plein au Japon, voyant des millions de personnes consacrer de plus en plus de temps et d’argent pour “soutenir” leur personnage ou artiste préféré et revendiquer leur “identité de fan”, par exemple en collectionnant des objets à leur effigie.”J’aime Pokémon, donc je viens souvent à la recherche de peluches et goodies” de cette franchise, sourit Akira Kurasaki, un joueur professionnel de cartes Pokémon aux ongles décorés de ses personnages préférés.Les exploitants de salles ont bien compris cet engouement, et adaptent leurs lots à la démographie de leur quartier, organisant aussi périodiquement des événements autour de certains personnages. “De nouveaux prix sont introduits presque tous les jours”, indique M. Sasaya.L’hégémonie des machines à pince s’est aussi accompagnée d’une lente transformation de l’espace urbain. Les salles d’arcade considérées dans les années 1970-80 comme des lieux sombres, masculins, et attirant la délinquance, ont “essayé d’attirer un nouveau public”, plus féminin et familial, explique M. Bottos.”Le +crane game+ est emblématique de cette transformation-là.”Avec lui, analyse le chercheur, “la salle d’arcade s’est édulcorée, ressemblant de plus en plus à un supermarché avec des machines standardisées, des allées standardisées, des éclairages pour mettre en avant le produit”.

Hong Kong: premier jour d’audience pour déterminer la peine de Jimmy Lai

Un tribunal de Hong Kong a entamé lundi les débats sur la peine à infliger à l’ex-magnat des médias prodémocratie Jimmy Lai, reconnu coupable d’atteinte à la sécurité nationale. Les débats, qui doivent durer quatre jours, se déroulent devant trois juges de la Haute Cour de la région semi-autonome de Chine. Lundi, au moment où des gardiens de prison l’ont conduit au banc des accusés, où il a pris place aux côtés de huit coaccusés, M. Lai a souri et a salué d’un signe de tête ses sympathisants présents dans la salle.Jimmy Lai risque la prison à perpétuité mais dès le début de l’audience son avocat, Robert Pang, a déclaré au tribunal qu’une peine de prison longue serait le “pire” pour quelqu’un de son âge et de sa condition physique. “Chaque jour que (Lai) passera en prison le rapprochera d’autant de la fin de sa vie”, soutient M. Pang.Agé de 78 ans et détenteur d’un passeport britannique, Jimmy Lai est le fondateur du journal prodémocratie Apple Daily, aujourd’hui fermé. Il a été reconnu coupable en décembre de sédition et de collusion avec l’étranger.Cette condamnation se base sur la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin après les manifestations prodémocratie, parfois violentes, qui ont secoué Hong Kong en 2019.Dans leur verdict de 856 pages, les juges avaient écrit que l’ex-magnat “a nourri sa rancoeur et sa haine envers (la Chine) pendant une grande partie de sa vie d’adulte” et qu’il a cherché à “renverser le Parti communiste chinois”.La loi sur la sécurité nationale en vigueur à Hong Kong prévoit que les cas de collusion d’une gravité particulière sont passibles de peines allant de 10 ans de prison à la réclusion à perpétuité.- Appel de Trump -Jimmy Lai est emprisonné depuis 2020 et est maintenu à l’isolement “à sa demande” selon les autorités.Ces poursuites sont “motivées par des considérations politiques”, a affirmé en décembre la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper. Londres a appelé à la libération de Jimmy Lai.Donald Trump avait lui déclaré qu’il souhaitait que son homologue chinois Xi Jinping libère M. Lai.- Inquiétudes sur sa santé -Les juges ont ouvert l’audience de lundi en confirmant les plaidoyers de culpabilité de deux coaccusés, Chan Tsz-wah et Li Yu-hin. Ces deux hommes, ainsi que six responsables du journal Apple Daily, avaient plaidé coupable dans le cadre de la même affaire et attendent également le prononcé de leur peine.Pendant ce premier jour d’audience, la santé de M. Lai était l’objet de vives controverses.Le procureur Anthony Chau a cité un rapport médical pénitentiaire indiquant que “l’état de santé général de M. Lai demeure stable” et qu’il ne se plaignait pas après avoir été traité pour des problèmes cardiaques, dentaires et d’ongles. M. Chau soutient que M.Lai a été placé à l’isolement à sa propre demande pour éviter d’être harcelé, avec un réexamen mensuel de cette disposition.Le gouvernement de Hong Kong a insisté sur le fait que M. Lai recevait des soins “adéquats et complets” en détention.Selon M. Chau, le poids de M. Lai n’a diminué que de 0,8 kilogramme entre décembre 2020 et ce mois-ci.Mais son avocat a soutenu qu’”il y a bien eu une perte de poids significative”, en s’appuyant sur des dossiers médicaux montrant que le magnat a perdu plus de 10 kilogrammes en un an.Les problèmes de santé de M. Lai — notamment l’hypertension, le diabète, ainsi que des problèmes aux yeux et aux membres inférieurs — ne risquent pas de le tuer, mais rendent sa vie en prison plus “pénible”, a-t-il poursuivit. Le mois dernier, l’organisation de défense des droits humains Amnesty International a estimé que la condamnation de Jimmy Lai “sonne comme le glas de la liberté de la presse à Hong Kong”. Au 1er janvier, 385 personnes avaient été arrêtées à Hong Kong pour divers crimes liés à la sécurité nationale et 175 avaient été condamnées, selon des chiffres officiels.L’an dernier, la police a procédé à près de 70 arrestations liées à la sécurité nationale, soit plus du double de 2024.

Accord UE-Mercosur: nouvelle journée de mobilisation, des ports visés

Des agriculteurs protestant notamment contre l’accord commercial UE-Mercosur ont bloqué lundi un dépôt pétrolier à La Rochelle et des silos à grains à Bayonne, dans le sillage d’un barrage filtrant établi ce week-end sur le port du Havre, ont annoncé lundi les syndicats mobilisés.Alors que les actions d’agriculteurs se sont multipliées ce week-end contre la signature prochaine de cet accord commercial entre l’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur, notamment sur l’autoroute A1 au sud de Lille, la journée de lundi a débuté par deux blocages sur des sites portuaires du Sud-Ouest.Un barrage de ballots de paille a été établi devant des installations pétrolières sur le port industriel de La Pallice, près de La Rochelle, avec une trentaine de tracteurs et une soixantaine de manifestants à l’appel de la Coordination rurale de Charente-Maritime (CR17), a constaté un photographe de l’AFP.D’autres manifestants ont annoncé bloquer lundi matin le site céréalier Maïsica sur le port de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), action menée par la Confédération paysanne, le Modef et le syndicat basque ELB en dépit d’une interdiction de rassemblement annoncée par la préfecture.”Une trentaine de tracteurs bloquent les entrées. Les militants sont en train d’arriver sur place”, a écrit le Modef dans un communiqué.Non loin de là, sur l’autoroute A63 à hauteur de Bayonne, la centaine d’agriculteurs établie depuis vendredi a levé dans la nuit le barrage sur cet axe routier majeur entre la France et l’Espagne, après négociation avec le préfet. Ce dernier avait menacé de recourir à la force pour déloger ces manifestants non syndiqués, qui s’étaient surnommés “les Ultras de l’A63″.”Après l’appel du préfet à quitter les lieux sans délai, celui-ci s’est rendu personnellement sur place pour dialoguer avec la centaine d’agriculteurs présents, entre 23H00 et 1H30 du matin. À l’issue, le blocage a été levé”, sans “dégradation”, a annoncé la préfecture des Pyrénées-Atlantiques dans un communiqué.Vinci Autoroutes a fait savoir dans la foulée que le trafic avait repris dans les deux sens.- “Tenir le siège” -Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre la signature du traité entre l’UE et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.Au Havre, environ 150 agriculteurs avec des tracteurs ont décidé d’inspecter tous les camions pour écarter les produits alimentaires non conformes aux normes imposées aux producteurs français et européens, sans bloquer l’entrée du port.Dans le Pas-de-Calais, la Coordination rurale entendait dimanche soir maintenir “au moins jusqu’à mercredi” le barrage filtrant que plusieurs dizaines d’agriculteurs ont installé sur l’autoroute A1 dans le sens Lille-Paris, a indiqué à l’AFP Damien Salomon, coprésident de la CR62.”On a énormément de monde (…) On est largement capables aujourd’hui de tenir le siège pendant plusieurs jours”, a-t-il assuré.L’A1 est présentée par la société concessionnaire Sanef comme “l’axe routier le plus fréquenté de France”.Cette vaste mobilisation agricole, débutée le mois dernier en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, a été amplifiée par le feu vert européen donné vendredi à l’accord avec le Mercosur, qui doit être signé samedi prochain au Paraguay.Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes européennes, faute de contrôles suffisants.

Le pouvoir iranien se dit prêt à la guerre, après des menaces de Trump

Le chef de la diplomatie iranienne a affirmé lundi que l’Iran était prêt à la guerre, après des menaces répétées de Donald Trump d’intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation qui aurait fait des centaines de morts se poursuivait.Face aux grandes manifestations observées ces derniers jours à Téhéran et dans d’autres villes, les autorités ont appelé à des contre-manifestations lundi en soutien à la République islamique, confrontée à l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979.L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d’au moins 192 manifestants depuis le début de la contestation le 28 décembre, mais averti que le bilan pourrait être beaucoup plus lourd, dénonçant un “massacre” et un “crime (…) majeur contre le peuple iranien”.”Des informations non vérifiées indiquent qu’au moins plusieurs centaines, voire plus de 2.000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées”, a souligné l’ONG, parlant aussi de plus de 2.600 arrestations. Malgré la coupure d’internet imposée depuis le 8 janvier par les autorités, des images filtrant depuis Téhéran et d’autres villes d’Iran, dont Machhad, dans l’est, probablement via des moyens satellitaires, ont montré de grandes manifestations ces derniers soirs.Sur une vidéo authentifiée par l’AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.A Téhéran, un journaliste de l’AFP a décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne.Ce mouvement, initialement lié au coût de la vie et à l’hyper inflation, défie à présent ouvertement le pouvoir. Il survient dans un pays affaibli par la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025 et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire, rétablies en septembre par l’ONU.- “Des options très fortes” -Après des menaces répétées d’une intervention militaire américaine en réponse à la répression, le président américain a affirmé dimanche que les dirigeants iraniens voulaient “négocier” et qu’une réunion était “en cours de préparation”, sans toutefois écarter l’option militaire.”Nous pourrions devoir agir avant une rencontre”, a-t-il affirmé, en ajoutant que l’armée américaine étudiait des “options très fortes”.”La République islamique d’Iran ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparée pour la guerre”, a répondu lundi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, lors d’une conférence des ambassadeurs étrangers à Téhéran diffusée par la télévision d’Etat.  “Nous sommes également prêts à des négociations, mais ces négociations doivent être équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel”, a-t-il ajouté.Dimanche soir, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les “martyrs de la résistance”, en référence notamment aux membres des forces de sécurité tués. Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent de plus en plus des “émeutiers” instrumentalisés selon elles par l’étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une “marche de résistance” dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des “criminels terroristes urbains”. La télévision d’Etat a diffusé des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, ainsi que de cortèges funéraires d’agents des forces de l’ordre.- Hôpitaux “débordés” -Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé que les hôpitaux étaient “débordés” par l’afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuaient.Dimanche, une vidéo largement partagée montrait de nouveau des manifestants se rassemblant dans le quartier de Pounak, à Téhéran, en scandant des slogans en faveur de la monarchie déchue.Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à “se tenir aux côtés du peuple”.Déclenché à Téhéran par des commerçants furieux contre le coût de la vie, ce mouvement de contestation est d’une ampleur sans précédent depuis celui qui avait ébranlé l’Iran en septembre 2022 après la mort de la jeune Kurde Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs pour avoir prétendûment enfreint le code vestimentaire imposé aux femmes.Des manifestations de solidarité ont rassemblé des milliers de personnes dimanche à Paris, Londres ou Vienne.

Les Golden Globes conquis par “Une bataille après l’autre”

La fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, “Une bataille après l’autre”, a triomphé aux Golden Globes dimanche, avec quatre récompenses qui ont confirmé son statut d’ultra-favori en vue des Oscars dans deux mois.Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et …

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Donald Trump se dit ouvert à une entrevue avec la présidente par intérim du Venezuela

Le président américain Donald Trump s’est dit ouvert dimanche à une entrevue avec la dirigeante par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez, estimant que son administration travaillait “vraiment bien” avec Caracas.A la question de savoir s’il prévoyait de la rencontrer, Donald Trump a répondu aux journalistes: “A un moment donné, je le ferai”, à bord de …

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Aux Etats-Unis, la Fed menacée de poursuites par le gouvernement

Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a annoncé dimanche que la banque centrale américaine était menacée de poursuites par le ministère de la Justice, s’ajoutant à de multiples pressions face à son refus de céder aux injonctions de Donald Trump sur les taux d’intérêt.La Fed a reçu une convocation de la part du ministère de la Justice qui pourrait conduire à une mise en accusation au pénal, sur la base d’une de ses auditions en juin qui concernait un projet de rénovation du bâtiment de la Fed, a-t-il détaillé dans un communiqué.Cette convocation s’inscrit selon lui dans le climat de pressions exercé par le président américain Donald Trump sur l’institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux, alors que l’inflation reste toujours au-dessus de sa cible de 2%.”Cette menace n’est pas au sujet de mon témoignage. C’est un prétexte, la menace de poursuites est la conséquence de la volonté de la Fed de décider de ses taux dans le meilleur intérêt du public plutôt que pour répondre aux préférences du président”, a dénoncé M. Powell dans une vidéo publiée sur le site de la banque centrale.Interrogé sur le sujet lors d’une interview accordée à la chaîne NBC, M. Trump assure qu’il “ne sai(t) rien à ce sujet. Je ne penserais même pas à le faire de cette manière. La seule pression qu’il doit sentir est dans le fait que les taux sont trop élevés. C’est la seule”.Le président américain a accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu’il pouvait y avoir des cas de fraude, et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un chiffre que Jerome Powell dément.Selon ce dernier, la vraie question est “de savoir si la Fed sera capable de continuer à déterminer ses taux en se basant sur les conditions économiques ou si la politique monétaire doit être dirigée par les pressions politiques et intimidations”.Conséquence de ces tensions, l’or et l’argent, valeurs refuges, ont atteint de nouveaux records lundi matin à Hong Kong. L’or a bondi vers 4.600 dollars l’once et l’argent a frôlé 85 dollars l’once. Le dollar, lui, reculait de 0,2%.- Une Fed sans président? -Avant même sa réélection, Donald Trump a accusé Jerome Powell, qu’il surnomme “trop tard”, de ne pas agir suffisamment vite pour abaisser les taux et d’agir pour des motifs politiques et non économiques.Depuis son retour à la Maison Blanche, le républicain a continué à maintenir la pression, traitant notamment le président de la Fed de “nigaud” et cherchant le moyen de le licencier.”J’ai servi la Fed sous quatre gouvernements, républicains et démocrates. A chaque fois, j’ai fait mon devoir sans peur ou faveur politique, concentré uniquement sur notre mandat. Je compte poursuivre le travail pour lequel le Sénat m’a confirmé”, a insisté M. Powell.Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a qualifié l’enquête d’attaque contre l’indépendance de la Fed. “Quiconque est indépendant et ne se contente pas de suivre Trump à la lettre fait l’objet d’une enquête”, a-t-il dénoncé.Le mandat du président de la Fed doit arriver à son terme en mai prochain, ce qui permettra à Donald Trump de le remplacer, potentiellement par son principal conseiller économique Kevin Hassett, considéré par les analystes comme le favori.Mais le siège pourrait rester vacant “le temps que l’enquête suive son cours”, a estimé le sénateur républicain Thom Tillis dans un communiqué, assurant qu’il ne confirmerait “aucune nomination pour la Fed, y compris pour son président tant que ce point juridique ne (serait) pas pleinement réglé”.”S’il existait encore le moindre doute sur le fait que certains conseillers au sein du gouvernement poussent pour mettre fin à l’indépendance de la Fed, ils sont désormais écartés. C’est à présent la crédibilité du ministère de la Justice qui est en jeu”, a-t-il ajouté.Si le président américain propose les candidats à un poste dans l’administration, y compris pour la banque centrale, ces derniers ne peuvent entrer en fonction tant que le Sénat n’a pas voté en leur faveur.Outre Jerome Powell, Donald Trump a tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook, une décision repoussée momentanément par la Cour suprême.Plus largement, le gouvernement américain a estimé en septembre dernier que le travail de la Fed devait faire l’objet d’une évaluation complète. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, estime qu’elle “doit changer de cap”.

Donald Trump se dit ouvert à une entrevue avec la présidente par intérim du Venezuela

Le président américain Donald Trump s’est dit ouvert dimanche à une entrevue avec la dirigeante par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez, estimant que son administration travaillait “vraiment bien” avec Caracas.A la question de savoir s’il prévoyait de la rencontrer, Donald Trump a répondu aux journalistes: “A un moment donné, je le ferai”, à bord de son avion Air Force One.La vice-présidente du Venezuela, investie comme cheffe de l’Etat par intérim, après la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse le 3 janvier, négocie sur plusieurs fronts avec Washington, qui souhaite notamment profiter des immenses réserves de pétrole vénézuéliennes.Son gouvernement a décidé d’entamer “un processus exploratoire” en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, rompues depuis 2019, tout en répétant qu’il n’est pas “soumis” à Washington.Après une visite de diplomates américains à Caracas vendredi, l’administration Trump “reste en contact étroit avec les autorités intérimaires”, a indiqué samedi un responsable du département d’Etat. M. Trump a affirmé avoir “annulé” une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela du fait de la “coopération” de Caracas, et Washington entend “dicter” toutes ses décisions. Le président américain, qui veut en finir avec la collaboration entre Caracas et la Havane, a néanmoins durci le ton contre Cuba et exhorté le pays caribéen à accepter “avant qu’il ne soit trop tard” un “accord” dont il n’a pas précisé la nature, suscitant la colère de son homologue à La Havane.Le président cubain Miguel Diaz-Canel lui a répondu sur X : “personne ne dicte quoi faire”, Cuba, pays communiste et adversaire des Etats-Unis depuis des décennies, est “une nation libre, indépendante et souveraine”. – Libération de prisonniers -Aux Etats-Unis, depuis le centre de détention de Brooklyn, à New York, où il est incarcéré, Nicolas Maduro s’est montré confiant. “Nous allons bien. Nous sommes des combattants”, a-t-il déclaré selon son fils, dans une vidéo publiée samedi par le PSUVA, le parti au pouvoir au Venezuela.Accusés notamment de trafic de drogue, l’ancien dirigeant socialiste et son épouse Cilia Flores ont plaidé non-coupable lors de leur présentation lundi dernier devant la justice américaine, avant une prochaine audience prévue le 17 mars.Le Venezuela a annoncé jeudi la libération d’un “nombre important” de prisonniers, y compris étrangers. Mais, celles-ci se produisent au compte-gouttes et des familles s’impatientent. Des proches campent jour et nuit depuis devant des centres pénitentiaires comme celui de l’Hélicoïde, une prison redoutée et gérée par les services de renseignements, ou celui de Rodeo I, à l’est de Caracas.Une quarantaine d’entre eux attendaient toujours dimanche à Rodeo I une libération importante, et certaines familles ont organisé des “relais” pour qu’au moins un proche soit présent en permanence. L’ONG Foro Penal, qui défend les personnes détenues dans le pays pour des raisons politiques, a comptabilisé dimanche à midi 17 libérations, d’autres organisations de défense des droits humains évoquant le chiffre de 21. Selon les ONG il existe entre 800 et 1.200 prisonniers politiques dans le pays.  Un collectif d’ONG de défense des droits humains a déploré le décès survenu la veille d’Edison José Torres Fernandez, un policier de 52 ans, détenu pour trahison à la patrie. Agent comptant plus de vingt ans de service, il avait été arrêté le 9 décembre pour avoir “partagé des messages critiques à l’encontre du régime et du gouverneur de l’Etat”.Depuis 2014, quelque 18 prisonniers politiques sont morts en détention au Venezuela, selon des organisations de défense des droits humains. – Secteur pétrolier “non investissable” -Donald Trump avait exhorté les hauts dirigeants du secteur pétrolier à investir au Venezuela, à la Maison Blanche vendredi, mais a reçu une réponse prudente. Le patron d’ExxonMobil, Darren Woods, a notamment décrit le Venezuela comme un pays comme “non investissable” sans réformes en profondeur, s’attirant les réprimandes du président. “Vous savez, il y en a tellement qui le veulent que je serais probablement enclin à écarter Exxon. Je n’ai pas aimé leur réponse. Ils jouent trop finement”, a déclaré Donald Trump dimanche. Selon les experts, l’infrastructure pétrolière du Venezuela est à bout de souffle après des années de mauvaise gestion et de sanctions.