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Gaza: Israël veut mettre le sort des otages au coeur de l’agenda international

Israël a annoncé lundi vouloir mettre la question des otages retenus depuis 22 mois à Gaza “au centre de l’agenda mondial”, après la publication de vidéos montrant deux d’entre eux très affaiblis, qui ont choqué le pays et accru la pression de l’opinion publique sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu.”Cela doit être au premier plan sur la scène mondiale”, a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, avant de partir pour New York où il doit participer mardi à une session du Conseil de sécurité des Nations unies, initiée par Israël et consacrée à la situation des otages.”C’est pourquoi j’ai contacté mes collègues et leur ai demandé de placer d’urgence les questions des otages au centre de l’agenda mondial”, a-t-il expliqué.Sur les 251 personnes enlevées pendant l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, 49 restent retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne, après deux trêves ayant permis la libération des autres.La publication depuis jeudi par le Hamas et le Jihad islamique de trois vidéos montrant deux otages israéliens, Rom Breslevski et Evyatar David, très affaiblis et décharnés, ont provoqué un vif émoi et ravivé en Israël le débat sur la nécessité d’arriver au plus vite à un accord pour libérer les captifs.Benjamin Netanyahu s’est dit dimanche “choqué” par ces “vidéos d’horreur” et a sollicité l’aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour fournir “nourriture” et “traitement médical” aux otages.Le Hamas a exigé en retour l’ouverture de “couloirs humanitaires (…) pour le passage de nourriture et de médicaments” dans le territoire palestinien assiégé et menacé de “famine généralisée”, selon l’ONU.- “Mille ans d’expérience” -Sous pression de son opinion publique, M. Netanyahu réunit mardi son gouvernement, selon la presse israélienne, alors qu’un cabinet restreint de la sécurité doit faire des annonces formelles ces prochains jours quant à la poursuite de la guerre. Le Hamas “veut nous briser, par le biais de cette propagande abominable, mensongère et atroce qu’il diffuse dans le monde entier”, a-t-il dit.”Mais nous ne céderons pas. Je suis encore plus résolu à libérer nos otages, à éradiquer le Hamas, à garantir que Gaza ne représentera plus une menace pour l’Etat d’Israël”.Près de 600 anciens responsables de l’appareil sécuritaire en Israël, du Mossad et du Shin Bet notamment, ont appelé le président américain Donald Trump à faire pression sur M. Netanyahu pour mettre fin à la guerre et ainsi ramener “les otages chez eux”. “Arrêtez la guerre à Gaza!”, exhorte ce courrier.Accompagnée d’une vidéo, la lettre est signée des principaux maîtres-espions israéliens, d’une cohorte d’ex-généraux et de responsables sécuritaires, au coeur de tous les secrets d’Israël depuis trois décennies, forts à eux seuls de “mille ans d’expérience dans la sécurité nationale et la diplomatie” du pays.M. Netanyahu “mène Israël à sa ruine et les otages à leur mort”, a accusé le Forum des familles, la principale organisation de familles de captifs.”La poursuite de la guerre met en danger la vie des otages, qui sont déjà en danger mortel immédiat. Nous avons vu leurs images glaçantes dans les tunnels; ils ne survivront pas à de nombreux jours de supplice supplémentaires”, s’alarme le Forum.”Depuis 22 mois, on vend au public l’illusion que la pression militaire et les combats intenses ramèneront les otages”, mais ces discours “ne sont que mensonge et tromperie du public”, estiment les proches des otages. – “Enorme erreur” -Lundi, M. Saar s’en est pris une nouvelle fois aux pays comme la France, la Grande-Bretagne et le Canada, qui ont annoncé leur intention de reconnaître un Etat de Palestine, faisant ainsi un “énorme cadeau au Hamas”, a-t-il dénoncé.”Ces pays doivent comprendre les conséquences de leurs actions. J’avais déjà averti (…) que reconnaître un Etat palestinien virtuel conduirait à tuer les chances de conclure un accord sur les otages et le cessez-le-feu. C’est exactement ce qui s’est passé”, a-t-il assuré.”Ces démarches n’ont fait qu’affermir la position du Hamas. Pendant des jours critiques dans les négociations pour un accord sur les otages et le cessez-le-feu, elles les ont récompensés pour leur terreur. C’est une énorme erreur”, selon M. Saar.Plusieurs journaux israéliens citent lundi un même responsable gouvernemental anonyme, affirmant que le gouvernement est “engagé dans un dialogue avec les Américains, et la compréhension qui émerge est que le Hamas ne veut pas d’accord”.”C’est pourquoi le Premier ministre pousse maintenant à libérer les otages tout en obtenant une victoire militaire, combinée à l’entrée d’aide humanitaire dans des zones en dehors des zones de combat et, dans la mesure du possible, des zones hors du contrôle du Hamas”, explique cette source.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes ont fait au moins 60.933 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Cinq ans après l’explosion du port de Beyrouth, le président libanais promet la justice

Le président libanais Joseph Aoun a promis lundi que la justice serait rendue, cinq ans après la gigantesque explosion sur le port de Beyrouth sur laquelle l’enquête n’a toujours pas abouti.Le 4 août 2020, l’une des plus grandes explosions non nucléaires de l’histoire a dévasté des quartiers entiers de la capitale libanaise, faisant plus de 220 morts et 6.500 blessés.Cette catastrophe, devenue le symbole de la culture de l’impunité, a été déclenchée par un incendie dans un entrepôt où étaient stockées sans précaution des tonnes de nitrate d’ammonium servant d’engrais, malgré des avertissements répétés aux plus hauts responsables.Joseph Aoun a déclaré lundi que l’Etat libanais était “engagé à dévoiler toute la vérité, peu importent les obstacles ou les positions élevées impliquées”.Lundi a été déclaré jour de deuil national et des rassemblements réclamant la justice doivent converger vers le port, où les silhouettes des silos de blé éventrés s’élèvent toujours entre les grues et les conteneurs.”La loi s’applique à tous, sans exception”, a affirmé le président dans un communiqué, en promettant “transparence et intégrité” dans l’enquête.”Le sang de vos proches ne sera pas versé en vain”, a-t-il dit en s’adressant aux familles des victimes, ajoutant: “La justice arrive, la responsabilité arrive”.- Nombreux “défis” -Un premier juge chargé en 2020 de l’enquête avait jeté l’éponge après avoir inculpé l’ex-Premier ministre, Hassan Diab, et trois anciens ministres.Le juge indépendant Tarek Bitar avait repris l’enquête qu’il avait dû à son tour interrompre en janvier 2023, se heurtant à l’hostilité d’une grande partie de la classe politique, notamment du Hezbollah qui l’accusait d’impartialité, avant d’être poursuivi pour insubordination. Après plus de deux ans d’impasse, le juge a repris ses travaux en début d’année. Il a à présent terminé ses interrogatoires, dont ceux de Hassan Diab et de responsables militaires et des services de sécurité, tandis que plusieurs anciens ministres convoqués ne se sont pas présentés, a déclaré à l’AFP un responsable judiciaire sous couvert d’anonymat.Le magistrat attend notamment une réponse à des demandes d’information adressées en juillet à plusieurs pays arabes et européens, selon ce responsable. Le dossier une fois finalisé devra être transmis au parquet pour avis avant d’éventuelles inculpations, a-t-il ajouté. Le Premier ministre Nawaf Salam, ancien juge à la Cour internationale de justice, a déclaré dimanche que connaître la vérité était “une question nationale”, dénonçant des décennies d’impunité officielle.L’enquête du juge Bitar a pu reprendre après l’entrée en fonction du président Aoun et de son Premier ministre, qui ont promis de préserver l’indépendance de la justice, à la suite de la guerre entre Israël et le Hezbollah dont le mouvement chiite soutenu par l’Iran est sorti très affaibli à l’automne.Human Rights Watch et Amnesty International ont souligné lundi que “le chemin vers la justice reste parsemé de défis politiques et judiciaires”, malgré la reprise de l’enquête.- “Seuls témoins” -Mariana Fodoulian, de l’association des familles des victimes, a affirmé que “pendant cinq ans, les responsables ont tenté d’échapper à leurs responsabilités, pensant toujours qu’ils sont au-dessus des lois”. “Nous ne demandons rien de plus que la vérité”, a-t-elle déclaré à l’AFP, ajoutant: “Nous n’arrêterons pas tant que nous n’aurons pas obtenu une justice globale”.La coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a appelé lundi les autorités à “prendre toutes les mesures nécessaires pour accélérer les procédures judiciaires liées à l’explosion”.Les ambassades américaine et britannique ont appelé à ce que les responsabilités soient établies tandis que l’Union européenne avait souligné dimanche que “mettre fin à l’impunité est essentiel pour le redressement du Liban”.Dimanche, le ministre de la Culture, Ghassan Salamé, a déclaré que les silos de blé partiellement effondrés seraient inclus dans une liste de bâtiments historiques. Les familles des victimes réclament depuis longtemps leur préservation comme mémorial. “Les silos sont les seuls témoins de ce qui s’est passé le 4 août”, a souligné Mme Fodoulian.

Ukraine: l’émissaire de Trump attendu en Russie cette semaine

L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, est attendu en Russie en milieu de semaine, à quelques jours de l’expiration de l’ultimatum posé par le président américain à son homologue russe Vladimir Poutine pour qu’il arrête la guerre en Ukraine.Cette visite a été jugée lundi “importante et utile” par le Kremlin, alors que les relations entre Moscou et Washington connaissent un soudain pic de tensions avec le déploiement vendredi par M. Trump de deux sous-marins nucléaires, à la suite d’une dispute en ligne avec l’ancien président russe Dmitri Medvedev (2008-2012).La visite de M. Witkoff aura lieu “je pense la semaine prochaine, mercredi ou jeudi”, a dit à des journalistes dimanche soir le président américain.Donald Trump a également déclaré que les deux sous-marins se trouvaient désormais “dans la région”, sans préciser laquelle. Il n’a pas non plus précisé s’il s’agissait de sous-marins à simple propulsion nucléaire ou bien de sous-marins équipés d’ogives nucléaires.Réagissant à ce déploiement, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a appelé “tout le monde (à) faire preuve d’une grande prudence dans ses déclarations sur le nucléaire”.Estimant que ces deux sous-marins étaient “déjà en service” en permanence, il a indiqué que Moscou ne souhaitait pas se “laisser entraîner dans une telle polémique”.Le chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, a lui estimé que “la Russie ne comprend qu’une chose: la force”.- Dialogue infructueux -Cette démonstration de force intervient alors que Donald Trump a donné la semaine dernière 10 jours, soit jusqu’à vendredi prochain, à la Russie pour qu’elle mette fin à la guerre en Ukraine, sous peine de nouvelles sanctions non précisées.Le président russe a déjà rencontré Steve Witkoff à plusieurs reprises à Moscou, mais les efforts de Donald Trump pour rétablir le dialogue avec le Kremlin n’ont pas porté de fruits.”Nous sommes toujours heureux de voir M. Witkoff à Moscou et toujours ravis d’être en contact avec lui. Nous pensons que ces contacts sont importants, constructifs et utiles”, a malgré tout indiqué lundi M. Peskov, ajoutant qu’une rencontre avec M. Poutine n’était “pas exclue”.Le milliardaire républicain Donald Trump, qui avait entamé son deuxième mandat début 2025 en se targuant de pouvoir arrêter la guerre en Ukraine en quelques jours, exprime désormais de plus en plus ouvertement sa frustration à l’égard de Vladimir Poutine.Aux journalistes qui lui ont demandé quel sera le message de M. Witkoff à Moscou et s’il y avait quelque chose que la Russie pouvait faire pour éviter les sanctions, Trump a répondu: “Oui, conclure un accord pour que les gens cessent d’être tués.”M. Trump a menacé d’infliger des “droits de douane secondaires” aux pays qui continuent de faire commerce avec la Russie, tels que la Chine et l’Inde.- Conditions irréconciliables -Malgré la pression exercée par Washington, l’offensive russe contre son voisin se poursuit. La Russie a tiré au cours de la nuit 162 drones et un missile sur l’Ukraine, dont la quasi-totalité ont été abattus, a indiqué lundi l’armée de l’air ukrainienne.Côté russe, une attaque de drones ukrainiens a provoqué un incendie dans un dépôt pétrolier de Sotchi, cité balnéaire connue pour avoir accueilli les Jeux olympiques de 2014, selon les autorités locales.Ces attaques croisées ont fait des blessés des deux côtés du front.Vladimir Poutine, qui a toujours rejeté les appels au cessez-le-feu, a affirmé vendredi qu’il souhaitait la paix, mais que ses exigences pour mettre fin à son invasion lancée en février 2022 restaient inchangées.La Russie exige que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia, Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour Kiev, qui veut le retrait des troupes russes et des garanties de sécurité occidentales, dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré à plusieurs reprises prêt à rencontrer en personne Vladimir Poutine pour essayer de débloquer les discussions, une proposition pour l’heure écartée par le Kremlin.

Ukraine: l’émissaire de Trump attendu en Russie cette semaine

L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, est attendu en Russie en milieu de semaine, à quelques jours de l’expiration de l’ultimatum posé par le président américain à son homologue russe Vladimir Poutine pour qu’il arrête la guerre en Ukraine.Cette visite a été jugée lundi “importante et utile” par le Kremlin, alors que les relations entre Moscou et Washington connaissent un soudain pic de tensions avec le déploiement vendredi par M. Trump de deux sous-marins nucléaires, à la suite d’une dispute en ligne avec l’ancien président russe Dmitri Medvedev (2008-2012).La visite de M. Witkoff aura lieu “je pense la semaine prochaine, mercredi ou jeudi”, a dit à des journalistes dimanche soir le président américain.Donald Trump a également déclaré que les deux sous-marins se trouvaient désormais “dans la région”, sans préciser laquelle. Il n’a pas non plus précisé s’il s’agissait de sous-marins à simple propulsion nucléaire ou bien de sous-marins équipés d’ogives nucléaires.Réagissant à ce déploiement, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a appelé “tout le monde (à) faire preuve d’une grande prudence dans ses déclarations sur le nucléaire”.Estimant que ces deux sous-marins étaient “déjà en service” en permanence, il a indiqué que Moscou ne souhaitait pas se “laisser entraîner dans une telle polémique”.Le chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, a lui estimé que “la Russie ne comprend qu’une chose: la force”.- Dialogue infructueux -Cette démonstration de force intervient alors que Donald Trump a donné la semaine dernière 10 jours, soit jusqu’à vendredi prochain, à la Russie pour qu’elle mette fin à la guerre en Ukraine, sous peine de nouvelles sanctions non précisées.Le président russe a déjà rencontré Steve Witkoff à plusieurs reprises à Moscou, mais les efforts de Donald Trump pour rétablir le dialogue avec le Kremlin n’ont pas porté de fruits.”Nous sommes toujours heureux de voir M. Witkoff à Moscou et toujours ravis d’être en contact avec lui. Nous pensons que ces contacts sont importants, constructifs et utiles”, a malgré tout indiqué lundi M. Peskov, ajoutant qu’une rencontre avec M. Poutine n’était “pas exclue”.Le milliardaire républicain Donald Trump, qui avait entamé son deuxième mandat début 2025 en se targuant de pouvoir arrêter la guerre en Ukraine en quelques jours, exprime désormais de plus en plus ouvertement sa frustration à l’égard de Vladimir Poutine.Aux journalistes qui lui ont demandé quel sera le message de M. Witkoff à Moscou et s’il y avait quelque chose que la Russie pouvait faire pour éviter les sanctions, Trump a répondu: “Oui, conclure un accord pour que les gens cessent d’être tués.”M. Trump a menacé d’infliger des “droits de douane secondaires” aux pays qui continuent de faire commerce avec la Russie, tels que la Chine et l’Inde.- Conditions irréconciliables -Malgré la pression exercée par Washington, l’offensive russe contre son voisin se poursuit. La Russie a tiré au cours de la nuit 162 drones et un missile sur l’Ukraine, dont la quasi-totalité ont été abattus, a indiqué lundi l’armée de l’air ukrainienne.Côté russe, une attaque de drones ukrainiens a provoqué un incendie dans un dépôt pétrolier de Sotchi, cité balnéaire connue pour avoir accueilli les Jeux olympiques de 2014, selon les autorités locales.Ces attaques croisées ont fait des blessés des deux côtés du front.Vladimir Poutine, qui a toujours rejeté les appels au cessez-le-feu, a affirmé vendredi qu’il souhaitait la paix, mais que ses exigences pour mettre fin à son invasion lancée en février 2022 restaient inchangées.La Russie exige que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia, Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour Kiev, qui veut le retrait des troupes russes et des garanties de sécurité occidentales, dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré à plusieurs reprises prêt à rencontrer en personne Vladimir Poutine pour essayer de débloquer les discussions, une proposition pour l’heure écartée par le Kremlin.

Taïwan: des pluies torrentielles font cinq morts en une semaine

Plus de deux mètres de pluie ont été recensés à Taïwan depuis une semaine, provoquant des inondations et des glissements de terrain qui ont causé la mort de quatre personnes.Depuis le 28 juillet, de violentes précipitations se sont abattues sur de larges zones de l’île, forçant plusieurs milliers d’habitants à se réfugier et endommageant des routes.Maolin, un district montagneux du sud de Taïwan, a enregistré plus de 2,8 mètres de pluie depuis le 28 juillet, d’après le centre météorologique local (CWA).C’est plus que les précipitations annuelles de l’année dernière, qui se sont élevées à 2,1 mètres, selon les données de l’agence. Pour la première fois depuis 1998, “Taïwan a connu sept jours consécutifs avec plus de 200 millimètres de pluie quotidiennement”, a déclaré le prévisionniste Chen Yi-liang du CWA.Les pluies exceptionnellement fortes ont été causées par un système de basse pression et de forts vents venant du sud-ouest, a décrit à l’AFP M. Chen. M. Li a déclaré que les vents du sud-ouest étaient généralement induits par les typhons affectant l’île en mai et en juin. Cette fois-ci, les pluies ont été causées par le typhon Co-may, qui a atteint la semaine dernière Shanghai après être passé à l’est de Taïwan, a indiqué M. Li.Les précipitations recensées sur l’île le mois dernier ont été les plus élevées pour un mois de juillet depuis 1939, a déclaré la CWA.”Nous rencontrons rarement une catastrophe d’une telle ampleur”, a déclaré le Premier ministre Cho Jung-tai lors d’une visite dans une zone frappée par les inondations à Tainan, dans le sud, lundi.”Depuis le typhon Danas jusqu’à aujourd’hui, nous avons fait face à presque un mois de pluie continue et abondante.”Cette semaine de mauvais temps a provoqué la mort de cinq personnes, tandis que trois autres ont disparu et 78 sont blessées, a déclaré un responsable des catastrophes.Près de 6.000 personnes ont été forcées de quitter leur domicile.Mais le service de météorologie s’attend à ce que la pluie diminue dans les jours à venir.Taïwan est habitué aux fréquentes tempêtes tropicales de juillet à octobre.Selon les scientifiques, le changement climatique induit par les activités humaines provoque des phénomènes météorologiques plus intenses, ce qui peut favoriser les inondations destructrices.

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