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Mer de Chine méridionale: le président philippin en Inde sur fond de manoeuvres militaires

Le président philippin Ferdinand Marcos est arrivé lundi en Inde sur fond de manoeuvres militaires navales bilatérales en mer de Chine méridionale, où pour la première fois des navires de guerre indiens patrouillent dans des zones disputées aux côtés de la marine philippine.Cette visite de cinq jours vise à renforcer les liens entre les deux pays confrontés à des tensions régionales avec Pékin.Les manoeuvres interviennent à la suite de l’acquisition par les Philippines du système indien de missiles de croisière supersoniques BrahMos, la première exportation de ce type par New Delhi. Les livraisons de ce missile, capable d’atteindre une vitesse de 3.450 km/h, commenceront en avril dans le cadre d’un accord de 375 millions de dollars signé en 2022.Prévus mardi, les entretiens entre Ferdinand Marcos et le Premier ministre indien Narendra Modi porteront sur le renforcement de la coordination en matière de sécurité maritime et sur l’échange de renseignements.Avant son départ pour l’Inde lundi, M. Marcos a salué face à la presse “la détermination” de l’Inde et des Philippines “à faire respecter le droit maritime international”.”Notre engagement inébranlable en faveur de la paix et de la coopération régionales constitue une base crédible pour notre coopération maritime active et croissante”, a-t-il déclaré.Il a souligné que les deux pays partageaient une “position géostratégique en tant qu’Etats côtiers bordant les routes commerciales internationales les plus fréquentées”.Les Philippines ont renforcé leur coopération en matière de défense avec leurs alliés, dont les Etats-Unis, après de multiples confrontations en mer de Chine méridionale avec des navires des garde-côtes chinois. La Chine a elle accusé Manille d'”attirer des pays extérieurs pour semer la zizanie” en mer de Chine méridionale. Les manoeuvres conjointes “sapent la paix et la stabilité régionales”, a estimé lundi le colonel Tian Junlu, porte-parole du Commandement du théâtre Sud de l’armée chinoise.Il a précisé que la Chine avait mené dimanche et lundi des “patrouilles de routine” en mer de Chine méridionale et restait en “état d’alerte élevé”.Pékin revendique la quasi-totalité des îlots et récifs de la mer de Chine méridionale, contestant notamment les conclusions d’une cour d’arbitrage internationale selon lesquelles ses revendications n’ont aucune base juridique.L’Inde est membre du groupe Quad qui comprend les Etats-Unis, le Japon et l’Australie. Le Quad est essentiellement un forum de discussions sur les questions de sécurité, notamment maritime.Pékin n’a cessé d’affirmer que ce partenariat quadripartite était hostile à la Chine.burx-pjm/cn/ayv/ib

Mer de Chine méridionale: le président philippin en Inde sur fond de manoeuvres militaires

Le président philippin Ferdinand Marcos est arrivé lundi en Inde sur fond de manoeuvres militaires navales bilatérales en mer de Chine méridionale, où pour la première fois des navires de guerre indiens patrouillent dans des zones disputées aux côtés de la marine philippine.Cette visite de cinq jours vise à renforcer les liens entre les deux …

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Russie: début du procès de l’attentat du Crocus City Hall qui avait fait 149 morts

Le procès à huis clos des auteurs et complices présumés de l’attentat du Crocus City Hall en Russie, qui a fait 149 morts et a été revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI), s’est ouvert lundi à Moscou, a constaté une journaliste de l’AFP juste avant le début de l’audience.Le 22 mars 2024, des hommes armés avaient ouvert le feu dans cette salle de concert située à la périphérie de la capitale russe avant d’y mettre le feu, tuant 149 personnes et en blessant 609, l’une des pires attaques dans l’histoire récente de la Russie.Au total, 19 personnes comparaissent depuis lundi devant un tribunal militaire de Moscou, dont les quatre assaillants présumés, originaires du Tadjikistan, une ex-république soviétique d’Asie centrale.Juste avant que la salle d’audience soit évacuée pour le huis clos, une journaliste de l’AFP a vu certains des accusés dans la cage en verre réservée aux prévenus, les mains menottées dans le dos. Près de 30 rescapés étaient aussi présents au tribunal.Les trois premières journées d’audience se dérouleront lundi, mardi et jeudi, selon le tribunal.- échappée par miracle -Tatiana Rouzanova, archiviste de 45 ans, a échappé au massacre “par miracle” le 22 mars 2024 car l’attaque a commencé avant qu’elle n’entre dans la salle de concert.Elle est venue voir “de ses propres yeux” les accusés. “Je n’ai pas vu s’ils se sentaient coupables, ils avaient tous la tête baissée”, raconte-t-elle à l’AFP.”Ces gens doivent être punis”, martèle auprès de l’AFP Ekaterina Klimenko, une quadragénaire qui a pu quitter la salle de concert attaquée, grâce à un homme au vestiaire.Si elle continue de se rendre à des concerts, Mme Klimenko affirme désormais, tout le temps, “regarder instinctivement s’il n’y a pas de danger”.L’attentat avait été revendiqué par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), reconnue comme “terroriste” en Russie, qui avait déjà ciblé le pays à plusieurs reprises par le passé.Il avait provoqué une onde de choc en Russie, en plein conflit armé avec l’Ukraine. Les autorités russes avaient dans un premier temps assuré y voir également la main de Kiev qui a toujours démenti catégoriquement toute implication.Fin mars, le Comité d’enquête russe avait conclu que l’attaque avait été “planifiée et organisée par les services secrets d’un Etat inamical”, sans préciser de quel Etat il s’agissait.Début mars, la justice américaine avait annoncé l’arrestation de Mohammad Sharifullah, un responsable de l’EI soupçonné d’être impliqué dans l’attaque du Crocus City Hall.Près de la moitié des victimes de l’attaque ont été tuées par les fumées et le monoxyde de carbone dégagé par l’incendie déclaré dans la salle, et non par les tirs, a indiqué dimanche l’agence russe étatique TASS, citant des documents de l’enquête.L’attentat avait provoqué une vague de xénophobie contre les ressortissants d’Asie Centrale en Russie, qui a durci depuis sa législation concernant les migrants.Il a aussi déclenché un débat sur le rétablissement de la peine de mort, qui fait l’objet d’un moratoire en Russie depuis 1996.

Russie: début du procès de l’attentat du Crocus City Hall qui avait fait 149 morts

Le procès à huis clos des auteurs et complices présumés de l’attentat du Crocus City Hall en Russie, qui a fait 149 morts et a été revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI), s’est ouvert lundi à Moscou, a constaté une journaliste de l’AFP juste avant le début de l’audience.Le 22 mars 2024, des hommes armés avaient ouvert le feu dans cette salle de concert située à la périphérie de la capitale russe avant d’y mettre le feu, tuant 149 personnes et en blessant 609, l’une des pires attaques dans l’histoire récente de la Russie.Au total, 19 personnes comparaissent depuis lundi devant un tribunal militaire de Moscou, dont les quatre assaillants présumés, originaires du Tadjikistan, une ex-république soviétique d’Asie centrale.Juste avant que la salle d’audience soit évacuée pour le huis clos, une journaliste de l’AFP a vu certains des accusés dans la cage en verre réservée aux prévenus, les mains menottées dans le dos. Près de 30 rescapés étaient aussi présents au tribunal.Les trois premières journées d’audience se dérouleront lundi, mardi et jeudi, selon le tribunal.- échappée par miracle -Tatiana Rouzanova, archiviste de 45 ans, a échappé au massacre “par miracle” le 22 mars 2024 car l’attaque a commencé avant qu’elle n’entre dans la salle de concert.Elle est venue voir “de ses propres yeux” les accusés. “Je n’ai pas vu s’ils se sentaient coupables, ils avaient tous la tête baissée”, raconte-t-elle à l’AFP.”Ces gens doivent être punis”, martèle auprès de l’AFP Ekaterina Klimenko, une quadragénaire qui a pu quitter la salle de concert attaquée, grâce à un homme au vestiaire.Si elle continue de se rendre à des concerts, Mme Klimenko affirme désormais, tout le temps, “regarder instinctivement s’il n’y a pas de danger”.L’attentat avait été revendiqué par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), reconnue comme “terroriste” en Russie, qui avait déjà ciblé le pays à plusieurs reprises par le passé.Il avait provoqué une onde de choc en Russie, en plein conflit armé avec l’Ukraine. Les autorités russes avaient dans un premier temps assuré y voir également la main de Kiev qui a toujours démenti catégoriquement toute implication.Fin mars, le Comité d’enquête russe avait conclu que l’attaque avait été “planifiée et organisée par les services secrets d’un Etat inamical”, sans préciser de quel Etat il s’agissait.Début mars, la justice américaine avait annoncé l’arrestation de Mohammad Sharifullah, un responsable de l’EI soupçonné d’être impliqué dans l’attaque du Crocus City Hall.Près de la moitié des victimes de l’attaque ont été tuées par les fumées et le monoxyde de carbone dégagé par l’incendie déclaré dans la salle, et non par les tirs, a indiqué dimanche l’agence russe étatique TASS, citant des documents de l’enquête.L’attentat avait provoqué une vague de xénophobie contre les ressortissants d’Asie Centrale en Russie, qui a durci depuis sa législation concernant les migrants.Il a aussi déclenché un débat sur le rétablissement de la peine de mort, qui fait l’objet d’un moratoire en Russie depuis 1996.

Russie: début du procès de l’attentat du Crocus City Hall qui avait fait 149 morts

Le procès à huis clos des auteurs et complices présumés de l’attentat du Crocus City Hall en Russie, qui a fait 149 morts et a été revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI), s’est ouvert lundi à Moscou, a constaté une journaliste de l’AFP juste avant le début de l’audience.Le 22 mars 2024, des hommes armés …

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Gaza: Israël veut mettre le sort des otages au coeur de l’agenda international

Israël a annoncé lundi vouloir mettre la question des otages retenus depuis 22 mois à Gaza “au centre de l’agenda mondial”, après la publication de vidéos montrant deux d’entre eux très affaiblis, qui ont choqué le pays et accru la pression de l’opinion publique sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu.”Cela doit être au premier plan sur la scène mondiale”, a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, avant de partir pour New York où il doit participer mardi à une session du Conseil de sécurité des Nations unies, initiée par Israël et consacrée à la situation des otages.”C’est pourquoi j’ai contacté mes collègues et leur ai demandé de placer d’urgence les questions des otages au centre de l’agenda mondial”, a-t-il expliqué.Sur les 251 personnes enlevées pendant l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, 49 restent retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne, après deux trêves ayant permis la libération des autres.La publication depuis jeudi par le Hamas et le Jihad islamique de trois vidéos montrant deux otages israéliens, Rom Breslevski et Evyatar David, très affaiblis et décharnés, ont provoqué un vif émoi et ravivé en Israël le débat sur la nécessité d’arriver au plus vite à un accord pour libérer les captifs.Benjamin Netanyahu s’est dit dimanche “choqué” par ces “vidéos d’horreur” et a sollicité l’aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour fournir “nourriture” et “traitement médical” aux otages.Le Hamas a exigé en retour l’ouverture de “couloirs humanitaires (…) pour le passage de nourriture et de médicaments” dans le territoire palestinien assiégé et menacé de “famine généralisée”, selon l’ONU.- “Mille ans d’expérience” -Sous pression de son opinion publique, M. Netanyahu réunit mardi son gouvernement, selon la presse israélienne, alors qu’un cabinet restreint de la sécurité doit faire des annonces formelles ces prochains jours quant à la poursuite de la guerre. Le Hamas “veut nous briser, par le biais de cette propagande abominable, mensongère et atroce qu’il diffuse dans le monde entier”, a-t-il dit.”Mais nous ne céderons pas. Je suis encore plus résolu à libérer nos otages, à éradiquer le Hamas, à garantir que Gaza ne représentera plus une menace pour l’Etat d’Israël”.Près de 600 anciens responsables de l’appareil sécuritaire en Israël, du Mossad et du Shin Bet notamment, ont appelé le président américain Donald Trump à faire pression sur M. Netanyahu pour mettre fin à la guerre et ainsi ramener “les otages chez eux”. “Arrêtez la guerre à Gaza!”, exhorte ce courrier.Accompagnée d’une vidéo, la lettre est signée des principaux maîtres-espions israéliens, d’une cohorte d’ex-généraux et de responsables sécuritaires, au coeur de tous les secrets d’Israël depuis trois décennies, forts à eux seuls de “mille ans d’expérience dans la sécurité nationale et la diplomatie” du pays.M. Netanyahu “mène Israël à sa ruine et les otages à leur mort”, a accusé le Forum des familles, la principale organisation de familles de captifs.”La poursuite de la guerre met en danger la vie des otages, qui sont déjà en danger mortel immédiat. Nous avons vu leurs images glaçantes dans les tunnels; ils ne survivront pas à de nombreux jours de supplice supplémentaires”, s’alarme le Forum.”Depuis 22 mois, on vend au public l’illusion que la pression militaire et les combats intenses ramèneront les otages”, mais ces discours “ne sont que mensonge et tromperie du public”, estiment les proches des otages. – “Enorme erreur” -Lundi, M. Saar s’en est pris une nouvelle fois aux pays comme la France, la Grande-Bretagne et le Canada, qui ont annoncé leur intention de reconnaître un Etat de Palestine, faisant ainsi un “énorme cadeau au Hamas”, a-t-il dénoncé.”Ces pays doivent comprendre les conséquences de leurs actions. J’avais déjà averti (…) que reconnaître un Etat palestinien virtuel conduirait à tuer les chances de conclure un accord sur les otages et le cessez-le-feu. C’est exactement ce qui s’est passé”, a-t-il assuré.”Ces démarches n’ont fait qu’affermir la position du Hamas. Pendant des jours critiques dans les négociations pour un accord sur les otages et le cessez-le-feu, elles les ont récompensés pour leur terreur. C’est une énorme erreur”, selon M. Saar.Plusieurs journaux israéliens citent lundi un même responsable gouvernemental anonyme, affirmant que le gouvernement est “engagé dans un dialogue avec les Américains, et la compréhension qui émerge est que le Hamas ne veut pas d’accord”.”C’est pourquoi le Premier ministre pousse maintenant à libérer les otages tout en obtenant une victoire militaire, combinée à l’entrée d’aide humanitaire dans des zones en dehors des zones de combat et, dans la mesure du possible, des zones hors du contrôle du Hamas”, explique cette source.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes ont fait au moins 60.933 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.