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Liban: le Hezbollah rejette la décision du gouvernement de le désarmer

Le Hezbollah a affirmé mercredi que le gouvernement libanais avait commis un “péché grave” en décidant de le désarmer d’ici fin 2025 et qu’il ferait comme si cette décision “n’existait pas”, ses opposants saluant une “décision historique”.Le gouvernement libanais a chargé mardi l’armée de préparer un plan d’action pour désarmer le Hezbollah d’ici la fin …

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Le plus gros incendie de l’été en France reste incontrôlé dans l’Aude

Le plus gros incendie de l’été en France, toujours incontrôlable malgré de gros moyens engagés, a parcouru 16.000 hectares de végétation en 24 heures dans l’Aude, où il a fait un mort et deux blessés graves, “une catastrophe d’une ampleur inédite”, selon le Premier ministre.A la tombée de la nuit mercredi, les communes restent “sur le qui-vive, parce qu’on est entourés de pins et puis que tout a brûlé, tout autour du village, c’est la catastrophe”, déplore Bruno Zubieta, premier-adjoint à la mairie de Villesèque-des-Corbières, au sud de Narbonne. Si l’incendie est “toujours actif”, sa progression qui était auparavant “de 1.000 hectares à l’heure globalement”, “diminue d’intensité”, a indiqué à l’AFP Rémi Recio, sous-préfet de Narbonne.  Lors d’une visite à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, village le plus touché des 15 communes affectées par l’incendie, François Bayrou a évoqué un “plan de sauvegarde et d’avenir” dont “les Corbières pourraient être le laboratoire”.Au poste de commandement des pompiers, le colonel Christophe Magny, patron du Service d’incendies et de secours de l’Aude, a expliqué au Premier ministre, accompagné du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, l’action sans relâche de 2.500 pompiers sur les 90 kilomètres de lisières, avec des flammes de 10 à 15 mètres de haut au plus fort de la propagation.Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur se sont ensuite rendus au centre national de coordination avancé de Sécurité civile à l’aéroport de Nîmes-Garons, pour “rendre hommage” aux moyens aériens engagés dans la lutte contre l’incendie “dont l’ampleur dépasse tout ce qu’on avait connu depuis plus de 60 ans”, selon M. Bayrou. – Vent changeant -Parti peu après 16H00 mardi du village de Ribaute, entre Carcassonne et Narbonne, le feu s’était d’abord dirigé vers le sud-est et le littoral méditerranéen. Or, le vent a changé de direction à la mi-journée “et pousse l’incendie à revenir vers son point de départ”, a déclaré à l’AFP la secrétaire générale de la préfecture Lucie Roesch, ajoutant que l’incendie va désormais “vers des zones boisées assez inaccessibles”. “L’arrière du feu est devenu l’avant du feu”, a ajouté le colonel Magny, soulignant qu’un millier de personnes avaient été évacuées des villages sinistrés.Le feu a parcouru 16.000 hectares de garrigue et de résineux, “plus que la commune de Paris”, selon le colonel Magny. Il a aussi détruit ou endommagé 25 habitations et brûlé 35 véhicules.Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du feu, encore inconnues. Aucune hypothèse n’est pour l’heure privilégiée.A Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, où une dame de 65 ans a été retrouvée morte dans sa maison, une odeur âcre de brûlé se dégage des hectares carbonisés à proximité, a constaté un journaliste de l’AFP. David Cerdan, 51 ans, habite à une centaine de mètres de l’endroit où est décédée la sexagénaire qui avait refusé de quitter sa maison mardi soir. L’habitation de la défunte est dévastée, comme plusieurs autres près de chez lui.”Avec les gendarmes, nous sommes allés chez elle pour lui dire d’évacuer, mais elle n’a pas voulu partir, pensant qu’elle ne risquait rien”, a déclaré à l’AFP le maire, Xavier de Volontat. La préfecture a comptabilisé 13 blessés: deux habitants hospitalisés, dont un grièvement brûlé, et onze sapeurs-pompiers, dont un souffrant d’un traumatisme crânien, a précisé Bruno Retailleau. Une personne portée disparue a été retrouvée en vie.- L’UE au côtés de la France -Dans le ciel des Corbières, tous les moyens aériens nationaux ont été mobilisés. L’Union européenne a annoncé se tenir “prête à mobiliser” des moyens. “L’Europe se tient aux côtés de la France alors que les pires feux de forêt de son histoire récente font rage dans l’Aude”, a déclaré sur X Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Un dispositif “colossal”, selon le sous-préfet de Narbonne, Rémi Recio, précisant que les 2.500 pompiers venus de toute la France sont appuyés par 500 engins au sol. Il s’agit à ce stade du plus gros incendie de l’été en France. Fin juillet, à la moitié de la saison estivale, la Sécurité civile avait comptabilisé plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu, principalement sur le littoral méditerranéen.C’est aussi le plus important en France depuis au moins 2006, soit le début des enregistrements, et depuis les années 1970 pour la zone méditerranéenne, selon la base de données sur les incendies de forêt (BDIFF) du gouvernement (qui recense les feux depuis 1972 pour les départements méditerranéens et 2006 pour la France.)- “Restez confinés” -La tramontane, un vent sec et chaud qui renforce le feu, a été supplanté mercredi après-midi par un vent marin qui soufflera encore jeudi, et “va apporter de l’air plus humide qu’avant, ce qui est moins favorable à la propagation du feu”, a déclaré à l’AFP François Gourand, prévisionniste Météo-France.Mais il est trop tôt pour les centaines d’habitants évacués mardi soir pour regagner leur domicile, a prévenu la préfecture. Les autorités ont réitéré leurs consignes de sécurité à la population, appelant à “rester confinés sauf ordre d’évacuation donné par les sapeurs-pompiers” et à ne pas encombrer le réseau routier pour ne pas gêner les secours.dmc-lb-ap-skh/chv/jp

Inde: plus de 50 disparus après une crue subite dans l’Himalaya

L’armée indienne recherche mercredi une cinquantaine de personnes portées disparues au lendemain de crues subites meurtrières qui ont touché une localité de l’Himalaya et fait au moins quatre morts.La catastrophe a eu lieu lorsque des eaux boueuses mélangées à des débris ont envahi la vallée de la localité de Dharali, dans l’Etat septentrional d’Uttarakhand.Des pluies …

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Inde: plus de 50 disparus après une crue subite dans l’Himalaya

L’armée indienne recherche mercredi une cinquantaine de personnes portées disparues au lendemain de crues subites meurtrières qui ont touché une localité de l’Himalaya et fait au moins quatre morts.La catastrophe a eu lieu lorsque des eaux boueuses mélangées à des débris ont envahi la vallée de la localité de Dharali, dans l’Etat septentrional d’Uttarakhand.Des pluies de mousson torrentielles continuent mercredi de tomber sur la région et compliquent le travail des secours. Les lignes téléphoniques sont endommagées et les communications difficiles.”Les recherches pour retrouver les disparus se poursuivent”, a assuré Mohsen Shahedi, de la Force nationale de réponse aux catastrophes.Soldats et secouristes sont parvenus à accéder aux individus isolés et, après l’annonce mardi qu’une centaine de personnes avaient été portées disparues, le bilan a été réduit de moitié. Des vidéos diffusées par les médias indiens montrent des torrents d’eaux boueuses emporter mardi des immeubles d’habitation de Dharali, un lieu touristique de l’Uttarakhand. Une large partie du village est envahie par la boue. Des responsables des opérations de secours estiment qu’elle recouvre certains lieux jusqu’à 15 mètres, de quoi engloutir entièrement des bâtiments.C’est là que plus de 50 personnes sont recherchées, selon M. Shahedi, tandis que 11 soldats sont également portés disparus à Harsil, un village en aval. “Des colonnes militaires supplémentaires” ont été déployées pour les opérations de secours aux côtés de chiens renifleurs, de drones et d’engins de génie civil, a annoncé l’armée indienne mercredi.Des hélicoptères militaires sont mobilisés à des fins d’approvisionnement, notamment en médicaments, et d’évacuation, a ajouté l’armée.- “Bruit sourd” -Le chef du gouvernement régional Pushkar Singh Dhami a précisé que l’inondation était due à des précipitations soudaines et intenses.Les vidéos diffusées montrent plusieurs personnes courir avant d’être englouties par des vagues sombres encombrées de débris détruisant des bâtiments entiers.”Les gens ne comprenaient pas ce qu’il se passait. Les eaux de la crue les ont frappés en 15 secondes”, a rapporté Suman Semwal au journal The Indian Express, expliquant que son père a vu, depuis un village situé en amont, cette crue “d’une ampleur inimaginable” frapper Dharali dans “un bruit sourd”. Les prévisionnistes ont annoncé mercredi que le niveau de tous les principaux fleuves de l’Etat d’Uttarakhand se trouvait au-dessus du seuil de danger.”Les habitants ont été déplacés sur les hauteurs en raison de l’élévation des niveaux d’eau causée par les pluies incessantes”, a indiqué l’armée.Les inondations meurtrières et les glissements de terrain sont courants lors de la saison de la mousson de juin à septembre en Inde mais “ces épisodes de pluies intenses deviennent de plus en plus fréquents et pourraient être liés au changement climatique”, a indiqué l’hydrologue Manish Shrestha. Selon lui, 270 mm de pluie enregistrés en 24 heures font de cet épisode un “événement extrême”.Dans les montagnes, des pluies de cette ampleur ont un effet encore “plus concentré” que sur les plaines en contrebas, ajoute cet expert du Centre international pour le développement intégré des montagnes, basé au Népal.L’agence météorologique des Nations unies (OMM) indiquait l’année dernière que les inondations et sécheresses de plus en plus intenses étaient “un signal d’alarme” de ce qui attendait les populations à l’heure du changement climatique, qui rend le cycle de l’eau de la planète plus imprévisible.

Inde: plus de 50 disparus après une crue subite dans l’Himalaya

L’armée indienne recherche mercredi une cinquantaine de personnes portées disparues au lendemain de crues subites meurtrières qui ont touché une localité de l’Himalaya et fait au moins quatre morts.La catastrophe a eu lieu lorsque des eaux boueuses mélangées à des débris ont envahi la vallée de la localité de Dharali, dans l’Etat septentrional d’Uttarakhand.Des pluies de mousson torrentielles continuent mercredi de tomber sur la région et compliquent le travail des secours. Les lignes téléphoniques sont endommagées et les communications difficiles.”Les recherches pour retrouver les disparus se poursuivent”, a assuré Mohsen Shahedi, de la Force nationale de réponse aux catastrophes.Soldats et secouristes sont parvenus à accéder aux individus isolés et, après l’annonce mardi qu’une centaine de personnes avaient été portées disparues, le bilan a été réduit de moitié. Des vidéos diffusées par les médias indiens montrent des torrents d’eaux boueuses emporter mardi des immeubles d’habitation de Dharali, un lieu touristique de l’Uttarakhand. Une large partie du village est envahie par la boue. Des responsables des opérations de secours estiment qu’elle recouvre certains lieux jusqu’à 15 mètres, de quoi engloutir entièrement des bâtiments.C’est là que plus de 50 personnes sont recherchées, selon M. Shahedi, tandis que 11 soldats sont également portés disparus à Harsil, un village en aval. “Des colonnes militaires supplémentaires” ont été déployées pour les opérations de secours aux côtés de chiens renifleurs, de drones et d’engins de génie civil, a annoncé l’armée indienne mercredi.Des hélicoptères militaires sont mobilisés à des fins d’approvisionnement, notamment en médicaments, et d’évacuation, a ajouté l’armée.- “Bruit sourd” -Le chef du gouvernement régional Pushkar Singh Dhami a précisé que l’inondation était due à des précipitations soudaines et intenses.Les vidéos diffusées montrent plusieurs personnes courir avant d’être englouties par des vagues sombres encombrées de débris détruisant des bâtiments entiers.”Les gens ne comprenaient pas ce qu’il se passait. Les eaux de la crue les ont frappés en 15 secondes”, a rapporté Suman Semwal au journal The Indian Express, expliquant que son père a vu, depuis un village situé en amont, cette crue “d’une ampleur inimaginable” frapper Dharali dans “un bruit sourd”. Les prévisionnistes ont annoncé mercredi que le niveau de tous les principaux fleuves de l’Etat d’Uttarakhand se trouvait au-dessus du seuil de danger.”Les habitants ont été déplacés sur les hauteurs en raison de l’élévation des niveaux d’eau causée par les pluies incessantes”, a indiqué l’armée.Les inondations meurtrières et les glissements de terrain sont courants lors de la saison de la mousson de juin à septembre en Inde mais “ces épisodes de pluies intenses deviennent de plus en plus fréquents et pourraient être liés au changement climatique”, a indiqué l’hydrologue Manish Shrestha. Selon lui, 270 mm de pluie enregistrés en 24 heures font de cet épisode un “événement extrême”.Dans les montagnes, des pluies de cette ampleur ont un effet encore “plus concentré” que sur les plaines en contrebas, ajoute cet expert du Centre international pour le développement intégré des montagnes, basé au Népal.L’agence météorologique des Nations unies (OMM) indiquait l’année dernière que les inondations et sécheresses de plus en plus intenses étaient “un signal d’alarme” de ce qui attendait les populations à l’heure du changement climatique, qui rend le cycle de l’eau de la planète plus imprévisible.

Investi président, le conservateur Karol Nawrocki veut éviter “le déclin” de la Pologne

L’historien conservateur Karol Nawrocki, investi mercredi président de la Pologne, a promis de “combattre ceux qui poussent la nation vers le déclin”, au cours de sa prestation de serment devant le Parlement.Il a promis à cette occasion d’être “la voix du peuple polonais”, de “ceux qui veulent une Pologne souveraine”.Vainqueur du deuxième tour, le 1er juin, de l’élection présidentielle, M. Nawrocki, 42 ans, s’est prononcé pour “la Pologne qui est dans l’Union européenne mais qui n’est pas l’Union européenne et qui est et restera la Pologne”.”Nous devons combattre ceux qui poussent la nation vers le déclin et la dégradation”, a-t-il insisté, citant Ignacy Paderewski, un Premier ministre polonais du début du XXe siècle.Le nouveau chef de l’Etat a également souligné l’importance de l’alliance de la Pologne avec les Etats-Unis et a promis que son pays jouerait un rôle actif dans l’Otan mais n’a pas du tout évoqué l’Ukraine.Il a critiqué l’actuel gouvernement polonais, celui de Donald Tusk, disant qu’il n’était “plus possible de gouverner de cette manière”, annonçant une série d’initiatives législatives, notamment dans le domaine économique, en vue de “réveiller les aspirations du peuple polonais”.- “Confrontation avec le gouvernement” -M. Tusk a quant à lui estimé, devant la presse, que Karol Nawrocki avait “parlé assez franchement de la confrontation avec le gouvernement” dans son discours d’inauguration.”Et bien sûr nous y sommes prêts”, a-t-il martelé, avant de  lancer : “nous défendrons fermement la Constitution” si le président cherche à empiéter sur les compétences du gouvernement.De son côté, M. Nawrocki a à plusieurs reprises dit considérer le gouvernement de coalition quadripartite en place comme “le pire de l’histoire” de la Pologne démocratique.Pendant sa prestation de serment, quelques milliers de personnes arrivées de tout le pays se sont rassemblées devant le Parlement et dans d’autres endroits de la capitale Varsovie pour exprimer leur soutien au chef de l’Etat. “Il ne rampe pas devant Bruxelles”, a commenté auprès de l’AFP Jan Smolinski, un mineur retraité de 75 ans, s’exclamant ensuite : “C’est un vrai Polonais, de chair et de sang”.Marietta Borcz, une assistante dentaire de 57 ans, a dit que c’était “important” pour elle que Karol Nawrocki “soit catholique et qu’il défende les valeurs chrétiennes”.Dans la journée, ce dernier a à cet égard participé à une messe pour la Patrie. Dans l’après-midi, au cours d’une cérémonie officielle, il doit prendre le commandement suprême des forces armées polonaises.- Novice en politique -Au deuxième tour de la présidentielle, qu’il a remporté avec une courte majorité, M. Nawrocki, a été soutenu par le principal parti d’opposition, Droit et Justice (PiS, nationaliste).Il a battu le pro-européen Rafal Trzaskowski, un grave revers pour la coalition au pouvoir depuis bientôt deux ans et qui confirme la forte polarisation politique dans ce pays membre de l’Otan et de l’UE, voisin et grand soutien de l’Ukraine face à l’invasion russe.Elu pour un mandat de cinq ans, le chef de l’Etat exerce principalement en Pologne une influence sur la politique étrangère et de défense mais peut également proposer des lois et mettre son veto sur celles votées par le Parlement.M. Nawrocki remplace à la présidence le conservateur Andrzej Duda, arrivé au terme de son deuxième mandat, avec qui le gouvernement favorable à l’Union européenne était déjà en désaccord sur nombre de sujets aussi importants que le respect de l’Etat de droit et la libéralisation de l’avortement.Novice en politique intérieure et dans les relations internationales, cet historien est un admirateur de Donald Trump, qu’il a brièvement rencontré à la Maison Blanche peu avant le premier tour, le 18 mai, du scrutin. Pendant sa campagne, il s’est notamment opposé à l’idée d’une adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique et lui a reproché de ne pas avoir “fait preuve de gratitude pour ce que les Polonais ont fait”.Avec son slogan “La Pologne d’abord, les Polonais d’abord”, il a pris pour cible le million de réfugiés ukrainiens vivant dans son pays.Le 31 juillet dernier, M. Nawrocki s’est pourtant entretenu au téléphone avec Volodymyr Zelensky, qui s’est déclaré “reconnaissant” d’avoir entendu “l’assurance d’un soutien continu à l’Ukraine”.Mercredi, le président ukrainien a félicité son homologue polonais, affirmant, dans un message sur X, attendre “avec impatience un dialogue constructif et direct dans l’intérêt commun de nos deux nations”.

Investi président, le conservateur Karol Nawrocki veut éviter “le déclin” de la Pologne

L’historien conservateur Karol Nawrocki, investi mercredi président de la Pologne, a promis de “combattre ceux qui poussent la nation vers le déclin”, au cours de sa prestation de serment devant le Parlement.Il a promis à cette occasion d’être “la voix du peuple polonais”, de “ceux qui veulent une Pologne souveraine”.Vainqueur du deuxième tour, le 1er …

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Investi président, le conservateur Karol Nawrocki veut éviter “le déclin” de la Pologne

L’historien conservateur Karol Nawrocki, investi mercredi président de la Pologne, a promis de “combattre ceux qui poussent la nation vers le déclin”, au cours de sa prestation de serment devant le Parlement.Il a promis à cette occasion d’être “la voix du peuple polonais”, de “ceux qui veulent une Pologne souveraine”.Vainqueur du deuxième tour, le 1er juin, de l’élection présidentielle, M. Nawrocki, 42 ans, s’est prononcé pour “la Pologne qui est dans l’Union européenne mais qui n’est pas l’Union européenne et qui est et restera la Pologne”.”Nous devons combattre ceux qui poussent la nation vers le déclin et la dégradation”, a-t-il insisté, citant Ignacy Paderewski, un Premier ministre polonais du début du XXe siècle.Le nouveau chef de l’Etat a également souligné l’importance de l’alliance de la Pologne avec les Etats-Unis et a promis que son pays jouerait un rôle actif dans l’Otan mais n’a pas du tout évoqué l’Ukraine.Il a critiqué l’actuel gouvernement polonais, celui de Donald Tusk, disant qu’il n’était “plus possible de gouverner de cette manière”, annonçant une série d’initiatives législatives, notamment dans le domaine économique, en vue de “réveiller les aspirations du peuple polonais”.- “Confrontation avec le gouvernement” -M. Tusk a quant à lui estimé, devant la presse, que Karol Nawrocki avait “parlé assez franchement de la confrontation avec le gouvernement” dans son discours d’inauguration.”Et bien sûr nous y sommes prêts”, a-t-il martelé, avant de  lancer : “nous défendrons fermement la Constitution” si le président cherche à empiéter sur les compétences du gouvernement.De son côté, M. Nawrocki a à plusieurs reprises dit considérer le gouvernement de coalition quadripartite en place comme “le pire de l’histoire” de la Pologne démocratique.Pendant sa prestation de serment, quelques milliers de personnes arrivées de tout le pays se sont rassemblées devant le Parlement et dans d’autres endroits de la capitale Varsovie pour exprimer leur soutien au chef de l’Etat. “Il ne rampe pas devant Bruxelles”, a commenté auprès de l’AFP Jan Smolinski, un mineur retraité de 75 ans, s’exclamant ensuite : “C’est un vrai Polonais, de chair et de sang”.Marietta Borcz, une assistante dentaire de 57 ans, a dit que c’était “important” pour elle que Karol Nawrocki “soit catholique et qu’il défende les valeurs chrétiennes”.Dans la journée, ce dernier a à cet égard participé à une messe pour la Patrie. Dans l’après-midi, au cours d’une cérémonie officielle, il doit prendre le commandement suprême des forces armées polonaises.- Novice en politique -Au deuxième tour de la présidentielle, qu’il a remporté avec une courte majorité, M. Nawrocki, a été soutenu par le principal parti d’opposition, Droit et Justice (PiS, nationaliste).Il a battu le pro-européen Rafal Trzaskowski, un grave revers pour la coalition au pouvoir depuis bientôt deux ans et qui confirme la forte polarisation politique dans ce pays membre de l’Otan et de l’UE, voisin et grand soutien de l’Ukraine face à l’invasion russe.Elu pour un mandat de cinq ans, le chef de l’Etat exerce principalement en Pologne une influence sur la politique étrangère et de défense mais peut également proposer des lois et mettre son veto sur celles votées par le Parlement.M. Nawrocki remplace à la présidence le conservateur Andrzej Duda, arrivé au terme de son deuxième mandat, avec qui le gouvernement favorable à l’Union européenne était déjà en désaccord sur nombre de sujets aussi importants que le respect de l’Etat de droit et la libéralisation de l’avortement.Novice en politique intérieure et dans les relations internationales, cet historien est un admirateur de Donald Trump, qu’il a brièvement rencontré à la Maison Blanche peu avant le premier tour, le 18 mai, du scrutin. Pendant sa campagne, il s’est notamment opposé à l’idée d’une adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique et lui a reproché de ne pas avoir “fait preuve de gratitude pour ce que les Polonais ont fait”.Avec son slogan “La Pologne d’abord, les Polonais d’abord”, il a pris pour cible le million de réfugiés ukrainiens vivant dans son pays.Le 31 juillet dernier, M. Nawrocki s’est pourtant entretenu au téléphone avec Volodymyr Zelensky, qui s’est déclaré “reconnaissant” d’avoir entendu “l’assurance d’un soutien continu à l’Ukraine”.Mercredi, le président ukrainien a félicité son homologue polonais, affirmant, dans un message sur X, attendre “avec impatience un dialogue constructif et direct dans l’intérêt commun de nos deux nations”.

Trump prêt à rencontrer Poutine, potentiellement dès la semaine prochaine

Dans une soudaine accélération diplomatique autour de la guerre en Ukraine, Donald Trump s’est dit mercredi “ouvert” à une rencontre avec Vladimir Poutine, potentiellement dès la semaine prochaine, ainsi qu’avec Volodymyr Zelensky.Dans la foulée d’une visite qualifiée de “productive” de son émissaire spécial à Moscou, le président américain a dit mercredi à plusieurs dirigeants européens vouloir rencontrer son homologue russe en personne, peut-être dès la semaine prochaine, et organiser ensuite une réunion à trois avec le président ukrainien, rapportent le New York Times et CNN.Donald Trump est “ouvert à une rencontre à la fois avec le président (russe Vladimir) Poutine et avec le président Zelensky”, a déclaré mercredi sa porte-parole, Karoline Leavitt, interrogée sur ces informations.Elle a précisé que “les Russes (avaient) fait part de leur désir de rencontrer” le président américain, dans un contexte qui s’est nettement tendu récemment entre Moscou et Washington.Ce regain d’activité diplomatique fait suite à une rencontre mercredi de Steve Witkoff avec Vladimir Poutine, à deux jours de l’expiration d’un ultimatum des Etats-Unis à la Russie, sommée de mettre fin au conflit en Ukraine.La réunion a duré “près de trois heures”, selon l’agence de presse étatique russe TASS.Elle a été qualifiée de “très utile et constructive” par le conseiller diplomatique du chef de l’Etat russe, Iouri Ouchakov.Le président américain a lui assuré sur son réseau Truth Social que la réunion avait été “très productive”.Un haut responsable américain a toutefois précisé que les Etats-Unis prévoyaient toujours de mettre en place vendredi des sanctions secondaires, c’est-à-dire visant les pays qui se fournissent auprès de la Russie, en particulier en pétrole et en armes.Après cette rencontre entre Vladimir Poutine et Steve Witkoff, qui se sont déjà vus à plusieurs reprises ces derniers mois, Donald Trump a parlé au téléphone avec Volodymyr Zelensky, a annoncé ce dernier.Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président finlandais, Alexander Stubb, et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, ont participé à cette conversation, a indiqué à l’AFP une source ukrainienne haut placée.- Menace de sanctions -Aucun des entretiens de Vladimir Poutine avec Steve Witkoff, l’homme de confiance de Donald Trump pour les “missions de paix”, pas plus que les coups de fil avec le président américain lui-même n’ont jusqu’ici amené le dirigeant russe à changer de cap.Les relations entre la Russie et les Etats-Unis connaissent même depuis la semaine dernière un soudain pic de tensions avec l’annonce du déploiement de deux sous-marins nucléaires américains à la suite d’une dispute en ligne avec l’ancien chef de l’Etat russe, Dmitri Medvedev.Donald Trump a donné jusqu’à vendredi à la Russie pour qu’elle mette fin à la guerre en Ukraine, sous peine de nouvelles sanctions sévères. Il a notamment menacé d’infliger des “droits de douane secondaires” aux pays qui continuent de faire du commerce avec Moscou, comme la Chine et l’Inde.Il a d’ores et déjà annoncé augmenter à 50% les droits de douane sur les produits indiens, reprochant à l’Inde ses achats de pétrole russe.Le président américain, qui avait repris le contact avec Vladimir Poutine à son retour à la Maison Blanche dans l’espoir de mettre rapidement fin au conflit en Ukraine, exprime dorénavant de plus en plus ouvertement sa frustration à l’égard du maître du Kremlin.Malgré la pression exercée par Washington, l’offensive russe contre son voisin se poursuit.En Ukraine, des frappes de drones russes ont fait trois blessés mercredi à l’aube dans la région méridionale de Zaporijjia et deux dans celle de Kherson, également dans le sud, selon les autorités régionales.De l’autre côté de la ligne de front, le ministère russe de la Défense a annoncé l’interception de 51 drones ukrainiens dans la nuit de mardi à mercredi.Vladimir Poutine, qui a toujours rejeté les appels à un cessez-le-feu provisoire, a affirmé vendredi qu’il souhaitait une paix durable mais que ses exigences pour mettre fin au conflit restaient inchangées.La Russie réclame à l’Ukraine qu’elle lui cède quatre régions partiellement occupées (celles de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia, Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Alliance atlantique. Des conditions jugées inacceptables par Kiev.