AFP World

Le président du Soudan du Sud “est vivant”, affirme son gouvernement face aux rumeurs

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir “est vivant” a affirmé jeudi son gouvernement, démentant fermement des posts sur les réseaux sociaux qui ont annoncé la mort du chef de l’Etat à la santé vacillante.La santé de M. Kiir, 73 ans, au pouvoir depuis 2011, est depuis des années un sujet de préoccupation tout autant qu’un tabou au Soudan du Sud, pays pauvre et historiquement instable, où cinq ans de guerre civile entre ses forces et celles de son actuel vice-président Riek Machar ont fait plus de 400.000 morts de 2013 à 2018.De nombreux analystes interrogés par l’AFP voient l’arrestation en mars de M. Machar comme une manière de l’écarter de la liste des prétendants à sa succession. Les messages relatifs à la mort du chef de l’Etat se sont multipliés mercredi sur les réseaux sociaux, un influenceur kényan ayant notamment écrit qu’il avait “cassé sa pipe”.Le ministères des Affaires étrangères sud-soudanais a tenu à “démentir catégoriquement et fermement (ces) informations fausses et malveillantes”, dans un communiqué jeudi. “Son Excellence le Président Salva Kiir Mayardit est en vie, en bonne santé et pleinement engagé au service de la nation. Il continue d’exercer ses fonctions présidentielles avec vigueur, engagement, en bonne santé et en pleine forme”, ajoute ce texte.Au Soudan du Sud, pays pauvre et rongé depuis des années par l’insécurité et l’instabilité politique, des combats ont repris récemment dans certaines régions, notamment dans l’Etat du Haut-Nil (Nord-Est), entre l’armée loyale au président Salva Kiir et une milice que le pouvoir affirme loyale à M. Machar.L’accord de partage du pouvoir entre MM. Kiir et Machar, qui avait mis fin à la guerre sanglante de 2013-2018, s’est effondré avec l’arrestation du vice-président.

Le président du Soudan du Sud “est vivant”, affirme son gouvernement face aux rumeurs

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir “est vivant” a affirmé jeudi son gouvernement, démentant fermement des posts sur les réseaux sociaux qui ont annoncé la mort du chef de l’Etat à la santé vacillante.La santé de M. Kiir, 73 ans, au pouvoir depuis 2011, est depuis des années un sujet de préoccupation tout …

Le président du Soudan du Sud “est vivant”, affirme son gouvernement face aux rumeurs Read More »

Plus de 100 morts dans de nouveaux bombardements israéliens à Gaza

Les secours palestiniens ont recensé plus de 100 morts jeudi dans des bombardements israéliens dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, où une ONG soutenue par les Etats-Unis dit se préparer à distribuer de l’aide humanitaire d’ici la fin du mois.Parallèlement, Israël a promis d’utiliser “tous les moyens” pour retrouver les auteurs de tirs mortels près de la colonie israélienne de Bruchin, en Cisjordanie occupée, qui ont coûté la vie dans la nuit à une Israélienne enceinte. Dans ce contexte, le président américain Donald Trump, en tournée dans le Golfe, a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”, dans une apparente déclinaison de son précédent projet, décrié à l’international, d’en faire une “Riviera” vidée de ses habitants.  En attendant, de nouveaux bombardements israéliens y ont fait 103 morts depuis l’aube, a indiqué la Défense civile. L’aviation israélienne a en particulier visé le nord et le sud du territoire, ravagé par plus de 19 mois d’offensive lancée en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre Israël, le 7 octobre 2023.- Discussions à Doha -“Chaque jour, il y a des morts, chaque jour des blessés. On ne sait pas quand notre tour viendra”, témoigne un habitant dans le nord, Amir Saleha. A Khan Younès, dans le sud, Maryam Ashour, en larmes, caresse le linceul enveloppant le corps de sa soeur, convoyé à l’hôpital Nasser avec d’autres victimes. La jeune femme travaillait comme bénévole pour des programmes d’une agence onusienne destinés aux enfants, dit-elle.Alors que Donald Trump était en tournée cette semaine dans la région du Golfe,  des délégations israélienne et du Hamas se sont rendues au Qatar, un des pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte.A Doha, le président américain s’est entretenu mercredi du conflit avec l’émir qatari, selon son émissaire pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, qui a fait état d’avancées.Mais le Hamas a accusé jeudi Israël de “saper” les efforts de médiation “par une escalade militaire délibérée”. Malgré les pressions pour qu’il mette fin à l’offensive à Gaza et les critiques internationales sur sa conduite de la guerre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée dans le territoire palestinien pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”. Israël, qui a annoncé un plan pour la “conquête” du territoire, cherche des pays prêts à accepter des Gazaouis, a-t-il ajouté. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza depuis le 7-Octobre.Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants, désormais menacés d’une “famine de masse”, selon plusieurs ONG.- “Outil d’extermination” -Human Rights Watch a accusé Israël d’avoir fait de ce blocus “un outil d’extermination”. Mercredi, la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), ONG créée et soutenue par Washington, a annoncé vouloir y opérer d’ici la fin mai, avec la distribution de près de 300 millions de repas pour une période initiale de 90 jours.Depuis le début de la guerre à Gaza, les violences ont aussi explosé en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.Selon plusieurs dirigeants israéliens, l’Israélienne tuée mercredi soir dans sa voiture dans le centre de ce territoire se rendait à la maternité pour accoucher. Le chef d’état-major de l’armée, le général Eyal Zamir, a promis d’utiliser “tous les moyens à disposition” pour traduire les auteurs en justice. Les groupes WhatsApp des colons israéliens de Cisjordanie regorgeaient jeudi d’appels à la vengeance après cette attaque.Dans le nord de la Cisjordanie, cinq Palestiniens ont été tués jeudi lors d’une opération israélienne à Tamoun, selon le maire et l’armée, qui a affirmé qu’il s’agissait de “terroristes”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Plus de 100 morts dans de nouveaux bombardements israéliens à Gaza

Les secours palestiniens ont recensé plus de 100 morts jeudi dans des bombardements israéliens dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, où une ONG soutenue par les Etats-Unis dit se préparer à distribuer de l’aide humanitaire d’ici la fin du mois.Parallèlement, Israël a promis d’utiliser “tous les moyens” pour retrouver les auteurs de tirs mortels près de la colonie israélienne de Bruchin, en Cisjordanie occupée, qui ont coûté la vie dans la nuit à une Israélienne enceinte. Dans ce contexte, le président américain Donald Trump, en tournée dans le Golfe, a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”, dans une apparente déclinaison de son précédent projet, décrié à l’international, d’en faire une “Riviera” vidée de ses habitants.  En attendant, de nouveaux bombardements israéliens y ont fait 103 morts depuis l’aube, a indiqué la Défense civile. L’aviation israélienne a en particulier visé le nord et le sud du territoire, ravagé par plus de 19 mois d’offensive lancée en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre Israël, le 7 octobre 2023.- Discussions à Doha -“Chaque jour, il y a des morts, chaque jour des blessés. On ne sait pas quand notre tour viendra”, témoigne un habitant dans le nord, Amir Saleha. A Khan Younès, dans le sud, Maryam Ashour, en larmes, caresse le linceul enveloppant le corps de sa soeur, convoyé à l’hôpital Nasser avec d’autres victimes. La jeune femme travaillait comme bénévole pour des programmes d’une agence onusienne destinés aux enfants, dit-elle.Alors que Donald Trump était en tournée cette semaine dans la région du Golfe,  des délégations israélienne et du Hamas se sont rendues au Qatar, un des pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte.A Doha, le président américain s’est entretenu mercredi du conflit avec l’émir qatari, selon son émissaire pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, qui a fait état d’avancées.Mais le Hamas a accusé jeudi Israël de “saper” les efforts de médiation “par une escalade militaire délibérée”. Malgré les pressions pour qu’il mette fin à l’offensive à Gaza et les critiques internationales sur sa conduite de la guerre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée dans le territoire palestinien pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”. Israël, qui a annoncé un plan pour la “conquête” du territoire, cherche des pays prêts à accepter des Gazaouis, a-t-il ajouté. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza depuis le 7-Octobre.Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants, désormais menacés d’une “famine de masse”, selon plusieurs ONG.- “Outil d’extermination” -Human Rights Watch a accusé Israël d’avoir fait de ce blocus “un outil d’extermination”. Mercredi, la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), ONG créée et soutenue par Washington, a annoncé vouloir y opérer d’ici la fin mai, avec la distribution de près de 300 millions de repas pour une période initiale de 90 jours.Depuis le début de la guerre à Gaza, les violences ont aussi explosé en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.Selon plusieurs dirigeants israéliens, l’Israélienne tuée mercredi soir dans sa voiture dans le centre de ce territoire se rendait à la maternité pour accoucher. Le chef d’état-major de l’armée, le général Eyal Zamir, a promis d’utiliser “tous les moyens à disposition” pour traduire les auteurs en justice. Les groupes WhatsApp des colons israéliens de Cisjordanie regorgeaient jeudi d’appels à la vengeance après cette attaque.Dans le nord de la Cisjordanie, cinq Palestiniens ont été tués jeudi lors d’une opération israélienne à Tamoun, selon le maire et l’armée, qui a affirmé qu’il s’agissait de “terroristes”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Libye: l’ONU très inquiète après trois jours de violents combats

Les Nations Unies se sont dites très inquiètes jeudi face à une trêve fragile en Libye après trois jours de violents combats à Tripoli entre les forces fidèles au gouvernement et de puissants groupes armés que ce dernier tente de démanteler.”Alarmée par l’escalade de la violence à Tripoli”, l’agence de l’ONU pour les migrations (OIM) a dit redouter “un risque grave de déplacement massif et de danger pour les civils”. La Turquie, soutien du gouvernement en place à Tripoli, a de son côté annoncé préparer l’évacuation des ressortissants qui le souhaitent.Jeudi, la capitale connaissait une accalmie mais les établissements scolaires restaient fermés tout comme l’aéroport desservant la capitale. De nombreux commerces gardaient leurs rideaux baissés hormis quelques rares épiceries et boulangeries, selon des journalistes de l’AFP.De premiers affrontements ont éclaté lundi soir au coeur de Tripoli après l’annonce de la mort brutale du chef du groupe armé SSA (Autorité de soutien à la stabilité), Abdelghani “Gheniwa” el-Kikli, dont la puissance était devenue, selon les analystes, une menace pour le chef du gouvernement de Tripoli, Abdelhamid Dbeibah.Des combats qui ont continué jusqu’à mardi entre le SSA et des groupes fidèles à M. Dbeibah, ont fait au moins six morts, selon un bilan officiel.Malgré l’arrêt de ces affrontements, les partisans du SSA ont averti dans un communiqué jeudi que la mort de leur chef “ne fait qu’ancrer (leur) détermination à poursuivre sans relâche les personnes impliquées où qu’elles se trouvent”. Selon sa famille, “Gheniwa” a été abattu dans une “embuscade” lorsqu’il s’est rendu dans une caserne d’un groupe fidèle au gouvernement, la Brigade 444.Minée par les combats fratricides depuis la chute et la mort du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est gouvernée par deux exécutifs rivaux: celui de M. Dbeibah dans l’ouest reconnu par l’ONU, et un autre dans l’est, contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar.Après la mort de “Gheniwa”, M. Dbeibah a dissous des organes sécuritaires qui lui étaient affiliés et parlé d’une “étape décisive vers l’élimination des groupes irréguliers” à Tripoli.Pour les experts, M. Dbeibah tente une reprise en main après des années de tolérance de son gouvernement à l’égard de la myriade de groupes armés qui se partagent la capitale et ses institutions clés.- “Saper ou consolider” ? -Signe de fortes tensions, des habitants du quartier d’Abou Salim (sud de Tripoli), fief du SSA, qui manifestaient devant le quartier général du groupe pour exiger le départ de ses affidés de cette zone, ont essuyé des tirs mercredi soir. Aucun bilan n’a été communiqué.De mardi à mercredi en fin d’après-midi, de nouveaux affrontements violents ont opposé un puissant groupe armé appelé Radaa (dissuasion) à la Brigade 444, rattachée au gouvernement Dbeibah, après l’annonce par le Premier ministre d’une dissolution de Radaa. Pas de bilan officiel mais le Croissant rouge libyen a dit avoir récupéré un corps dans une voiture.La dissolution de Radaa a suscité des remous dans son fief de Souq el-Joumaa (est de Tripoli) où une manifestation a réuni plus de 500 personnes mercredi soir, qui ont crié des slogans contre Dbeibah.Contrairement au SSA dont des responsables sont recherchés par la Cour pénale internationale pour des exactions, le groupe Radaa est relativement respecté, même s’il gère des prisons considérées comme illégales. Ses membres salafistes exercent des fonctions de police contre le trafic de drogue ou le terrorisme jihadiste.La Mission de l’ONU en Libye (Manul) a multiplié les appels au calme, se disant inquiète d’une “situation qui pourrait rapidement devenir incontrôlable”.Au moins six ambassades dont celles des Etats-Unis et de l’Union européenne ont exprimé leur préoccupation. La Turquie a réclamé un “cessez-le-feu” et appelé au “dialogue”.”Que ces affrontements aboutissent à saper ou à consolider l’autorité de Dbeibah reste une question ouverte”, selon Claudia Gazzini de l’International Crisis Group. “L’incertitude a beaucoup augmenté, notamment en ce qui concerne le maintien au pouvoir de Dbeibah, moins sûr qu’il y a une semaine”, a indiqué à l’AFP Jalel Harchaoui un autre spécialiste.La situation est, selon lui, la “plus dangereuse” des 14 dernières années en raison de l’arrivée à Tripoli de renforts de troupes massifs: venus de l’ouest pour la Force Radaa et de Misrata (200 km à l’est de la capitale) pour le gouvernement Dbeibah.

L’Inde et le Pakistan s’accusent de ne pas bien contrôler leur arsenal nucléaire

L’Inde et le Pakistan se sont accusés jeudi de ne pas contrôler suffisamment leurs armes nucléaires, quelques jours à peine après leur confrontation militaire la plus grave des deux dernières décennies.Le ministre indien de la Défense Rajnath Singh a ouvert la polémique en estimant que “l’arsenal nucléaire pakistanais devrait être placé sous la surveillance de …

L’Inde et le Pakistan s’accusent de ne pas bien contrôler leur arsenal nucléaire Read More »

L’Inde et le Pakistan s’accusent de ne pas bien contrôler leur arsenal nucléaire

L’Inde et le Pakistan se sont accusés jeudi de ne pas contrôler suffisamment leurs armes nucléaires, quelques jours à peine après leur confrontation militaire la plus grave des deux dernières décennies.Le ministre indien de la Défense Rajnath Singh a ouvert la polémique en estimant que “l’arsenal nucléaire pakistanais devrait être placé sous la surveillance de l’AIEA” (Agence internationale de l’énergie atomique).”Est-ce que des armes nucléaires sont sûres lorsqu’elles sont aux mains d’une nation incontrôlable et irresponsable”, s’est interrogé M. Singh lors d’une visite au Cachemire indien. “Si elles doivent s’inquiéter, alors l’AIEA et la communauté internationale devraient le faire au sujet des vols répétés et des incidents liés au trafic impliquant du matériel nucléaire et radioactif en Inde”, lui a répondu le Pakistan.Son ministère des Affaires étrangères a évoqué des incidents survenus selon lui en 2021 “suggérant l’existence d’un marché noir de matériaux sensibles et à double usage en Inde” et a réclamé une “enquête approfondie”.New Delhi n’a pas immédiatement réagi.L’Inde et le Pakistan ont connu la semaine dernière leur confrontation militaire la plus meurtrière depuis la guerre qu’ils se sont livrée en 1999.Dans la nuit du 6 au 7 mai, l’Inde a tiré des missiles sur des sites pakistanais qui abritaient, selon elle, des membres du groupe jihadiste qu’elle soupçonne d’être l’auteur de l’attaque qui a fait 26 morts le 22 avril à Pahalgam, au Cachemire indien.Le Pakistan, qui a nié toute responsabilité dans l’attaque, a aussitôt riposté.- Cessez-le-feu -Pendant quatre jours, les deux armées ont échangé tirs d’artillerie, frappes de missiles et attaques de drones, nourrissant les vives craintes d’escalade des capitales étrangères.A la surprise générale, Donald Trump a annoncé samedi un cessez-le-feu immédiat, aussitôt confirmé par les deux belligérants.Le président américain s’est ensuite félicité d’avoir “empêché” une “mauvaise guerre nucléaire” qui aurait pu faire “des millions” de victimes.”Il y a une possibilité que le système international de la sécurité soit entièrement détruit: si l’Inde ou le Pakistan utilise des armes nucléaires”, a averti jeudi l’ex-secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.Depuis sa conclusion samedi, la trêve est respectée entre les deux pays.Lors de nouveaux entretiens téléphoniques, leurs généraux ont décidé de la prolonger formellement jusqu’à dimanche, a rapporté jeudi le chef de la diplomatie pakistanaise, Ishaq Dar.  Mais la rhétorique entre les deux capitales rivales reste toujours très agressive.Jeudi, le ministre indien des Affaires extérieures, Subrahmanyam Jaishanka, a assuré que son pays ne reprendrait sa participation au traité de partage des eaux de l’Indus tant que le Pakistan ne cessera pas son soutien au “terrorisme transfrontalier”.- “Chantage nucléaire” -Après l’attaque de Pahalgam, l’Inde avait annoncé la suspension de ce texte signé en 1960 avec le Pakistan et son Premier ministre Narendra Modi menacé de “couper l’eau” à son voisin.”L’Inde ne tolèrera aucun chantage nucléaire” du Pakistan, a par ailleurs lancé lundi soir M. Modi.Son pays a catégoriquement démenti ces derniers jours des informations faisant état d’une frappe sur un site nucléaire pakistanais.”Nous n’avons pas touché (le site nucléaire pakistanais de) Kirana Hills et ce qui s’y trouve”, a assuré lundi un général de l’armée de l’air indienne, AK Bharti. Ce site, qui passe pour abriter l’arsenal nucléaire pakistanais même si cela n’a jamais été confirmé ou infirmé, est situé à 200 km de villes touchées la semaine dernière par les missiles indiens.Tout au long de la crise, le Pakistan a répété que l’option nucléaire n’était pas sur la table.”Un tel conflit (nucléaire) serait une absurdité. Il serait inconcevable et d’une stupidité crasse car il mettrait en péril 1,6 milliard de gens”, a notamment indiqué le porte-parole de l’armée, le général Ahmed Chaudhry.L’Inde est dotée depuis les années 1990 de l’arme atomique, délivrée par des missiles sol-sol de portée intermédiaire.- Manifestation -Le Pakistan, qui a réalisé ses premiers tests en 1998, dispose pour sa part de missiles nucléaires sol-sol et air-sol, de portée courte ou intermédiaire.Dans son dernier bilan, le Pakistan a indiqué que les combats de la semaine dernière avaient tué 40 de ses civils et 13 de ses soldats. L’Inde fait état pour sa part de 16 civils et cinq soldats morts sur son sol.A Karachi, la grande ville pakistanaise du sud côtier, plusieurs milliers de manifestants ont défilé en soutien à l’armée, alors qu’Islamabad a décrété vendredi journée de “d’hommage aux forces armées”.L’Inde et le Pakistan se disputent la souveraineté de l’ensemble du Cachemire depuis leur partition sanglante à leur indépendance en 1947.Le sort de ce territoire himalayen, peuplé en majorité de musulmans, a suscité plusieurs guerres entre les deux pays.Depuis 1989, sa partie indienne est le théâtre d’une insurrection séparatiste qui a fait des dizaines de milliers de morts.Jeudi encore, trois rebelles présumés ont été tués lors d’un accrochage avec les forces de sécurité indienne, a rapporté à l’AFP un responsable policier sous couvert d’anonymat.burx-sbh/pa/ybl

L’Inde et le Pakistan s’accusent de ne pas bien contrôler leur arsenal nucléaire

L’Inde et le Pakistan se sont accusés jeudi de ne pas contrôler suffisamment leurs armes nucléaires, quelques jours à peine après leur confrontation militaire la plus grave des deux dernières décennies.Le ministre indien de la Défense Rajnath Singh a ouvert la polémique en estimant que “l’arsenal nucléaire pakistanais devrait être placé sous la surveillance de l’AIEA” (Agence internationale de l’énergie atomique).”Est-ce que des armes nucléaires sont sûres lorsqu’elles sont aux mains d’une nation incontrôlable et irresponsable”, s’est interrogé M. Singh lors d’une visite au Cachemire indien. “Si elles doivent s’inquiéter, alors l’AIEA et la communauté internationale devraient le faire au sujet des vols répétés et des incidents liés au trafic impliquant du matériel nucléaire et radioactif en Inde”, lui a répondu le Pakistan.Son ministère des Affaires étrangères a évoqué des incidents survenus selon lui en 2021 “suggérant l’existence d’un marché noir de matériaux sensibles et à double usage en Inde” et a réclamé une “enquête approfondie”.New Delhi n’a pas immédiatement réagi.L’Inde et le Pakistan ont connu la semaine dernière leur confrontation militaire la plus meurtrière depuis la guerre qu’ils se sont livrée en 1999.Dans la nuit du 6 au 7 mai, l’Inde a tiré des missiles sur des sites pakistanais qui abritaient, selon elle, des membres du groupe jihadiste qu’elle soupçonne d’être l’auteur de l’attaque qui a fait 26 morts le 22 avril à Pahalgam, au Cachemire indien.Le Pakistan, qui a nié toute responsabilité dans l’attaque, a aussitôt riposté.- Cessez-le-feu -Pendant quatre jours, les deux armées ont échangé tirs d’artillerie, frappes de missiles et attaques de drones, nourrissant les vives craintes d’escalade des capitales étrangères.A la surprise générale, Donald Trump a annoncé samedi un cessez-le-feu immédiat, aussitôt confirmé par les deux belligérants.Le président américain s’est ensuite félicité d’avoir “empêché” une “mauvaise guerre nucléaire” qui aurait pu faire “des millions” de victimes.”Il y a une possibilité que le système international de la sécurité soit entièrement détruit: si l’Inde ou le Pakistan utilise des armes nucléaires”, a averti jeudi l’ex-secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.Depuis sa conclusion samedi, la trêve est respectée entre les deux pays.Lors de nouveaux entretiens téléphoniques, leurs généraux ont décidé de la prolonger formellement jusqu’à dimanche, a rapporté jeudi le chef de la diplomatie pakistanaise, Ishaq Dar.  Mais la rhétorique entre les deux capitales rivales reste toujours très agressive.Jeudi, le ministre indien des Affaires extérieures, Subrahmanyam Jaishanka, a assuré que son pays ne reprendrait sa participation au traité de partage des eaux de l’Indus tant que le Pakistan ne cessera pas son soutien au “terrorisme transfrontalier”.- “Chantage nucléaire” -Après l’attaque de Pahalgam, l’Inde avait annoncé la suspension de ce texte signé en 1960 avec le Pakistan et son Premier ministre Narendra Modi menacé de “couper l’eau” à son voisin.”L’Inde ne tolèrera aucun chantage nucléaire” du Pakistan, a par ailleurs lancé lundi soir M. Modi.Son pays a catégoriquement démenti ces derniers jours des informations faisant état d’une frappe sur un site nucléaire pakistanais.”Nous n’avons pas touché (le site nucléaire pakistanais de) Kirana Hills et ce qui s’y trouve”, a assuré lundi un général de l’armée de l’air indienne, AK Bharti. Ce site, qui passe pour abriter l’arsenal nucléaire pakistanais même si cela n’a jamais été confirmé ou infirmé, est situé à 200 km de villes touchées la semaine dernière par les missiles indiens.Tout au long de la crise, le Pakistan a répété que l’option nucléaire n’était pas sur la table.”Un tel conflit (nucléaire) serait une absurdité. Il serait inconcevable et d’une stupidité crasse car il mettrait en péril 1,6 milliard de gens”, a notamment indiqué le porte-parole de l’armée, le général Ahmed Chaudhry.L’Inde est dotée depuis les années 1990 de l’arme atomique, délivrée par des missiles sol-sol de portée intermédiaire.- Manifestation -Le Pakistan, qui a réalisé ses premiers tests en 1998, dispose pour sa part de missiles nucléaires sol-sol et air-sol, de portée courte ou intermédiaire.Dans son dernier bilan, le Pakistan a indiqué que les combats de la semaine dernière avaient tué 40 de ses civils et 13 de ses soldats. L’Inde fait état pour sa part de 16 civils et cinq soldats morts sur son sol.A Karachi, la grande ville pakistanaise du sud côtier, plusieurs milliers de manifestants ont défilé en soutien à l’armée, alors qu’Islamabad a décrété vendredi journée de “d’hommage aux forces armées”.L’Inde et le Pakistan se disputent la souveraineté de l’ensemble du Cachemire depuis leur partition sanglante à leur indépendance en 1947.Le sort de ce territoire himalayen, peuplé en majorité de musulmans, a suscité plusieurs guerres entre les deux pays.Depuis 1989, sa partie indienne est le théâtre d’une insurrection séparatiste qui a fait des dizaines de milliers de morts.Jeudi encore, trois rebelles présumés ont été tués lors d’un accrochage avec les forces de sécurité indienne, a rapporté à l’AFP un responsable policier sous couvert d’anonymat.burx-sbh/pa/ybl

Petits frères des havanes, les cigarillos cubains ont aussi la cote

Dans une usine du sud de La Havane, 400 ouvriers s’activent pour produire quotidiennement 800.000 cigarillos industriels, un chiffre en constante hausse, mais en-deçà de la demande pour ces petits frères des très réputés havanes.”Tout ce que nous produisons est immédiatement commercialisé”, explique à l’AFP Ricardo Soler, le président de Internacional Cubana de Tabacos S.A. (ICT), seule entreprise cubaine qui produit des cigarillos industriels destinés à l’exportation.La demande actuelle pour ces mini-cigares, conçus pour un être fumés plus vite que les fameux havanes fabriqués à la main, et destinés “à un marché qui a moins de pouvoir d’achat”, dépasse la capacité de production de ICT qui fonctionne à 100%, selon M. Soler. Les ventes d’ICT sont passées de 25,4 millions d’unités en 2001 à 200 millions en 2024 pour un chiffre d’affaires de 38 millions de dollars, soit presque le double d’il y a une dizaine d’années, souligne le responsable.”Notre marché principal est le marché européen”, mais, dans le sillage de la vente des cigares cubains, “nous avons d’autres marchés qui se développent, comme le marché asiatique”, précise-t-il. Les cigares cubains, considérés par les experts comme les meilleurs du monde, sont un des principaux produits d’exportation du pays. En 2024, leurs ventes ont atteint le chiffre record de 827 millions de dollars, soit une hausse de 16% sur un an, tirée par un marché asiatique avide de produits de luxe, tandis que le marché américain leur reste fermé en raison de l’embargo que Washington impose à l’île communiste depuis 1962. – “Le roi et les princes” -L’usine d’ICT, créée en 2001, dispose de 64 machines, dont 54 de dernière génération capables de produire 42 cigares par minute.Outre la taille et le prix, bien moins élevé que pour un havane, la principale différence entre un cigare roulé à la main et un cigare industriel réside dans le fait que le premier est entièrement confectionné à partir de feuilles de tabac quand le deuxième a son cœur fait de tabac finement coupé comme du tabac à rouler.Le tabac provient de la région occidentale de la Vuelta Abajo, considérée comme le triangle d’or de la production cubaine d’or vert, mais aussi d’autres régions de production de l’île. Ces cigarillos, dont l’arôme est 100% naturel selon l’entreprise, sont “les petits frères du havane”, vante Alberto Candido Ribalta, en charge de la communication de l’entreprise. “On peut dire que le havane est le roi, nous sommes les princes”, renchérit Ricardo Soler. De même que Habanos S.A, la société en charge de la commercialisation des havanes, ICT est une co-entreprise entre l’Etat cubain et l’entreprise espagnole Tabacalera. Cette dernière a été rachetée en 2020 au groupe britannique Imperial Brands par un consortium d’investisseurs asiatiques, dont ni les noms ni le pays d’origine n’ont jamais été communiqués officiellement. Du lundi au dimanche, organisées en trois-huit, quelque 200 opératrices spécialisées ajustent leurs gestes à la cadence des machines, dans une atmosphère emplie d’odeur de tabac. “J’adore ma machine”, s’enthousiasme Risel Barbara Fuente, 24 ans, blouse beige et charlotte sur la tête. Comme toutes ses collègues, elle porte des bouchons d’oreille en raison du bruit des machines. La jeune ouvrière perçoit 11.200 pesos (93 dollars) mensuels, le double du salaire moyen à Cuba, et reçoit chaque mois des denrées et produits d’hygiène dont la valeur équivaut à trois fois son salaire. Dans un pays secoué par une sévère crise économique, avec des pénuries de toute sorte et une inflation galopante, rares sont les Cubains qui peuvent prétendre à aussi bon salaire. Un signe de l’importance de ce secteur d’exportation pour l’économie de l’île. Et malgré les lois antitabac “de plus en plus restrictives” dans de nombreux pays, Ricardo Soler assure que la demande de cigarillos cubains “reste forte”. Il regrette que la capacité de production de l’entreprise “ne puisse pas suivre la demande”. De “forts investissements” sont prévus pour 2025, assure-t-il. 

Échanges d’insultes entre Ukrainiens et Russes avant les pourparlers attendus à Istanbul

Volodymyr Zelensky a qualifié jeudi de “pure façade” la délégation envoyée par Moscou pour les premiers pourparlers de paix russo-ukrainiens sans intermédiaire depuis 2022, Moscou répliquant en le traitant de “clown”, jetant un doute sur l’issue de ces discussions auxquelles Vladimir Poutine n’a pas prévu de participer.La délégation russe est arrivée à Istanbul, mais pas encore l’équipe ukrainienne, dont la présence “sur place” dépend de “la décision” de M. Zelensky, selon un haut responsable ukrainien, suggérant ainsi que la tenue de cette réunion n’était pas encore totalement assurée.Le président américain Donald Trump a, lui, estimé ne pas s’attendre à des progrès dans les discussions tant qu’il n’aura pas rencontré Vladimir Poutine, alors que l’armée russe continue de progresser sur le front, malgré les pertes.En dépit de l’importance de cette réunion qu’il avait lui-même annoncée et la demande de Volodymyr Zelensky de discuter face-à-face, Vladimir Poutine n’a “pas prévu pour le moment” de se rendre en Turquie, a indiqué son porte-parole, Dmitri Peskov.A sa place, le maître du Kremlin a envoyé une délégation emmenée par l’un de ses conseillers de second plan, Vladimir Medinski. Un profil qui tranche avec les hauts responsables réunis mercredi soir autour du président russe pour “préparer les négociations”, selon le Kremlin, mais qui ne font pas partie du voyage.Né en Ukraine soviétique, M. Medinski est connu pour sa lecture nationaliste de l’histoire de la Russie. En 2023, il avait déclaré que l’Ukraine faisait “partie de la terre russe”. Il avait déjà pris part aux dernières négociations de paix directes entre Kiev et Moscou, au printemps 2022, qui avaient échoué.- “Pitoyable” -A son arrivée à Ankara, en Turquie, Volodymyr Zelensky a immédiatement critiqué cette équipe de négociateurs russes, la qualifiant de “pure façade” et s’interrogeant sur sa capacité à “prendre des décisions”.La réponse, cinglante, n’a pas tardé de la part de Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe: “Qui utilise l’expression de +pure façade+ ? Un clown ? Un raté ?”, a-t-elle taclé, lors de son briefing hebdomadaire, interrogée en direct.Cet échange d’invectives sème le doute le jour de cette rencontre prévue censée enclencher un processus diplomatique pour trouver une issue à l’invasion russe de l’Ukraine, lancée en février 2022 et qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de civils et militaires.La délégation russe est arrivée dans la matinée à Istanbul, sans Vladimir Poutine donc, alors que Volodymyr Zelensky l’avait mis au défi de venir “en personne” en Turquie et de l’y rencontrer.Réagissant jeudi à cette demande depuis Moscou, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré que M. Zelensky était “pitoyable”. A Istanbul, les discussions “sont décalées en deuxième partie de journée”, avait annoncé au préalable Maria Zakharova. Kiev n’a, de son côté, pas communiqué l’horaire de la réunion, ni la composition exacte de sa délégation.”Si le président en décide ainsi, la délégation sera sur place”, a assuré en milieu d’après-midi un haut responsable ukrainien à l’AFP.Depuis Ankara, Volodymyr Zelensky a annoncé avoir emmené en Turquie une équipe “du plus haut niveau”, mais il n’a pas dit qui devait se rendre précisément à Istanbul et s’il irait, lui, personnellement ou non.- “Rien ne se passera” -Sur les rives du Bosphore, devant le palais de Dolmabahçe, où doit avoir lieu la rencontre, plusieurs centaines de journalistes font le pied de grue depuis la matinée, selon des journalistes de l’AFP présents sur place.Ces discussions avaient été annoncées par Vladimir Poutine, le week-end dernier, en réponse à un ultimatum de Kiev et des Européens — qui tentent tant bien que mal de faire entendre leur voix — lui ordonnant d’accepter un cessez-le-feu. Le président russe avait balayé cette offre coordonnée de concert avec Washington.Le président américain Donald Trump, qui pousse Kiev et Moscou à négocier, a pour sa part répété jeudi qu’il pourrait se rendre “vendredi” en Turquie en cas de progrès dans les discussions.Mais, selon lui, “rien ne se passera (…) tant que (Poutine) et moi ne serons pas ensemble”, a-t-il affirmé plus tard, disant vouloir trouver “une solution car trop de gens meurent”.Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a lui dit penser avoir “suffisamment de raisons d’espérer” dans le succès des pourparlers que la Turquie doit accueillir.Pourtant, l’Ukraine et la Russie continuent d’afficher des exigences difficilement conciliables, alors que Moscou, dont l’armée a revendiqué jeudi la conquête de deux nouvelles localités dans la région orientale de Donetsk, occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien.