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Dans l’Aude, l’incendie d’une ampleur exceptionnelle est fixé

Le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, qui a coûté la vie à une personne, a été fixé jeudi soir dans l’Aude, après avoir parcouru 17.000 hectares de végétation en un peu plus de 48 heures.”Le feu est fixé”, a déclaré à l’AFP Lucie Roesch, secrétaire générale de la préfecture de l’Aude.C’est le résultat de “la lutte menée depuis le début”, se sont félicités les pompiers du département. “C’était un travail classique mais d’une ampleur extraordinaire”, ont-ils précisé à l’AFP.”La mobilisation des sapeurs pompiers restera intense sur le terrain dans les jours à venir”, écrit la préfecture dans un communiqué, ajoutant que “les personnes sinistrées, sauf autorisation des autorités locales sur place, ne peuvent pas encore regagner leur domicile”.”Les axes fermés à la circulation restent pour l’essentiel non reconnus et donc potentiellement encore dangereux, notamment du fait de la présence de cables électriques sur les routes”, poursuit-elle.Parti mardi après-midi de la commune de Ribaute, à une quarantaine de kilomètres de Narbonne et de Carcassonne, l’incendie a parcouru 17.000 hectares de pinède et de garrigue, dont 13.000 brûlés, selon la sécurité civile. – “Encore beaucoup de travail” -“La journée a été très largement consacrée à traiter les foyers qui étaient encore actifs”, ont indiqué auparavant les pompiers de l’Aude.Leur patron, le colonel Christophe Magny, à la tête des opérations, avait annoncé que “l’objectif (était) de pouvoir fixer” le feu au plus tard en fin de journée.De son côté, le préfet de l’Aude, Christian Pouget, a expliqué que l’incendie ne serait pas “déclaré éteint avant plusieurs jours”, ajoutant: “Il y a encore beaucoup de travail”.Jeudi soir, 1.500 foyers étaient encore privés d’électricité, a fait savoir à l’AFP Enedis, pour qui “la priorité immédiate (…) est d’assurer la continuité des services essentiels”, comme l’accès à l’eau ou aux réseaux de télécommunications.”Il faut d’abord sécuriser le réseau électrique, dont des poteaux ont brûlé”, a expliqué le préfet.Au troisième jour de combat contre le feu, plus de 2.000 pompiers et 500 engins sont restés mobilisés jeudi, appuyés d’un dispositif aérien important. L’Union européenne a également annoncé se tenir “prête à mobiliser” des ressources.Le sinistre géant a aussi détruit ou endommagé 36 habitations et brûlé 54 véhicules, selon le bilan provisoire de la préfecture.C’est le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon une base de données gouvernementale répertoriant les feux de forêt depuis 1973.À Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, une femme de 65 ans qui avait refusé de quitter sa maison a été retrouvée morte mercredi à son domicile dévasté par les flammes. La préfecture a également décompté 13 blessés: deux habitants hospitalisés, dont un grièvement brûlé, et onze sapeurs-pompiers, dont un souffre d’un traumatisme crânien, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau venu sur place.- Vignobles perdus -D’après les premiers éléments de l’enquête, le feu a démarré à Ribaute, sur le bord d’une route, selon la gendarmerie.Le parquet de Carcassonne a indiqué à l’AFP ne pas connaître encore son origine.Le préfet a évalué “de 800 à 900 hectares” les vignobles perdus.”Si on n’est pas aidés, on ne se relèvera pas. On perd gros. C’est un désespoir complet. Ça m’écœure, cette vigne, toutes ces années de travail, c’est parti en fumée en une heure”, confie à l’AFP Fabien Vergnes, 52 ans, dans sa propriété de 20 hectares à Tournissan, à quelques kilomètres de Saint-Laurent.- Naufragés du feu -Le préfet de l’Aude a également indiqué que quelque 2.000 personnes évacuées n’avaient pas encore pu regagner leur domicile.Jeudi, “plusieurs centaines de personnes ont été accueillies dans les salles polyvalentes mise à disposition” par les communes, selon le communiqué de la préfecture.La salle des fêtes de Lézignan, a accueilli près de “200 personnes en état de stress”, explique Max Valette, le chef de la réserve communale de la Sécurité civile.”Jusqu’à 17 de ces lieux d’accueil ont été ouverts par les mairies, soit concernées directement par les incendies, soit en solidarité pour accueillir les personnes ne pouvant pas retourner chez elles ou naufragées de la route”, a ajouté le préfet venu rencontrer les sinistrés de Lézignan.

Municipales: le Conseil constitutionnel valide le nouveau mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi un nouveau mode de scrutin pour les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille, dont les conseillers des mairies centrales seront désormais élus directement, en plus des représentants d’arrondissements et de secteurs.Les “Sages” ont relevé que pour ces trois communes, les plus peuplées de France, le législateur était fondé à vouloir “améliorer la représentation des diverses sensibilités politiques au sein (de leurs) assemblées délibérantes”, “conformément à l’objectif de valeur constitutionnelle de pluralisme des courants de pensées et d’opinions”.La réforme, portée par le député de Paris Renaissance Sylvain Maillard qui s’est réjoui jeudi de “la fin d’une anomalie démocratique”, était soutenue par le gouvernement. Elle avait été votée début juillet par l’Assemblée malgré l’hostilité du Sénat.  Elle doit s’appliquer dès le scrutin municipal de mars 2026, conduisant à un système de double élection, et donc deux urnes, l’une pour élire les membres du Conseil de la mairie centrale (Conseil de Paris, Conseils municipaux de Lyon et de Marseille) – lesquels élisent ensuite le maire -, l’autre pour élire ceux de l’arrondissement (à Paris) ou du secteur (à Lyon et Marseille).A Lyon, la réforme entraîne l’organisation d’un triple scrutin, puisque les administrés des communes de la Métropole de Lyon votent déjà directement pour leurs représentants métropolitains, en même temps que pour leurs conseillers municipaux.Notamment saisi sur ce point, le Conseil constitutionnel a estimé que “les nouvelles règles instaurées ne sont pas d’une particulière complexité”.La réforme met un terme au mode de scrutin instauré par la “loi PLM” en 1982: les électeurs à Paris, Lyon et Marseille votaient jusqu’alors dans chaque arrondissement ou secteur pour une liste de conseillers, les élus du haut de la liste siégeant à la fois au conseil d’arrondissement/secteur et au conseil de la mairie centrale.Mais la liste arrivée en tête dans chaque arrondissement/secteur bénéficiait d’une prime majoritaire de 50%, donnant au Conseil de Paris et aux conseils municipaux de Lyon et Marseille une morphologie parfois éloignée des résultats à l’échelle de la commune.En 1983, le socialiste Gaston Defferre – inspirateur de la loi – avait ainsi été réélu maire de la cité phocéenne grâce à une majorité de conseillers municipaux de gauche, bien que ses listes aient remporté sur l’ensemble de la ville moins de voix que celles de la droite.- A Paris, Rachida Dati confortée -Ce système d’élection par arrondissement – parfois comparé à celui de l’élection présidentielle américaine avec des grands électeurs dans chaque Etat – avait conduit les promoteurs de la réforme à dénoncer ces subtilités mathématiques, en ce qu’elles biaisaient le fait majoritaire. Dans la capitale, la très solide implantation de la gauche dans les arrondissements de la moitié Est pouvait apparaître comme un “verrou” lui permettant de conserver son hégémonie au Conseil de Paris depuis 2001. Anne Hidalgo, qui ne se représente pas, était d’ailleurs vent debout contre la réforme, comme l’ensemble de la gauche parisienne.Elle a à nouveau déploré jeudi auprès de l’AFP que le texte “remette en cause l’équilibre des pouvoirs entre le maire de Paris et les maires d’arrondissement”.Emmanuel Grégoire, tête de liste socialiste pour 2026, a pour sa part “pris acte” de la décision et, à l’instar de son concurrent Ian Brossat (PCF), a dénoncé un “tripatouillage” visant, selon eux, à favoriser la candidature de Rachida Dati à la mairie de Paris. L’entourage de cette dernière a d’ailleurs convenu qu’elle était “confortée par ces nouvelles règles du jeu” pour succéder à Mme Hidalgo.Pierre-Yves Bournazel, tête de liste investi par Horizons, le parti d’Edouard Philippe, s’est pour sa part réjoui d'”un progrès démocratique majeur”, quand la présidente du groupe MoDem au Conseil de Paris, Maud Gatel, a salué auprès de l’AFP “un réenchantement de la démocratie locale”.Le nouveau mode de scrutin pourrait en outre permettre au RN d’entrer au Conseil de Paris – un seul candidat du Front national (l’ancien nom du parti) ayant jusqu’alors réussi cet exploit, lors de la mandature 1995-2001.Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, candidat à sa réélection mais concurrencé dans les sondages par l’ex-patron de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, avait lui-aussi critiqué une réforme “brouillonne et clivante”.A contrario, le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, candidat à sa propre succession, avait salué un nouveau mode de scrutin “qui met fin à un système dérogatoire qui a fait son temps” et “était injuste”. Le patron de la région Renaud Muselier (Renaissance) et la patronne LR de la métropole marseillaise Martine Vassal – cette dernière étant pressentie pour être à nouveau tête de liste en mars – s’étaient, eux, élevés contre la réforme.

“Accord de principe” pour une rencontre Trump-Poutine “dans les prochains jours”, dit le Kremlin

Le Kremlin a annoncé jeudi un “accord de principe” pour une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump “dans les prochains jours”, tout en écartant dans l’immédiat un sommet à trois avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui insiste pour négocier directement avec son homologue russe.M. Poutine a estimé que les “conditions” n’étaient pas réunies pour un tête-à-tête avec M. Zelensky. Moscou avait précédemment fait savoir qu’un tel scénario n’avait de sens qu’en phase finale des négociations de paix.Donald Trump avait lui aussi évoqué mercredi une possible réunion “très bientôt” avec le chef de l’Etat russe, ce qui constituerait une première depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.Pour sa part, M. Zelensky a réitéré jeudi son souhait d’un sommet à trois : “Il est légitime que l’Ukraine participe aux négociations. (…) Le format des réunions, des rencontres des dirigeants, est donc, en particulier, un format tripartite”, a-t-il plaidé dans son allocution quotidienne.- “Accord de principe” -Le président américain avait repris contact avec M. Poutine dans l’espoir de mettre rapidement fin à l’offensive russe en Ukraine déclenchée en 2022 mais s’est montré de plus en plus frustré ces dernières semaines. Il a lancé à la Russie un ultimatum qui expire vendredi, la sommant de trouver un accord avec Kiev sous peine de sanctions sévères.”Sur la suggestion de la partie américaine, un accord de principe a été conclu pour organiser un sommet bilatéral dans les prochains jours”, a assuré jeudi le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.Selon lui, cette rencontre pourrait se dérouler “la semaine prochaine”.M. Poutine, aux côtés de son homologue émirati, Mohammed ben Zayed, qu’il recevait jeudi au Kremlin, a quant à lui affirmé que les Emirats arabes unis étaient l’un des endroits envisagés pour l’accueillir.Un responsable américain à la Maison Blanche, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a, de son côté, affirmé que le lieu de la réunion n’avait pas encore été convenu entre Moscou et Washington et que celle-ci pourrait intervenir la semaine prochaine.- Pas de rencontre avec Zelensky -La dernière entrevue en chair et en os entre Donald Trump et Vladimir Poutine a eu lieu en 2019 en marge d’un sommet du G20 au Japon mais c’est surtout leur sommet de juillet 2018 à Helsinki qui est resté dans les mémoires.Concernant une rencontre Poutine-Zelensky, le chef de l’Etat russe a dit jeudi “n’avoir rien contre” si “certaines conditions” sont réunies. “Or, malheureusement, nous sommes encore loin de ces conditions”, a-t-il affirmé.M. Ouchakov a par ailleurs souligné que Moscou n’envisageait pas pour l’instant de sommet rassemblant à la fois Donald Trump, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky.Cette accélération diplomatique se produit à la suite d’un échange au Kremlin, mercredi, entre Vladimir Poutine et l’émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff.Le chef de l’Etat ukrainien s’était ensuite entretenu, mercredi soir, au téléphone avec Donald Trump, une conversation à laquelle avaient pris part plusieurs dirigeants européens.M. Zelensky a demandé que les Européens soient inclus dans les négociations de paix sur l’Ukraine, desquelles ils ont jusqu’à présent été tenus à l’écart malgré les tentatives de Paris, Berlin et Londres d’influer sur elles.- Menace de sanctions -Agacé par le blocage des pourparlers entre Moscou et Kiev, le président américain a donné à la Russie jusqu’à ce vendredi pour cesser les hostilités, sous peine de nouvelles sanctions. Un ultimatum dont on ignore pour le moment s’il est toujours d’actualité compte tenu de l’annonce d’un prochain sommet.Les pays qui commercent avec la Russie sont notamment visés, comme l’Inde et la Chine. M. Trump a déjà dit porter à 50% au lieu de 25% les droits de douane sur les importations en provenance d’Inde, en raison des achats indiens de pétrole russe.Vladimir Poutine a à cet égard reçu jeudi le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre indien Narendra Modi, Ajit Doval.M. Poutine s’est également entretenu jeudi au téléphone avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, à la veille de l’entrée en vigueur de droits de douane de 30% sur les exportations sud-africaines vers les États-Unis.Selon le Kremlin, le président russe a informé M. Ramaphosa “des principaux résultats” de son entrevue mercredi avec Steve Witkoff.Pour l’heure, rien n’indique que la Russie est revenue sur ses conditions pour mettre fin à son assaut en Ukraine.Elle réclame que ce pays lui cède quatre régions partiellement occupées (celles de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.

“Accord de principe” pour une rencontre Trump-Poutine “dans les prochains jours”, dit le Kremlin

Le Kremlin a annoncé jeudi un “accord de principe” pour une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump “dans les prochains jours”, tout en écartant dans l’immédiat un sommet à trois avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui insiste pour négocier directement avec son homologue russe.M. Poutine a estimé que les “conditions” n’étaient pas réunies …

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“Accord de principe” pour une rencontre Trump-Poutine “dans les prochains jours”, dit le Kremlin

Le Kremlin a annoncé jeudi un “accord de principe” pour une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump “dans les prochains jours”, tout en écartant dans l’immédiat un sommet à trois avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui insiste pour négocier directement avec son homologue russe.M. Poutine a estimé que les “conditions” n’étaient pas réunies pour un tête-à-tête avec M. Zelensky. Moscou avait précédemment fait savoir qu’un tel scénario n’avait de sens qu’en phase finale des négociations de paix.Donald Trump avait lui aussi évoqué mercredi une possible réunion “très bientôt” avec le chef de l’Etat russe, ce qui constituerait une première depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.Pour sa part, M. Zelensky a réitéré jeudi son souhait d’un sommet à trois : “Il est légitime que l’Ukraine participe aux négociations. (…) Le format des réunions, des rencontres des dirigeants, est donc, en particulier, un format tripartite”, a-t-il plaidé dans son allocution quotidienne.- “Accord de principe” -Le président américain avait repris contact avec M. Poutine dans l’espoir de mettre rapidement fin à l’offensive russe en Ukraine déclenchée en 2022 mais s’est montré de plus en plus frustré ces dernières semaines. Il a lancé à la Russie un ultimatum qui expire vendredi, la sommant de trouver un accord avec Kiev sous peine de sanctions sévères.”Sur la suggestion de la partie américaine, un accord de principe a été conclu pour organiser un sommet bilatéral dans les prochains jours”, a assuré jeudi le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.Selon lui, cette rencontre pourrait se dérouler “la semaine prochaine”.M. Poutine, aux côtés de son homologue émirati, Mohammed ben Zayed, qu’il recevait jeudi au Kremlin, a quant à lui affirmé que les Emirats arabes unis étaient l’un des endroits envisagés pour l’accueillir.Un responsable américain à la Maison Blanche, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a, de son côté, affirmé que le lieu de la réunion n’avait pas encore été convenu entre Moscou et Washington et que celle-ci pourrait intervenir la semaine prochaine.- Pas de rencontre avec Zelensky -La dernière entrevue en chair et en os entre Donald Trump et Vladimir Poutine a eu lieu en 2019 en marge d’un sommet du G20 au Japon mais c’est surtout leur sommet de juillet 2018 à Helsinki qui est resté dans les mémoires.Concernant une rencontre Poutine-Zelensky, le chef de l’Etat russe a dit jeudi “n’avoir rien contre” si “certaines conditions” sont réunies. “Or, malheureusement, nous sommes encore loin de ces conditions”, a-t-il affirmé.M. Ouchakov a par ailleurs souligné que Moscou n’envisageait pas pour l’instant de sommet rassemblant à la fois Donald Trump, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky.Cette accélération diplomatique se produit à la suite d’un échange au Kremlin, mercredi, entre Vladimir Poutine et l’émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff.Le chef de l’Etat ukrainien s’était ensuite entretenu, mercredi soir, au téléphone avec Donald Trump, une conversation à laquelle avaient pris part plusieurs dirigeants européens.M. Zelensky a demandé que les Européens soient inclus dans les négociations de paix sur l’Ukraine, desquelles ils ont jusqu’à présent été tenus à l’écart malgré les tentatives de Paris, Berlin et Londres d’influer sur elles.- Menace de sanctions -Agacé par le blocage des pourparlers entre Moscou et Kiev, le président américain a donné à la Russie jusqu’à ce vendredi pour cesser les hostilités, sous peine de nouvelles sanctions. Un ultimatum dont on ignore pour le moment s’il est toujours d’actualité compte tenu de l’annonce d’un prochain sommet.Les pays qui commercent avec la Russie sont notamment visés, comme l’Inde et la Chine. M. Trump a déjà dit porter à 50% au lieu de 25% les droits de douane sur les importations en provenance d’Inde, en raison des achats indiens de pétrole russe.Vladimir Poutine a à cet égard reçu jeudi le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre indien Narendra Modi, Ajit Doval.M. Poutine s’est également entretenu jeudi au téléphone avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, à la veille de l’entrée en vigueur de droits de douane de 30% sur les exportations sud-africaines vers les États-Unis.Selon le Kremlin, le président russe a informé M. Ramaphosa “des principaux résultats” de son entrevue mercredi avec Steve Witkoff.Pour l’heure, rien n’indique que la Russie est revenue sur ses conditions pour mettre fin à son assaut en Ukraine.Elle réclame que ce pays lui cède quatre régions partiellement occupées (celles de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.

A Genève, les négociations plastique s’enlisent autour du pétrole

A Genève, les négociations en vue d’établir le premier traité international contre la pollution plastique sont bloquées par des pays pétroliers qui refusent toute contrainte sur la production de plastique vierge, rapportent à l’AFP plusieurs sources impliquées dans les tractations, tandis que les ONG dénoncent la présence croissante des lobbyistes de la pétrochimie pour influer sur les débats.”On est dans un dialogue de sourds, avec très peu de pistes pour atterrir” ou faire des avancées dans la négociation, a indiqué une source diplomatique européenne, visant les pays essentiellement pétroliers qui s’opposent à ce que tout objectif de réduction de production de plastique pour juguler la pollution soit inscrit dans le traité.Ce projet de texte “juridiquement contraignant” est destiné à permettre de réguler au niveau mondial la production, la consommation et la fin de vie du plastique, alors que chaque année 22 millions de tonnes de déchets plastique sont rejetées dans l’environnement. Les microplastiques qui en sont issus empoisonnent sols, océans, biodiversité, jusqu’aux tissus humains, or les prévisions officielles tablent encore sur un triplement de la production mondiale de plastique d’ici 2060.Au total, quelque 184 pays participent à ce nouveau round de négociations onusiennes après l’échec de la dernière session fin 2024 à Busan, en Corée du Sud.- “Les positions se cristallisent” -“Les positions se cristallisent”, confirme à l’AFP une autre source, observateur de la société civile qui a assisté à plusieurs sessions à huis clos de négociation. “Ce n’est pas une négociation, c’est une prise d’otages”, ajoute une autre observatrice ayant elle aussi requis l’anonymat, qui se désole que rien ne bouge. Les documents soumis par les délégations montrent que l’Arabie Saoudite, les pays arabes, la Russie et l’Iran, qui disent “partager les mêmes idées” dans un groupe baptisé “like minded”, refusent toute mesure contraignante sur la production.Cette position est ardemment défendue depuis Busan. Ces pays souhaitent que le traité ne couvre pas l’origine pétrolière du plastique, pour se concentrer uniquement sur l’aval lorsqu’il est devenu un déchet (financement de la collecte, du tri et du recyclage, notamment, dans les pays en développement), alors que la résolution initiale pour lancer les négociations porte sur tout “le cycle de vie” du plastique.Si le texte ne doit être qu’une aide aux pays en développement pour qu’ils gèrent mieux leurs déchets, “on n’a pas besoin d’un traité international pour le faire”, juge la source diplomatique selon laquelle “on est sur un bras de fer avec des pays prêts à ce qu’il n’y ait pas de traité” du tout.Jeudi, plusieurs ONG ont par ailleurs dénoncé la présence croissante des lobbyistes de la pétrochimie dans les négociations. Graham Forbes, le chef des campagnes anti-plastique de Greenpeace a jugé “inacceptable” que “les industries qui profitent de la pollution plastique” soient “au premier rang des négociations lorsqu’il s’agit d’essayer de trouver des solutions”.Aucun consensus non plus n’émerge sur un autre point dur, l’article 3 du futur traité: l’établissement d’une liste de substances chimiques jugées potentiellement dangereuses pour l’environnement ou la santé humaine: additifs, colorants, polluants dits “éternels” (PFAS), phtalates, à laquelle les industriels de la chimie ont également déclaré leur opposition.- “Pas de liste” -“Certains ne veulent pas de liste du tout, ou alors que chaque pays puisse faire sa propre liste de produits dangereux, ce qui peut déjà être fait et sans besoin de traité international”, relève la même source.Jeudi, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a pourtant vivement encouragé les pays à prévoir des mesures protégeant la santé. “La pollution plastique pose des risques significatifs et croissants” pour la santé humaine, a déclaré le patron de l’organisation Adhanom Ghebreyesus à la presse.”Ces risques pèsent de façon disproportionnée sur les populations vulnérables, et les communautés qui vivent près des sites d’extraction ou de gestion des déchets”, a-t-il dit.”Il y a vingt ans on ne savait pas à quel point les plastiques peuvent être dangereux”, a ajouté Rudiger Krech, chargé de l’environnement à l’OMS. “On étudie en ce moment les nanoplastiques qui peuvent être trouvés dans les cerveaux humains, et on voit que cela peut être lié à beaucoup de maladies”.

Négociations plastique: les écologistes dénoncent la présence croissante de lobbyistes du pétrole

Les ONG environnementales ont dénoncé jeudi la présence croissante des lobbyistes de la pétrochimie dans les négociations intergouvernementales de Genève censées déboucher d’ici au 14 août sur le texte du premier traité mondial de lutte contre la pollution plastique.L’ONG CIEL, basée à Washington et à Genève, qui apporte un soutien juridique aux pays en développement, …

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