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Pourparlers sur l’Ukraine: pour le chef de l’Otan, Poutine a fait une “énorme erreur”

Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a estimé vendredi que le président russe Vladimir Poutine avait fait une “énorme erreur” en envoyant une équipe de “second rang” pour les pourparlers avec l’Ukraine à Istanbul, en Turquie.”Je pense que Poutine a fait une énorme erreur”, a déclaré M. Rutte depuis Tirana, quelques heures avant le début …

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Le président Trump s’émeut de la faim à Gaza, où Israël poursuit ses frappes meurtrières

Le président américain Donald Trump s’est engagé vendredi à “régler” la situation dans la bande de Gaza “affamée”, la Défense civile recensant pour sa part plus de 70 personnes tuées dans un intense pilonnage israélien du territoire dévasté par 19 mois de guerre.”Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a déclaré M. Trump, dans un contexte de pressions internationales pour qu’Israël cesse de bloquer l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire exsangue. La principale association israélienne de familles d’otages a elle appelé vendredi le Premier ministre israélien à ne pas manquer une “occasion historique” pour la libération de leurs proches, détenus à Gaza depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Elle a exhorté Benjamin Netanyahu “à unir ses efforts à ceux du président Trump”, qui conclut à Abou Dhabi une tournée dans le Golfe. Après un bilan de plus de 100 morts jeudi, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 74  personnes tuées “à la suite des bombardements israéliens continus” depuis minuit, “dont 67 dans le nord”. “,”Des dizaines d’autres restent piégées sous les décombres” et les frappes “se poursuivent”, a déclaré à l’AFP en début d’après-midi Mahmoud Bassal, porte-parole de cette organisation de premiers secours.L’armée israélienne a affirmé poursuivre ses opérations, sans plus de détails, indiquant avoir frappé ces derniers jours “plus de 150 cibles terroristes”, dont des postes de tirs de missiles. – “Comme la fin du monde” -A l’hôpital indonésien de Beit Lahia (nord), des images de l’AFP montrent des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et pleurs. “Nous dormions quand soudain tout a explosé autour de nous (…) Il y avait du sang partout. Nous ne savions pas qui était mort et qui était encore en vie”, relate Oum Mohamed al-Tatari, 57 ans du secteur de Tel al-Zaatar. A Beit Lahia, Said Hamouda, 41 ans, témoigne d’une “scène indescriptible, comme si c’était la fin du monde”. “Ils ont ciblé des habitations pleines de civils alors qu’ils dormaient”. A pied, entassés avec quelques biens dans des camionnettes ou sur des charettes, de nombreux habitants fuient la ville de Gaza, principale localité du nord, ont constaté vendredi des photographes de l’AFP. En dépit de son isolement croissant pour sa conduite de la guerre, déclenchée par l’attaque du 7-Octobre, M. Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée à Gaza pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”. Rompant une trêve de deux mois, le pays a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza. Il s’est emparé de larges pans du territoire et annoncé un plan pour sa “conquête”. Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants. – Le blocus comme “outil d’extermination” -L’ONG Human Rights Watch a accusé Israël de faire de son blocus “un outil d’extermination”.Après une relance des efforts de médiation en amont de la tournée de Donald Trump, le Hamas a de son côté posé comme “exigence minimale pour instaurer un environnement propice et constructif aux négociations” la reprise de l’aide humanitaire. Le mouvement islamiste a aussi rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre” au président américain, après qu’il a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”. L’ONU a pour sa part indiqué qu’elle ne participerait pas à des distributions d’aide par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une ONG créée de toutes pièces et soutenue par Washington, qui a annoncé se préparer à livrer des repas à Gaza d’ici fin mai. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le président Trump s’émeut de la faim à Gaza, où Israël poursuit ses frappes meurtrières

Le président américain Donald Trump s’est engagé vendredi à “régler” la situation dans la bande de Gaza “affamée”, la Défense civile recensant pour sa part plus de 70 personnes tuées dans un intense pilonnage israélien du territoire dévasté par 19 mois de guerre.”Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a déclaré M. Trump, dans un contexte de pressions internationales pour qu’Israël cesse de bloquer l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire exsangue. La principale association israélienne de familles d’otages a elle appelé vendredi le Premier ministre israélien à ne pas manquer une “occasion historique” pour la libération de leurs proches, détenus à Gaza depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Elle a exhorté Benjamin Netanyahu “à unir ses efforts à ceux du président Trump”, qui conclut à Abou Dhabi une tournée dans le Golfe. Après un bilan de plus de 100 morts jeudi, la Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 74  personnes tuées “à la suite des bombardements israéliens continus” depuis minuit, “dont 67 dans le nord”. “,”Des dizaines d’autres restent piégées sous les décombres” et les frappes “se poursuivent”, a déclaré à l’AFP en début d’après-midi Mahmoud Bassal, porte-parole de cette organisation de premiers secours.L’armée israélienne a affirmé poursuivre ses opérations, sans plus de détails, indiquant avoir frappé ces derniers jours “plus de 150 cibles terroristes”, dont des postes de tirs de missiles. – “Comme la fin du monde” -A l’hôpital indonésien de Beit Lahia (nord), des images de l’AFP montrent des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et pleurs. “Nous dormions quand soudain tout a explosé autour de nous (…) Il y avait du sang partout. Nous ne savions pas qui était mort et qui était encore en vie”, relate Oum Mohamed al-Tatari, 57 ans du secteur de Tel al-Zaatar. A Beit Lahia, Said Hamouda, 41 ans, témoigne d’une “scène indescriptible, comme si c’était la fin du monde”. “Ils ont ciblé des habitations pleines de civils alors qu’ils dormaient”. A pied, entassés avec quelques biens dans des camionnettes ou sur des charettes, de nombreux habitants fuient la ville de Gaza, principale localité du nord, ont constaté vendredi des photographes de l’AFP. En dépit de son isolement croissant pour sa conduite de la guerre, déclenchée par l’attaque du 7-Octobre, M. Netanyahu a averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée à Gaza pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”. Rompant une trêve de deux mois, le pays a repris son offensive le 18 mars avec l’objectif déclaré d’obtenir la libération de tous les otages encore retenus à Gaza. Il s’est emparé de larges pans du territoire et annoncé un plan pour sa “conquête”. Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi toute entrée d’aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants. – Le blocus comme “outil d’extermination” -L’ONG Human Rights Watch a accusé Israël de faire de son blocus “un outil d’extermination”.Après une relance des efforts de médiation en amont de la tournée de Donald Trump, le Hamas a de son côté posé comme “exigence minimale pour instaurer un environnement propice et constructif aux négociations” la reprise de l’aide humanitaire. Le mouvement islamiste a aussi rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre” au président américain, après qu’il a affirmé vouloir que les Etats-Unis “prennent” la bande de Gaza pour “en faire une zone de liberté”. L’ONU a pour sa part indiqué qu’elle ne participerait pas à des distributions d’aide par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une ONG créée de toutes pièces et soutenue par Washington, qui a annoncé se préparer à livrer des repas à Gaza d’ici fin mai. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.010 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Donald Trump conclut une fastueuse tournée du Golfe

Donald Trump a conclu vendredi en quittant les Emirats arabes unis une fastueuse tournée du Golfe, où il a glané de nouvelles promesses d’investissements mirobolantes. Le premier déplacement international majeur du président américain a également été ponctué de déclarations choc sur les crises qui secouent la région.  Donald Trump a affirmé vendredi avoir passé quatre journée “fantastiques” en Arabie saoudite, au Qatar et enfin aux Emirats arabes unis. Dans chaque pays, Air Force One a été escorté par des avions de combat avant d’atterrir. A chaque fois, les monarchies pétrolières et gazières ont déployé leur opulence pour le milliardaire républicain, conquis par le marbre des palais et par la promesse d’investissements faramineux en Amérique.Le président américain, qui applique à la diplomatie ses méthodes d’ancien promoteur immobilier, a assumé sans complexe de “faire de la vente”.Après avoir récolté 600 milliards de dollars en Arabie saoudite et un contrat de 200 milliards de dollars pour Boeing au Qatar, il s’est vu promettre jeudi à Abou Dhabi 1.400 milliards de dollars d’investissements sur dix ans.- Gaza “affamée” -Mais Donald Trump, qui se targue d’être aussi habile pour conclure des “deals” diplomatiques que des contrats économiques, a montré une volonté d’intervenir avec énergie dans les crises de la région.Il a brièvement abordé vendredi la situation dans la bande de Gaza, assiégée et ravagée par 19 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien. “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il affirmé.Jeudi au Qatar, il avait dit vouloir le contrôle de ce territoire palestinien et en faire “une zone de liberté”, ce à quoi le Hamas a rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre”. Sur le dossier iranien, Donald Trump a quitté Abou Dhabi sur une menace à peine voilée pour Téhéran.”Ils ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera”, a déclaré le président américain avant son départ.Jeudi, il avait affirmé depuis Doha que Washington et Téhéran se rapprochaient d’un accord, faisant reculer les cours du pétrole. En Arabie saoudite, il avait créé la surprise en annonçant la levée des sanctions américaines visant la Syrie. Il a ensuite rencontré le président syrien Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste qui a renversé Bachar al-Assad, et qui a fait forte impression sur lui.Donald Trump l’a trouvé “séduisant” et jugé qu’il fallait donner une “chance de grandeur” à la Syrie – référence à son célèbre slogan “Rendre sa grandeur à l’Amérique”, “Make America Great again”.Le président républicain de 78 ans  a été tout aussi dithyrambique pour les dirigeants rencontrés à Abou Dhabi, à Doha et Ryad. “Vous êtes un pays extraordinaire. Vous êtes un pays riche. Vous pouvez choisir, mais je sais que vous serez toujours à mes côtés”, a-t-il par exemple dit jeudi au président émirati, cheikh Mohamed ben Zayed, en lui promettant: “Et nous allons vous traiter comme vous devez l’être, de façon magnifique”. – Intelligence artificielle -Selon la Maison Blanche, les Emirats et les Etats-Unis ont signé un accord sur l’Intelligence artificielle (IA), un domaine dans lequel le pays du Golfe cherche à s’imposer en s’assurant un accès aux technologies américaines de pointe. Le président américain a qualifié sa tournée dans le Golfe d'”historique” en affirmant qu’elle pourrait “rapporter, au total, 3.500 à 4.000 milliards de dollars”, un chiffre qu’il sera très difficile de vérifier sur le long terme.Il a par ailleurs clairement confirmé la rupture avec la diplomatie de l’ancien président démocrate Joe Biden, faite en partie d’appels au respect des droits humains.Ces notions n’ont pas du tout été mises en avant dans le Golfe par le président républicain.Sous sa houlette, les Etats-Unis se garderont de dire à d’autres pays “comment vivre ou gouverner”, a-t-il promis dans un discours très remarqué à Ryad.

Donald Trump conclut une fastueuse tournée du Golfe

Donald Trump a conclu vendredi en quittant les Emirats arabes unis une fastueuse tournée du Golfe, où il a glané de nouvelles promesses d’investissements mirobolantes. Le premier déplacement international majeur du président américain a également été ponctué de déclarations choc sur les crises qui secouent la région.  Donald Trump a affirmé vendredi avoir passé quatre journée “fantastiques” en Arabie saoudite, au Qatar et enfin aux Emirats arabes unis. Dans chaque pays, Air Force One a été escorté par des avions de combat avant d’atterrir. A chaque fois, les monarchies pétrolières et gazières ont déployé leur opulence pour le milliardaire républicain, conquis par le marbre des palais et par la promesse d’investissements faramineux en Amérique.Le président américain, qui applique à la diplomatie ses méthodes d’ancien promoteur immobilier, a assumé sans complexe de “faire de la vente”.Après avoir récolté 600 milliards de dollars en Arabie saoudite et un contrat de 200 milliards de dollars pour Boeing au Qatar, il s’est vu promettre jeudi à Abou Dhabi 1.400 milliards de dollars d’investissements sur dix ans.- Gaza “affamée” -Mais Donald Trump, qui se targue d’être aussi habile pour conclure des “deals” diplomatiques que des contrats économiques, a montré une volonté d’intervenir avec énergie dans les crises de la région.Il a brièvement abordé vendredi la situation dans la bande de Gaza, assiégée et ravagée par 19 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien. “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il affirmé.Jeudi au Qatar, il avait dit vouloir le contrôle de ce territoire palestinien et en faire “une zone de liberté”, ce à quoi le Hamas a rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre”. Sur le dossier iranien, Donald Trump a quitté Abou Dhabi sur une menace à peine voilée pour Téhéran.”Ils ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera”, a déclaré le président américain avant son départ.Jeudi, il avait affirmé depuis Doha que Washington et Téhéran se rapprochaient d’un accord, faisant reculer les cours du pétrole. En Arabie saoudite, il avait créé la surprise en annonçant la levée des sanctions américaines visant la Syrie. Il a ensuite rencontré le président syrien Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste qui a renversé Bachar al-Assad, et qui a fait forte impression sur lui.Donald Trump l’a trouvé “séduisant” et jugé qu’il fallait donner une “chance de grandeur” à la Syrie – référence à son célèbre slogan “Rendre sa grandeur à l’Amérique”, “Make America Great again”.Le président républicain de 78 ans  a été tout aussi dithyrambique pour les dirigeants rencontrés à Abou Dhabi, à Doha et Ryad. “Vous êtes un pays extraordinaire. Vous êtes un pays riche. Vous pouvez choisir, mais je sais que vous serez toujours à mes côtés”, a-t-il par exemple dit jeudi au président émirati, cheikh Mohamed ben Zayed, en lui promettant: “Et nous allons vous traiter comme vous devez l’être, de façon magnifique”. – Intelligence artificielle -Selon la Maison Blanche, les Emirats et les Etats-Unis ont signé un accord sur l’Intelligence artificielle (IA), un domaine dans lequel le pays du Golfe cherche à s’imposer en s’assurant un accès aux technologies américaines de pointe. Le président américain a qualifié sa tournée dans le Golfe d'”historique” en affirmant qu’elle pourrait “rapporter, au total, 3.500 à 4.000 milliards de dollars”, un chiffre qu’il sera très difficile de vérifier sur le long terme.Il a par ailleurs clairement confirmé la rupture avec la diplomatie de l’ancien président démocrate Joe Biden, faite en partie d’appels au respect des droits humains.Ces notions n’ont pas du tout été mises en avant dans le Golfe par le président républicain.Sous sa houlette, les Etats-Unis se garderont de dire à d’autres pays “comment vivre ou gouverner”, a-t-il promis dans un discours très remarqué à Ryad.

Léon XIV insiste sur son engagement social devant les ambassadeurs étrangers

Le pape Léon XIV a insisté vendredi sur son engagement social devant le corps diplomatique, appelant à lutter contre les “inégalités mondiales” et les “conditions de travail indignes” tout en évoquant ses propres racines liées à l’immigration.Lors de sa première rencontre avec les ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, le pape américain a exhorté à “remédier …

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Léon XIV insiste sur son engagement social devant les ambassadeurs étrangers

Le pape Léon XIV a insisté vendredi sur son engagement social devant le corps diplomatique, appelant à lutter contre les “inégalités mondiales” et les “conditions de travail indignes” tout en évoquant ses propres racines liées à l’immigration.Lors de sa première rencontre avec les ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, le pape américain a exhorté à “remédier aux inégalités mondiales, qui voient l’opulence et la misère creuser des fossés profonds entre les continents, entre les pays et même au sein d’une même société.””Le Saint-Siège ne peut s’empêcher de faire entendre sa voix face aux nombreux déséquilibres et injustices qui conduisent, entre autres, à des conditions de travail indignes et à des sociétés de plus en plus fragmentées et conflictuelles”, a-t-il déclaré lors de cette rencontre dans la salle Clémentine du palais apostolique.Le successeur de François a de nouveau expliqué avoir choisi son nom en référence à “Léon XIII, le pape de la première grande encyclique sociale, Rerum novarum”. Ce texte, publié en 1891, dessine la doctrine sociale de l’Eglise dans le contexte de la première grande révolution industrielle.Se présentant comme un “citoyen, descendant d’immigrés, lui-même émigré”, Robert Francis Prevost, né d’un père d’origine italienne et française et d’une mère d’origine espagnole, a appelé à la protection de “la dignité de chaque personne”.En soulignant la vision de la “famille fondée sur l’union stable entre un homme et une femme”, et en insistant sur le respect de la dignité de “chaque personne”, de “l’enfant à naître à la personne âgée”, Léon XIV a défendu les positions traditionnelles de l’Eglise catholique sur le mariage et l’avortement.Léon XIV, qui a vécu plus de 20 ans au Pérou, a également rappelé son parcours “entre l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Europe”, représentatif selon lui “de cette aspiration à dépasser les frontières pour rencontrer des personnes et des cultures différentes”.Évoquant les “défis qui marquent notre temps”, il a mentionné pour la première fois la cause écologique avec la “sauvegarde de notre Terre bien-aimée” et a de nouveau insisté sur l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle, un thème qu’il a déjà abordé à plusieurs reprises depuis son élection le 8 mai.Le pape de 69 ans a aussi jugé “nécessaire de redonner un souffle à la diplomatie multilatérale et aux institutions internationales”, plaidant pour le désarmement, le dialogue interreligieux et “le plein respect de la liberté religieuse”.Peu avant, le doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur chypriote George Poulides, a évoqué devant lui “une époque de plus en plus complexe où l’humanité apparaît fragile, désorientée et en quête d’un refuge”.Le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques avec 184 Etats, dont quelque 90 ont une représentation officielle à Rome, ainsi qu’avec l’Union européenne et l’Ordre souverain de Malte.Dimanche, Léon XIV avait déjà appelé les “grands de ce monde” à arrêter les guerres, notamment en Ukraine et à Gaza, reprenant la formule d’une “Troisième guerre mondiale par morceaux” utilisée couramment par son prédécesseur François.

Donald Trump achève à Abou Dhabi une tournée régionale riche en promesses d’investissements

Donald Trump clôture vendredi sa tournée dans le Golfe aux Emirats arabes unis, où il a glané de nouvelles promesses d’investissements mirobolantes. Le premier déplacement international majeur du président américain a également été ponctué de déclarations choc sur les crises qui secouent la région, de la levée des sanctions contre la Syrie, à la guerre Gaza en passant par le nucléaire iranien.  Après avoir récolté 600 milliards de dollars en Arabie saoudite et un contrat de 200 milliards de dollars pour Boeing au Qatar, le président américain s’est vu promettre jeudi à Abou Dhabi 1.400 milliards de dollars d’investissements sur dix ans. Des accords ont été signés pour un montant total de 200 milliards de dollars, incluant une commande de 14,5 milliards de dollars pour Boeing et GE Aerospace, et la participation du géant des hydrocrabures émirati ADNOC dans un projet de 60 milliards de dollars aux Etats-Unis, selon la Maison Blanche.Vendredi, M. Trump a rencontré des chefs d’entreprises émiraties, auprès desquels il a vanté les produits américains. “Nous avons un président qui fait de la vente”, a-t-il avoué.”Je pense que je dois être un supporteur pour notre pays. C’est pourquoi notre pays va si bien”, a-t-il ajouté. – Gaza “affamée” -Il a par ailleurs brièvement abordé la situation dans la bande de Gaza, assiégée et ravagée par 19 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien. “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il affirmé aux journalistes.Jeudi au Qatar, il avait dit vouloir le contrôle de ce territoire palestinien et en faire “une zone de liberté”, ce à quoi le Hamas a rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre”. Sur le dossier iranien, Donald Trump avait affirmé depuis Doha que Washington et Téhéran se rapprochaient d’un accord sur le nucléaire, après quatre cycles de discussions menées entre les deux pays ces dernières semaines, faisant reculer les cours du pétrole. En Arabie saoudite, il avait créé la surprise en annonçant la levée des sanctions américaines visant la Syrie. Il a ensuite rencontré le président syrien Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste qui a renversé Bachar al-Assad. A Abou Dhabi, à Doha et Ryad, le milliardaire républicain de 78 ans a été reçu avec tous les égards, affichant sa proximité avec les dirigeants des monarchies pétrolières et gazières de la région. “Vous êtes un pays extraordinaire. Vous êtes un pays riche. Vous pouvez choisir, mais je sais que vous serez toujours à mes côtés”, a-t-il dit jeudi au président émirati, cheikh Mohamed ben Zayed, après l’annonce par ce dernier de son plan d’investissements pharamineux.  “C’est le plus gros investissement que vous ayez jamais fait, et nous l’apprécions vraiment. Et nous allons vous traiter comme vous devez l’être, de façon magnifique”. – Intelligence artificielle -Selon la Maison Blanche, les Emirats et les Etats-Unis ont signé un accord sur l’Intelligence artificielle (IA), un domaine dans lequel le pays du Golfe cherche à s’imposer en s’assurant un accès aux technologies américaines de pointe.L’accord prévoit des investissements émiratis dans des centres de données aux Etats-Unis ainsi qu’un engagement à “aligner davantage leurs réglementations en matière de sécurité nationale sur celles des Etats-Unis, y compris des protections solides pour empêcher le détournement de technologies d’origine américaine”, selon la même source. Adepte d’une diplomatie transactionnelle, le président américain a qualifié sa tournée dans Golfe d'”historique” en affirmant qu’elle pourrait “rapporter, au total, 3.500 à 4.000 milliards de dollars en seulement quatre ou cinq jours”. L’ancien promoteur immobilier a par ailleurs clairement confirmé la rupture avec la diplomatie de l’ancien président démocrate Joe Biden, faite en partie d’appels au respect des droits humains et à la démocratie. Ces notions n’ont pas été mises en avant dans le Golfe par le président républicain.

Donald Trump achève à Abou Dhabi une tournée régionale riche en promesses d’investissements

Donald Trump clôture vendredi sa tournée dans le Golfe aux Emirats arabes unis, où il a glané de nouvelles promesses d’investissements mirobolantes. Le premier déplacement international majeur du président américain a également été ponctué de déclarations choc sur les crises qui secouent la région, de la levée des sanctions contre la Syrie, à la guerre Gaza en passant par le nucléaire iranien.  Après avoir récolté 600 milliards de dollars en Arabie saoudite et un contrat de 200 milliards de dollars pour Boeing au Qatar, le président américain s’est vu promettre jeudi à Abou Dhabi 1.400 milliards de dollars d’investissements sur dix ans. Des accords ont été signés pour un montant total de 200 milliards de dollars, incluant une commande de 14,5 milliards de dollars pour Boeing et GE Aerospace, et la participation du géant des hydrocrabures émirati ADNOC dans un projet de 60 milliards de dollars aux Etats-Unis, selon la Maison Blanche.Vendredi, M. Trump a rencontré des chefs d’entreprises émiraties, auprès desquels il a vanté les produits américains. “Nous avons un président qui fait de la vente”, a-t-il avoué.”Je pense que je dois être un supporteur pour notre pays. C’est pourquoi notre pays va si bien”, a-t-il ajouté. – Gaza “affamée” -Il a par ailleurs brièvement abordé la situation dans la bande de Gaza, assiégée et ravagée par 19 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien. “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il affirmé aux journalistes.Jeudi au Qatar, il avait dit vouloir le contrôle de ce territoire palestinien et en faire “une zone de liberté”, ce à quoi le Hamas a rétorqué que Gaza n’était “pas à vendre”. Sur le dossier iranien, Donald Trump avait affirmé depuis Doha que Washington et Téhéran se rapprochaient d’un accord sur le nucléaire, après quatre cycles de discussions menées entre les deux pays ces dernières semaines, faisant reculer les cours du pétrole. En Arabie saoudite, il avait créé la surprise en annonçant la levée des sanctions américaines visant la Syrie. Il a ensuite rencontré le président syrien Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste qui a renversé Bachar al-Assad. A Abou Dhabi, à Doha et Ryad, le milliardaire républicain de 78 ans a été reçu avec tous les égards, affichant sa proximité avec les dirigeants des monarchies pétrolières et gazières de la région. “Vous êtes un pays extraordinaire. Vous êtes un pays riche. Vous pouvez choisir, mais je sais que vous serez toujours à mes côtés”, a-t-il dit jeudi au président émirati, cheikh Mohamed ben Zayed, après l’annonce par ce dernier de son plan d’investissements pharamineux.  “C’est le plus gros investissement que vous ayez jamais fait, et nous l’apprécions vraiment. Et nous allons vous traiter comme vous devez l’être, de façon magnifique”. – Intelligence artificielle -Selon la Maison Blanche, les Emirats et les Etats-Unis ont signé un accord sur l’Intelligence artificielle (IA), un domaine dans lequel le pays du Golfe cherche à s’imposer en s’assurant un accès aux technologies américaines de pointe.L’accord prévoit des investissements émiratis dans des centres de données aux Etats-Unis ainsi qu’un engagement à “aligner davantage leurs réglementations en matière de sécurité nationale sur celles des Etats-Unis, y compris des protections solides pour empêcher le détournement de technologies d’origine américaine”, selon la même source. Adepte d’une diplomatie transactionnelle, le président américain a qualifié sa tournée dans Golfe d'”historique” en affirmant qu’elle pourrait “rapporter, au total, 3.500 à 4.000 milliards de dollars en seulement quatre ou cinq jours”. L’ancien promoteur immobilier a par ailleurs clairement confirmé la rupture avec la diplomatie de l’ancien président démocrate Joe Biden, faite en partie d’appels au respect des droits humains et à la démocratie. Ces notions n’ont pas été mises en avant dans le Golfe par le président républicain.

Nucléaire: pourparlers à Istanbul entre l’Iran et trois pays européens

L’Iran tient vendredi en Turquie des pourparlers sur le nucléaire avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, parallèlement à des négociations sur ce dossier avec Washington.Le trio européen – connu sous le nom de E3 – faisait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec l’Iran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale des Etats-Unis de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.Le président américain, qui depuis son retour à la Maison Blanche presse la République islamique de négocier un nouvel accord, a indiqué jeudi que son pays et l’Iran se rapprochaient de cet objectif. Selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, les discussions vendredi à Istanbul doivent se dérouler au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères. Une source diplomatique française a confirmé la réunion de vendredi.- “Stratégie de confrontation” -Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que ce pays dément en affirmant que son programme est destiné à des fins civiles.Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, a affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par le programme nucléaire iranien.Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité de réenclencher le “snapback”, ce mécanisme dans l’accord de 2015 qui permet de réimposer les sanctions internationales contre Téhéran.”Cette stratégie de confrontation risque de provoquer une crise mondiale de prolifération nucléaire qui affecterait au premier chef les Européens eux-mêmes”, a prévenu le chef de la diplomatie iranienne.Il a indiqué toutefois que son pays était “prêt à tourner la page” dans ses relations avec l’Europe. La réunion de vendredi intervient moins d’une semaine après un quatrième cycle de négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, sous la médiation d’Oman.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran et exhorté l’Iran à négocier un nouvel accord tout en menaçant de bombarder ce pays en cas d’échec de la diplomatie.Jeudi, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain et d’autres sources, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” pour un accord nucléaire lors du dernier cycle de négociations.- “Rameau d’olivier” -Mardi à Ryad, M. Trump a indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement. Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré mercredi à NBC News que Téhéran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser des inspecteurs internationaux à superviser le processus en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques à l’encontre de la République islamique.Avant les pourparlers, la Chine, qui a récemment tenu des discussions avec l’Iran sur son programme nucléaire, a déclaré qu’elle restait “engagée à promouvoir un règlement politique et diplomatique de la question iranienne.”Elle a également “salué l’engagement de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires”, s’opposant “à toutes les sanctions unilatérales illégales”, selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian.L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Ses stocks de matière fissile inquiètent les puissances occidentales.Un an après le retrait des Etats-Unis de l’accord, l’Iran avait commencé à revenir sur les engagements qu’il avait pris en 2015. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, affirmant que cela n’est pas négociable, mais qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.